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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
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- TEXTE OCÉRISÉ
- PAGE DE TITRE (Première image)
- A Monsieur Albert Grévy, Gouverneur général civil de l'Algérie (p.3)
- Constantine, le 3 novembre 1879 (p.5)
- Constantine, le 2 décembre 1879 (p.7)
- Constantine, le 25 janvier 1880 (p.10)
- Constantine, le 25 janvier 1880 (p.14)
- Constantine, le 9 mars 1880 (p.14)
- Constantine, le 10 avril 1880 (p.17)
- Constantine, le 9 mai 1880 (p.20)
- Constantine, le 2 juillet 1880 (p.25)
- Constantine, le 20 juillet 1880 (p.27)
- Constantine, le 23 septembre 1880 (p.31)
- Constantine, le 27 octobre 1880 (p.34)
- Constantine, le 13 décembre 1880 (p.37)
- Le Niger d'après les explorateurs. Mongo-Park, Clapperton, Denham, John Lander, Olfield (p.42)
- Constantine, le 27 février 1881 (p.45)
- Constantine, le 18 mars 1881 (p.51)
- Dernière image
- 31 —
Constautine, le 23 septembre 1880.
Mon cher Monsieur,
; Il y a une question qui paraît préoccuper beaucoup l’administration supérieure au sujet du Trans-Saharien, c’est le point de départ de la, côte, chaque département se le dispute.
Les terrains habitables et cultivables de l’Algérie se terminent en pointe à Insalah, en dehors, c’est le désert; cette partie du pays, jusqu’à Ouargla, a son inclinaison vers le Sud-Est ; à cause de cette configuration de nos possessions algériennes, les chemins de fer des provinces d’Alger et de Constantine convergent naturellement vers Ouargla, point désigné par tous pour le départ du Trans-Saharien ; on se demande, vu cette situation qui ne peut être changée, pourquoi on s’inquiète du point de départ de la mer. Je ne sais pas où arriverait le chemin de fer d’Oran.
Le chemin du département de Constantine est décidé jusqu’à Biskra;de là à Ouargla on est constamment en plaine; cette ligne-est indiquée, non pas comme devant avoir le privilège de faire partir le Trans-Saharien de Constantine, puisqu’il partira d’Alger aussi, mais bien comme étant la plus propice pour commencer les travaux du Trans-Saharien, sans retard.
Cependant, si on veut absolument une ligne spéciale pour le Trans-Saharien, le point de départ semblerait être Bougie; par la vallée de l’Oued-Sahel on arriverait dans le Hodna, sans de grandes difficultés, à partir de là, le pays est facile vers le Sud.
On se préoccupe aussi du reboisement du Sahara, dans le parcours de la voie ferrée, à cause des dépenses que cela occasionnerait; vouloir reboiser le désert veut dire qu’il a été boisé. Le mois de février dernier, correspondant avec M. Georges Renaud, directeur de la Revue géographique internationale, à Paris; je lui écrivis ce qui suit :
« M. G. Renaud, j’ai beaucoup entendu parler du reboisement du désert par M. Soleilletet autres ; je suis porté à croire qu’il n’a jamais été boisé, bien au contraire, tout fait supposer que dans les temps anciens, le Sahara devait être bien moins boisé qu’aujourd’hui, je me demande, même, si les montagnes qui se trouvent dans certaines parties de ce vaste pays ne formaient pas des îles qui s’élevaient au milieu d’une mer qui remplissait l’espace; ce qui me le fait supposer, c’est que le désert divise deux natures bien différentes, qui se distinguent parfaitement par les hommes qu’elles ont produit l’une et l’autre ; celle qui borde la partie Sud, n’a produit que des hommes noirs, celle qui borde la partie Nord, n'a prqduit que des hommes blancs; les noirs qui se.trouvent au nord du désert y,ont été portés par force pour en
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,05 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
Constautine, le 23 septembre 1880.
Mon cher Monsieur,
; Il y a une question qui paraît préoccuper beaucoup l’administration supérieure au sujet du Trans-Saharien, c’est le point de départ de la, côte, chaque département se le dispute.
Les terrains habitables et cultivables de l’Algérie se terminent en pointe à Insalah, en dehors, c’est le désert; cette partie du pays, jusqu’à Ouargla, a son inclinaison vers le Sud-Est ; à cause de cette configuration de nos possessions algériennes, les chemins de fer des provinces d’Alger et de Constantine convergent naturellement vers Ouargla, point désigné par tous pour le départ du Trans-Saharien ; on se demande, vu cette situation qui ne peut être changée, pourquoi on s’inquiète du point de départ de la mer. Je ne sais pas où arriverait le chemin de fer d’Oran.
Le chemin du département de Constantine est décidé jusqu’à Biskra;de là à Ouargla on est constamment en plaine; cette ligne-est indiquée, non pas comme devant avoir le privilège de faire partir le Trans-Saharien de Constantine, puisqu’il partira d’Alger aussi, mais bien comme étant la plus propice pour commencer les travaux du Trans-Saharien, sans retard.
Cependant, si on veut absolument une ligne spéciale pour le Trans-Saharien, le point de départ semblerait être Bougie; par la vallée de l’Oued-Sahel on arriverait dans le Hodna, sans de grandes difficultés, à partir de là, le pays est facile vers le Sud.
On se préoccupe aussi du reboisement du Sahara, dans le parcours de la voie ferrée, à cause des dépenses que cela occasionnerait; vouloir reboiser le désert veut dire qu’il a été boisé. Le mois de février dernier, correspondant avec M. Georges Renaud, directeur de la Revue géographique internationale, à Paris; je lui écrivis ce qui suit :
« M. G. Renaud, j’ai beaucoup entendu parler du reboisement du désert par M. Soleilletet autres ; je suis porté à croire qu’il n’a jamais été boisé, bien au contraire, tout fait supposer que dans les temps anciens, le Sahara devait être bien moins boisé qu’aujourd’hui, je me demande, même, si les montagnes qui se trouvent dans certaines parties de ce vaste pays ne formaient pas des îles qui s’élevaient au milieu d’une mer qui remplissait l’espace; ce qui me le fait supposer, c’est que le désert divise deux natures bien différentes, qui se distinguent parfaitement par les hommes qu’elles ont produit l’une et l’autre ; celle qui borde la partie Sud, n’a produit que des hommes noirs, celle qui borde la partie Nord, n'a prqduit que des hommes blancs; les noirs qui se.trouvent au nord du désert y,ont été portés par force pour en
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