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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- LISTE DES VOLUMES
- Première image
- PAGE DE TITRE
- [N° 27. 4 juillet 1885] (p.3)
- Sur la mesure des faibles résistances ; P.-H. Ledeboer (p.3)
- L'électricité en Amérique ; L'éclairage électrique ; Aug. Guerout (p.8)
- Sur la durée des lampes à incandescence ; G. Szarvady (p.10)
- Armature nouvelle à molécules orientées ; A. Gravier (p.17)
- Indicateur de niveau à distance, n'employant qu'un seul fil ; G. Mareschal (p.21)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur un dispositif qui permet d'obtenir sans calcul le potentiel magnétique dû à un système de bobines, par M. G. Lippmann (p.24)
- Influence des orages sur les lignes télégraphiques ordinaires, par M. Blavier (p.24)
- Un nouvel électro-dynamomètre, par J. W. Giltay (p.24)
- La conductibilité électrique et le coefficient de température du mercure solide, par C. L. Weber (p.29)
- Correspondances de l'étranger : Allemagne; H. Michaëlis (p.32)
- Angleterre ; J. Munro (p.34)
- Chronique : Les lampes à incandescence devant le tribunal, aux États-Unis ; O. Kern (p.35)
- Bibliographie (p.41)
- Faits divers (p.44)
- [N° 28. 11 juillet 1885] (p.49)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemius de fer ; M. Cossmann (p.49)
- Les Machines à vapeur rapides ; G. Richard (p.55)
- Sur la durée des lampes à incandescence ; G. Szarvady (p.60)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique (suite) ; Aug. Guerout (p.63)
- Hydrométrographe automatique à distance ; J. Ravaglia (p.67)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur les travaux de M. Palmieri, relatifs à l'électricité atmosphérique, par M. Faye (p.69)
- Sur la variation séculaire de la déclinaison magnétique à Rio de Janeiro ; par M. Cruls (p.72)
- Sur les progrès dans la théorie des machines dynamo-électriques, par le Dr O. Froelich (p.73)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.85)
- Chronique : Le nouveau Transmetteur téléphonique de M. Freeman (p.87)
- A propos de l'éclairage électrique en Suède (p.89)
- Gouvernail électrique de M. C. H. Washburn (p.90)
- A propos des appels dans les réseaux téléphoniques (p.90)
- L'Electrolyse appliquée à la fabrication de l'aluminium (p.91)
- Bibliographie (p.91)
- Correspondance (p.92)
- Faits divers (p.92)
- [N° 29. 18 juillet 1885] (p.97)
- La tour métallique de M. Eiffel ; P. Clemenceau (p.97)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (2e article) ; M. Cossmann (p.102)
- L'Électricité en Amérique. L'éclairage électrique ; B. Abdank-Abakanowicz (p.111)
- Les piles électriques ; P. H. Ledeboer (p.115)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Réponse à la note de M. Mascart sur les grands mouvements de l'atmosphère ; par M. Faye (p.119)
- Spectre de l'ammoniaque par renversement du courant induit ; par M. Lecoq de Boisbaudran (p.121)
- Sur les progrès dans la théorie des machines dynamos ; par le Dr O. Froelich (p.123)
- Correspondances de l'étranger : Allemagne ; Dr H. Michaëlis (p.129)
- Angleterre ; J. Munro (p.131)
- Chronique : Essais sur le magnétisme permanent des aciers ; par F. Osmond (p.132)
- Bibliographie (p.139)
- Correspondance (p.140)
- Faits divers (p.140)
- [N° 30. 25 juillet 1885] (p.145)
- Résultats de quelques expériences sur le transformateur Zipernowski, Déri, Bláthy ; G. Ferraris (p.145)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (3e article) ; M. Cossmann (p.148)
- Courbes caractéristiques des lampes à incandescence ; G. Szarvady (p.155)
- Les machines à vapeur rapides (2e article) ; G. Richard (p.162)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique ; B. Abdank Abakanowicz (p.168)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Réponse à la note de M. Mascart du 29 juin et bases de la nouvelle météorologie dynamique, par M. Faye (p.174)
- Sur la résistance électrique du cuivre à la température de 200º au-dessous de zéro, par M. S. Wroblewski (p.178)
- Sur les progrès dans la théorie des machines dynamo-électriques, par le Dr O. Froelich (p.178)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.183)
- Chronique : A propos de la répartition de la lumière dans une installation d'éclairage ; P. Clemenceau (p.184)
- Correspondance : Lettres de MM. G. Foussat et G. Szarvady (p.188)
- Faits divers (p.189)
- [N° 31. 1er août 1885] (p.193)
- Mesures électriques sur les câbles sous-marins ; A. Rouilliard (p.193)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (4e article) ; M. Cossmann (p.197)
- L'électricité en Amérique. L'éclairage électrique ; B. Abdank-Abakanowitcz (p.204)
- Les piles électriques (2e article) ; P. H. Ledeboer (p.209)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovich (p.216)
- Étude spectrale des corps rendus phosphorescents par l'action de la lumière ou par les décharges électriques, par Edm. Becquerel (p.216)
- Sur les régimes de charge et de décharge des accumulateurs, par MM. Crova et Garbe (p.219)
- Sur la résistance électrique de l'alcool, par G. Foussereau (p.220)
- Sur la conductibilité électrique des dissolutions salines aqueuses très étendues, par G. Vicentini (p.221)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne ; H. Michaëlis (p.226)
- Angleterre ; J. Munro (p.227)
- Autriche ; J. Kareis (p.228)
- Chronique : Note sur les observations des coups de foudre en Belgique ; par E. Evrard (p.230)
- Bibliographie (p.236)
- Correspondance : Lettre de M. Grenet (p.237)
- Faits divers (p.237)
- [N° 32. 8 août 1885] (p.241)
- Sur les dimensions des molécules et leurs distances relatives. Réponse à une lettre de M. J. Bourdin ; R. Clausius (p.241)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (5e article) ; M. Cossmann (p.244)
- Étude sur les galvanomètres ; A. Minet (p.254)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique ; Aug. Guerout (p.257)
- Détails de construction des lampes à incandescence ; G. Richard (p.264)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch (p.266)
- Suite de la discussion sur les grands mouvements gyratoires de l'atmosphère, par M. H. Faye (p.266)
- Sur la conductibilité électrique des dissolutions salines aqueuses très étendues, par G. Vicentini (p.271)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.274)
- Chronique : Du développement de la télégraphie en Allemagne par l'usage du téléphone (p.276)
- L'électricité esclave de l'homme (p.282)
- Correspondance : Lettres de MM. J. Wybauw, P. Clemenceau, C. L. R. E. Menges, Berthoud et Borel (p.284)
- Faits divers (p.285)
- [N° 33. 15 août 1885] (p.289)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effects hydrodynamiques ; C. Decharme (p.289)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (6me article) ; M. Cossmann (p.295)
- Les dynamos Jones et Sterling ; G. Richard (p.303)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique ; B. Abdank-Abakanowicz (p.306)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Recherches sur les effects de l'excitation faradique directe des glandes ; par M. Vulpian (p.310)
- Sur l'emploi des courants alternatifs pour la mesure des résistances liquides ; par MM. Bouty et Foussereau (p.312)
- Sur la conductibilité électrique du mercure et des métaux purs aux basses températures, par MM. Cailletet et Bouty (p.313)
- De l'influence du magnétisme sur les caractères des raies spectrales, par Ch. Fiévez (p.317)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.318)
- Chronique : L'induction téléphonique, par M. Ch. Elsasser (p.321)
- A propos de la grue électrique de M. Farcot (p.325)
- Les moyens mécaniques de dépolarisation des piles ; P. Clemenceau (p.326)
- Les suites du procès Edison-Swan en Allemagne (p.328)
- Bibliographie (p.329)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (p.330)
- Faits divers (p.333)
- [N° 34. 22 août 1885] (p.337)
- Organisation de la télégraphie militaire dans les armées européennes ; J. Bertrand (p.337)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effets hydrodynamiques (2e article) ; C. Decharme (p.345)
- L'Electricité en Amérique : La téléphonie ; B. Abdank-Abakanowicz (p.347)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (2e article) ; M. Cossmann (p.349)
- Sur quelques nouveaux galvanomètres à miroir et leurs accessoires ; F. Uppenborn (p.358)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur un enregistreur de l'intensité calorifique de la radiation solaire ; par M. A. Crova (p.360)
- Sur un étalon de volt ; par M. A. Gaiffe (p.362)
- Produits d'oxydation du charbon par l'électrolyse d'une solution ammoniacale ; par M. A. Millot (p.362)
- Force électromotrice de combustion. Etude des moyens employés pour prendre le potentiel de l'air ; par M. H. Pellat (p.362)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne ; H. Michaelis (p.365)
- Angleterre ; J. Munro (p.366)
- Autriche ; J. Kareis (p.367)
- Chronique : La machine de Pacinotti et la machine de Gramme ; Frank Géraldy (p.369)
- L'emploi des substances colorées dans la photométrie des foyers électriques, par le Dr H. Krüss (p.371)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.377)
- Correspondance : Lettres de MM. Helot et P. von Faund-Szyll (p.380)
- Faits divers (p.381)
- [N° 35. 27 août 1885] (p.385)
- Une visite à l'observatoire du Vésuve ; P. Marcillac (p.385)
- Note sur un nouveau modèle de galvanomètre Deprez-d'Arsonval ; W. C. Rechniewski (p.393)
- Organisation de la télégraphie militaire dans les armées européennes (2e article) ; J. Bertrand (p.397)
- Étude sur les galvanomètres (3e article) ; A. Minet (p.407)
- Revue des travaux récents en électricité dirigée par B. Marinovitch : Sur la théorie de la machine Gramme, par M. Mascart (p.409)
- De la polarisation des récepteurs téléphoniques (p.412)
- Influence des orages sur les lignes souterraines, par M. Blavier (p.413)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne ; H. Michaëlis (p.415)
- Angleterre ; J. Munro (p.416)
- Chronique : Rapport du jury des sections V et VIII à l'Exposition internationale de Philadelphie (p.418)
- De la gutta-percha (p.422)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.425)
- Faits divers (p.428)
- [N° 36. 5 septembre 1885] (p.433)
- De la méthode de M. Mance pour la recherche de défauts dans les câbles et son application à la vérification des paratonnerres ; Dr A. Tobler (p.433)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effets hydrodynamiques ; C. Decharme (p.439)
- Organisation de la Télégraphie militaire dans les armées européennes (3e article), J. Bertrand (p.444)
- Description de quelques appareils téléphoniques récents ; G. Richard (p.449)
- L'Electricité en Amérique, la Téléphonie ; B. Abdank-Abakanowicz (p.456)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Appareil destiné à l'étude des intensités lumineuses et chromatiques des couleurs spectrales et de leurs mélanges, par MM. Parinaud et J. Duboscq (p.457)
- De la force électromotrice produite par la diffusion dans les courants des marées (p.458)
- Une nouvelle forme du pont de Wheatstone, par J. W. Giltay (p.459)
- Influence d'une résistance extérieure sur la résistance intérieure des éléments voltaïques, par M. G. Gore (p.461)
- Sur un étalon de force électromotrice (p.463)
- Correspondances de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.464)
- Chronique : A propos des usines centrales de la Compagnie allemande Edison (p.466)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.473)
- Faits divers (p.477)
- [N° 37. 12 septembre 1885] (p.481)
- Le monument de Philippe Reis, l'inventeur du téléphone ; Dr Th. Stein (p.481)
- Détails de construction des lampes à incandescence ; Gustave Richard (p.485)
- Etude sur les galvanomètres (suite), par Adolphe Minet (p.487)
- L'Electricité en Amérique : la télégraphie, par B. Abdank-Abakanowicz (p.491)
- Revue des travaux récents en électricité dirigée par B. Marinovitch : Sur un électro-calorimètre et sur son application à l'étude des générateurs secondaires Gaulard et Gibbs, par le professeur A. Roiti (p.495)
- Correspondances de l'étranger : Angleterre, J. Munro ; Allemagne, Dr H. Michaëlis (p.510)
- Chronique : Les brevets d'Edison, Jules Bourdin ; sur un nouveau mode de communication entre deux bureaux centraux téléphoniques, par Ch. Elsasser (p.514)
- Bibliographie (p.519)
- Correspondance (p.525)
- Faits divers (p.525)
- [N° 38. 19 septembre 1885] (p.529)
- Sur un nouveau modèle d'intégraphe, système Napoli et Abdank-Abakanowicz ; B. Marinovitch (p.529)
- Télégraphie par induction ; W. Cam. Rechniewski (p.531)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effets hydrodynamiques (2e article) ; C. Decharme (p.533)
- Les piles électriques (3e article) ; P. H. Ledeboer (p.537)
- L'Électricité en Amérique : la Télégraphie ; Aug. Guerout (p.542)
- Nouvelle détermination électrique de l'équivalent mécanique de la chaleur, par M. A.-G. Webster ; G. Richard (p.545)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch (p.547)
- L'électro-calorimètre comparé au thermomètre de Reiss, par le professeur A. Roiti (p.547)
- Sur une méthode pour localiser un contact à la terre dans un câble, par MM. Anderson et A. E. Kennelly (p.550)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne, Dr H. Michaëlis (p.554)
- Angleterre, J. Munro (p.556)
- Autriche, J. Kareis (p.558)
- Chronique : Note de M. Palmieri sur l'origine de l'électricité atmosphérique (p.560)
- L'induction téléphonique, par M. A. Dijongh (p.562)
- Sur une nouvelle forme de voltmètre (p.565)
- Sur une nouvelle lampe à arc pour projections (p.566)
- Les lampes à incandescence du système Puluj (p.567)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.568)
- Correspondance (p.573)
- Faits divers (p.573)
- [N° 39. 26 septembre 1885] (p.577)
- La Lampe-Soleil en Angleterre ; P. Clemenceau (p.577)
- Le comparateur régulateur pour la vérification des chronographes balistiques ; Victor Flamache (p.583)
- Plateaux d'accouplement à liaison funiculaire de M. Raffard ; A. Hillairet (p.591)
- L'Électricité en Amérique : L'éclairage électrique dans les États de l'Ouest ; G. Duché (p.593)
- Étude sur les galvanomètres (5e article) ; A. Minet (p.595)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur les piles sèches et leur application aux mesures électrométriques, par M. W. von Beetz (p.599)
- Correspondances spéciales de l'Étranger : Allemagne, H. Michaelis ; Angleterre, J. Munro (p.605)
- Chronique : A propos de la Colonne-Soleil et de la Tour colossale de M. G. Eiffel (p.609)
- Applications de l'électricité aux chemins de fer (suite et fin) (p.616)
- Faits divers (p.622)
- [Table des matières du tome XVII] (p.625)
- [Table des noms d'auteurs] (p.633)
- [N° 27. 4 juillet 1885] (p.3)
- Dernière image
5to
LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
CHRONIQUE
Note de M. Palmieri sur l’origine de l’électricité atmosphérique P).
Afin de voir si la condensation de la vapeur d’eau est une source d’électricité M. Kalischer a procédé de la manière suivante. Il a disposé sur un tabouret isolant douze vases de verre tapissés de papier d’étain et remplis de glace. Le système des douze vases est mis en communication avec une des paires de quadrants de l’électromètre de Thomson, l’autre paire restant en communication avec le sol. Tandis que la vapeur de l’air ambiant venait se condenser sur les parois extérieures des vases, l'index de l’électromètre déviait irrégulièrement et les déviations analogues se produisaient, alors même que, à l’intérieur des vases, il n’y avait ni glace, ni neige. M. Kalischer en conclut que la condensation des vapeurs ne développe pas d’électricité.
Pensant avoir démontré le contraire, depuis 1862 en suivant une voie différente, il est vrai, mais que je jugeais rationnelle, je n’ai pas cru devoir accepter sans contester l’expérience du physicien allémand et j’ai adressé à ce propos, le 7 février dernier, une note à notre Académie des sciences.
En apprenant que l’index de l’électromètre de Thomson déviait, sans que M. Kalischer en pût donner une raison, je résolus de répéter ces expériences en m’aidant d’un appareil condensateur sensible et d’un électroscope de Bohnenberger (muni du modèle de pile sèche que je suis parvenu à ramener à une force constante) et même dans certains cas, de mon électromètre bifilaire.
J’ai pris deux grands vases de verre de trois litres de capacité, revêtus extérieurement comme les vases de M. Kalischer; je les ai placés sur un tabouret isolant et j’ai mis en communication, à l’aide d’un fil de platine ou même de cuivre, les surfaces extérieures de ces. récipients avec le plateau inférieur du condensateur communiquant lui-même avec la feuille d’or de l’électroscope. Les disques ou plateaux de ce dernier sont en cuivre doré et les deux faces de contact sont couvertes d’une couche de vernis isolant.
Sans mettre dans les vases ni neige, ni quelque autre substance, mais en maintenant seulement pendant quelques instants le plateau supérieur en communication avec le sol, j’ai vu, en élevant ce plateau, la feuille d’or accuser de l’électricité négative.
Cette électricité parait plus forte si l’on touche
(*) Réponse à une note de M. Kalischer à propos de la production de l’électricité par la condensation des vapeurs. (Traduit de l’italien par M. P. Marcillac.)
un instant, du doigt, une des parois extérieures des vases, tandis que le plateau supérieur se trouve en communication avec le sol.
Elle paraît également plus intense si les parois extérieures sont couvertes d’une étoffe imbibée d’eau et s’accroît encore si l’on touche un moment cette étoffe, c’est-à-dire si on la met en communication avec le sol, soit avec la main, soit par l’intermédiaire d’une lame de platine, tandis que le plateau supérieur communique avec la terre.
Sans parler d’autres particularités, il me semble que l’expérience démontre que M. Kalischer n’avait que faire d’employer un système qui est par lui même une source d’électricité négative. Si, en effet, la condensation lente des vapeurs qui se déposent en petite quantité sur les parois extérieures de ses vases avait pu développer quelques traces d’électricité positive, cette dernière eût été neutralisée par l’électricité négative préexistante.
Lorsque j’ai mis à l’intérieur des vases, soit de la neige, soit un mélange de neige et de sel, j’ai souvent obtenu moins d’électricité que je n’en avais quand les vases étaient vides.
Il faut noter, en outre, que la quantité d’eau recueillie sur les parois extérieures des vases, au bout d’une heure de refroidissement, n’atteignait pas 2 grammes. La formation lente d’une aussi faible masse d’eau développait par suite une si petite quantité d’électricité positive, que la présence de cette dernière était impossible à apprécier, attendu qu’elle pouvait aisément se perdre au fur et à mesure qu’elle se développait, et cela sans qu’il fût même nécessaire de tenir compte de l’électricité négative propre du système. La condensation de la vapeur par des chutes de pluie d’une certaine intensité, fournit par minute un gramme d’eau pour 10 centimètres carrés de surface. Dans le cas actuel, il faut, pour recueillir deux grammes d’eau en une heure, plus de 1.000 centimètres carrés de surface refroidie. Néanmoins, si l’on ne se trouvait pas en présence d’une source d’électricité négative, il serait peut-être possible d’observer, en s’aidant d’un appareil sensible, quelques traces d’électricité positive.
j’aurais pu ôter l’étain et recouvrir les vases de minces feuilles de platine ; mais ceci n’aurait abouti qu’à une expérience coûteuse, d’un effet douteux, ou tout au moins plus discutable que mes expériences de 1862. Il est fâcheux que ces dernières, très concluantes et venant à l’appui de ce que m’avait appris une période de trente-cinqannées d’observations, aient été reproduites sans soin par mes contradicteurs, et il est regrettable qu’ils en aient conclu le contraire de ce que j’avais avancé après avoir réussi dans mes [expériences de cabinet, sans s’être donné la peine de les répéter exactement.
On pourrait demander quelle est .l[oi;igine de
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LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
CHRONIQUE
Note de M. Palmieri sur l’origine de l’électricité atmosphérique P).
Afin de voir si la condensation de la vapeur d’eau est une source d’électricité M. Kalischer a procédé de la manière suivante. Il a disposé sur un tabouret isolant douze vases de verre tapissés de papier d’étain et remplis de glace. Le système des douze vases est mis en communication avec une des paires de quadrants de l’électromètre de Thomson, l’autre paire restant en communication avec le sol. Tandis que la vapeur de l’air ambiant venait se condenser sur les parois extérieures des vases, l'index de l’électromètre déviait irrégulièrement et les déviations analogues se produisaient, alors même que, à l’intérieur des vases, il n’y avait ni glace, ni neige. M. Kalischer en conclut que la condensation des vapeurs ne développe pas d’électricité.
Pensant avoir démontré le contraire, depuis 1862 en suivant une voie différente, il est vrai, mais que je jugeais rationnelle, je n’ai pas cru devoir accepter sans contester l’expérience du physicien allémand et j’ai adressé à ce propos, le 7 février dernier, une note à notre Académie des sciences.
En apprenant que l’index de l’électromètre de Thomson déviait, sans que M. Kalischer en pût donner une raison, je résolus de répéter ces expériences en m’aidant d’un appareil condensateur sensible et d’un électroscope de Bohnenberger (muni du modèle de pile sèche que je suis parvenu à ramener à une force constante) et même dans certains cas, de mon électromètre bifilaire.
J’ai pris deux grands vases de verre de trois litres de capacité, revêtus extérieurement comme les vases de M. Kalischer; je les ai placés sur un tabouret isolant et j’ai mis en communication, à l’aide d’un fil de platine ou même de cuivre, les surfaces extérieures de ces. récipients avec le plateau inférieur du condensateur communiquant lui-même avec la feuille d’or de l’électroscope. Les disques ou plateaux de ce dernier sont en cuivre doré et les deux faces de contact sont couvertes d’une couche de vernis isolant.
Sans mettre dans les vases ni neige, ni quelque autre substance, mais en maintenant seulement pendant quelques instants le plateau supérieur en communication avec le sol, j’ai vu, en élevant ce plateau, la feuille d’or accuser de l’électricité négative.
Cette électricité parait plus forte si l’on touche
(*) Réponse à une note de M. Kalischer à propos de la production de l’électricité par la condensation des vapeurs. (Traduit de l’italien par M. P. Marcillac.)
un instant, du doigt, une des parois extérieures des vases, tandis que le plateau supérieur se trouve en communication avec le sol.
Elle paraît également plus intense si les parois extérieures sont couvertes d’une étoffe imbibée d’eau et s’accroît encore si l’on touche un moment cette étoffe, c’est-à-dire si on la met en communication avec le sol, soit avec la main, soit par l’intermédiaire d’une lame de platine, tandis que le plateau supérieur communique avec la terre.
Sans parler d’autres particularités, il me semble que l’expérience démontre que M. Kalischer n’avait que faire d’employer un système qui est par lui même une source d’électricité négative. Si, en effet, la condensation lente des vapeurs qui se déposent en petite quantité sur les parois extérieures de ses vases avait pu développer quelques traces d’électricité positive, cette dernière eût été neutralisée par l’électricité négative préexistante.
Lorsque j’ai mis à l’intérieur des vases, soit de la neige, soit un mélange de neige et de sel, j’ai souvent obtenu moins d’électricité que je n’en avais quand les vases étaient vides.
Il faut noter, en outre, que la quantité d’eau recueillie sur les parois extérieures des vases, au bout d’une heure de refroidissement, n’atteignait pas 2 grammes. La formation lente d’une aussi faible masse d’eau développait par suite une si petite quantité d’électricité positive, que la présence de cette dernière était impossible à apprécier, attendu qu’elle pouvait aisément se perdre au fur et à mesure qu’elle se développait, et cela sans qu’il fût même nécessaire de tenir compte de l’électricité négative propre du système. La condensation de la vapeur par des chutes de pluie d’une certaine intensité, fournit par minute un gramme d’eau pour 10 centimètres carrés de surface. Dans le cas actuel, il faut, pour recueillir deux grammes d’eau en une heure, plus de 1.000 centimètres carrés de surface refroidie. Néanmoins, si l’on ne se trouvait pas en présence d’une source d’électricité négative, il serait peut-être possible d’observer, en s’aidant d’un appareil sensible, quelques traces d’électricité positive.
j’aurais pu ôter l’étain et recouvrir les vases de minces feuilles de platine ; mais ceci n’aurait abouti qu’à une expérience coûteuse, d’un effet douteux, ou tout au moins plus discutable que mes expériences de 1862. Il est fâcheux que ces dernières, très concluantes et venant à l’appui de ce que m’avait appris une période de trente-cinqannées d’observations, aient été reproduites sans soin par mes contradicteurs, et il est regrettable qu’ils en aient conclu le contraire de ce que j’avais avancé après avoir réussi dans mes [expériences de cabinet, sans s’être donné la peine de les répéter exactement.
On pourrait demander quelle est .l[oi;igine de
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- 1e série, vol. 2, n. 1-24, 1880
- 1e série, vol. 3, n. 1-26, 1881
- 1e série, vol. 4, n. 27-52, 1881
- 1e série, vol. 5, n. [53], 54-78, 1881
- 1e série, vol. 6, n. 1-25, 1882
- 1e série, vol. 7, n. 26-52, 1882
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