- Première image
- PAGE DE TITRE
- Avant-propos (p.5)
- I. Le rendement de la main-d'oeuvre (p.7)
- L'effort social nécessaire (p.7)
- Le rendement de la main-d'oeuvre et l'organisation scientifique du travail (p.10)
- Influence de la durée du travail quotidien sur le rendement de la main-d'oeuvre (p.11)
- Influence des repos intercalaires sur le rendement (p.16)
- Relations entre les accidents du travail, la fatigue et le rendement de la main-d'oeuvre (p.17)
- Le rendement et les salaires (p.25)
- Répercussion de l'hygiène sur le rendement de la main-d'oeuvre (p.36)
- II. La fatigue professionnelle (p.39)
- III. Le travail féminin au bottelage des poudres (p.55)
- La fatigue dans le travail professionnel (p.55)
- Le bottelage des poudres (p.55)
- Nature du travail (p.55)
- Les Mouvements élémentaires (p.P1-2)
- Organisation du travail (p.58)
- Résultats obtenus (p.59)
- Rendement comparé du travail aux ateliers de bottelage (p.60)
- Comparaison des salaires pendant les années 1916, 1917, 1918 (p.60)
- Morbidité et absences volontaires (p.63)
- Examen physiologique et psychologique du travail au bottelage (p.63)
- Evaluation en kilogrammètres de l'énergie dépensée par une botteleuse (p.64)
- Ration alimentaire des ouvrières (p.69)
- Recherche des signes de fatigue chez les botteleuses (p.70)
- 1° Action de la fatigue sur la puissance musculaire (p.70)
- 2° Fatigue et acuités sensorielles (p.75)
- 3° Fatigue du système nerveux (p.78)
- Mesure des temps de réaction (p.78)
- 4° Respiration et fatigue (p.82)
- 5° Influence du travail sur le système circulatoire (p.85)
- Technique suivie dans nos mesures (p.86)
- Méthode palpatoire radiale de Riva-Rocci (p.87)
- Mesure de la pression diastolique (Mn) et de la pression systolique (Mx) (p.87)
- Numération des pulsations (p.89)
- Résultats (p.89)
- Importance du temps de repos au cours de l'expérimentation (p.91)
- Valeur des signes de fatigue (p.98)
- Retour de l'organisme à l'état initial (p.100)
- Conclusions (p.101)
- La fatigue dans le travail professionnel (p.55)
- Dernière image
- 99
le nombre de pulsations ou une augmentation dans les temps de réaction, si ces variations se produisent dans certaines limites, ne suffisent pas à caractériser son état de fatigue. Ce n’est que si des troubles persistants apparaissent qu’il y aura lieu de rechercher l’ampleur et la durée des modifications survenues dans les grandes fonctions. Il se peut que la fatigue soit assez légère pour se dissiper le lendemain, il se peut qu’elle disparaisse à la fin delà semaine par un repos d’une durée suffisante. Un examen attentif permettra seul de se rendre compte de la grandeur des phénomènes que l’on aura constatés. Et à ce point de vue, une question se pose à l’esprit : quel est le signe de fatigue dont l’interprétation est la plus aisée? La réponse est délicate, mais il apparaît sans conteste que la fatigue des centres nerveux est de beaucoup la plus importante, car elle agit d’une façon profonde sur les organes, et notamment sur le cœur qui est l’âme du moteur. Pour augmenter la fréquence de ses contractions, accélérer son rythme en raison des efforts soutenus qui lui sont demandés, le myocarde est obligé de faire appel à toutes les ressources dont il dispose.
Tout travail qui augmente la pression artérielle et le rythme du cœur dans d’assez fortes proportions, et pendant un certain temps, doit être considéré comme dangereux et très strictement limité.
Il en est de même en ce qui concerne les centres respiratoires ; ils sont directement touchés par un travail intensif et l’on peut déterminer le nombre de respirations qu’il convient de ne pas dépasser dans un travail normal.
Nous ne pouvons, quant à présent, fixer les limites qu’il conviendrait d’adopter en ce qui concerne les acuités sensorielles ; nous avons bien constaté la grandeur de leurs variations, elles restent sous l’influence directe des centres nerveux, elles sont fouction de leur fatigue, mais cette fonction, au sens algébrique du mot, nous est encore inconnue. Des recherches ultéi’ieures nous permettront peut-être de nous éclairer.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,61 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
le nombre de pulsations ou une augmentation dans les temps de réaction, si ces variations se produisent dans certaines limites, ne suffisent pas à caractériser son état de fatigue. Ce n’est que si des troubles persistants apparaissent qu’il y aura lieu de rechercher l’ampleur et la durée des modifications survenues dans les grandes fonctions. Il se peut que la fatigue soit assez légère pour se dissiper le lendemain, il se peut qu’elle disparaisse à la fin delà semaine par un repos d’une durée suffisante. Un examen attentif permettra seul de se rendre compte de la grandeur des phénomènes que l’on aura constatés. Et à ce point de vue, une question se pose à l’esprit : quel est le signe de fatigue dont l’interprétation est la plus aisée? La réponse est délicate, mais il apparaît sans conteste que la fatigue des centres nerveux est de beaucoup la plus importante, car elle agit d’une façon profonde sur les organes, et notamment sur le cœur qui est l’âme du moteur. Pour augmenter la fréquence de ses contractions, accélérer son rythme en raison des efforts soutenus qui lui sont demandés, le myocarde est obligé de faire appel à toutes les ressources dont il dispose.
Tout travail qui augmente la pression artérielle et le rythme du cœur dans d’assez fortes proportions, et pendant un certain temps, doit être considéré comme dangereux et très strictement limité.
Il en est de même en ce qui concerne les centres respiratoires ; ils sont directement touchés par un travail intensif et l’on peut déterminer le nombre de respirations qu’il convient de ne pas dépasser dans un travail normal.
Nous ne pouvons, quant à présent, fixer les limites qu’il conviendrait d’adopter en ce qui concerne les acuités sensorielles ; nous avons bien constaté la grandeur de leurs variations, elles restent sous l’influence directe des centres nerveux, elles sont fouction de leur fatigue, mais cette fonction, au sens algébrique du mot, nous est encore inconnue. Des recherches ultéi’ieures nous permettront peut-être de nous éclairer.
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