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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- LISTE DES VOLUMES
- Première image
- PAGE DE TITRE
- [N° 27. 4 juillet 1885] (p.3)
- Sur la mesure des faibles résistances ; P.-H. Ledeboer (p.3)
- L'électricité en Amérique ; L'éclairage électrique ; Aug. Guerout (p.8)
- Sur la durée des lampes à incandescence ; G. Szarvady (p.10)
- Armature nouvelle à molécules orientées ; A. Gravier (p.17)
- Indicateur de niveau à distance, n'employant qu'un seul fil ; G. Mareschal (p.21)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur un dispositif qui permet d'obtenir sans calcul le potentiel magnétique dû à un système de bobines, par M. G. Lippmann (p.24)
- Influence des orages sur les lignes télégraphiques ordinaires, par M. Blavier (p.24)
- Un nouvel électro-dynamomètre, par J. W. Giltay (p.24)
- La conductibilité électrique et le coefficient de température du mercure solide, par C. L. Weber (p.29)
- Correspondances de l'étranger : Allemagne; H. Michaëlis (p.32)
- Angleterre ; J. Munro (p.34)
- Chronique : Les lampes à incandescence devant le tribunal, aux États-Unis ; O. Kern (p.35)
- Bibliographie (p.41)
- Faits divers (p.44)
- [N° 28. 11 juillet 1885] (p.49)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemius de fer ; M. Cossmann (p.49)
- Les Machines à vapeur rapides ; G. Richard (p.55)
- Sur la durée des lampes à incandescence ; G. Szarvady (p.60)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique (suite) ; Aug. Guerout (p.63)
- Hydrométrographe automatique à distance ; J. Ravaglia (p.67)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur les travaux de M. Palmieri, relatifs à l'électricité atmosphérique, par M. Faye (p.69)
- Sur la variation séculaire de la déclinaison magnétique à Rio de Janeiro ; par M. Cruls (p.72)
- Sur les progrès dans la théorie des machines dynamo-électriques, par le Dr O. Froelich (p.73)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.85)
- Chronique : Le nouveau Transmetteur téléphonique de M. Freeman (p.87)
- A propos de l'éclairage électrique en Suède (p.89)
- Gouvernail électrique de M. C. H. Washburn (p.90)
- A propos des appels dans les réseaux téléphoniques (p.90)
- L'Electrolyse appliquée à la fabrication de l'aluminium (p.91)
- Bibliographie (p.91)
- Correspondance (p.92)
- Faits divers (p.92)
- [N° 29. 18 juillet 1885] (p.97)
- La tour métallique de M. Eiffel ; P. Clemenceau (p.97)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (2e article) ; M. Cossmann (p.102)
- L'Électricité en Amérique. L'éclairage électrique ; B. Abdank-Abakanowicz (p.111)
- Les piles électriques ; P. H. Ledeboer (p.115)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Réponse à la note de M. Mascart sur les grands mouvements de l'atmosphère ; par M. Faye (p.119)
- Spectre de l'ammoniaque par renversement du courant induit ; par M. Lecoq de Boisbaudran (p.121)
- Sur les progrès dans la théorie des machines dynamos ; par le Dr O. Froelich (p.123)
- Correspondances de l'étranger : Allemagne ; Dr H. Michaëlis (p.129)
- Angleterre ; J. Munro (p.131)
- Chronique : Essais sur le magnétisme permanent des aciers ; par F. Osmond (p.132)
- Bibliographie (p.139)
- Correspondance (p.140)
- Faits divers (p.140)
- [N° 30. 25 juillet 1885] (p.145)
- Résultats de quelques expériences sur le transformateur Zipernowski, Déri, Bláthy ; G. Ferraris (p.145)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (3e article) ; M. Cossmann (p.148)
- Courbes caractéristiques des lampes à incandescence ; G. Szarvady (p.155)
- Les machines à vapeur rapides (2e article) ; G. Richard (p.162)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique ; B. Abdank Abakanowicz (p.168)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Réponse à la note de M. Mascart du 29 juin et bases de la nouvelle météorologie dynamique, par M. Faye (p.174)
- Sur la résistance électrique du cuivre à la température de 200º au-dessous de zéro, par M. S. Wroblewski (p.178)
- Sur les progrès dans la théorie des machines dynamo-électriques, par le Dr O. Froelich (p.178)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.183)
- Chronique : A propos de la répartition de la lumière dans une installation d'éclairage ; P. Clemenceau (p.184)
- Correspondance : Lettres de MM. G. Foussat et G. Szarvady (p.188)
- Faits divers (p.189)
- [N° 31. 1er août 1885] (p.193)
- Mesures électriques sur les câbles sous-marins ; A. Rouilliard (p.193)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (4e article) ; M. Cossmann (p.197)
- L'électricité en Amérique. L'éclairage électrique ; B. Abdank-Abakanowitcz (p.204)
- Les piles électriques (2e article) ; P. H. Ledeboer (p.209)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovich (p.216)
- Étude spectrale des corps rendus phosphorescents par l'action de la lumière ou par les décharges électriques, par Edm. Becquerel (p.216)
- Sur les régimes de charge et de décharge des accumulateurs, par MM. Crova et Garbe (p.219)
- Sur la résistance électrique de l'alcool, par G. Foussereau (p.220)
- Sur la conductibilité électrique des dissolutions salines aqueuses très étendues, par G. Vicentini (p.221)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne ; H. Michaëlis (p.226)
- Angleterre ; J. Munro (p.227)
- Autriche ; J. Kareis (p.228)
- Chronique : Note sur les observations des coups de foudre en Belgique ; par E. Evrard (p.230)
- Bibliographie (p.236)
- Correspondance : Lettre de M. Grenet (p.237)
- Faits divers (p.237)
- [N° 32. 8 août 1885] (p.241)
- Sur les dimensions des molécules et leurs distances relatives. Réponse à une lettre de M. J. Bourdin ; R. Clausius (p.241)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (5e article) ; M. Cossmann (p.244)
- Étude sur les galvanomètres ; A. Minet (p.254)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique ; Aug. Guerout (p.257)
- Détails de construction des lampes à incandescence ; G. Richard (p.264)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch (p.266)
- Suite de la discussion sur les grands mouvements gyratoires de l'atmosphère, par M. H. Faye (p.266)
- Sur la conductibilité électrique des dissolutions salines aqueuses très étendues, par G. Vicentini (p.271)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.274)
- Chronique : Du développement de la télégraphie en Allemagne par l'usage du téléphone (p.276)
- L'électricité esclave de l'homme (p.282)
- Correspondance : Lettres de MM. J. Wybauw, P. Clemenceau, C. L. R. E. Menges, Berthoud et Borel (p.284)
- Faits divers (p.285)
- [N° 33. 15 août 1885] (p.289)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effects hydrodynamiques ; C. Decharme (p.289)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (6me article) ; M. Cossmann (p.295)
- Les dynamos Jones et Sterling ; G. Richard (p.303)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique ; B. Abdank-Abakanowicz (p.306)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Recherches sur les effects de l'excitation faradique directe des glandes ; par M. Vulpian (p.310)
- Sur l'emploi des courants alternatifs pour la mesure des résistances liquides ; par MM. Bouty et Foussereau (p.312)
- Sur la conductibilité électrique du mercure et des métaux purs aux basses températures, par MM. Cailletet et Bouty (p.313)
- De l'influence du magnétisme sur les caractères des raies spectrales, par Ch. Fiévez (p.317)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.318)
- Chronique : L'induction téléphonique, par M. Ch. Elsasser (p.321)
- A propos de la grue électrique de M. Farcot (p.325)
- Les moyens mécaniques de dépolarisation des piles ; P. Clemenceau (p.326)
- Les suites du procès Edison-Swan en Allemagne (p.328)
- Bibliographie (p.329)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (p.330)
- Faits divers (p.333)
- [N° 34. 22 août 1885] (p.337)
- Organisation de la télégraphie militaire dans les armées européennes ; J. Bertrand (p.337)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effets hydrodynamiques (2e article) ; C. Decharme (p.345)
- L'Electricité en Amérique : La téléphonie ; B. Abdank-Abakanowicz (p.347)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (2e article) ; M. Cossmann (p.349)
- Sur quelques nouveaux galvanomètres à miroir et leurs accessoires ; F. Uppenborn (p.358)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur un enregistreur de l'intensité calorifique de la radiation solaire ; par M. A. Crova (p.360)
- Sur un étalon de volt ; par M. A. Gaiffe (p.362)
- Produits d'oxydation du charbon par l'électrolyse d'une solution ammoniacale ; par M. A. Millot (p.362)
- Force électromotrice de combustion. Etude des moyens employés pour prendre le potentiel de l'air ; par M. H. Pellat (p.362)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne ; H. Michaelis (p.365)
- Angleterre ; J. Munro (p.366)
- Autriche ; J. Kareis (p.367)
- Chronique : La machine de Pacinotti et la machine de Gramme ; Frank Géraldy (p.369)
- L'emploi des substances colorées dans la photométrie des foyers électriques, par le Dr H. Krüss (p.371)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.377)
- Correspondance : Lettres de MM. Helot et P. von Faund-Szyll (p.380)
- Faits divers (p.381)
- [N° 35. 27 août 1885] (p.385)
- Une visite à l'observatoire du Vésuve ; P. Marcillac (p.385)
- Note sur un nouveau modèle de galvanomètre Deprez-d'Arsonval ; W. C. Rechniewski (p.393)
- Organisation de la télégraphie militaire dans les armées européennes (2e article) ; J. Bertrand (p.397)
- Étude sur les galvanomètres (3e article) ; A. Minet (p.407)
- Revue des travaux récents en électricité dirigée par B. Marinovitch : Sur la théorie de la machine Gramme, par M. Mascart (p.409)
- De la polarisation des récepteurs téléphoniques (p.412)
- Influence des orages sur les lignes souterraines, par M. Blavier (p.413)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne ; H. Michaëlis (p.415)
- Angleterre ; J. Munro (p.416)
- Chronique : Rapport du jury des sections V et VIII à l'Exposition internationale de Philadelphie (p.418)
- De la gutta-percha (p.422)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.425)
- Faits divers (p.428)
- [N° 36. 5 septembre 1885] (p.433)
- De la méthode de M. Mance pour la recherche de défauts dans les câbles et son application à la vérification des paratonnerres ; Dr A. Tobler (p.433)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effets hydrodynamiques ; C. Decharme (p.439)
- Organisation de la Télégraphie militaire dans les armées européennes (3e article), J. Bertrand (p.444)
- Description de quelques appareils téléphoniques récents ; G. Richard (p.449)
- L'Electricité en Amérique, la Téléphonie ; B. Abdank-Abakanowicz (p.456)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Appareil destiné à l'étude des intensités lumineuses et chromatiques des couleurs spectrales et de leurs mélanges, par MM. Parinaud et J. Duboscq (p.457)
- De la force électromotrice produite par la diffusion dans les courants des marées (p.458)
- Une nouvelle forme du pont de Wheatstone, par J. W. Giltay (p.459)
- Influence d'une résistance extérieure sur la résistance intérieure des éléments voltaïques, par M. G. Gore (p.461)
- Sur un étalon de force électromotrice (p.463)
- Correspondances de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.464)
- Chronique : A propos des usines centrales de la Compagnie allemande Edison (p.466)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.473)
- Faits divers (p.477)
- [N° 37. 12 septembre 1885] (p.481)
- Le monument de Philippe Reis, l'inventeur du téléphone ; Dr Th. Stein (p.481)
- Détails de construction des lampes à incandescence ; Gustave Richard (p.485)
- Etude sur les galvanomètres (suite), par Adolphe Minet (p.487)
- L'Electricité en Amérique : la télégraphie, par B. Abdank-Abakanowicz (p.491)
- Revue des travaux récents en électricité dirigée par B. Marinovitch : Sur un électro-calorimètre et sur son application à l'étude des générateurs secondaires Gaulard et Gibbs, par le professeur A. Roiti (p.495)
- Correspondances de l'étranger : Angleterre, J. Munro ; Allemagne, Dr H. Michaëlis (p.510)
- Chronique : Les brevets d'Edison, Jules Bourdin ; sur un nouveau mode de communication entre deux bureaux centraux téléphoniques, par Ch. Elsasser (p.514)
- Bibliographie (p.519)
- Correspondance (p.525)
- Faits divers (p.525)
- [N° 38. 19 septembre 1885] (p.529)
- Sur un nouveau modèle d'intégraphe, système Napoli et Abdank-Abakanowicz ; B. Marinovitch (p.529)
- Télégraphie par induction ; W. Cam. Rechniewski (p.531)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effets hydrodynamiques (2e article) ; C. Decharme (p.533)
- Les piles électriques (3e article) ; P. H. Ledeboer (p.537)
- L'Électricité en Amérique : la Télégraphie ; Aug. Guerout (p.542)
- Nouvelle détermination électrique de l'équivalent mécanique de la chaleur, par M. A.-G. Webster ; G. Richard (p.545)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch (p.547)
- L'électro-calorimètre comparé au thermomètre de Reiss, par le professeur A. Roiti (p.547)
- Sur une méthode pour localiser un contact à la terre dans un câble, par MM. Anderson et A. E. Kennelly (p.550)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne, Dr H. Michaëlis (p.554)
- Angleterre, J. Munro (p.556)
- Autriche, J. Kareis (p.558)
- Chronique : Note de M. Palmieri sur l'origine de l'électricité atmosphérique (p.560)
- L'induction téléphonique, par M. A. Dijongh (p.562)
- Sur une nouvelle forme de voltmètre (p.565)
- Sur une nouvelle lampe à arc pour projections (p.566)
- Les lampes à incandescence du système Puluj (p.567)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.568)
- Correspondance (p.573)
- Faits divers (p.573)
- [N° 39. 26 septembre 1885] (p.577)
- La Lampe-Soleil en Angleterre ; P. Clemenceau (p.577)
- Le comparateur régulateur pour la vérification des chronographes balistiques ; Victor Flamache (p.583)
- Plateaux d'accouplement à liaison funiculaire de M. Raffard ; A. Hillairet (p.591)
- L'Électricité en Amérique : L'éclairage électrique dans les États de l'Ouest ; G. Duché (p.593)
- Étude sur les galvanomètres (5e article) ; A. Minet (p.595)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur les piles sèches et leur application aux mesures électrométriques, par M. W. von Beetz (p.599)
- Correspondances spéciales de l'Étranger : Allemagne, H. Michaelis ; Angleterre, J. Munro (p.605)
- Chronique : A propos de la Colonne-Soleil et de la Tour colossale de M. G. Eiffel (p.609)
- Applications de l'électricité aux chemins de fer (suite et fin) (p.616)
- Faits divers (p.622)
- [Table des matières du tome XVII] (p.625)
- [Table des noms d'auteurs] (p.633)
- [N° 27. 4 juillet 1885] (p.3)
- Dernière image
i88
LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
CORRESPONDANCE
Saint-Leu dJEssorent (Oise), 20 juillet i835.
Monsieur le Directeur,
M’est-il permis, Monsieur, de vous demander l’insertion de ces quelques lignes en réponse à un article paru dans la Lumière électrique sous la signature de M. Szarvady?
M. Szarvady, dans son article sur les lampes à incandescence (n° du 11 juillet), semble me donner la spécialité des réponses aux questions « plus facétieuses que compréhensibles » faites dans certains journaux.
La lettre sienée « Carbon *> Electrician ft. XIV, p. 224) à laquelle M. Szarvady fait allusion ne serait qu’une aimable facétie. M. Sarvady ignore peut-être que « Carbon » et le professeur Ayrton ne sont qu’une seule et même personne. Or, le professeur Ayrton n’a jamais passé pour un homme dépensant son temps à poser des questions plus « facétieuses que compréhensibles » dans les journaux anglais. 11 est même tenu pour un homme de grand talent, de ce côté-ci de la Manche comme de l’autre.
Quant aux suppositions de M. Szarvady sur la manière dont ont été faits les essais, qu’il me soit permis de lui dire qu’il se trompe.
Ces résultats n’ont pas été obtenus en faisant brûler des lampes Edison à 2, 3 ou 4 fois leur intensité normale, afin d’opérer sur des durées très courtes et arriver à tracer une courbe des durées en fonction des tensions. Ce genre d’essais se fait quelquefois, mais à titre de curiosité, je suppose, car il est impossible, dans ces conditions, de déduire la durée moyenne des lampes, si elles avaient brûlé à leur intensité normale.
Comme preuve que les chiffres communiqués au professeur Ayrton ne sont pas le résultat d’expériences, M. Szarvady ajoute que la Société Edison n’indiquerait pas 800 heures si la durée de ses lampes était de 1.000 heures. Qu'il me soit permis de faire remarquer que la Société Edison donne la moyenne de 800 à 1.000 heures comme on peut le voir dans différents catalogues ; dans ce cas, nos résultats ne seraient pas loin de la vérité officielle.
Enfin, si, comme l’ajoute M. Szarvady, le tableau en question a exercé l’imagination de nombreux électriciens, il nous aura tout au moins valu l’intéressant articlede M. Szarvady dont la lecture est incontestablement fort instructive.
Veuillez agréer, etc.
Gab. Foussat.
Nous donnons ci-dessous les pièces du débat.
A Monsieur le Directeur de YElcclrician.
24 janvier i885.
Monsieur,
Un de vos lecteurs, parmi ceux qui peuvent être initiés à l’art et aux mystères des lampes à incandescence, aurait-il -l’obligeance de m’expliquer pourquoi, si une lampe est appelée arbitrairement lampe de 20 bougies, quel que soit d’ailleurs le rendement qu’il puisse convenir au constructeur d’adopter, pourquoi, dis-je, s’ensuit-il, nécessairement, que, si l’on fait fonctionner cette lampe à 12 ou 10 bougies, chiffre très inférieur à son pouvoir lumineux «normal », sa durée doit être alors très considérable? Comme cela a été dit par les membres de la commission de l’Exposition de Vienne, on doit supposer que cette assertion n’est pas dénuée de tout fondement en fait, sans quoi un ignorant comme moi aurait cru que ce n’état qu’une facétie.
Agréez, etc.
P. S. — En lisant le passage attentivement, je remarque que les commissaires out eu soin de dire devrait être et non doit être. A quoi peut-il servir de nous dire ce qu’unè lampe devrait faire.
A M. le Directeur de l'Electrician.
Londres, le 29 janvier i885.
Monsieur,
Je ne sais si ma connaissance de la langue anglaise est insuffisante, ou bien si « Carbon » a posé sa question dans votre dernier numéro sous une forme très embrouillée.
S’il recherche simplement des informations au sujet des durées relatives des lampes à incandescence, lorsqu’elles fonctionnent en deçà ou au delà de leur pouvoir lumineux normal, je vous demanderai la permission de lui offrir une série très étendue d’essais qui ont été exécutés à l’usine Edison, d’Ivry-sur-Seine, près Paris.
(Suit le tableau que nous avons donné.)
Des lampes autres que celles d’Edison, que nous avons observées en grand nombre nous ont donné des résultats presque identiques.
Agréez, etc.
Gab. Foussat,
8, Bernard St. W. C.
J’ignorais, sans aucune espèce de doute, que le spirituel pseudonyme de Carbon (je retire facétieux) dissimulât la haute persounalité du professeur Ayrton. Je me demande même comment j’aurais pu ne pas l’ignorer, ce symbole n’ayant pas été proposé, que je sache, à la commission des notations, réunie actuellement à Londres.
Je serais même porté à croire que M. Gabriel Foussat n’était pas mieux renseigné que moi à cet égard, lorsqu’il posait, au début de sa réponse au savant professeur, le di-iemne que l’on a pu lire plus haut.
Quoi qu’if en soit, quand M. Gabriel Foussat nous donne son tableau comme reproduisant les chiffres mêmes de l’expérience nous accueillons son assertion à titre d’excellente plaisanterie.
M. Foussat,ayantcxécuté un grand nombre d’observations sur la durée des lampes à incandescence Edison, ne peut ignorer que la durée moyenne des lampes de 16 bougies n’a jamais dépassé 800 heures. Il doit savoir aussi que la Société Edison ne garanlit pas une moyenne supérieure à ce chiffre déjà très respectable. Alors même que nous ue saurions pas comment tes tableaux de durée sont dressés dans les fabriques de lampes, la seule inspection /des tableaux de MM. Foussat, Zacharias (déjà cités) et celui' de M. Fleming (dans le numéro de ce jour) qui proviennent tous de la même source le montrerait amplement. On voit, en effet, à première vue, que ces divers tableaux 11e concordent que sur uu seul point qui est précisément la durée de mille heures pour le régime normal.
La raison en est bien simple. Lorsqu’on a déterminé expérimentalement une relation entre la durée et lè pouvoir éclairant ou la différence de potentiel aux bornes, on considère une lampe idéale dont la durée serait de mille heures en régime normal. On déduit ensuite de la relation fournie par l’expérience les durées correspondant à différents régimes de cette même lampe. On emploie à cet effet des méthodes graphiques ou analytiques.
En supposant même une égale habileté chez tous les observateurs, la différence seule des méthodes adoptées suffirait souvent à expliquer la divergence des résultats.
Les tableaux considérés ne donnent donc en réalité que des durées relatives pour différents pouvoirs lumineux* ainsi que le disait fort bien M. Gabriel Foussat dans sa lettre à VÈlectrician.
Ces tableaux peuvent donc servir de point de départ à des spéculations mathématiques qui ne sont jamais dénuées i d’intérêt lorsqu’elles sont dues à des hommes aussi éminents
Carbon.
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LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
CORRESPONDANCE
Saint-Leu dJEssorent (Oise), 20 juillet i835.
Monsieur le Directeur,
M’est-il permis, Monsieur, de vous demander l’insertion de ces quelques lignes en réponse à un article paru dans la Lumière électrique sous la signature de M. Szarvady?
M. Szarvady, dans son article sur les lampes à incandescence (n° du 11 juillet), semble me donner la spécialité des réponses aux questions « plus facétieuses que compréhensibles » faites dans certains journaux.
La lettre sienée « Carbon *> Electrician ft. XIV, p. 224) à laquelle M. Szarvady fait allusion ne serait qu’une aimable facétie. M. Sarvady ignore peut-être que « Carbon » et le professeur Ayrton ne sont qu’une seule et même personne. Or, le professeur Ayrton n’a jamais passé pour un homme dépensant son temps à poser des questions plus « facétieuses que compréhensibles » dans les journaux anglais. 11 est même tenu pour un homme de grand talent, de ce côté-ci de la Manche comme de l’autre.
Quant aux suppositions de M. Szarvady sur la manière dont ont été faits les essais, qu’il me soit permis de lui dire qu’il se trompe.
Ces résultats n’ont pas été obtenus en faisant brûler des lampes Edison à 2, 3 ou 4 fois leur intensité normale, afin d’opérer sur des durées très courtes et arriver à tracer une courbe des durées en fonction des tensions. Ce genre d’essais se fait quelquefois, mais à titre de curiosité, je suppose, car il est impossible, dans ces conditions, de déduire la durée moyenne des lampes, si elles avaient brûlé à leur intensité normale.
Comme preuve que les chiffres communiqués au professeur Ayrton ne sont pas le résultat d’expériences, M. Szarvady ajoute que la Société Edison n’indiquerait pas 800 heures si la durée de ses lampes était de 1.000 heures. Qu'il me soit permis de faire remarquer que la Société Edison donne la moyenne de 800 à 1.000 heures comme on peut le voir dans différents catalogues ; dans ce cas, nos résultats ne seraient pas loin de la vérité officielle.
Enfin, si, comme l’ajoute M. Szarvady, le tableau en question a exercé l’imagination de nombreux électriciens, il nous aura tout au moins valu l’intéressant articlede M. Szarvady dont la lecture est incontestablement fort instructive.
Veuillez agréer, etc.
Gab. Foussat.
Nous donnons ci-dessous les pièces du débat.
A Monsieur le Directeur de YElcclrician.
24 janvier i885.
Monsieur,
Un de vos lecteurs, parmi ceux qui peuvent être initiés à l’art et aux mystères des lampes à incandescence, aurait-il -l’obligeance de m’expliquer pourquoi, si une lampe est appelée arbitrairement lampe de 20 bougies, quel que soit d’ailleurs le rendement qu’il puisse convenir au constructeur d’adopter, pourquoi, dis-je, s’ensuit-il, nécessairement, que, si l’on fait fonctionner cette lampe à 12 ou 10 bougies, chiffre très inférieur à son pouvoir lumineux «normal », sa durée doit être alors très considérable? Comme cela a été dit par les membres de la commission de l’Exposition de Vienne, on doit supposer que cette assertion n’est pas dénuée de tout fondement en fait, sans quoi un ignorant comme moi aurait cru que ce n’état qu’une facétie.
Agréez, etc.
P. S. — En lisant le passage attentivement, je remarque que les commissaires out eu soin de dire devrait être et non doit être. A quoi peut-il servir de nous dire ce qu’unè lampe devrait faire.
A M. le Directeur de l'Electrician.
Londres, le 29 janvier i885.
Monsieur,
Je ne sais si ma connaissance de la langue anglaise est insuffisante, ou bien si « Carbon » a posé sa question dans votre dernier numéro sous une forme très embrouillée.
S’il recherche simplement des informations au sujet des durées relatives des lampes à incandescence, lorsqu’elles fonctionnent en deçà ou au delà de leur pouvoir lumineux normal, je vous demanderai la permission de lui offrir une série très étendue d’essais qui ont été exécutés à l’usine Edison, d’Ivry-sur-Seine, près Paris.
(Suit le tableau que nous avons donné.)
Des lampes autres que celles d’Edison, que nous avons observées en grand nombre nous ont donné des résultats presque identiques.
Agréez, etc.
Gab. Foussat,
8, Bernard St. W. C.
J’ignorais, sans aucune espèce de doute, que le spirituel pseudonyme de Carbon (je retire facétieux) dissimulât la haute persounalité du professeur Ayrton. Je me demande même comment j’aurais pu ne pas l’ignorer, ce symbole n’ayant pas été proposé, que je sache, à la commission des notations, réunie actuellement à Londres.
Je serais même porté à croire que M. Gabriel Foussat n’était pas mieux renseigné que moi à cet égard, lorsqu’il posait, au début de sa réponse au savant professeur, le di-iemne que l’on a pu lire plus haut.
Quoi qu’if en soit, quand M. Gabriel Foussat nous donne son tableau comme reproduisant les chiffres mêmes de l’expérience nous accueillons son assertion à titre d’excellente plaisanterie.
M. Foussat,ayantcxécuté un grand nombre d’observations sur la durée des lampes à incandescence Edison, ne peut ignorer que la durée moyenne des lampes de 16 bougies n’a jamais dépassé 800 heures. Il doit savoir aussi que la Société Edison ne garanlit pas une moyenne supérieure à ce chiffre déjà très respectable. Alors même que nous ue saurions pas comment tes tableaux de durée sont dressés dans les fabriques de lampes, la seule inspection /des tableaux de MM. Foussat, Zacharias (déjà cités) et celui' de M. Fleming (dans le numéro de ce jour) qui proviennent tous de la même source le montrerait amplement. On voit, en effet, à première vue, que ces divers tableaux 11e concordent que sur uu seul point qui est précisément la durée de mille heures pour le régime normal.
La raison en est bien simple. Lorsqu’on a déterminé expérimentalement une relation entre la durée et lè pouvoir éclairant ou la différence de potentiel aux bornes, on considère une lampe idéale dont la durée serait de mille heures en régime normal. On déduit ensuite de la relation fournie par l’expérience les durées correspondant à différents régimes de cette même lampe. On emploie à cet effet des méthodes graphiques ou analytiques.
En supposant même une égale habileté chez tous les observateurs, la différence seule des méthodes adoptées suffirait souvent à expliquer la divergence des résultats.
Les tableaux considérés ne donnent donc en réalité que des durées relatives pour différents pouvoirs lumineux* ainsi que le disait fort bien M. Gabriel Foussat dans sa lettre à VÈlectrician.
Ces tableaux peuvent donc servir de point de départ à des spéculations mathématiques qui ne sont jamais dénuées i d’intérêt lorsqu’elles sont dues à des hommes aussi éminents
Carbon.
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