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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- POIDS ANCIENS (p.1)
- DIVISIONS DES ANCIENS POIDS DES ARABES (p.7)
- POIDS ACTUELS DU COMMERCE (p.8)
- DIVISION DES POIDS DU COMMERCE (p.11)
- POIDS USITÉS A LA MONNOIE (p.12)
- COMPARAISON DES POIDS DE LA MONNOIE AVEC DE FRANCE (p.14)
- TABLE de conversion des Poids d'Égypte en Poids de marc et en Poids décimal de France (p.16)
- REMARQUES (p.17)
- Dernière image
.ANCIENS ET MODERNES.
*3
Jong-temps, pour la fabrication des monnoies, l’idée d’adopter la division décimale des poids, quoique cette division ne fût pas celle du système des poids du pays.
Cet usage s’est sans doute introduit, parce qu’une longue expérience avoit démontré aux agens de la monnoie que cette division, s’accordant avec le système de la numération, étoit infiniment plus commode pour le calcul ( i ).
Les poids de la monnoie sont donc divisés de io en 10 drachmes, et en multiples et sous-multiples de io drachmes. Les plus usités étoient ceux de 2000; 1000 ; 500; 200 ; 100; 50 ; 2 5 ; 1 o ; 5 ; 4 ; 3 ; 2 ; 1. Ces multiples et sous-multiples n’ont point de noms particuliers, en sorte qu’on ne se sert que du seul nom de l’unité de poids, qui est la drachme, et tous les calculs se font en drachmes.
La drachme est la même que celle du commerce, et l’on peut lui appliquer tout ce que nous avons dit précédemment; mais, au lieu d’en rechercher la valeur dans le poids des grains de blé ou de caroubier, on en a conservé les étalons dans une suite de poids déposés à la monnoie, et qui ne servent qu’à vérifier les autres en cas de besoin.
En adoptant, pour les poids de la monnoie, le système décimal, les Égyptiens modernes n’ont pas su conserver, par analogie, la même division pour les fractions ou sous-multiples de la drachme.
Ils l’ont divisée, comme elle l’est dans le commerce, en ou 7» -,-fr,
comme nous l’avons dit ci-dessus.
Le mitqâl, tel que nous l’avons précédemment fait connoître, n’a guère son usage à la monnoie que pour les essais d’or.
Les essais se font sur un mitqâl ou demi-mitqâl.
Le mitqâl se divise en 24 karats, et le karat en 4 grains ; le grain se subdivise lui-même en j-; ce qui revient à notre division du karat en
32 parties.
C’est principalement dans les hôtels des monnoies, sur lesquels le Gouvernement exerce une surveillance constante, et où les procédés exigent une grande précision, qu’on doit retrouver le plus d’exactitude dans les poids.
Nous avons confronté ceux dont on se servoit usuellement à la monnoie et dans le commerce, avec ceux qu’on gardoit en réserve comme étalons, et nous avons écarté tous ceux qui nous ont paru visiblement défectueux ou altérés.
Nous avons ensuite pesé, séparément ou ensemble, avec des poids de marc très-bien ajustés, les poids étalons de la monnoie : nous avons reconnu que la somme des poids inférieurs étoit, aussi exactement que possible, égale aux poids de 2000 et 1000 drachmes, dont ils étoient des subdivisions; mais que chacune de ces subdivisions étoit affectée, soit en plus, soit en moins, de très-petites erreurs, qui, se compensant à peu près entre elles, devenoient cependant d’autant plus sensibles, lorsqu’on en concluoit la valeur des plus forts poids, que le poids fractionnaire étoit plus petit; ce qui doit être en effet, et ce qui indique que le
(1) On ne se servoit des poids adoptés dans le com- la monnoie; mais tous les calculs et tous les comptes se merce que pour peser les différentes substances, autres faisoient en suivant ie système décimal, que les matières d’or et d’argent dont s’approvisionnoit
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 97,90 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
*3
Jong-temps, pour la fabrication des monnoies, l’idée d’adopter la division décimale des poids, quoique cette division ne fût pas celle du système des poids du pays.
Cet usage s’est sans doute introduit, parce qu’une longue expérience avoit démontré aux agens de la monnoie que cette division, s’accordant avec le système de la numération, étoit infiniment plus commode pour le calcul ( i ).
Les poids de la monnoie sont donc divisés de io en 10 drachmes, et en multiples et sous-multiples de io drachmes. Les plus usités étoient ceux de 2000; 1000 ; 500; 200 ; 100; 50 ; 2 5 ; 1 o ; 5 ; 4 ; 3 ; 2 ; 1. Ces multiples et sous-multiples n’ont point de noms particuliers, en sorte qu’on ne se sert que du seul nom de l’unité de poids, qui est la drachme, et tous les calculs se font en drachmes.
La drachme est la même que celle du commerce, et l’on peut lui appliquer tout ce que nous avons dit précédemment; mais, au lieu d’en rechercher la valeur dans le poids des grains de blé ou de caroubier, on en a conservé les étalons dans une suite de poids déposés à la monnoie, et qui ne servent qu’à vérifier les autres en cas de besoin.
En adoptant, pour les poids de la monnoie, le système décimal, les Égyptiens modernes n’ont pas su conserver, par analogie, la même division pour les fractions ou sous-multiples de la drachme.
Ils l’ont divisée, comme elle l’est dans le commerce, en ou 7» -,-fr,
comme nous l’avons dit ci-dessus.
Le mitqâl, tel que nous l’avons précédemment fait connoître, n’a guère son usage à la monnoie que pour les essais d’or.
Les essais se font sur un mitqâl ou demi-mitqâl.
Le mitqâl se divise en 24 karats, et le karat en 4 grains ; le grain se subdivise lui-même en j-; ce qui revient à notre division du karat en
32 parties.
C’est principalement dans les hôtels des monnoies, sur lesquels le Gouvernement exerce une surveillance constante, et où les procédés exigent une grande précision, qu’on doit retrouver le plus d’exactitude dans les poids.
Nous avons confronté ceux dont on se servoit usuellement à la monnoie et dans le commerce, avec ceux qu’on gardoit en réserve comme étalons, et nous avons écarté tous ceux qui nous ont paru visiblement défectueux ou altérés.
Nous avons ensuite pesé, séparément ou ensemble, avec des poids de marc très-bien ajustés, les poids étalons de la monnoie : nous avons reconnu que la somme des poids inférieurs étoit, aussi exactement que possible, égale aux poids de 2000 et 1000 drachmes, dont ils étoient des subdivisions; mais que chacune de ces subdivisions étoit affectée, soit en plus, soit en moins, de très-petites erreurs, qui, se compensant à peu près entre elles, devenoient cependant d’autant plus sensibles, lorsqu’on en concluoit la valeur des plus forts poids, que le poids fractionnaire étoit plus petit; ce qui doit être en effet, et ce qui indique que le
(1) On ne se servoit des poids adoptés dans le com- la monnoie; mais tous les calculs et tous les comptes se merce que pour peser les différentes substances, autres faisoient en suivant ie système décimal, que les matières d’or et d’argent dont s’approvisionnoit
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