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  • Labrousse, Hippolyte (1807-1871) - Des propulseurs sous-marins
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  • PAGE DE TITRE
    • Introduction générale (p.5)
    • Première partie (p.9)
    • Extrait du rapport adressé au ministre de la Marine en novembre 1841 (p.11)
    • Propulseurs à surface hélicoïde (p.11)
    • Propulseurs à surfaces planes (p.15)
    • Comparaison des divers systèmes de propulsion (p.16)
    • Des bâtiments à vis à la mer (p.17)
    • Des expériences à faire (p.21)
    • Légende (p.23)
    • Deuxième partie (p.25)
    • Des propulseurs sous-marins (p.27)
    • Introduction (p.27)
    • Sur la vis d'Archimède ou propulseur sous-marin (p.28)
    • Notes du traducteur (p.31)
    • Troisième partie (p.55)
    • Des propulseurs sous-marins (p.57)
    • Etudes théoriques (p.57)
    • Notes des études théoriques (p.67)
    • Appendice (p.73)
    • Projet de corvette à hélice de la force de 300 chevaux (p.75)
  • Dernière image
  • Première image
  • PAGE DE TITRE
    • Planche 1. Propulseurs sous-marins. Fig. 1 à 16 (pl.1)
    • Planche 2. Propulseurs sous-marins. Fig. 17 à 35 (pl.2)
    • Planche 3. Propulseurs sous-marins. Fig. 36 à 63 (pl.3)
    • Planche 4. Propulseurs sous-marins. Fig. 64 à 84 (pl.4)
  • Dernière image
58

DES PROPULSEURS SOUS-MARINS.

fesseur Taurines (A) (1), les valeurs de R==T, résistance du bâtiment, et P, force dépensée, nous voyons (B) qu’en multipliant cette résistance par la vitesse du bâtiment, et en supposant le recul égal à un quart, le rapport de l’effet utile à la force dépensée est exactement égal au recul : on voit de plus que ce rapport existe pour tous les angles de la vis, puisque ceux-ci n’y entrent pas.

Pour rendre ceci encore plus clair, nous appliquerons des valeurs numériques aux angles fg' de 20°, f g’ de 45° et f gt de 70° [Fig. 74), appartenant à une vis ayant une longueur de pas = 100 et un recul de 1/5. Les valeurs des autres éléments du calcul seront :

Angle de 20o. Angle de 45o. Angle de 70».

Surfaces....... fg' __ 106.5 ^“ “ Ül-3 /j/i __ 292.2

Déplacements... b'c = 8.60 6V — 17.7 blc1 — 23.5

Projection des déplacements.... b'd' = 2.945 Vdf = 12.504 M, = 22-09

Projections.. ac' = 42.8 ac" =*= 88.3 ac1 =117.5

Nous savons que les forces dépensées sont égales aux produits des résistances normales, c’est-à-dire b'c‘\ 6V\ bj*, parles projections des vitesses rotatives ac', ac", ac,, multipliées par les surfaces f g', f g", fgt, et que les effets utiles correspondants sont égaux aux produits des déplacements par la projection de ces déplacements sur une ligne parallèle à l’axe multipliés par la surface d’action et le chemin parcouru par le navire, c’est-à-dire

6c X b'd' X fg X 100.......; nous aurons donc pour les forces

dépensées :

8.62 X 42.8 X 106.5, 17.72 X 88.3X 141.3 , 23.52 X 117.5 X 292.2 et pour les effets utiles :

8.6X2.945X106.5 X 100, 17.7 X 12.504 X 141.3 X 100,

23.5 X 22.09 X 292.2 X 100

ce qui donne les rapports :

337 : 270 = 390 .* 312 = 1896 : 1517 = 5 : 4.

Il demeure donc constant que dans une vis quelconque, abstraction faite du frottement, le rapport de la force dépensée à l’effet utile est le même pour tous les angles, et que la perte de force est égale au recul.

RAPPORT DE LA FORCE DÉPENSÉE A L’EFFET UTILE DANS L’EMPLOI DES ROLES A AUBES.

Il n’est pas aussi facile de déterminer ce rapport pour la roue à aubes : dans ce .cas il dépend, non-seulement de la quantité de surface agissante, du mode d’action de cette surface et de sa

(1) Pour les notes relatives aux calculs et auxquelles on renvoie dans le cours de cette partie théorique par des lettres capitales, voir, à la fin de cette même partie.

vitesse relative, pour toutes les positions de la roue dans son trajet cycloïdal, mais encore du centre d effort, qui varie pour toutes ces positions. En l’absence de renseignements sur les dimensions du Bee, nous avons choisi, pour rechercher ce rapport, un bâtiment à vapeur de 200 chevaux, le Dee, sur lequel des expériences exactes ont été faites, et dont les roues nous ont paru avoir à l’immersion normale le recul le plus convenable.

Dimensions des roues. 5® 90

UiaïUCUÇ CMCIICUI uva «

0.61

0.10

iilllllCl aiuii xiu hjyjà ^ lucviivu*

Nombre des pales 46

Pour trouver le rapport absolu de la force dépensée à l’effet utile, nous avons préalablement déterminé le centre d’effort de la pale en la faisant varier de 5 en 5 degrés (C). La courbe bc, Fig. 73, a été ainsi déterminée. Nous avons alors cherché le rapport entre la force dépensée et l’effet utile pour chacune des positions de la pale en introduisant un nombre suffisant d’interpolations de 25° à 40°, pour que nous pussions compter sur un rapport suffisamment exact : nous avons ainsi obtenu celui de

3.17630 : 2.35837 ou 1 : 0.74. (D)

Cette perte de force, des roues que nous considérons, ne peut qu’être faiblement diminuée; car on remarquera, Fig. 73, à l’examen de la fraction de cyeloïde ab, que le recul ne peut être diminué d’une manière sensible sans que la vitesse du bord intérieur de la pale devienne inférieure à celle du navire, et sans par conséquent que cette partie devienne nuisible à la marche. On remarquera d’une autre part dans le même calcul, que c’est à son entrée dans l’eau que la pale donne le rapport le plus défavorable ; on ne pourrait obvier à cet inconvénient qu’en faisant émerger la roue d’une certaine quantité, ce qui augmenterait le recul. Le seul moyen d’obtenir un rapport absolu plus favorable consisterait à augmenter la longueur des pales en diminuant leur hauteur; mais on ne peut, à cet égard, dépasser certaines limites sans rencontrer des difficultés pratiques insurmontables.

Cependant, comme nous devons nous servir des résultats comparatifs du Bee, et que nous devons supposer que les roues de ce petit bâtimënt, qui ont été modifiées deux fois, étaient dans les conditions les plus avantageuses, nous ferons subir une certaine réduction à la perte de force résultant du rapport de 1 : 0.74, et comme nous aurons aussi à tenir compte de la perte résultant du frottement des pales, que nous déterminerons ci-après, nous pourrons porter à 0.25 la perte totale des roues dans les circonstances les plus favorables.

Le rapport de la force dépensée à l’effet utile ayant été calculé pour la roue d’après les mêmes principes que celui de la vis, et le recul qui constitue la perte de force, abstraction




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