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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Introduction (p.6)
- Historique (p.9)
- Filature (p.9)
- Invention de la filature mécanique du lin (p.10)
- Restauration en France de la filature mécanique du lin (p.11)
- Hommage à Philippe de Girard (p.11)
- Catalogue des objets exposés (p.15)
- Partie historique (p.15)
- Invention de la Filature mécanique du lin. Hommage à Philippe de Girard. Restauration en France de la filature mécanique du lin (p.15)
- Partie industrielle (p.17)
- Fils et tissus (p.17)
- Dernière image
10 —
les John-Marschall et les Baxter étaient renommés comme les plus habiles filateurs.
Pendant ce temps-là, la France en était encore au filage à la main.
Mais, quelques années auparavant, s’était produit un grand fait dont l’histoire sera conservée.
L’empereur Napoléon Ier avait reconnu l’énorme importance de l’industrie du lin. Il avait compris que c’était dans l’opération de la filature que gisait la grande difficulté. Il savait qu’à cette époque-là, et depuis plus de vingt ans déjà, l’Angleterre faisait des efforts continus pour arriver à la filature mécanique. Par un décret du 7 juin 1810, daté du palais de Bois-le-Duc (Hollande), il offrit un million de récompense à l’inventeur, de quelque nation qu’il fût, qui découvrirait le moyen de produire mécaniquement toute espèce de fils de lin.
Invention de la filature mécanique du lin. — Alors apparaît Philippe de Girard, de Lourmarin (Vaucluse), qui résout le problème en quelques jours. Il prend, le 18 juillet 1810, au nom de son frère et au sien, son premier brevet, contenant pour la préparation et la filature les principes fondamentaux, encore en usage aujourd’hui pour tous les textiles à longs filaments.
De 1812 à 1820, il prit successivement cinq brevets de perfectionnement. Au mois de mai 1812, il avait établi deux petites fabriques à Paris. Elles furent emportées dans la tourmente qui résulta des deux invasions, et Philippe de Girard, après avoir engagé dans ses inventions sa fortune et celle des siens, ne trouvait plus d’argent pour l’exploitation de sa découverte. Obligé de s’expatrier, il part pour l’Autriche, le 11 décembre 1815; il fonde une filature à Hortenberg, près Vienne, et une autre plus tard, en Pologne, dans un bourg auquel le gouvernement russe, par un sentiment de gratitude, donna le nom de Girardow (1).
Philippe de Girard ne reviendra en France que vers 1840, pour y mourir en 1845, dans une situation précaire, et sans avoir obtenu de son pays la récompense due à son génie.
Cependant, dès 1815, des employés infidèles de Philippe de Girard enlevaient clandestinement ses dessins et les vendaient en Angleterre où bientôt des filatures mécaniques se multiplièrent, en mettant à profit les découvertes de notre compatriote. Avant 1830, ces usines importaient sur le continent des fils de lin de tous numéros.
La construction des machines de filature qui s’était exercée chez les Anglais
(1) L’industrie implantée à cette époque dans ce pays-là s’est développée. Dans le Catalogue du Groupe XIII, page 44, on trouve, à l’article « Russie », la Société des Manufactures de Girardow, MM. Ilillé et Diétrich, province de Varsovie. L’origine de cet établissement remonte à la filature de Philippe de Girard. La Société de Girardow a obtenu un grand prix à l’Exposition de 1900.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,82 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
les John-Marschall et les Baxter étaient renommés comme les plus habiles filateurs.
Pendant ce temps-là, la France en était encore au filage à la main.
Mais, quelques années auparavant, s’était produit un grand fait dont l’histoire sera conservée.
L’empereur Napoléon Ier avait reconnu l’énorme importance de l’industrie du lin. Il avait compris que c’était dans l’opération de la filature que gisait la grande difficulté. Il savait qu’à cette époque-là, et depuis plus de vingt ans déjà, l’Angleterre faisait des efforts continus pour arriver à la filature mécanique. Par un décret du 7 juin 1810, daté du palais de Bois-le-Duc (Hollande), il offrit un million de récompense à l’inventeur, de quelque nation qu’il fût, qui découvrirait le moyen de produire mécaniquement toute espèce de fils de lin.
Invention de la filature mécanique du lin. — Alors apparaît Philippe de Girard, de Lourmarin (Vaucluse), qui résout le problème en quelques jours. Il prend, le 18 juillet 1810, au nom de son frère et au sien, son premier brevet, contenant pour la préparation et la filature les principes fondamentaux, encore en usage aujourd’hui pour tous les textiles à longs filaments.
De 1812 à 1820, il prit successivement cinq brevets de perfectionnement. Au mois de mai 1812, il avait établi deux petites fabriques à Paris. Elles furent emportées dans la tourmente qui résulta des deux invasions, et Philippe de Girard, après avoir engagé dans ses inventions sa fortune et celle des siens, ne trouvait plus d’argent pour l’exploitation de sa découverte. Obligé de s’expatrier, il part pour l’Autriche, le 11 décembre 1815; il fonde une filature à Hortenberg, près Vienne, et une autre plus tard, en Pologne, dans un bourg auquel le gouvernement russe, par un sentiment de gratitude, donna le nom de Girardow (1).
Philippe de Girard ne reviendra en France que vers 1840, pour y mourir en 1845, dans une situation précaire, et sans avoir obtenu de son pays la récompense due à son génie.
Cependant, dès 1815, des employés infidèles de Philippe de Girard enlevaient clandestinement ses dessins et les vendaient en Angleterre où bientôt des filatures mécaniques se multiplièrent, en mettant à profit les découvertes de notre compatriote. Avant 1830, ces usines importaient sur le continent des fils de lin de tous numéros.
La construction des machines de filature qui s’était exercée chez les Anglais
(1) L’industrie implantée à cette époque dans ce pays-là s’est développée. Dans le Catalogue du Groupe XIII, page 44, on trouve, à l’article « Russie », la Société des Manufactures de Girardow, MM. Ilillé et Diétrich, province de Varsovie. L’origine de cet établissement remonte à la filature de Philippe de Girard. La Société de Girardow a obtenu un grand prix à l’Exposition de 1900.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,82 %.
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