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  • Exposition universelle. 1911. Turin - Groupe XIX. Classes 125 et 126. Matériel et machines...
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    • Description de l'Exposition (p.7)
    • Le Jury international (p.10)
    • Tableau des récompenses (p.11)
    • Les Exposants : Allemagne (p.12)
    • Les Exposants : Angleterre (p.14)
    • Les Exposants : Belgique (p.16)
    • Les Exposants : Brésil (p.17)
    • Les Exposants : Chine (p.17)
    • Les Exposants : Italie (p.18)
    • Les Exposants : France (p.20)
    • Les Exposants : Russie (p.21)
    • Les Exposants : Suisse (p.21)
    • Conclusion (p.24)
    • Exportations de France en Italie (p.25)
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INDUSTRIES TEXTILES

9

Nous venons de dire que par son cachet personnel indéniable dans la construction, Turin avait voulu faire autre chose : Turin avait voulu aussi et, peut-être, avant tout, attirer l’attention du visiteur sur la « mise en activité des instruments de production». Par conséquent,inutile de chercher au Valentino la somptueuse Galerie des Machines, au sens de l’imposante halle de 1889, à Paris. Les organisateurs ont préféré laisser installer un peu partout une série de petits ateliers où, recevant invisiblement sa force propre, chaque machine de filature, chaque machine de tissage fonctionnerait au grand jour.

Déjà l’Exposition de Saint-Louis (U. S. A., 1904) avait essayé de réaliser ce rêve, montrer des procédés plutôt que des produits. Malgré l’habileté connue, les moyens sans limite presque, dont disposent les Américains, il n’a pas semblé aux observateurs de ce temps-là qu’ils aient, en 1904, fait autre chose que suivre les errements passés, comme en font foi certains, rapports.

Au contraire, l’Exposition de Turin avait réussi dans nombre de classes et, en tous cas, pour celles qui nous occupent, à assurer « l’exhibition du travail fonctionnant en vue du spectateur ». Désireux qu’ils étaient de voir cette Exposition demeurer l’« expression de la sélection et de l’innovation industrielle rendue vivante par l’action telle qu’elle se produit dans les usines », les organisateurs avaient multiplié les ateliers, installé un peu partout les coins d’usine : on voyait filer le coton, on entendait battre les métiers, on apercevait la navette tisser la laine, la soie, le coton.

Œuvre pleine de vérité que présentait ainsi à un degré peut-être plus parfait que ses devancières l’Exposition de Turin: c’était bien le « lavore en azzione ».

Toutefois l’importance représentée des classes qui nous occupent était, pour la France du moins, très restreinte. Il faut en rechercher les causes probablement au fait qu’en raison des efforts faits dans les expositions universelles assez fréquentes qui ont eu lieu ces dernières années, un peu d’inertie était bien naturelle de la part d’industriels que ces sortes de manifestations entraînent à des dépenses importantes et à de sérieux dérangements. Pour la France, nul doute que l’Exposition de Roubaix n’ait fait, de plus, une concurrence sérieuse à celle de Turin.

Une autre caractéristique de l’Exposition de Turin était son sérieux. Si « foire du monde » ou d’un monde restreint au moins, comme cherchent à s’intituler toutes les expositions internationales, vient de Feria, qui veut aussi dire fête, l’Exposition des rives du Pô était la. fête du Travail, la fête du Labeur et de ce qu’il engendre. Tout au plus, pour sacrifier aux idées reçues en matière d’exposition et assurer un délassement aux visiteurs fatigués, avait-on,dans une enceinte reléguée un peu loin, installé une kermesse orientale, sorte de Luna Park d’invention américaine,avec les inévitables villages de noirs ou d’indigènes de diverses races.Le principal attrait,au Valentino,résidait bien dans la montre, la « mostra » du Travail et de ses produits. Bien conduite, parlant aux yeux comme à l’esprit, l’Exposition de Turin a été une école intéressante pour les




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