- Première image
- PAGE DE TITRE
- TABLE DES MATIÈRES (n.n.)
- Comité d'Admission et d'Installation (p.5)
- Composition du Jury (p.6)
- Installation de la Section Française (p.7)
- Opérations du Jury (p.10)
- Considérations générales (p.12)
- I. - La Brosserie (p.19)
- II. - La Maroquinerie (p.35)
- III. - La Tabletterie (p.47)
- IV. - La Vannerie (p.85)
- Remerciements (p.93)
- Dernière image
- Première image
- PAGE DE TITRE
- France : Salon d'honneur (p.2)
- France. - Palais de l'agriculture (p.15)
- Portique principal (p.25)
- Le pont de fraguée (p.37)
- Le palais des fêtes (p.49)
- Palais de la ville de Liége (p.59)
- Le pont Mativa (Hennebique) et le palais de l'alimentation française (p.73)
- Serbie. - Montenegro. - Palais de la femme. - Canada. - Art ancien. - Parc de la boverie (p.79)
- La ferme démonstrative (p.89)
- Dernière image
LA TABLETTERIE
S:
La première machine à découper les dents des peignes fut inventée par un ouvrier mécanicien d’Ezy, dans l’Eure, nommé Renout ; avant cette découverte, on se servait d'une sorte de scie à lames parallèles appelée « l’Estadou ».
Traitement des cornes. — La préparation de la corne est assez délicate et demande beaucoup de manipulation. Nous résumons sommairement cette préparation : livrée brut à l’usine, on commence par le débitage de la corne en tronçons. Ces tronçons s’en vont à l’ouverture pour y être ouverts et redressés en plaques, ces plaques vont ensuite au dollage, où après une huitaine de jours de trempe, elles sont dollées et remises à l'eau pour y séjourner un mois environ, avant de passer dans les presses hydrauliques dont les plaques sont chauffées par la vapeur et dans lesquelles, sous une pression d’environ 150 à 160.000 kilos les plaques de corne deviennent claires et transparentes.
Pour être livrée à la fabrication du peigne, la corne appelée corne d’Irlande ne nécessite que les deux premières opérations, c’est-à-dire le débitage et l’ouverture.
Le celluloïd. — Le celluloïd, connu depuis 1870, ne fut définitivement adopté pour la fabrication des peignes qu’en 1878. Cette matière eut une vogue immense qui ne s’est pas démentie grâce à son bas prix et à sa belle apparence. Les premiers peignes faits avec cette matière, sous le nom de « simili écaille » eurent un grand succès, les peignes houles à la mode à cette époque se vendaient jusqu’à 30 et 35 francs la pièce, on trouve aujourd'hui de très jolis peignes en celluloïd à 2 francs ou 2 fr. 50.
C’est à M. Charles Bernadac, fondateur de la Société anonyme l’Oyonnithe, que l’on doit l'introduction du celluloïd dans la fabrication du peigne à Oyonnax. Cette place emploie aujourd'hui près de 100.000 kilos de cette matière par mois, presque exclusivement pour la fabrication des peignes.
La production du celluloïd en France peut être estimée actuellement à près de 10.000 kilos par jour; cette production est encore supérieure en Allemagne. Grâce à certains genres et à certains mélanges de cette matière, nous en exportons beaucoup plus que nous n’en importons, et nous en vendons même aux Allemands une quantité appréciable.
L’application du celluloïd dans l’industrie, en dehors du peigne, n’est pas aussi importante en France qu’à l’étranger, et notamment
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