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  • Abadie, F. - Lettres sur le Trans-saharien
  • p.50 - vue 50/54
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  • PAGE DE TITRE (Première image)
    • A Monsieur Albert Grévy, Gouverneur général civil de l'Algérie (p.3)
    • Constantine, le 3 novembre 1879 (p.5)
    • Constantine, le 2 décembre 1879 (p.7)
    • Constantine, le 25 janvier 1880 (p.10)
    • Constantine, le 25 janvier 1880 (p.14)
    • Constantine, le 9 mars 1880 (p.14)
    • Constantine, le 10 avril 1880 (p.17)
    • Constantine, le 9 mai 1880 (p.20)
    • Constantine, le 2 juillet 1880 (p.25)
    • Constantine, le 20 juillet 1880 (p.27)
    • Constantine, le 23 septembre 1880 (p.31)
    • Constantine, le 27 octobre 1880 (p.34)
    • Constantine, le 13 décembre 1880 (p.37)
    • Le Niger d'après les explorateurs. Mongo-Park, Clapperton, Denham, John Lander, Olfield (p.42)
    • Constantine, le 27 février 1881 (p.45)
    • Constantine, le 18 mars 1881 (p.51)
  • Dernière image
  • PAGE DE TITRE (Première image)
    • Carte du Nord de l'Afrique du Sahara, du Soudan et du Sénégal d'après celle de l'Etat-Major augmentée des renseignements puisés dans les cartes itinéraires des explorateurs Rohlfs, Barth, Laing, Richardson, Duveyrier, etc. Par François Abadie. 1881 (n.n.)
  • Dernière image
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le Trans-Saharien avant de savoir le bénéfice que retirerait la France de cette grande entreprise. J’avoue que je ne comprends pas que des hommes intelligents puissent faire de semblables objections ; elles ont pour conséquence de mettre l'incertitude dans les esprits, tandis qu’i] faudrait y répandre la confiance. Tout le monde sait aujourd’hui que le Soudan occidental est une

Î>artie du globe très-riche par ses terres et les grands fleuves qui es arrosent ; on n’ignore pas non plus que sa population est au moins de 40 à 50 millions d’âmes. Les terres sont restées neuves ét les hommes à l’état primitif, parce qu’ils sont entourés de déserts et de montagnes infranchissables, qui ont empêché de pénétrer chez eux. Mais aujourd’hui, qu’au moyen d’un chemin de fer nous pouvons traverser l'espace qui nous sépare de ce grand continent, nous devons nous empresser de faire le nécessaire pour aller cueillir les trésors qui s’y trouvent en abondance et pour porter à ses habitants les objets de première nécessité qui leur manquent absolument.

Quel est l’homme qui, en y réfléchissant un peu, ne conviendra pas que ce vaste pays, qui s’offre à nous dans de semblables conditions, doit faire la fortune de la France ?

Les besoins de 50 millions d’âmes, quelques petits qu’ils soient, même au début, dépasseront bien certainement les moyens de nos fabricants pour les satisfaire.

Quand nous nous sommes emparés de l’Algérie, son trafic avec l’Europe n’était que de quelques millions; aujourd'hui, avec la France seule, il atteint de 350 à 400 millions; et qu’est l’Algérie par rapport au Soudan, en comparaison de son territoire et de sa population? Presque rien, et par les raisons que j'explique plus haut, les frais d’occupation ne seraient pas grands.

Voilà, cher Monsieur, toute ma pensée sur cette grande question ; je serai bien aise que vous me disiez, dans votre prochaine, si vous êtes de mon avis.

Bien à vous.

F. A.




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