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  • Exposition internationale. 1905. Liège. Section française - Classes 67 et 68. Rapport
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  • PAGE DE TITRE
    • Groupe XII. Classe 67 (p.7)
    • Vitraux (p.7)
    • Composition du jury (p.7)
    • Considérations d'ensemble (p.9)
    • Description des expositions (p.13)
    • Exposants (p.15)
    • Liste des récompenses (p.19)
      • Collaborateurs (p.20)
      • Coopérateurs (p.21)
    • Groupe XII. Classe 68 (p.25)
    • Papiers peints (p.25)
    • Jury des récompenses (p.25)
    • Considérations d'ensemble (p.27)
    • Description des expositions (p.31)
      • France (p.31)
      • Allemagne (p.37)
      • Belgique (p.38)
      • Russie (p.39)
    • Liste des récompenses (p.41)
      • Collaborateurs (p.43)
      • Coopérateurs (p.44)
    • Conclusions (p.45)
  • Dernière image

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EXPOSITION DE LIÈGE

une lumière fausse et insuffisante qui les rend presque incompréhensibles et les prive de leurs principaux attraits.

Si l’affluence fut moindre qu’on ne devait le penser et si l’apport de certaines nations comme l’Allemagne se réduisit à des manifestations presque insignifiantes, il y eut cependant à Liège un ensemble considérable et varié d’œuvres, toutes honorables, certaines vraiment belles.

Et il fut possible de se rendre compte assez exactement des tendances actuelles et de l’esthétique particulière vers laquelle incline en ce moment l’Art du vitrail dans une partie de l’Europe.

Un mouvement déjà esquissé parles précédentes Expositions internationales s’est désormais marqué bien nettement. Je veux parler, d’une part, de la volonté chaque jour plus manifeste d’employér la décoration translucide non plus seulement à l’embellissement des édifices religieux ou des foyers domestiques mais encore, et de plus en plus largement, à l’ennoblissement des grands locaux civils, depuis les bibliothèques et les théâtres jusqu’aux banques ou aux gares, où chaque jour davantage se dépense la vie contemporaine.

D’autre part, une évolution s'est faite dans la technique générale et l’on constate maintenant l'abandon progressif des méthodes encore en faveur pendant le dernier tiers du xixe siècle, et d’après lesquelles les peintres verriers constituaient le plus souvent leurs vitraux au moyen de pièces assez grandes fortement travaillées sur le chevalet, parfois même sur les deux faces du verre.

Tout autre est la voie dans laquelle marchent la plupart des artistes contemporains qui s’efforcent d’obtenir les principaux effets par une répartition habile des matériaux très variés que leur offre désormais l'industrie et tout particulièrement l'industrie française, créatrice de la presque totalité des beaux types de verres employés dans le monde entier. Ils s'ingénient donc à « construire » leurs œuvres et à exalter de telle sorte par une juxtaposition bien étudiée les qualités des matériaux employés qu'ils n'aient plus à faire intervenir que discrètement le travail du pinceau.

Ils obtiennent ainsi des œuvres puissantes, brillantes, vibrantes, dans lesquelles toutes les qualités de cette admirable matière qu’est le verre se trouvent mises en valeur, et bien éloignées de ces sortes de stores ou de tableaux transparents qui, pendant un certain nombre d’années, furent produites sous le nom de vitraux.

La faveur de l’immense majorité du public les encourage très nettement à suivre cette direction qui est logique et correspond bien


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