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- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (p.171)
- Composition du jury (p.3)
- Introduction (p.9)
- Chapitre I. Collectivités Scientifiques (p.15)
- Chapitre II. Grande industrie chimique (p.23)
- Chapitre III. Produits de la petite industrie chimique et produits pharmaceutiques (p.53)
- Chapitre IV. Produits de la distillation du bois, des résineux, de la houille et des huiles minérales (p.101)
- Chapitre V. Couleurs minérales, laques, vernis, encres, cirages, encaustiques (p.113)
- Chapitre VI. Savonnerie, stearinerie, huilerie, cires, etc (p.131)
- Chapitre VII. Colles et gélatines (p.147)
- Chapitre VIII. Matières plastiques, soie artificielle (p.155)
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CLASSE 87. — ARTS CHIMIQUES ET PHARMACIE 25
tement les conditions de la vie sociale au cours des cinquante dernières années.
Et, cependant, la proportion de corps azotés utilisés pour ces emplois chimiques est notablement inférieure à celle qui correspond à la consommation des engrais ammoniacaux ou nitratés, auxquels on doit cette culture intensive, caractéristique de notre époque, qui permet aux peuples civilisés de supporter une densité de population presque sans pareille dans l’Histoire. Un million de tonnes de nitrate de soude sont importées annuellement du Chili en Europe; l’agriculture en absorbe en moyenne les quatre cinquièmes. La production européenne des sels ammoniacaux est de 350,000 tonnes par année; c’est aussi l’agriculture qui en consomme la majeure partie.
Ces données mettent en relief et précisent le rôle indispensable des produits azotés dans la vie moderne, et on aperçoit immédiatement combien les conditions en seraient modifiées s’ils venaient à faire défaut.
Or, nos sources actuelles de produits azotés sont loin d’être inépuisables, et on prévoit qu’elles seront à bref délai insuffisantes. Il devient donc indispensable de trouver de nouveaux moyens de production.
Les nitrates de soude du Chili paraissent devoir être épuisés dans une vingtaine d’années. Les autres gisements connus sont peu importants et difficiles à exploiter.
Les sels ammoniacaux proviennent presque exclusivement du traitement des eaux ammoniacales de l’Industrie du gaz d’éclairage et du coke. En supposant qu’on en doublât la production, ce qui ferait 700,000 tonnes par an pour toute l’Europe, on ne parviendrait pas, tant s’en faut, à combler le déficit qui résulterait de l’épuisement total des nitrates de soude, puisque les besoins actuels de nitrates et de sels ammoniacaux atteignent le total annuel de 1,350,000 tonnes. Et, d’ailleurs, au point de vue des industries chi-miqu.es, l’azote ammoniacal ne saurait remplacer l’azote nitrique.
Le problème se pose donc, dans toute son urgence, de créer des ressources d’azote, capables de parer aux conséquences de l’épuisement des nitrates du Chili.
C’est l’Electrochimie qui, en fixant l’azote de ce réservoir inépuisable qu’est l’air atmosphérique, paraît devoir, à brève échéance, apporter à la question une solution pratique.
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