- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (n.n.)
- Comité d'Admission et d'Installation (p.5)
- Composition du Jury (p.6)
- Installation de la Section Française (p.7)
- Opérations du Jury (p.10)
- Considérations générales (p.12)
- I. - La Brosserie (p.19)
- II. - La Maroquinerie (p.35)
- III. - La Tabletterie (p.47)
- IV. - La Vannerie (p.85)
- Remerciements (p.93)
- Dernière image
- Première image
- PAGE DE TITRE
- France : Salon d'honneur (p.2)
- France. - Palais de l'agriculture (p.15)
- Portique principal (p.25)
- Le pont de fraguée (p.37)
- Le palais des fêtes (p.49)
- Palais de la ville de Liége (p.59)
- Le pont Mativa (Hennebique) et le palais de l'alimentation française (p.73)
- Serbie. - Montenegro. - Palais de la femme. - Canada. - Art ancien. - Parc de la boverie (p.79)
- La ferme démonstrative (p.89)
- Dernière image
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EXPOSITION DE LIÈGE
Au moyen âge, on utilisait déjà la corne et l’ivoire pour la fabrication des peignes, mais les articles d’usage courant étaient en huis ou en bois d’alisier. Le celluloïd ne fut employé que vers l’année 1878.
La fabrication des peignes, en France, semble s’être exclusivement circonscrite dans les départements de l’Eure, de l’Ain et de l'Ariège.
Le département de l’Eure a la spécialité de l’article fin en corne. L'article de l’Ariège est de qualité moyenne et ordinaire. Dans le département de l’Ain, à Oyonnax, le celluloïd est employé presque exclusivement. La corne qui y était travaillée anciennement est presque abandonnée aujourd’hui.
Il s’est créé de nos jours, dans l’Eure, des établissements importants pour la fabrication des peignes, principalement à Ezy, à Ivry-la-Bataille et au petit village de l'Habit-au-Bois-le-Roi.
L’introduction de machines dans l’industrie du peigne date environ de 1830; dès cette époque elle fit de rapides progrès et le travail manuel fut diminué dans une forte proportion.
Les cornes. — Les cornes employées sont de provenances diverses. On en tire un peu de France, mais principalement de l’Amérique du Sud et du Cap, l’Australie exporte aussi une corne très appréciée.
Les Etats-Unis sont aussi un pays de grande production de cornes. Le Texas, la Californie, le Colorado, etc., etc., nous fournissaient, il y a environ quinze ans, plusieurs millions de cornes par an. Mais aujourd’hui, non seulement ils n’exportent plus, mais l’Amérique du Nord vient elle-même sur nos marchés en acheter de toutes provenances.
Les principaux marchés d’approvisionnement sont, pour nous, Le Havre, Marseille, Anvers et Londres. On constate chaque année une diminution sensible sur l'arrivage des cornes en France, cet état de choses est dû à la propagation dans les pays d’élevage de la race « Durham » qui est un bœuf sans cornes.
La Chine, l’Indo-Chine et le Siam nous fournissent la corne de buffle.
L’industrie du peigne est très ancienne à Oyonnax, on ne faisait guère au début que le peigne de buis; vers 1796 on commença à employer la corne, ainsi qu’à Ezy, dans l’Eure.
Depuis 1848, c’est-à-dire l’époque à laquelle les machines à douter furent employées pour la fabrication du peigne, cette industrie n’a fait que prospérer.
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