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  • Le Véhicule électrique
  • 7e année. Nouvelle série - N°18, Février 1933
  • p.21 - vue 29/64
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  • PAGE DE TITRE (Première image)
    • Sommaire (p.1)
    • Pour diminuer les centimes additionnels (R. Gasquet) (p.1)
    • Autobus et trolleybus (L'Agent du Carrefour; illustrations d'Alain St-Ogan) (p.2)
      • Point de vue du public (p.3)
      • Point de vue de l'exploitant (p.5)
    • Les trolleybus de Savoie (Maurice Bouchon) (p.9)
    • Les fumées et les odeurs dans les villes (Dr H. L.) (p.21)
    • Chronique de l'an 2033 (Delarue-Nouvellière) (p.22)
    • Les trolleybus à Londres (Major E. Y. Troll) (p.26)
    • Les trolleybus aux États-Unis (Col. R. G. Horace) (p.33)
      • Premiers essais (p.33)
      • Développement du trolleybus (p.34)
      • Caractéristiques générales des trolleybus américains (p.40)
      • Résultats obtenus aves les trolleybus (p.41)
    • Tracteurs à accumulateurs à l'usine à gaz de Bordeaux (R. B.) (p.44)
      • Production de l'usine pour 1931 (p.44)
    • Les chariots-camionnettes électriques de la C. P. D. E. (p.47)
  • Dernière image
  • PAGE DE TITRE (Première image)
    • Quand l'autobus passe dans la rue (p.2)
    • Le trolleybus démarre plus vite que l'autobus. (p.3)
    • Pour suivre l'horaire du trolleybus, l'autobus doit marcher à des vitesses exagérées dans les descentes (p.3)
    • Le monsieur qui a quitté sa place avant l'arrêt complet de l'autobus (p.4)
    • Rien qu'à l'odeur il sait qu'il a manqué son autobus. (p.5)
    • L'été il fait chaud en autobus (p.5)
    • A Chesterfield, en Angleterre, on a constaté que les voyageurs laissent passer l'autobus pour prendre le trolleybus qui suit le même itinéraire (p.7)
    • Fig. 1. Le service de la ligne Modane-Lanslebourg, en Savoie, est assuré depuis 1920 par des omnibus à trolleys pour le transport des voyageurs et des camions, également à trolleys, pour le transport des marchandises (p.9)
    • Fig. 2. Le profil de la ligne Modane-Lanslebourg est très accidenté (p.10)
    • Fig. 3. En alignement droit et dans les courbes peu accentuées de la ligne Modane-Lanslebourg, les deux conducteurs aériens sont supportés par des consoles en tube d'acier fixées aux poteaux en ciment armé (p.11)
    • Fig. 4. Dans les courbes accentuées, les consoles supportant la ligne aérienne sont complétées par des haubans, de telle sorte qu'en chaque point d'attache la déviation horizontale est au maximum de 15° (p.12)
    • Fig. 5. Profil de la ligne Moutiers-Le-Villard-du-Planay, en service depuis 1930 (p.13)
    • Fig. 6. La ligne de trolleybus Moutiers-Le-Villard a remplacé d'une part le tramway Moutiers-Brides-les-Bains, d'autre part un service d'autobus à essence de Moutiers à Bozel (Trolleybus Vetra). (p.14)
    • Fig. 7. Située dans une région montagneuse, la route est sinueuse et accidentée (p.14)
    • Fig. 8. Le trolleybus se joue des difficultés de la route, même en hiver par la neige et les froids les plus rigoureux (p.15)
    • Fig. 9. Schéma de la prise de courant à double pivotement vertical permettant d'aborder les courbes de faibles rayons à des vitesses de 20 à 25 km heure (p.16)
    • Fig. 10. En dehors des voitures à voyageurs, l'exploitation de la ligne Moutiers-Le-Villard possède des camions à trolleys destinés à l'approvisionnement des usines Bozel-Malétra et au ravitaillement des populations (Camions à trolley Vetra). (p.17)
    • Fig. 11. Pour permettre aux camions de s'écarter de la ligne aérienne pour les chargements et déchargements, on leur attelle une remorque portant un groupe électrogène à 80 volts, fournissant une puissance suffisante pour un déplacement à 2 km heure sur terrain boueux et en rampe de 2 pourcent (p.17)
    • Fig. 12. Les trolleybus de la ligne Moutiers-Le Villard, à Moutiers (p.18)
    • Fig. 13. Les trolleybus de la ligne Chambéry-Chignin ont remplacé depuis 1930 un tramway à vapeur de banlieue (Trolleybus Vetra). (p.19)
    • Fig. 14. Le profil de la ligne étant un peu accidenté, en cas d'affluence, on ajoute au trolleybus à 34 places une remorque à 50 places, soit une capacité de transport de 84 voyageurs (p.19)
    • Fig. 15. Un trolleybus de la ligne Chambéry-Chignin devant la chapelle de Myans (p.20)
    • Chronique de l'an 2033 (p.22)
    • Fig. 1. Les trolleybus de Londres sont des voitures à impériale, très confortables, à 6 roues et 56 places assises. (Photo British Thomson-Houston) (p.26)
    • Fig. 22. Plan du réseau de trolleybus de Londres. Sa longueur dépasse actuellement 27 km. de lignes doubles (D'après Tramway and Railway World) (p.27)
    • Fig. 3. Les trolleybus de Londres sont actuellement au nombre de 60. (Ci-dessus trolleybus A. E. C. English Electric). (p.28)
    • Fig. 4. Pour monter dans le trolleybus, les Londoniens n'ont pas à traverser la chaussée. (Photo Associated Equipment Co.) (p.28)
    • Fig. 4. Ligne aérienne des trolleybus de Londres dans une bifurcation. (Trolleybus A. E. C. English Electric) (p.29)
    • Fig. 5. On a appliqué presque partout pour la ligne aérienne des trolleybus de Londres la suspension très simple type "Nottingham" (p.30)
    • Fig. 6. Suspension de la ligne aérienne dans une courbe. Les voies ferrées figurant sur cette photographie et sur la précédente sont celles des anciens tramways supprimés et remplacés par des trolleybus (p.31)
    • Fig. 7. En Angleterre les véhicules tiennent leur gauche. On voit sur cette photographie, prise à Londres, que les trolleybus respectent le règlement aussi bien que les autres voitures (p.32)
    • Fig. 1. Trolleybus à la Nouvelle-Orléans. Aux États-Unis, pays où l'essence est le moins chère et le moins taxée, les trolleybus ont pris un développement important (p.33)
    • Fig. 2. Trolleybus à Chicago. Chicago possédait déjà l'année dernière un réseau de trolleybus de 88 kilomètres desservi par 114 voitures (p.34)
    • Fig. 3. Trolleybus à Memphis (Tennessee). Les trolleybus de Memphis relient le centre des affaires aux quartiers d'habitation (p.35)
    • Fig. 4. Trolleybus à équipement Westinghouse, à Brooklyn. Cette photographie montre avec quelle facilité le trolleybus évolue au milieu des encombrements (p.36)
    • Fig. 5. Trolleybus Brill fonctionnant à Peoria (Illinois) en remplacement de tramways dont la voie était usée. (p.38)
    • Fig. 6. Trolleybus Twin-Coach, à Detroit, le plus grand centre de construction automobile du monde, a remplacé des autobus à essence par des trolleybus (p.38)
    • Fig. 7. Trolleybus Brill, à St-Joseph (Missouri). En général les trolleybus aux États-Unis sont des voitures à 30 ou 40 places, toujours sans impériale (p.39)
    • Fig. 8. Trolleybus à Pawtucket (Rhode-Island). On admet aux Etats-Unis qu'il est plus avantageux d'employer le trolleybus que l'autobus thermique à partir d'une fréquence de deux départs à l'heure (p.40)
    • Fig. 9. Inauguration des trolleybus de Providence (Rhode-Island). Photographie montrant la boucle terminale de la ligne de trolley (p.41)
    • Fig. 10. Trolleybus construit par la St Louis Car Co. Les constructeurs américains ont donné aux trolleybus un aspect analogue à celui des tramways. (p.42)
    • Fig. 11. Trolleybus Twin-Coach. Les trolleybus américains sont relativement légers par suite de l'emploi d'aluminium dans la construction des caisses (p.42)
    • Fig. 1. Locomotive Automatic avec sa benne de coke sous la herse d'extinction (p.44)
    • Fig. 2. Enlèvement de la benne pleine de coke éteint (p.45)
    • Fig. 3. Train de wagonnets à fond ouvrable sous les fours à distillation continue Woodall-Duckham. (p.46)
    • Fig. 4. Train de wagonnets de coke en vue de l'atelier de triage. À gauche une des fosses où le coke est vidé (p.46)
    • La C. P. D. E. utilise des chariots-camionnettes électriques pour le transport de ses équipes d'ouvriers et de leur matériel (p.48)
  • Dernière image
Février 1933

LE VÉHICULE ÉLECTRIQUE

21

Les £

umees

et les odeurs dans les vill

es

Tous les voyageurs ont remarqué que lorsqu’ils approchent des villes, et surtout des grandes villes, l’atmosphère s’épaissit ; lorsqu’il n’y a pas de vent, un rideau de brume plus ou moins opaque obscurcit le ciel ; en même temps l’odorat perçoit des odeurs plus ou moins désagréables, d’autant plus fortes que le temps est plus calmé ; c’est que dans les villes un grand nombre de foyers en activité sont concentrés sur un espace restreint.

Or, malgré toutes les précautions prises les foyers domestiques et industriels dégagent des fumées et ces fumées ont une odeur désagréable. Lorsque l’automobile n’existait pas, ces fumées, composées d’impalpables particules de carbone non brûlé, se contentaient de noircir les façades et d’encrasser les poumons des habitants sans grand danger pour leur santé.

Mais la multiplication des moteurs thermiques est venue aggraver la situation d’une manière fâcheuse pour les organismes vivants, car les gaz d’échappement contiennent des produits toxiques, dégagés maintenant au milieu du public.

Les carburants employés le plus souvent dans les moteurs des automobiles (essence, benzol et huiles lourdes) se composent presque exclusivement de carbone et d’hydrogène sous forme d’hydrocarbures dont la complexité augmente avec la température d’ébullition ; on emploie encore d’autres carburants : l’alcool qui, outre le carbone et l’hydrogène, contient de l’oxygène, le gaz de gazogène, formé d’hydrogène et d’oxyde de carbone et le gaz de houille qui contient en outre des hydrocarbures simples (1).

Combustion incomplète et oxyde de carbone. — La combustion complète de ces carburants donne de la vapeur d’eau et de l’acide carbonique ; mais la combustion n’est complète que si la quan-

(1) Les carburants contiennent aussi un faible pourcentage de soufre, également nocif pour les organismes vivants. La proportion est faible (0,02 % dans l’essence, 0,3 % dans le benzol et 2 % dans certaines huiles lourdes Diesel). Cependant en présence de l’humidité de l’air, le soufre brûlé à 1 état d acide sulfureux forme de l’acide sulfurique dont on a constaté depuis ongtemps l’action corrosive sur les pierres des maisons situées en particulier au voisinage des gares de chemins de fer et plus directement exposées aux fumées des locomotives brûlant du charbon sulfureux.

tité d’air est exactement dosée ; par exemple avec un peu plus de 15 kilogrammes d’air par kilogramme d’essence, les produits de la combustion sont exclusivement de la vapeur d’eau, de l’acide carbonique et de l’azote. Malheureusement ces conditions idéales ne se réalisent jamais et les produits de la combustion contiennent toujours de l’oxyde de carbone ; tout le monde sait que ce gaz est un poison pour l’organisme vivant, même si sa teneur est très faible, car il forme avec l’hémoglobine un composé stable qui empêche les globules rouges du sang d’être régénérés par l’oxygène respiré.

Dans les moteurs à allumage électrique poly-cylindriques, il est pratiquement inévitable que certains cylindres ne reçoivent un mélange trop pauvre en carburant et d’autres un mélange trop riche donnant lieu à une combustion incomplète.

Dans les moteurs à allumage par compression, les conditions paraissent à première vue plus favorables, parce que l’injection du carburant se fait directement dans chaque cylindre, rempli d’air en quantité très supérieure à la quantité théoriquement nécessaire ; il y a cependant combustion incomplète, parce que, malgré la très grande vitesse de combustion (1 /500e de seconde environ), les dernières particules de carburant injectées arrivent dans une atmosphère considérablement appauvrie en oxygène par la combustion des premières particules et n’ont pas le temps de brûler complètement à l’état d’acide carbonique et de vapeur d’eau. Il est donc impossible d’éviter que les gaz d’échappement contiennent de l’oxyde de carbone. On peut admettre que les gaz d’échappement des moteurs à combustion interne contiennent environ 5 % d’oxyde de carbone et qu’une automobile de faible puissance marchant à 50 km. / h. environ dégage 28 litres par minute d’oxyde de carbone.

D’après Henderson et Haggard, les effets de la concentration de l’oxyde de carbone sur l’organisme sont les suivants :

Une teneur de 0,01 % peut être supportée sans inconvénient pendant plusieurs heures.

Une teneur de 0,04 à 0,05 % peut être respirée pendant une heure sans effet appréciable.




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