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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- PAGE DE TITRE (Première image)
- La pompe moléculaire du docteur Gaede (p.2)
- Appareils pour les expériences nécessitant un vide très élevé, pouvant être faites avec la pompe moléculaire de Gaede (p.12)
- Appareil permettant de montrer l'indépendance du frottement intérieur des gaz de la pression (p.12)
- Tube à décharge avec petit récipient auxiliaire (p.13)
- Tube à rayon X (p.13)
- Pièce de raccord (p.13)
- Récipient à vide élevé (p.14)
- Décharge électrique à différentes pressions (p.14)
- Rayons cathodiques et rayons canaux (p.15)
- Déviation des rayons cathodiques (p.15)
- Robinet à vide (p.15)
- Dernière image
2
E.'Leybold’s Nachfolger, Cologne.
La pompe moléculaire du docteur Gaede.
Le principe de la pompe peut être expliqué au moyen de la figure 1. Sur cette figure, A est un cylindre mobile autour de l'arbre a, entouré du bâti B. Dans le bâti B on a ménagé une entaille allant de n à m. Si le cylindre tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, l'air contenu dans l’entaille se trouve entraîné de n en m, par l'effet de la viscosité des gaz. Aussi, il y aura entre n et m une différence de pression, qu’on observera aisément en réunissant les ouvertures n et m à un manomètre, au moyen des tubes de caoutchouc. Le mercure montera dans le tube de gauche du manomètre jusqu’à p, il descendra jusqu’en o dans le tube de droite. Cette différence de pression est d’autant plus grande que le cylindre tourne plus vite et que la viscosité du gaz employé est plus grande. La théorie cinétique des gaz explique le frottement intérieur (viscosité) des gaz par les chocs entre les molécules de gaz. Maxwell avait démontré que la viscosité d'un gaz donné est indépendante de la pression. On peut démontrer cette loi d'une manière suggestive au moyen du dispositif de la figure 1. Si l’on réunit l’espace intérieur de B à une pompe à vide, on constate que la dénivellation du manomètre reste constante, malgré les progrès de. la raréfaction. Cette expérience a une importance pratique. En effet si la différence de pression correspond à une colonne de mercure o p de 10 mm, on aura en n une pression de 750 mm, lorsqu’il y aura en m la pression atmosphérique = 760 mm. Si on diminue la pression en m jusqu’à 200 mm, la pression en n tombera à 190 mm. S'il y a 50 mm en m, il y aura 40 mm en n. Réalisons en m une pression de 10 mm. La pression en n devrait alors être nulle, si la loi de Maxwell était toujours valable; le dispositif de la fig. 1 fonctionnerait comme une pompe parfaite, faisant un vide absolu. Mais en réalité la loi de Maxwell ne s’applique plus à des pressions très basses. Dans un vide très avancé ce n'est plus la différence mais le rapport des pressions, qui prend une valeur fixe, indépendante du dégré de raréfaction ultérieure.
Les molécules d’un gaz se meuvent avec de très grandes vitesses, dans tous les sens, dans un désordre absolu, et se choquent mutuellement. Entre deux chocs les molécules vont en ligne droite, de manière que leurs trajectoires sont des ziguezagues irréguliers. Dans un vide très avancé les chocs entre les molécules deviennent très rares, à cause de la grande raréfaction du milieu, il n’y a plus, pratiquement, que les chocs entre les molécules et les parois du récipient qui subsistent. Les parois
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 98,94 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
E.'Leybold’s Nachfolger, Cologne.
La pompe moléculaire du docteur Gaede.
Le principe de la pompe peut être expliqué au moyen de la figure 1. Sur cette figure, A est un cylindre mobile autour de l'arbre a, entouré du bâti B. Dans le bâti B on a ménagé une entaille allant de n à m. Si le cylindre tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, l'air contenu dans l’entaille se trouve entraîné de n en m, par l'effet de la viscosité des gaz. Aussi, il y aura entre n et m une différence de pression, qu’on observera aisément en réunissant les ouvertures n et m à un manomètre, au moyen des tubes de caoutchouc. Le mercure montera dans le tube de gauche du manomètre jusqu’à p, il descendra jusqu’en o dans le tube de droite. Cette différence de pression est d’autant plus grande que le cylindre tourne plus vite et que la viscosité du gaz employé est plus grande. La théorie cinétique des gaz explique le frottement intérieur (viscosité) des gaz par les chocs entre les molécules de gaz. Maxwell avait démontré que la viscosité d'un gaz donné est indépendante de la pression. On peut démontrer cette loi d'une manière suggestive au moyen du dispositif de la figure 1. Si l’on réunit l’espace intérieur de B à une pompe à vide, on constate que la dénivellation du manomètre reste constante, malgré les progrès de. la raréfaction. Cette expérience a une importance pratique. En effet si la différence de pression correspond à une colonne de mercure o p de 10 mm, on aura en n une pression de 750 mm, lorsqu’il y aura en m la pression atmosphérique = 760 mm. Si on diminue la pression en m jusqu’à 200 mm, la pression en n tombera à 190 mm. S'il y a 50 mm en m, il y aura 40 mm en n. Réalisons en m une pression de 10 mm. La pression en n devrait alors être nulle, si la loi de Maxwell était toujours valable; le dispositif de la fig. 1 fonctionnerait comme une pompe parfaite, faisant un vide absolu. Mais en réalité la loi de Maxwell ne s’applique plus à des pressions très basses. Dans un vide très avancé ce n'est plus la différence mais le rapport des pressions, qui prend une valeur fixe, indépendante du dégré de raréfaction ultérieure.
Les molécules d’un gaz se meuvent avec de très grandes vitesses, dans tous les sens, dans un désordre absolu, et se choquent mutuellement. Entre deux chocs les molécules vont en ligne droite, de manière que leurs trajectoires sont des ziguezagues irréguliers. Dans un vide très avancé les chocs entre les molécules deviennent très rares, à cause de la grande raréfaction du milieu, il n’y a plus, pratiquement, que les chocs entre les molécules et les parois du récipient qui subsistent. Les parois
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