Cnum - Conservatoire numérique des Arts et Métiers - retour page d'accueil
  • À propos
  • Catalogue général
Recherche avancée
  • Aide  
  • roue dentee  
  • Fils RSS des actualités de la bibliothèque numérique
  • Accueil
  •  > 
  • Catalogue général
  •  > 
  • Bernard, Samuel (1776-1853) - Notice sur les poids arabes anciens et modernes
  •  > 
  • p.9 - vue 14/26
Première page Page précédente
Page suivante Dernière page Réduire l’image 110% Agrandir l’image Revenir à la taille normale de l’image Adapte la taille de l’image à la fenêtre Rotation antihoraire 90° Rotation antihoraire 90° Imprimer la page
Basculer à gauche  Basculer à droite
Fermer
  • TABLE DES MATIÈRES
  • RECHERCHE DANS LE DOCUMENT
  • TEXTE OCÉRISÉ
  • Première image
  • PAGE DE TITRE
    • POIDS ANCIENS (p.1)
    • DIVISIONS DES ANCIENS POIDS DES ARABES (p.7)
    • POIDS ACTUELS DU COMMERCE (p.8)
    • DIVISION DES POIDS DU COMMERCE (p.11)
    • POIDS USITÉS A LA MONNOIE (p.12)
    • COMPARAISON DES POIDS DE LA MONNOIE AVEC DE FRANCE (p.14)
    • TABLE de conversion des Poids d'Égypte en Poids de marc et en Poids décimal de France (p.16)
    • REMARQUES (p.17)
  • Dernière image
ANCIENS ET MODERNES.

9

comme dans plusieurs autres pays, l’expérience ayant indiqué que la division de douze en douze étoit facile et commode, parce que, ce nombre et ses multiples ayant beaucoup de diviseurs, il en résultoit très-peu de fractions, leur système de mesures présente un mélange de multiples et sous-multiples de dix et de douze.

Le qantâr est de............ ioo rotl.

Le rotl, de................ 12 ouqyah.

Et fouqyah, de.............. 12 drachmes.

Il existe, dans le commerce, un autre rotl qu’on appelle rotl zyâty (1) ou rotl fort, qui est composé de 14 ouqyah; mais on voit qu’il ne fait pas partie du système de division naturel ou ordinaire des poids. Le rotl ordinaire, quand on veut le distinguer du rotl zyâty, s’appelle rotlqahâny (2), c’est-à-dire, rotl des peseurs.

La drachme se subdivise ordinairement en C€S subdivisions n’ont

point de dénominations particulières, à moins qu’on ne les évalue en karats, qui sont les divisions du mitqâl : alors, le mitqâl valant une drachme f ou 24 karats, la drachme peut se diviser en i 6 karats, et le karat en 4 grains de blé ; ce qui donne 64 grains pour une drachme. Nous reviendrons à cette division en parlant du mitqâl.

Le mitqâl est encore usité dans le commerce, comme on l’a dit, pour évaluer le poids de l’or, des pierreries, des denrées et drogues précieuses qui se vendent à très-petit poids (3).

Sept mitqâl équivaloient anciennement à 1 o drachmes , ou 1 mitqâl à 1 drachme \ ; mais, comme on a trouvé sans doute embarrassant, dans le calcul, le rapport entre la drachme et le mitqâl , et que 1 drachme ~ approche de 1 drachme \ à près, le mitqâl dont on se sert habituellement dans le commerce et à la monnoie, est de 1 drachme 4-

Ce mitqâl se divise, comme anciennement, en 24 karats (4). Le karat a été comparé au grain de caroubier (5), auquel il a été trouvé égal : 24 grains de caroubier ont donné le mitqâl, et 16‘la drachme; en sorte que les Arabes ont eu dans cette graine un nouveau terme de comparaison naturel, qui présente toutefois le même inconvénient que la comparaison avec les grains d’orge (6).

Comme cette dernière espèce de grains varie en poids, on a pu, en les comparant au nouveau mitqâl, les choisir un peu plus forts, et le mitqâl passe encore pour équivaloir à 72 grains d’orge.

( 1 ) En arabe, JLj .

(2) En arabe, JLj.

(3) ^/°yeZ Page 3 , alin, 6, et page 8, alin. 1-2.

(4) Le manuscrit de Leyde, que M. de Sacy a consulté pour sa traduction du Traité des poids et mesures de Maqryzy, porte, en marge, la note suivante : « La racine » de hirat est karat, pris de karrata aleihi, c’est-à-dire, il «lui a donné peu de chose.» (Note 76, traduction de M. de Sacy.)

(5) Le grain de caroubier s’appelle en arabe kharoubah. Le caroubier, arbre fort connu, est indigène dans tout le Levant. II est très-commun à Malte. Ses feuilles sont ailées, portant de deux à cinq paires de folioles, presque

6. Ê. M.

rondes, luisantes et ondulées. Ses fruits sont des gousses comprimées, un peu coriaces, qui cachent sous leur écorce unepulpe sucrée, et contiennent dessemences dures, lisses, ovoïdes et comprimées. C’est avec le fruit du caroubier qu’on prépare le sorbet de kharoub que l’on vend au Kaire, dans les rues et les places publiques. (JVote de JVI. Del'ile.)

(6) Les serrâf se servent aussi des graines de la casse habbah kheyâr chanbar, yXZ CO.'

Le cassier est un bel arbre cultivé en Egypte. II produit les longues gousses cylindriques dont on retire la pulpe de casse, qui est un purgatif doux, fort connu dans les pharmacies. (Note de M. Delile.)

B




Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 96,02 %.

La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.