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  • Bernard, Samuel (1776-1853) - Notice sur les poids arabes anciens et modernes
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    • POIDS ANCIENS (p.1)
    • DIVISIONS DES ANCIENS POIDS DES ARABES (p.7)
    • POIDS ACTUELS DU COMMERCE (p.8)
    • DIVISION DES POIDS DU COMMERCE (p.11)
    • POIDS USITÉS A LA MONNOIE (p.12)
    • COMPARAISON DES POIDS DE LA MONNOIE AVEC DE FRANCE (p.14)
    • TABLE de conversion des Poids d'Égypte en Poids de marc et en Poids décimal de France (p.16)
    • REMARQUES (p.17)
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NOTICE SUR LES POIDS ARABES

2

du Prophète : « Le boisseau est ie boisseau des Iiabitans de Médine; et le poids, *> celui des habitans de la Mecque. «

Il résulte de cette tradition, que les poids et mesures légales des Musulmans étoient le boisseau dont on se servoit à Médine, et le poids usité à la Mecque.

L'auteur que nous citons se propose, d'après cela, de rechercher la valeur de ces mesures, et d'en faire connoître les noms et 1e rapport entre elles.

Les noms des poids Arabes que Maqryzy donne pour avoir été usités à la Mecque dès le temps du Prophète, sont rapportés par lui dans l’ordre suivant, quoique ce ne soit pas celui de leur valeur; savoir:

Le dirhem, le dynâr} le mitqâl, le dâmeq, le qirât, K ouqyah, le nach, le neouât, le rotl et le qantâr.

Dans ce système de poids, le dirhem (i), ou la drachme, est l'unité de mesure, ou c'est en drachmes que sont évalués tous les autres poids. .

La seule subdivision de la drachme qui eût un nom particulier, étoit le dâneq: il en falloit six pour faire une drachme.

Le dâneq n’est plus usité en Egypte; cependant la drachme se divise souvent en j et en y, mais sans dénominations particulières pour ces fractions de poids.

Le neouât valoit y drachmes.

Ce nom de poids n’est pas connu actuellement ou n'est pas usité en Égypte, quoiqu’on se serve souvent de poids de y drachmes (2).

Il en est de même du nach, qui valoit 20 drachmes (3).

Il paroît que l'ouqyah (4) étoit de deux sortes: l'une de 10 drachmes, et, selon d’autres, de 10 drachmes j- ; l’autre de 4° drachmes. Cependant Maqryzy ne leur donne point de noms difiérens.

Le nom X ouqyah s’est conservé ; mais il désigne actuellement un autre poids, composé de 1 2 drachmes.

Le même auteur rapporte trois évaluations différentes du rotl (y), savoir:

1 1 y drachmes y, 128 drachmes, 1 30 drachmes.

Le rotl de 128 drachmes contenoit 12 ouqyah y de 10 drachmes l’une, ou 1 2 ouqyah juste, de j o drachmes ~ chacune.

La dénomination de rotl subsiste encore aujourd’hui, et s'applique à un poids de 12 ouqyah ; mais l’ouqyah, comme on l’a dit, est de 12 drachmes (6).

Le qantâr (7) est évalué à 1080 dynâr, ce qui fait 1 y42. drachmes A; selon

(1) Dirhem, |pluriel, derâhem, mot Persan

qui a passé dans la langue Arabe. Le mot drachmei des Grecs et des Latins et celui de drachme des Français ont un grand rapport avec le mot Persan, et il est probable que c’est le même mot. Nous nous servirons de préférence du mot drachme pour traduire le mot dirhem.

(2) Névat j ou Neouat^y. C’est, selon quelques-uns, un morceau d’or de la grosseur d’un noyau de datte, et dont la valeur égale 5 drachmes. ( Maqryzy, Traité des poids et mesures, traduction de M. de Sacy ,pag. j8. )

(3) JVasch s’est formé àznasf qui signifie moitié

en changeant le sad en schin. ( Maqryzy , Traité des mon ■ noies, traduction de M, Sacy, pag. 8, éd. de 1797, )

(4) Voyez page 8, alin. 4 et 8 ; et la note 6, ci-dessous.

(5) En arabe, JLLj , rotl ou rothl.

(6) Maqryzy, dans le même passage cité ci-dessus, parle d’un rotl usité anciennement à la Mecque, composé de 12 ouiiyah de 4° drachmes chacune; ce qui fai-soit 480 drachmes : mais il n’est point question de ce rotl dans son Traité des poids et mesures. Nous le comprendrons cependant dans le tableau général des anciens poids Arabes. ( Voye^ ci-après, pag. 7. )

(7) Le mot kantar signifioit originairement en arabe ■une grosse somme d'argent ( Maqryzy, Traité des poids et mesures, pag. 44 )> en arabe, jUaÂÜ, qantâr.




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