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  • Exposition internationale. 1905. Liège. Section française - Classe 98. Rapport
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  • PAGE DE TITRE
    • TABLE DES MATIÈRES (n.n.)
    • Comité d'Admission et d'Installation (p.5)
    • Composition du Jury (p.6)
    • Installation de la Section Française (p.7)
    • Opérations du Jury (p.10)
    • Considérations générales (p.12)
    • I. - La Brosserie (p.19)
      • 1. Brosserie fine et grosse brosserie (p.19)
      • 2. Brosses et pinceaux pour la peinture (p.23)
      • 3. Les plumeaux (p.27)
    • II. - La Maroquinerie (p.35)
      • Les fermoirs (p.39)
      • Sacs de voyage et sacs à trousses (p.39)
      • Le cuir d'art (p.39)
      • La gainerie (p.40)
      • Albums et cadres photographiques (p.40)
    • III. - La Tabletterie (p.47)
      • 1. Tabletterie d'os, d'ivoire, de nacre et d'écaille (p.47)
        • L'ivoire (p.47)
        • La nacre (p.53)
        • L'écaille (p.55)
      • 2. Tabletterie de bois (bois sculptés, petits meubles fantaisie) (p.57)
      • 3. Les pipes (en terre, en bois, en écume de mer. - Articles de fumeurs (p.61)
      • 4. Les peignes (corne, celluloïd) (p.63)
      • 5. La laque (p.66)
      • 6. Les petits bronzes (p.67)
    • IV. - La Vannerie (p.85)
    • Remerciements (p.93)
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  • PAGE DE TITRE
    • France : Salon d'honneur (p.2)
    • France. - Palais de l'agriculture (p.15)
    • Portique principal (p.25)
    • Le pont de fraguée (p.37)
    • Le palais des fêtes (p.49)
    • Palais de la ville de Liége (p.59)
    • Le pont Mativa (Hennebique) et le palais de l'alimentation française (p.73)
    • Serbie. - Montenegro. - Palais de la femme. - Canada. - Art ancien. - Parc de la boverie (p.79)
    • La ferme démonstrative (p.89)
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EXPOSITION DE LIÈGE

dans le département de l’Oise qui peut être regardé comme son berceau.

Les arts de l’antiquité se lient aux arts du moyen âge par les sculpteurs en ivoire, plus intimement et avec plus de suite que par tout autre genre d’ornement. Les Byzantins employèrent en effet l'ivoire avec profusion. Dans l’église de Sainte-Sophie, à Constantinople, 365 portes étaient décorées de bas-reliefs en ivoire. On exporta dès cette époque en Occident une grande quantité d'objets de sainteté en ivoire, entre autres des sièges épiscopaux, des diptyques et des triptyques sculptés à l’intérieur de leurs volets. Ces tables à volets servirent souvent de retable aux maîtres-autels de nos églises.

Sous Charlemagne, l’art de l’ivoirier reçut une grande impulsion; « On ne se contenta plus, dit M. Jules Labarte, de débiter l'ivoire en tables pour y sculpter les bas-reliefs qui entraient dans la composition des diptyques et des triptyques ou qui servaient à l’ornementation de leurs livres saints; on y tailla aussi des statuettes. On s’en servit pour une foule d’instruments du culte : calices, reliquaires, bénitiers, crosses, etc. On en faisait des coffrets pour les usages domestiques et on en décorait les armes et les baudriers. »

Aux xie et xii° siècles, l’ivoire étant devenu rare, on le remplaça par la défense des morses. Mais à partir des siècles suivants, le commerce vit reparaître en Europe les dents d’éléphants, et les artistes ivoiriers exécutèrent de remarquables figures en ronde bosse, ainsi qu’une foule de petits ouvrages exécutés au tour.

Etienne Boileau nous apprend dans son « Livre des mestiers » qu’il existait de son temps (xnic siècle) des corporations de tourneurs-table-tiers et tailleurs d'images qui sculptaient et construisaient en os et en ivoire, des figures de saints, des crucifix, des manches de couteaux, des échecs, des coffrets, des olifants et trompes de chasse, etc.

Ce n’est guère que sous le règne de François Ier, que le travail de l’ivoire, exécuté admirablement par les Italiens, les Flamands et les Hollandais, devint en France le privilège exclusif des Dieppois. Sous le souffle vivifiant de la Renaissance, ces derniers s’appliquèrent avec succès à sculpter des panses de vases décorés de hauts reliefs d’un grand mérite; ils surent en même temps profiter de la souplesse de leur talent pour orner les ustensiles domestiques, lesmiroirsde poche, les coffrets de mariage, les boîtes à bijoux, les poignées de dagues, la couverture des livres, les manches de couteaux, etc.

Mais c’est surtout au XVII’ siècle que les sculpteurs en ivoire devinrent de véritables artistes. Alors parut Michel Augier, auteur d’un




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