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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- L'atelier de teinture des Gobelins. Peinture de R. Gilbert (pl.1)
- Toile de Jouy (époque Empire) (Collection de Mme Piet-Lataudrie) (p.7)
- Armoiries de la corporation des Teinturiers (p.7)
- Lavage et étendage sur le pré. (D'après l'Encyclopédie méthodique) (p.8)
- Teinturier au seizième siècle (Collection Hartmann) (p.9)
- Lavage des soies à la rivière (D'après l'Encyclopédie méthodique) (p.10)
- Teinturier de rivière, atelier de différentes opérations pour la teinture des soies (D'après l'Encyclopédie méthodique) (p.13)
- Chevreul, à l'âge de cent ans, dans son laboratoire (D'après une photographie originale. Collection Gouillon) (p.14)
- Jean-François Persoz (1805-1868) (D'après une photographie originale) (p.15)
- Atelier et impression des toiles peintes (D'après l'Encyclopédie méthodique) (p.17)
- Planche à imprimer les étoffes (époque Louis XVI) (Collection F. Carnot) (p.18)
- Planche à imprimer les étoffes (époque Louis XVI) (Collection F. Carnot) (p.19)
- Impression des toiles peintes, atelier des cuves et fourneaux (D'après l'Encyclopédie méthodique) (p.20)
- Toile de Jouy (époque Empire) (Collection de M. Piet-Lataudrie) (p.21)
- Les blanchisseuses (Gravure de la collection Hartmann) (p.23)
- Prospectus de teinturier (1705) (Musée Carnavalet) (p.24)
- Paris. Repasseuse (Gravure de la collection Hartmann) (p.25)
- Le dégraisseur (Gravure extraite de la collection Hartmann) (p.26)
- Blanchisseuse de linge fin (Collection Hartmann) (p.27)
- Jeton des Teinturiers de bon teint (dix-huitième siècle) (Collection H. Sarriau) (p.28)
- Toile de Jouy (époque Empire) (Collection de Mme Piet-Lataudrie) (p.29)
- Velours d'Utrecht à fond blanc, avec impression en relief (époque Empire) (Collection Legrand frères) (p.30)
- Velours d'Utrecht à fond blanc, avec impression en relief (époque Empire) (Collection Legrand frères) (p.31)
- Planche à imprimer les étoffes (dix-huitième siècle) (Collection H. Sarriau) (p.32)
- Dernière image
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retrouve chez les peuples les plus anciens le goût des couleurs et nous rappellerons que la Genèse, YExocîe, la Grèce, l’Egypte, les Indes et Rome nous laissent sur cet art les documents les plus intéressants.
Après l’invasion des barbares du Nord au cinquième siècle, tous les arts s’éteignirent dans l'Occident et la teinture resta longtemps le monopole de l’Orient, d’où Venise, grâce à ses relations commerciales avec ces pays lointains, importa en Italie, du douzième au seizième siècle, les meilleurs procédés connus.
Notre industrie prit, en plusieurs villes de France, son droit de cité vers le seizième siècle, et, chose bizarre, se fit surtout connaître à cette époque par la lutte constante qu’elle soutint contre les tisserands, lutte qui, sous une forme plus courtoise, mais non moins acharnée, durait encore de classe à classe à l’Exposition universelle de 1900 et semble terminée enfin aujourd’hui à l’avantage des teinturiers, grâce à la sentence d’arbitrage demandée et acceptée par les
deux partis et rendue par M. le Commissaire général, Alfred Picard.
Donc, au treizième siècle, ce fut une lutte continuelle entre tisserands et teinturiers. Les uns et les autres s’attribuaient des droits de maîtrise que la justice du Parlement ne parvenait pas à régler. Au quatorzième siècle, diverses modifications sont apportées à cette situation difficile, donnant aux teinturiers des droits plus définis. Ce n’est qu’en 1542, que le métier, par un règlement homologué, est affranchi véritablement de la tutelle des tisserands. On n’obtenait la maîtrise qu’après cinq ans d’apprentissage ou huit ans de travail, et la production du chef-d’œuvre consistait en une cuvée de teinture en bleu. Certains privilèges étaient accordés, entre autres celui de vendre des toiles et soieries après teinture ; les autres commerçants, pour vendre les étoffes, devaient leur avoir donné une façon de vêtement.
Ce fut en septembre 1542, que François Ier approuva par lettres patentes les statuts des teinturiers en soies et toiles, en 36 articles. Ces statuts sont faits surtout en vue d’assurer la perfection du travail et de maintenir la probité indus-
Teinturier au seizième siècle. (Collection Hartmann.)
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La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
retrouve chez les peuples les plus anciens le goût des couleurs et nous rappellerons que la Genèse, YExocîe, la Grèce, l’Egypte, les Indes et Rome nous laissent sur cet art les documents les plus intéressants.
Après l’invasion des barbares du Nord au cinquième siècle, tous les arts s’éteignirent dans l'Occident et la teinture resta longtemps le monopole de l’Orient, d’où Venise, grâce à ses relations commerciales avec ces pays lointains, importa en Italie, du douzième au seizième siècle, les meilleurs procédés connus.
Notre industrie prit, en plusieurs villes de France, son droit de cité vers le seizième siècle, et, chose bizarre, se fit surtout connaître à cette époque par la lutte constante qu’elle soutint contre les tisserands, lutte qui, sous une forme plus courtoise, mais non moins acharnée, durait encore de classe à classe à l’Exposition universelle de 1900 et semble terminée enfin aujourd’hui à l’avantage des teinturiers, grâce à la sentence d’arbitrage demandée et acceptée par les
deux partis et rendue par M. le Commissaire général, Alfred Picard.
Donc, au treizième siècle, ce fut une lutte continuelle entre tisserands et teinturiers. Les uns et les autres s’attribuaient des droits de maîtrise que la justice du Parlement ne parvenait pas à régler. Au quatorzième siècle, diverses modifications sont apportées à cette situation difficile, donnant aux teinturiers des droits plus définis. Ce n’est qu’en 1542, que le métier, par un règlement homologué, est affranchi véritablement de la tutelle des tisserands. On n’obtenait la maîtrise qu’après cinq ans d’apprentissage ou huit ans de travail, et la production du chef-d’œuvre consistait en une cuvée de teinture en bleu. Certains privilèges étaient accordés, entre autres celui de vendre des toiles et soieries après teinture ; les autres commerçants, pour vendre les étoffes, devaient leur avoir donné une façon de vêtement.
Ce fut en septembre 1542, que François Ier approuva par lettres patentes les statuts des teinturiers en soies et toiles, en 36 articles. Ces statuts sont faits surtout en vue d’assurer la perfection du travail et de maintenir la probité indus-
Teinturier au seizième siècle. (Collection Hartmann.)
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