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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- A Messieurs les Membres de la Commission Impériale de l'Exposition universelle de1855 (p.3)
- 3me CLASSE. - Agriculture (p.5)
- 6me CLASSE. — Mécaniques et Matériel des ateliers industriels (p.5)
- 7me CLASSE. — Mécanique spéciale et Matériel des manufactures de tissus (p.6)
- 9me CLASSE. — Emploi économique de la Chaleur (p.6)
- 10me CLASSE. — Arts Chimiques, Teintures, etc. (p.6)
- 11me CLASSE. — Préparation et conservation des Substances alimentaires (p.6)
- 12me CLASSE. — Médecine Vétérinaire (p.6)
- 13me CLASSE. — Art militaire (p.7)
- 16me CLASSE. — Ouvrages en Métaux (p.7)
- 18me CLASSE. — Verrerie et Céramique (p.7)
- 20e CLASSE. — Industrie des Laines (p.7)
- 23eme CLASSE. — Bonneterie (p.9)
- 24eme CLASSE. — Ameublement et décoration (p.9)
- 26me CLASSE. — Librairie (p.9)
- 28me CLASSE. — Peinture (p.9)
- Laines (p.9)
- Peignage (p.10)
- Filature en peigné (p.12)
- Filature en cardé (p.13)
- Tissage (p.13)
- Résumé (p.15)
- Dernière image
10
Laines brutes sur la place de Reims est aujourd’hui de 50, indépendamment de 8 Courtiers qui y donnent .exclusivement leurs soins. C’est une augmentation d’un tiers environ depuis 1849. Ce commerce, en effet, a suivi la progression de la fabrique, où de nouveaux établissements se sont élevés dans ces dernières années sur des proportions gigantesques et jusque-là inconnues. En outre des besoins de la manufacture de Reims, la première des villes manufacturières de la France pour l’importance de sa consommation et de sa fabrication de Lainages, ils alimentent en très-grande partie les fabriques de Sedan, surtout pour les blousses fines.
Les Laines employées à Reims sont principalement les Laines françaises, et parmi celles-ci, pour le cardé, celles de Reauce, de Brie, du Soissonnais et du Berry. Il faut y ajouter les écouailles, les blousses et les agneaux de toutes provenances.
Le peigné emploie des Laines de Champagne, de Brie, de Bourgogne, de Soissonnais, de Poitou et de Caux.
Parmi les Laines de provenance étrangère, celles d’Espagne, d’Australie et d’Allemagne, et depuis quelques années, celles de Buenos-Ayres viennent suppléer à l’insuffisance de notre production indigène.
PEI«3VAS3E.
Les premiers essais de Peignage mécanique furent tentés à Reims en 184&, dans l’établissement de M. Pierrard-Parpaite. Les machines employées furent les Pei-gneuses Collier, dont les produits laissaient beaucoup à désirer. Les filaments de la laine n’étant pas préparés se cassaient au travail, et l’absence d’organes nac-teurs laissait le produit impur et boutonneux, tout en rendant peu de cœur. De guerre lasse, il fallut, au bout de quelques années, abandonner le Peignage mécanique et reprendre le Peignage à la main.
Sur la fin de 1847, de nouveaux essais furent tentés par MM. Pradine et Compe, qui apportèrent d’importantes modifications à la Peigneuse Collier. Le mouvement alternatif de cette machine fut changé en un mouvement continu, et l’on put ainsi obtenir davantage et à moindres frais. Dès 1847, MM. Pradine et Compe avaient aussi inventé un système de Dégraissage et de Séchage simultané des laines peignées. Ils continuèrent seuls, jusqu’en 1850, à exploiter à Reims le Peignage mécanique.
A l’exposition de 1849, et sortant des ateliers de MM. Schlumberger et Compe de Guebwiller, apparut la Peigneuse Heilmann, qui devait opérer une révolution dans le peignage de la laine.
MM. Lachappelle et Levarlet achetèrent plusieurs Peigneuses de ce nouveau
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,04 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Laines brutes sur la place de Reims est aujourd’hui de 50, indépendamment de 8 Courtiers qui y donnent .exclusivement leurs soins. C’est une augmentation d’un tiers environ depuis 1849. Ce commerce, en effet, a suivi la progression de la fabrique, où de nouveaux établissements se sont élevés dans ces dernières années sur des proportions gigantesques et jusque-là inconnues. En outre des besoins de la manufacture de Reims, la première des villes manufacturières de la France pour l’importance de sa consommation et de sa fabrication de Lainages, ils alimentent en très-grande partie les fabriques de Sedan, surtout pour les blousses fines.
Les Laines employées à Reims sont principalement les Laines françaises, et parmi celles-ci, pour le cardé, celles de Reauce, de Brie, du Soissonnais et du Berry. Il faut y ajouter les écouailles, les blousses et les agneaux de toutes provenances.
Le peigné emploie des Laines de Champagne, de Brie, de Bourgogne, de Soissonnais, de Poitou et de Caux.
Parmi les Laines de provenance étrangère, celles d’Espagne, d’Australie et d’Allemagne, et depuis quelques années, celles de Buenos-Ayres viennent suppléer à l’insuffisance de notre production indigène.
PEI«3VAS3E.
Les premiers essais de Peignage mécanique furent tentés à Reims en 184&, dans l’établissement de M. Pierrard-Parpaite. Les machines employées furent les Pei-gneuses Collier, dont les produits laissaient beaucoup à désirer. Les filaments de la laine n’étant pas préparés se cassaient au travail, et l’absence d’organes nac-teurs laissait le produit impur et boutonneux, tout en rendant peu de cœur. De guerre lasse, il fallut, au bout de quelques années, abandonner le Peignage mécanique et reprendre le Peignage à la main.
Sur la fin de 1847, de nouveaux essais furent tentés par MM. Pradine et Compe, qui apportèrent d’importantes modifications à la Peigneuse Collier. Le mouvement alternatif de cette machine fut changé en un mouvement continu, et l’on put ainsi obtenir davantage et à moindres frais. Dès 1847, MM. Pradine et Compe avaient aussi inventé un système de Dégraissage et de Séchage simultané des laines peignées. Ils continuèrent seuls, jusqu’en 1850, à exploiter à Reims le Peignage mécanique.
A l’exposition de 1849, et sortant des ateliers de MM. Schlumberger et Compe de Guebwiller, apparut la Peigneuse Heilmann, qui devait opérer une révolution dans le peignage de la laine.
MM. Lachappelle et Levarlet achetèrent plusieurs Peigneuses de ce nouveau
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,04 %.
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