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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- [CATALOGUE D'EXPOSITION] (p.1)
- Portraits de Cour. Le Recueil des Arts et Métiers : dessins français de la Renaissance dans le style des Clouet. Exposition conçue et réalisée par la Bibliothèque du CNAM et tenue du 20 février au 30 avril 1992. Catalogue rédigé par Sylvie Béguin, Florence Carneiro, Dominique Diguet, Patrick Le Boeuf et Marie-Christine Radix avec la collaboration de Jean-Louis Germain. Crédits photographiques : Béatrice Hatala ; conception graphique : Belle vue (p.3)
- LE PORTRAIT AU CRAYON : ART DE COUR AU XVIe SIÈCLE [par Sylvie Béguin] (p.4)
- LE RECUEIL DES ARTS ET MÉTIERS [par Patrick Le Bœuf avec la collaboration de Florence Carneiro et de Jean-Louis Germain] (p.6)
- LISTE DES ŒUVRES EXPOSÉES (p.11)
- LA FAMILLE ROYALE (p.11)
- DAMES DE LA COUR (p.12)
- GRANDS SERVITEURS DE L'ÉTAT (p.12)
- UNE FAMILLE : LES GUISE (p.13)
- PRINCES DE L'ÉGLISE (p.13)
- DIFFÉRENTES ÉCRITURES, DIFFÉRENTES PROVENANCES ? (p.14)
- LA FACTURE DES DESSINS : TRAITS COMMUNS ET OPPOSITIONS (p.15)
- HAPAX (p.16)
- ORIENTATION BIBLIOGRAPHIQUE (p.17)
- Dernière image
32. - « le cote Daram » (au crayon), « Daram » (au crayon), » U conte Dorant » (à l’encre) : Jacques Hamilton, comte d'Arran, duc de Châtellerault, mort en 1576. - 111,8(8). - Inscription au revers : » Jaques hamilton conte de Daram ».
Cet intrigant usurpa le titre de comte d’Arran au détriment de son pupille, faible d’esprit. Régent d'Écosse pendant la minorité de Marie Stuart, nièce des Guise (n° 21,22,23), il dut céder le pouvoir en 1551. En dédommagement le roi de France Henri II (n° 4) lui attribua une pension ainsi que le titre de duc de Châtellerault. On prétend qu’il avait aspiré un moment au trône d’Écosse : son frère, l’archevêque de Saint-André, avait forgé en sa faveur un faux testament de Jacques V d'Écosse. Mais après la mort de ce frère complaisant il se relira de la vie publique.
Dimicr fait entrer à tort les inscriptions au crayon dans sa « deuxième série » ; la légende rédigée à l’encre est en revanche représentative de la « troisième série : cursive », sans doute postérieure aux deux autres notations.
I autre copie connue.
33. - « M De beau Daufin » : René de laval, seigneur de Bois-Dauohin. mort en 1557. - 11,26(28). - Autre numéro à la sanguine : 17.
II fut envoyé par Henri U (n° 4) comme ambassadeur ordinaire en Angleterre où il demeura jusqu’en 1553. Diplomate mais aussi homme de guerre, il fut tué le 10 août 1557 à la bataille de Saint-Quentin.
L’écriture de la légende est typique de ta « troisième série » de Dimicr : « cursive ». On remarque également la présence de la numérotation à la sanguine, antérieure à celle qui est portée à l’encre tout au long du recueil.
Dimicr attribue au « peintre de Luxembourg-Martigues » un dessin très proche, conservé au British Muséum (coll. Salting, rec. Hugford. (° 13).
3 autres copies connues.
34. - « jMievieonte de turenne * : François III de La Tour, vicomte de Turcnne. 1526-1557. -11,21(22). - Inscription au revers : illisible.
Cet homme de guerre, chevalier de l’ordre de Saint-Michel, mourut des suites des blessures qu'il reçut à la bataille de Saint-Quentin. Il avait épousé Éléonore, fille du connétable de Montmorency (n° 15). Leur fils Henri épousa en 1591 la fille d’Henri Robert de Lu Marck, duc de Bouillon (n° 28), dont il eut l’illustre Turenne, Maréchal de France sous le règne de Louis XIV.
L’écriture de la légende ressortit à la « quatrième série » de Dimier : « courante calligraphiée ».
S autres copies connues.
35. - « M La Rochepoiue » : Inuis Chasteignier de La Roche Fosay, seigneur d’Abain, 1535-1595. -111,33(34). - Filigrane : fleur de lis.
Il appartenait à une nombreuse et ancienne famille poitevine. Il bénéficia de l’éducation de l’humaniste Jean Daurat. Érudit, il entretint un commerce assidu avec notamment de Thou et Joseph Scaliger ; cependant, il ne publia pas. Ce lettré, au service de» rois de France dans l'armée et la diplomatie, fut nommé par Henri III en 1576 Conseiller en son Conseil privé.
Dimicr appelle « cinquième série : bâtarde au crayon » l’écriture de la légende ; on remarque qu'elle est légèrement inclinée, le u est un peu anguleux, le R majuscule a un très petit module, et surtout le e adopte une morphologie très caractéristique, voisine de celle que l’on rencontre dans la « première série ».
Pas d’autre copie connue.
36. - * Rouect » : Louise de La Béraudière, demoiselle de Rouet, vers 1540 - après 1580. - 11.36(39).
«... En voyant la beauté / D’une belle Rouet qui porte sur sa face / Portraite une douceur, une asseurée grâce, / Avec un beau parler tout plain de majesté... ». écrit Brantôme dans un de ses nombreux sonnets consacrés à Louise de La Béraudière, qu’il ♦ adora » un temps. Issue d’une ancienne famille du sud-ouest, dame d'honneur à la cour, elle fut la maîtresse d’Antoine de Bourbon, roi de Navarre (n* 7), à qui elle donna un fils naturel, avant d’épouser Louis d’Estissac, gouverneur de La Rochelle, puis Robert de Combault.
Pour Dimicr, l'écriture de la légende appartient à la même « cinquième série » qui identifie le modèle du dessin précédent ; mais elle est ici plus annileuse, notamment pour le u qui consiste en trois bâton» et pour la ligature cl, très acérée ; le R majuscule est deux fois plus haut que les autres lettres ; enfin et surtout, le e a la forme d’un epsilon grec.
Pas d'autre copie connue.
37. - « le/is de moulut » : Jean de Monluc. 3* quart du XVI* siècle. -111,32(33).
Second fils du célèbre Biaise de Monluc. il fut chevalier puis commandeur de l’Ordre de Malte (la croix de Malte est visible sur le dessin), et se trouva au siège que les Turcs mirent devant la ville de Malte en 1565. Pourvu de l’évêché de Condom en 1571, il ne put être sacré à cause de ses infirmités et il s’en démit en 1581. Son neveu Charles épousa en 1589 une fille de Jacques de Balaguier. sieur de Montsalès (n° 31).
Dimier range b légende du portrait dans sa « cinquième série », mais on voit que la morphologie des lettres cal très différente de ce qui apparaît sur les n0# 35 et 36 : ici l’écriture est plutôt ronde, le u est très arrondi, le haut du l forme une boucle caractéristique, et surtout le e montre encore une troisième phy*ionomie, qui est en fait la plus “normale” pour l’époque.
Pas d’autre copie connue.
LA FACTURE DES DESSINS : TRAITS COMMUNS ET OPPOSITIONS
Il est particulièrement difficile de répartir les portraits au crayon selon des mains nettement différenciées. Tout au plus peut-on relever des affinités stylistiques entre les numéros 38 à 42, qui s’opposent distinctement au n° 43. On rencontre encore un autre style très différent avec le n° 35, exposé ci-dessus.
38. - « M DEBIRON. » : Jean de Gontaut, baron de Biron, 1502-1557. -1,36(39).
Après avoir participé à de nombreuse» bataille» et, en tant que gentilhomme de la maison du roi. rempli diverses missions diplomatique», il fut nommé gouverneur de Saint-Quentin. Blessé et fait prisonnier au coure du siège de celte place forte, il fut transporté au château de Tournai où il succomba. Il avait épousé en 1519 Anne de Bonncval. calviniste, qui éleva leur» enfant» selon les principe» de la religion réformée. Son petit-fils Charles de Gontaut, le Maréchal de Biron, tua en duel le prince de Carency (n° 50) en 1586.
3 autres copies connues, dont 2 sont pourvues d’une inscription tardive identifiant le modèle comme étant Armand de Gon-laut, fils de Jean ; dans son catalogue des crayons de la Bibliothèque nationale. J. Adhémar suit cette indication, »ans doute à tort (notice 545).
39. - * M De Caudale » : Frédéric de Foix, comte de Candale, de Bénauge» et d’Astarac, mort en 1571. - 11,13(14). - Autre numéro à la sanguine : 35 (?).
Sous François II il prit le parti des Guise (n°s 21, 22) et combattit les huguenots en Gascogne. Il fut fait chevalier de l’ordre de Saint-Michel en 1560. Il avait épousé en 1540 Françoise de La Rochefoucauld fir 40) dont il eut trois enfant», parmi lesquels Henri qui prit pour femme Marie de Montmorency, fille puînée du connétable (n° 15), et Charlotte Diane, mariée à Louis de Foix-Guraon, fil» du marquis de Trans (ne 49).
Original au Musée Condé (Moreau-Nélaton 276) ; 1 autre copie connue.
40. - » M De Candale * : Françoise de La Rochefoucauld, milieu du XVIe siècle. - 11,14(15).
Elle épousa en 1540 Frédéric de Foix, comte de Candale (n° 39).'
2 autre» copies connues.
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Cet intrigant usurpa le titre de comte d’Arran au détriment de son pupille, faible d’esprit. Régent d'Écosse pendant la minorité de Marie Stuart, nièce des Guise (n° 21,22,23), il dut céder le pouvoir en 1551. En dédommagement le roi de France Henri II (n° 4) lui attribua une pension ainsi que le titre de duc de Châtellerault. On prétend qu’il avait aspiré un moment au trône d’Écosse : son frère, l’archevêque de Saint-André, avait forgé en sa faveur un faux testament de Jacques V d'Écosse. Mais après la mort de ce frère complaisant il se relira de la vie publique.
Dimicr fait entrer à tort les inscriptions au crayon dans sa « deuxième série » ; la légende rédigée à l’encre est en revanche représentative de la « troisième série : cursive », sans doute postérieure aux deux autres notations.
I autre copie connue.
33. - « M De beau Daufin » : René de laval, seigneur de Bois-Dauohin. mort en 1557. - 11,26(28). - Autre numéro à la sanguine : 17.
II fut envoyé par Henri U (n° 4) comme ambassadeur ordinaire en Angleterre où il demeura jusqu’en 1553. Diplomate mais aussi homme de guerre, il fut tué le 10 août 1557 à la bataille de Saint-Quentin.
L’écriture de la légende est typique de ta « troisième série » de Dimicr : « cursive ». On remarque également la présence de la numérotation à la sanguine, antérieure à celle qui est portée à l’encre tout au long du recueil.
Dimicr attribue au « peintre de Luxembourg-Martigues » un dessin très proche, conservé au British Muséum (coll. Salting, rec. Hugford. (° 13).
3 autres copies connues.
34. - « jMievieonte de turenne * : François III de La Tour, vicomte de Turcnne. 1526-1557. -11,21(22). - Inscription au revers : illisible.
Cet homme de guerre, chevalier de l’ordre de Saint-Michel, mourut des suites des blessures qu'il reçut à la bataille de Saint-Quentin. Il avait épousé Éléonore, fille du connétable de Montmorency (n° 15). Leur fils Henri épousa en 1591 la fille d’Henri Robert de Lu Marck, duc de Bouillon (n° 28), dont il eut l’illustre Turenne, Maréchal de France sous le règne de Louis XIV.
L’écriture de la légende ressortit à la « quatrième série » de Dimier : « courante calligraphiée ».
S autres copies connues.
35. - « M La Rochepoiue » : Inuis Chasteignier de La Roche Fosay, seigneur d’Abain, 1535-1595. -111,33(34). - Filigrane : fleur de lis.
Il appartenait à une nombreuse et ancienne famille poitevine. Il bénéficia de l’éducation de l’humaniste Jean Daurat. Érudit, il entretint un commerce assidu avec notamment de Thou et Joseph Scaliger ; cependant, il ne publia pas. Ce lettré, au service de» rois de France dans l'armée et la diplomatie, fut nommé par Henri III en 1576 Conseiller en son Conseil privé.
Dimicr appelle « cinquième série : bâtarde au crayon » l’écriture de la légende ; on remarque qu'elle est légèrement inclinée, le u est un peu anguleux, le R majuscule a un très petit module, et surtout le e adopte une morphologie très caractéristique, voisine de celle que l’on rencontre dans la « première série ».
Pas d’autre copie connue.
36. - * Rouect » : Louise de La Béraudière, demoiselle de Rouet, vers 1540 - après 1580. - 11.36(39).
«... En voyant la beauté / D’une belle Rouet qui porte sur sa face / Portraite une douceur, une asseurée grâce, / Avec un beau parler tout plain de majesté... ». écrit Brantôme dans un de ses nombreux sonnets consacrés à Louise de La Béraudière, qu’il ♦ adora » un temps. Issue d’une ancienne famille du sud-ouest, dame d'honneur à la cour, elle fut la maîtresse d’Antoine de Bourbon, roi de Navarre (n* 7), à qui elle donna un fils naturel, avant d’épouser Louis d’Estissac, gouverneur de La Rochelle, puis Robert de Combault.
Pour Dimicr, l'écriture de la légende appartient à la même « cinquième série » qui identifie le modèle du dessin précédent ; mais elle est ici plus annileuse, notamment pour le u qui consiste en trois bâton» et pour la ligature cl, très acérée ; le R majuscule est deux fois plus haut que les autres lettres ; enfin et surtout, le e a la forme d’un epsilon grec.
Pas d'autre copie connue.
37. - « le/is de moulut » : Jean de Monluc. 3* quart du XVI* siècle. -111,32(33).
Second fils du célèbre Biaise de Monluc. il fut chevalier puis commandeur de l’Ordre de Malte (la croix de Malte est visible sur le dessin), et se trouva au siège que les Turcs mirent devant la ville de Malte en 1565. Pourvu de l’évêché de Condom en 1571, il ne put être sacré à cause de ses infirmités et il s’en démit en 1581. Son neveu Charles épousa en 1589 une fille de Jacques de Balaguier. sieur de Montsalès (n° 31).
Dimier range b légende du portrait dans sa « cinquième série », mais on voit que la morphologie des lettres cal très différente de ce qui apparaît sur les n0# 35 et 36 : ici l’écriture est plutôt ronde, le u est très arrondi, le haut du l forme une boucle caractéristique, et surtout le e montre encore une troisième phy*ionomie, qui est en fait la plus “normale” pour l’époque.
Pas d’autre copie connue.
LA FACTURE DES DESSINS : TRAITS COMMUNS ET OPPOSITIONS
Il est particulièrement difficile de répartir les portraits au crayon selon des mains nettement différenciées. Tout au plus peut-on relever des affinités stylistiques entre les numéros 38 à 42, qui s’opposent distinctement au n° 43. On rencontre encore un autre style très différent avec le n° 35, exposé ci-dessus.
38. - « M DEBIRON. » : Jean de Gontaut, baron de Biron, 1502-1557. -1,36(39).
Après avoir participé à de nombreuse» bataille» et, en tant que gentilhomme de la maison du roi. rempli diverses missions diplomatique», il fut nommé gouverneur de Saint-Quentin. Blessé et fait prisonnier au coure du siège de celte place forte, il fut transporté au château de Tournai où il succomba. Il avait épousé en 1519 Anne de Bonncval. calviniste, qui éleva leur» enfant» selon les principe» de la religion réformée. Son petit-fils Charles de Gontaut, le Maréchal de Biron, tua en duel le prince de Carency (n° 50) en 1586.
3 autres copies connues, dont 2 sont pourvues d’une inscription tardive identifiant le modèle comme étant Armand de Gon-laut, fils de Jean ; dans son catalogue des crayons de la Bibliothèque nationale. J. Adhémar suit cette indication, »ans doute à tort (notice 545).
39. - * M De Caudale » : Frédéric de Foix, comte de Candale, de Bénauge» et d’Astarac, mort en 1571. - 11,13(14). - Autre numéro à la sanguine : 35 (?).
Sous François II il prit le parti des Guise (n°s 21, 22) et combattit les huguenots en Gascogne. Il fut fait chevalier de l’ordre de Saint-Michel en 1560. Il avait épousé en 1540 Françoise de La Rochefoucauld fir 40) dont il eut trois enfant», parmi lesquels Henri qui prit pour femme Marie de Montmorency, fille puînée du connétable (n° 15), et Charlotte Diane, mariée à Louis de Foix-Guraon, fil» du marquis de Trans (ne 49).
Original au Musée Condé (Moreau-Nélaton 276) ; 1 autre copie connue.
40. - » M De Candale * : Françoise de La Rochefoucauld, milieu du XVIe siècle. - 11,14(15).
Elle épousa en 1540 Frédéric de Foix, comte de Candale (n° 39).'
2 autre» copies connues.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 96,61 %.
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