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- TABLE DES MATIÈRES
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- PAGE DE TITRE
- I. Céréales (p.3)
- II. Légumineuses (p.4)
- III. Plantes fourragères (p.4)
- IV. Crucifères (p.5)
- Navets. Racines modelées en cire, graines (p.5)
- V. Crénopodées (p.5)
- VI. Ombellifères (p.5)
- VII. Solanées (p.5)
- VIII. Linacées (p.6)
- IX. Bois (p.6)
- X. Fruits divers et plantes potagères (p.6)
- XI (p.6)
- XII (p.6)
- XIII. 14 cadres vitrés contenant l'anatomie physiologique des grains de céréales (p.6)
- XIV. 120 tableaux encadrés représentant les types primés des races principales indigènes, bovines, ovines et porcines (p.6)
- XV. Toisons des races ovines indigènes (p.6)
- Les races ovines et les laines de l'Angleterre (p.7)
- Dernière image
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LES RACES OVINES ET LES LAINES DE L’ANGLETERRE.
Dans l’exposé rapide que je donne plus loin de nos diverses espèces de laines, je me suis efforcé d’indiquer en peu de mots les ca-^y^ctères physiques les plus généraux et la valeur, comme produit agricole, de chacune d’elles, ne faisant porter mes observations, excepté pour quelques cas particuliers, que sur les toisons brutes, parce que les limites de cette énumération ne me permettent pas de justifier d’une manière convenable les nombreux revers dus à descroisements qui, chaque année, deviennent plus importants et occasionnent de grands changements, tant dans l’industrie que dans l’agriculture en particulier.
PREMIÈRE SECTION.
Caractères agricoles des principales bêtes à laine d’Angleterre.
(
Races à longue laine.
Lincolnshire. — Cette espèce occupe le premier rang parmi celles des bêtes à laine de la Grande-Bretagne, soit par le poids de l'animal, soit par le volume de sa toison. Le mouton est privé de cornes ; la face et les jambes sont blanches, le corps est allongé, les côtes sont plates et les jambes grosses; il atteint un volume considérable quand il est nourri dans les riches pâturages des terres basses du Lincolnshire, et produit une toison pesante qui était primitivement le principal bénéfice, les éleveurs ayant plutôt en vue une abondante toison que le perfectionnement du corps de l’animal. Il y a eu pendant de longues années grande rivalité entre eux et les Leiees-ters perfectionnés, dont la race avait été probablement plus surveillée sous le rapport des améliorations à apporter au corps de l’animal que sous celui du perfectionnement de la toison. Enfin ces deux races furent croisées, et le produit, par un système d’éducation sagement dirigé, finit par présenter les qualités les plus éminentes des deux races; la grossièreté des formes de l’animal disparut graduellement, la chair était plus uniformément répartie, et l’époque du développement complet fut hâtée d’une année; — il n’y eut plus besoin d’une aussi abondante nourriture, et il se manifesta une disposition à l’engraissement ; Iss jeunes brebis acquirent une plus grande valeur; quand on les conduisait au marché, elles étaient dans de meilleures conditions, et on en obtenait un prix plus élevé que précédemment. La toison pesait un peu moins, mais elle était de meilleure qualité. Maintenant, par suite du système perfectionné de culture du navet, le mouton est propre à se rendre à pied au marché au bout d’un an. Chacun d’eux pèse alors 100 livres (45\34) ; si on les garde jusqu’à ce qu’ils soient plus âgés,ils deviennent très-grands, et ne sont plus aussi convenables pour être vendus au marché. On peut citer pour exemple trois moutons tués il y a quelques années, et âgés l’un de trois ans, l’au-
tre de deux, et un troisième d’un an seulement : leur poids respectif était de 386 livres ( 175k.01 ), 364 livres (165k.03)t et 284 livres ( I28k.76). Les moutons nourris sur des terres hautes et légères {the Wolds) sont, comme on devait s’y attendre , moins volumineux, et fournissent une toison moins abondante, mais ils conservent tous les caractères propres à la race; ils contiennent généralement plus du sang desLeicesters.
La toison des moutons des terres basses a le brin très-long et l’aspect brillant et lustré; son poids moyen est de 12 livres (5k.44), quelques-unes dépassent de beaucoup ce poids : celui des toisons des terres hautes peut être évalué à 8 livres (3k.62).
Dans quelques districts, cette race se trouve croisée avec l’Exmoor, avec la South-down et la Bampton ; le croisement le plus ordinaire se fait avec la race Leicester.
Leicester. — C’est vers le milieu du siècle dernier que M. Bakewell, de Dishley, dans le comté de Leicester, commença ses expériences pour l’amélioration de la race de moutons à longue laine qui, à cette époque, était commune à tous les comtés du milieu. On regardait alors les anciens Leicesters comme possédant beaucoup d’excellentes qualités en même temps que de nombreux défauts. Bakewell, par un croisement judicieux avec d’autres races, chercha à remédier à ces imperfections et à conserver les bonnes qualités de la race primitive. Jusqu’alors le grand objet que se proposaient les éleveurs paraît s’être borné à la production d’animaux le plus volumineux possible et produisant la toison la plus pesante. Les anciens Leicesters sont représentés comme des animaux de grande taille, massifs, et dont la toison était formée de brins grossiers. Leur chair, sans délicatesse, n’avait que peu de saveur. Le corps était long et mince, aplati latéralement; les os en étaient volumineux; il était supporté par des jambes épaisses et grossières ; sa toison étatt pesante, longue et grossière de qualité. I/animal mangeait lentement, et quand on l’envoyait au marché à l’âge de 2 ou 3 ans, il pesait de 100 à 120 livres (54k.34 à 54k.40). Tel était l’état particulier de la race sur laquelle Bakewell commença d’appliquer son système perfectionné d’éducation. Ayant compris le rapport qui existe entre la forme d’un animal et ses dispositions physiques, il chercha à croiser son espèce de mouton avec celles des races qu’il regardait comme les plus propres à donner sûrement à l’organisation de l’animal ce qui manquait dans l’ancienne race, et par là à faire naître une aptitude au développement le plus grand possible de la chair et de la graisse dans un plus court espace de temps et avec une moindre dépense de nourriture. La toison ne fut cependant pas négligée, comme devant nécessairement participer au perfectionnement de l’animal. II fallait, de toute nécessité,
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,73 %.
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LES RACES OVINES ET LES LAINES DE L’ANGLETERRE.
Dans l’exposé rapide que je donne plus loin de nos diverses espèces de laines, je me suis efforcé d’indiquer en peu de mots les ca-^y^ctères physiques les plus généraux et la valeur, comme produit agricole, de chacune d’elles, ne faisant porter mes observations, excepté pour quelques cas particuliers, que sur les toisons brutes, parce que les limites de cette énumération ne me permettent pas de justifier d’une manière convenable les nombreux revers dus à descroisements qui, chaque année, deviennent plus importants et occasionnent de grands changements, tant dans l’industrie que dans l’agriculture en particulier.
PREMIÈRE SECTION.
Caractères agricoles des principales bêtes à laine d’Angleterre.
(
Races à longue laine.
Lincolnshire. — Cette espèce occupe le premier rang parmi celles des bêtes à laine de la Grande-Bretagne, soit par le poids de l'animal, soit par le volume de sa toison. Le mouton est privé de cornes ; la face et les jambes sont blanches, le corps est allongé, les côtes sont plates et les jambes grosses; il atteint un volume considérable quand il est nourri dans les riches pâturages des terres basses du Lincolnshire, et produit une toison pesante qui était primitivement le principal bénéfice, les éleveurs ayant plutôt en vue une abondante toison que le perfectionnement du corps de l’animal. Il y a eu pendant de longues années grande rivalité entre eux et les Leiees-ters perfectionnés, dont la race avait été probablement plus surveillée sous le rapport des améliorations à apporter au corps de l’animal que sous celui du perfectionnement de la toison. Enfin ces deux races furent croisées, et le produit, par un système d’éducation sagement dirigé, finit par présenter les qualités les plus éminentes des deux races; la grossièreté des formes de l’animal disparut graduellement, la chair était plus uniformément répartie, et l’époque du développement complet fut hâtée d’une année; — il n’y eut plus besoin d’une aussi abondante nourriture, et il se manifesta une disposition à l’engraissement ; Iss jeunes brebis acquirent une plus grande valeur; quand on les conduisait au marché, elles étaient dans de meilleures conditions, et on en obtenait un prix plus élevé que précédemment. La toison pesait un peu moins, mais elle était de meilleure qualité. Maintenant, par suite du système perfectionné de culture du navet, le mouton est propre à se rendre à pied au marché au bout d’un an. Chacun d’eux pèse alors 100 livres (45\34) ; si on les garde jusqu’à ce qu’ils soient plus âgés,ils deviennent très-grands, et ne sont plus aussi convenables pour être vendus au marché. On peut citer pour exemple trois moutons tués il y a quelques années, et âgés l’un de trois ans, l’au-
tre de deux, et un troisième d’un an seulement : leur poids respectif était de 386 livres ( 175k.01 ), 364 livres (165k.03)t et 284 livres ( I28k.76). Les moutons nourris sur des terres hautes et légères {the Wolds) sont, comme on devait s’y attendre , moins volumineux, et fournissent une toison moins abondante, mais ils conservent tous les caractères propres à la race; ils contiennent généralement plus du sang desLeicesters.
La toison des moutons des terres basses a le brin très-long et l’aspect brillant et lustré; son poids moyen est de 12 livres (5k.44), quelques-unes dépassent de beaucoup ce poids : celui des toisons des terres hautes peut être évalué à 8 livres (3k.62).
Dans quelques districts, cette race se trouve croisée avec l’Exmoor, avec la South-down et la Bampton ; le croisement le plus ordinaire se fait avec la race Leicester.
Leicester. — C’est vers le milieu du siècle dernier que M. Bakewell, de Dishley, dans le comté de Leicester, commença ses expériences pour l’amélioration de la race de moutons à longue laine qui, à cette époque, était commune à tous les comtés du milieu. On regardait alors les anciens Leicesters comme possédant beaucoup d’excellentes qualités en même temps que de nombreux défauts. Bakewell, par un croisement judicieux avec d’autres races, chercha à remédier à ces imperfections et à conserver les bonnes qualités de la race primitive. Jusqu’alors le grand objet que se proposaient les éleveurs paraît s’être borné à la production d’animaux le plus volumineux possible et produisant la toison la plus pesante. Les anciens Leicesters sont représentés comme des animaux de grande taille, massifs, et dont la toison était formée de brins grossiers. Leur chair, sans délicatesse, n’avait que peu de saveur. Le corps était long et mince, aplati latéralement; les os en étaient volumineux; il était supporté par des jambes épaisses et grossières ; sa toison étatt pesante, longue et grossière de qualité. I/animal mangeait lentement, et quand on l’envoyait au marché à l’âge de 2 ou 3 ans, il pesait de 100 à 120 livres (54k.34 à 54k.40). Tel était l’état particulier de la race sur laquelle Bakewell commença d’appliquer son système perfectionné d’éducation. Ayant compris le rapport qui existe entre la forme d’un animal et ses dispositions physiques, il chercha à croiser son espèce de mouton avec celles des races qu’il regardait comme les plus propres à donner sûrement à l’organisation de l’animal ce qui manquait dans l’ancienne race, et par là à faire naître une aptitude au développement le plus grand possible de la chair et de la graisse dans un plus court espace de temps et avec une moindre dépense de nourriture. La toison ne fut cependant pas négligée, comme devant nécessairement participer au perfectionnement de l’animal. II fallait, de toute nécessité,
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,73 %.
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