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- TABLE DES MATIÈRES
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
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- TEXTE OCÉRISÉ
- Première image
- PAGE DE TITRE
- Introduction générale (p.5)
- Première partie (p.9)
- Extrait du rapport adressé au ministre de la Marine en novembre 1841 (p.11)
- Propulseurs à surface hélicoïde (p.11)
- Propulseurs à surfaces planes (p.15)
- Comparaison des divers systèmes de propulsion (p.16)
- Des bâtiments à vis à la mer (p.17)
- Des expériences à faire (p.21)
- Légende (p.23)
- Deuxième partie (p.25)
- Des propulseurs sous-marins (p.27)
- Introduction (p.27)
- Sur la vis d'Archimède ou propulseur sous-marin (p.28)
- Notes du traducteur (p.31)
- Troisième partie (p.55)
- Des propulseurs sous-marins (p.57)
- Etudes théoriques (p.57)
- Notes des études théoriques (p.67)
- Appendice (p.73)
- Projet de corvette à hélice de la force de 300 chevaux (p.75)
- Dernière image
DES PROPULSEURS SOUS-MARINS.
ment remplacer les roues pour tous les bâtiments de guerre, excepté pour ceux destinés au transport des dépêches dans la Méditerranée, et peut-être dans l’Océan.
Mais c’est surtout dans son application aux vaisseaux de ligne que la vis est destinée à opérer une révolution complète, dans l’art de la guerre maritime.
D’après ces .considérations, il semble qu’il conviendrait, si on avait lieu de craindre une guerre maritime prochaine, de nommer immédiatement une commission composée de personnes expérimentées, pour examiner la question, et déterminer la force et le système des machines applicables aux vaisseaux de ligne , afin qu’on pût s’occuper sans délai de la construction de telles machines, en nombre égal à celui de nos vaisseaux, pour que nous fussions en mesure de nous présenter au combat avec des chances de succès au moins égales à celles de nos adver-n saires.
Mais si, comme tout semble Je présager, nous devons jouir longtemps encore des bienfaits de la paix, il ne serait pas convenable de hasarder une semblable dépense, qui plus tard pourrait devenir inutile par suite des perfectionnements qu’on est en droit d'attendre des investigations et des travaux constants auxquels se livrent avec une ardeur si infatigable les savants et es mécaniciens de tous les pays.
Il semblerait suffisant, dans ce dernier cas, d’étudier à notre tour cette question, que nous connaissons à peine , bien qu’elle ait été soulevée pour la première fois par l’un de nos compatriotes , et de faire ensuite l’application du système à certains de nos bâtiments à vapeur proprement dits, s’il paraissait qu’il y eût lieu d’en attendre des résultats avantageux.
RESULTATS DE LA TRANSFORMATION DES BATIMENTS DE GUERRE ET A VOILES, EN BATIMENTS A VAPEUR ET A VIS.
Cette transformation pourrait sembler surtout favorable à l’Angleterre, qui possède un très-grand nombre de bateaux à vapeur et d’établissements pour la fabrication des machines. Nous pensons qu’il n’en est rien, par cette raison, que, dans les combats entre bâtiments à vapeur, ce ne sera pas le nombre des bâtiments qui assurera la supériorité. mais le nombre des combat-
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tants. Qu’on suppose deux escadres à vapeur en présence, portant chacune 25,000 hommes; l’une ayant ces 25,000 hommes répartis sur 25 vaisseaux; l’autre sur 100 bâtiments de moindre force : n’est-il pas évident que les gros bâtiments écraseront les petits par leur masse dans l’abordage, par la supériorité de leur feu, et la force de leur échantillon, dans le combat à distance? Dans l’abordage, et pour qu’il y ait égalité de force, 4 petits bâtiments devront se concerter ensemble pour en attaquer un seul, et certes, il n’est pas facile que 4 bâtiments en abordent simultanément un autre marchant à une vitesse de 8 à 9 nœuds, d’autant plus que ceux qui se trouveraient placés soit de l’avant, soit de barrière, seraient tout d’abord coulés à fond. Enfin, les bâtiments abordés et présentant le même nombre d’hommes de chaque côté, l’avantage serait encore tout en faveur de celui dont les murailles seraient plus élevées, et les feux plus plongeants.
Le gros bâtiment, au contraire, présentera toujours 1000 hommes aux 250 du petit bâtiment qu’il abordera, outre les avantages de sa masse et d’une artillerie plus redoutable.
Si on reconnaît l’exactitude de ce qui vient d’être exposé, la question se réduira à examiner si la France peut, en transformant ses vaisseaux en bâtiments à vapeur, réunir un plus grand nombre de combattants sur les champs de bataille maritimes
La manœuvre, dans le combat et dans les circonstances difficiles de la navigation, nécessite un grand nombre de matelots pour armer nos vaisseaux; il n’en sera pas de même des bâtiments à vapeur, qui combattront sans voiles, et pourront, dans les circonstances critiques, appeler à leur aide la puissance de leurs machines. D’un autre côté, tout homme peut, après quelques mois de navigation, combattre avec toute son énergie sur le pont d’un bâtiment à vapeur ; rien ne s’opposera donc à ce que les équipages soient composés, en grande partie, d’hommes choisis dans les rangs de l’armée; et ainsi disparaîtra la cause de l’infériorité maritime de la France, par rapport à l’Angleterre, due uniquement au nombre trop restreint de ses matelots.
Nous pensons qu’il n’y a pas lieu d’examiner s’il nous sera possible de construire assez de vaisseaux pour recevoir tous les combattants dont nous pourrons disposer : on obtient des bâtiments en faisant des sacrifices d’argent, il n’en est pas de même des matelots.
DES EXPÉRIENCES A FAIRE.
Le gouvernement anglais a commandé à MM. Maudslay une machine de 10 chevaux, destinée à faire mouvoir un propulseur à vis, qui sera montée dans quelques semaines sur le Bee, petit bateau qui doit servir à l’instruction des élèves mécaniciens.
Il a commandé, en outre, à ces mêmes industriels, une autre machine à vis de 200 chevaux, qui sera bientôt prête.
Nombre de particuliers font en outre des essais sur des bateaux de 50, 100 et 200 tonneaux.
En présence de pareils faits, nous avons pensé que le gouver-
nement pourrait juger convenable d’ordonner également des essais, afin de se procurer sur cette question des renseignements exacts et complets qu’il est toujours difficile d’obtenir des étrangers. C’est pourquoi nous avons cru devoir indiquer, en terminant ce rapport, les moyens qu’on pourrait employer pour obtenir un résultat complet, sans dépenses considérables.
La marine possède deux paires de machines de 80 chevaux, celles du Pélican, que nous indiquons ici, parce qu’elles pourraient être employées sans exiger de grandes modifications dans
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ment remplacer les roues pour tous les bâtiments de guerre, excepté pour ceux destinés au transport des dépêches dans la Méditerranée, et peut-être dans l’Océan.
Mais c’est surtout dans son application aux vaisseaux de ligne que la vis est destinée à opérer une révolution complète, dans l’art de la guerre maritime.
D’après ces .considérations, il semble qu’il conviendrait, si on avait lieu de craindre une guerre maritime prochaine, de nommer immédiatement une commission composée de personnes expérimentées, pour examiner la question, et déterminer la force et le système des machines applicables aux vaisseaux de ligne , afin qu’on pût s’occuper sans délai de la construction de telles machines, en nombre égal à celui de nos vaisseaux, pour que nous fussions en mesure de nous présenter au combat avec des chances de succès au moins égales à celles de nos adver-n saires.
Mais si, comme tout semble Je présager, nous devons jouir longtemps encore des bienfaits de la paix, il ne serait pas convenable de hasarder une semblable dépense, qui plus tard pourrait devenir inutile par suite des perfectionnements qu’on est en droit d'attendre des investigations et des travaux constants auxquels se livrent avec une ardeur si infatigable les savants et es mécaniciens de tous les pays.
Il semblerait suffisant, dans ce dernier cas, d’étudier à notre tour cette question, que nous connaissons à peine , bien qu’elle ait été soulevée pour la première fois par l’un de nos compatriotes , et de faire ensuite l’application du système à certains de nos bâtiments à vapeur proprement dits, s’il paraissait qu’il y eût lieu d’en attendre des résultats avantageux.
RESULTATS DE LA TRANSFORMATION DES BATIMENTS DE GUERRE ET A VOILES, EN BATIMENTS A VAPEUR ET A VIS.
Cette transformation pourrait sembler surtout favorable à l’Angleterre, qui possède un très-grand nombre de bateaux à vapeur et d’établissements pour la fabrication des machines. Nous pensons qu’il n’en est rien, par cette raison, que, dans les combats entre bâtiments à vapeur, ce ne sera pas le nombre des bâtiments qui assurera la supériorité. mais le nombre des combat-
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tants. Qu’on suppose deux escadres à vapeur en présence, portant chacune 25,000 hommes; l’une ayant ces 25,000 hommes répartis sur 25 vaisseaux; l’autre sur 100 bâtiments de moindre force : n’est-il pas évident que les gros bâtiments écraseront les petits par leur masse dans l’abordage, par la supériorité de leur feu, et la force de leur échantillon, dans le combat à distance? Dans l’abordage, et pour qu’il y ait égalité de force, 4 petits bâtiments devront se concerter ensemble pour en attaquer un seul, et certes, il n’est pas facile que 4 bâtiments en abordent simultanément un autre marchant à une vitesse de 8 à 9 nœuds, d’autant plus que ceux qui se trouveraient placés soit de l’avant, soit de barrière, seraient tout d’abord coulés à fond. Enfin, les bâtiments abordés et présentant le même nombre d’hommes de chaque côté, l’avantage serait encore tout en faveur de celui dont les murailles seraient plus élevées, et les feux plus plongeants.
Le gros bâtiment, au contraire, présentera toujours 1000 hommes aux 250 du petit bâtiment qu’il abordera, outre les avantages de sa masse et d’une artillerie plus redoutable.
Si on reconnaît l’exactitude de ce qui vient d’être exposé, la question se réduira à examiner si la France peut, en transformant ses vaisseaux en bâtiments à vapeur, réunir un plus grand nombre de combattants sur les champs de bataille maritimes
La manœuvre, dans le combat et dans les circonstances difficiles de la navigation, nécessite un grand nombre de matelots pour armer nos vaisseaux; il n’en sera pas de même des bâtiments à vapeur, qui combattront sans voiles, et pourront, dans les circonstances critiques, appeler à leur aide la puissance de leurs machines. D’un autre côté, tout homme peut, après quelques mois de navigation, combattre avec toute son énergie sur le pont d’un bâtiment à vapeur ; rien ne s’opposera donc à ce que les équipages soient composés, en grande partie, d’hommes choisis dans les rangs de l’armée; et ainsi disparaîtra la cause de l’infériorité maritime de la France, par rapport à l’Angleterre, due uniquement au nombre trop restreint de ses matelots.
Nous pensons qu’il n’y a pas lieu d’examiner s’il nous sera possible de construire assez de vaisseaux pour recevoir tous les combattants dont nous pourrons disposer : on obtient des bâtiments en faisant des sacrifices d’argent, il n’en est pas de même des matelots.
DES EXPÉRIENCES A FAIRE.
Le gouvernement anglais a commandé à MM. Maudslay une machine de 10 chevaux, destinée à faire mouvoir un propulseur à vis, qui sera montée dans quelques semaines sur le Bee, petit bateau qui doit servir à l’instruction des élèves mécaniciens.
Il a commandé, en outre, à ces mêmes industriels, une autre machine à vis de 200 chevaux, qui sera bientôt prête.
Nombre de particuliers font en outre des essais sur des bateaux de 50, 100 et 200 tonneaux.
En présence de pareils faits, nous avons pensé que le gouver-
nement pourrait juger convenable d’ordonner également des essais, afin de se procurer sur cette question des renseignements exacts et complets qu’il est toujours difficile d’obtenir des étrangers. C’est pourquoi nous avons cru devoir indiquer, en terminant ce rapport, les moyens qu’on pourrait employer pour obtenir un résultat complet, sans dépenses considérables.
La marine possède deux paires de machines de 80 chevaux, celles du Pélican, que nous indiquons ici, parce qu’elles pourraient être employées sans exiger de grandes modifications dans
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