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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- AVANT-PROPOS (p.1)
- CHAPITRE PREMIER. Glaces et vitres (p.7)
- Glaces et vitres (p.7)
- Dalles moulées et à relief (p.12)
- Phares et optique (p.13)
- Moulage méthodique Appert (p.14)
- Opaline laminée (p.15)
- Verre armé (p.16)
- CHAPITRE II. Verres à vitres (p.20)
- Les vitraux (p.21)
- Bouteilles (p.29)
- Fabrication des bouteilles (p.30)
- Rapport de M. Campredon (p.37)
- Rapport sur les procédés de fabrication mécanique des bouteilles, carafes, flacons, etc... de M. Claude Boucher (de Cognac) (p.40)
- Rapport du jury de al classe 73 (p.56)
- Cristal (p.66)
- Verrerie artistique (p.69)
- Verre (p.80)
- Fabrication d'objets en verre creux par le procédé Sievert, de Dresde (p.80)
- La verrerie en Russie (p.89)
- Verrerie (p.89)
- Verres pour l'optique (p.98)
- Le palais de l'optique (p.98)
- Le palais des illusions (salle des Glaces) (p.99)
- Palais lumineux (p.100)
- La pierre de verre Garchey (p.101)
- La pierre de verre (p.102)
- Le pavage idéal (p.107)
- Emaux mosaïque (p.112)
- Fours. Outillage. Matières premières (p.114)
- CONCLUSIONS (p.119)
- Dernière image
LA VERRERIE
37
avait un mouleur pour chaque machine, plus un porteur qui piquait la bouteille en repliant le verre du fond dans l’appareil représenté fig. 11 et l’emportait ensuite à l’arche de recuisson. Ces trois ouvriers produisent jusqu’à dix-huit cents bouteilles de 700 grammes en dix heures de travail.
Lorsqu’on visite une verrerie à bouteilles on est frappé par l’agglomération d’ouvriers, souffleurs, grands garçons et cneilleurs entassés sur la plate-forme de travail, à côté du four de fusion, dans une atmosphère suffocante. Ces ouvriers ont à peine l’espace nécessaire pour se mouvoir.
À la verrerie de Cognac, au contraire, sept ouvriers seulement, cinq cueilleurs et deux chauffeurs de cannes, se trouvaient sur les plates-formes de travail. Les dix mouleurs travaillaient en contre-bas de ces places, auprès des ouvertures pratiquées dans les murs de la halle. Ces cinq cueilleurs, dix mouleurs et deux chauffeurs de cannes produisaient, en moyenne, sept à huit mille bouteilles de 700 grammes reçues au magasin, après un triage sévère, par poste de dix heures de travail.
Pour obtenir cette production par les moyens habituels il eût fallu 36 ouvriers: 12 souffleurs, 12 grands-garçons et 12 cueilleurs, resserrés sur la place, tandis qu’avec les procédés de fabrication mécanique sept ouvriers seulement se trouvaient exposés à la chaleur qui se dégage d’un four à bassin.
Enfin, dans la fabrication mécanique, le soufflage des bouteilles ayant lieu au moyen d’un compresseur actionné mécaniquement, les ouvriers sont à l’abri des maladies contagieuses transmises si fréquemment, dans la fabrication ordinaire, par les cannes, dans lesquelles les ouvriers soufflent à tour de rôle.
Voici d’ailleurs la copie de la communication faite au dixième Congrès international d’hygiène et de démographie sur la fabrication mécanique du verre, par M. Campredon, ingénieur civil des mines, inspecteur départemental du travail dans l’industrie pour le département de la Charente, lequel, en suivant les travaux de M. Boucher, avait pu apprécier le côté philantropique de son invention.
Rapport de M. Campredon.
« La verrerie, qui remonte aux temps les plus anciens du monde, « puisque l’histoire nous a conservé la renommée antique des verres « de Thèbcs, de Memphis, d’Alexandrie, de Tir et de Sidon, est une des
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,40 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
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avait un mouleur pour chaque machine, plus un porteur qui piquait la bouteille en repliant le verre du fond dans l’appareil représenté fig. 11 et l’emportait ensuite à l’arche de recuisson. Ces trois ouvriers produisent jusqu’à dix-huit cents bouteilles de 700 grammes en dix heures de travail.
Lorsqu’on visite une verrerie à bouteilles on est frappé par l’agglomération d’ouvriers, souffleurs, grands garçons et cneilleurs entassés sur la plate-forme de travail, à côté du four de fusion, dans une atmosphère suffocante. Ces ouvriers ont à peine l’espace nécessaire pour se mouvoir.
À la verrerie de Cognac, au contraire, sept ouvriers seulement, cinq cueilleurs et deux chauffeurs de cannes, se trouvaient sur les plates-formes de travail. Les dix mouleurs travaillaient en contre-bas de ces places, auprès des ouvertures pratiquées dans les murs de la halle. Ces cinq cueilleurs, dix mouleurs et deux chauffeurs de cannes produisaient, en moyenne, sept à huit mille bouteilles de 700 grammes reçues au magasin, après un triage sévère, par poste de dix heures de travail.
Pour obtenir cette production par les moyens habituels il eût fallu 36 ouvriers: 12 souffleurs, 12 grands-garçons et 12 cueilleurs, resserrés sur la place, tandis qu’avec les procédés de fabrication mécanique sept ouvriers seulement se trouvaient exposés à la chaleur qui se dégage d’un four à bassin.
Enfin, dans la fabrication mécanique, le soufflage des bouteilles ayant lieu au moyen d’un compresseur actionné mécaniquement, les ouvriers sont à l’abri des maladies contagieuses transmises si fréquemment, dans la fabrication ordinaire, par les cannes, dans lesquelles les ouvriers soufflent à tour de rôle.
Voici d’ailleurs la copie de la communication faite au dixième Congrès international d’hygiène et de démographie sur la fabrication mécanique du verre, par M. Campredon, ingénieur civil des mines, inspecteur départemental du travail dans l’industrie pour le département de la Charente, lequel, en suivant les travaux de M. Boucher, avait pu apprécier le côté philantropique de son invention.
Rapport de M. Campredon.
« La verrerie, qui remonte aux temps les plus anciens du monde, « puisque l’histoire nous a conservé la renommée antique des verres « de Thèbcs, de Memphis, d’Alexandrie, de Tir et de Sidon, est une des
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