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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
- TEXTE OCÉRISÉ
- PAGE DE TITRE (Première image)
- Congrès international de la meunerie. Commission officielle d'organisation (p.194)
- Introduction (p.195)
- Première journée jeudi 9 août 1900. Réunion de la commission. Séance d'ouverture (p.196)
- Discours de M. Le Ministre de l'agriculture (p.197)
- Discours de M. J. Moulin, Président de la commission d'organisation (p.198)
- Discours de M. Van Den Wyngaert (p.198)
- La valeur alimentaire du grain de blé, communication de M. Frichot (p.199)
- Nettoyage, mouillage et séchage du blé, communication de M. Boutet (p.202)
- Du transport des blés et des farines, communication de M. Fauroux (p.204)
- Deuxième journée. Vendredi 10 août 1900 (p.204)
- Applications et effets de l'eau et de la chaleur dans les procédés moderne de nettoyage des grains, communications de M. Noël (p.204)
- Vieilles coutumes : moulins banaux, communication de M. le Colonel Moëssard (p.207)
- Du rôle de la science dans les progrès de la mouture au XIXe siècle, conférence de M. Fleurent, professeur de chimie industrielle au Conservatoire des arts et Métiers (p.207)
- Les membres composant le bureau (p.212)
- Troisième journée. Samedi 11 août 1900 (p.216)
- De la valeur alimentaire des farines, communication de M. A. Terrier (p.216)
- De la situation de la meunerie en Hollande communication de M. Koechlin (p.219)
- De l'installation des moulins en général, communication de M. Rousselot (p.220)
- Un appareil préventif des accidents, communication de M. G. Lallemat (p.220)
- Assemblée plénière (p.222)
- Médailles d'honneur (p.223)
- Le banquet (p.225)
- Dernière image
- PAGE DE TITRE (Première image)
- M. Jean Dupuy. Ministre de l'Agriculture (p.197)
- Fig. 1 et 2. Mouture par cylindres. Fig. 3 et 4. Mouture par meules métalliques (p.210)
- Fig. 5 à 7. Mouture par cylindres. Fig. 8 à 10. Mouture par meules métalliques (p.211)
- Les membres composant le bureau du congrès. M. P. Van Dusseldorp. M. A. Colson-Blanche. M. J. Moulin. M. J. Van den Wyngaert. M. A. Dubray. M. A. Fuhrich. M. A. Troubat. M. E. Vincienne. M. A. Charonnat. M. J. Marcotty. M. G. Chambeyron. M. L. Cornu (p.212)
- Fête donnée à l'Élysée en l'honneur des Congressistes (p.217)
- Menu (p.227)
- Programme (p.229)
- La Salle du Banquet au Palais d'Orsay (p.231)
- Dernière image
LA MEUNERIE F RANÇAISE
223
L’Assemblée consultée, ce vœu est adopté à l’iinanimité.
Sur le second vœu, je suis obligé de vous donner quelques explications. Il est de principe que cette séance soit consacrée uniquement au vote des vœux émis sur les questions étudiées dans les séances précédentes. Le vœu que je vais vous soumettre n’a pas pu l’être, car c’est seulement ce matin, à la fin de l’Assemblée, que quelques membres de votre conseil ont décidé de le présenter; il ne présente pas d’ailleurs, je crois, de sujet à discussion. Voici en quoi il consiste :
Nous sommes à l’heure actuelle, grâce aux travaux faits en Allemagne, en France et dans d’autres pays, en mesure d’étudier avec le plus grand soin la valeur meunière d’un blé; eh bien, il ne suffît pas qu’un blé ait une haute valeur meunière pour que nous puissions en déterminer l’adoption, il faut qu’il ait une valeur agricole, qu’il soit d’un rendement suffisant, en un mot qu’il possède les diverses qualités que l’agriculteur est en droit de lui demander. Je vous demande donc d’émettre le vœu que les diverses Associations meunières se mettent en rapport avec les Associations agricoles de leur pays, car c’est un peu une question régionale, et leur demandent d’étudier au point de vue agricole les variétés que nous leur signalerons au point de vue meunier. Voici ce vœu :
Le Congrès international de laMeunerie émet le vœu queles diverses organisations meunières se mettent en rapport avec les organisations agricoles de leurs régions pour les prier d’étudier, au point de vue agricole, les variétés de blé reconnues les meilleures pour laMeunerie. Les résultats de ces études seraient communiqués aux divers organes agricoles et syndicats qui feraient la propagande nécessaire pour en répandre l’usage. .
Personne ne demandant la parole sur le vœu présenté par M. Colson-Blanche, il est adopté àt l’unanimité.
M. le Président. — Nous arrivons à un vœu présenté par M, Samuel-Marot.
M. Samuel-Marot. —C’est un vœu national; je le retire.
M. le Président. — Nous passons alors au vœu présenté ce matin par M. Terrier. En l’absence de M. Terrier, je vous consulte pour savoir si on doit mettre son vœu aux voix ou si en l'absence de son auteur il doit être considéré comme retiré.
Plusieurs voix. — Le vœu est retiré.
M. le Président. — Je crois que l’opinion de l’assemblée est que, en l’absence de M. Terrier, le vœu doit être considéré comme retiré ; en conséquence, aucun autre vœu n’ayant été soumis aux délibérations de l’Assemblée, nous passons à l’ordre du jour qui appelle la distribution des médailles d’honneur aux ouvriers. •
Iles CDédailles d’honneur
La parole est à M. Moulin, Président du Congrès.
Messieurs,
Le Congrès international de la Meunerie touchant à sa fin, c’est maintenant au nom de l’Association nationale de la Meunerie française que je vous demande la permission de prendre la parole.
L’Association de la Meunerie française a pour tradition de clôturer chacune de ses assemblées annuelles par un hommage public rendu aux
plus méritants de ses serviteurs. Elle n’a pas cru devoir, malgré le caractère international de ce Congrès, déroger cette année à une coutume qui lui est si chère et c’est pourquoi, venant aujourd’hui frapper à votre porte, elle vous prie de vouloir bien accueillir un instant, parmi vous,les hôtes modestes qu’elle tient à honneur de vous présenter.
Quel endroit, d’ailleurs, pouvait être mieux choisi pour glorifier le travail que ce Palais de l’Economie sociale, où, suivant une parole que je tiens à vous rappeler, on constate comment, sur la plupart des points du globe, un souci nouveau s’est fait jour, celui de l’homme, et combien la France, spécialement, a le droit de s’enorgueillir de la sollicitude dont sont l’objet, chez elle, les masses laborieuses.
Et, quand cette sollicitude émane avant tout, eomme ici, d’un sentiment de reconnaissance profonde envers tant de collaborateurs qui, pendant de longues années, nous ont prodigué les preuves constantes de leur fidélité, de leur dévouement et de leur intelligence, comment pourrions-nous n’être pas unanimes à féliciter tous ces braves et dignes auxiliaires de notre grande industrie !
Sans avoir la prétention de vouloir récompenser individuellement tous ces mérites, l’Association nationale de la meunerie française s’efforce,chaque année, de distinguer les plus méritants parmi ses contremaîtres et ses ouvriers de tout rang.
Ces lauréats, dont je vais avoir l’honneur de vous faire connaître les noms et les titres, forment comme l’élite des travailleurs de la meunerie française.
Vous vous associerez tous, je n’en doute pas, messieurs les meuniers de France et messieurs nos collègues de l’étranger, à l’hommage de gratitudè, au salut cordial que je leur adresse en votre nom.
M. Caron a la parole pour donner lecture de la liste des lauréats.
Médaille d'or.
M. Jeandel (Hyacinthe), contre-maître chez MM. Erard et laeger, à Jolivet, près Lunéville.
Le lauréat de la médaille d’or compte trente années de services dans la meunerie, dont vingt-cinq années consécutives pour le compte de la maison qui l’occupe actuellement. 11 entra en effet aux moulins de Jolivet en 1875, comme rhabilleur, et il y déploya tant de zèle intelligent que, cinq ans plus tard, ses patrons lui confiaient l’emploi de contre-maître, emploi qu’il n’a cessé de remplir, depuis cette époque, avec une habileté parfaite. D'une conduite et d’une moralité irréprochables, Jeandel est ainsi arrivé à se créer, par son travail, une certaine aisance qui lui permet d’élever on ne peut mieux sa famille. Notre Conseil de direction, en attribuant la médaille d’or à ce bon serviteur, a voulu rester dans les traditions de l’Association, qui entend non seulement honorer l’ancienneté des services, mais récompenser en outre, comme c’est ici le cas, la dignité de la vie et l’habileté professionnelle.
Médailles de vermeil.
M. Oudet (Auguste), contremaître chez M. Thollon, minotier à Bourgoin.
Ancien chef rhabilleur, connaissant parfaitement son métier, Oudet occupe avec distinction, depuis quinze ans, les fonctions de contremaître aux moulins à cylindres de Bourgoin. Il a su, de sa propre initiative, apporter beaucoup d’améliorations dans l’usine. Oudet, dont la conduite a toujours été excellente, est titulaire de la médaille coloniale, qu’il a gagnée en Tunisie, où il fit son service militaire comme chef de mouture, puis comme sergent d’exploitation. Ses qualités privées, comme son intelligence professionnelle, lui sont également des titres que l’Association de la Meunerie française est heureuse de faire ressortir, en décernant à Oudet une médaille de vermeil.
Médaille d'argent.
M. Barthélemy (Joseph), conducteur chez MM. Erard et laeger, à Jolivet, près Lunéville.
Entré aux moulins de Jolivet en 1875, Barthélemy y est revenu en 1884, après avoir accompli son service militaire. Il y a occupé successivement les postes d’ouvrier, puis de rhabilleur et enfin de bluteur et de conducteur. Il a, par conséquent, à son actif, vingt-et-un ans de pratique meunière, accomplis dans la même usine.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,37 %.
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223
L’Assemblée consultée, ce vœu est adopté à l’iinanimité.
Sur le second vœu, je suis obligé de vous donner quelques explications. Il est de principe que cette séance soit consacrée uniquement au vote des vœux émis sur les questions étudiées dans les séances précédentes. Le vœu que je vais vous soumettre n’a pas pu l’être, car c’est seulement ce matin, à la fin de l’Assemblée, que quelques membres de votre conseil ont décidé de le présenter; il ne présente pas d’ailleurs, je crois, de sujet à discussion. Voici en quoi il consiste :
Nous sommes à l’heure actuelle, grâce aux travaux faits en Allemagne, en France et dans d’autres pays, en mesure d’étudier avec le plus grand soin la valeur meunière d’un blé; eh bien, il ne suffît pas qu’un blé ait une haute valeur meunière pour que nous puissions en déterminer l’adoption, il faut qu’il ait une valeur agricole, qu’il soit d’un rendement suffisant, en un mot qu’il possède les diverses qualités que l’agriculteur est en droit de lui demander. Je vous demande donc d’émettre le vœu que les diverses Associations meunières se mettent en rapport avec les Associations agricoles de leur pays, car c’est un peu une question régionale, et leur demandent d’étudier au point de vue agricole les variétés que nous leur signalerons au point de vue meunier. Voici ce vœu :
Le Congrès international de laMeunerie émet le vœu queles diverses organisations meunières se mettent en rapport avec les organisations agricoles de leurs régions pour les prier d’étudier, au point de vue agricole, les variétés de blé reconnues les meilleures pour laMeunerie. Les résultats de ces études seraient communiqués aux divers organes agricoles et syndicats qui feraient la propagande nécessaire pour en répandre l’usage. .
Personne ne demandant la parole sur le vœu présenté par M. Colson-Blanche, il est adopté àt l’unanimité.
M. le Président. — Nous arrivons à un vœu présenté par M, Samuel-Marot.
M. Samuel-Marot. —C’est un vœu national; je le retire.
M. le Président. — Nous passons alors au vœu présenté ce matin par M. Terrier. En l’absence de M. Terrier, je vous consulte pour savoir si on doit mettre son vœu aux voix ou si en l'absence de son auteur il doit être considéré comme retiré.
Plusieurs voix. — Le vœu est retiré.
M. le Président. — Je crois que l’opinion de l’assemblée est que, en l’absence de M. Terrier, le vœu doit être considéré comme retiré ; en conséquence, aucun autre vœu n’ayant été soumis aux délibérations de l’Assemblée, nous passons à l’ordre du jour qui appelle la distribution des médailles d’honneur aux ouvriers. •
Iles CDédailles d’honneur
La parole est à M. Moulin, Président du Congrès.
Messieurs,
Le Congrès international de la Meunerie touchant à sa fin, c’est maintenant au nom de l’Association nationale de la Meunerie française que je vous demande la permission de prendre la parole.
L’Association de la Meunerie française a pour tradition de clôturer chacune de ses assemblées annuelles par un hommage public rendu aux
plus méritants de ses serviteurs. Elle n’a pas cru devoir, malgré le caractère international de ce Congrès, déroger cette année à une coutume qui lui est si chère et c’est pourquoi, venant aujourd’hui frapper à votre porte, elle vous prie de vouloir bien accueillir un instant, parmi vous,les hôtes modestes qu’elle tient à honneur de vous présenter.
Quel endroit, d’ailleurs, pouvait être mieux choisi pour glorifier le travail que ce Palais de l’Economie sociale, où, suivant une parole que je tiens à vous rappeler, on constate comment, sur la plupart des points du globe, un souci nouveau s’est fait jour, celui de l’homme, et combien la France, spécialement, a le droit de s’enorgueillir de la sollicitude dont sont l’objet, chez elle, les masses laborieuses.
Et, quand cette sollicitude émane avant tout, eomme ici, d’un sentiment de reconnaissance profonde envers tant de collaborateurs qui, pendant de longues années, nous ont prodigué les preuves constantes de leur fidélité, de leur dévouement et de leur intelligence, comment pourrions-nous n’être pas unanimes à féliciter tous ces braves et dignes auxiliaires de notre grande industrie !
Sans avoir la prétention de vouloir récompenser individuellement tous ces mérites, l’Association nationale de la meunerie française s’efforce,chaque année, de distinguer les plus méritants parmi ses contremaîtres et ses ouvriers de tout rang.
Ces lauréats, dont je vais avoir l’honneur de vous faire connaître les noms et les titres, forment comme l’élite des travailleurs de la meunerie française.
Vous vous associerez tous, je n’en doute pas, messieurs les meuniers de France et messieurs nos collègues de l’étranger, à l’hommage de gratitudè, au salut cordial que je leur adresse en votre nom.
M. Caron a la parole pour donner lecture de la liste des lauréats.
Médaille d'or.
M. Jeandel (Hyacinthe), contre-maître chez MM. Erard et laeger, à Jolivet, près Lunéville.
Le lauréat de la médaille d’or compte trente années de services dans la meunerie, dont vingt-cinq années consécutives pour le compte de la maison qui l’occupe actuellement. 11 entra en effet aux moulins de Jolivet en 1875, comme rhabilleur, et il y déploya tant de zèle intelligent que, cinq ans plus tard, ses patrons lui confiaient l’emploi de contre-maître, emploi qu’il n’a cessé de remplir, depuis cette époque, avec une habileté parfaite. D'une conduite et d’une moralité irréprochables, Jeandel est ainsi arrivé à se créer, par son travail, une certaine aisance qui lui permet d’élever on ne peut mieux sa famille. Notre Conseil de direction, en attribuant la médaille d’or à ce bon serviteur, a voulu rester dans les traditions de l’Association, qui entend non seulement honorer l’ancienneté des services, mais récompenser en outre, comme c’est ici le cas, la dignité de la vie et l’habileté professionnelle.
Médailles de vermeil.
M. Oudet (Auguste), contremaître chez M. Thollon, minotier à Bourgoin.
Ancien chef rhabilleur, connaissant parfaitement son métier, Oudet occupe avec distinction, depuis quinze ans, les fonctions de contremaître aux moulins à cylindres de Bourgoin. Il a su, de sa propre initiative, apporter beaucoup d’améliorations dans l’usine. Oudet, dont la conduite a toujours été excellente, est titulaire de la médaille coloniale, qu’il a gagnée en Tunisie, où il fit son service militaire comme chef de mouture, puis comme sergent d’exploitation. Ses qualités privées, comme son intelligence professionnelle, lui sont également des titres que l’Association de la Meunerie française est heureuse de faire ressortir, en décernant à Oudet une médaille de vermeil.
Médaille d'argent.
M. Barthélemy (Joseph), conducteur chez MM. Erard et laeger, à Jolivet, près Lunéville.
Entré aux moulins de Jolivet en 1875, Barthélemy y est revenu en 1884, après avoir accompli son service militaire. Il y a occupé successivement les postes d’ouvrier, puis de rhabilleur et enfin de bluteur et de conducteur. Il a, par conséquent, à son actif, vingt-et-un ans de pratique meunière, accomplis dans la même usine.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,37 %.
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