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  • Exposition universelle. 1855. Paris - Rapport du comité sur les exposants admis à l'Expo...
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  • PAGE DE TITRE
    • Deuxième section. Agriculture (p.1)
    • Exposants (p.8)
      • M. Avril (Jean-Baptiste) (p.8)
      • M. Fauveau (p.10)
      • M. Pinet de Maupas (p.13)
      • M. Emile Boigues (p.16)
      • M. de Champigny (p.18)
      • M. Vallot (p.20)
    • Propriétaires non exposants recommandés (p.22)
      • M. le Comte Charles de Bouillé (p.22)
      • M. de Marne (p.26)
      • M. Charles Boucher (p.30)
    • Résumé (p.33)
    • Conclusion (p.37)
  • Dernière image

— 31

Leur contenance fauchable était d’environ 9 hectares, y compris la rivière qui en mangeait une bonne partie.

Le sol du domaine de la Grande-Maison, dont il est ici question, est aux trois quarts composé de terres boulaises, c’est-à-dire terres manquant presque complètement de calcaire. Un four à chaux souterrain fut établi, et la terre qui en sortit servit à établir un barrage à la rivière et à la combler dans une partie de pré qui, de 2 hectares peu productifs, est aujourd’hui de 6 entièrement arrosés.

Un autre pré, qui était divisé en dix-neuf morceaux, d’une contenance de 6h 80a, jamais arrosé, en contient aujourd’hui 17, d’un seul tenant entièrement irrigué.

La première année de jouissance par le propriétaire ne lui a donné que 17 voitures de foin, et depuis il en récolte 50 à 60 d’une qualité bien supérieure.

Avant sa direction, les terres étaient mal labourées; une partie était semée en trèfle, qui durait deux ou trois ans en pacages ; elles étaient empoisonnées de chiendent difficile à détruire ; les terres calcaires n’étaient jamais dépierrées. Aujourd’hui, un sol nouveau a été créé par l’emploi de charrues perfectionnées, par des labours réitérés, par des fumures abondantes, par la création d’une luzernière.

Ce qui a le plus contribué aux améliorations de ce domaine, c’est la stabulation adoptée pour tout le bétail. Aussi, la première année, il n’avait pu porter que 35 voitures de fumier sur ses terres; mais il est arrivé successivement à en produire 150, 300 et 450 voitures de 2 mètres cubes.

D’un autre côté, les vesces d’hiver et les trèfles sont plâtrés.

La récolte a progressé comme la quantité d’engrais : en 1847, elle était de 1,000 doubles-décalitres; en 1852, elle était arrivée à 4,200; en 1854, elle a été de 5,500. En prenant son domaine, M. Boucher avait trouvé une récolte en grain de 2 1/2; elle est aujourd’hui au grain 12 passé.

Il a adopté l’assolement quadriennal : première année, plantes sarclées;


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