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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- [CATALOGUE D'EXPOSITION] (p.1)
- Portraits de Cour. Le Recueil des Arts et Métiers : dessins français de la Renaissance dans le style des Clouet. Exposition conçue et réalisée par la Bibliothèque du CNAM et tenue du 20 février au 30 avril 1992. Catalogue rédigé par Sylvie Béguin, Florence Carneiro, Dominique Diguet, Patrick Le Boeuf et Marie-Christine Radix avec la collaboration de Jean-Louis Germain. Crédits photographiques : Béatrice Hatala ; conception graphique : Belle vue (p.3)
- LE PORTRAIT AU CRAYON : ART DE COUR AU XVIe SIÈCLE [par Sylvie Béguin] (p.4)
- LE RECUEIL DES ARTS ET MÉTIERS [par Patrick Le Bœuf avec la collaboration de Florence Carneiro et de Jean-Louis Germain] (p.6)
- LISTE DES ŒUVRES EXPOSÉES (p.11)
- LA FAMILLE ROYALE (p.11)
- DAMES DE LA COUR (p.12)
- GRANDS SERVITEURS DE L'ÉTAT (p.12)
- UNE FAMILLE : LES GUISE (p.13)
- PRINCES DE L'ÉGLISE (p.13)
- DIFFÉRENTES ÉCRITURES, DIFFÉRENTES PROVENANCES ? (p.14)
- LA FACTURE DES DESSINS : TRAITS COMMUNS ET OPPOSITIONS (p.15)
- HAPAX (p.16)
- ORIENTATION BIBLIOGRAPHIQUE (p.17)
- Dernière image
16. - » M DETERMES » : Paul de Laborthe, seigneur de Thermes, 1462-1562. - 1,23(24). - Autre numéro à la sanguine : 32.
D’extraction noble mais pauvre, Paul de Labarthe participa aux campagnes d’Italie. Captif à plusieurs reprises, esclave des Turcs, il était apprécié d’Henri IJ (n° 4) qui le nomma Maréchal de France en 1558. Ses ennemis eux-mêmes l'admiraient : Brantôme rappelle que Piémontai» et Espagnols vantaient la * sagesse de Termes ». Militaire plus qu’homme de cour, il porte ici une fraise discrète et une toque sans ornement.
1 autre copie connue.
17. - « M Detree grant maislre De /Lartilierie » : Antoine d’Estrées, vers 1530après 1599. - 11,35(38). - Autre numéro à la sanguine : illisible (11.15» 17 ?).
Il défendit si bien en 1593 la ville de Noyon, dont il était gouverneur, qu’Henri IV (n° 8) lui donna en récompense le gouvernement de l’île-de-France et le fit chevalier du Saint-Esprit. D lut pourvu en 1597 de la charge de Grand-Maître de l'Artillerie, qu’avait déjà occupée son père, mais donna sa démission dès 1599. Il épousa en 1559 Françoise Babou de La Bourdaisière, une des sept sœur» belles et spirituelles qu'on apcllait « les sept péchés mortels », et de leur union naquit Gabrielle cTEstrécs, célèbre maîtresse du roi. 3 autres copies connues.
18. - « .M.DE. TAVANES MAREHAL » : Gaspard de Saulx, seigneur de Tavanncs, 1509-1573. -11.15(16).
Il combattit sou» les ordres de Galiot de Genouillac (n° 14) puis de Charles duc d’Orléans. En compagnie de ce dernier il se lança dans de folles équipées : les deux compères n'hésitèrent pas à glisser dans le lit de la comtesse d'Uzès, pendant son sommeil, le cadavre d’un pendu... Choqué de la liaison adultère d’Henri II (n° 4) avec Diane de Poitiers, il proposa à Catherine de Médicis (n° 5) de couper le nez de la maîtresse royale... La malice quelque peu rude et le goût de la calembredaine un peu forte se lisent sur ce visage. En 1570 Charles IX le fit maréchal. La même année, il maria sa fille Jeanne au baron de Mortemart (n° 48). Il fut du conseil de six personne» qui décida le massacre de la Saint-Barthélemy. Son épitaphe à Dijon déclare : « En soixante-trois ans qu’au monde j’ay vescu, / Je n’ay nen fors la mort trouvé qui ait vaincu / Ma puissance, mon bras, mon bonheur, ma prouesse ».
2 autres copies connues, dont une perdue.
19. - » LAMIRAL » : Gaspard II de Cotigny, dit l’amiral de Coligny, 1519-1572. -111.29(30). - Inscription au revers : « gaspar collenit / abirai de franse ».
Il fut élevé dans l’entourage proche du dauphin Henri, le futur Henri II (n° 4), qui le nomma Amiral de France en 1552. Maintenu en captivité à G and par les Espagnols de 155/ à 1559, il semble s’être converti au protestantisme dam sa prison, et fit figure de chef du parti protestant dès sa libération. Catherine de Médicis (n° 5) s'alarma de l'ascendant qu’il prenait sur Charles IX et fit organiser le massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572, au cours duquel Coligny fut assassiné.
2 autres copies connues.
UNE FAMILLE : LES GUISE
Les collectionneurs qui ont constitué des recueils du même type que celui-ci aimaient à rassembler les portraits de membres d’une même famille. Par exemple, nous trouvons ici plusieurs membres de la dynastie des Guise, qui joua un très grand rôle au cours des guerres de religion.
20. - «/eu M de guyse le grandpere » : Claude de Lorraine, premier duc de Guise, 1496-1550. -11,4(5). - Autre numéro à la sanguine :
Il servit si fidèlement François Ier (n° 1) - il n’est aucune bataille où il n’ait figuré avec éclat - que cclui-ci érigea en 1527 le comté de Guise en duché-pairie. Ce fut lui qui fonda la grandeur de la maison de Guise ; mais sa personnalité s’effaça devant celle de son fils aîné François (n° 21) à la mort de François Ier.
9 autres copies connues.
21. - « feu m de guyze » : François de Lorraine, deuxième duc de Guise, 1519-1563, fils aîné de Claude de lorraine (n° 20). -11,3(4). -Autre numéro à la sanguine : 8.
À l’avènement de François II, à qui il fit épouser sa nièce Marie Stuarl, il exerça de fait le pouvoir absolu avec son frère le cardinal de Lorraine (n° 22), menant une politique hostile aux protestant». À la mort du roi, il s’allia secrètement au connétable de Montmorency (n° 15) et au maréchal de Saint-André en un « triumvirat » destiné à contrecarrer les tentatives de conciliation entre catholiques et protestants de la régente Catherine de Médicis (n° 5). Par le massacre de Vassy en 1562 il donna le signal des guerres de religion. Il épousa en 1549 Anne d’E6tc, sœur d’Alphonse II duc de Ferrarc (n° 44).
5 autres copies connues, que Dimicr rapproche en outre d’un émail qui se trouve au Louvre.
22. - » U feu cardinal de Laureyne • : Charles de Guise, cardinal de Lorraine, 1525-1574. -111,16(17).
Il partagea le pouvoir de fait avec son frère aîné François de Guise (n° 21) sous le règne de François II. Farouchement hostile au calvinisme, il chercha à introduire l’inquisition en France et se fit remarquer par sa cruauté.
Dimier attribue au « peintre de Luxembourg-Martigues • deux dessins très proches, l’un conservé au Musée Condé (Moreau-Nélaton 77), l’autre au British Muséum (coll. Salting, rec. Hugford, F 7) ; 3 autres copies connues.
23. - ♦ le grant prieur de rodes de la maison de guize » : François de Lorraine, chevalier de Malte, grand prieur et général des galères de France, 1537-1563. -11,2(2). - Inscription au revers : « le prieur de rodes ».
Autre fils de Claude de lorraine (n° 20), il fit son « premier apprentissage de guerre » sou» le duc de Guise François, son frère aîné (n° 21), à Metz et à Renty, puis se distingua à Malte où il fut nommé général des galères. En 1557 il défit les Turcs devant Rhodes.
Pas d’autre copie connue.
PRINCES DE L’ÉCUSE
Le troisième volume du “Recueil des Arts et Métiers” contient en son milieu une série de douze portraits de cardinaux : leur réunion matérielle correspond de toute évidence à une volonté délibérée de classement thématique de la part du collectionneur qui a constitué le recueil. Nous en montrons ici quatre, en comptant également le cardinal de lorraine exposé ci-dessus, sous le n° 22.
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D’extraction noble mais pauvre, Paul de Labarthe participa aux campagnes d’Italie. Captif à plusieurs reprises, esclave des Turcs, il était apprécié d’Henri IJ (n° 4) qui le nomma Maréchal de France en 1558. Ses ennemis eux-mêmes l'admiraient : Brantôme rappelle que Piémontai» et Espagnols vantaient la * sagesse de Termes ». Militaire plus qu’homme de cour, il porte ici une fraise discrète et une toque sans ornement.
1 autre copie connue.
17. - « M Detree grant maislre De /Lartilierie » : Antoine d’Estrées, vers 1530après 1599. - 11,35(38). - Autre numéro à la sanguine : illisible (11.15» 17 ?).
Il défendit si bien en 1593 la ville de Noyon, dont il était gouverneur, qu’Henri IV (n° 8) lui donna en récompense le gouvernement de l’île-de-France et le fit chevalier du Saint-Esprit. D lut pourvu en 1597 de la charge de Grand-Maître de l'Artillerie, qu’avait déjà occupée son père, mais donna sa démission dès 1599. Il épousa en 1559 Françoise Babou de La Bourdaisière, une des sept sœur» belles et spirituelles qu'on apcllait « les sept péchés mortels », et de leur union naquit Gabrielle cTEstrécs, célèbre maîtresse du roi. 3 autres copies connues.
18. - « .M.DE. TAVANES MAREHAL » : Gaspard de Saulx, seigneur de Tavanncs, 1509-1573. -11.15(16).
Il combattit sou» les ordres de Galiot de Genouillac (n° 14) puis de Charles duc d’Orléans. En compagnie de ce dernier il se lança dans de folles équipées : les deux compères n'hésitèrent pas à glisser dans le lit de la comtesse d'Uzès, pendant son sommeil, le cadavre d’un pendu... Choqué de la liaison adultère d’Henri II (n° 4) avec Diane de Poitiers, il proposa à Catherine de Médicis (n° 5) de couper le nez de la maîtresse royale... La malice quelque peu rude et le goût de la calembredaine un peu forte se lisent sur ce visage. En 1570 Charles IX le fit maréchal. La même année, il maria sa fille Jeanne au baron de Mortemart (n° 48). Il fut du conseil de six personne» qui décida le massacre de la Saint-Barthélemy. Son épitaphe à Dijon déclare : « En soixante-trois ans qu’au monde j’ay vescu, / Je n’ay nen fors la mort trouvé qui ait vaincu / Ma puissance, mon bras, mon bonheur, ma prouesse ».
2 autres copies connues, dont une perdue.
19. - » LAMIRAL » : Gaspard II de Cotigny, dit l’amiral de Coligny, 1519-1572. -111.29(30). - Inscription au revers : « gaspar collenit / abirai de franse ».
Il fut élevé dans l’entourage proche du dauphin Henri, le futur Henri II (n° 4), qui le nomma Amiral de France en 1552. Maintenu en captivité à G and par les Espagnols de 155/ à 1559, il semble s’être converti au protestantisme dam sa prison, et fit figure de chef du parti protestant dès sa libération. Catherine de Médicis (n° 5) s'alarma de l'ascendant qu’il prenait sur Charles IX et fit organiser le massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572, au cours duquel Coligny fut assassiné.
2 autres copies connues.
UNE FAMILLE : LES GUISE
Les collectionneurs qui ont constitué des recueils du même type que celui-ci aimaient à rassembler les portraits de membres d’une même famille. Par exemple, nous trouvons ici plusieurs membres de la dynastie des Guise, qui joua un très grand rôle au cours des guerres de religion.
20. - «/eu M de guyse le grandpere » : Claude de Lorraine, premier duc de Guise, 1496-1550. -11,4(5). - Autre numéro à la sanguine :
Il servit si fidèlement François Ier (n° 1) - il n’est aucune bataille où il n’ait figuré avec éclat - que cclui-ci érigea en 1527 le comté de Guise en duché-pairie. Ce fut lui qui fonda la grandeur de la maison de Guise ; mais sa personnalité s’effaça devant celle de son fils aîné François (n° 21) à la mort de François Ier.
9 autres copies connues.
21. - « feu m de guyze » : François de Lorraine, deuxième duc de Guise, 1519-1563, fils aîné de Claude de lorraine (n° 20). -11,3(4). -Autre numéro à la sanguine : 8.
À l’avènement de François II, à qui il fit épouser sa nièce Marie Stuarl, il exerça de fait le pouvoir absolu avec son frère le cardinal de Lorraine (n° 22), menant une politique hostile aux protestant». À la mort du roi, il s’allia secrètement au connétable de Montmorency (n° 15) et au maréchal de Saint-André en un « triumvirat » destiné à contrecarrer les tentatives de conciliation entre catholiques et protestants de la régente Catherine de Médicis (n° 5). Par le massacre de Vassy en 1562 il donna le signal des guerres de religion. Il épousa en 1549 Anne d’E6tc, sœur d’Alphonse II duc de Ferrarc (n° 44).
5 autres copies connues, que Dimicr rapproche en outre d’un émail qui se trouve au Louvre.
22. - » U feu cardinal de Laureyne • : Charles de Guise, cardinal de Lorraine, 1525-1574. -111,16(17).
Il partagea le pouvoir de fait avec son frère aîné François de Guise (n° 21) sous le règne de François II. Farouchement hostile au calvinisme, il chercha à introduire l’inquisition en France et se fit remarquer par sa cruauté.
Dimier attribue au « peintre de Luxembourg-Martigues • deux dessins très proches, l’un conservé au Musée Condé (Moreau-Nélaton 77), l’autre au British Muséum (coll. Salting, rec. Hugford, F 7) ; 3 autres copies connues.
23. - ♦ le grant prieur de rodes de la maison de guize » : François de Lorraine, chevalier de Malte, grand prieur et général des galères de France, 1537-1563. -11,2(2). - Inscription au revers : « le prieur de rodes ».
Autre fils de Claude de lorraine (n° 20), il fit son « premier apprentissage de guerre » sou» le duc de Guise François, son frère aîné (n° 21), à Metz et à Renty, puis se distingua à Malte où il fut nommé général des galères. En 1557 il défit les Turcs devant Rhodes.
Pas d’autre copie connue.
PRINCES DE L’ÉCUSE
Le troisième volume du “Recueil des Arts et Métiers” contient en son milieu une série de douze portraits de cardinaux : leur réunion matérielle correspond de toute évidence à une volonté délibérée de classement thématique de la part du collectionneur qui a constitué le recueil. Nous en montrons ici quatre, en comptant également le cardinal de lorraine exposé ci-dessus, sous le n° 22.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 96,44 %.
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