Première page
Page précédente
Page suivante
Dernière page
Illustration précédente
Illustration suivante
Réduire l’image
100%
Agrandir l’image
Revenir à la taille normale de l’image
Adapte la taille de l’image à la fenêtre
Rotation antihoraire 90°
Rotation antihoraire 90°
Imprimer la page

- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- PAGE DE TITRE (Première image)
- A Monsieur Albert Grévy, Gouverneur général civil de l'Algérie (p.3)
- Constantine, le 3 novembre 1879 (p.5)
- Constantine, le 2 décembre 1879 (p.7)
- Constantine, le 25 janvier 1880 (p.10)
- Constantine, le 25 janvier 1880 (p.14)
- Constantine, le 9 mars 1880 (p.14)
- Constantine, le 10 avril 1880 (p.17)
- Constantine, le 9 mai 1880 (p.20)
- Constantine, le 2 juillet 1880 (p.25)
- Constantine, le 20 juillet 1880 (p.27)
- Constantine, le 23 septembre 1880 (p.31)
- Constantine, le 27 octobre 1880 (p.34)
- Constantine, le 13 décembre 1880 (p.37)
- Le Niger d'après les explorateurs. Mongo-Park, Clapperton, Denham, John Lander, Olfield (p.42)
- Constantine, le 27 février 1881 (p.45)
- Constantine, le 18 mars 1881 (p.51)
- Dernière image
— 45
t v , • r Constantine, le 27 février 1881.
Cher Monsieur, ' 1
■ Je viens tenir la promesse que je vous ai faite de vous dire ce que je pense de la deuxième mission que remplit le colonel Flatters dans le Sahara.
Les dernières nouvelles qu’il a données sont datées du 2 janvier dernier; il a écrit à cette date de Messayghuen, ce point est situé au côté Est du plateau Tadmayt.
M. Flatters dit avoir exploré Tadmayt et reconnu que les ressources du pays ne sont pas suffisantes pour l’établissement d’une voie ferrée. Ceci est en désaccord avec son rapport même, dans lequel je lis : « La mission a trouvé partout du bois, des pâturages et de l’eau, » tandis que sur la route de l’Est, qu’il a explorée l’année passée, de Ouargla à Temassenin, il n’a trouvé que du s&ble, formant les dunes les plus hautes du Sahara, et fort peu d’eau; la route de l’Ouest me paraît donc préférable.
Il ne m’appartient pas de traiter la question technique de la voie ferrée ; je me bornerai à faire observer que je ne crois pas qu’il convienne de faire passer le Trans-Saharien de Ouargla à Insalah, par El-Goléah, à cause des accidents de terrain très-nombreux qui se trouvent sur le trajet : le tracé indiqué passe à vingt lieues environ à l’Est de cette ville, on doit donc se demander pourquoi M. Flatters y est allé. Nous devons supposer qu’il a voulu explorer la routed’El-Goléah à Insalah; dans ce cas, il aurait dû la continuer au lieu de revenir brusquement sur l’Oued-Mia, par des pentes assez rapides. Par ce changement de direction,il est revenu sur la route de Ouargla à Insalah, et au lieu de la suivre, de Hassi-Inifil, il*a pris la direction Sud-Est, de manière à joindre la partie extrême Est du plateau Tadmayt ; il a continué cette direction jusqu’à Messayghuen, en traversant tous les ravins et toutes les rivières qui versent leurs eaux dans les sables du grand désert qui s’étend jusqu’à Ghadamès, et en coupant les dunes qui touchent le plateau. Parmi les rivières qu’il a traversées, il s’en trouve trois d'une certaine importance; ce sont l’Oued Messeyet, l’Oued-Tirkmet. l’Oued-Djakran. Il est permis de supposer que M. Flatters a pris cette direction pour se rapprocher le plus possible d'El-Biot et Temassenin, afin de reprendre sa route de prédilection par les Ahaggar ; décidément, notre explorateur, en homme fort, aime à vaincre les difficultés.
Mais M. Flatters n’ignore pas qu’Insalah est la clef de tout le Soudan occidental, comprenant l’immense bassin du Niger, qui forme, à la hauteur de Sakotou, une largeur de l’Ouest à l’Est de
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,40 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
t v , • r Constantine, le 27 février 1881.
Cher Monsieur, ' 1
■ Je viens tenir la promesse que je vous ai faite de vous dire ce que je pense de la deuxième mission que remplit le colonel Flatters dans le Sahara.
Les dernières nouvelles qu’il a données sont datées du 2 janvier dernier; il a écrit à cette date de Messayghuen, ce point est situé au côté Est du plateau Tadmayt.
M. Flatters dit avoir exploré Tadmayt et reconnu que les ressources du pays ne sont pas suffisantes pour l’établissement d’une voie ferrée. Ceci est en désaccord avec son rapport même, dans lequel je lis : « La mission a trouvé partout du bois, des pâturages et de l’eau, » tandis que sur la route de l’Est, qu’il a explorée l’année passée, de Ouargla à Temassenin, il n’a trouvé que du s&ble, formant les dunes les plus hautes du Sahara, et fort peu d’eau; la route de l’Ouest me paraît donc préférable.
Il ne m’appartient pas de traiter la question technique de la voie ferrée ; je me bornerai à faire observer que je ne crois pas qu’il convienne de faire passer le Trans-Saharien de Ouargla à Insalah, par El-Goléah, à cause des accidents de terrain très-nombreux qui se trouvent sur le trajet : le tracé indiqué passe à vingt lieues environ à l’Est de cette ville, on doit donc se demander pourquoi M. Flatters y est allé. Nous devons supposer qu’il a voulu explorer la routed’El-Goléah à Insalah; dans ce cas, il aurait dû la continuer au lieu de revenir brusquement sur l’Oued-Mia, par des pentes assez rapides. Par ce changement de direction,il est revenu sur la route de Ouargla à Insalah, et au lieu de la suivre, de Hassi-Inifil, il*a pris la direction Sud-Est, de manière à joindre la partie extrême Est du plateau Tadmayt ; il a continué cette direction jusqu’à Messayghuen, en traversant tous les ravins et toutes les rivières qui versent leurs eaux dans les sables du grand désert qui s’étend jusqu’à Ghadamès, et en coupant les dunes qui touchent le plateau. Parmi les rivières qu’il a traversées, il s’en trouve trois d'une certaine importance; ce sont l’Oued Messeyet, l’Oued-Tirkmet. l’Oued-Djakran. Il est permis de supposer que M. Flatters a pris cette direction pour se rapprocher le plus possible d'El-Biot et Temassenin, afin de reprendre sa route de prédilection par les Ahaggar ; décidément, notre explorateur, en homme fort, aime à vaincre les difficultés.
Mais M. Flatters n’ignore pas qu’Insalah est la clef de tout le Soudan occidental, comprenant l’immense bassin du Niger, qui forme, à la hauteur de Sakotou, une largeur de l’Ouest à l’Est de
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,40 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.



