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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- AVANT-PROPOS (p.1)
- CHAPITRE PREMIER. Glaces et vitres (p.7)
- Glaces et vitres (p.7)
- Dalles moulées et à relief (p.12)
- Phares et optique (p.13)
- Moulage méthodique Appert (p.14)
- Opaline laminée (p.15)
- Verre armé (p.16)
- CHAPITRE II. Verres à vitres (p.20)
- Les vitraux (p.21)
- Bouteilles (p.29)
- Fabrication des bouteilles (p.30)
- Rapport de M. Campredon (p.37)
- Rapport sur les procédés de fabrication mécanique des bouteilles, carafes, flacons, etc... de M. Claude Boucher (de Cognac) (p.40)
- Rapport du jury de al classe 73 (p.56)
- Cristal (p.66)
- Verrerie artistique (p.69)
- Verre (p.80)
- Fabrication d'objets en verre creux par le procédé Sievert, de Dresde (p.80)
- La verrerie en Russie (p.89)
- Verrerie (p.89)
- Verres pour l'optique (p.98)
- Le palais de l'optique (p.98)
- Le palais des illusions (salle des Glaces) (p.99)
- Palais lumineux (p.100)
- La pierre de verre Garchey (p.101)
- La pierre de verre (p.102)
- Le pavage idéal (p.107)
- Emaux mosaïque (p.112)
- Fours. Outillage. Matières premières (p.114)
- CONCLUSIONS (p.119)
- Dernière image
56 REVUE TECHNIQUE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
Le Jury international de la classe 73 en décernant à M. Doucher, qui exposait pour la première fois, la plus haute récompense « un grand prix» s’est exprimé dans les termes suivant «Le Jury, à Vunanimité, reconnaissant que M. Boucher a, le premier résolu le difficile problème de la fabrication mécanique des bouteilles, reconnaissant également lJimmense service rendu par cet inventeur à Vindustrie verrière et à Vhygiène des ouvriers lui décerne un grand prix ».
Nous croyons devoir, pour terminer ce chapitre, reproduire le rapport remarquable et fortement documenté fait par le jury de la classe 73 au sujet de la fabrication des bouteilles :
Rapport du Jury international de la classe 73
« Les différents ouvrages qui ont été publiés sur l’art de la Verrerie « négligent généralement la fabrication des bouteilles.
« Peut-être a-t-on trouvé cette fabrication trop peu artistique. Ce-« pendant si la découverte du verre a été faite par hasard, comme l’é-« crivent la plupart des auteurs, par des marchands Phéniciens qui « avaient installé un foyer formé de blocs de natron sur les bords du « fleuve Belus pour préparer des aliments, il est permis de dire que « les premiers verriers, très inexpérimentés, ont dù produire d’abord « des objets d’une forme quelconque. Forcément, l’outil avec lequel ils « cueillaient le verre devait être un tube en métal auquel on a donné le « nom de « canne » ainsi qu’elle est représentée par les peintures des « hypoges de Beni-Hassan, représentant des verriers thébains souf-« fiant des objets en verre.
« C’est à l’extrémité de cette canne que se trouvait le verre retiré du « creuset par le verrier de cette époque. En soufflant dans cette masse « de verre elle prenait naturellement la forme d’une sphère creuse qui « s’allongeait plus ou moins selon qu’on maintenait la canne dans la « la position horizontale ou dans la position verticale. Lorsqu’on main-« tenait cette sphère pendant un certain temps dans la position verti-« cale elle s’allongeait et devenait cylindrique.
« Pour empêcher ce cylindre de s’allonger outre mesure on était « obligé de l’appuyer sur le sol, de là la naissance du vase cylindrique « qui n’est autre chose ([lie la bouteille de nos jours, avec la différence « toutefois que la forme en a été régularisée par l’emploi de moules de « plus en plus parfaits que nous décrirons plus loin.
« On peut donc ajouter une hypothèse nouvelle à celles existant sur « l’origine du verre ; c'est que les premiers verriers ont dû commencer « par fabriquer d’abord des bouteilles avant de songer à produire des • vases; en un mot, avant de se livrer à la production de là verrerie « d’art.
a D’ailleurs, en nous reportant aux auteurs et particulièrement à « l’ouvrage si complet de M. Henrivaux, le savant Directeur de la Gla-« cerie de Saint-Gobain, Le Verre et le Cristal, auquel nous nous per-« mettrons de faire quelques emprunts au cours de ce rapport, nous
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,89 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Le Jury international de la classe 73 en décernant à M. Doucher, qui exposait pour la première fois, la plus haute récompense « un grand prix» s’est exprimé dans les termes suivant «Le Jury, à Vunanimité, reconnaissant que M. Boucher a, le premier résolu le difficile problème de la fabrication mécanique des bouteilles, reconnaissant également lJimmense service rendu par cet inventeur à Vindustrie verrière et à Vhygiène des ouvriers lui décerne un grand prix ».
Nous croyons devoir, pour terminer ce chapitre, reproduire le rapport remarquable et fortement documenté fait par le jury de la classe 73 au sujet de la fabrication des bouteilles :
Rapport du Jury international de la classe 73
« Les différents ouvrages qui ont été publiés sur l’art de la Verrerie « négligent généralement la fabrication des bouteilles.
« Peut-être a-t-on trouvé cette fabrication trop peu artistique. Ce-« pendant si la découverte du verre a été faite par hasard, comme l’é-« crivent la plupart des auteurs, par des marchands Phéniciens qui « avaient installé un foyer formé de blocs de natron sur les bords du « fleuve Belus pour préparer des aliments, il est permis de dire que « les premiers verriers, très inexpérimentés, ont dù produire d’abord « des objets d’une forme quelconque. Forcément, l’outil avec lequel ils « cueillaient le verre devait être un tube en métal auquel on a donné le « nom de « canne » ainsi qu’elle est représentée par les peintures des « hypoges de Beni-Hassan, représentant des verriers thébains souf-« fiant des objets en verre.
« C’est à l’extrémité de cette canne que se trouvait le verre retiré du « creuset par le verrier de cette époque. En soufflant dans cette masse « de verre elle prenait naturellement la forme d’une sphère creuse qui « s’allongeait plus ou moins selon qu’on maintenait la canne dans la « la position horizontale ou dans la position verticale. Lorsqu’on main-« tenait cette sphère pendant un certain temps dans la position verti-« cale elle s’allongeait et devenait cylindrique.
« Pour empêcher ce cylindre de s’allonger outre mesure on était « obligé de l’appuyer sur le sol, de là la naissance du vase cylindrique « qui n’est autre chose ([lie la bouteille de nos jours, avec la différence « toutefois que la forme en a été régularisée par l’emploi de moules de « plus en plus parfaits que nous décrirons plus loin.
« On peut donc ajouter une hypothèse nouvelle à celles existant sur « l’origine du verre ; c'est que les premiers verriers ont dû commencer « par fabriquer d’abord des bouteilles avant de songer à produire des • vases; en un mot, avant de se livrer à la production de là verrerie « d’art.
a D’ailleurs, en nous reportant aux auteurs et particulièrement à « l’ouvrage si complet de M. Henrivaux, le savant Directeur de la Gla-« cerie de Saint-Gobain, Le Verre et le Cristal, auquel nous nous per-« mettrons de faire quelques emprunts au cours de ce rapport, nous
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