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  • Musée rétrospectif de la classe 78 : matériel et procédés du blanchiment, de la teinture, ...
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  • PAGE DE TITRE
    • TABLE DES MATIÈRES (p.33)
    • Teinture, histoire et documents, procédés (p.8)
    • Impression des tissus (p.17)
    • Teintures et nettoyages (p.23)
    • Conclusion (p.29)
  • Dernière image
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  • PAGE DE TITRE
    • L'atelier de teinture des Gobelins. Peinture de R. Gilbert (pl.1)
    • Toile de Jouy (époque Empire) (Collection de Mme Piet-Lataudrie) (p.7)
    • Armoiries de la corporation des Teinturiers (p.7)
    • Lavage et étendage sur le pré. (D'après l'Encyclopédie méthodique) (p.8)
    • Teinturier au seizième siècle (Collection Hartmann) (p.9)
    • Lavage des soies à la rivière (D'après l'Encyclopédie méthodique) (p.10)
    • Teinturier de rivière, atelier de différentes opérations pour la teinture des soies (D'après l'Encyclopédie méthodique) (p.13)
    • Chevreul, à l'âge de cent ans, dans son laboratoire (D'après une photographie originale. Collection Gouillon) (p.14)
    • Jean-François Persoz (1805-1868) (D'après une photographie originale) (p.15)
    • Atelier et impression des toiles peintes (D'après l'Encyclopédie méthodique) (p.17)
    • Planche à imprimer les étoffes (époque Louis XVI) (Collection F. Carnot) (p.18)
    • Planche à imprimer les étoffes (époque Louis XVI) (Collection F. Carnot) (p.19)
    • Impression des toiles peintes, atelier des cuves et fourneaux (D'après l'Encyclopédie méthodique) (p.20)
    • Toile de Jouy (époque Empire) (Collection de M. Piet-Lataudrie) (p.21)
    • Les blanchisseuses (Gravure de la collection Hartmann) (p.23)
    • Prospectus de teinturier (1705) (Musée Carnavalet) (p.24)
    • Paris. Repasseuse (Gravure de la collection Hartmann) (p.25)
    • Le dégraisseur (Gravure extraite de la collection Hartmann) (p.26)
    • Blanchisseuse de linge fin (Collection Hartmann) (p.27)
    • Jeton des Teinturiers de bon teint (dix-huitième siècle) (Collection H. Sarriau) (p.28)
    • Toile de Jouy (époque Empire) (Collection de Mme Piet-Lataudrie) (p.29)
    • Velours d'Utrecht à fond blanc, avec impression en relief (époque Empire) (Collection Legrand frères) (p.30)
    • Velours d'Utrecht à fond blanc, avec impression en relief (époque Empire) (Collection Legrand frères) (p.31)
    • Planche à imprimer les étoffes (dix-huitième siècle) (Collection H. Sarriau) (p.32)
  • Dernière image
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L’industrie du teinturier-nettoyeur ne compte, en France, comme industrie spéciale qu’à partir du dix-huitième siècle. Cependant, de tous temps, les fou-lonniers se chargeaient du lavage des vêtements. Les moyens employés étaient très simples et la qualité des tissus permettait de traiter les vêtements à nettoyer avec une vigueur à laquelle ils ne résisteraient pas aujourd’hui.

Il semble que le métier de dégraisseur ait été d’abord exercé par les fripiers. Nous trouvons, dès 1692, un arrêt du Parlement contenant le règlement entre

teinturiers en fils et fripiers qui indique quels étaient les droits accordés* à chacun de ces métiers : 16 mars 1692, arrêt : « Ordonne que les marchands fripiers et les mai si res teinturiers en fils, layne et soye, pourront concurremment détacher et dégraisser, nettoyer et lustrer toutes sortes de hardes, habits et estoffes appartenant aux bourgeois, lorsqu’ils en seront par eux requis, sans néant-moins que, soubs prétexte de lustrer les dites étoffes, les dits frippiers puissent avoir des calandres en leurs maisons, et en conséquence a permis aux dits fripiers et teinturiers de mettre à leur étalage et au devant de leur boutique des hardes, habits, et estoffes décousues et prestes à dégraisser. »

Au dix-huitième siècle, la profession de teinturier-nettoyeur était un petit métier qui ne demandait pour son exercice que peu de science et n’était qu’un faible reflet des industries importantes dont il était issu et chez lesquelles on recueillait des procédés et des tours de main que l’on gardait précieusement. Le patronat n’était pas d’un accès difficile. Avec de petits capitaux et du courage à la besogne on fondait une maison et on la faisait prospérer. Une pléiade d’ouvriers laborieux et intelligents s’établit ainsi et grossit les rangs de la bourgeoisie la plus



A LA VILLE DE LYON,

Rué des Nonaindirres proche le Pont Marie, \

aboutijfant h la rue Sains Antoine, |

'uis-à-'üis les'quatre Fils- rUmond. ^

I'MON Ncrcyc, fait Teindre toutes fortes d’Habirs, d’Hom-5 mes ÔC de Femmes, Etoffe de Soye , de Laine Sc de Fil, Bas de y Soye de Laine en toutes couleurs ; Vclours, Panes, Satins, Tabis; | Moires, Damas , Brocars d’or Si d’argent, fans gâter l’or Si l’argent, \ Taffetas, Fcrandines, Camelots d'Hollande, de Bruxelles, Ratine St > Ras de Gênes, & toutes autres Etoffes de Soye, Si crte toutes forces 5 de Taches déteinte de vin, d’urine, de pifîat, de chiens, de chats 2 fans reteindre les Etoffes, d’habits. d'Hommes ou de Femmes : j 11 a audi le Secret de démarquer les marques de Galons Sc des Dcd- ? telles de broderies de deffus, la Pane Si le Velours, Si relevé le poil ^ lors qu’il efl froide , Çc luy donne le luftre comme tout neuf. 2

Reblanchit toutes fortes de G-lions , Dentelles d’argent fxns 1 détacher les Galons qui font fur Us Habits 0- dfjfus Us Orne-1 mens d’Eglife. •

Il rcblanchit les Emmeubîcmens damaffrz , Rideaux de feneftres ; Si Service de table; Si auili pour blanchir les Gros de Tours,Taffetas ^ d’Angleterre, Si tous autres fans les tabifer, Si leur fait prendre tou- 2 tes fortes de couleurs à la volonté, comme ayant chez luy le Meflier , de Lyon, Si leur donne le luftrq du neuf) & aufiî à tous autres Gros > de Tours, de Damas, de Tofcane broché or, argent Si foye brodé ^ ou non brodé , fans écrafer les Fleurs , Si les rend auffi relevées 2 comme de neuf, les fait prendre de toutes forces de couleurs à la vo- . lonté, Si fait faire revenir le rouge en blanc fans écrafer les Fleurs, ' comme le Satin de la Chine Si de Perfe, de Brocars, repaffe les Jupes < dcTaby à fleurs en leurs couleurs, &,luftre toutes fortes d’Eroffcs ; de Soyes, de Laine & de Fil en Ecarlate d’Hollande, Si Reblan- • chir toutes fortes d’Eroffe de Soye, de Laine Si de Camelot. Le tout 3 en perfection , Si à julle prix. <

A P A R I S 1705, j

De l’Imprimerie d'Antoine Chrétien, Ppnt Saint Michel.

Prospectus de teinturier (170b).

(Musée Carnavalet.)




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