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  • Musée rétrospectif de la classe 82 : fils et tissus de laine à l'exposition universelle in...
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  • TABLE DES MATIÈRES
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  • Première image
  • PAGE DE TITRE
    • TABLE DES MATIÈRES (p.97)
    • INTRODUCTION (p.7)
    • Les origines de la draperie en France (p.11)
    • La draperie à Paris avant Colbert (p.14)
    • La draperie en province, avant Colbert (p.17)
    • La draperie de Colbert à la Révolution (p.32)
    • Les manufactures royales de Sedan. Abbeville et la manufacture de Van Robais (p.32)
    • La draperie en Berry et la législation du commerce des draps au dix-huitième siècle, d'après les notes d'un inspecteur du commerce (p.52)
    • L'industrie de la laine en France, après la Révolution (p.65)
    • Conclusion (p.82)
    • Pièces justificatives (p.85)
  • Dernière image
  • Première image
  • PAGE DE TITRE
    • Façade du Bureau des Drapiers construit par Jacques Bruant vers 1650, rue des Déchargeurs (pl.1)
    • Amours apprêteurs de draps, d'après une fresque de Pompéi (Maison des Vettii) (p.7)
    • Fresque de Pompéi (Maison des Vettii) (p.7)
    • Soufroir et blanchiment des étoffes (D'après une fresque de Pompéi au Musée de Naples) (p.8)
    • Romain foulant le drap (D'après une fresque de Pompéi au Misée de Naples) (p.9)
    • Amours foulant le drap (fresque de la maison des Vettii) (p.10)
    • Boutique de drapier au quinzième siècle (D'après le Livre des Merveilles de Marco-Polo, Manuscrit de la Bibliothèque de l'Arsenal) (p.11)
    • La tonte des moutons (D'après un Livre d'Heure de la Bibliothèque de l'Arsenal. Quinzième siècle) (p.11)
    • Franche foire des Tourcoing au quinzième siècle (d'après un panneau décoratif appartenant à la Chambre de commerce de Tourcoing) (Exposition de 1900) (p.12)
    • La tonte des moutons au mois de Juin (D'après un Livre d'Heures de la Bibliothèque de l'Arsenal) (Miniature du calendrier) (p.13)
    • Gravure de la collection Hartmann (p.15)
    • Vignette-adresse d'un marchand de drap (Epoque Louis XVI) (Bibliothèque nationale) (p.16)
    • Jeton des drapiers d'Elbeuf et de Lyon (Collection de H. Sarriau) (p.17)
    • Métier à tisser (seizième siècle) (Collection Hartmann) (p.17)
    • Vitrail représentant un marchand drapier (cathédrale de Chartres, treizième siècle) (Gravure de la collection Hartmann) (p.19)
    • Ourdisseur. (D'après un vitrail de l'église Saint-Etienne d'Elbeuf). (Commencement du seizième siècle) (p.21)
    • Tisserands. (D'après un vitrail de l'église Saint-Etienne d'Elbeuf). (Commencement du seizième siècle) (p.23)
    • Foulon, d'après un vitrail de l'église de Semur (Seizième siècle) (p.24)
    • Laineur de drap, d'après un vitrail de l'église de Semur (Seizième siècle) (p.25)
    • Image populaire d'une confrérie parisienne des Tondeurs de draps (dix-huitième siècle) (Bibliothèque nationale) (p.27)
    • Tondeur de drap (Vitrail de l'église de Semur) (p.29)
    • Prospective de fabricant de draps (dix-huitième siècle) (Collection Hartmann) (p.31)
    • Jeton des drapiers de Versailles (Collection de M. Stéphane Dervillé) (p.31)
    • Tonte et apprêts des draps (D'après l'Encyclopédie méthodique) (p.32)
    • Armoiries des tondeurs de draps (p.32)
    • Métier à tisser à la petite navette (d'après l'Encyclopédie méthodique) (p.33)
    • Tondeurs de draps (Collection Hartmann) (p.35)
    • Pièce administrative concernant la draperie de Sedan (Collection Hartmann) (p.37)
    • Pièce de contrôle délivrée par le bureau des fermes de Châteauroux (Collection Hartmann) (p.39)
    • En-tête du privilège royal de Van Robais (Collection de M. F. Carnot) (p.42)
    • Allégorie du tissage (dix-septième siècle) (Collection Hartmann) (p.43)
    • Prospectus de drapier mercier (dix-huitième siècle) (Collection Hartmann) (p.45)
    • Prospectus de marchand drapier (dix-huitième siècle) (Collection Hartmann) (p.47)
    • Ancien foulon de l'établissement de MM. Dolfus et Noack, à Sausheim (Haut-Rhin) (dix-huitième siècle) (p.49)
    • Plomb de marque (Collection F. Carnot) (p.51)
    • Boutique de marchand drapier d'après une édition gothique de la France de Maître Pathelin (Bibliothèque nationale) (p.52)
    • Chateauroux en 1784. D'après une lithographie (Collection de M. Balsan) (pl.2)
    • Prospectus de marchand de draps (dix-huitième siècle) (Collection Hartmann) (p.53)
    • Cardeuses de matelas (Collection Hartmann) (p.55)
    • Ordonnance de l'Intendant du Languedoc, relative aux draps de Bedarrieux (Collection de M. F. Carnot) (p.57)
    • Affiche des échevins de Lille pour la surveillance de la fabrication des draps (Collection de M. F. Carnot) (p.59)
    • Ordonnance de l'Intendant de Provence, relative à la visite des jurés-gardes de Grasse (Collection de M. F. Carnot) (p.61)
    • Frontispice des lettres patente de 1780 (Collection de M. F. Carnot) (p.63)
    • Visite de Napoléon Ier et de l'impératrice Marie-Louise aux établissements de Louis Ternaux, à Louviers (1er juin 1810) (D'après une aquarelle appartenant à M. Ternaux-Compans) (pl.3)
    • Triage des laines brutes dans un établissement de la région de Fourmies (D'après une photographie) (p.65)
    • Vue d'un moulin à foulon (Bibliothèque nationale) (p.68)
    • Vue de la manufacture de Lodève (Bibliothèque nationale) (p.69)
    • Ternaux député du département de la Seine né le 12 septembre 1763, à Sedan (Collection de M. Ternaux Compans) (p.71)
    • Etablissement Paturle-Lupin au Cateau-Cambrésis (1834) (D'après un tableau appartenant à M. Seydoux) (p.75)
    • Etablissement Paturle-Lupin au Cateau-Cambrésis (1834) (D'après un tableau appartenant à M. Seydoux) (p.77)
    • M. Jacques Paturle (mort en 1858) (p.79)
    • Cardage de la laine (région de Fourmies) (D'après une photographie) (p.80)
    • Salle de tissage (Etablissement Boulangé et Frignac, à Roubaix) (p.81)
    • Préparation de tissage. Filature et tissage de H. Ternyck et fils, à Roubaix (p.82)
    • Filature de la laine cardée (région de Fourmies) (p.83)
    • Jetons de drapiers parisiens (Collection de M. Stéphane Dervillé) (p.96)
  • Dernière image
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en brun, en violet, en vermeil, en paonacé, mais surtout dans la couleur éclatante, dont le nom s’est confondu avec celui de l’étoffe. Mais la supériorité de l’écarlate de Gand sur celles de toutes autres provenances fut toujours admise.

L’isembrun ;

Les futaines ;

Les tiretaines, étoffes grossières avec chaîne de chanvre ou lin et trame de laine ;

Les sarges de Reims, étoffes croisées de laine longue, servant pour couverture de lit;

Les étamines de Reims, servant pour rideaux. La chaîne était de chanvre.

Les Rrussequins de Reims. La chaîne était de lin, la trame de laine. Les matières en étaient teintes avant tissage. « L’on fera brussequins de quoy la » chaîne soit de blancs filée, taincte en escorce de noyer et la traimme sera de » noirs aignelins ou de laine taincte en ladite escorce (1). »

Le Camelin, étoffe ordinaire faite surtout à Cambrai ;

Le burel ou buriaux, étoffe encore plus commune, tandis que la brunette supposait plus d’élégance chez qui la portait, comme en font foi ces vieux vers :

Ausinc bien sunt amoretes Sous buriaux comme sous bruneles (2).

Tous ces draps affluent aux foires de Champagne. Rien n’arrête l’énergie du marchand de Flandre ou de Normandie. Malgré la longueur du voyage, malgré les redevances à payer aux seigneurs et aux communes, chaque année par la même route, il se rend en Champagne. S’il vient de Flandre, il doit le péage à Bapaume, à Péronne, à Roye, à Compiègne et à Crépy. S’il vient de Normandie, il remonte le cours de la Seine et de l’Oise, et décharge ses marchandises au pont de Yerberie.

Il paye de lourdes redevances, mais obtient de chacun aide et protection ; à Crépy, il peut se réclamer de l’article IV de la Charte communale, qui protège les marchands étrangers passant dans la ville. Dans tout le royaume, il peut s’appuyer sur l’arrêt du Parlement de 1292, défendant de retenir, à moins d’ordre spécial du roi, les marchands des dix-sept villes qui allaient aux foires de Champagne. Contre les dangers de la route, il se sent protégé par l’arrêt de l’octave de Toussaint de 1265, qui rend les seigneurs responsables des vols et dommages subis par les marchands : « Le seigneur du territoire est tenu de réparer aux » marchands le domage à eux fait en l’enlèvement de leurs marchandises fait en » sa terre par les malfaiteurs, ou bien représenter les voleurs. »

(1) Statuts des drapiers de Reims, 1420.

(2) Roman de la Rose.




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