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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Vue d'ensemble du Musée centennal de la Classe des Cuirs et Peaux I (pl.1)
- Blasons et bannières des corporations du métier du cuir (Collection G. Caen) (p.11)
- Blasons et bannières des corporations du métier du cuir (Collection G. Caen) (p.12)
- Blasons et bannières des corporations du métier du cuir (Collection G. Caen) (p.13)
- Blasons et bannières des corporations du métier du cuir (Collection G. Caen) (p.14)
- Bannière des tanneurs. Blasons des métiers du cuir (pl.2)
- Travail des peaux (Gravure de la collection G. Hartmann) [2 fig.] (p.16)
- Travail des peaux. Gravure de la collection G. Hartmann [2 fig.] (p.17)
- Le cordonnier. (Gravure extraite de l'Assemblage nouveau des manouvriés habillés par Martin Engelbrecht). (Collection François Carnot) (p.18)
- La femme du cordonnier. (Gravure extraite de l'Assemblage nouveau des manouvriés habillés par Martin Engelbrecht). (Collection François Carnot) (p.19)
- Travail de rivière. (Gravure de la collection G. Hartmann) (p.20)
- Travail de corroirie. (Gravure de la collection G. Hartmann) (p.21)
- Le fourreur. (Gravure extraite de l'Assemblage nouveau des manouvriés habillés par Martin Engelbrecht). (Collection François Carnot) (p.22)
- Jeton de la corporation des corroyeurs (1755) (Collection H. Sarriau) (p.23)
- Tannerie ancienne. (Collection G. Krempp) (p.24)
- Manière de préparer les peaux (Gravure de la collection G. Hartmann) (p.25)
- Canne de compagnon tanneur (Appartient à M. Nivoche) (p.26)
- Gourde de compagnon tanneur (Appartient à M. Desneux) (p.27)
- Travail des fosses. (Gravure de la collection G. Hartmann) (p.28)
- Chaussures anciennes. (Collection Jeandron-Ferry) (pl.3)
- Mules anciennes. (Collection Sarriau) (p.31)
- Travail des peaux. (Gravure de la collection G. Hartmann) (p.32)
- Applique composée de l'ensemble des outils de tanneurs. (Collection Lesaulnier) (p.35)
- Vue d'ensemble du Musée centennal de la Classe des Cuirs et Peaux. II (pl.4)
- Arrest notable du Conseil d'Estat et des Finances pour les controoleurs visiteurs marqueurs de Cuirs de ce Royaume. (Collection Placide Pellereau) (p.39)
- Edict du Roy, sur le retranchement des grands abuz, qui se commettent en l'appareil, traffic et commerce des Cuirs qui se vendent et se distribuent en son Royaume (...). (Collection Placide Pellereau) (p.40)
- Edict et Ordonnance du Roy,; pour la Creation et erection en tiltre d'office des Vsiters Marqueurs de Cuirs en chacune Violle, Bourg, Bourgade et lieu de son Royaume, où se faict vente ou appareil de Cuirs (...). (Collection Placide Pellereau) (p.41)
- Fer à repousser le cuir (Collection Henry D'Allemagne) (p.42)
- Fer à repousser le cuir (Collection Henry D'Allemagne) (p.43)
- Fer à repousser le cuir (Collection Henry D'Allemagne) (p.44)
- Fer à repousser le cuir (Collection Henry D'Allemagne) (p.45)
- Arrest du conseil d'estat du Roy, portant Diminution des Droits qui se perçoivent sur les Cuirs qui sont apportez à la Halle de paris du 21 septembre 1719. (Collection Placide Pellereau) (p.46)
- Arrest du conseil d'état du roi, qui modère et réduit à Quatre fols pour livre pesant, les droits imposés par le tarif annexé à l'Edit du mois d'août 1759, sur les peaux de Boucs et de Chèvres apprêtées à la façon de Maroc. Du 13 novembre 1760. (Collection Placide Pellereau) (p.48)
- Lettres patentes du Roi, sur un Décret de l'Assemblée Nationale, portant que les Citoyens en procès avec la Régie, antérieurement au Décret du 22 mars dernier, à l'occasion des Droits de Marque des Cuirs, des Fers et autres, pourront continuer de poursuivre la réparation des torts qu'ils auroient éprouvés. Données à Paris, le 14 mai 1790. (Collection Placide Pellereau) (p.53)
- [Arrêté du 21me jour de brumaire, an II] (Collection Placide Pellereau) (p.55)
- Dernière image
— 33 —
Dans la jolie série que nous avons eue devant les yeux, on pouvait se convaincre que le luxe de la chaussure était poussé fort loin.
Tout, dans ces travaux délicats, dénotait l’art et l’habileté des cordonniers du passé.
Deux siècles auparavant, c’était, la Poulaine, dont la longueur était proportionnée au rang du personnage, et réglementée aussi par des édits somptuaires, toujours enfreints, du reste.
A la pointe à la Poulaine succède le soulier camus, large
presque autant qu’il est long, pesant et terminé en volute. C’est le soulier des lansquenets de Faust.
En France, à mesure qu’on avance, le soulier, la bottine sont tailladés, découpés, et laissent le pied presque à découvert au milieu de ces élégantes dentelures.
Viennent les derniers Valois. On feutre toujours les dessous des bottines de daim ou des souliers de soie pour qu’on n’entende point le bruit des pas.
Sous Louis XIII, on dessine la jambe sous la botte, on l’emprisonne dans le cuir souple et fin.
Louis XIV entre au Parlement tout botté, avec la botte de chasse qui colle jusqu’au haut du mollet et de là s’évase jusqu’au milieu de la cuisse.
Il y a dans la collection un beau spécimen de soulier de femme, soulier bizarre de la Régence, où le talon haut se rapproche tellement de la pointe du pied, qu’il le force à se tenir oblique.
Au temps de Louis XV, appartiennent les jolis souliers que nous avons admirés dans cette vitrine, en étoffe Zinzolin semée de bouquets, au talon haut et fin, au bout pointu, sur lesquels une boucle est accrochée.
C’est l’histoire qui passe et l’art avec elle, car nous avons vu là encore le soulier de Catherine de Médicis, si caractéristique avec sa plate-forme ou double semelle plate, qui relie le talon au devant du pied.
Les petits souliers de femme, satin prune, ornés d’une broderie d’argent et sans talons, proviennent d’une merveilleuse. Et les couleurs nationales, qui sont réunies en guise de chou sur
3
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Dans la jolie série que nous avons eue devant les yeux, on pouvait se convaincre que le luxe de la chaussure était poussé fort loin.
Tout, dans ces travaux délicats, dénotait l’art et l’habileté des cordonniers du passé.
Deux siècles auparavant, c’était, la Poulaine, dont la longueur était proportionnée au rang du personnage, et réglementée aussi par des édits somptuaires, toujours enfreints, du reste.
A la pointe à la Poulaine succède le soulier camus, large
presque autant qu’il est long, pesant et terminé en volute. C’est le soulier des lansquenets de Faust.
En France, à mesure qu’on avance, le soulier, la bottine sont tailladés, découpés, et laissent le pied presque à découvert au milieu de ces élégantes dentelures.
Viennent les derniers Valois. On feutre toujours les dessous des bottines de daim ou des souliers de soie pour qu’on n’entende point le bruit des pas.
Sous Louis XIII, on dessine la jambe sous la botte, on l’emprisonne dans le cuir souple et fin.
Louis XIV entre au Parlement tout botté, avec la botte de chasse qui colle jusqu’au haut du mollet et de là s’évase jusqu’au milieu de la cuisse.
Il y a dans la collection un beau spécimen de soulier de femme, soulier bizarre de la Régence, où le talon haut se rapproche tellement de la pointe du pied, qu’il le force à se tenir oblique.
Au temps de Louis XV, appartiennent les jolis souliers que nous avons admirés dans cette vitrine, en étoffe Zinzolin semée de bouquets, au talon haut et fin, au bout pointu, sur lesquels une boucle est accrochée.
C’est l’histoire qui passe et l’art avec elle, car nous avons vu là encore le soulier de Catherine de Médicis, si caractéristique avec sa plate-forme ou double semelle plate, qui relie le talon au devant du pied.
Les petits souliers de femme, satin prune, ornés d’une broderie d’argent et sans talons, proviennent d’une merveilleuse. Et les couleurs nationales, qui sont réunies en guise de chou sur
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