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  • Exposition internationale. 1905. Liège. Section française - Classe 87. Rapport
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  • Première image
  • PAGE DE TITRE
    • TABLE DES MATIÈRES (p.171)
    • Composition du jury (p.3)
    • Introduction (p.9)
    • Chapitre I. Collectivités Scientifiques (p.15)
    • Chapitre II. Grande industrie chimique (p.23)
      • Utilisation de l'azote de l'air (p.24)
        • Angleterre (p.30)
        • Belgique (p.31)
        • Espagne (p.34)
        • France (p.36)
        • Norwège (p.48)
        • Roumanie (p.48)
        • Russie (p.48)
        • Suède (p.49)
    • Chapitre III. Produits de la petite industrie chimique et produits pharmaceutiques (p.53)
      • Produits pharmaceutiques (p.54)
      • Produits chimiques divers (p.58)
        • Allemagne (p.60)
        • Angleterre (p.63)
        • Belgique (p.65)
        • Bulgarie (p.75)
        • Cuba (p.75)
        • République Dominicaine (p.75)
        • Etats-Unis (p.75)
        • France (p.76)
        • Grèce (p.96)
        • Hollande (p.96)
        • Hongrie (p.97)
      • Section internationale (p.97)
        • Italie (p.97)
        • Japon (p.97)
        • Norwège (p.98)
        • Perse (p.99)
        • Russie (p.99)
        • Suisse (p.100)
        • Turquie (p.100)
    • Chapitre IV. Produits de la distillation du bois, des résineux, de la houille et des huiles minérales (p.101)
      • Allemagne (p.102)
      • Angleterre (p.102)
      • Belgique (p.103)
      • Etats-Unis (p.109)
      • Roumanie (p.110)
      • Russie (p.112)
      • Suède (p.112)
    • Chapitre V. Couleurs minérales, laques, vernis, encres, cirages, encaustiques (p.113)
      • Allemagne (p.117)
      • Angleterre (p.118)
      • Belgique (p.119)
      • Bulgarie (p.120)
      • Etats-Unis (p.121)
      • France (p.121)
      • Grèce (p.126)
      • Hollande (p.126)
      • Italie (p.127)
      • Russie (p.128)
      • Suède (p.129)
    • Chapitre VI. Savonnerie, stearinerie, huilerie, cires, etc (p.131)
      • Algérie (p.135)
      • Allemagne (p.135)
      • Angleterre (p.136)
      • Belgique (p.136)
      • Bulgarie (p.141)
      • Chine (p.141)
      • France (p.141)
      • Grèce (p.145)
      • Japon (p.145)
      • Russie (p.145)
    • Chapitre VII. Colles et gélatines (p.147)
      • Belgique (p.148)
      • France (p.150)
    • Chapitre VIII. Matières plastiques, soie artificielle (p.155)
      • La soie artificielle (p.155)
        • Belgique (p.165)
        • Danemark (p.165)
        • France (p.166)
        • Russie (p.169)
  • Dernière image

CLASSE 87. — ARTS CHIMIQUES ET PHARMACIE

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Ces observations justifient l’emploi d’un grand nombre de substances pharmaceutiques qui, mal connues, auraient été rejetées comme inactives.

En face des progrès rapides de l’hygiène, de la médecine et de la chimie, et des besoins toujours nouveaux de la thérapeutique, qu’est devenu l’exercice de la Pharmacie ?

En dehors de quelques médicaments galéniques particulièrement simples, tels que les teintures et les sirops, le pharmacien est aujourd’hui dans l’impossibilité matérielle de préparer lui-même la majeure partie des produits pharmaceutiques. La plupart des substances en effet ne peuvent être obtenues à l’état de pureté que si on les manipule en grande quantité, et, d’autre part, l’Industrie seule est capable de les fabriquer dans de bonnes conditions économiques.

Il en en est résulté une spécialisation à outrance. Des pharmaciens industriels, isolément ou réunis en Société, fabriquent sur une grande échelle un ou plusieurs médicaments, pour les livrer ensuite à leurs confrères, les pharmaciens tenant officine.

En outre, ceux-ci, indépendamment de son emploi pour les prescriptions médicales, donnent fréquemment à tel ou tel produit, découvert ou non par eux, une forme pharmaceutique spéciale dont la pratique professionnelle leur a démontré les avantages, et créent ainsi une « spécialité ». C’est alors la réclame plus ou moins habilement conduite qui entre en lice. De grosses fortunes ont été édifiées par ce moyen.

C’est ainsi que, peu àpeuetparla force des choses, l’esprit industriel et purement commercial est entré dans la profession pharmaceutique, où il avait été longtemps presque ignoré. Cet esprit, et aussi l’encombrement professionnel rendant particulièrement âpre la lutte pour l’existence, sont les causes véritables, selon nous, de la commercialisation de la pharmacie moderne. S’il existe encore de nombreuses officines ayant gardé intactes les traditions du passé et où le souci de la stricte exécution des ordonnances passe avant toute autre préocupation, nous avons le regret de constater qu’il s’est fondé, un peu partout en France, de vastes pharmacies, véritables bazars à médicaments, où l’on compte jusqu’à 50 employés et plus, dont la surveillance, qui devrait être scrupuleuse eu égard à l’effrayante activité de certaines substances par eux manipulées, est pour ainsi dire impossible à un seul et même deux ou trois


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