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  • Exposition internationale. 1905. Liège. Section française - Classe 98. Rapport
  • p.52 - vue 59/108
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  • PAGE DE TITRE
    • TABLE DES MATIÈRES (n.n.)
    • Comité d'Admission et d'Installation (p.5)
    • Composition du Jury (p.6)
    • Installation de la Section Française (p.7)
    • Opérations du Jury (p.10)
    • Considérations générales (p.12)
    • I. - La Brosserie (p.19)
      • 1. Brosserie fine et grosse brosserie (p.19)
      • 2. Brosses et pinceaux pour la peinture (p.23)
      • 3. Les plumeaux (p.27)
    • II. - La Maroquinerie (p.35)
      • Les fermoirs (p.39)
      • Sacs de voyage et sacs à trousses (p.39)
      • Le cuir d'art (p.39)
      • La gainerie (p.40)
      • Albums et cadres photographiques (p.40)
    • III. - La Tabletterie (p.47)
      • 1. Tabletterie d'os, d'ivoire, de nacre et d'écaille (p.47)
        • L'ivoire (p.47)
        • La nacre (p.53)
        • L'écaille (p.55)
      • 2. Tabletterie de bois (bois sculptés, petits meubles fantaisie) (p.57)
      • 3. Les pipes (en terre, en bois, en écume de mer. - Articles de fumeurs (p.61)
      • 4. Les peignes (corne, celluloïd) (p.63)
      • 5. La laque (p.66)
      • 6. Les petits bronzes (p.67)
    • IV. - La Vannerie (p.85)
    • Remerciements (p.93)
  • Dernière image
  • Première image
  • PAGE DE TITRE
    • France : Salon d'honneur (p.2)
    • France. - Palais de l'agriculture (p.15)
    • Portique principal (p.25)
    • Le pont de fraguée (p.37)
    • Le palais des fêtes (p.49)
    • Palais de la ville de Liége (p.59)
    • Le pont Mativa (Hennebique) et le palais de l'alimentation française (p.73)
    • Serbie. - Montenegro. - Palais de la femme. - Canada. - Art ancien. - Parc de la boverie (p.79)
    • La ferme démonstrative (p.89)
  • Dernière image

OC

LS

EXPOSITION DE LIÈGE

des pièces dont la délicatesse surpasse tout ce que l'on peut imaginer.

On distingue l’ivoire provenant des éléphants d’Afrique de celui provenant des éléphants indiens, le premier est plus recherché; il est plus dur, d’un grain plus serré et les défenses sont plus grosses.

Les dents de l'hippopotame fournissent une sorte particulière d’ivoire qui surpasse en finesse et en dureté celui qui provient des éléphants, mais comme ces dents sont fort creuses on ne peut en faire que des petits ouvrages.

L’ivoire est employé en feuilles minces pour la marqueterie

Exposé longtemps à l’air, l’ivoire devient jaunâtre; en sciant une défense on trouve son intérieur teint en diverses nuances, celui qui a une nuance verdâtre ou olivâtre s’appelle ivoire vert et c’est le plus estimé, car on prétend qu’il jaunit moins à l’air que les autres et son grain est beaucoup plus fin. On ne le trouve que dans les défenses enlevées depuis peu de temps à l’éléphant, car en se desséchant il prend une teinte blanche et mate, surtout lorsqu’il est exposé à l’air et à la lumière du soleil.

Les défenses de la vache marine ou morse sont aussi très estimées.

Marchés et pays producteurs. — Les principaux marchés de l’ivoire sont Londres et Anvers où l’on en offre annuellement près de 700.000 kilos; viennent ensuite Liverpool et Hambourg avec 70 ou 80.000 kilos. Le prix moyen est d’environ 25 francs le kilo.

L’ivoire se travaille en France d’une façon absolument artistique et nous sommes placés à la fête des nations européennes pour cette industrie. L’Allemagne et l’Autriche ne produisent que des articles moyens et peu estimés.

Le Japon et la Chine fabriquent quantité d’objets sculptés en ivoire, d’une remarquable finesse et possédant un véritable cachet artistique.

Ce sont les Japonais et les Chinois qui sont les maîtres du monde dans l’art de sculpter l’ivoire, leurs sujets sont vivants et d’une remarquable expression : ce sont de véritables chefs-d’œuvre qu’il nous a été donné d’admirer à l'Exposition de Liège.

Cette industrie est très répandue au Japon et l’on peut dire que les trois quarts de la population s’y adonnent. Nous regrettons sin-cèrement que la dissémination des multiples compositions d’ivoire exposées, ne nous ait pas permis d’admirer l’ensemble de cet art essentiellement japonais. Espérons que pour l'avenir l'intérêt d’un groupement de tous les industriels exposants, travaillant cette matière, sera compris et qu'il nous sera donné de juger de véritables Exposi-


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