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  • Le Véhicule électrique
  • 9e année. Nouvelle série - N°27, Octobre 1935
  • p.46 - vue 22/32
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  • PAGE DE TITRE (Première image)
    • Sommaire (p.33)
    • Participation des véhicules électriques français au IXe Rallye aux Carburants de Remplacement (p.33)
      • I. - Ensemble de l'organisation (p.33)
      • II. - Exposition du 3 juillet à Lyon (p.34)
      • III. - Détail des épreuves et résulats (p.34)
      • IV. - Exposition du 17 juillet à Paris (p.38)
      • V. - Conclusions (p.39)
    • Trolleybus et Autobus (R. Bernède) (p.40)
    • Les trolleybus de Modane-Lanslebourg (p.42)
    • Les trolleybus de Londres, les trolleybus de la région parisienne (p.43)
    • Les véhicules électriques exemptés d'impôts (p.43)
    • La place du camion électrique dans l'organisation rationnelle des transports (André Lévy) (p.44)
  • Dernière image
  • PAGE DE TITRE (Première image)
    • Fig. 1. L'exposition des Véhicules Électriques place Bellecour, à Lyon (p.34)
    • Fig. 2. Une démonstration de collecte d'ordures ménagères par camion électrique, dans des rues étroites de Lyon. (p.35)
    • Fig. 3. Un camion électrique montant aisément la rampe de Dijon, à un endroit où la pente est de 18 pourcent (p.35)
    • Fig. 4. Un autobus à accumulateurs à Lyon (p.37)
    • Fig. 5. Démonstration de trolleybus à Francheville (p.38)
    • Fig. 6, 7, 8 et 9. L'exposition des Véhicules Electriques place de la Concorde (p.39)
    • Fig. 1. Le nouveau trolleybus, mis récemment en service sur la ligne Modane-Lanslebourg... (p.42)
    • Fig. 2. … marque un notable progrès sur les anciennes voitures, datant de 1923 (p.42)
    • Fig. 1. Les véhicules électriques modernes sont des véhicules utilitaires, conçus pour des parcours de 20 à 70 ou 80 kilomètres par jour (p.44)
    • Fig. 2. Un châssis à traction électrique se caractérise par sa simplicité et l'absence d'organes délicats (p.45)
    • Fig. 3. Les dispositions adoptées pour les coffres de batteries permettent un entretien facile des accumulateurs sur le véhicule (p.46)
    • Fig. 4. La vitesse de 100 kilomètres à l'heure fut atteinte pour la première fois, en 1899, par une voiture électrique, "La Jamais Contente" de Jenatzy, que l'on voit ici entrant au musée de la Voiture, à Compiègne. (p.47)
    • Fig. 5. Les premiers véhicules électriques étaient destinés au transport des passagers et aux longs parcours ; la voiture ci-dessus prit part en 1895 à la course Paris-Bordeaux. On était loin alors de la conception actuelle du véhicule électrique utilitaire (p.47)
    • Fig. 6. De nombreuses municipalités britanniques emploient des véhicules électriques pour l'enlèvement des ordures ménagères. Ci-dessus une partie de la flottille de Glasgow (p.48)
  • Dernière image
46

LE VÉHICULE ÉLECTRIQUE

Octobre 1935

teurs pour ou contre l'adoption de telle ou telle réalisation, le facteur dominant, celui qui doit primer tous les autres, c’est le souci de la simplicité, de la robustesse et de l’automaticité de la conduite.

Passons maintenant à la batterie. L’insuffisance des anciennes batteries de démarrage et la négligence des usagers rendent les profanes méfiants à l’égard de la traction par accumulateurs. Tels qu’ils sont, les accumulateurs de traction rendent incontestabement viable le camion électrique. Les ennuis que beaucoup d’automobilistes ont eus avec leurs batteries de démarrage sont parfois mérités, il faut bien le dire ; on admet qu’une auto ne puisse pas marcher sans essence ou sans huile, mais on voudrait qu’une battene se passe de tout soin ; c’est trop lui demander : que sa charge se fasse normalement, que le niveau d’eau soit à peu près maintenu et les difficultés disparaîtront.

De grands progrès ont été faits dans la fabrication des batteries. Ils se traduisent surtout par une meilleure tenue mécanique ; l’amélioration du rendement et l’augmentation de la capacité massique ont également suivi mais à un moindre degré.

En traction, on utilise à peu près indifféremment les batteries au plomb ou au fer-nickel qui, malgré leurs caractéristiques techniques très différentes, conviennent également bien. Ces batteries sont relativement lourdes ; sur un camion de 5 tonnes, le kilomètre-batterie pèse de 25 à 35 kgs. Elles sont, en outre, assez chères. On est donc obligé de se limiter dans le choix de la capacité. Adopter une batterie de trop forte capacité serait alourdir exa-

gérément le camion ou plutôt réduire sa charge utile en même temps qu’augmenter ses frais d’exploitation par suite de l’augmentation de la valeur d’amortissement. Tant au point de vue du poids que du prix, on est donc obligé de respecter un certain rapport de la charge utile au poids mort, d’où la limitation de parcours et de vitesse du véhicule électrique, d’où également sa spécialisation.

Mais si l’on est contraint, pour des raisons de poids et d’encombrement, de rester au-dessous d’une limite supérieure de capacité, il n’est pa^ non plus possible de la réduire outre mesure ; il faut, en effet, tenir compte des régimes de décharge imposés à la batterie. Les batteries de traction comme les batteries de démarrage supportent des pointes très élevées mais, en traction, ces pointes peuvent durer, par exemple lorsqu’il s’agit de gravir une forte rampe. Il faut donc disposer d'une capacité suffisante. Dans ie cas de très faibles parcours (15 ou 20 km. par jour), l’amortissement journalier de la batterie est donc plus élevé que lorsque les parcours sont plus importants ; le kilomètre-batterie revient alors plus cher.

Les batteries de traction ont, au point de vue commercial, des inconvénients et des avantages. Leur inconvénient, c’est leur prix ; elles sont chères, c’est-à-dire qu’elles sont surtout chères d’achat plutôt que chères d’exploitation : leur durée permet en effet leur amortissement sur une période prolongée. Leur avantage, c’est la garantie de durée qui les couvre et qui met l’usager à l’abri des conséquences d’une défaillance prématurée ; le fabricant de batteries dit par exemple : voici une batterie de 400 AH., je la garantis 3 ans. Cela signifie que pendant 3 ans la batterie devra fournir au moins 80 % de sa capacité, soit 320 AH. Si elle ne les fournit pas —â–  et cela se mesure aisément — ou bien le fabricant estime que la batterie est saine dans son ensemble et que seuls quelques éléments sont défaillants : il les remplace alors gratuitement ; ou bien la batterie approchant de son terme demande à être remplacée : la batterie de remplacement est alors fournie avec une ristourne d’autant plus forte que la batterie précédente a dû être changée plus tôt, de telle sorte que l’amortissement contractuel n’en est pas altéré.

L’usager est* donc bien garanti contre une défaillance prématurée de la batterie ; si, au contraire, ce qui

Fig. 3. — Les dispositions adoptées pour les coffres de batteries permettent jjjH un entretien facile des accumulateurs sur le véhicule.




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