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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Description de l'Exposition (p.7)
- Le Jury international (p.10)
- Tableau des récompenses (p.11)
- Les Exposants : Allemagne (p.12)
- Les Exposants : Angleterre (p.14)
- Les Exposants : Belgique (p.16)
- Les Exposants : Brésil (p.17)
- Les Exposants : Chine (p.17)
- Les Exposants : Italie (p.18)
- Les Exposants : France (p.20)
- Les Exposants : Russie (p.21)
- Les Exposants : Suisse (p.21)
- Conclusion (p.24)
- Exportations de France en Italie (p.25)
- Dernière image
8
GROUPE XIX. — CLASSES 125 ET 126
empruntant au fleuve, sur une longueur de près de trois kilomètres, un charme particulier, était rassemblé, pour le plus grand plaisir des yeux, tout ce qui constitue une exposition. Décor et tableau étaient admirables, dignes du pays d’artistes qui les créa : tout au phis pouvait-on regretter le manque d’esthétique de certaines enclaves de constructions urbaines, situées, à la vérité, en dehors des barrières de l’Exposition, mais paraissant faire corps avec elle, placées qu’elles étaient dans le prolongement de quelque palais, taches de lèpre sur un corps sain.
L’ensemble restait toutefois harmonieux : on pouvait le diviser pratiquement en trois parties. Sur la rive droite du Pô, les grands palais des Nations; sur la rive gauche, les galeries du Travail et des Machines et pavillons divers; au Pilonetto, un ensemble architectural d’une belle conception, abritant les produits des industries les plus diverses.
C’est dans ces trois parties de l’Exposition que nous aurons à chercher les exposants des classes 125 et 126.
Ces préliminaires posés, une question se présente : pouvait-on affirmer que l’on ait vu, à l’Exposition de Turin, partout ce qui pourrait s’appeler l’originalité ?
Pour un observateur superficiel, l’Exposition apparaissait, comme toutes ses devancières, un ensemble de palais magnifiques où le plâtre et le bois jouent le bronze et les marbres.
Façades somptueuses, entrées monumentales, on avait vu tout cela à Paris, à Bruxelles, à Saint-Louis, à Milan : allait-on, à Turin, se trouver en présence d’un spectacle déjà édité ? Appréhension peut-être justifiée, mais en tout cas bien vite dissipée : d’un examen plus attentif, on devait, en effet, conclure à une architecture, qui tout en restant d’« Exposition » était bien locale, pleine d’idéal et d’originalité. D’un goût très averti, les architectes avaient profité des modèles que leur offrait la ville et de son cadre. Sur les collines du Valentino, parmi les villas et les parcs se sont donc continuées les galeries, les colonnades, les perspectives caractéristiques de Turin, de sorte que l’Exposition, synthèse de l’art italien de construire, apparut bien neuve, par certains côtés, inédite, sous certains rapports.
Façades somptueuses, oui, mais encore et surtout intérieurs terminés, ne « sentant pas le hangar », où les armatures de charpente disparaissaient sous le stuc artistiquement gâché, où les plafonds existaient réellement ou, du moins, apparaissaient tels qu’ils donnaient l’illusion de se trouver dans une salle de palais et non dans une halle à marchandises.
Peut-être pourrait-on avancer que dans ces palais aux entrées majestueuses les sorties n’étaient pas libéralement réparties. Etait-ce là une lacune des constructeurs, ou bien avaient-ils voulu procéder à l’instar des ces tenanciers de bazars japonais où un sytème ingénieux de chicanes interdit au visiteur de^sortir autrement que par une porte déterminée, après avoir parcouru de force tout l’étalage de l’habile marchand ?
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,74 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
GROUPE XIX. — CLASSES 125 ET 126
empruntant au fleuve, sur une longueur de près de trois kilomètres, un charme particulier, était rassemblé, pour le plus grand plaisir des yeux, tout ce qui constitue une exposition. Décor et tableau étaient admirables, dignes du pays d’artistes qui les créa : tout au phis pouvait-on regretter le manque d’esthétique de certaines enclaves de constructions urbaines, situées, à la vérité, en dehors des barrières de l’Exposition, mais paraissant faire corps avec elle, placées qu’elles étaient dans le prolongement de quelque palais, taches de lèpre sur un corps sain.
L’ensemble restait toutefois harmonieux : on pouvait le diviser pratiquement en trois parties. Sur la rive droite du Pô, les grands palais des Nations; sur la rive gauche, les galeries du Travail et des Machines et pavillons divers; au Pilonetto, un ensemble architectural d’une belle conception, abritant les produits des industries les plus diverses.
C’est dans ces trois parties de l’Exposition que nous aurons à chercher les exposants des classes 125 et 126.
Ces préliminaires posés, une question se présente : pouvait-on affirmer que l’on ait vu, à l’Exposition de Turin, partout ce qui pourrait s’appeler l’originalité ?
Pour un observateur superficiel, l’Exposition apparaissait, comme toutes ses devancières, un ensemble de palais magnifiques où le plâtre et le bois jouent le bronze et les marbres.
Façades somptueuses, entrées monumentales, on avait vu tout cela à Paris, à Bruxelles, à Saint-Louis, à Milan : allait-on, à Turin, se trouver en présence d’un spectacle déjà édité ? Appréhension peut-être justifiée, mais en tout cas bien vite dissipée : d’un examen plus attentif, on devait, en effet, conclure à une architecture, qui tout en restant d’« Exposition » était bien locale, pleine d’idéal et d’originalité. D’un goût très averti, les architectes avaient profité des modèles que leur offrait la ville et de son cadre. Sur les collines du Valentino, parmi les villas et les parcs se sont donc continuées les galeries, les colonnades, les perspectives caractéristiques de Turin, de sorte que l’Exposition, synthèse de l’art italien de construire, apparut bien neuve, par certains côtés, inédite, sous certains rapports.
Façades somptueuses, oui, mais encore et surtout intérieurs terminés, ne « sentant pas le hangar », où les armatures de charpente disparaissaient sous le stuc artistiquement gâché, où les plafonds existaient réellement ou, du moins, apparaissaient tels qu’ils donnaient l’illusion de se trouver dans une salle de palais et non dans une halle à marchandises.
Peut-être pourrait-on avancer que dans ces palais aux entrées majestueuses les sorties n’étaient pas libéralement réparties. Etait-ce là une lacune des constructeurs, ou bien avaient-ils voulu procéder à l’instar des ces tenanciers de bazars japonais où un sytème ingénieux de chicanes interdit au visiteur de^sortir autrement que par une porte déterminée, après avoir parcouru de force tout l’étalage de l’habile marchand ?
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