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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Table des matières (p.123)
- Programme spécial (p.3)
- Comité d'organisation (p.6)
- Introduction (Aimé Laussedat) (p.8)
- Sommaire des objets exposés (p.16)
- Statistique et Histoire générale du travail (p.16)
- Agriculture (p.17)
- Chasse et Pêche (p.20)
- Alimentation (p.33)
- Eclairage (p.35)
- Le Bois (p.36)
- Mosaïque (Gerspach) (p.42)
- Céramique (p.43)
- Verrerie (Gerspach) (p.55)
- Filature, Tissage, Tentures divers (p.57)
- Mécanique, sur les principaux modèles exposés par le Conservatoire des Arts et Métiers et spécialement sur ceux qui se rapportent aux progrès de la mécanique (A. Laussedat) (p.66)
- Mines et Métallurgie (p.76)
- Mines (p.76)
- Métallugie - Arts du fondeur et du forgeron (p.77)
- Atelier de Forgeron-Serrurier du XVIIIe siècle (p.79)
- Ferronnerie artistique (Marmuse) (p.80)
- Histoire et pratique professionnelle de la Coutellerie (Marmuse) (p.81)
- Fers et métaux travaillés japonais (p.86)
- Collection d'objets d'étain (p.86)
- Orfèvrerie, Bijouterie, Horlogerie (p.87)
- Poids et mesures, Instruments scientifiques et industriels divers (p.94)
- Photographie (p.96)
- Télégraphie (Clérac) (p.102)
- Section Belge (p.114)
- Dernière image
ARTS ET MÉTIERS.
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Céramique ancienne du Japon.
Les Japonais sont les rois de la poterie comme les Chinois le sont de la porcelaine. Au point de vue de l’invention du décor, de la maîtrise, de la technique et de la variété des procédés , ces deux peuples sont sans rivaux dans le domaine céramique. Par goût et par tempérament, les Japonais se sont adonnés à la poterie, non qu’ils n’aient créé, eux aussi, d’admirables porcelaines, dans les deux grands centres de production de la province de Hizen : Imari et Hirato, mais parce que c’est avec le travail des terres argileuses et le jeu des couvertes émaillées qu’ils ont surtout affirmé leur éclatante supériorité. Un instinct merveilleux des lois décoratives leur a fait comprendre que la poterie avec ses formes, ses ressources, ses moyens infinis, offrait un champ incomparable à l’expansion de leur fantaisie.
Depuis plus de cinq cents ans, le Japon est possédé, si je puis dire, du délire céramique. Pratiquée successivement dans toutes les provinces et jusque dans les plus petites bourgades, cette industrie y a pris un merveilleux essor. Au XVIIe siècle, qui est le grand siècle de l’art et surtout pendant la période Genrokou (1688-1710), la céramique devient avec le travail du laque, l’industrie nationale par excellence.
Jusqu’en ces derniers temps, nous ne connaissions de la céramique japonaise, que les porcelaines fabriquées à Imari et à Arita, dénommées vieux Hizen, dont les trafiquants hollandais avaient inondé l'Europe. Avant la révolution de 1868, qui a ouvert le Japon aux Européens,pas un spécimen de ces fabrications originales n’avait pénétré chez nous. Les Japonais ne peuvent s’empêcher de sourire lorsqu’en parcourant les grands musées de La Haye et de Dresde, où les fastueuses pièces de porcelaine, aux trois tons rouge, bleu et or, se comptent par milliers, iis ne rencontrent pas un seul témoignage véritable de leur génie, pas un seul de ces beaux grès d’Owari à couvertes flambées, pas un de ces vieux truités de Kioto aux fines craquelures, pas un de ces Koutani aux émaux étincelants , pas un de ces Satsouma anciens au galbe si délicat, pas une seule pièce enfin qui permette d’entrevoir la personnalité du goût japonais en matière céramique. C’est comme un musée français qui ne contiendrait ni un Nevers, ni un Rouen, ni un Moustiers, ni une pâte tendre de Sèvres.
L’étude de ces questions est d’ailleurs très nouvelle. Il a fallu l’esprit d’initiative et de recherche de MM. Ninagava, au Japon, Franks,
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Céramique ancienne du Japon.
Les Japonais sont les rois de la poterie comme les Chinois le sont de la porcelaine. Au point de vue de l’invention du décor, de la maîtrise, de la technique et de la variété des procédés , ces deux peuples sont sans rivaux dans le domaine céramique. Par goût et par tempérament, les Japonais se sont adonnés à la poterie, non qu’ils n’aient créé, eux aussi, d’admirables porcelaines, dans les deux grands centres de production de la province de Hizen : Imari et Hirato, mais parce que c’est avec le travail des terres argileuses et le jeu des couvertes émaillées qu’ils ont surtout affirmé leur éclatante supériorité. Un instinct merveilleux des lois décoratives leur a fait comprendre que la poterie avec ses formes, ses ressources, ses moyens infinis, offrait un champ incomparable à l’expansion de leur fantaisie.
Depuis plus de cinq cents ans, le Japon est possédé, si je puis dire, du délire céramique. Pratiquée successivement dans toutes les provinces et jusque dans les plus petites bourgades, cette industrie y a pris un merveilleux essor. Au XVIIe siècle, qui est le grand siècle de l’art et surtout pendant la période Genrokou (1688-1710), la céramique devient avec le travail du laque, l’industrie nationale par excellence.
Jusqu’en ces derniers temps, nous ne connaissions de la céramique japonaise, que les porcelaines fabriquées à Imari et à Arita, dénommées vieux Hizen, dont les trafiquants hollandais avaient inondé l'Europe. Avant la révolution de 1868, qui a ouvert le Japon aux Européens,pas un spécimen de ces fabrications originales n’avait pénétré chez nous. Les Japonais ne peuvent s’empêcher de sourire lorsqu’en parcourant les grands musées de La Haye et de Dresde, où les fastueuses pièces de porcelaine, aux trois tons rouge, bleu et or, se comptent par milliers, iis ne rencontrent pas un seul témoignage véritable de leur génie, pas un seul de ces beaux grès d’Owari à couvertes flambées, pas un de ces vieux truités de Kioto aux fines craquelures, pas un de ces Koutani aux émaux étincelants , pas un de ces Satsouma anciens au galbe si délicat, pas une seule pièce enfin qui permette d’entrevoir la personnalité du goût japonais en matière céramique. C’est comme un musée français qui ne contiendrait ni un Nevers, ni un Rouen, ni un Moustiers, ni une pâte tendre de Sèvres.
L’étude de ces questions est d’ailleurs très nouvelle. Il a fallu l’esprit d’initiative et de recherche de MM. Ninagava, au Japon, Franks,
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