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— 92 —
nouvelle venue, la fille de notre siècle, sa fragilité apparente, sa débilité reconnue doivent nous faire craindre pour elle; son existence sera courte, sa durée éphémère, elle ne parlera pas de nous à nos descendants.
Eh bien, Messieurs, cette crainte qui semble nous préoccuper et qui est réelle, n’est-elle pas elle-même la loi de l’humanité et la conséquence des principes de notre siècle?
En remettant sous vos yeux l’architecture des différents peuples qui nous ont précédé, ne vous semblait-il pas reconnaître que la durée de leurs monuments était en raison inverse de la participation du nombre à la puissance et à l’autorité,?
Notre société, qui semble incliner vers l’illusion des jouissances matérielles et plus avide que toute autre du partage de la richesse et de l’autorité, ne se reflète-t-elle pas déjà dans la fragilité de sa nouvelle architecture?
Et cependant nous aimons notre siècle, nous l’admirons justement dans ses principes comme dans ses œuvres, nous l’admirons surtout dans son amour du travail, qu’il a proclamé la sainte loi de l’humanité, la divine fin du monde, et j’espère qu’avec moi vous lui rendrez la justice de reconnaître qu’après avoir réalisé le vrai et l’utile, il laisse entrevoir dans sa nouvelle architecture le beau idéal désiré, et que nous pouvons dire d’elle avec le poète italien : Nel flore il frutto.
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour cette page est de 99,63 %.
La langue de reconnaissance de l'OCR est le Français.
nouvelle venue, la fille de notre siècle, sa fragilité apparente, sa débilité reconnue doivent nous faire craindre pour elle; son existence sera courte, sa durée éphémère, elle ne parlera pas de nous à nos descendants.
Eh bien, Messieurs, cette crainte qui semble nous préoccuper et qui est réelle, n’est-elle pas elle-même la loi de l’humanité et la conséquence des principes de notre siècle?
En remettant sous vos yeux l’architecture des différents peuples qui nous ont précédé, ne vous semblait-il pas reconnaître que la durée de leurs monuments était en raison inverse de la participation du nombre à la puissance et à l’autorité,?
Notre société, qui semble incliner vers l’illusion des jouissances matérielles et plus avide que toute autre du partage de la richesse et de l’autorité, ne se reflète-t-elle pas déjà dans la fragilité de sa nouvelle architecture?
Et cependant nous aimons notre siècle, nous l’admirons justement dans ses principes comme dans ses œuvres, nous l’admirons surtout dans son amour du travail, qu’il a proclamé la sainte loi de l’humanité, la divine fin du monde, et j’espère qu’avec moi vous lui rendrez la justice de reconnaître qu’après avoir réalisé le vrai et l’utile, il laisse entrevoir dans sa nouvelle architecture le beau idéal désiré, et que nous pouvons dire d’elle avec le poète italien : Nel flore il frutto.
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