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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIERES (p.119)
- Composition du Jury (n.n.)
- Introduction (n.n.)
- Première partie. La Parfumerie et la Savonnerie (p.1)
- Deuxième partie. Les Matières premières pour la Parfumerie (p.9)
- Généralités (p.9)
- Exploitation et distribution géographique des plantes à parfums (p.19)
- Production française (p.19)
- Production exotique (p.36)
- Les matières odorantes produites par l'Allemagne (p.36)
- Les matières odorantes produites par l'Angleterre et ses possessions (p.37)
- Les matières odorantes produites par l'Autriche-Hongrie (p.41)
- Les matières odorantes produites par la Bulgarie (p.41)
- Les matières odorantes produites par l'Espagne (p.44)
- Les matières odorantes produites par l'Italie (p.45)
- Les matières odorantes produites par la Chine et le Japon (p.51)
- Les matières odorantes produites par les Etats-Unis et les Philippines (p.53)
- Les matières odorantes produites par le Mexique, le Paraguay et la République Argentine (p.55)
- Les Parfums d'origine animale (p.56)
- Les Parfums artificiels (p.58)
- Etudes des parfums artificiels (p.61)
- Troisième partie. La Parfumerie a l'Exposition de Liége (p.71)
- Dernière image
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Fig. 1. - La distillation de la lavande dans les Alpes (p.13)
- Fig. 2. - La cueillette de la violette aux environs de Grasse (p.21)
- Fig. 3. - La cueillette de la fleur d'oranger au Bar (Alpes-Maritimes) (p.23)
- Fig. 4 . - La cueillette des roses aux environs de Grasse (p.25)
- Fig. 5. - La cueillette du jasmin à Grasse (p.29)
- Fig. 6. - La cueillette de la tubéreuse aux environs de Grasse (p.31)
- Fig. 7. - Une vanillerie à Mayotte (p.35)
- Fig. 8. - La cueillette de la rose en Bulgarie (p.43)
- Fig. 9. - La distillation de la rose de Bulgarie. Chargement d'un alambic (p.45)
- Fig. 10. - La distillation de la rose en Bulgarie. Décantation de l'essence (p.47)
- Fig. 11. - Arbres de Cananga devant une pagode à Bangkok (p.49)
- Fig. 12. - L'ylang-ylang dans la principale rue de Malabon, près Manille (p.55)
- Fig. 13. - L'arrivage des fleurs d'ylang-ylang dans une usine de Manille (p.57)
- Fig. 14. - La distillation de l'ylang-ylang à Manille (p.59)
- Fig. 15. - La distillation de la rose en Bulgarie (p.77)
- Fig. 16. - L'exposition de la maison Michaud (p.97)
- Fig. 17. - Le salon de la maison Houbigant (p.103)
- Fig. 18. - La culture du jasmon à Seillans (p.105)
- Fig. 19. - Le salon de la maison Pinaud (p.107)
- Fig. 20. - L'exposition de la maison Piver (p.111)
- Dernière image
s
EXPOSITION DE LIÈGE
rature des matériaux soumis à la distillation, en d’autres termes d’éviter la formation de produits de pyrogénation. En effet l’essence se trouvanten présence de l’eau, la vapeur d’eau ajoutera son effet à celui de la vapeur d’essence pour vaincre la pression atmosphérique, de sorte que la distillation sera facilitée et se produira à une température un peu inférieure à la température d’ébullition de l'eau. Tandis que si l’on opérait indépendamment de cette substance il faudrait souvent chauffer à des températures élevées, supérieures à 200°, pour distiller l’essence. Il est inutile d’insister sur la valeur odorante des produits qui, dans ces conditions, prendraient naissance par suite de la décomposition de la matière végétale.
Les appareils dont on fait usage sont des alambics de forme et de dimensions très variables. Ces alambics étaient jadis chauffés à feu nu. On les chauffe aujourd’hui soit par injection de vapeur dans l’eau que l’on ajoute aux produits à distiller, soit à l’aide d’un double fond dans lequel circule de la vapeur. Ce second dispositif est le plus fréquemment employé.
La distillation s’effectue encore à feu nu dans les montagnes pour l’extraction de l’huile essentielle de plantes, qui poussent à grande distance des usines : lavande (fig. 1), aspic, thym, romarin, absinthe.
Les liquides qui se condensent se séparent en deux couches. D’une manière générale, l’essence, plus légère que l’eau, surnage ; il existe cependant des essences de densité supérieure à celle de l’eau. Quant aux eaux distillées elles retiennent en dissolution une faible proportion d’essence qui leur donne, dans certains cas, une valeur appréciable. Les eaux de rose et de fleur d'oranger, par exemple, sont des produits de consommation courante. Mais, le plus souvent, les eaux de distillation n’ayant pas une valeur suffisante ou ne renfermant que des quantités de produits odorants trop faibles pour justifier leur récupération, sont rejetées ou mieux versées à nouveau dans les alambics pour une distillation ultérieure.
Comme nous le disions plus haut, le procédé de la distillation est le plus répandu : il est employé aussi bien dans le Midi de la France pour le traitement des innombrables plantes odoriférantes de ce pays fleuri, que dans les autres régions productrices d’huiles essentielles. On peut dire, d’ailleurs, que, à l’exception des essences de Calabre et de Sicile, presque tous les produits odorants exotiques d'origine végétale sont obtenus par cette méthode.
L’huile essentielle extraite par distillation ne possède jamais exactement l’odeur de la plante ou de l’organe de plante qui l’a fournie.
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EXPOSITION DE LIÈGE
rature des matériaux soumis à la distillation, en d’autres termes d’éviter la formation de produits de pyrogénation. En effet l’essence se trouvanten présence de l’eau, la vapeur d’eau ajoutera son effet à celui de la vapeur d’essence pour vaincre la pression atmosphérique, de sorte que la distillation sera facilitée et se produira à une température un peu inférieure à la température d’ébullition de l'eau. Tandis que si l’on opérait indépendamment de cette substance il faudrait souvent chauffer à des températures élevées, supérieures à 200°, pour distiller l’essence. Il est inutile d’insister sur la valeur odorante des produits qui, dans ces conditions, prendraient naissance par suite de la décomposition de la matière végétale.
Les appareils dont on fait usage sont des alambics de forme et de dimensions très variables. Ces alambics étaient jadis chauffés à feu nu. On les chauffe aujourd’hui soit par injection de vapeur dans l’eau que l’on ajoute aux produits à distiller, soit à l’aide d’un double fond dans lequel circule de la vapeur. Ce second dispositif est le plus fréquemment employé.
La distillation s’effectue encore à feu nu dans les montagnes pour l’extraction de l’huile essentielle de plantes, qui poussent à grande distance des usines : lavande (fig. 1), aspic, thym, romarin, absinthe.
Les liquides qui se condensent se séparent en deux couches. D’une manière générale, l’essence, plus légère que l’eau, surnage ; il existe cependant des essences de densité supérieure à celle de l’eau. Quant aux eaux distillées elles retiennent en dissolution une faible proportion d’essence qui leur donne, dans certains cas, une valeur appréciable. Les eaux de rose et de fleur d'oranger, par exemple, sont des produits de consommation courante. Mais, le plus souvent, les eaux de distillation n’ayant pas une valeur suffisante ou ne renfermant que des quantités de produits odorants trop faibles pour justifier leur récupération, sont rejetées ou mieux versées à nouveau dans les alambics pour une distillation ultérieure.
Comme nous le disions plus haut, le procédé de la distillation est le plus répandu : il est employé aussi bien dans le Midi de la France pour le traitement des innombrables plantes odoriférantes de ce pays fleuri, que dans les autres régions productrices d’huiles essentielles. On peut dire, d’ailleurs, que, à l’exception des essences de Calabre et de Sicile, presque tous les produits odorants exotiques d'origine végétale sont obtenus par cette méthode.
L’huile essentielle extraite par distillation ne possède jamais exactement l’odeur de la plante ou de l’organe de plante qui l’a fournie.
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