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  • Musée rétrospectif de la classe 81 : fils et tissus de lin, de chanvre, etc. à l'expositio...
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  • PAGE DE TITRE
    • Introduction (p.6)
    • Historique (p.9)
    • Filature (p.9)
    • Invention de la filature mécanique du lin (p.10)
    • Restauration en France de la filature mécanique du lin (p.11)
    • Hommage à Philippe de Girard (p.11)
    • Catalogue des objets exposés (p.15)
    • Partie historique (p.15)
    • Invention de la Filature mécanique du lin. Hommage à Philippe de Girard. Restauration en France de la filature mécanique du lin (p.15)
    • Partie industrielle (p.17)
    • Fils et tissus (p.17)
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  • PAGE DE TITRE
    • Partie centrale de l'exposition rétrospective de la classe 81 (pl.1)
    • Philippe de Girard (1775-1845) (pl.2)
    • J. A. Scrive (1789-1864) (pl.2)
    • Ernest Feray (1804-1891) (pl.2)
  • Dernière image
HISTORIQUE

Filature (J). — Au commencement du dix-huitième siècle, la France, comme tous les pays de l’Europe, filait, et tissait à la main le lin et le chanvre. La filature et le tissage mécaniques étaient complètement inconnus. Nos fdeuses de Normandie, de Flandre, de Bretagne, du Béarn, étaient extrêmement habiles. Nos tisserands ne l’étaient pas moins. La fabrication était toute de détail, s’exerçant individuellement. C’était l’industrie de la chaumière ; l’ouvrier, tisserand pendant l’hiver, était laboureur pendant l’été. Malgré cela, cette industrie, divisée, éparpillée dans un nombre infini de localités, formait un faisceau puissant. Non seulement elle subvenait aux besoins de la France, mais elle exportait largement dans les pays étrangers, en Angleterre, en. Italie, en Espagne, en Portugal, dans les colonies de ces deux dernières puissances. Au début du dix-neuvième siècle, en 1801, l’exportation des tissus de lin français s’élevait, malgré les troubles du temps, à trente millions de francs.

Cependant on cherchait depuis longtemps, en Angleterre, à remplacer par des moyens mécaniques la quenouille, le fuseau et le rouet. Le développement énorme de la filature du coton, dans le courant du dix-huitième siècle, excitait l’émulation des inventeurs. Enfin, dans les dernières années du siècle passé, le travail mécanique du lin commença chez nos voisins d’outre-Manche par les premiers essais de deux industriels, MM. John Kendrew et Thomas Porthouse, à Darlington (Durham). Ils y fondèrent un établissement de filature à la mécanique, non pas par les procédés de filature au mouillé, découverts plus tard par Philippe de Girard, qui permettent de produire les numéros les plus fins, mais celle vulgairement appelée au sec, propre à filer seulement de gros numéros. Des établissements analogues furent créés successivement dans d’autres parties de l’Angleterre. En 1800, Leeds et Dundee étaient des centres de filature et, vingt ans plus tard,

(1) Extrait en grande partie de la déposition faite devant la Commission d’enquête parlementaire sur le régime économique (séance du 4 juillet 1870) par M. Feray, d’Essonnes, et reproduit dans le Catalogue general ofnciel du Groupe XIII, page 5, par l’auteur même de la présente notice.




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