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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- LISTE DES VOLUMES
- Première image
- PAGE DE TITRE
- [N° 27. 4 juillet 1885] (p.3)
- Sur la mesure des faibles résistances ; P.-H. Ledeboer (p.3)
- L'électricité en Amérique ; L'éclairage électrique ; Aug. Guerout (p.8)
- Sur la durée des lampes à incandescence ; G. Szarvady (p.10)
- Armature nouvelle à molécules orientées ; A. Gravier (p.17)
- Indicateur de niveau à distance, n'employant qu'un seul fil ; G. Mareschal (p.21)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur un dispositif qui permet d'obtenir sans calcul le potentiel magnétique dû à un système de bobines, par M. G. Lippmann (p.24)
- Influence des orages sur les lignes télégraphiques ordinaires, par M. Blavier (p.24)
- Un nouvel électro-dynamomètre, par J. W. Giltay (p.24)
- La conductibilité électrique et le coefficient de température du mercure solide, par C. L. Weber (p.29)
- Correspondances de l'étranger : Allemagne; H. Michaëlis (p.32)
- Angleterre ; J. Munro (p.34)
- Chronique : Les lampes à incandescence devant le tribunal, aux États-Unis ; O. Kern (p.35)
- Bibliographie (p.41)
- Faits divers (p.44)
- [N° 28. 11 juillet 1885] (p.49)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemius de fer ; M. Cossmann (p.49)
- Les Machines à vapeur rapides ; G. Richard (p.55)
- Sur la durée des lampes à incandescence ; G. Szarvady (p.60)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique (suite) ; Aug. Guerout (p.63)
- Hydrométrographe automatique à distance ; J. Ravaglia (p.67)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur les travaux de M. Palmieri, relatifs à l'électricité atmosphérique, par M. Faye (p.69)
- Sur la variation séculaire de la déclinaison magnétique à Rio de Janeiro ; par M. Cruls (p.72)
- Sur les progrès dans la théorie des machines dynamo-électriques, par le Dr O. Froelich (p.73)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.85)
- Chronique : Le nouveau Transmetteur téléphonique de M. Freeman (p.87)
- A propos de l'éclairage électrique en Suède (p.89)
- Gouvernail électrique de M. C. H. Washburn (p.90)
- A propos des appels dans les réseaux téléphoniques (p.90)
- L'Electrolyse appliquée à la fabrication de l'aluminium (p.91)
- Bibliographie (p.91)
- Correspondance (p.92)
- Faits divers (p.92)
- [N° 29. 18 juillet 1885] (p.97)
- La tour métallique de M. Eiffel ; P. Clemenceau (p.97)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (2e article) ; M. Cossmann (p.102)
- L'Électricité en Amérique. L'éclairage électrique ; B. Abdank-Abakanowicz (p.111)
- Les piles électriques ; P. H. Ledeboer (p.115)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Réponse à la note de M. Mascart sur les grands mouvements de l'atmosphère ; par M. Faye (p.119)
- Spectre de l'ammoniaque par renversement du courant induit ; par M. Lecoq de Boisbaudran (p.121)
- Sur les progrès dans la théorie des machines dynamos ; par le Dr O. Froelich (p.123)
- Correspondances de l'étranger : Allemagne ; Dr H. Michaëlis (p.129)
- Angleterre ; J. Munro (p.131)
- Chronique : Essais sur le magnétisme permanent des aciers ; par F. Osmond (p.132)
- Bibliographie (p.139)
- Correspondance (p.140)
- Faits divers (p.140)
- [N° 30. 25 juillet 1885] (p.145)
- Résultats de quelques expériences sur le transformateur Zipernowski, Déri, Bláthy ; G. Ferraris (p.145)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (3e article) ; M. Cossmann (p.148)
- Courbes caractéristiques des lampes à incandescence ; G. Szarvady (p.155)
- Les machines à vapeur rapides (2e article) ; G. Richard (p.162)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique ; B. Abdank Abakanowicz (p.168)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Réponse à la note de M. Mascart du 29 juin et bases de la nouvelle météorologie dynamique, par M. Faye (p.174)
- Sur la résistance électrique du cuivre à la température de 200º au-dessous de zéro, par M. S. Wroblewski (p.178)
- Sur les progrès dans la théorie des machines dynamo-électriques, par le Dr O. Froelich (p.178)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.183)
- Chronique : A propos de la répartition de la lumière dans une installation d'éclairage ; P. Clemenceau (p.184)
- Correspondance : Lettres de MM. G. Foussat et G. Szarvady (p.188)
- Faits divers (p.189)
- [N° 31. 1er août 1885] (p.193)
- Mesures électriques sur les câbles sous-marins ; A. Rouilliard (p.193)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (4e article) ; M. Cossmann (p.197)
- L'électricité en Amérique. L'éclairage électrique ; B. Abdank-Abakanowitcz (p.204)
- Les piles électriques (2e article) ; P. H. Ledeboer (p.209)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovich (p.216)
- Étude spectrale des corps rendus phosphorescents par l'action de la lumière ou par les décharges électriques, par Edm. Becquerel (p.216)
- Sur les régimes de charge et de décharge des accumulateurs, par MM. Crova et Garbe (p.219)
- Sur la résistance électrique de l'alcool, par G. Foussereau (p.220)
- Sur la conductibilité électrique des dissolutions salines aqueuses très étendues, par G. Vicentini (p.221)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne ; H. Michaëlis (p.226)
- Angleterre ; J. Munro (p.227)
- Autriche ; J. Kareis (p.228)
- Chronique : Note sur les observations des coups de foudre en Belgique ; par E. Evrard (p.230)
- Bibliographie (p.236)
- Correspondance : Lettre de M. Grenet (p.237)
- Faits divers (p.237)
- [N° 32. 8 août 1885] (p.241)
- Sur les dimensions des molécules et leurs distances relatives. Réponse à une lettre de M. J. Bourdin ; R. Clausius (p.241)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (5e article) ; M. Cossmann (p.244)
- Étude sur les galvanomètres ; A. Minet (p.254)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique ; Aug. Guerout (p.257)
- Détails de construction des lampes à incandescence ; G. Richard (p.264)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch (p.266)
- Suite de la discussion sur les grands mouvements gyratoires de l'atmosphère, par M. H. Faye (p.266)
- Sur la conductibilité électrique des dissolutions salines aqueuses très étendues, par G. Vicentini (p.271)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.274)
- Chronique : Du développement de la télégraphie en Allemagne par l'usage du téléphone (p.276)
- L'électricité esclave de l'homme (p.282)
- Correspondance : Lettres de MM. J. Wybauw, P. Clemenceau, C. L. R. E. Menges, Berthoud et Borel (p.284)
- Faits divers (p.285)
- [N° 33. 15 août 1885] (p.289)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effects hydrodynamiques ; C. Decharme (p.289)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (6me article) ; M. Cossmann (p.295)
- Les dynamos Jones et Sterling ; G. Richard (p.303)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique ; B. Abdank-Abakanowicz (p.306)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Recherches sur les effects de l'excitation faradique directe des glandes ; par M. Vulpian (p.310)
- Sur l'emploi des courants alternatifs pour la mesure des résistances liquides ; par MM. Bouty et Foussereau (p.312)
- Sur la conductibilité électrique du mercure et des métaux purs aux basses températures, par MM. Cailletet et Bouty (p.313)
- De l'influence du magnétisme sur les caractères des raies spectrales, par Ch. Fiévez (p.317)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.318)
- Chronique : L'induction téléphonique, par M. Ch. Elsasser (p.321)
- A propos de la grue électrique de M. Farcot (p.325)
- Les moyens mécaniques de dépolarisation des piles ; P. Clemenceau (p.326)
- Les suites du procès Edison-Swan en Allemagne (p.328)
- Bibliographie (p.329)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (p.330)
- Faits divers (p.333)
- [N° 34. 22 août 1885] (p.337)
- Organisation de la télégraphie militaire dans les armées européennes ; J. Bertrand (p.337)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effets hydrodynamiques (2e article) ; C. Decharme (p.345)
- L'Electricité en Amérique : La téléphonie ; B. Abdank-Abakanowicz (p.347)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (2e article) ; M. Cossmann (p.349)
- Sur quelques nouveaux galvanomètres à miroir et leurs accessoires ; F. Uppenborn (p.358)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur un enregistreur de l'intensité calorifique de la radiation solaire ; par M. A. Crova (p.360)
- Sur un étalon de volt ; par M. A. Gaiffe (p.362)
- Produits d'oxydation du charbon par l'électrolyse d'une solution ammoniacale ; par M. A. Millot (p.362)
- Force électromotrice de combustion. Etude des moyens employés pour prendre le potentiel de l'air ; par M. H. Pellat (p.362)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne ; H. Michaelis (p.365)
- Angleterre ; J. Munro (p.366)
- Autriche ; J. Kareis (p.367)
- Chronique : La machine de Pacinotti et la machine de Gramme ; Frank Géraldy (p.369)
- L'emploi des substances colorées dans la photométrie des foyers électriques, par le Dr H. Krüss (p.371)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.377)
- Correspondance : Lettres de MM. Helot et P. von Faund-Szyll (p.380)
- Faits divers (p.381)
- [N° 35. 27 août 1885] (p.385)
- Une visite à l'observatoire du Vésuve ; P. Marcillac (p.385)
- Note sur un nouveau modèle de galvanomètre Deprez-d'Arsonval ; W. C. Rechniewski (p.393)
- Organisation de la télégraphie militaire dans les armées européennes (2e article) ; J. Bertrand (p.397)
- Étude sur les galvanomètres (3e article) ; A. Minet (p.407)
- Revue des travaux récents en électricité dirigée par B. Marinovitch : Sur la théorie de la machine Gramme, par M. Mascart (p.409)
- De la polarisation des récepteurs téléphoniques (p.412)
- Influence des orages sur les lignes souterraines, par M. Blavier (p.413)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne ; H. Michaëlis (p.415)
- Angleterre ; J. Munro (p.416)
- Chronique : Rapport du jury des sections V et VIII à l'Exposition internationale de Philadelphie (p.418)
- De la gutta-percha (p.422)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.425)
- Faits divers (p.428)
- [N° 36. 5 septembre 1885] (p.433)
- De la méthode de M. Mance pour la recherche de défauts dans les câbles et son application à la vérification des paratonnerres ; Dr A. Tobler (p.433)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effets hydrodynamiques ; C. Decharme (p.439)
- Organisation de la Télégraphie militaire dans les armées européennes (3e article), J. Bertrand (p.444)
- Description de quelques appareils téléphoniques récents ; G. Richard (p.449)
- L'Electricité en Amérique, la Téléphonie ; B. Abdank-Abakanowicz (p.456)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Appareil destiné à l'étude des intensités lumineuses et chromatiques des couleurs spectrales et de leurs mélanges, par MM. Parinaud et J. Duboscq (p.457)
- De la force électromotrice produite par la diffusion dans les courants des marées (p.458)
- Une nouvelle forme du pont de Wheatstone, par J. W. Giltay (p.459)
- Influence d'une résistance extérieure sur la résistance intérieure des éléments voltaïques, par M. G. Gore (p.461)
- Sur un étalon de force électromotrice (p.463)
- Correspondances de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.464)
- Chronique : A propos des usines centrales de la Compagnie allemande Edison (p.466)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.473)
- Faits divers (p.477)
- [N° 37. 12 septembre 1885] (p.481)
- Le monument de Philippe Reis, l'inventeur du téléphone ; Dr Th. Stein (p.481)
- Détails de construction des lampes à incandescence ; Gustave Richard (p.485)
- Etude sur les galvanomètres (suite), par Adolphe Minet (p.487)
- L'Electricité en Amérique : la télégraphie, par B. Abdank-Abakanowicz (p.491)
- Revue des travaux récents en électricité dirigée par B. Marinovitch : Sur un électro-calorimètre et sur son application à l'étude des générateurs secondaires Gaulard et Gibbs, par le professeur A. Roiti (p.495)
- Correspondances de l'étranger : Angleterre, J. Munro ; Allemagne, Dr H. Michaëlis (p.510)
- Chronique : Les brevets d'Edison, Jules Bourdin ; sur un nouveau mode de communication entre deux bureaux centraux téléphoniques, par Ch. Elsasser (p.514)
- Bibliographie (p.519)
- Correspondance (p.525)
- Faits divers (p.525)
- [N° 38. 19 septembre 1885] (p.529)
- Sur un nouveau modèle d'intégraphe, système Napoli et Abdank-Abakanowicz ; B. Marinovitch (p.529)
- Télégraphie par induction ; W. Cam. Rechniewski (p.531)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effets hydrodynamiques (2e article) ; C. Decharme (p.533)
- Les piles électriques (3e article) ; P. H. Ledeboer (p.537)
- L'Électricité en Amérique : la Télégraphie ; Aug. Guerout (p.542)
- Nouvelle détermination électrique de l'équivalent mécanique de la chaleur, par M. A.-G. Webster ; G. Richard (p.545)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch (p.547)
- L'électro-calorimètre comparé au thermomètre de Reiss, par le professeur A. Roiti (p.547)
- Sur une méthode pour localiser un contact à la terre dans un câble, par MM. Anderson et A. E. Kennelly (p.550)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne, Dr H. Michaëlis (p.554)
- Angleterre, J. Munro (p.556)
- Autriche, J. Kareis (p.558)
- Chronique : Note de M. Palmieri sur l'origine de l'électricité atmosphérique (p.560)
- L'induction téléphonique, par M. A. Dijongh (p.562)
- Sur une nouvelle forme de voltmètre (p.565)
- Sur une nouvelle lampe à arc pour projections (p.566)
- Les lampes à incandescence du système Puluj (p.567)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.568)
- Correspondance (p.573)
- Faits divers (p.573)
- [N° 39. 26 septembre 1885] (p.577)
- La Lampe-Soleil en Angleterre ; P. Clemenceau (p.577)
- Le comparateur régulateur pour la vérification des chronographes balistiques ; Victor Flamache (p.583)
- Plateaux d'accouplement à liaison funiculaire de M. Raffard ; A. Hillairet (p.591)
- L'Électricité en Amérique : L'éclairage électrique dans les États de l'Ouest ; G. Duché (p.593)
- Étude sur les galvanomètres (5e article) ; A. Minet (p.595)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur les piles sèches et leur application aux mesures électrométriques, par M. W. von Beetz (p.599)
- Correspondances spéciales de l'Étranger : Allemagne, H. Michaelis ; Angleterre, J. Munro (p.605)
- Chronique : A propos de la Colonne-Soleil et de la Tour colossale de M. G. Eiffel (p.609)
- Applications de l'électricité aux chemins de fer (suite et fin) (p.616)
- Faits divers (p.622)
- [Table des matières du tome XVII] (p.625)
- [Table des noms d'auteurs] (p.633)
- [N° 27. 4 juillet 1885] (p.3)
- Dernière image
JOURNAL UNIVERSEL D'ÉLECTRICITÉ
121
d’être unanime aujourd’hui. On verra en effet, par une seconde Note, que j’ai obtenu d’autres adhé-
nant le rejaillissement de l’eau, qui s’élevait en bourrelet, pour de l’eau moutant dans la trombe. Je distinguais aisément un espace vide d’environ 8 pieds entre le creux de la mer et l’extrémité de la trombe où rien n’interrompait la vue, comme cela n’aurait pas manqué d'arriver, s’il s’y était élevé de l’eau de la mer(1).
« Voyons maintenant ce que dit le D* Perkins dans ses Lettres à B. Franklin :
« Ce qui m’a donné occasion de penser que toutes les trombes descendent, c’est que j’ai trouvé la chose bien constatée par rapport à quelques-unes, c’est qu’il m’a paru difficile de concevoir qu’un corps aussi pesant que l’eau pût être élevé (jusqu’aux nues) par aucune force à nous connue, et c’est principalement l’inspection des dessins de trombes que M. Stuart nous a donnés dans les Transactions philosophiques... Cette circonstance de la courbure du sommet du buisson en dehors ne paraît pas s’accorder avec un tourbillon ascendant, mais elle s’accorde à merveille avec un tourbillon descendant; car un tourbillon ascendant balayerait l’intérieur du buisson, si toutefois, dans ce cas, il y avait quelque apparence de buisson. Quant au pilier d’eau, comme on l’appelle à cause de sa forme, je suppose que ce n’est que le bout de la trombe plongé dans le buisson... La partie engagée dans le buisson est cylindrique aussi bien que celle d’au-dessus, c’est-à-dire que son épaisseur est la même depuis le haut du buisson jusqu’à la surface de l’eau. Dans le cas d’un tourbillon ascendant, au lieu de cette figure, ce devrait être celle d’une pyramide.
« Si, aux écrits de Perkins et de Cadwalader Colden, que j’ai cités, nous ajoutons les belles déductions de Buffon (2) et les observations de Spallanzani, dont parle M. Faye dans les Comptes rendus de 1879, nous pouvons conclure que, au xvix° siècle, ce préjugé a été combattu par des savants illustres avec de solides raisons et d’excellentes observations. Spallanzani a vu directement et décrit, dans plusieurs endroits de son Mémoire, le mouvement tourbillonnaire dans les trombes qu’il a observées, soit dans le nuage et à la base (supérieure) de la trombe, soit dans les autres parties de cette dernière; et, dans les couclusions, lesquelles ne se trouvent pas dans les Comptes rendus, il dit explicitement que le mouvement tourbillonnaire, qui doit avoir son origine dans le choc des vents contraires, part d’en haut, perce et traverse le nuage et descend en bas, quelquefois jusqu’à la mer, et quelquefois moins profondément. C’est doue au mouvement tourbillonnaire descendant qu’il attribuait l’abaissement des eaux et la formation du buisson, et non pas à un simple souffle de haut en bas (3). Certes il n’a pas fait connaître la vraie origine des tourbillons qu’il a observés.
« Tout cela ne diminue en rien la gloire de M. Faye qui,
(1) Ainsi Colden a vu la dépression produite à la surface de la mer et le bourrelet qui bordait cette dépression. Ce bourrelet est justement le buisson dont a parlé M. Mascart. Colden se trompe en l'attribuant à un souffle vertical de haut en bas : il était produit par le mouvement de rotation descendant de la trombe battant l’eau tout autour d’elle, comme ferait une écope tournant horizontalement. Mais il s’agit là d’une interprétation, et non d’une question de fait. Le fait, constaté par les yeux, c’est que la mer était violemment creusée par la trombe, et que l’eau formait autour du pied de la trombe un bourrelet ou buisson écumcux.
(2) Buffon n’a pas vu de trombes, mais il savait choisir ses correspon-
dants. Le témoin oculaire dont il s’est servi en cotte circonstance était M. de la Nux, astronome bien connu, de l’île Bourbon. (H. F.)
(3) J’ai rapporté l’observation de Spallanzani dans les Comptes rendus du 4 août 1879, mais on aimera peut-être la lire ici, dans le texte ori-ginal :
« Nel tempo ch’ io cra giulivo observatore di quel non più ammirato fenomeno, eccho chc délia stessa gonfiezza di nuvoîa, che allora era nerissima, e che non desisteva di lampeggiare e tonare, si spiccano due altre trombe, l’una più voluminosa, e l'altra mono délia prima, le quali
sions. Pour aujourd'hui, je me borne à prier M. Mascart de considérer, avec l’impartialité sur laquelle je puis compter de sa part, les deux points sur lesquels je viens d’insister :
« i° On ne saurait, dans cette grande question, laisser de côté le mouvement de translation des mouvements giratoires, car à lui seul ce mouvement de translation met à néant les préjugés que j’ai combattus;
« 20 II ne serait pas exact de dire que l’on n’a jamais constaté un affaissement de la surface des eaux à la base inférieure d’une trombe, car c’est au contraire ce qui a été hautement constaté toutes les fois que le phénomène s’est présenté, de près, à un observateur compétent et sans parti pris.
« J’examinerai les deux derniers points dans une Note complémentaire et je tâcherai de donner à l’éminent Directeur de notre établissement météorologique les explications qu’il m’a fait l’honneur de me demander. Je suivrai la même marche, c’est-à-dire j’analyserai les travaux les plus récents, qui tous convergent vers les idées que j’ai émises il y a une douzaine d'années, idées qui m’ont été suggérées par l’étude des phénomènes solaires. »
Spectre de Fammoniaque par renversement du courant induit, par M. Lecoq de Boisbaudran (*).
« Quand on fait jaillir l’étincelle d’induction sur une solution aqueuse d’ammoniaque, en rendant
dans la discussion d’un nombre immense d’observations, a su démêler les faits vrais de ceux qui étaient dus à des illusions d’optique ou à des préjugés, et surtout en déduire, d’après un mûr examen, la seule théorie qui soit d’accord avec les faits exactement observés et à la hauteur de la science actuelle. Les théories de ceux qui l’ont précédé dans le chemin sont loin d’avoir la précision et l’exactitude de celle de M. Faye; quelques-unes mêmes sont ridicules, et c’est pour cela que, dans mes citations, je n’ai rien dit des idées théoriques du Dr Perkins et de M. Colden. *
(!) Note présentée à l’Académie des sciences dans la séance du 6 juillet i885.
scendendo, quasi con pari velocitâ, giunsero al marc. Il tempo délia disccsa fu poco più di tre ininuti. Oltre il solito incurvamento, vidi alla loro sommité o base un movimento vortiginoso, et vidi altresi, per la maggior vicinanza, con più precizione e chiarezza, i due monticelli di aqua sottostanti ai due apicî délié trombe, giacchè qui pur si formarono, tosto che quelle toccarono il marc. Comechè adunque da prima preso avessi per solido quel monticcllo d’acqua, non. ne aveva perô che l’in-gannatrice apparenza. Questo era un vélo di acqua,chc di alcuni piedi si sollevava dal livello del tnare, e che da me impuntato con buon can-nocchialc, appariva schiumoso; il quai vélo essendo in più parti lacero lasciava non oscuramente vedere un incavo dentro di sè non occupava if mezzo, e che per più di due piedi internavasi nel mare. Pensai io adunque, non senza fondamento, que questa fosse una potenza che dal alto al basso agendo sul mare, creava quella cavità, obligando poi l’acqua a lateralincnte satire... Con la più decisa chiarezza si sentiva il rumore del)’ aria, chc piombando dall’ alto délia troinba percuotcva potente-mente il mare, equindi lo obligava ad incavarsî,sorgcndo poscia attorno
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d’être unanime aujourd’hui. On verra en effet, par une seconde Note, que j’ai obtenu d’autres adhé-
nant le rejaillissement de l’eau, qui s’élevait en bourrelet, pour de l’eau moutant dans la trombe. Je distinguais aisément un espace vide d’environ 8 pieds entre le creux de la mer et l’extrémité de la trombe où rien n’interrompait la vue, comme cela n’aurait pas manqué d'arriver, s’il s’y était élevé de l’eau de la mer(1).
« Voyons maintenant ce que dit le D* Perkins dans ses Lettres à B. Franklin :
« Ce qui m’a donné occasion de penser que toutes les trombes descendent, c’est que j’ai trouvé la chose bien constatée par rapport à quelques-unes, c’est qu’il m’a paru difficile de concevoir qu’un corps aussi pesant que l’eau pût être élevé (jusqu’aux nues) par aucune force à nous connue, et c’est principalement l’inspection des dessins de trombes que M. Stuart nous a donnés dans les Transactions philosophiques... Cette circonstance de la courbure du sommet du buisson en dehors ne paraît pas s’accorder avec un tourbillon ascendant, mais elle s’accorde à merveille avec un tourbillon descendant; car un tourbillon ascendant balayerait l’intérieur du buisson, si toutefois, dans ce cas, il y avait quelque apparence de buisson. Quant au pilier d’eau, comme on l’appelle à cause de sa forme, je suppose que ce n’est que le bout de la trombe plongé dans le buisson... La partie engagée dans le buisson est cylindrique aussi bien que celle d’au-dessus, c’est-à-dire que son épaisseur est la même depuis le haut du buisson jusqu’à la surface de l’eau. Dans le cas d’un tourbillon ascendant, au lieu de cette figure, ce devrait être celle d’une pyramide.
« Si, aux écrits de Perkins et de Cadwalader Colden, que j’ai cités, nous ajoutons les belles déductions de Buffon (2) et les observations de Spallanzani, dont parle M. Faye dans les Comptes rendus de 1879, nous pouvons conclure que, au xvix° siècle, ce préjugé a été combattu par des savants illustres avec de solides raisons et d’excellentes observations. Spallanzani a vu directement et décrit, dans plusieurs endroits de son Mémoire, le mouvement tourbillonnaire dans les trombes qu’il a observées, soit dans le nuage et à la base (supérieure) de la trombe, soit dans les autres parties de cette dernière; et, dans les couclusions, lesquelles ne se trouvent pas dans les Comptes rendus, il dit explicitement que le mouvement tourbillonnaire, qui doit avoir son origine dans le choc des vents contraires, part d’en haut, perce et traverse le nuage et descend en bas, quelquefois jusqu’à la mer, et quelquefois moins profondément. C’est doue au mouvement tourbillonnaire descendant qu’il attribuait l’abaissement des eaux et la formation du buisson, et non pas à un simple souffle de haut en bas (3). Certes il n’a pas fait connaître la vraie origine des tourbillons qu’il a observés.
« Tout cela ne diminue en rien la gloire de M. Faye qui,
(1) Ainsi Colden a vu la dépression produite à la surface de la mer et le bourrelet qui bordait cette dépression. Ce bourrelet est justement le buisson dont a parlé M. Mascart. Colden se trompe en l'attribuant à un souffle vertical de haut en bas : il était produit par le mouvement de rotation descendant de la trombe battant l’eau tout autour d’elle, comme ferait une écope tournant horizontalement. Mais il s’agit là d’une interprétation, et non d’une question de fait. Le fait, constaté par les yeux, c’est que la mer était violemment creusée par la trombe, et que l’eau formait autour du pied de la trombe un bourrelet ou buisson écumcux.
(2) Buffon n’a pas vu de trombes, mais il savait choisir ses correspon-
dants. Le témoin oculaire dont il s’est servi en cotte circonstance était M. de la Nux, astronome bien connu, de l’île Bourbon. (H. F.)
(3) J’ai rapporté l’observation de Spallanzani dans les Comptes rendus du 4 août 1879, mais on aimera peut-être la lire ici, dans le texte ori-ginal :
« Nel tempo ch’ io cra giulivo observatore di quel non più ammirato fenomeno, eccho chc délia stessa gonfiezza di nuvoîa, che allora era nerissima, e che non desisteva di lampeggiare e tonare, si spiccano due altre trombe, l’una più voluminosa, e l'altra mono délia prima, le quali
sions. Pour aujourd'hui, je me borne à prier M. Mascart de considérer, avec l’impartialité sur laquelle je puis compter de sa part, les deux points sur lesquels je viens d’insister :
« i° On ne saurait, dans cette grande question, laisser de côté le mouvement de translation des mouvements giratoires, car à lui seul ce mouvement de translation met à néant les préjugés que j’ai combattus;
« 20 II ne serait pas exact de dire que l’on n’a jamais constaté un affaissement de la surface des eaux à la base inférieure d’une trombe, car c’est au contraire ce qui a été hautement constaté toutes les fois que le phénomène s’est présenté, de près, à un observateur compétent et sans parti pris.
« J’examinerai les deux derniers points dans une Note complémentaire et je tâcherai de donner à l’éminent Directeur de notre établissement météorologique les explications qu’il m’a fait l’honneur de me demander. Je suivrai la même marche, c’est-à-dire j’analyserai les travaux les plus récents, qui tous convergent vers les idées que j’ai émises il y a une douzaine d'années, idées qui m’ont été suggérées par l’étude des phénomènes solaires. »
Spectre de Fammoniaque par renversement du courant induit, par M. Lecoq de Boisbaudran (*).
« Quand on fait jaillir l’étincelle d’induction sur une solution aqueuse d’ammoniaque, en rendant
dans la discussion d’un nombre immense d’observations, a su démêler les faits vrais de ceux qui étaient dus à des illusions d’optique ou à des préjugés, et surtout en déduire, d’après un mûr examen, la seule théorie qui soit d’accord avec les faits exactement observés et à la hauteur de la science actuelle. Les théories de ceux qui l’ont précédé dans le chemin sont loin d’avoir la précision et l’exactitude de celle de M. Faye; quelques-unes mêmes sont ridicules, et c’est pour cela que, dans mes citations, je n’ai rien dit des idées théoriques du Dr Perkins et de M. Colden. *
(!) Note présentée à l’Académie des sciences dans la séance du 6 juillet i885.
scendendo, quasi con pari velocitâ, giunsero al marc. Il tempo délia disccsa fu poco più di tre ininuti. Oltre il solito incurvamento, vidi alla loro sommité o base un movimento vortiginoso, et vidi altresi, per la maggior vicinanza, con più precizione e chiarezza, i due monticelli di aqua sottostanti ai due apicî délié trombe, giacchè qui pur si formarono, tosto che quelle toccarono il marc. Comechè adunque da prima preso avessi per solido quel monticcllo d’acqua, non. ne aveva perô che l’in-gannatrice apparenza. Questo era un vélo di acqua,chc di alcuni piedi si sollevava dal livello del tnare, e che da me impuntato con buon can-nocchialc, appariva schiumoso; il quai vélo essendo in più parti lacero lasciava non oscuramente vedere un incavo dentro di sè non occupava if mezzo, e che per più di due piedi internavasi nel mare. Pensai io adunque, non senza fondamento, que questa fosse una potenza che dal alto al basso agendo sul mare, creava quella cavità, obligando poi l’acqua a lateralincnte satire... Con la più decisa chiarezza si sentiva il rumore del)’ aria, chc piombando dall’ alto délia troinba percuotcva potente-mente il mare, equindi lo obligava ad incavarsî,sorgcndo poscia attorno
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