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- TABLE DES MATIÈRES
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- TEXTE OCÉRISÉ
- LISTE DES VOLUMES
- Première image
- PAGE DE TITRE
- [N° 27. 4 juillet 1885] (p.3)
- Sur la mesure des faibles résistances ; P.-H. Ledeboer (p.3)
- L'électricité en Amérique ; L'éclairage électrique ; Aug. Guerout (p.8)
- Sur la durée des lampes à incandescence ; G. Szarvady (p.10)
- Armature nouvelle à molécules orientées ; A. Gravier (p.17)
- Indicateur de niveau à distance, n'employant qu'un seul fil ; G. Mareschal (p.21)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur un dispositif qui permet d'obtenir sans calcul le potentiel magnétique dû à un système de bobines, par M. G. Lippmann (p.24)
- Influence des orages sur les lignes télégraphiques ordinaires, par M. Blavier (p.24)
- Un nouvel électro-dynamomètre, par J. W. Giltay (p.24)
- La conductibilité électrique et le coefficient de température du mercure solide, par C. L. Weber (p.29)
- Correspondances de l'étranger : Allemagne; H. Michaëlis (p.32)
- Angleterre ; J. Munro (p.34)
- Chronique : Les lampes à incandescence devant le tribunal, aux États-Unis ; O. Kern (p.35)
- Bibliographie (p.41)
- Faits divers (p.44)
- [N° 28. 11 juillet 1885] (p.49)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemius de fer ; M. Cossmann (p.49)
- Les Machines à vapeur rapides ; G. Richard (p.55)
- Sur la durée des lampes à incandescence ; G. Szarvady (p.60)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique (suite) ; Aug. Guerout (p.63)
- Hydrométrographe automatique à distance ; J. Ravaglia (p.67)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur les travaux de M. Palmieri, relatifs à l'électricité atmosphérique, par M. Faye (p.69)
- Sur la variation séculaire de la déclinaison magnétique à Rio de Janeiro ; par M. Cruls (p.72)
- Sur les progrès dans la théorie des machines dynamo-électriques, par le Dr O. Froelich (p.73)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.85)
- Chronique : Le nouveau Transmetteur téléphonique de M. Freeman (p.87)
- A propos de l'éclairage électrique en Suède (p.89)
- Gouvernail électrique de M. C. H. Washburn (p.90)
- A propos des appels dans les réseaux téléphoniques (p.90)
- L'Electrolyse appliquée à la fabrication de l'aluminium (p.91)
- Bibliographie (p.91)
- Correspondance (p.92)
- Faits divers (p.92)
- [N° 29. 18 juillet 1885] (p.97)
- La tour métallique de M. Eiffel ; P. Clemenceau (p.97)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (2e article) ; M. Cossmann (p.102)
- L'Électricité en Amérique. L'éclairage électrique ; B. Abdank-Abakanowicz (p.111)
- Les piles électriques ; P. H. Ledeboer (p.115)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Réponse à la note de M. Mascart sur les grands mouvements de l'atmosphère ; par M. Faye (p.119)
- Spectre de l'ammoniaque par renversement du courant induit ; par M. Lecoq de Boisbaudran (p.121)
- Sur les progrès dans la théorie des machines dynamos ; par le Dr O. Froelich (p.123)
- Correspondances de l'étranger : Allemagne ; Dr H. Michaëlis (p.129)
- Angleterre ; J. Munro (p.131)
- Chronique : Essais sur le magnétisme permanent des aciers ; par F. Osmond (p.132)
- Bibliographie (p.139)
- Correspondance (p.140)
- Faits divers (p.140)
- [N° 30. 25 juillet 1885] (p.145)
- Résultats de quelques expériences sur le transformateur Zipernowski, Déri, Bláthy ; G. Ferraris (p.145)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (3e article) ; M. Cossmann (p.148)
- Courbes caractéristiques des lampes à incandescence ; G. Szarvady (p.155)
- Les machines à vapeur rapides (2e article) ; G. Richard (p.162)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique ; B. Abdank Abakanowicz (p.168)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Réponse à la note de M. Mascart du 29 juin et bases de la nouvelle météorologie dynamique, par M. Faye (p.174)
- Sur la résistance électrique du cuivre à la température de 200º au-dessous de zéro, par M. S. Wroblewski (p.178)
- Sur les progrès dans la théorie des machines dynamo-électriques, par le Dr O. Froelich (p.178)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.183)
- Chronique : A propos de la répartition de la lumière dans une installation d'éclairage ; P. Clemenceau (p.184)
- Correspondance : Lettres de MM. G. Foussat et G. Szarvady (p.188)
- Faits divers (p.189)
- [N° 31. 1er août 1885] (p.193)
- Mesures électriques sur les câbles sous-marins ; A. Rouilliard (p.193)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (4e article) ; M. Cossmann (p.197)
- L'électricité en Amérique. L'éclairage électrique ; B. Abdank-Abakanowitcz (p.204)
- Les piles électriques (2e article) ; P. H. Ledeboer (p.209)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovich (p.216)
- Étude spectrale des corps rendus phosphorescents par l'action de la lumière ou par les décharges électriques, par Edm. Becquerel (p.216)
- Sur les régimes de charge et de décharge des accumulateurs, par MM. Crova et Garbe (p.219)
- Sur la résistance électrique de l'alcool, par G. Foussereau (p.220)
- Sur la conductibilité électrique des dissolutions salines aqueuses très étendues, par G. Vicentini (p.221)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne ; H. Michaëlis (p.226)
- Angleterre ; J. Munro (p.227)
- Autriche ; J. Kareis (p.228)
- Chronique : Note sur les observations des coups de foudre en Belgique ; par E. Evrard (p.230)
- Bibliographie (p.236)
- Correspondance : Lettre de M. Grenet (p.237)
- Faits divers (p.237)
- [N° 32. 8 août 1885] (p.241)
- Sur les dimensions des molécules et leurs distances relatives. Réponse à une lettre de M. J. Bourdin ; R. Clausius (p.241)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (5e article) ; M. Cossmann (p.244)
- Étude sur les galvanomètres ; A. Minet (p.254)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique ; Aug. Guerout (p.257)
- Détails de construction des lampes à incandescence ; G. Richard (p.264)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch (p.266)
- Suite de la discussion sur les grands mouvements gyratoires de l'atmosphère, par M. H. Faye (p.266)
- Sur la conductibilité électrique des dissolutions salines aqueuses très étendues, par G. Vicentini (p.271)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.274)
- Chronique : Du développement de la télégraphie en Allemagne par l'usage du téléphone (p.276)
- L'électricité esclave de l'homme (p.282)
- Correspondance : Lettres de MM. J. Wybauw, P. Clemenceau, C. L. R. E. Menges, Berthoud et Borel (p.284)
- Faits divers (p.285)
- [N° 33. 15 août 1885] (p.289)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effects hydrodynamiques ; C. Decharme (p.289)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (6me article) ; M. Cossmann (p.295)
- Les dynamos Jones et Sterling ; G. Richard (p.303)
- L'Électricité en Amérique : L'Éclairage électrique ; B. Abdank-Abakanowicz (p.306)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Recherches sur les effects de l'excitation faradique directe des glandes ; par M. Vulpian (p.310)
- Sur l'emploi des courants alternatifs pour la mesure des résistances liquides ; par MM. Bouty et Foussereau (p.312)
- Sur la conductibilité électrique du mercure et des métaux purs aux basses températures, par MM. Cailletet et Bouty (p.313)
- De l'influence du magnétisme sur les caractères des raies spectrales, par Ch. Fiévez (p.317)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.318)
- Chronique : L'induction téléphonique, par M. Ch. Elsasser (p.321)
- A propos de la grue électrique de M. Farcot (p.325)
- Les moyens mécaniques de dépolarisation des piles ; P. Clemenceau (p.326)
- Les suites du procès Edison-Swan en Allemagne (p.328)
- Bibliographie (p.329)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (p.330)
- Faits divers (p.333)
- [N° 34. 22 août 1885] (p.337)
- Organisation de la télégraphie militaire dans les armées européennes ; J. Bertrand (p.337)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effets hydrodynamiques (2e article) ; C. Decharme (p.345)
- L'Electricité en Amérique : La téléphonie ; B. Abdank-Abakanowicz (p.347)
- Application de l'électricité à la manoeuvre des signaux de chemins de fer (2e article) ; M. Cossmann (p.349)
- Sur quelques nouveaux galvanomètres à miroir et leurs accessoires ; F. Uppenborn (p.358)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur un enregistreur de l'intensité calorifique de la radiation solaire ; par M. A. Crova (p.360)
- Sur un étalon de volt ; par M. A. Gaiffe (p.362)
- Produits d'oxydation du charbon par l'électrolyse d'une solution ammoniacale ; par M. A. Millot (p.362)
- Force électromotrice de combustion. Etude des moyens employés pour prendre le potentiel de l'air ; par M. H. Pellat (p.362)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne ; H. Michaelis (p.365)
- Angleterre ; J. Munro (p.366)
- Autriche ; J. Kareis (p.367)
- Chronique : La machine de Pacinotti et la machine de Gramme ; Frank Géraldy (p.369)
- L'emploi des substances colorées dans la photométrie des foyers électriques, par le Dr H. Krüss (p.371)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.377)
- Correspondance : Lettres de MM. Helot et P. von Faund-Szyll (p.380)
- Faits divers (p.381)
- [N° 35. 27 août 1885] (p.385)
- Une visite à l'observatoire du Vésuve ; P. Marcillac (p.385)
- Note sur un nouveau modèle de galvanomètre Deprez-d'Arsonval ; W. C. Rechniewski (p.393)
- Organisation de la télégraphie militaire dans les armées européennes (2e article) ; J. Bertrand (p.397)
- Étude sur les galvanomètres (3e article) ; A. Minet (p.407)
- Revue des travaux récents en électricité dirigée par B. Marinovitch : Sur la théorie de la machine Gramme, par M. Mascart (p.409)
- De la polarisation des récepteurs téléphoniques (p.412)
- Influence des orages sur les lignes souterraines, par M. Blavier (p.413)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne ; H. Michaëlis (p.415)
- Angleterre ; J. Munro (p.416)
- Chronique : Rapport du jury des sections V et VIII à l'Exposition internationale de Philadelphie (p.418)
- De la gutta-percha (p.422)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.425)
- Faits divers (p.428)
- [N° 36. 5 septembre 1885] (p.433)
- De la méthode de M. Mance pour la recherche de défauts dans les câbles et son application à la vérification des paratonnerres ; Dr A. Tobler (p.433)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effets hydrodynamiques ; C. Decharme (p.439)
- Organisation de la Télégraphie militaire dans les armées européennes (3e article), J. Bertrand (p.444)
- Description de quelques appareils téléphoniques récents ; G. Richard (p.449)
- L'Electricité en Amérique, la Téléphonie ; B. Abdank-Abakanowicz (p.456)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Appareil destiné à l'étude des intensités lumineuses et chromatiques des couleurs spectrales et de leurs mélanges, par MM. Parinaud et J. Duboscq (p.457)
- De la force électromotrice produite par la diffusion dans les courants des marées (p.458)
- Une nouvelle forme du pont de Wheatstone, par J. W. Giltay (p.459)
- Influence d'une résistance extérieure sur la résistance intérieure des éléments voltaïques, par M. G. Gore (p.461)
- Sur un étalon de force électromotrice (p.463)
- Correspondances de l'étranger : Angleterre ; J. Munro (p.464)
- Chronique : A propos des usines centrales de la Compagnie allemande Edison (p.466)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.473)
- Faits divers (p.477)
- [N° 37. 12 septembre 1885] (p.481)
- Le monument de Philippe Reis, l'inventeur du téléphone ; Dr Th. Stein (p.481)
- Détails de construction des lampes à incandescence ; Gustave Richard (p.485)
- Etude sur les galvanomètres (suite), par Adolphe Minet (p.487)
- L'Electricité en Amérique : la télégraphie, par B. Abdank-Abakanowicz (p.491)
- Revue des travaux récents en électricité dirigée par B. Marinovitch : Sur un électro-calorimètre et sur son application à l'étude des générateurs secondaires Gaulard et Gibbs, par le professeur A. Roiti (p.495)
- Correspondances de l'étranger : Angleterre, J. Munro ; Allemagne, Dr H. Michaëlis (p.510)
- Chronique : Les brevets d'Edison, Jules Bourdin ; sur un nouveau mode de communication entre deux bureaux centraux téléphoniques, par Ch. Elsasser (p.514)
- Bibliographie (p.519)
- Correspondance (p.525)
- Faits divers (p.525)
- [N° 38. 19 septembre 1885] (p.529)
- Sur un nouveau modèle d'intégraphe, système Napoli et Abdank-Abakanowicz ; B. Marinovitch (p.529)
- Télégraphie par induction ; W. Cam. Rechniewski (p.531)
- Nouvelles analogies entre les phénomènes électriques et les effets hydrodynamiques (2e article) ; C. Decharme (p.533)
- Les piles électriques (3e article) ; P. H. Ledeboer (p.537)
- L'Électricité en Amérique : la Télégraphie ; Aug. Guerout (p.542)
- Nouvelle détermination électrique de l'équivalent mécanique de la chaleur, par M. A.-G. Webster ; G. Richard (p.545)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch (p.547)
- L'électro-calorimètre comparé au thermomètre de Reiss, par le professeur A. Roiti (p.547)
- Sur une méthode pour localiser un contact à la terre dans un câble, par MM. Anderson et A. E. Kennelly (p.550)
- Correspondances spéciales de l'étranger : Allemagne, Dr H. Michaëlis (p.554)
- Angleterre, J. Munro (p.556)
- Autriche, J. Kareis (p.558)
- Chronique : Note de M. Palmieri sur l'origine de l'électricité atmosphérique (p.560)
- L'induction téléphonique, par M. A. Dijongh (p.562)
- Sur une nouvelle forme de voltmètre (p.565)
- Sur une nouvelle lampe à arc pour projections (p.566)
- Les lampes à incandescence du système Puluj (p.567)
- Les applications de l'électricité aux chemins de fer (suite) (p.568)
- Correspondance (p.573)
- Faits divers (p.573)
- [N° 39. 26 septembre 1885] (p.577)
- La Lampe-Soleil en Angleterre ; P. Clemenceau (p.577)
- Le comparateur régulateur pour la vérification des chronographes balistiques ; Victor Flamache (p.583)
- Plateaux d'accouplement à liaison funiculaire de M. Raffard ; A. Hillairet (p.591)
- L'Électricité en Amérique : L'éclairage électrique dans les États de l'Ouest ; G. Duché (p.593)
- Étude sur les galvanomètres (5e article) ; A. Minet (p.595)
- Revue des travaux récents en électricité, dirigée par B. Marinovitch : Sur les piles sèches et leur application aux mesures électrométriques, par M. W. von Beetz (p.599)
- Correspondances spéciales de l'Étranger : Allemagne, H. Michaelis ; Angleterre, J. Munro (p.605)
- Chronique : A propos de la Colonne-Soleil et de la Tour colossale de M. G. Eiffel (p.609)
- Applications de l'électricité aux chemins de fer (suite et fin) (p.616)
- Faits divers (p.622)
- [Table des matières du tome XVII] (p.625)
- [Table des noms d'auteurs] (p.633)
- [N° 27. 4 juillet 1885] (p.3)
- Dernière image
568
LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
LES APPLICATIONS DE
L’ÉLECTRICITÉ aux CHEMINS DE FER
Rapport fait à la demande du Congres des chemins de fer parL. WE1SSENBRUCH, ingénieur du ministère des chemins de fer postes et télégraphes de Belgique.
(Suite.)
Il semble donc peu douteux que l’avantage ne reste un jour à l’électricité.
Et pourtant, les expériences faites jusqu’ici semblent infirmer cette conclusion. Si l’on passe sous silence les chemins de fer aériens des villes où les habitants se sont opposés à l’emploi, de tout autre moteur (i), si on laisse de côté les chemins de fer établis dans les mines, où l’emploi de la vapeur est impossible et où les chevaux sont dans des conditions déplorables, si l’on écarte enfin les tramways d’Expositions et ceux qui sont construits par les villes de plaisance pour attirer les étrangers (2), que reste-t-il ? Celui de Portrush, où la force motrice est fournie par une cjiute d’eau (3), deux autres situés dans la banlieue de Berlin (Lichterfelde à l’Ecole des cadets et Charlottenburg au Spandauer Bock) et enfin celui de Steinbach. Or, jamais pour ces trois derniers des chiffres concluants n’ont été publiés, démontrant que la traction électrique avait permis une exploitation plus économique que les chevaux ou la vapeur.
Au contraire, nous savons que le chemin de fer de Portrush n’a distribué qu'un dividende de 3 °/0 à ses actionnaires et qu’il a été question de cesser l’exploitation de celui de Lichterfelde. Les journaux nous ont aussi appris que, sur le tramway de Modiing à Vorderbrühl construit pour la Compagnie des chemins de fer du sud de l’Autriche, sur le modèle de celui de l’Exposition de 1881, des locomotives à vapeur ont dû être substituées aux moteurs électriques.
Mais les-premiers essais de traction électrique sont d’une date relativement très récente. Nous avons démontré que théoriquement une solution économique était possible : il faut donc beaucoup attendre de l’avenir.
B. La source' d'électricité est une batterie secondaire : La traction électrique, au moyen d’accumulateurs a l’avantage de la simplicité. Toutes les difficultés que crée la transmission de l’électricité au véhicule mobile, y sont supprimées, puisque le courant est fourni directement au moteur par des piles secondaires placées sur la voiture même ou sur un truc spécial.
Le nombre d’applications de ce genre de traction est encore bien plus faible que celui du précédent. A part le petit chemin de la blanchisserie de Breuil, en Auge, où l’ou ne pouvait employer les rails comme conducteurs à cause de l’humidité des prairies ; à part les expériences de courte durée comme celle de Paris, nous ne connaissons que le tramcar de la rue de la Loi à Bruxelles qui ait effectué un service réel d’une certaine durée.
L’emploi des accumulateurs donne lieu à deux nouvelles causes de perte d’électricité, savoir : une ,perte à la charge, une autre à la décharge. D’après les expériences du Con-
(') foutre New-York, on peut ciler Saint-Louis, Clcveland (Ohio), Toronto (Canada), Brooklyn, Saint-Paul et Baltimore.
(2) Comme le tramway de Zandvoort à Kostverlorcn (Hollande), ceux de Wiesbaden, Brighton, Coney-Island, Saratoga et du parc de Fair-mount (près New-York).
(3) Des chemins de fer où la force motrice doit être fournie par des chutes d’eau sont en projet pour relier liersbrook à Newry (Irlande), Saint-Moritz à PonUesina (Suissc) et deux hôtels de Montreux (Suisse).
servatoire des arts et métiers, faites avec des accumulateurs Faure, le rapport du travail électrique restitué par la décharge au travail électrique absorbé par la charge est de 60 p. ioo. Ce chiffre a été vérifié par MM. Monnier et Guitton qui ont trouvé 62.44 p. 100., et par MM. Fichet, Hospitalier et Gousselin, qui sont arrivés à 63 p. 100. â–
Si l’on part du chiffre de 60 p. 100, et que l’on admet 70 p. 100 pour le rendement de la dynamo-génératrice (>) et pour celui de la réceptrice, le rendement définitif maximum de la traction par accumulateurs devient 0,70 X o,6o x 0,70 — 0,20,4 ou 3o p. 100 en chiffres ronds, au lieu de 60 p. 100 que l’on peut obtenir quand on se passe de tout intermédiaire. Mais le prix de revient final ne dépend pas uniquement du rendement de 3o p. 100. Il faut encore tenir compte de ce que le poids des accumulateurs surcharge le train, et de ce que le capital de premier établissement est augmenté par le prix élevé des accumulateurs et par le surcroît de matériel rendu nécessaire par la lenteur de leur charge. On peut admettre qu’en plaçant 5 tonnes d’accumulateurs sur une voiture de 7 tonnes contenant 5o voyageurs, on aura 36 chevaux-heure disponibles (2) et que, par conséquent, cette voiture, d’un poids total de 12 tonnes, pourra marcher trois heures, puisqu’il faut 12 chevaux-heure pendant une heure pour remorquer 12 tonnes.
Si la décharge des accumulateurs se fait en trois heures, leur charge se fait en un temps supérieur : on peut admettre 5 heures (*). Or, il y aurait de très grands inconvénients à les transborder continuellement, car des chocs et des secousses peuvent amener la désagrégation des plaques et leur mise hors de service rapide. Il faudra donc tripler le matériel, la voiture qui aura marché pendant le premier quart de la journée (de douze heures) pouvant seule être utilisée le même jour pour le dernier quart (après six heures de , repos). On peut, il est vrai, comme l’a fait M. Murchisson et comme l’a proposé M. Tamine, placer les accumulateurs sur un- truc spécial, afin de ne pas devoir accroître le nombre des voitures. Mais la dépense nécessitée par l’achat de trois de ces locomotives par voiture sera néanmoins encore,considérable.
Les considérations qui précèdent doivent nous faire conclure que, dans l’état actuel de la science, la traction par acccumulateurs ne peut être bien économique. Pourtant, l’élégance de la solution la fera peiit-être adopter dans quelques cas particuliers,, par exemple là où les chevaux coûtent cher, s’il est impossible d’établir des. conducteurs aériens et si l’on a à sa disposition une force naturelle facilement utilisable.
(â– ) Nous avons dit plus haut que, d’après les expériences de M. De-prez au chemin de fer du Nord, il avait été possible de transporter 7 chevaux à 14 kilomètres avec un rendement de 62,3 p. 100.
(2) L’expérience a démontré qu’un kilogramme de plomb dans un accumulateur Faure-Scllon-Volckmar peut rendre 3.600 kgm. par kg. Ce chiffre est très remarquable et supérieur à ce que donnent l’eau ( 1.5oo kmg. par kg.) et l’air comprimé (3.600 kmg. par kg.), d’autant plus qu’il n’est plus besoin ici de récipients lourds et coûteux. On en déduit que, pour produire un cheval-heure, il faut 135 kg. d’accumulateurs (plomb liquide et boîte compris).
(3) En effet, on a reconnu dans la pratique que le courant de charge ne doit pas, pour les grands modèles d’accumulateurs, dépasser un ampère par kilogramme de plomb. Il vaut meme mieux qu’il ne soit pas supérieur à un demi-ampère. La capacité en coulomb correspondant à celle de 3.6oo kgm. par kilogramme de plomb, est donnée par
.) -- — U UU L-........... â–
g .V L
Si .v est compris entre 1.9 volt et 2 volts, la capacitc sera de 18.000 coulombs environ par kilogramme. En supposant qu’on débite un ampère par seconde et par kilogramme, la durée de la charge sera donc de 18.000/t = 18.000 secondes ou 5 heures.
On peut, il est vrai, porter l’intensité du courant de charge à 3 ou même à 4 ampères, mais aux dépens du rendement de la durci et de,la bonne conservation des accumulateurs.
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LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
LES APPLICATIONS DE
L’ÉLECTRICITÉ aux CHEMINS DE FER
Rapport fait à la demande du Congres des chemins de fer parL. WE1SSENBRUCH, ingénieur du ministère des chemins de fer postes et télégraphes de Belgique.
(Suite.)
Il semble donc peu douteux que l’avantage ne reste un jour à l’électricité.
Et pourtant, les expériences faites jusqu’ici semblent infirmer cette conclusion. Si l’on passe sous silence les chemins de fer aériens des villes où les habitants se sont opposés à l’emploi, de tout autre moteur (i), si on laisse de côté les chemins de fer établis dans les mines, où l’emploi de la vapeur est impossible et où les chevaux sont dans des conditions déplorables, si l’on écarte enfin les tramways d’Expositions et ceux qui sont construits par les villes de plaisance pour attirer les étrangers (2), que reste-t-il ? Celui de Portrush, où la force motrice est fournie par une cjiute d’eau (3), deux autres situés dans la banlieue de Berlin (Lichterfelde à l’Ecole des cadets et Charlottenburg au Spandauer Bock) et enfin celui de Steinbach. Or, jamais pour ces trois derniers des chiffres concluants n’ont été publiés, démontrant que la traction électrique avait permis une exploitation plus économique que les chevaux ou la vapeur.
Au contraire, nous savons que le chemin de fer de Portrush n’a distribué qu'un dividende de 3 °/0 à ses actionnaires et qu’il a été question de cesser l’exploitation de celui de Lichterfelde. Les journaux nous ont aussi appris que, sur le tramway de Modiing à Vorderbrühl construit pour la Compagnie des chemins de fer du sud de l’Autriche, sur le modèle de celui de l’Exposition de 1881, des locomotives à vapeur ont dû être substituées aux moteurs électriques.
Mais les-premiers essais de traction électrique sont d’une date relativement très récente. Nous avons démontré que théoriquement une solution économique était possible : il faut donc beaucoup attendre de l’avenir.
B. La source' d'électricité est une batterie secondaire : La traction électrique, au moyen d’accumulateurs a l’avantage de la simplicité. Toutes les difficultés que crée la transmission de l’électricité au véhicule mobile, y sont supprimées, puisque le courant est fourni directement au moteur par des piles secondaires placées sur la voiture même ou sur un truc spécial.
Le nombre d’applications de ce genre de traction est encore bien plus faible que celui du précédent. A part le petit chemin de la blanchisserie de Breuil, en Auge, où l’ou ne pouvait employer les rails comme conducteurs à cause de l’humidité des prairies ; à part les expériences de courte durée comme celle de Paris, nous ne connaissons que le tramcar de la rue de la Loi à Bruxelles qui ait effectué un service réel d’une certaine durée.
L’emploi des accumulateurs donne lieu à deux nouvelles causes de perte d’électricité, savoir : une ,perte à la charge, une autre à la décharge. D’après les expériences du Con-
(') foutre New-York, on peut ciler Saint-Louis, Clcveland (Ohio), Toronto (Canada), Brooklyn, Saint-Paul et Baltimore.
(2) Comme le tramway de Zandvoort à Kostverlorcn (Hollande), ceux de Wiesbaden, Brighton, Coney-Island, Saratoga et du parc de Fair-mount (près New-York).
(3) Des chemins de fer où la force motrice doit être fournie par des chutes d’eau sont en projet pour relier liersbrook à Newry (Irlande), Saint-Moritz à PonUesina (Suissc) et deux hôtels de Montreux (Suisse).
servatoire des arts et métiers, faites avec des accumulateurs Faure, le rapport du travail électrique restitué par la décharge au travail électrique absorbé par la charge est de 60 p. ioo. Ce chiffre a été vérifié par MM. Monnier et Guitton qui ont trouvé 62.44 p. 100., et par MM. Fichet, Hospitalier et Gousselin, qui sont arrivés à 63 p. 100. â–
Si l’on part du chiffre de 60 p. 100, et que l’on admet 70 p. 100 pour le rendement de la dynamo-génératrice (>) et pour celui de la réceptrice, le rendement définitif maximum de la traction par accumulateurs devient 0,70 X o,6o x 0,70 — 0,20,4 ou 3o p. 100 en chiffres ronds, au lieu de 60 p. 100 que l’on peut obtenir quand on se passe de tout intermédiaire. Mais le prix de revient final ne dépend pas uniquement du rendement de 3o p. 100. Il faut encore tenir compte de ce que le poids des accumulateurs surcharge le train, et de ce que le capital de premier établissement est augmenté par le prix élevé des accumulateurs et par le surcroît de matériel rendu nécessaire par la lenteur de leur charge. On peut admettre qu’en plaçant 5 tonnes d’accumulateurs sur une voiture de 7 tonnes contenant 5o voyageurs, on aura 36 chevaux-heure disponibles (2) et que, par conséquent, cette voiture, d’un poids total de 12 tonnes, pourra marcher trois heures, puisqu’il faut 12 chevaux-heure pendant une heure pour remorquer 12 tonnes.
Si la décharge des accumulateurs se fait en trois heures, leur charge se fait en un temps supérieur : on peut admettre 5 heures (*). Or, il y aurait de très grands inconvénients à les transborder continuellement, car des chocs et des secousses peuvent amener la désagrégation des plaques et leur mise hors de service rapide. Il faudra donc tripler le matériel, la voiture qui aura marché pendant le premier quart de la journée (de douze heures) pouvant seule être utilisée le même jour pour le dernier quart (après six heures de , repos). On peut, il est vrai, comme l’a fait M. Murchisson et comme l’a proposé M. Tamine, placer les accumulateurs sur un- truc spécial, afin de ne pas devoir accroître le nombre des voitures. Mais la dépense nécessitée par l’achat de trois de ces locomotives par voiture sera néanmoins encore,considérable.
Les considérations qui précèdent doivent nous faire conclure que, dans l’état actuel de la science, la traction par acccumulateurs ne peut être bien économique. Pourtant, l’élégance de la solution la fera peiit-être adopter dans quelques cas particuliers,, par exemple là où les chevaux coûtent cher, s’il est impossible d’établir des. conducteurs aériens et si l’on a à sa disposition une force naturelle facilement utilisable.
(â– ) Nous avons dit plus haut que, d’après les expériences de M. De-prez au chemin de fer du Nord, il avait été possible de transporter 7 chevaux à 14 kilomètres avec un rendement de 62,3 p. 100.
(2) L’expérience a démontré qu’un kilogramme de plomb dans un accumulateur Faure-Scllon-Volckmar peut rendre 3.600 kgm. par kg. Ce chiffre est très remarquable et supérieur à ce que donnent l’eau ( 1.5oo kmg. par kg.) et l’air comprimé (3.600 kmg. par kg.), d’autant plus qu’il n’est plus besoin ici de récipients lourds et coûteux. On en déduit que, pour produire un cheval-heure, il faut 135 kg. d’accumulateurs (plomb liquide et boîte compris).
(3) En effet, on a reconnu dans la pratique que le courant de charge ne doit pas, pour les grands modèles d’accumulateurs, dépasser un ampère par kilogramme de plomb. Il vaut meme mieux qu’il ne soit pas supérieur à un demi-ampère. La capacité en coulomb correspondant à celle de 3.6oo kgm. par kilogramme de plomb, est donnée par
.) -- — U UU L-........... â–
g .V L
Si .v est compris entre 1.9 volt et 2 volts, la capacitc sera de 18.000 coulombs environ par kilogramme. En supposant qu’on débite un ampère par seconde et par kilogramme, la durée de la charge sera donc de 18.000/t = 18.000 secondes ou 5 heures.
On peut, il est vrai, porter l’intensité du courant de charge à 3 ou même à 4 ampères, mais aux dépens du rendement de la durci et de,la bonne conservation des accumulateurs.
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