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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Genèse de l'exposition de Gand 1913 (p.3)
- Groupe XIV - Classe 90 - La parfumerie (p.9)
- Compte rendu et rapport officel des opérations des jurys a l'exposition universelle internationale de Gand 1913 pour le groupe XIV - Classe 90 - Parfumerie (p.15)
- Jury supérieur (p.15)
- Récompenses aux collaborateurs et coopérateurs (p.20)
- Quelques statistiques ou résumé des récompenses (p.21)
- Développement parallèle de deux industries : celle du parfum et celle de la fleur (p.23)
- La floriculture en Belgique et Hollande (p.27)
- Du sens de l'odorat (p.29)
- Olfactoscope P. Fournie (p.31)
- Légende pour le fonctionnement de l'olfactoscope P. Fournie (p.32)
- Notices sur les maisons de parfumerie ayant exposé leurs produits a Gand 1913 (p.35)
- Parfumerie GELLÉ frères Fondée en 1826 PAUL LECARON fils, successeur Gand 1913. - Membre du jury (président) hors concours (p.37)
- Parfumerie Ed. PINAUD KLOTZ, Successeur Gand 1913. - Grand prix (p.39)
- Parfumerie L.-T. PIVER Gand 1913. - Hors concours (p.40)
- J. Simon et Cie Gand 1913. - Membre du jury, hors concours (p.43)
- Maison Louis PLASSARD Gand 1913. - Hors concours (p.45)
- Parfumerie VIVILLE Gand 1913. - Grand prix (p.47)
- Maison BING fils Gand 1913. - Grand prix (p.49)
- Fabriques de Produits de Chimie organique DE LAIRE 129, quai d'Issy-les-Moulineaux à Issy (Seine) Gand 1913. - Hors concours (p.51)
- Maison Justin DUPONT Gand 1913. - Grand prix (p.53)
- Parfumerie MOUILLERON BOURDERIONNET, Successeur Gand 1913. - Diplôme d'honneur (p.54)
- Parfumeries GABILLA Gand 1919. - Diplôme d'honneur (p.55)
- Maison ROBERTY PERRAULT et Co Gand 1913. - Grand prix (p.57)
- RAPHEL-CARBONEL (ses enfants) Turin 1911. - Grand prix Gand 1913. - Grand prix (p.59)
- Maison Adolphe GOUIN et CIE Gand 1912. - Grand prix (p.59)
- Parfumerie "VALENCIA" Gand 1913. - Médaille d'argent (p.61)
- Maison Georges LARIDAN Fondée en 1901 Gand 1913. - Médaille d'or (p.61)
- ROURE-BERTRAND fils Grasse Gand 1913 - Hors concours, membre du jury (p.63)
- Distilleries Françaises de la Vallée des Roses Gand 1913. - Membre du jury, hors concours (p.65)
- Eau Gorlier, M. C. ROUSSEL, préparateur Gand 1913. - Diplôme d'honneur (p.65)
- Parfumeries de Seillans MME la Vicomtesse DE SAVIGNY DE MONCORPS Gand 1913. - Grand prix (p.66)
- Les parfums dans l'antiquité (p.69)
- Les bains dans l'antiquité, au moyen-age et de nos jours (p.77)
- Parfumeurs, distillateurs, alambic, distillation (p.80)
- Du parfumeur (marchand de parfumerie) (p.82)
- Dernière image
- Première image
- PAGE DE TITRE
- [Classe 90. Parfumerie. Plan de la section] (p.13)
- [Olfatoscope P. Fournie] (p.33)
- [Parfumerie Gellé frères] (p.36)
- [Parfumerie Ed. Pinaud] (p.38)
- [Parfumerie L.-T.Piver] (p.40)
- [Parfumerie J. Simon et cie] (p.42)
- [Parfumerie Louis Plassard] (p.44)
- [Parfumerie Viville] (p.46)
- [Parfumerie Bing fils] (p.48)
- [Fabriques de produits de chimie organique De Laire] (p.50)
- [Parfumerie Justin Dupont] (p.52)
- [Parfurmerie Mouilleron] (p.54)
- [Parfumerie Gabilla] (p.55)
- [Parfumerie Roberty Perrault et co] (p.56)
- [Parfumerie Raphel-Carbonel (ses enfants)] (p.58)
- [Parfurmerie Valencia] (p.60)
- [Parfurmerie Roure-Bertrand fils] (p.62)
- [Distillerie française de la Vallée des roses] (p.64)
- Dernière image
■ — 74 —
d'eau de roses. Les parfums étaient généralement enfermés dans des vases de cristal ou de métal précieux qui affectaient toute espèce de forme. Mais la forme qui plaisait le plus, était celle d’une pomme dans laquelle on mettait du nuise, de Yambre et d’autres aromates; cette pomme appelée pomanbre ou pomme d’ambre, figurait presque toujours parmi les trésors des rois ou des grands personnages. A côté des pomandres, on voyait les oiselets de Chypre, composés d’aromates réduits en pâte et moulés en forme d'oiseau, qu’on brûlait pour parfumer l’air. Les jours de fête publique on parfumait les fontaines.
Ce fut Catherine de Médicis qui généralisa en France l’usage des parfums; René le Florentin, venu à sa suite, établit sur le Pont au Change une boutique où se pressa le monde élégant, qui venait y acheter aussi bien des parfums que des poisons, deux choses qui marchaient de pair alors.
Sous le règne de Louis XV, la mode des parfums devint une véritable épidémie; à la Cour, l’étiquette prescrivait l’usage d’un parfum différent chaque jour et Versailles reçut le nom de Cour parfumée; les dépenses de Mme de Pompadour s’élevèrent parfois jusqu’à 500.000 francs par an pour ce seul article. A la Révolution, la parfumerie partagea le naufrage de tous les objets de luxe; mais bannie à l’époque des grandes luttes, elle revint avec le Directoire et reprit toute son importance, grâce à Joséphine de Beauharnais, qui l’aimait avec la passion d’une créole. Depuis ce moment, l’usage des parfums a suivi une progression constante, en rapport avec l'envahissement du luxe. Disons toutefois que notre goût s’est perfectionné; les odeurs de musc, de civette, si fort à la mode chez les élégants du xvie et du xvne siècle, feraient tomber en pâmoison nos petites maîtresses, habituées à des parfums plus légers et plus délicats.
LES PARFUMS CONSIDÉRÉS COMME ANTISEPTIQUES
Il est difïicile de déterminer exactement à quelle époque on vit se dessiner chez les peuples l’intention de recourir aux parfums dans le but de se défendre contre les maladies. Cependant, si l’on suit avec soin l'évolution des parfums, on pourra se rendre compte que c’est vraisemblablement lorsque les anciens usèrent des aromates pour embaumer les morts, qu’ils eurent l’intuition des vertus prophylactiques des parfums.
Et nous remarquerons qu’à ce moment nos Pères ne se contentent plus des émanations du parfum, ils recourent au contact intime avec l’agent antiseptique.
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d'eau de roses. Les parfums étaient généralement enfermés dans des vases de cristal ou de métal précieux qui affectaient toute espèce de forme. Mais la forme qui plaisait le plus, était celle d’une pomme dans laquelle on mettait du nuise, de Yambre et d’autres aromates; cette pomme appelée pomanbre ou pomme d’ambre, figurait presque toujours parmi les trésors des rois ou des grands personnages. A côté des pomandres, on voyait les oiselets de Chypre, composés d’aromates réduits en pâte et moulés en forme d'oiseau, qu’on brûlait pour parfumer l’air. Les jours de fête publique on parfumait les fontaines.
Ce fut Catherine de Médicis qui généralisa en France l’usage des parfums; René le Florentin, venu à sa suite, établit sur le Pont au Change une boutique où se pressa le monde élégant, qui venait y acheter aussi bien des parfums que des poisons, deux choses qui marchaient de pair alors.
Sous le règne de Louis XV, la mode des parfums devint une véritable épidémie; à la Cour, l’étiquette prescrivait l’usage d’un parfum différent chaque jour et Versailles reçut le nom de Cour parfumée; les dépenses de Mme de Pompadour s’élevèrent parfois jusqu’à 500.000 francs par an pour ce seul article. A la Révolution, la parfumerie partagea le naufrage de tous les objets de luxe; mais bannie à l’époque des grandes luttes, elle revint avec le Directoire et reprit toute son importance, grâce à Joséphine de Beauharnais, qui l’aimait avec la passion d’une créole. Depuis ce moment, l’usage des parfums a suivi une progression constante, en rapport avec l'envahissement du luxe. Disons toutefois que notre goût s’est perfectionné; les odeurs de musc, de civette, si fort à la mode chez les élégants du xvie et du xvne siècle, feraient tomber en pâmoison nos petites maîtresses, habituées à des parfums plus légers et plus délicats.
LES PARFUMS CONSIDÉRÉS COMME ANTISEPTIQUES
Il est difïicile de déterminer exactement à quelle époque on vit se dessiner chez les peuples l’intention de recourir aux parfums dans le but de se défendre contre les maladies. Cependant, si l’on suit avec soin l'évolution des parfums, on pourra se rendre compte que c’est vraisemblablement lorsque les anciens usèrent des aromates pour embaumer les morts, qu’ils eurent l’intuition des vertus prophylactiques des parfums.
Et nous remarquerons qu’à ce moment nos Pères ne se contentent plus des émanations du parfum, ils recourent au contact intime avec l’agent antiseptique.
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