Première page
Page précédente
Page suivante
Dernière page
Réduire l’image
100%
Agrandir l’image
Revenir à la taille normale de l’image
Adapte la taille de l’image à la fenêtre
Rotation antihoraire 90°
Rotation antihoraire 90°
Imprimer la page

- TABLE DES MATIÈRES
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- [CATALOGUE D'EXPOSITION] (p.1)
- Portraits de Cour. Le Recueil des Arts et Métiers : dessins français de la Renaissance dans le style des Clouet. Exposition conçue et réalisée par la Bibliothèque du CNAM et tenue du 20 février au 30 avril 1992. Catalogue rédigé par Sylvie Béguin, Florence Carneiro, Dominique Diguet, Patrick Le Boeuf et Marie-Christine Radix avec la collaboration de Jean-Louis Germain. Crédits photographiques : Béatrice Hatala ; conception graphique : Belle vue (p.3)
- LE PORTRAIT AU CRAYON : ART DE COUR AU XVIe SIÈCLE [par Sylvie Béguin] (p.4)
- LE RECUEIL DES ARTS ET MÉTIERS [par Patrick Le Bœuf avec la collaboration de Florence Carneiro et de Jean-Louis Germain] (p.6)
- LISTE DES ŒUVRES EXPOSÉES (p.11)
- LA FAMILLE ROYALE (p.11)
- DAMES DE LA COUR (p.12)
- GRANDS SERVITEURS DE L'ÉTAT (p.12)
- UNE FAMILLE : LES GUISE (p.13)
- PRINCES DE L'ÉGLISE (p.13)
- DIFFÉRENTES ÉCRITURES, DIFFÉRENTES PROVENANCES ? (p.14)
- LA FACTURE DES DESSINS : TRAITS COMMUNS ET OPPOSITIONS (p.15)
- HAPAX (p.16)
- ORIENTATION BIBLIOGRAPHIQUE (p.17)
- Dernière image
24. - » feu cardinal de bourbon • : Charles, cardinal de Bourbon, dit le roi de la Ligue Charles X, 1523-1590. - 111,26(27). - Inscription au revers : « EVEQVES CARD DE BOVRBON ».
Fendant les guerres de religion il prit la tête de la ligue, regroupement de chefs catholiques. Il fit acte de candidature au trône de France (d'où son nom de « Charles X ») afin d'empêcher son neveu Henri de Navarre, le futur Henri IV (n° 8), prince protestant, de succéder à Henri III. Lorsque le cardinal de Châtillon (n° 25) passa au protestantisme et fut donc dépouillé de toutes ses charges ecclésiastiques, il obtint le siège épiscopal de Beauvais que celui-ci occupait.
4 aulnes copies connues.
25. - • le cardinal de chaslilion » : Odet de Coligny, dit le cardinal de Châtillon, 1517-1571. - 111,15(16).
Neveu du connétable de Monlmorency (n° 15) et frère de l’amiral de Coligny (n° 19), il fut le mécène de Rabelais et de Ronsard et embrassa la religion réformée en 1561 en partie par conviction, en partie pour pouvoir régulariser sa liaison avec Élisabeth de llauteville (n° 11). Il perdit alors toutes ses charges ecclésiastimies, dont l’évêché de Beauvais transféré au cardinal de Bourbon (n° 24) : c’est pourquoi il ne revêt pas, sur ce dessin, la pourpre cardinalice.
2 autres copies connues, dont une a servi à la préparation d’une huile du Musée Condé, selon Dimier.
26. - « le cardinal dalminiac » : Georges, cardinal d'Armagnac, vers 1508-1585. -111,21(22).
Cet humaniste, protecteur des lettres et des art», devint un familier de Marguerite de Navarre puis de son frère François Ier (n° 1), qui lui confia la charge d’ambassadeur à Venise en 1536 et auprès du Saint-Siège en 1539. Très lié à I» maison de Navarre, il baptisa le futur Henri IV (n® 8) mais rompit toute relation avec la mère de celui-ci, Jeanne d’Albrct, lorsqu’elle eut opté pour le protestan-
4 autres copies connues.
DIFFÉRENTES ÉCRITURES, DIFFÉRENTES PROVENANCES ?
Louis Dimier, dans sa monumentale étude parue en 1926, voyait dans le “Recueil des Arts et Métiers” une « collection de collections » provenant de la réunion d’au moins cinq recueils antérieurs, correspondant à cinq types d’écriture dans lesquels sont rédigées les “légendes” des dessins (ce qu’il appelle la « lettre »). Nous donnons un exemplaire représentatif de chacune des quatre premières séries : bâtarde menue, romaine capitale au crayon, cursive, courante calligraphiée. Pour la deuxième série, qui n’est pas entièrement homogène, nous donnons en outre quelques exemplaires "atypiques”, ou qui montrent que les légendes ressortissant à cette série ont fait l’objet de corrections. Enfin, nous confrontons trois exemplaires de la cinquième série, « bâtarde au crayon », pour montrer qu’elle est illusoire et ne constitue nullement un ensemble mais émane de plusieurs mains différentes. Voir également : n° 2 (présence de légendes rédigées dans les lère et 2eséries), n° 8 (2e série complétée par un rajout postérieur à l’encre), n° 11 et n° 13 (2e série corrigée à l’encre), n° 44 (2e série repassée à l’encre et pas entièrement en capitales), n° 45 et n° 46 (relevant de la 2e série pour Dimier, mais en fait la légende est rédigée à l’encre et non au crayon ; le n° 46 est en outre pourvu d’une inscription plus ancienne, non classifiée).
27. -•Mde busel » : Claude de Bouifcon-Buaset, 1531-1588. - 111,42(43).
Ce petit-fils de César Borgia par aa mère Louise Borgia, duchesse de Valentinois, fut chevalier de l'ordre du roi (mais sa décoration a été rognée sur le dessin). Il servit comme lieutenant de la compagnie du père du prince de Carency (n° 50), Jean d’Escars de La Vauguyon, et occupa la charge de gouverneur du Limousin.
I-a légende du dessin est représentative de la « première série * d’écriture de Dimier : « bâtarde menue *.
2 autres copies connues, avec également l’orthographe • Busel » pour Bussct.
28. - » M DVBOUOM * : Henri Robert de La Murck, duc de Bouillon, prince de Sedan, mort en 1574. - 1,32(35).
Il succéda à son père, Robert IV de La Marck, dans le gouvernement de la Normandie oô il se montra plutôt favorable au protestantisme. Le mariage en 1591 de sa fille Charlotte avec Henri de La Tour, fils de François III de La Tour, vicomte de Turcnnc (n° 34). fit passer le duché de Bouillon dans lu maison de La Tour d’Auvergne.
L’écriture est caractéristique de la « deuxième série » de Dimier : « romaine capitale au crayon ».
2 autres copies connues.
29. - » RVFET », « A NO ETATIS SVE/.55. » : Philippe de Volvyrc, baron de Ruffec. vers 1530-1585. - III.3031). - Inscription au revers : « monsur de Rufet ».
Ce trisaïeul du duc de Saint-Simon fut fait chevalier de l’ordre du Saint-Esprit en 1582 (cependant on verrait plutôt une représentation de saint Michel dans la décoration qui figure sur le portrait). C’était le gendre de Jean de Daillon (n° 41). Il est tout à fait exceptionnel qu’un crayon porte l’indication de l’âge du modèle comme c’est le cas ici.
Le nom du personnage est mentionné dans l’écriture que Dimier appelle • deuxième série » ; il est difficile de déterminer si les deux inscriptions sont de la même main ou non. Le dessin est en outre pourvu d’une troisième inscription au revers.
I autre copie connue, sans l’indication d’âge ; pour Dimier, il s'agit peut-être ici d’un dessin original.
30. - « SAN S AT » (au crayon avec correction à l’encre du«7*»cn«C»): Louis Prévost de Sansac. 1486-1566. - 111,6(6).
II naquit à Cognac et fit son apprentissage des armes aux côtés d’Anne de Montmorency (n° 15). Son impressionnante carrière militaire ne connut une brève éclipse que lors de la captivité de François Ier (n° 1) après la bataille de Pavie : à l’âge de 76 ans il avait encore la *> permission de faire la guerre » ! Il fut gouverneur des enfants de France sous le règne d’Henri 11 (n° 4).
On voit »ur la légende de ce dessin que la « deuxième série » de Dimer, au crayon, a fait l’objet de correction» à l’encre (voir aussi le n° 11 et le n* 13).
1 autre copie connue.
31. - « Masur de monsalez », « MONSAUEYS » : Jacques de Balaguier, sieur de Monlsalès, vers 1535-1569. - III,7(7). - Inscription au revers : illisible. - Filigrane : main aux doigts écartés, avec manchette, sommée d’une étoile, une fleur de lis dans la naume.
Ce fut un capitaine « de la plus grande bravoure » selon Brantôme... et un ambitieux insatiable d’après Biaise de Monlue, qui le haïssait - cependant il maria une de se» filles à un petit-fils de Monlue. Remarqué par Charles IX à la bataille de Dreux en 1562, il reçut l’ordre de Saint-Michel en 1564 (la médaille est rognée sur le dessin). Il mourut en 1569, tué dans une embuscade par une balle en plein visage.
Dimier classe la légende en capitales dans la « deuxième série • mais ne parle pas du tout de l’inscription à l’encre, vraisemblablement plus ancienne (voir aussi le n° 46).
1 autre copie connue.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 96,71 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Fendant les guerres de religion il prit la tête de la ligue, regroupement de chefs catholiques. Il fit acte de candidature au trône de France (d'où son nom de « Charles X ») afin d'empêcher son neveu Henri de Navarre, le futur Henri IV (n° 8), prince protestant, de succéder à Henri III. Lorsque le cardinal de Châtillon (n° 25) passa au protestantisme et fut donc dépouillé de toutes ses charges ecclésiastiques, il obtint le siège épiscopal de Beauvais que celui-ci occupait.
4 aulnes copies connues.
25. - • le cardinal de chaslilion » : Odet de Coligny, dit le cardinal de Châtillon, 1517-1571. - 111,15(16).
Neveu du connétable de Monlmorency (n° 15) et frère de l’amiral de Coligny (n° 19), il fut le mécène de Rabelais et de Ronsard et embrassa la religion réformée en 1561 en partie par conviction, en partie pour pouvoir régulariser sa liaison avec Élisabeth de llauteville (n° 11). Il perdit alors toutes ses charges ecclésiastimies, dont l’évêché de Beauvais transféré au cardinal de Bourbon (n° 24) : c’est pourquoi il ne revêt pas, sur ce dessin, la pourpre cardinalice.
2 autres copies connues, dont une a servi à la préparation d’une huile du Musée Condé, selon Dimier.
26. - « le cardinal dalminiac » : Georges, cardinal d'Armagnac, vers 1508-1585. -111,21(22).
Cet humaniste, protecteur des lettres et des art», devint un familier de Marguerite de Navarre puis de son frère François Ier (n° 1), qui lui confia la charge d’ambassadeur à Venise en 1536 et auprès du Saint-Siège en 1539. Très lié à I» maison de Navarre, il baptisa le futur Henri IV (n® 8) mais rompit toute relation avec la mère de celui-ci, Jeanne d’Albrct, lorsqu’elle eut opté pour le protestan-
4 autres copies connues.
DIFFÉRENTES ÉCRITURES, DIFFÉRENTES PROVENANCES ?
Louis Dimier, dans sa monumentale étude parue en 1926, voyait dans le “Recueil des Arts et Métiers” une « collection de collections » provenant de la réunion d’au moins cinq recueils antérieurs, correspondant à cinq types d’écriture dans lesquels sont rédigées les “légendes” des dessins (ce qu’il appelle la « lettre »). Nous donnons un exemplaire représentatif de chacune des quatre premières séries : bâtarde menue, romaine capitale au crayon, cursive, courante calligraphiée. Pour la deuxième série, qui n’est pas entièrement homogène, nous donnons en outre quelques exemplaires "atypiques”, ou qui montrent que les légendes ressortissant à cette série ont fait l’objet de corrections. Enfin, nous confrontons trois exemplaires de la cinquième série, « bâtarde au crayon », pour montrer qu’elle est illusoire et ne constitue nullement un ensemble mais émane de plusieurs mains différentes. Voir également : n° 2 (présence de légendes rédigées dans les lère et 2eséries), n° 8 (2e série complétée par un rajout postérieur à l’encre), n° 11 et n° 13 (2e série corrigée à l’encre), n° 44 (2e série repassée à l’encre et pas entièrement en capitales), n° 45 et n° 46 (relevant de la 2e série pour Dimier, mais en fait la légende est rédigée à l’encre et non au crayon ; le n° 46 est en outre pourvu d’une inscription plus ancienne, non classifiée).
27. -•Mde busel » : Claude de Bouifcon-Buaset, 1531-1588. - 111,42(43).
Ce petit-fils de César Borgia par aa mère Louise Borgia, duchesse de Valentinois, fut chevalier de l'ordre du roi (mais sa décoration a été rognée sur le dessin). Il servit comme lieutenant de la compagnie du père du prince de Carency (n° 50), Jean d’Escars de La Vauguyon, et occupa la charge de gouverneur du Limousin.
I-a légende du dessin est représentative de la « première série * d’écriture de Dimier : « bâtarde menue *.
2 autres copies connues, avec également l’orthographe • Busel » pour Bussct.
28. - » M DVBOUOM * : Henri Robert de La Murck, duc de Bouillon, prince de Sedan, mort en 1574. - 1,32(35).
Il succéda à son père, Robert IV de La Marck, dans le gouvernement de la Normandie oô il se montra plutôt favorable au protestantisme. Le mariage en 1591 de sa fille Charlotte avec Henri de La Tour, fils de François III de La Tour, vicomte de Turcnnc (n° 34). fit passer le duché de Bouillon dans lu maison de La Tour d’Auvergne.
L’écriture est caractéristique de la « deuxième série » de Dimier : « romaine capitale au crayon ».
2 autres copies connues.
29. - » RVFET », « A NO ETATIS SVE/.55. » : Philippe de Volvyrc, baron de Ruffec. vers 1530-1585. - III.3031). - Inscription au revers : « monsur de Rufet ».
Ce trisaïeul du duc de Saint-Simon fut fait chevalier de l’ordre du Saint-Esprit en 1582 (cependant on verrait plutôt une représentation de saint Michel dans la décoration qui figure sur le portrait). C’était le gendre de Jean de Daillon (n° 41). Il est tout à fait exceptionnel qu’un crayon porte l’indication de l’âge du modèle comme c’est le cas ici.
Le nom du personnage est mentionné dans l’écriture que Dimier appelle • deuxième série » ; il est difficile de déterminer si les deux inscriptions sont de la même main ou non. Le dessin est en outre pourvu d’une troisième inscription au revers.
I autre copie connue, sans l’indication d’âge ; pour Dimier, il s'agit peut-être ici d’un dessin original.
30. - « SAN S AT » (au crayon avec correction à l’encre du«7*»cn«C»): Louis Prévost de Sansac. 1486-1566. - 111,6(6).
II naquit à Cognac et fit son apprentissage des armes aux côtés d’Anne de Montmorency (n° 15). Son impressionnante carrière militaire ne connut une brève éclipse que lors de la captivité de François Ier (n° 1) après la bataille de Pavie : à l’âge de 76 ans il avait encore la *> permission de faire la guerre » ! Il fut gouverneur des enfants de France sous le règne d’Henri 11 (n° 4).
On voit »ur la légende de ce dessin que la « deuxième série » de Dimer, au crayon, a fait l’objet de correction» à l’encre (voir aussi le n° 11 et le n* 13).
1 autre copie connue.
31. - « Masur de monsalez », « MONSAUEYS » : Jacques de Balaguier, sieur de Monlsalès, vers 1535-1569. - III,7(7). - Inscription au revers : illisible. - Filigrane : main aux doigts écartés, avec manchette, sommée d’une étoile, une fleur de lis dans la naume.
Ce fut un capitaine « de la plus grande bravoure » selon Brantôme... et un ambitieux insatiable d’après Biaise de Monlue, qui le haïssait - cependant il maria une de se» filles à un petit-fils de Monlue. Remarqué par Charles IX à la bataille de Dreux en 1562, il reçut l’ordre de Saint-Michel en 1564 (la médaille est rognée sur le dessin). Il mourut en 1569, tué dans une embuscade par une balle en plein visage.
Dimier classe la légende en capitales dans la « deuxième série • mais ne parle pas du tout de l’inscription à l’encre, vraisemblablement plus ancienne (voir aussi le n° 46).
1 autre copie connue.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 96,71 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



