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— 27 —
Chaque métayer semait environ 15 kilog. de graine de trèfle; la luzerne était inconnue, une demi-douzaine d’ares en betteraves et quelques sacs de pommes de terre.
Tel avait été jusque-là le mode de culture adopté, non-seulement dans la terre de Chavannes, mais encore dans toute la localité.
M. de Marne, dans son projet d’amélioration, ayant égard à d’anciens services, résolut de laisser dans son domaine un métayer qui le cultivait depuis un demi-siècle et de garder à faire valoir les deux autres domaines, d’une étendue de 182 hectares.
D’abord il n’employa que les moyens à la portée de tous les cultivateurs, c’est-à-dire la culture ordinaire perfectionnée :
1° Par un assolement raisonné et long, afin d’augmenter la rendue du grain ;
2° Par la qualité des labours ;
3° Par la création de prairies artificielles ;
4° Par l’augmentation du cheptel , et par suite une quantité plus forte en fumiers.
En attendant cette augmentation, qui ne pouvait avoir lieu dans la même année, M. de Marne suppléa au manque d’engrais naturels par des engrais végétaux, dont le trèfle incarnat forma la base. Dès la première année, il en sema 30 hectares qui, plâtrés au printemps suivant et enterrés vers le 20 mai en pleine floraison, produisirent un effet tel sur les seigles, qui formaient le fond de la production de la propriété, que leur hauteur, qui était ordinairement de 1 mètre 30 centimètres, arriva à plus de 2 mètres ; et que le rendement en grains, qui était de 5, fut porté au double.
Encouragé par ce résultat, M. de Marne résolut de remplacer la culture du seigle par celle exclusive du froment. Le succès fut le même, et depuis il a continué, en obtenant une augmentation de rendement dont la moyenne a été pendant sept ans de 11 à 12 au grain.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,70 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Chaque métayer semait environ 15 kilog. de graine de trèfle; la luzerne était inconnue, une demi-douzaine d’ares en betteraves et quelques sacs de pommes de terre.
Tel avait été jusque-là le mode de culture adopté, non-seulement dans la terre de Chavannes, mais encore dans toute la localité.
M. de Marne, dans son projet d’amélioration, ayant égard à d’anciens services, résolut de laisser dans son domaine un métayer qui le cultivait depuis un demi-siècle et de garder à faire valoir les deux autres domaines, d’une étendue de 182 hectares.
D’abord il n’employa que les moyens à la portée de tous les cultivateurs, c’est-à-dire la culture ordinaire perfectionnée :
1° Par un assolement raisonné et long, afin d’augmenter la rendue du grain ;
2° Par la qualité des labours ;
3° Par la création de prairies artificielles ;
4° Par l’augmentation du cheptel , et par suite une quantité plus forte en fumiers.
En attendant cette augmentation, qui ne pouvait avoir lieu dans la même année, M. de Marne suppléa au manque d’engrais naturels par des engrais végétaux, dont le trèfle incarnat forma la base. Dès la première année, il en sema 30 hectares qui, plâtrés au printemps suivant et enterrés vers le 20 mai en pleine floraison, produisirent un effet tel sur les seigles, qui formaient le fond de la production de la propriété, que leur hauteur, qui était ordinairement de 1 mètre 30 centimètres, arriva à plus de 2 mètres ; et que le rendement en grains, qui était de 5, fut porté au double.
Encouragé par ce résultat, M. de Marne résolut de remplacer la culture du seigle par celle exclusive du froment. Le succès fut le même, et depuis il a continué, en obtenant une augmentation de rendement dont la moyenne a été pendant sept ans de 11 à 12 au grain.
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