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  • Le Véhicule électrique
  • 5e année. Nouvelle série - N°12, Février 1931
  • p.9 - vue 17/40
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  • PAGE DE TITRE (Première image)
    • Sommaire (p.1)
    • L'électrification des chemins de fer industriels de la Plaine-Saint-Denis (A. Maureau) (p.1)
      • I. Période des essais (p.2)
      • II. Organisation générale du travail des tracteurs (p.3)
    • L'état actuel de la traction électrique par accumulateurs en France (p.9)
    • Les chariots électriques dans l'alimentation (H. Faron) (p.16)
      • L'épicerie (p.16)
      • Le champagne (p.21)
    • Voiture électrique pour la livraison du lait (p.23)
    • Assemblée générale de la Société Lyonnaise pour l'Exploitation des Véhicules Électriques (p.23)
  • Dernière image
  • PAGE DE TITRE (Première image)
    • Les électrocars passeront partout dans l'Exposition coloniale (n.n.)
    • Fig. 1. Les quatre locomotives électriques A. E. G. en service sur le réseau des chemins de fer industriels de la Plaine-Saint-Denis : une de ces locomotives est de 46 tonnes, les trois autres sont de 26 tonnes (p.2)
    • Fig. 2. La Locomotive A. E. G. de 46 tonnes est à trois essieux accouplés ; elle est munie d'une batterie de 200 éléments Planté, 640 A.-H. ; sa puissance est de 160 CV en deux moteurs (p.3)
    • Fig. 3. Plan du réseau [du chemin de fer industriel de la Plaine-Saint-Denis] (p.4)
    • Fig. 4. La locomotive A. E. G. de 46 tonnes remorquant un train (p.6)
    • Fig. 5. Les locomotives A. E. G. de 26 tonnes sont à deux essieux accouplés ; elles sont munies d'une batterie de 200 éléments Planté 320 A.-H. ; leur puissance est de 84 CV en deux moteurs (p.7)
    • Fig. 6. Vue d'ensemble du réseau (p.8)
    • Fig. 1. Camions S. O. V. E. L. à ordures ménagères de la ville de Bourges. (p.11)
    • Fig. 2. Autobus De Dion-Bouton de la ville de Vienne (Isère) (p.11)
    • Fig. 3. Chariot-camionnette Fenwick muni d'une benne basculante, pour le transport des ordures ménagères (p.12)
    • Fig. 4. Tracteurs S. A. T. M. E. en service à l'hospice de Bicêtre (p.13)
    • Fig. 5. Chariot porteur Automatic à plateforme basse (p.14)
    • Fig. 1. Chariot élévateur Fenwick, essayé sur une rampe de 8 pourcent et portant 41 sacs de ciment de 50 kilos (p.16)
    • Fig. 2. Ce chariot est muni d'un freinage électrique utilisé pour la descente des rampes. (p.17)
    • Fig. 3. Pour s'immobiliser dans la rampe le conducteur abandonne sa pédale de frein. (p.17)
    • Fig. 4. Pour décharger les wagons, les marchandises sont empilées sur des plateformes et enlevées par un des chariots qui pénètrent à l'intérieur du wagon. (p.18)
    • Fig. 5. Les emballages sont empilés sur plateforme et, de ce fait, sont facilement transportables (p.18)
    • Fig. 6. Des chariots élévateurs conduisent la plateforme jusqu'aux casiers. (p.19)
    • Fig. 7. A la réexpédition aux succursales les chargements comportent une grande diversité. (p.19)
    • Fig. 8. Pour le chargement des camions, on a établi un quai d'embarquement. (p.20)
    • Fig. 9. Les chariots élévateurs pénètrent dans le camion et y déposent la plateforme (p.20)
    • Fig. 10. Au Champagne Mercier à Epernay, un chariot porteur Fenwick assure la liaison entre le magasin d'emballage et le raccordement avec la voie ferrée (p.21)
    • Fig. 11. Le même chariot utilisé avec des remorques assure la liaison du chantier d'embouteillage avec les caves les plus éloignées (p.22)
    • Voiture électrique anglaise, spécialement établie pour les livraisons de lait de porte en porte. La voiture est construite par Wingrove and Rogers Ltd, et munie d'une batterie D. P. (p.23)
  • Dernière image
Février 1931

LE VÉHICULE ÉLECTRIQUE

9

L’

état actue

1 de 1

a traction électrique par accumulateurs en France

Avantages et limites du véhicule électrique.

Bien qu’ils aient été fréquemment énumérés, nous rappellerons tout d’abord les principaux avantages qui militent en faveur du véhicule électrique, tant intrinsèquement que du point de vue purement français.

Ce qui frappe à première vue quand on examine un tel véhicule, c’est sa simplicité : dans les moteurs, pas de mouvements alternatifs, pas de bielles ni de vilebrequin, pas de soupapes, de magnétos, de carburateurs ; pas d’embrayage ni de changement de vitesse. Comme conséquence, des manœuvres souples et silencieuses, pas de dégagement gazeux ; une usure et des risques de pannes réduites au minimum ; démarrage facile par les plus grands froids.

Simple de construction, le véhicule électrique est simple à conduire, l’apprentissage du conducteur ne demande que peu de temps et très rapidement un charretier ou un livreur pourra remplir cet office.

Compte tenu de tous les facteurs entrant dans le prix de revient y compris l’intérêt et l’amortissement des frais de premier établissement, l’expérience a montré que le véhicule électrique est plus économique à exploiter que le véhicule thermique : aucune consommation d’énergie à l’arrêt, le moteur cessant de tourner ; bas prix de l’énergie électrique comparée à l’essence ; pas de consommation d’huile ; peu de réparations ; une durée très longue ; des économies sur le personnel, un seul homme au lieu de deux pouvant généralement remplir les fonctions de conducteur et de livreur ; enfin, des frais moins élevés pour les impôts et les assurances en raison de la plus faible puissance fiscale des moteurs, telles sont les principales raisons de 1 économie constatée.

Du point de vue français, l’emploi du véhicule électrique conduit à une réduction des importations d’essence. D’autre part, la charge se faisant en dehors des heures de pointe, il améliore les courbes de charge des centrales de production dont la mauvaise utilisation actuelle s’oppose à la baisse du prix de revient de l’énergie électrique.

Après avoir énuméré ces avantages, nous dirons très nettement : le véhicule électrique ne

s’applique pas à tous les usages ; méconnaître cette vérité, c’est courir à un insuccès certain. Le véhicule électrique convient aux parcours limités, à vitesse modérée ; il ne peut concurrencer l’automobile thermique pour les longs parcours et les grandes vitesses. Malgré ces limites, son domaine est vaste : services urbains et suburbains, navettes entre deux points rapprochés, une usine et une gare par exemple. En raison de ses qualités propres, notamment de l’arrêt des moteurs pendant le stationnement et de sa souplesse, il est particulièrement avantageux pour les services avec arrêts fréquents et, dans les agglomérations, sa vitesse moyenne est du même ordre que celle des véhicules thermiques.

Le véhicule électrique vise donc principalement à remplacer le cheval ou le véhicule thermique qui a remplacé le cheval dans des applications lui convenant mal.

Les véhicules électriques en France et à l’étranger.

Le véhicule électrique est né en France ; il connut la grande vogue au début de l’automobile. Dès les premières années du siècle, la voiture à essence se perfectionna, devint plus souple, tout en permettant de longs parcours et de grandes vitesses ; à cette époque, on n’envisageait pour l’automobile que le transport des personnes ; pour garder cette clientèle, les promoteurs du véhicule électrique voulurent, eux aussi, aller loin et vite ; d’où toute une série de raids sur longues distances et à grande vitesse, raids malheureusement sans lendemain, exécutés avec des véhicules spécialement établis, peu capables de fournir un service pratique ; la voiture électrique ne pouvait pas concurrencer la voiture à essence dans son domaine propre ; elle disparut très rapidement.

Dans certains pays étrangers au contraire, notamment aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne, on comprit que si les accumulateurs ne permettaient pas de réaliser des voitures de tourisme, le transport des marchandises constituait pour eux une excellente application. Les constructeurs orientèrent leur technique dans ce sens, trouvant à leurs produits des débouchés de plus en plus nombreux. Le nombre des véhicules électriques n’a cessé de croître dans ces pays et il est




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