Étude du télégraphe Hughes : cours théorique et pratique à l'usage des télégraphistes et agents spéciaux
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- Nota. — Ce volume est accompagné de 27 planches, qu’on pourra à volonté réunir en un atlas spécial ou intercaler dans le texte.
- Paris. — Imprimerie de E. Dovnaud, rue Cassette, 9.
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- ÉTUDE
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- TÉLÉGRAPHE HUGHES
- COURS THÉORIQUE ET PRATIQUE
- A l’usage des télégraphistes et agents spéciaux
- PAR
- Louis BOREL
- • COMMIS PRINCIPAL DES TÉLÉGRAPHES Chargé du Cours de Télégraphie élémentaire 6 l’Administration cenlrMe.
- OUVRAGE PUBLIÉ AVEC L'AUTORISATION DE L’ADMINISTRATION
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- CHEZ L’AUTEUR, *16, RUE DE GRAM MONT 1873
- Tous droits réservés
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- ÉTUDE
- DU TÈLÉGRA.PHE HUGHES
- CHAPITRE 1er.
- CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES.
- Avant de commencer l’étude de l’appareil télégraphique de M. Hughes, il n’est pas sans intérêt, pour mieux apprécier les différences qui distinguent cet inventeur de ses devanciers, de résumer en quelques mots les essais tentés avant lui, dans le but d’imprimer directement les télégrammes en caractères typographiques.
- Au début même de la télégraphie électrique, on s’occupait déjà de faire passer cette idée-dans le domaine de la pratique. La première tentative de ce genre date, en effet, de 1835. Depuis cette époque, un grand nombre de systèmes ont été essayés ; sans entrer dans les détails de leurs diverses combinaisons, on peut, si l’on ne considère que les principes sur lesquels ils sont fondés, les comprendre tous dans deux catégories bien distinctes, les appareils imprimeurs à échappement et les appareils à mouvements synchroniques.
- Dans ceux du premier genre, un électro-aimant, à chaque courant transmis, fait avancer une dent d’une roue à’échappement fixée à l’axe de la roue des types, amenant ainsi, par les envois successifs de courants d’un manipulateur à cadran ou à clavier, le caractère à imprimer, im-
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- médiatement en regard d’un marteau ou cylindre supportant une bande de papier. Quand la roue des types a été conduite au point voulu, un courant est transmis dans un second électro-aimant qui, par le mouvement de Son armature, provoque le soulèvement du marteau, presse le papier contre la roue des types et produit l’impression d’une lettre. En même temps, par une disposition mécanique convenable, la bande est tirée en avant, pour laisser un espace blanc destiné à recevoir l’impression du caractère suivant. Cette première lettre imprimée, la roue des types est remise de nouveau en mouvement, et, par un nombre plus ou moins grand d’émissions de courant, amène un deuxième type à reproduire au-dessus du cylindre porteur du papier et ainsi de suite. On peut se faire une idée de ces divers systèmes, en imaginant l’aiguille d’un appareil à cadran remplacée par une roue, portant gravées en relief à son périmètre toutes les lettres de l’alphabet. On voit que dans les appareils de cette espèce, il faut d’abord transmettre une série de courants pour faire arriver au-dessus du cylindre imprimeur la lettre que l’on veut produire ; puis arrêter la roue des types pendant un temps plus ou moins long pour eflectuer l’impression du caractère. Les instruments nombreux basés sur ce principe, généralement très-compliqués, d’un réglage long et minutieux, susceptibles de dérangements fréquents, n’ont pu, jusqu’à présent, compenser ces graves défauts par une manipulation rapide. Le travail restreint qu’ils sont capables de fournir leur a fait toujours préférer le système Morse, qui joint à une grande simplicité de mécanisme, à un réglage facile, une vitesse de transmission suffisante dans un grand nombre de cas.
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- Dans les télégraphes à mouvements synchroniques, les roues des types des deux appareils en relation, au lieu de tourner sous l'influence d'une série d'émissions de courant, sont entraînées par des mécanismes d’horlogerie, animés devitesses identiques. Avant le commencement d'une transmission, les deux roues des types sont arrêtées à une position déterminée, symétrique pour les deux appareils. Le premier courant transmis a pour effet de mettre ces deux roues en mouvement. On comprend que, parties simultanément du même point et douées de vitesses égales ou, en d’autres termes, de mouvements synchroniques, elles présenteront à chaque instant les mêmes types au-dessus du cylindre chargé du papier qui doit recevoir l'impression. Il suffira donc, pour pouvoir imprimer une lettre, d’envoyer un courant au moment précis où le caractère que l’on veut former arrivera en regard du cylindre imprimeur. Ce courant, grâce à un mécanisme particulier, arrêtera la roue des types, afin de permettre l’impression d'une lettre ; la roue des types reprendra ensuite sa marche ordinaire, entraînée comme précédemment par le mécanisme d’horlogerie. L’obstacle principal que rencontraient les inventeurs des systèmes de ce genre, résidait dans la difficulté d’obtenir un synchronisme suffisamment parfait et durable entre les deux appareils transmetteur et récepteur ( le synchronisme des mouvements étant ici, pour la transmission, une condition absolue) et aussi dans la perte de temps occasionnée par l’arrêt plus ou moins long de la roue des types pendant la durée de l’impression. Les appareils construits d après ce principe paraissaient cependant, soumis àl'expé-uence, promettre des résultats plus avantageux que les imprimeurs à échappement. Le problème consistait seule-
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- ment, pour les transformer en télégraphes tout à fait pratiques, à imaginer un régulateur qui établît et maintînt chune manière constante un synchronisme à peu prè? parfait entre les deux appareils correspondants. Il falla:t, en outre, trouver une disposition qui permît de diminuer, autant que possible, la perte de temps consacrée â l’arrêt de la roue des types durant l’impression.
- M. Hughes est le premier qui ait résolu victorieusement ces difficiles questions, par l’application d’un régulateur nouveau, à force centrifuge, au moyen duquel se trouve régularisée d’une manière permanente la marche de deux mouvements d’horlogerie animés d’une très-grande vitesse , et par l’adjonction d’un système de correction automatique complément indispensable du régulateur, rectifiant, chaque courant transmis, les petites différences de vîtes: qui peuvent se produire, entre les deux appareils, depu! la dernière émission du courant. Grâce à cette correctif incessante, qui, en empêchant l’accumulation des écar' entre les deux mouvements, maintient le synchronism au degré de perfection nécessaire, M.Hughes a pu suppr-mer la perte de temps de l’impression, dont nous avons s: gnalé plus haut les inconvénients, et, donnant à la rou des types de son télégraphe un mouvement absolume. continu, imprimer les caractères sans aucune espèce d’t, rêt, en quelque sorte au vol, pendant la marche même d cette roue.
- Grâce à ces diverses innovations, il est parvenu à tran mettre une lettre imprimée, au moyen d'un seul envoi o courant et par un seul fil. Aussi son appareil est-il 8: ^ourd’hui le plus rapide de ceux qu’utilise la télégrc phie. _________
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- du télégraphe hughes.
- CHAPITRE II.
- COUP D’ŒIL SUR L’ENSEMBLE DU SYSTÈME HUGHES.
- Moteur.— Mouvement uniforme. — Régulateur {Volant, tige vibrante).
- — Chariot. —Clavier.— Electro-aimant. —Levier d’échappement.
- — Axe d’impression. — Roue des types,.— Roue correctrice. — Lettres et chiffres.
- Réduit à sa plus simple expression, le système Hughes est constitué par deux mécanismes d’horlogerie, disposés aux deux extrémités d’un conducteur électrique, et dont les mouvements sont continus et uniformes et les vitesses respectivement égales ou, en d’autres termes, synchroniques.
- Moteur. — Chaque appareil est formé de deux plaques parallèles en bronze, soutenant une série d’axes, reliés entre eux par des roues dentées. Tous les axes sont mus par l’action d’un seul poids, au moyen d’une chaîne arti--nlée sans fin, qui s’engage sur les dents de la roue supportée par le premier arbre et servant de roue motrice. Un mécanisme très-simple permet à l’opérateur, en appuyant sur une pédale placée à sa portée, de remonter le poids, avant qu’il ait entièrement terminé sa course, et celui-ci agit ainsi sur les rouages d’une manière permanente. Cette disposition permet d’obtenir, dans chaque appareil, un mouvement continu.
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- Mouvement uniforme. — Mais, pour qu’une machine puisse fonctionner convenablement, il faut que son mouvement soit régularisé et autant que possible rendu (1) uniforme, c’est-à-dire que la vitesse nécessaire de rotation des axes, une fois établie, ne puisse s’accroître ni diminuer. Or, quand les mécanismes d’horlogerie sont mus par desressorts,les rouages vontde moins en moinsvite au fur et à. mesure que les ressorts se détendent; quand le moteur est un poids, la vitesse tend au contraire à devenir de plus en plus grande à mesure que le poids descend. De plus, les frottements ou résistances que doit vaincre la force motrice changent à chaque instant,soit par des causes accidentelles, soit par les conditions même de la machine, dont les diverses parties présentent des alternances de repos et de mouvement, à des intervalles de temps plus ou moins longs et pendant des durées variables. Le mouvement tend à se ralentir quand le travail d’un arbre augmente et à
- (4) Un corps est dit animé d’an mouvement uniforme, lorsqu’il emploie toujours le même temps à parcourir le même espace, quelles que soient l'étendue du chemin et la longueur du temps considérées.
- Examinons, par exemple, la roue R, tournant autour du centre o (tîg. 1 bis.). Prenons un point a sur sa circonférence et réunissons-le au point o par une droite oa. La ligne oa, s’éloignant successivement d’un mouvement continu dans le sens de la flèche, décrira divers angles aob, hoc, cod, etc., mesurés par les arcs ab, bc, cd, etc. Supposons que les angles aob, hoc, cod, etc., et par conséquent les arcs ab. bc, etc. soient égaux entre eux. Le mouvement du point a sera uniforme s’il met 1 seconde pour parcourir chacun de ces arcs égaux, 1/10 de seconde pour parcourir 1/10 de ab ou de bc, etc. ; 1/100 de seconde pour en parcourir 1/100, etc. Le mouvement serait encore uniforme si le point a mettait 1/20 ou 1/30 ou 1/1000, etc. de seconde, pour aller progressivement de a en b, de b en c, de c en d, etc. Ainsi quelle que soit la vitesse avec laquelle un corps se meut, son mouvement restera uniforme tant qu’il emploiera un temps égal à parcourir les mêmes espaces.
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- s’accroître quand il s’amoindrit. Il est donc indispensable, pour régulariser la marche d’un instrument, qu’au moment où la vitesse a une tendance à diminuer, les axes reçoivent une quantité supplémentaire de force motrice égale à la résistance nouvelle amenée par un surcroît de travail, et que si le mouvement tend à s’accélérer par suite d’une diminution dans les frottements, l’excédant disponible de force motrice soit absorbé et en quelque sorte tenu en réserve pour être appliqué en temps utile.
- Le mouvement uniforme ne peut jamais être obtenu dans les machines d’une manière parfaite ; mais il suffit, dans beaucoup de cas, que les différences de vitesse, qu’entraînent les variations dans les résistances, soient rectifiées k des moments assez rapprochés, pour que ces écarts ne soient pas de longue durée et que le mouvement soit fréquemment ramené à sa vitesse initiale. L’uniformité devient ainsi assez approximative, pour qu’une machine, qui n’exige pas une grande précision, puisse remplir les diverses fonctions auxquelles elle est soumise.
- Régulateur. — Les pièces accessoires, qui ont pour but de modérer la marche des appareils, sont connues sous le nom général de régulateurs.
- Volant. — Les plus élémentaires sont les volants. On sait qu’ils se présentent d’ordinaire sous la forme d’une roue, d’un diamètre supérieur à celui des autres roues du mécanisme, et dont le périmètre s’épanouit en une masse arrondie, et plus épaisse que la partie centrale. Us sont habituellement fixés à l’extrémité de l’axe doué du mouvement de rotation le plus rapide.
- A l’appareil Hughes, un de ces organes est adapté à l’axe du système qui tourne le plus rapidement (700 tours en
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- moyenne par minute). Sous l’influence de cette masse additionnelle, les rouages deviennent moins sensibles à l’action des changements de vitesse, le résultat des volants étant de compenser, dans une certaine mesure, les excès d’accélération ou de ralentissement produits dans les mouvements. En effet, plus un corps est pesant, plus il faut de force pour le faire sortir de l’état de repos ou pour modifier sa vitesse primitive. Si, à un moment donné le mouvement tend à s’accroître, cette tendance provient d’un excès disponible de force motrice. Or le volant, devant toujours, pour changer de vitesse, absorber une quantité de force équivalente à son volume, la force motrice excédante devra lui être appliquée pendant un certain temps pour le contraindre à s’accélérer. Il épuisera donc à son profit une grande partie de la force momentanée qui tend à activer le mouvement du mécanisme et empêchera celui-ci de s’accroître trop rapidement. Comme il oppose une certaine résistance avant d’arriver à modifier sa vitesse, il obéira moins facilement aussi à des causes de ralentissement, et celles-ci rencontrant tout d’abord dans le volant un obstacle à leur action, ne parviendront qu’a-près un~ temps plus ou moins long à diminuer la vitesse des axes.
- Tige vibrante. — Mais la présence d’un semblable modérateur serait incapable de régulariser longtemps l’allure de l’appareil Hughes dans le cas où les causes d’accélération ou de ralentissement se feraient sentir pendant une assez longue durée. Le volant ne servirait alors qu’à retarder le moment où la rotation des rouages devrait augmenter ou diminuer, mais laisserait l’appareil arriver progressivement à une vitesse très-grande ou à un
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- arrêt absolu. Il est donc nécessaire d’avoir recours à des régulateurs moins imparfaits, dont l'action permette de compenser à chaque instant les excès de force motrice ou de résistance et maintienne, autant que possible, la vitesse de l’appareil toujours au même degré.
- L'horlogerie utilise, dans ce but, des régulateurs qui produisent des résultats remarquables. Tout le monde connaît la précision donnée à la marche des horloges par le penduley à celle des montres pas les échappements « ancre et à cylindre. L’application de ces divers systèmes au télégraphe qui nous occupe n'eût pas été possible, à cause de la rapidité considérable de rotation de ses axes. M. Hughes a imaginé pour son appareil un régulateur spécial, d'un genre nouveau, qui assure aux mouvements de son mécanisme une uniformité à peu près parfaite, et se prête, avec une merveilleuse facilité, aux modifications le vitesse que la transmission télégraphique doit subir ^équemment suivant l’état des lignes. Cet ingénieux penale est une tige cylindro-conique en acier ou en bronze d’aluminium, ayant la forme d’une grosse aiguille. Fixée -olidement, par sa partie la plus épaisse, à la table qui supporte tout le système, cette tige se relie, par l’autre extrémité libre, au mouvement général de l’appareil, par l'intermédiaire d’une manivelle assujettie à l’arrière de Taxe porteur du volant. Cette manivelle, entraînée par son axe, force la tige régulatrice à se tordre autour de son pied immobile et lui imprime ainsi des vibrations coniques, extrêmement rapides, concentriques à l’axe auquel le volant est appliqué. La tige, dans ses évolutions circulaires, dirige au moyen d’un bras de levier, un frein dont le frottement augmente en raison de l’amplitude de
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- ses oscillations ; ce frotteur, en empêchant la tige de s’écarter trop du centre de son mouvement et par conséquent de dépasser sa limite d’élasticité, a pour objet d’en prévenir la rupture. Nous verrons, dans le cours de cette étude, comment l'influence des vibrations de la tige régulatrice arrive à compenser à chaque instant, avec une grande exactitude, les excès de résistance et de puissance que le travail et le repos alternatifs des diverses pièces introduisent dans le mécanisme, et à maintenir la vitesse dans un état constant d'uniformité.
- Chariot. — Ainsi donc, grâce à un moteur permanent et à un régulateur analogue au pendule, l’appareil est animé d’un mouvement continu et uniforme. L’un de ses axes, appelé chariot, est posé verticalement; il reçoit son impulsion au moyen d’une roue dentée qui engrène à angle droit avec une roue, d’égal diamètre et d’un même nombre de dents, fixée sur l'axe horizontal qui porte la roue des types. La vitesse du chariot et celle de la roue des types sont donc égales. Le chariot se termine, à sa partie inférieure, par un bras horizontal qui se meut au-dessus d’une boîte cylindrique en cuivre, percée à sa circonférence de 28 trous. Le bras horizontal comprend deux parties ou lèvres, réunies à l'état de repos et de réception par un contact métallique. La lèvre inférieure fixe est toujours en communication avec la terre et la lèvre supérieure mobile avec la ligne. Quand l’appareil reçoit la transmission du correspondant, la lèvre mobile en repos sur la lèvre fixe met la ligne en relation avec la terre; quand il transmet, la pièce mobile est isolée de la terre et mise en relation avec la pile. Durant une révolution du chariot, la lèvre supérieure passe successi-
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- vement au-dessus de chacune des 28 ouvertures de la botte cylindrique.
- Clavier. — Le manipulateur se complète par un clavier placé en avant de l’appareil, et composé de 28 touches. Le mouvement de bascule, imprimé à chacune des touches sur lesquelles appuie le doigt de l'opérateur, est transmis à un levier inférieur correspondant. Chacun de ces 28 leviers, mobile autour d’un pivot, vient se terminer au-dessous de la boîte cylindrique, et soutient, en cet endroit, une forte languette d’acier appelée goujon, posée verticalement dans la boîte, et pénétrant dans chacune des 28 rainures désignées plus haut. Tous ces goujons sont en contact permanent avec un des pôles de la pile. Quand l’appareil ne transmet pas, l’extrémité supé* rieure de chaque goujon est de niveau avec le couvercle de la boîte qui les contient.
- Si l’on abaisse une touche avec le doigt, le levier cor* respondant se soulève à sa partie antérieure et fait monter Ie goujon qu’il supporte. Aussitôt que le chariot, dont la rotation est continue, arrive au-dessus du goujon relevé, sa lèvre supérieure mobile se sépare de la lèvre inférieure, à laquelle elle ne tient plus alors que par une lame isolante, et glisse sur la tête du goujon saillant. Pendant tout le temps que dure ce contact entre le goujon soulevé et la lèvre mobile du chariot, un courant est envoyé sur la ligne et à l’appareil correspondant.
- Le courant transmis ne s’écoule pas directement sur le fil, comme dans le télégraphe Morse, il passe d’abord dans l’éleclro-aimant de l’appareil de départ, et détermine ainsi, simultanément dans les deux instruments en relation, l’impression de la même lettre.
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- Electro-aimant. — Levier d’échappement. — Axe d’impression. — L’électro-aimant diffère de ceux adoptés d’ordinaire pour les appareils télégraphiques. 11 consiste en un aimant permanent, à pôles fixes, en fer à cheval, dont chaque branche est en contact avec un cylindre de fer doux entouré de fil de cuivre recouvert de soie. L’armature, également en fer doux, s’appuie au repos, sur les pôles de l’électro-aimant, attirée par le magnétisme de l’aimant fixe. Le courant, transmis ou reçu, en circulant dans les bobines, détermine dans les cylindres de fer doux une aimantation de sens inverse à celle que possède l’aimant artificiel, et neutralise momentanément une partie de la force attractive exercée au 'repos sur la palette, qui se soulève alors sous l’action d’un ressort antagoniste d’acier. L’armature, en s’élevant vivement, fait basculer un levier dit d’échappement, qui dégage ainsi un axe particulier, \'axe imprimeur. Cet organe est doué d’un mouvement intermittent et ne participe au mouvement général, pour opérer sur lui-même une révolution complète, qu’à chaque soulèvement de la palette, c’est-à-dire toutes les fois qu’un courant est transmis ou reçu. Il porte à son extrémité antérieure plusieurs appendices ou cames, dont chacune remplit une fonction spéciale,durant une révolution de l’axe qui l’entraîne dans sa rotation. L’une d’elles élève avec rapidité un petit cylindre porteur du papier, celui-ci vient toucher la roue des types, toujours encrée par un tampon cylindrique, et une lettre est imprimée. Après chaque impression, une seconde came de l’axe dont nous venons de parler fait avancer le cylindre imprimeur et, avec lui, le papier, de la distance qui doit séparer deux lettres consécutives.
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- Houe des types. — La roue des types n’est pas fixée invariablement à l’arbre qui la supporte. Il faut, en effet, que cette roue, à chacun des deux appareils correspondants, puisse être arrêtée, avant le commencement de toute transmission, à un point fixe, afin qu'à chaque émission de courant, les lettres semblables passent en même temps, aux deux postes en relation, en regard du cylindre d’impression. Un petit levier, qu’on abaisse avec le doigt, permet de placer la roue des types au repos, dans une position normale, identique pour les deux appareils, sans nuire au mouvement ordinaire des autres arbres du système. Le premier courant transmis a pour résultat, grâce à une came particulière de l’axe imprimeur, de relever ce levier et de déterminer la réunion instantanée de la roue des types à l’axe chargé de l’entraîner dans sa révolution.
- Houe correctrice. — En outre, comme, malgré l’influence des vibrations de la tige régulatrice, le mouvement uniforme et, par suite, le synchronisme parfait ne peuvent se maintenir indéfiniment entre les deux appareils, les deux roues des types, bien que parties, au début, du même point au même instant, ne tarderaient pas à acquérir des vitesses sensiblement différentes, le récepteur allant, par exemple, plus vite que le transmetteur; ces écarts de vitesse, accumulés peu à peu- détruiraient à la longue l'accord entre les deux roues des types, l’une présentant les lettres B, ou N, ou T, etc,,au-dessus du cylindre d’impression, au moment où l’autre présenterait les lettres A, ou M, ou S, etc. Il serait alors nécessaire, pour rétablir „ le synchronisme entre les deux instru-. ments, d’arrêter leurs roues des types, afin de leur
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- donner encore le même point de départ. Cette manœuvre, qui devrait se répéter à de fréquents intervalles et diminuerait de beaucoup le travail effectif du système, se trouve heureusement éludée par le fonctionnement d’une roue dentée, de forme spéciale, attenant à celle qui porte les types. Cette pièce, nommée roue de correction, peut, sans arrêter l’allure du mécanisme général, être déplacée, à chaque émission du courant, par une des cames de l’axe imprimeur, qui la retarde, ainsi que la roue des types, si elle est en avance sur celle du correspondant, qui lui imprime un mouvement progressif, si elle est en retard. Cette disposition, en ramenant le caractère transmis exactement sur la verticale qui passe par le milieu du cylindre imprimeur, corrige, à chaque impression, les erreurs de vitesse qui se manifestent entre les deux instruments, d’un courant à l’autre, c’est-à-dire entre des moments très-rapprochés, et évite la reproduction de lettres fausses ou, en termes techniques, le déraillement de l’appareil. La roue correctrice constitue, comme on le voit, un auxiliaire précieux pour le régulateur, dont elle rectifie les imperfections, en maintenant un synchronisme parfait entre les deux mécanismes collaborateurs.
- Lettres et chiffres. — Enfin la roue des types contient un nombre de signaux double de celui des touches du manipulateur. Elle porte, en effet, une série de lettres (26) toutes espacées à égale distance, et entre chaque lettre, des signes orthographiques ou arithmétiques au nombre de 26. Ces signaux sont complétés par deux espaces vides ou blancs, occupant chacun la place de 2 caractères et destinés à séparer les mots et les chiffres entre eux. La roue des types est donc partagée en
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- 26-f-9:64-4=56 divisions. Chacune des 28 touches peut, à volonté, provoquer l’impression d’une lettre ou d’un chiffre. Dans ce but la roue des types peut se déplacer pendant la transmission, perpendiculairement à son axe, de manière à amener tour à tour, au-dessus du cylindre imprimeur, soit la série des lettres, soit celle des chiffres. Ce déplacement s’opère avec une grande rapidité, automatiquement, par la manœuvre d’un petit levier disposé derrière la roue de correction et dont nous examinerons le jeu plus loin. Remarquons seulement que, pour remplir ces fonctions complémentaires, la roue des types, au lieu d’être soudée à la roue correctrice, est seulement retenue à celle-ci par une pression que peut vaincre, au moment voulu, l’action du levier inverseur dont il vient d’être question. Du reste, ce léger déplacement une fois obtenu, les deux roues continuent de tourner ensemble, comme si elles étaient rivées l’une à l’autre.
- Re cet aperçu rapide de l’ensemble du système Hughes, on peut conclure que les parties saillantes sont :
- 1° Dans le manipulateur, le chariot^ les goujons et le clavier ;
- 2° Dans le récepteur, l'arbre portant la roue des types et ses accessoires, et Yaoce imprimeur, dont le mouvement intermittent est intimement lié à la marche continue de Taxe du volant, qui reçoit l’action directe du régulateur.
- Nous passerons successivement en revue toutes les parties qui entrent dans la composition de ce télégraphe imprimeur. Tous les détails du mécanisme et du rôle des courants électriques dans l’appareil seront examinés avec l’attention qu’ils méritent. Mais nous nous proposons sur-
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- tout de faire une étude complète des points principaux que nous venons de signaler. Nous trouverons-là, en effet, les ingénieuses combinaisons qui caractérisent plus spécialement la création de M. Hughes, et qui forment la charpente de ce corps si habilement construit, vrai chef-d’œuvre de mécanique, à qui l’électricité semble donner la vie.
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- CHAPITRE III.
- PRINCIPE FONDAMENTAL. - SYNCHRONISME*
- Nous avons vu précédemment que le principe sur lequel est basée la construction du système Hughes est le synchronisme de deux, mécanismes d’horlogerie, se mouvant à distance, aux deux extrémités d’une ligne (voy. pag. 5). Il importe d’entrer à ce sujet dans quelques développements, pour faire comprendre exactement la portée de ce principe, et apprécier, comme il convient, son application ^ 1 instrument qui fait l’objet de cette étude.
- Lorsque deux montres, construites avec une grande précision, deux chronomètres par exemple, A et B (fig. A) sont exactement réglés, on peut admettre que les divers axes qui les composent sont toujours réciproquement animés de vitesses identiques, en d’autres termes, qu’il existe entre la marche des deux appareils un synchronisme parfait. Si donc, après les avoir remontés, on les met tous deux à l’heure de midi, c'est-à-dire à un même point de départ, l’aiguille des minutes de A atteindra-III heures au moment même où l’aiguille similaire de B occupera une position symétrique sur son propre cadran, c’est-à-dire que ces aiguilles parcourront toutes deux en un quart d heures les arcs de cercle égaux CD, FE limités par les angles droits CAD, FBE, Elles mettront aussi le même
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- temps pour aller de D à G et de E à H ou de III à VI heures, puisque les angles DAG et EBH sont égaux aux angles CAD et FBE; ces deux aiguilles parcourront donc toujours des arcs de cercle égaux dans des temps égaux, en d’autres termes, elles seront constamment douées de la même vi~ tesse angulaire (1). Ei\ conséquence, on peut être sûr que lorsque le chronomètre A marquera une heure quelconque, le chronomètre voisin B indiquera une heure absolument semblable, le synchronisme de leurs mouvements restant parfait à tous les instants de la durée.
- Imprimons, par la pensée, aux aiguilles de ces instru-ments une grande vitesse, et admettons aussi que, malgré cette rapidité considérable de rotation, le synchronisme des deux mouvements n’en soit nullement altéré. Il est évident que, même dans ce cas nouveau, l’aiguille des minutes de À arrivera toujours sur la position de I, II, III, etc. heures à l’instant exact où l’aiguille semblable de B occupera précisément des situations symétriques sur I, II, III etc. heures, les arcs Ci, ik, kD étant réciproquement égaux aux arcs Fi’, i’k\ /c’E.
- Supposons maintenant qu’à chacun de ces chronomètres, disposés comme nous venons de le voir, l’aiguille des heures soit enlevée, celle des minutes conservant cependant un mouvement continu et uniforme, et une grande vitesse de rotation. Remplaçons les indications des heures sur les cadrans par les léttres de l’alphabet, espacées
- (t) La vitesse angulaire d’une aiguille qui se meut circulairement pendant 1 minute, 4 seconde, etc., est l’angle qu’elle forme avec sa position primitive pendant 1 minute, 1 seconde, etc. D’une manière générale, la vitesse angulaire est l’angle décrit durant l’unité de temps.
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- à égales distances les unes des autres (fig. 2.)* Les conditions précédentes de synchronisme dans les mouvements n’étant pas changées, les aiguilles des deux chronomètres A\ B’ passeront simultanément sur les mêmes lettres, celle de A’ arrivant sur la lettre h, par exemple, quand celle de B’ recouvrira la lettre semblable de son cadran, elles atteindraient ensemble les lettre o, v, etc. ou l’un quelconque des signaux alphabétiques tracés sur chacun des instruments.
- Admettons enfin que l’aiguille de k’ et celle de B’ soient remplacées chacune par une roue, dont la circonférence présentera, gravés en relief, les divers caractères de 1 alphabet, laissant entre eux des intervalles égaux (fig. 3).
- U est bien entendu que ces deux roues R et R conserveront entre elles une vitesse toujours égale, comme les ai- ^ guilles des deux cadrans de la fig. 2, après être parties toutes deux à la fois du même point; supposons que ces deux appareils ainsi disposés, munis chacun d’une roue des types, soient placés aux deux extrémités d’un fil électrique; que, sur la verticale passant par le centre de rotation de chaque roue,soit installé un petit cylindre C, G , lequel puisse, pendant la marche du mécanisme et sans nuire à son mouvement, s’élever à un moment quelconque, sous l’influence du courant transmis à la ligne, et venir presser une bande de papier, étendue sur sa surface courbe, contre un type déterminé. Voici les effets qui devront se produire :
- On comprend aisément que chacune des lettres de la roue R, emportée dans le mouvement de translation autour du centre R, indiqué par la flèche, passera successivement au-dessus du cylindre C juste au moment où les caractères
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- identiques de R* se montreront en regard de C\ On voit, par exemple, à l'inspection de la fig. 3, les positions symétriques simultanées des lettres o de chaque roue sur la verticale. Dès lors, si nous avons le moyen de transmettre de la station R un courant à la station R’ à l’instant précis où la lettre o, se trouve au-dessus des cylindres G et G’, le papier supporté par chacun d’eux sera poussé vivement contre ce type et la lettre o sera imprimée à la fois aux deux postes en relation. Il en serait de même pour l’impression de l'une quelconque des lettres gravées sur les roues, ces organes gardant toujours un mouvement continu et uniforme avec des vitesses identiques, le contact rapide du papier contre le type h imprimer ne modifiant en rien leur synchronisme initial. Il suffit donc, pour atteindre ce but, d’imaginer un mécanisme qui permette de transmettre les courants au poste correspondant au moment exact ou les lettres que Ion veut reproduire arrivent au-dessus du cylindre chargé du papier. Mais il est indispensable que ces envois de courant s’opèrent toujours avec une précision absolue, à des intervalles de temps égaux à ceux que la roue des types met h parcourir les arcs de cercle égaux mesurés d’un type à l'autre. Le chariot, à l'appareil Hughes, est chargé de ce rôle spécial. Nous allons voir qu’il remplit d’une manière parfaite les fonctions qui lui sont assignées dans la manœuvre du système, et qu'il fournit la possibilité de reproduire au poste correspondant les diverses lettres qui composent un mot, avec une entière régularité et une exactitude mathématique.
- Pour bien saisir le résultat de ces dispositions, ne considérons dans le mécanisme que les parties essentielles à l’application du principe que nous voulons mettre en lu-
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- mière, Imaginons, par exemple, 2 stations, l'une R recevant, l’autre T transmettant (fig. 4).
- En R tourne une roue des types, portant à son périmètre et à égale distance les uns des autres 27 caractères gravés en relief, plus un espace vide appelé blanc, servant à marquer l’intervalle qui sépare deux mots consécutifs. Cette roue contient donc en tout 28 divisions égales (27-H)« Elle est fixée à son centre, verticalement, sur un axe horizontal R, qui l’entraîne d’un mouvement continu et uni-forme. Un tampon cylindrique M, recouvert de drap imbibé d’encre frotte sans cesse contre la roue R dont il humecte les caractères. Au-dessous et a une legere distance de la roue des types R est place un petit cylindre léger C supportant une bande de papier.
- Au poste T est posée, dans une situation fixe, une boite métallique mnop, affectant la forme d'un cylindre, dont les deux surfaces planes ss, s’s’, supérieure et inférieure, sont maintenues, on le sait, dans des plans horizontaux. Nous avons vu que ce cylindre creux est percé, à la circonférence de ses plaques horizontales, de 28 rainures, ménagées à distance égale les unes des autres. Il importe de faire remarquer que le nombre de ces rainures est égal auoc divisions de la roue des types du poste R.
- Dans chaque trou s'engage un goujon d'acier g, dont la tête t rase, à l’état de repos, la surface supérieure ss de la boîte cylindrique, tandis que la base b s’appuie sur un des leviers en fer commandé par une des 28 touches du clavier servant à manipuler.
- La station T contient donc, en résumé, 28 goujons et 28 touches, chaque goujon représentant le caractère ou la lettre désignée par la touche qui lui correspond.
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- Rappelons que le fil de l’un’des pôles de la pile est relié en permanence à l’ensemble des goujons.
- Sur le point central de la boîte cylindrique pivote un axe vertical A, muni inférieurement d’un bras horizontal B, lequel constitue le chariot proprement dit. La pièce supérieure mobile de ce chariot B, qui peut être, à certains moments, soulevée, pendant son mouvement circulaire, passe successivement au-dessus des 28 ouvertures de la boîte. Grâce à l’influence des régulateurs, sà vitesse de rotation est absolument identique à celle de la roue des types du poste R, en d’autres termes, les mouvements des axes qui supportent ces 2 organes sont constamment synchroniques. Le chariot B passe donc, d’un goujon à l’autre ou d’une rainure à l’autre, avec une vitesse égale à celle que la roue des types R emploie pour amener deux caractères consécutifs au-dessus du cylindre imprimeur C. c’est-à-dire que le chariot ainsi que les types parcourent toujours dans le même espace de temps des arcs de cercle égauœ,
- Tels sont les éléments essentiels qui forment la base du système Hughes.
- Avant de commencer à recevoir la transmission au poste R, on arrête, à l’aide d’un levier, dont la forme et le mode d’action seront décrits dans le courant de cette étude, la roue des types à une position invariable, telle que son espace blanc soit, au repos, situé au-dessus du cylindre d’impression G, chargé du papier (cette situation est indiquée fig. 4). Cette précaution prise, si, à la station T, on appuie avec le doigt sur la touche du clavier correspondant aublanc de la roue des types, le goujon g, qui repose sur le levier inférieur de cette touche se soulève, et
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- sa tête t vient faire saillie (fig. 5 et 14) au-dessus de la surface supérieure ss de la boîte cylindrique. Tant que le chariot B, dans son mouvement continu de translation sur son axe A, parcourt la partie de circonférence occupée par les goujons au repos, aucun effet ne se produit. Mais aussitôt qu’il arrive au contact du goujon soulevé, il est forcé, pour pouvoir continuer sa course, de monter sur cette saillie (fig. 5). Aussi sa partie mobile p s’écarte alors de bas en haut et glisse sur la tête t du goujon saillant, fendant tout le temps que dure ce contact entre le chariot et le goujon, le courant est transmis sur la ligne et arrive à la station correspondante K (fig. 4).
- Ce premier courant a pour résultat, au moyen de diverses dispositions mécaniques que nous examinerons ultérieurement, de dégager immédiatement la roue des types R de son état d’inertie et de la faire partir de la position du blanc (1) en la réunissant à son axe K qui l’entraîne avec une vitesse égale à celle du chariot B. Le mouvement initial de cette roue, au sortir de sa situation d arrêt, s’est donc produit à l’instant même ou le chariot B passait au-dessus du goujon g correspondant à la touche 1 du blanc {fig. 5). Le chariot transmetteur B et la roue des types récepteur R sont donc partis simultanément du même point symétrique. Or, comme leurs mouvements sont synchroniques, qu’ils parcourent toujours des arcs de cercle égaux dans un temps égal, la roue H
- (t) En même temps, le papier porté parle cylindre d impression G, est soulevé rapidement contre la roue des types, mais ne reçoit, dans ce cas, aucun encrage ; la partie de la roue, contre laquelle il s’élève, étant évidée, n'est pas touchée par le cylindre imprimeur G.
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- présentera tour-à-tour les diverses lettres a, 6, c, d, e, etc., au-dessus du cylindie C, au moment exact où le chariot B passera successivement au-dessus des goujons g 1, g3, g4, #5, etc.correspondant aux caractères a, 6, c, d, e, etc., de la roue des types et aux touches du clavier qui portent l’indication de ces lettres. Lorsque, après une révolution complète, la roue R ramènera son espace blanc en regard de G, le chariot B, après avoir traversé la circonférence entière au-dessus de la série des 28 goujons, à partir de celui g du blanc, arrivera une deuxième fois au-dessus de la rainure qui contient le goujon primitivement soulevé. Si donc on abaisse encore la touche du blanc, un courant sera transmis à la station R, où le papier sera une seconde fois poussé contre l’espace blanc de la roue des types. Si l’on enfonce ensuite une touche quelconque, e, par exemple, le goujon commandé par cette touche, g5 (fig. 4) opérera son mouvement ascensionnel ; quand le chariot B arrivera sur lui, il aura parcouru 4 divisions, à partir du goujon du blanc g. Le courant sera donc transmis à la station R quand le chariot parviendra à la 5e division, c’est-à-dire à celle de l’e, marquée par le goujon ^5 saillant. Au moment où ce courant sera reçu en R, la roue des types aura fait successivement passer 4 divisions a, b, c, d, en regard du cylindre C, et la 5e e sera précisément au-dessus de ce cylindre, quand le courant, provenant du goujon ÿ5, fera soulever le papier; celui-ci prendra donc l’empreinte de la lettre e qu’on a voulu reproduire. En effet, l’angle gkgï> est égal à l’angle oK5; l’arc gg§ et l’arc o5 sont égaux. Les vitesses angulaires du chariot A et de la roue R étant toujours identiques, le mobile A mettra, pour parcourir l’angle ghg§ ou, en d’autres
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- termes l’arc le même temps que celui, pris par le type e de la roue R, pour traverser l’angle oR5 ou l'arc o5. Le chariot B occupera donc la ligne à l’instant où 1g type e sera sur la verticale Ko, sur laquelle s’élève le cylindre imprimeur C et celui-ci rencontrera donc infailliblement le type e, quand le chariot B touchera le goujon g§.
- Il est superflu d’ajouter que les mêmes résultats se manifesteraient symétriquement en T et en R,!si l’on pressait du doigt sur une quelconque des touches qui commandent les 28 goujons, c’est-à-dire si l’on voulait transmettre n’importe quelle autre lettre. Le synchronisme entre la marche du chariot de départ et celle de la roue des types d’arrivée persistant d’une manière constante, chacune des 28 touches du clavier occasionnera un envoi de courant par le contact du chariot et du goujon correspondant et provoquera par suite le mouvement ascensionnel du papier au poste R, au moment où les divers caractères de la roue R, semblables aux lettres marquées sur ces touches en T, passeront en regard du cylindre d’impression G.
- Vimpression est donc déterminée par la différence de temps écoulé entre deux émissions consécutives du cou-vant (j), cet intervalle étant toujours égal à celui qui sépare le passage des caractères à reproduire, sur la verticale qui traverse le centre de rotation de la roue des types et la lign° de montée du cylindre porteur du papier. On voit ainsi qu’ww seul courant suffit pour l’impression
- (t) A l’appareil Morse, au contraire, la production d’une lettre dépend du nombre et de la durée des courants
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- d’une lettre, à condition qu’il arrive au poste récepteur à l’instant exact où le caractère en question se présente au-dessus du cylindre imprimeur.
- La possibilité de transmission tient donc ici au syn-chronisme parfait entre le chariot du poste de départ et la roue des types de la station d’arrivée. On conçoit, en effet, que si cet accord absolu n’existait pas ou venait à être troublé, la transmission serait impraticable. Supposons, en effet, que la roue R, aille plus vite que le chariot B. Au moment où celui-ci arrivera sur le goujon e soulevé, par exemple, le courant sera envoyé en R quand déjà le caractère e aura dépassé d’une certaine quantité le cylindre C, et c’est une lettre suivante /, ou g, etc., qui sera reproduite. Si, au contraire la vitesse de la roue R était intérieure à celle du chariot B, celui-ci passerait sur le goujon e et provoquerait une émission et, par suite, le soulèvement du cylindre C, avant que le type e de la roue R fût arrivé sur la verticale, et une lettre précédente, d, par exemple, serait imprimée.
- Le principe essentiel sur lequel repose tout le système Hughes est donc une égalité absolue et durable de vitesse entre les deux mouvements en relation. Nous verrons, dans l’étude du mécanisme, quels sont les organes spéciaux, dont l’action établit et maintient, pendant toute la durée des transmissions, cette concordance absolue, condition indispensable du fonctionnement régulier de l’appareil.
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- CHAPITRE IV.
- MANIPULATEUR.
- Description des diverses pièces du manipulateur. — Chariot (lèvre supérieure, lèvre inférieure, pièce isolée). — Goujons. — Clavier (touches el leviers). — Position des diverses pièces du manipulateur, quand aucun courant n’est transmis. — Analyse du jeu de ces pièces à chaque émission du courant. — Inconvénients des goujons primitifs. — Goujons perfectionnés.
- Description des diverses pièces du manipulateur. — Le manipulateur ne constitue pas ici une partie distincte et séparée de l’instrument récepteur, comme dans le système Morse : il fait corps, au contraire, avec le mécanisme général, dont on ne saurait le détacher. Nous savons déjà qu’il comprend : 1° un arbre vertical (chariot), entraîné dans le mouvement continu et uniforme de l’appareil ; 2° une boîte cylindrique, renfermant 28 languettes d’acier (goujons) ; 3° un clavier réunissant 28 touches. L-’examen de la forme et des dispositions relatives de ces pièces, ainsi que leurs diverses fonctions vont faire l’objet de ce chapitre.
- Chariot. — Le chariot est porté parun arbre d’environ 0“ 1 Ode longueur(fig.6) AA’. Getaxe pivote dans lesens vertical, soutenu à sa partie supérieure A par une équerre en cuivre PP’, fixée à l’intérieur du bâti de l’appareil par une vis V (V. fig. 6 bis et 7, pl. VI).Ce support est percé de bas en haut d’une ouverture cylindrique oo\ dans laquelle
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- s'emboîte à frottement doux la partie extrême supérieure de l’axe AA’. Un ressort d’acier r presse latéralement contre l’extrémité saillante <?; il est destiné à assurer un bon contact pour faciliter le passage du courant entre le chariot et le massif de l’appareil. A sa partie inférieure A’ (fig. 6), l’arbre pivote dans un godet métallique gg\ en forme de capsule ; ce godet qu’on nomme également crapaudine est assis lui-même sur un ressort à boudin en laiton r\ lequel est engagé librement dans un tube de cuivre T, assujetti au milieu d’un disque annulaire D en buis ou caoutchouc durci, qui sert à isoler l’arbre entier A’ du chariot et ses accessoires de la boîte B où sont enfermés les goujons. Le ressort r{, repose inférieurement sur le fondée l’étui métallique T, où s’adapte une vis V*, à laquelle vient se relier un fil communiquant directement avec la terre. Grâce à la légère poussée, imprimée de bas en haut par le ressort rx à l’arbre du chariot, celui-ci peut effectuer sa révolution sur ses pivots sans éprouver une trop grande résistance et l’engrenage entre la roue R et la roue R1 est toujours assuré. Nous avons vu qu’il est entraîné dans le mouvement commun des autres axes du système par l’intermédiaire d’une roue dentée R, horizontale, qui engrène avec une roue R1, fixée-verticalement à l’axe de la roue des types (fig. 7) (1), Ces deux roues RR1 ont le même diamètre et un nombre égal de dents, disposition qui donne au chariot et à Y axe de la roue des types, dans .chaque appareil, considéré isolément, des vitesses isochrones, et permet, par conséquent, à ces deux
- (1) Getle réunion de deux roues superposées à angle droit est connue sous le nom d'engrenage conique.
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- organes de passer simultanément par les mêmes points symétriques.
- A sa partie inférieure, l’arbre AA’ sert de point d’attache à une masse horizontale,- composée de plusieurs pièces, dont l’énsemble constitue ce qu’on nomme à proprement parler le chariot (fig. 6).
- Celui-ci comprend trois parties principales, dont deux, désignées habituellement sous le nom de lèvre supérieure ou mobile et lèvre inférieure, servent au passage du courant ; dont la troisième, toujours absolument isolée de toutes les pièces métalliques du système, remplit seulement un rôle mécanique et reçoit, pour ce motif, le nom de pièce isolée.
- 1° Lèvre supérieure (fig. 6, 8). — Cette pièce LL’, est divisée en deux fractions, l’une fixe, horizontale, en cuivre, L, faisant corps avec l’axe A du chariot, l’autre mobile L’, mi-horizontale vU, mi-verticale L’d, pouvant, en temps opportun, se mouvoir de bas en haut, autour de deux vis vv qui lui servent de charnière (V. fig. 9).
- La section verticale dd' de la partie mobile est en acier; elle forme une sorte de tablier, recouvrant antérieurement tout le chariot, suivant une courbe d’un rayon égal à celui de la circonférence qu’elle parcourt dans son mouvement de rotation (V. fig. 8). L’angle gauche inférieur de ce tablier est échancré obliquement ; celte échancrure permet au chariot, au moment où il rencontre, dans les conditions que nous indiquerons tout à Lheure, un goujon saillant, de s’élever sans secousse sur cet obstacle (V. fig. 10 la position de cette échancrure, par rapport au goujon soulevé, à l’instant où commence le contact de ces deux pièces).
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- La plaque horizontale L’de la lèvre mobile est traversée par un vis verticale ü* (fig. 6 et 8), qui sert d’unique liaison électrique entre les lèvres supérieure et inférieure.
- A l’état ordinaire, la pièce mobile L’ retombe par son propre poids sur la lèvre inférieure L1 où elle est pressée fortement par un ressort plat d’acier r2, dont l’action doit maintenir à la fois une communication suffisante entre le pied de la vis vl et la plaque L’, quand le manipulateur est au repos (état de réception) et entre la surface de frottement dd’ et le goujon soulevé, lorsque l’appareil transmet (fig. 5,11). .
- La lèvre supérieure communique toujours, par l’intermédiaire de la partie haute A de l’axe du chariot avec le massif de l’appareil et la ligne.
- 2° Lèvre inférieure. — C’est une plaque en cuivre coudée L', attachée invariablement à l’axe du chariot. Du côté où elle est assujettie à l’axe, en L elle est séparée de la lèvre supérieure par une lame isolante d’ivoire ou à’ébonite (O- Ces deux lèvres n’ont donc entre elles qu’une seule communication métallique par la pointe de la vis de contact vl (fig. 6) de sorte qu’elles sont complètement isolées l’une de l’autre, lorsque la pièce mobile est soulevée (fig. \ I). En n, au point d’appui du pied de la vis u', est soudé un petit fragment de platine ; ce métal, peu oxydable, comme chacun sait, assure, plus facilement que tout autre, le passage des courants, qui s’effectue d’une lèvre à l’autre par ce point seul.
- (t) L’ébonite, imitation de l’ébène, est une substance duie, très-isolante, obtenue par un mélange dé trôis parties dé soufre Ôt ciûq de caoutchouc.
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- Le prolongement inférieur de la plaque U constitue le pi’vot même A’ de l’arbre du chariot, et c'est par cet intermédiaire que cette lèvre est mise en relation électrique permanente avec le ressort r’, la vis Y1 et la terre (fig. 6).
- 3° Pièce isolée. —La pièce spéciale en acier pp’ (fig. 6, 8, 42) disposée en avant du chariot, sous la lèvre inférieure, est séparée de celle-ci par une lame d’ivoire ou d’é. bonite V. On la nomme ordinairement pièce isolée, parce que seule, parmi toutes celles du manipulateur, elle ne sert point au passage de l’électricité. Elle affecte sensiblement la forme d’une S très-allongée, couchée horizontalement, comme on peut le voir fig. 4 2 et 13.
- Durant le mouvement circulaire du chariot, qui l’entraîne dans sa course, sa surface inférieure p* rase, mais sans le toucher, le plan horizontal supérieur kk* de la boîte cylindrique (fig. 6). Antérieurement elle comprend trois lignes principales 1,2,3 qui, durant une révolution du chariot tracent trois circonférences concentriques, mais de rayons inégaux (fig. 13, 20, et suiv-.).
- Ligne 4 : — Le pointa?, qui tient la tête dans la marche du chariot, laquelle s’effectue dans le sens de la flèche, reste toujours de niveau avec l’extrémité inférieure « des 28 rainures au-dessus desquelles il passe successivement; de a? à a?’ la pièce est taillée latéralement en biseau.
- 2e Ligne : àe x’ h y est une courbe de longueur égale et parallèle au bord inférieure de la lèvre mobile dd\ qui recouvre environ 4/3 des trous à goujons.
- 3e Ligne : de y à y’ la pièce se prolonge en un talon saillant à courbe concave, dont le point extrême y passe toujours perpendiculairement au-dessus de la partie médiane m des ouvertures de la boîte cylindrique.
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- La fonction terminale de la pièce isolée consiste à rejeter le goujon en arrière, hors de la portée de la lèvre supérieure du chariot, après chaque envoi de courant, afin d’éviter les émissions intempestives qui se produiraient, quand l’opérateur laisserait la touche abaissée trop longtemps; mais on verra plus loin que chacune des surfaces ococ , oc y , yy\ a un rôle spécial à remplir à l’égard des goujons, avant, pendant et après l’émission.
- Goujons. — Le chariot pivote, on le sait, au centre d’une boîte où sont réunies 28 pièces d’acier, appelées goujons. Cette boîte cylindrique, en cuivre, est encastrée dans la table qui sert de support à tout le bâti de l'appareil. La plaque supérieure cc\ (fig. 4 4 et 14 bis), formant couvercle, repose dans un plan parallèle à la surface supérieure TT de la table. A son centre est fixée une couronnes isolante de buis ou d’ébonite ee’, au milieu de laquelle est assujetti l’étui métallique où s'introduit leressortà boudin qui soutient le pivot inférieur A’ de l’axe du chariot.
- Suivant une circonférence concentrique à celle tracée par le chariot dans son mouvement sur son arbre, les plaques supérieure ce' et inférieure DD’ sont taraudées verticalement en trous ovales t, fi, fi etc,, dont la longueur occupe la direction de rayons allant du centre aux extrémités de la boîte. Ces rainures se correspondent deux à deux, de haut en bas, suivant des lignes perpendiculaires aux deux plans horizontaux du cylindre creux. Elles sont sur chaque plaque au nombre de 28, et livrent passage chacune à un goujon, auquel elles doivent servir à la fois de support et de guide. Les goujons sont donc tous rangés en cercle au-dessous du chariot à égale distance de son centre de révolution o et également espacés les uns des autres.
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- On peut voir, à l’inspection des fig. 15 et 15 bis qui les reproduisent en grandeur naturelle, que chaque goujon présente par son plan vertical la forme d’un parallélogramme rectangle abdc, échancré à sa base en efi et à son sommet en jhg. A ces deux points il offre donc un épaulement gh et ef.
- Quand le manipulateur est au repos (fig. 15), l’échancrure fid s’engage dans un des trous de la surface correspondante DD’ du cylindre creux, qu’elle dépasse un peu pour appuyer sa base id sur l’un des 28 leviers en fer commandés par les touches du clavier. L’épaulement ef sert à limiter sa course de haut en bas et le maintient au repos, dans une situation fixe. L’échancrure hjb pénètre dans le trou supérieur du couvercle de la boîte, et sa tête }b reste de niveau avec la surface ss\ tant que l’opérateur ne touche pas au clavier. Cette échancrure ne remplit que le tiers du trou qui la reçoit (1). Chacune de ces languettes d’acier est maintenue ou ramenée à sa position d’inertie, indiquée fig, 15, parla traction d’un petit ressort à boudin en acier ou en laitonrH lequel, s’accrochant d’un côté vers le milieu du goujon en rx, va se fixer de l’autre côté en r, suivant une ligne oblique vers le centre inférieur de la boîte.
- Le cylindre creux métallique et les 28 goujons qu’il contient ont une communication électrique fixe avec l’un des pôles de la pile de départ, au moyen d’un fil qu’une vis retient en (fig-. 15).
- (1) Le modèle de goujon que nous décrivons ici est celui du système primitif; par sa simplicité, il facilite la démonstration. Nous aurons soin, après avoir exposé les inconvénients que l’expérience a fait découvrir dans ces organes, de faire connaître la forme et le fonctionn ement des goujons perfectionnés.
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- Clavier [touches et leviers). — Le clavier qui reçoit l’action directe de l’opérateur, est solidaire de la marche du chariot, attendu qu'il a pour fonction de déterminer le soulèvement des goujons que la lèvre mobile doit successivement rencontrer. Nous avons vu précédemment qu’il se compose de 28 touches, nombre égal à celui des languettes de la boîte cylindrique (fig.16.) Les touches sont disposées en avant delà table sur laquelle s’appuie tout le système,horizontalement, comme celle d’un piano, les unes à côté des autres,sur deux rangs de 1 4 chacun. Celles de la série postérieure sont noires et font saillie entre les autres; celles de la série antérieure sont blanches. Ces alternances de relief et de couleur ont leur importance ; elles rendent la recherche des lettres plus facile et contribuent ainsi à la rapidité de la manipulation.
- Vingt-six touches portent chacune, incrustés à leur surface supérieure, une lettre et un chiffre ou autre signe d’usage
- arithmétique ou orthographique, comme | g q g....... eyC' £
- (fig. 16). Les lettres y sont rangées suivant l’ordre adopté sur la roue des types, dans le sens de l’alphabet ordinaire, en allant de gauche à droite sur les touches noires, puis de droite à gauche sur les blanches. L’É fait seul exception; il a été substitué au W qui, occupant primitivement sa place normalè, fut plus tard supprimé sur le clavier et la roue des types (I). Restent deux touches qui ne sont marquées d’aucun signe particulier; l'une est située entre l’A et le Z, l'autre intercalée entre le V et l’É. Elles correspondent à des espaces vides, ménagés sur le pourtour de
- (1) Le W occupe la place de l’É sur le clavier et la roue des types dans les appareils utilisés par certaines administrations étrangères, particulièrement en Allemagne et en Angleterre.
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- la roue des types, entre les mêmes caractères, et sont destinées, comme nous le verrons plais loin, à produire les Mânes qui doivent séparer sur la bande de papier deux mots ou nombres conséculifs.
- Les lames de bois qui constituent les touches sont toutes engagées, à leur extrémité postérieure, dans une tringle métallique TT perpendiculaire à leur longueur (fig. 17)* qui leur sert de point d’appui et de pivot. Des tuteurs en fer t, t\ enfoncés inférieurement dans la substance de chacune d’elles, guident leur mouvement vertical et ne leur permettent pas de se déplacer horizontalement.
- Chaque touche porte, encastrée perpendiculairement à la partie inférieure de son extrémité libre L, une forte vis V dont la tête plate présente une large échancrure abc diri gée dans le sens de la longueur de la touche.
- Immédiatement au-dessous du clavier sont rangés 28 leviers, formés par d’épaisses lames de fer, pouvant basculer aisément dans le sens vertical, autour d’un axe dont chacun d’eux est muni, vers sa partie médiane M. Ces leviers se prolongent sous la table de l’appareil et sont contournés de façon à venir d’un côté se placer au-dessous des 28 touches (fig. 16) et de l’autre au-dessous des 28^goujons. Hans cette situation, l’un des bras B de chaque levier (fig* 17) s’engage à frottement doux dans la rainure abc de la tête de vis V fixée à la touche correspondante!’; l’autre B’ passe librement dans une échancrure verticales de la couronne métallique qui termine inférieurement le cylindre creux, renfermant les goujons.
- Le mouvement vertical de la touche se .transmet donc au levier, et celui-çi communique à son tour une impulsion semblable au goujon qui repose sur lui. Les échan-
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- crures,dans lesquelles se meuvent les extrémités antérieure et postérieure des leviers, sont nécessaires pour assurer une marche régulière à leur déplacement vertical ; elles les empêchent de vaciller à droite ou à gauche des points qu'ils doivent normalement parcourir, afin que la même touche fasse toujours soulever le même goujon et un seul à la fois.
- Le clavier tout entier (touches et leviers en fer) est soutenu par une forte plaque en fonte fixée sous la table (fig. 18).
- Position des diverses pièces du manipulateur, quand aucun courant n'est transmis. — Après avoir décrit la forme et exposé le but de chacune des parties qui entrent dans la composition du manipulateur, nous devons analyser les fonctions de cet ensemble (chariot, goujons, clavier) et indiquer le rôle spécial joué par chaque pièce, pendant le travail le plus simple de ia manipulation, c’est-à-dire durant une émis-sion de courant.
- Résumons d'abord les situations au moment où l’appareil est en action, mais sans transmettre.
- Le mécanisme d’horlogerie, animé, grâce au poids moteur, d'un mouvement continu, rendu uniforme par l'influence du régulateur, entraîne l’axe horizontal de la roue des types, lequel, par l’intermédiaire d’un engrenage à roues d'angle R* R, fait tourner l’arbre vertical AA’ supportant le chariot (fig. 6, 7). Celui-ci pivote donc au centre de la boîte cylindrique, dans le sens indiqué par la flèche /(fig. 9 et 12).
- La lèvre mobile L’ (fig. 6) abaissée par son propre poids et par l’action de son ressort d’acier r2, appuie sa
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- DU TÉLÉGRAPHE HUGHES, ris de contact v\ sur la lèvre inférieure Li, réunissant ainsi la ligne, reliée à la partie supérieure A du chariot et la terre qui aboutit a la vis Vl. La ligne de frottement dd’ du tablier de la lèvre mobile coïncide alors avec le milieu de la face antérieure de la pièce isolée (fig. 6, 13 et 20 bis.), dont elle masque, à une distance de 1/2 mm. environ, toute la longueur x’y (partie médiane, fig. 13) et décrit, dans son mouvement circulaire, une circonférence placée un peu en arrière de l'extrémité a de la fête des goujons au repos.
- La pièce isolée, emportée aussi dans la rotation du chariot, tourne au-dessus du disque kk' (fig. 6) dont elle rase de très-près la surface, recouvrant successivement (fig. 13), par ses trois courbes xx\ a/y, yy’, tous les points de la longueur am de chacune des 28 rainures.
- Les goujons occupent, dans leur boîte, la position d’inertie indiquée précédemment (pag. 33). Les leviers en fer, ainsi que les touches qui les commandent, conservent, an repos, leur situation horizontale (fig. 15 et pag. 34, 35).
- Jeu des diverses pièces du manipulateur, à chaque émission de courant. — Si f °n pose le doigt, avec une légère pression, sur l’extré-mité libre a d’une touche T (fig. 19), celle-ci s’abaisse et, Par l’intermédiaire de la vis échancrée v, entraîne dans s°n mouvement de descente le bras antérieur B du levier 9ni obéit à son action ; celui-ci basculant autour du point 0 fait, par suite, relever le bras postérieur B’, de la même quantité. Le bras B’, en se déplaçant de bas en haut, Pousse dans le même sens le goujon g dont la base b est appuyée sur lui. Le goujon glisse alors verticalement dans ^es deux rainures r,r5 de la boîte, qui le guident, jusqu’à
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- ce que son épaulement supérieur h rencontre la surface inférieure ss’ du disque. Cet obstacle limite, pour le moment, son mouvement ascensionnel et met fin provisoirement à la descente de la touche T opérée par la pression du doigt de l’opérateur. Mais déjà le goujon, émergé hors de la rainure r, se trouve relevé au-dessus du niveau de la surface extérieure kk’ du disque d’environ 2mm. Les choses restent en cet état, tant que le chariot, dans son mouvement de rotation, est encore à distance du goujon ainsi soulevé.
- Au moment où la pièce isolée arrive en présence de ce goujon, son plan incliné xx' heurte d’abord le point n (fîg. 20, 20 bis, 20 ter), et repousse progressivement le goujon en arrière jusqu’à ce que le point n se trouvé vis-à-vis du point x’ (figé 21, 21 bis). Le goujon touche alors la partie échancrée a de la lèvre mobile (fig. 21, 21 bis, 22 ter), qui grimpe sur cet obstacle, en*se séparant de la lèvre inférieure (terre).
- C’est à partir de cet instant que le courant de la pilejabou^ tissant au goujon, traverse toute la partie haute du chariot, le massif de l’appareil, les bobines et la ligne (fig. 26) (1). Le chariot, continuant d’avancer (fig. 22,22 bis, 22 ter), toute la surface de contact ab du tablier de la lèvre mobile passe sur le goujon *, celui-ci est soutenu antérieurement, pendant ce temps, par la courbe égale x’y de la pièce isolée qui le maintient dans la même position, durant tout le passage de la lèvre mobile ab. Aussitôt que cette lèvre mobile a glissé tout entière -sur la tête t du goujon, elle retombe sur la lèvre inférieure du chariot, réunissant de
- (1) Oa trouvera plus loin des détails plus complets sur la marche des courants.
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- nouveau la ligne et la terre (fig. 23, 23 bis, 23 ter). Au moment de cette chufe, le courant cesse d’être transmis, et le goujon reste isole'. Ainsi l’émission ne dure que pendant le contact entre le goujon saillant et la surface de frottement de la lèvre mobile.
- Immédiatement après, le goujon est rencontré par le plan incliné yy’ (fig. 23,23 bis, 23 ter), de la pièce isolée, qui l’écarte peu à peu en arrière, jusqu’à l’acculer contre le bord extérieur z de la rainure (fig. 24, 24 bis, 24 ter). Au moment ou s’opère ce dernier écartement, non-seulement le goujon est repoussé hors de la circonférence suivie par la lèvre mobile, mais son épaulement supérieur h, par suite de ce reculement, abandonne la surface inférieure s du disque qui l’empêchait de poursuivre son mouvement ascensionnel. N’étant plus alors retenu par aucun obstacle, le goujon cède à Y action permanente du doigt de l’opérateur et monte une seconde fois, permettant ainsi à la touche de s abaisser de la même quantité.
- Dans cette dernière situation, l’épaulement supérieur h est de niveau avec la surface kk’ du disque et sa tête t, restant en arrière de la circonférence parcourue par la lèvre mobile du chariot, ne peut plus être mise en contact avec elle, tant que la touche correspondante reste abaissée. Cette disposi-Imn a pour but d’éviter la répétition involontaire delà même lettre plusieurs fois ; en effet, l’axe du chariot, tournant avec une extrême rapidité (100 tours au moins par minute sur les lignes ordinaires) repasse très-vite par les mêmes points; il arriverait donc souvent qu’un opérateur inexpérimenté, n’ayant pas assez tôt abandonné la touche abaissée, legoujon, s’il conservait la position indiquée figures 23, 23 bis, 23 ter, serait, après une révolution complète du
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- chariot, rencontré de nouveau par la lèvre mobile et un second courant serait transmis hors de propos à la ligne.
- C’est seulement après avoir senti ce deuxième abaissement de la touche (v. fig. 27), produit par l’élévation complète du goujon après l’émission, que l’on doit relever le doigt appuyé sur cette pièce du clavier, car on est assuré alors que le courant a été transmis pendant la durée normale du passage entier de la lèvre mobile sur le goujon saillant.
- Aussitôt que cesse la pression exercée sur la touche, le bras postérieur du levier B', un peu plus lourd que le bras antérieur B (fig. 19), s’abaisse par son propre poids, faisant ainsi relever le bras B, qui force lui-même la touche à remonter à sa position horizontale primitive (fig. 17). En même temps, le goujon, devenu libre (fig. 25), est tiré de haut en bas par son ressort de rappel ; il glisse dans ses rainures, et son épaulement inférieur f venant s’appuyer sur la plaque correspondante de la boîte, «a tête jb se replace de niveau avec la surface supérieure ss’ du disque. 11 reprend ainsi la position de repos qu’il occupait avant l’abaissement de la touche (fig. 15).
- Il est facile de comprendre que les mêmes faits se reproduisent régulièrement, dans le même ordre, chaque fois qu’on'veut envoyer un courant avec une quelconque des 28 touches du clavier.
- En résumé, l’envoi d’un courant nécessite le déplace* ment vertical d’une touche, d’un levier et d’un goujon, et le mouvement horizontal du chariot.
- Le mouvement de la touche et du levier comprend 3 parties : 1° Abaissement jusqu’à la moitié de sa course, limitée par la rencontre de l’épaulement supérieur du
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- DU TÉLÉGRAPHE HUGHES, goujon et du couvercle de la boîte cylindrique, position qui persiste pendant tout le temps du passage de la lèvre Mobile sur le goujon, c’est-à-dire pendant toute la durée de l’émission. 2° Abaissement à fond, correspondant eu rejet du goujon en arrière par le talon saillant de la pièce isolée. — 3° Redressement d’un seul jet du levier et de la touche quand le goujon revient au repos.
- Le goujon occupe successivement b positions diverses :
- 1° Il est relevé par la touche jusqu’à ce que son épau-lement supérieur l’arrête contre la surface du disque.
- 2° Il est saisi par le plan incliné antérieur de la pièce isolée qui l’écarte pour le mettre exactement sous la lèvre mobile.
- 3° Il est rencontré par la lèvre mobile et soutenu à la même place, pendant la durée de l’émission, par l’arc de cercle médian de la pièce isolée.
- 4° Il est pris et repoussé hors du parcours du chariot par l’extrémité concave de la pièce isolée.
- 5° Il revient au repos aussitôt que la pointe postérieure extrême de la pièce isolée s’est éloignée.
- Le travail du chariot comprend 3 fonctions distinctes :
- 1° La partie convexe de la pièce isolée éca.te le goujon jusqu’à la portée de la lèvre mobile.
- 2° La lèvre mobile monte sur le goujon ; la durée de 1 émission coïncide exactement avec celle du contact de ccs deux pièces, assurée tout à la fois par la pression du doigt sur la touche, l’appui de la partie courbée x’y de la pièce isolée et l’énergie du ressort de la lèvre supérieure.
- 3° La partie concave de la pièce isolée écartî le goujon après l’émission.
- Il importe de remarquer en passant l’snalogie qui
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- existe entre le manipulateur du système Hughes'et tous les manipulateurs usités en télégraphie, en particulier celui de l’appareil Morse. Dans celui-ci, le levier AB (fig. 28) a, par son axe D, une communication permanente avec la ligue, laquelle est mise alternativement en contact, soit avec la pile (transmission), soit avec la terre (réception). Le chariot, à l’appareil Hughes, remplit le même but. En effet, au repos, la lèvre supérieure (ligne) est en contact constant avec la lèvre inférieure (terre) par l’intermédiaire de la vis \l (fig. 6), et l’on peut alors recevoir le courant du correspondant, tandis qu’au moment de la transmission (fig. 26) la terre (lèvre inférieure) reste isolée et la pile {goujon) est mise en communication avec la ligne (lèvre supérieure).
- Nous venons de parler du rôle que joue la pièce isolée à l’égard du goujon, pour préparer et assurer l’émission, et empêcher ensuite les envois de courant involontaires, en imprimant au goujon un mouvement rétrograde. Elle jouit encore d’une propriété très-importante au point de vue de la régularité avec laquelle doit fonctionner le récepteur. Nous avons vu (page 23 et suivantes) que la possibilité sine qua non de transmission dans le système Hughes dépend du synchronisme parfait entre le chariot de l’appareil qui transmet et la roue des types de celui qui reçoit, que le courant doit toujours être envoyé au moment précis où la lettre à reproduire est arrivée en face du cylindre imprimeur. Si le fluide qui provoque l’impression pouvait être transmis en avance ou en retard, le cylindre imprimeur, au poste destinataire, monterait contre la roue des types, dont le mouvement est continu, au moment où le caractère à imprimer l’aurait dépassé ou
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- DU TÉLÉGRAPHE HUGHES, ne serait pas encore parvenu à sa hauteur. Il est donc indispensable que l’envoi des courants soit absolument indépendant de la volonté de l’opérateur, qu’il ait lieu Qutomatiquement, à des intervalles de temps déterminés, que le transmetteur ne puisse ni augmenter, ni diminuer temps que doit séparer 2 courants consécutifs. Pour que ces conditions soient remplies, il suffit que le fluide commence toujours à être transmis au moment où l’échancrure de la lèvre mobile (fig. 10) rencontre le goujon saillant g et, réciproquement, que le goujon qui doit transmettre un courant soit toujours soulevé lorsque l’extrémité gauche e de la surface inférieure de la lèvre mobile arrive au-dessus de la rainure qui contient le goujon. Ce moment coïncide, en effet, avec celui où, dans le récepteur, la lettre transmise, correspondant à ce goujon, est amenée sur la verticale qui passe par le milieu du cylindre d’impression et peut par conséquent, alors seulement être exactement reproduite (1).
- Il ne faut donc pas que le courant puisse être transmis, lorsque, par hasard, on appuie sur une touche quand Line certaine longueur ab (fig. 29), par exemple, de la lèvre Mobile, a déjà dépassé la rainure rr de ce goujon. Car si Ie passage au-dessus du cylindre d’impression de la lettre A, par ex., à transmettre, coïncide avec le moment où le
- (t) Cette coïncidence exacte n’est pas absolument vraie dans la Pratique. Nous l’admettons, pour le moment, par hypothèse, pour simplifier l’étude du jeu de l’appareil. Il existe plusieurs causes de retard qui introduisent un écart assez considérable entre le moment °ù la partie échancrée de la lèvre mobile touche le goujon et celui °à le papier est poussé contre la lettre qui doit s’imprimer. Nous verrons plus tard comment cet écart est corrigé,
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- point a (fig. 30) de la lèvre est de niveau avec la rainure rr du disque, le chariot et la roue des types avançant simultanément de la même quantité, la roue R (fig. 31) aura amené le type B en regard du cylindre imprimeur lorsque le goujon soulevé viendra buter contre la partie b de la lèvre et transmettre un courant à contre-temps par l’abaissement tardif de la touche correspondante.
- Si l’on veut éviter ces effets nuisibles, il faut faire en sorte que les goujons que, par inadvertance, on voudrait soulever dans ces conditions, n'aient aucune action sur la lèvre mobile du chariot, et restent complètement isolés. Car tous les courants tardifs, qui seraient transmis dans ces circonstances, non-seulement feraient soulever en retard la palette au poste de départ, d'où s’en suivrait un déraillement, mais encore, ne circulant sur la ligne que pendant une durée insuffisante, égale à une fraction bc (fig. 31), par exemple, de la longueur totale ac de la lèvre, n’auraient pas toujours le temps nécessaire pour arriver à destination, et laisseraient au contact l'armature de l'appareil extrême, ou bien la feraient soulever après le passage du type à imprimer en regard du cylindre porteur du papier.
- Par suite de la position respective de la pièce isolée et de la lèvre mobile du chariot, cet inconvénient est évité d'une manière absolue. Nous avons vu (page $1) que la pièce isolée recouvre successivement, pendant une révolution du chariot, toute la partie des rainures occupée par la tête des goujons au repos (fig. 13). De plus, la surface de frottement de la lèvre mobile reste, à l’état ordinaire, un peu plus élevée au-dessus du couvercle de la boîte à goujons que la surface inférieure de la
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- pièce isolée (voir fig. 6.). Supposons qu’on abaisse une touche quand [déjà la lèvre mobile est engagée au-dessus de la rainure du goujon correspondant (fig. 32). Cette touche descendra très-légèrement et le goujon s’élèvera de la même quantité, mais ce mouvement sera immédiatement arrêté par la rencontre de la tête du goujon contre la surface inférieure zz’ de la plaque isolée (figure 32 u, 6, c.). On voit que, dans cette situation, le goujon reste en contact avec une pièce complètement isolée du manipulateur et ne peut atteindre la surface de frottement d de la lèvre mobile. Le courant de la pile ne peut donc être transmis à la ligne. Cet état se prolonge tant que dure le passage de la pièce isolée. Aussitôt que celle-ci s’est éloignée, le goujon, devenu libre, achève de monter dans sa rainure, jusqu’au moment où son épaule-ment s’arrête contre la surface inférieure du couvercle de la boîte cylindrique, et ce n’est qu’au retour du chariot, après une révolution complète, que la lèvre supérieure peut, en s’élevant régulièrement sur lui, transmettre entièrement et en temps utile, au poste correspondant, un courant susceptible de provoquer l’impression de la lettre fiu’il représente.
- Grâce à ces importantes dispositions, les courants sont toujours envoyés infailliblement à des intervalles égaux et le temps qui sépare deux émissions consécutives est constamment égal au temps qui s’écoule entre le passage au-dessus du cylindre d’impression des 2 types consécutifs dont on veut opérer la reproduction sur la bande de papier du poste extrême (1).
- (t) Nous supposons, bien entendu, que le synchronisme est réglé d une manière parfaite entre les deux appareils correspondants.
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- Inconvénients des goujons primitifs. — Goujons perfectionnés. — Les goujons, dont nous avons précédemment décrit la forme et analysé les fonctions, sont ceux que M. Hughes a utilisés dans la construction de ses premiers appareils; ils avaient d’abord semblé donner de bons résultats, mais l’expérience a fait bientôt découvrir en eux de graves défectuosités, capables de dénaturer les transmissions, et, par conséquent, de rendre moins sûr le travail du système.
- Nous avons supposé, en indiquant les diverses phases d’une émission de courant, que l’opérateur laissait le doigt appuyé sur la touche pendant toute la durée du passage du chariot sur le goujon correspondant. Si l’on admet qu’à chaque émission cette condition soit exactement remplie, on sera assuré que le courant aura eu le temps nécessaire pour produire son effet et sur l’appareil de départ et sur celui d’arrivée, même à l'extrémité d’un long conducteur, et aura déterminé, en temps utile, le mouvement des armatures qui doit provoquer l’impression. On sait que la propagation du courant n'est pas instantanée, et qu’une émission doit, pour faire mouvoir une palette à distance, avoir une certaine durée variable selon la longueur et l’isolement du fil et la sensibilité des appareils. C’est pour ce motif qu’avec le manipulateur Morse on prolonge les courants en proportion de la longueur et de l’état de la ligne que le courant doit parcourir.
- Pour la même raison, on a donné à la lèvre supérieure mobile du chariot, dans le système Hughes, une longueur suffisante pour permettre au courant, produit par le passage de cette lèvre tout entière sur le goujon, d’agir, avec l’intensité nécessaire, sur un appareil correspondant,
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- DU TÉLÉGRAPHE HUGHES, même à travers une ligne de 1000 kilomètres et plus, On a, du reste, la taculté d’augmenter ou de diminuer encore la durée de toutes les émissions, en donnant au mécanisme tout entier, et par conséquent au chariot un mouvement plus ou moins rapide de rotation.
- Mais, quelle que soit la vitesse utilisée, il est indispen-pensable que le courant, émis par chaque goujon, ait toujours la même durée, qu'à chaque émission la lèvre supérieure du chariot, pendant tout le temps que dure son mouvement de a en 6 soit laissée en relation avec la pile; ou, en d’autres termes, que le goujon qui la touche, reste soulevé jusqu’à ce qu’il soit rejeté en arrière, par le talon extrême de la pièce isolée (fig. 21 et 23). Or il n’en était pas toujours ainsi avec les goujons du système primitif ; ils restaient soulevés seulement pendant la durée de l'abaisse» ment de la touche qui déterminait leur mouvement d’ascension. Cette disposition pouvait amener les inconvénients suivants : Supposons qu’on appuie sur une touche quelconque; aussitôt que l’échancrure de la pièce mobile bute contre le goujon soulevé, l’émission commence et le courant traverse les bobines de l’appareil de départ où il détermine le mouvement de l’armature ; un instant très-court suffit pour produire cet effet; soit ab (fig. 21), la longueur totale de la lèvre mobile. Admettons que celle-ci e« se transportant de a en a’ (fig. 22 ôts), provoque, par son contact avec le goujon, une émission d’une longueur suffisante pour faire fonctionner l’électro-aimant de départ, lequel n’est séparé de la pile que par un bon conducteur très-court et peu résistant. Si à cet instant, c’est-à-dire à 1 arrivée du point a’ sur le goujon, on abandonnait la touche à elle-même, le goujon rentrerait dans sa boîte, la
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- lèvre mobile retomberait sur la lèvre inférieure et cesserait d’être en relation avec la pile, l’émission s’arrêterait, le courant total transmis se réduirait à la courte émission de a en Cette rapide émission aurait suffi pour déterminer l’impression d’une lettre au départ, mais, en raison de la longueur de la ligne, le courant ne serait pas parvenu en quantité suffisante à l’extrémité, pour faire fonctionner l’appareil d’arrivée. Le transmetteur aurait donc sur sa bande une lettre imprimée qui ne serait pas reproduite sur le récepteur et dont ni l’un ni l’autre des deux correspondants ne pourraient contrôler l’absence, surtout quand il s’agit d’envoi de chiffrés, par exemple, ou de mots peu connus, ou de lettres isolées. Supposons qu’au départ soit transmis, de celte façon, le nombre 100; si au dernier zéro la touche n’est tenue abaissée que pendant un instant très-court, le poste destinataire ne recevra que le nombre 10, tandis que le poste de départ aura reçu le nombre 100.
- Cet inconvénient, qui peut avoir des conséquences fort graves dans les transmissions, 'était relativement fréquent dans le maniement des anciens appareils. Il est difficile, en effet, même pour un opérateur expérimenté, à cause de la rapidité de la manipulation, de maintenir toujours la pression du doigt jusqu’au moment précis de l’abaissement final de la touche, c’est-à-dire, jusqu’après le passage entier de la lèvre mobile. Les goujons restaient donc soulevés plus ou moins longtemps pendant le passage du chariot et l’émission était plus ou moins longue, suivant la volonté de l’opérateur ou son degré d’habileté, et, pour ce motif, des lettres reproduites sur l’appareil de départ manquaient souvent à l’appareil d’arrivée.
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- Afin de remédier à ces dangereux défauts, M. Hughes a çté conduit à l’essai de divers perfectionnements, destinés à rendre la durée de l’envoi des courants indépendante de la volonté ou de l’habileté de l’opérateur. Dans ce but, il a appliqué successivement à ses goujons plusieurs dispositions destinées à maintenir, d’une manière automatique, dans leur position d’action, ces organes une fois soulevés par la pression du doigt sur les touches, lors même que ces touches seraient abandonnées à elles-mêmes, avant que la longueur totale de la lèvre supérieure eût dépassé les goujons.
- Nous décrirons seulement ici ceux de ces organes qui ont servi de type aux derniers appareils construits (type de 4869) et qui ont jusqu’ici donné les contacts les plus sûrs (4). On peut voir à l’examen de la figure 33, que la forme générale de l’ancien goujon a été conservée ; on a Sluiplement ajouté à la partie supérieure jh un appendice hkln qui se projette à angle droit en arrière, de façon à constituer une tête plus large qui bouche entièrement les rainures de la boîte cylindrique. Cette tête, à son extrémité libre kl, est taillée en biseau. Pour que cet appendice n’accrût pas sensiblement la résistance de l’organe, une cchancrure d’un poids équivalent a été pratiquée en pqr. La partie inférieure n’a subi aucune altération et présente toujours une échancrure et un épaulement dont le rôle est resté le même. Pour compléter ce perfectionnement, une couronne métallique, taillée en plan inclinée ït (fig. 34), est fixée dans l’intérieur de la boîte cylindrique, à la surface inférieure du disque supérieur et vis-à-vis de l’épau-
- (1) On trouvera, à la fin de ce volume, la description des divers systèmes de goujons employés successivement.
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- lement h de chaque goujon, Remarquons que le plan incliné îY commence environ à 1 millimètre en arrière des rainures, laissant libre une partie de la surface inférieure du couvercle.
- A l’état de repos (fig. 34), le goujon reste, comme toujours, par sa partie supérieure, de niveau aveè le couvercle, de la boîte cylindrique, son épaulement h en face du plan incliné iï. Si l’on abaisse une touche, l’épaulement supérieur h glisse le long «lu plan incliné ii’ et, par suite, est forcé, tout en montant, de se rejeter un peu en arrière (fig. 35). Nous avons vu (pag. 38) que, dans les goujons primitifs, ce premier mouvement de recul était produit par l’action de l’extrémité convexe de la pièce isolée. Ici c’est le doigt de l’opérateur qui détermine ce premier mouvement rétrograde, supprimant ainsi cette partie du travail de la pièce isolée, et par suite diminuant les frottements subis par le chariot, ce qui constitue une amélioration, en laissant libre une minime partie de la force motrice (I). Pendant que le goujon est ainsi rejeté en arrière avant l’arrivée du chariot, le biseau k, qui termine la partie libre de l’appendice horizontal jk, glisse le long du bord excentrique r1 de la rainure, et arrive sur la surface supérieure r1 du disque de la boîte cylindrique, au moment précis où l’épaulement ^s’arrête contre la surface interne de ce disque. Quand le chariot arrive, il trouve le goujon dans cette situation, où le maintient le doigt de l’opérateur (fig. 35). Aussitôt que la lèvre mobile d a grimpé sur sa tête jk, la touche peut être abandonnée sans inconvénient; car, à partir de ce moment, le goujon res-
- (1) La partie convexe de la pièce isolée reprendrait son rôle habituel dans le cas seulement où le plan incliné serait usé.
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- tera automatiquement suspendu dans la même situation (fig. 35.)
- En effet, la pression verticale delà lèvre mobile, provoquée par le ressort qui agit sur elle, tend à faire descendre le goujon dans le sens delà flèche/; mais il ne peut céderà cette tendance, puisque son appendicejk s'appuie en r i sur la surface supérieure du disque.
- D’un autre côté, la traction de son ressort à boudin tend à déterminer sa descente dans le sens de la flèche-/1; il est retenu dans cette tendance par la partie médiane oc’y (fig. 35 bis) de la pièce isolée, contre laquelle il frotte pendant toute la durée du passage de la lèvre mobile.
- Ainsi le goujon reste suspendu et maintient la relation entre la pile et la ligne, pendant le temps nécessaire. Les courants transmis ont donc tous, par ce moyen, infailliblement une durée égale au temps que met la surface de frottement du tablier de la lèvre supérieure du chariot pour traverser une rainure. On est assuré par là que tous les courants, qui ont fait fonctionner l’appareil de départ, sont arrivés au poste correspondant (1), et qu’aucune lettre lroprimée à l’appareil transmetteur ne fait défaut sur le récepteur.
- Une fois l’émission terminée,il peut se présenter deux cas:
- 1° Ou l’opérateur tient encore le doigt sur la touche,
- Si0 Ou il l’a relevé.
- Dans le premier cas (fig. 37) la saillie concave de la pièce ]solée pousse le goujon complètement en arrière (voir p. 39), l’épaulement passe tout entier dans la rainure, et le goujon
- 0)Nous supposons, bien entendu, que l’appareil correspondant est convenablement réglé et que la ligne se trouve dans les conditions normales d’un fonctionnement, régulier.
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- achève de monter, pendant que la touche s'abaisse à fond, et se tient ainsi en dehors du passage de la lèvre mobile, jusqu’à ce que la touche, rendue libre, lui permette de rentrer dans sa boîte sous l’action attractive de son ressort de rappel.
- 2° Dans le deuxième cas, le goujon reprend sa position de repos aussitôt que la partie postérieure de la pièce isolée, après l’avoir entièrement repoussé en arrière (fig. 36), a cessé de le retenir.
- En résumé, ces nouveaux goujons ont l’avantage :
- 1° D’empôcher l’huile et la poussière d’encombrer la boîte aux goujons, l’appendice horizontal obstruant entièrement la rainure supérieure du disque;
- 2° De diminuer les frottements du chariot par le rôle de recul que remplit le plan incliné sous-jacent au disque;
- 3° De régulariser d’une manière permanente la durée des courants, en maintenant les goujons soulevés d’une manière automatique, pendant le passage de la lèvre mobile tout entière.
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- CHAPITRE V.
- MÉCANISME RÉCEPTEUR. — ORGANE ÉLECTRO-MAGNÉTIQUE.
- Rôle du courant. — (Notions générales de magnétisme : — Aimants naturels} artificiels permanents, artificiels instables. — Électro-aimants. — Sens du courant. Effets du sens du courant sur l’aimantation du fer doux).— Description de l’organe électro-magnétique du système Hughes : — (Aimant permanent. — Électro-aimant. — Plaques polaires. — Enroulement du fil des bobines. — Armature). — Effets produits par le prolongement des pôles et le raccourcis-' sement de l’armature. — Effets de l’émission du courant dans le sens normal. — Sens anormal du courant. — Nécessité pour les deux appareils correspondants d’envoyer sur la ligne un courant de nom contraire. — Différence entre les appareils Morse et Hughes relativement au sens du courant. — Effets du courant, des ressorts antagonistes et de l’aimant fixe sur l’armature. — Réglage. —Fer doux mobile. — Réglage au maximum de sensibilité. — Influence des variations du courant. — Dérivation. — Avantage de la dérivation. — Effets du magnétisme rémanent si la dérivation n’existait pas. — Induction (notions générales sur les actions réciproques des courants et des aimants. — Assimilation des aimants aux solê-noïdes). — Exemple de production de courants induits. — Application de ces exemples à l’explication des courants induits du système Hughes — Premier courant induit ou à’éloignement. — Deuxième courant induit ou de rapprochement : moyen de le combattre.
- Rôle du courant.— Dans le système Hughes, l’électricité n’agit que pour déterminer le soulèvement d’une palette ou armature de fer doux, dont le mouvement est rapidement suivi d’un certain nombre de fonctions mécaniques, concourant toutes à l’impression finale d’un caractère.
- Après chaque impression, l’armature, trop éloignée de
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- sa position de repos pour pouvoir y revenir par Peffet seul de l’attraction magnétique, y est ramenée mécaniquement par la rotation de l’un des axes de l’appareil.
- Avant d’entreprendre l’étude de l’organe électro-magnétique spécial adapté à ce système, il nous a paru utile de rappeler ici quelques notions générales qui en pourront faciliter l’intelligence.
- Motions générales de magnétisme : — Aimants 1iatu~ rels. — On trouve dans la nature des masses plus ou moins considérables, d'un minerai particulier (oxyde de fer), qui ont la propriété d'attirer le fer: ce sont des aimants naturels. Si on en plonge un fragment ab (fig. 38) dans de la limaille de fer, on remarque que l’attraction se manifeste surtout vers les deux extrémités libres, a et 6, tandis qu’au milieu n elle est presque complètement nulle. Les extrémités a et b sont désignées sous le nom de pôles et le milieu n de ligne neutre.
- Supposons un de cos corps)a6, taillé comme l’indique la fig. 39, suspendu librement à l’extrémité d’un fil f. On remarque que cet aimant prend toujours une direction déterminée, à laquelle il revient automatiquement quand on l’en écarte, un de ses pôles b se tournant toujours vers le nord de la terre et l’autre avers le sud.
- Si, prenant un aimant ab (fig. 40), ainsi suspendu, qui, au repos, prendrait la même direction que ab de la fig. 39, on approche de lui un barreau semblable a'b’, on voit que le pôle fc’, mis en face de 6, le repousse, tandis qu’il attire le pôle a, quand on l’en approche à une certaine distance (fig. 41). De même, en mettant alternativement a’ en face de a (fig. 4î) et de b (fig. 43) le pôle a sera repoussé, et le pôle b attiré.
- On explique ces effets d’attraction et de répulsion, en admettant que les corps, qui donnent lieu à ces phénomènes, possèdent deux fluides séparés, doués de propriété opposées, désignés sous le nom de fluides magnétiques, les particules d'un même fluide se repoussant et attirant celles du fluide contraire.
- On suppose que chaque molécule du corps magnétique contient les deux fluides, réunis et neutralisés à l’état ordinaire, et séparés quand l’aimantation existe, l’un des fluides se ^portant alors à
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- l’une des extrémités de chaque molécule, le fluide contraire à, l’autre extrémité ; dans ce cas, l’un des fluides est dirigé ou orienté vers l’un des pôles du corps aimanté et le fluide contraire vers le pôle opposé.
- On s’explique l’action directrice de la terre sur les corps magnétiques, en considérant celle-ci comme un vaste aimant naturel, dont les pôles coïncideraient à peu près avec les pôles géographiques. Quand un aimant est libre de se mouvoir^ comme nous l’avons vu fig. 39, il ne s’arrête dans une position fixe que lorsque ses deux pôles sont réciproquement tournés du côté des pôles contraires de la terre. Pour cette raison, on nomme pôle nord ou boréal d’un aimant, celui qui se dirige vers le sud de la terre, et pôle sud ou austral celui qui se tourne vers le nord (1). On appelle par conséquent fluides austral et boréal les fluides orientés vers les pôles de l’aimant qui portent le même nom (fig. 44).
- Aimants artificiels'permanents. — Si l’on frotte un barreau & acier sur un aimant naturel, ce barreau devient, au bout d’un temps très-court, un véritable aimant, dont les fluides demeurent longtemps séparés. Ces aimants ayant, comme les aimants naturels, un pôle nord et un pôle sud, et des propriétés identiques, reçoivent le nom d’aimants artificiels permanents.
- Aimants artificiels instables. — Si l’on place, à proximité d’un aimant permanent a6,un barreau de fer doux (2), a’ô’ (fig. 45), ce barreau acquiert et conserve les propriétés d'un aimant, tant qu’il reste suffisamment rapproché du barreau d’acier, et 8cs pôles sont disposés contrairement à ceux de l’aimant, comme t’indique la figure.
- Si l’on juxtapose les 2 barreaux (fig. 45 bis), l’ensemble
- (1) Ces dénominations sont purement conventionnelles et ne sont Pas adoptées partout. — On appelle aussi pôle nord d’un aimant, celui qui se tourne vers le nord, et pôle sud celui qui se dirige vers le sud de la terre.
- (2) Le fer s’emploie dans l’industrie à l’état de fonte, d’acier et de fer doux. La fonte et l’acier sont du fer combiné avec certaines quantités de carbone et de silicium. Le fer doux est du fer pur; mais °n l’obtient difficilement à l'état de pureté parfaite.
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- forme un seul aimant, muni de 2 pôles contraires, l’un à l’extrémité N de l’aimant permanent, l’autre à l’extrémité S du fer doux. Mais dans les deux cas que nous venons de citer (fig. 45 et 45 bis), le barreau de fer doux perd immédiatement ses propriétés magnétiques et revient à l’état naturel ou neutre, quand on l’éloigne suffisamment du barreau d’acier. Il les reprend, dès que le rapprochement se renouvelle ou que le contact a lieu.
- Le fer doux a donc la propriété de s’aimanter et de se désaimanter très-rapidement. L’acier au contraire s’aimante difficilement, mais conserve pendant longtemps l’aimantation qui lui est communiquée. On nomme force coêrcitive, la force qui fait obstacle à la réunion de deux fluides magnétiques, quand ils sont séparés ; elle agit très-faiblement dans le fer doux et avec une grande intensité dans l’acier. »
- Electro-aimants. — On connaît sous le nom d’électro-aimants, une catégorie spéciale d’aimants artificiels formés sous l’influence des courants électriques.
- Soit un barreau de fer doux y (fig. 46), entouré d’un fil de cuivre recouvert de soie contourné en hélice. Si l’on met une extrémité A de ce fil en communication avec l’un des pôles d’une pile, et l’autre B avec l’autre pôle, le courant électrique circulera dans ce fil, et tant que le courant persistera, le barreau de fer doux y acquerra les propriétés magnétiques, et aura par conséquent en N, par exemple,un pôle nord et en S un pôle sud. Si le circuit vient à être rompu en R, par exemple, la pile cesse de fonctionner, le courant électrique ne traverse plus le fil AB et le fer doux y cesse immédiatement d’être un aimant. Il reprend ses propriétés magnétiques, dès que la communication est rétablie en R.
- On peut donc, à volonté, aimanter et désaimanter un barreau de fer doux en formant ou rompant le circuit d’une pile, dont les deux pôles aboutissent aux deux extrémités d’un fil métallique recouvert de soie, enroulé en hélice autour du fer doux.
- En multipliant le nombre des spires du fil, et employant une pile de force convenable, on peut augmenter progressivement, mais jusqu'à une certaine limite, l’intensité magnétique qui se manifeste aux deux pôles N et S, au moment du passage du cou-
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- Tant. On forme ainsi des aimants artificiels instables, dont la durée est égale au temps du passage du courant électrique autour d'ewx (4). Ces aimants artificiels constituent les électro-aimants, dont l’application forme la base de la plupart des appareils télégraphiques.
- Supposons, en effet, l’électro-aimant A (fig. 47) placé à la station R, à une extrémité de ligne ; à la station T, une pile dont un pôle est mis en communication permanente avec la terre, dont l’autre pôle peut, au moyen d’une manivelle M, être mis à volonté en relation avec la ligne L, terminée par l’électro-aimant A de la station R, dont l’extrémité libre plonge dans la terre. Toutes les fois que la manivelle M viendra s’appuyer sur l’extrémité L de la ligne, le courant circulera à travers le fil de l’électro-aimant, et le barreau de fer doux A sera aimanté ; le courant cessera et l’aimantation de A disparaîtra aussitôt que la manivelle M sera éloignée de L.
- On pourra ainsi, à distance, donner au fer doux A de la station R les propriétés magnétiques par une opération effectuée
- la station T. Supposons un léger barreau de fer doux n’s Pouvant pivoter autour du point o, et retenu, à l’état ordinaire, à uns certaine distance de Télectro-aimant contre l’arrêt a, par la traction d’un ressort r. Toutes les lois que le fer doux A sera aimanté par le courant émis de la ligne, la palette de fer doux n’os’ s’aimantera par influence, aura ses 2 pôles n’s' situés en sens inverse de ceux de l’aimant A, et, en vertu de l’attraction réciproque des deux fluides magnétiques de nom contraire, le pôle s’ sera attiré vers n, pendant tout le temps que Ie courant circulera autour de A. Aussitôt que l’émission du courant cessera, le fer doux A et le fer doux n’os’ perdront tour aimantation, et la palette, cédant à la traction de son
- (1) Cette assertion n’est pas absolument vraie dans la pratique.— é aimantation, communiquée au fer doux par un courant, ne cesse Pas immédiatement avec la fin de l’émission, mais persiste encore on instant appréciable après la rupture du circuit, constituant dans les fers doux un reste de magnétisme connu sous le nom de magné-hsntc rémanent qui disparait progressivement.
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- ressort r, viendra reprendre sa position d’inertie contre l’arrêt a. Comme on peut à volonté, mettre au poste T la ligne en communication avec la pile, on pourra autant de fois qu’on le voudra, aimanter et désaimanter A de la station R et, par conséquent, provoquer un mouvement de va-et-vient de la palette n’os’. Ce mouvement alternatif, convenablement utilisé, produit les signaux dont on se sert en télégraphie.
- Sens du courant. — Pour comprendre plus facilement les phénomènes électriques et magnétiques provoqués par l’action de la pile, on peut admettre que le courant circule dans les fils qui rejoignent ses deux pôles, à la façon d’un gaz ou d’un liquide dans un tuyau, et supposer qu’il a un sens déterminé que l’on pourra désigner par une flèche. On admet qu’il circule toujours du pôle positif (+) au pôle négatif (—) dans le circuit extérieur, et du négatif au positif, dans l’intérieur de la pile comme on le voit (fig.48).
- Effets du sens du courant sur l'aimantation du fer doux. — Le sens du courant présente, comme nous allons voir, une grande importance dans la production des électro-aimants, et il est toujours nécessaire d’en tenir compte dans l’étude de leurs propriétés.
- 4#r cas.— Soit une pile P, mise en relation avec les deux extrémités du fil d’un électro-aimant E (fig. 49) enroulé en hélice de gauche à droite dans le sens de g à d (1), le pôle positif de la pile attaché à l’entrée de l’héiiee en g et le pôle négatif à sa sortie en dAussitôt que les deux pôles + et— toucheront les extrémités g et d ’, le courant circulera dans l’hélice en suivant la voie indiquée par la flèche, entrant par g et sortant par d'. Dans ce cas, le fer doux E s’aimantera avec un pôle nord en n à l’entrée du courant dans la bobine, et un pôle sud en s à la sortie (2).
- (1) Quand le fil entourant un fer doux est disposé en hélice allant de gauche à droite sur la face antérieure du barreau, l’hélice est dite dextrorsum.
- (2) Il est toujours facile, en approchant l’aiguille d’une boussole de l’extrémité du fer doux, de reconnaître la disposition des pôles de l’électro-aimant déterminés par le passage du courant. Les pôles
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- 2* cas. — Si, laissant le fil enroulé autour du fer doux, de la tourne façon que précédemment, c’est-à-dire, de gauche à droite, °n intervertit les pôles de la pile, mettant g en communication avec — (fig. 50) et + avec d\ le courant circulera en sens inverse, il entrera par d’ et sortira par g. Cette fois, le pôle nord 8era en n, à l’extrémité supérieure du fer doux, et le pôle sud eQs, à l’extrémité inférieure.
- On voit par ces deux expériences, que, lorsque le fil est disposé •ta gauche a droite, le pôle nord de l’éleetro-aimant est toujours situé à l’extrémité de l’hélice reliée au pôle positif de la Pile, c’est-à-dire par laquelle entre le courant.
- On peut donc, avec une hélice dextrorsum, changer la disposition des pôles magnétiques d’un éîeclro-aimant, en intervertissant seulement les pôles de la pile, c’est-à-dire, le sens du courant qui traverse l’hélice.
- 3e cas. — Admettons maintenant que le fil qui entoure le 1er doux (fig. 51) soit enroulé de droite à gauche au-dessus du barreau (1), dans le sens de g à d. Si l’on met g en communication avec le pôle positif de la pile, et d'avec le pôle négatif, le courant circulera de g en d\ comme l’indique la flèche, et développera en s, à l’entrée du courant, un pôle magnétique sud, et en n, à la sortie du courant, un pôle nord.
- 4* cas.— Si, laissant le fil ainsi enroulé, de droite à gauche, °n change le sens du courant (fig. 52), en mettant -f- en relation avec d’et — avec g, l’orientation des pôles changera également, et l'on aura le pôle nord de l’électro-aimant à la s°rtie du courant de pile, et le pôle sud à son entrée.
- En résumé, on peut, avec un genre quelconque d’hélice, changer l’orientation des pôles de l’électro-aimant, en intervertissant le sens du courant qui traverse l’hélice.
- 11 sera toujours facile, en connaissant le sens d’enroulement de l’hélice et le sens du courant qui la traverse, de retrouver la Place et le nom exacts de chacun des pôles du fer doux, pendant
- de 1 aiguille seront attirés par les pôles de nom contraire de l’aimant et repousses par les pôles de même nom.
- (1) L’hélice prend, dans ce cas, le nom d’hclicc swistrorsunt.
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- que la pile est en action. 11 suffit d’imaginer, dans ce but, une personne couchée dans le courant, les pieds du côté du pôle positif de la pile, la tête vers le pôle négatif, et le visage re-gardant toujours le fer doux enveloppé.
- Cette personne aura constamment le pôle nord de l’électro— aimant à sa droite, et le pôle sud à sa gauche, en donnant aux pôles d’un aimant les dénominations adoptées pag. 55.
- On peut, en appliquant celte hypothèse aux figures 53,54, 55, 56, qui reproduisent les quatre cas examinés plus haut, vérifier l’exactitude delà méthode que nous indiquons ici.
- Nous allons voir, en étudiant l’organe éleetro-magnétique, utilisé à l’appareil Hughes, l’application des notions élémentaires que nous venons de rappeler.
- Description de l’organe éleetro-magnétique du système Hughes. — Cet organe comprend 1° un aimant artificiel permanent; 2° un électroaimant ordinaire.
- Aimant fixe. — L’aimant fixe ou permanent se compose de 4 plaques d’acier, contournées en forme de fer à cheval, aimantées séparément et juxtaposées ensuite, au moyen de vis, par leurs pôles de même nom. Cet aimant est solidement vissé sous la table qui supporte tout l’appareil, et ses pôles émergent légèrement au-dessus de la surface supérieure ab de ia table (fig. 57). — Supposons que le pôle nord soit en N et le pôle sud en S.
- Eleetro-aimant. — Au-dessus de chacune des branches N et S de cet aimant, et, en contact avec elles, sont installés 2 cylindres de fer doux creux cc’. Par suite de leur liaison avec l’aimant permanent, ces cylindres de fer doux sont polarisés à l’état ordinaire (voir pag. 55 et fig. 45 bis), c’est-à-dire présentent chacun à leur extrémité libre, un pôle magnétique de même nom que celui
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- ^ la branche qui le supporte. Nous avons ainsi un pôle nord en N’ et un pôle sud en S’. Cette aimentation des cylindres de fer doux persistera tant qu'aucune cause étrangère ne viendra l'annuler ou l'amoindrir. Elle est donc constante, à l'état habituel.
- Plaques polaires. — A l’extrémité libre de chaque cylindre de fer doux est vissée une plaque BÂ, aussi en fer doux, disposée horizontalement, la partie libre A tournée vers l'intérieur de l’aimant (fig. 58). Ces plaques ferment le prolongement des pôles des cylindres de fer doux, et jouent, comme nous le verrons tout à l’heure, un rôle important dans le fonctionnement de cet organe.
- Enroulement du fil des bobines. — Autour de chaque cylindre de fer doux est enroulé, dans un sens déterminé, un fil de cuivre recouvert de soie. Si l’on va de bas en haut sur chaque cylindre, on verra que l'enrou-fement est le même sur les 2 fers doux, et que le fil va instamment de gauche à droite au-dessus du barreau (hélice dextrorsum). Nous verrons tout à l’heure que le courant, montant dans la 4re bobine, descendant ensuite dans la 2e bobine, développe aux 2 extrémités des cylindres de fer doux 2 pôles de nom contraire. L’enroulement du fil sur chaque bobine est exactement le même pour tous les appareils Hughes employés (fig. 59). (Voir Plus loin, Partie Pratique. Electro-aimant.)
- Armature. — Sur la surface supérieure des prolongements polaires, repose une palette P ou armature de fef doux.
- Cette palette formant levier, peut, au moment opportun, P*voter autour de 2 pointes de vis VV (fig. 60 ter). Son ^ras antérieur VP reste (fig. 60 bis), à l’état ordinaire, en
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- contact avec les plaques polaires AA des cylindres de fer doux, retenu par l’attraction de l’aimant permanent, tandis que son bras postérieur VZ est sollicité en sens inverse par des ressorts antagonistes R, lesquels doivent exercer une action répulsive un peu plus faible que l’action attractive de l’aimant. La palette est alors un véritable aimant, dont les 2 pôles s’ et n’ sont attirés par les pôles contraires des fers doux polarisés par l’aimant permanent (fig. 60).
- Effets produits par le prolongement des pôles et le raccourcissement de l’armature. — L’armature est plus courte que dans la plupart des appareils, dans lesquels celle-ci se trouve, à l’état de repos, à une certaine distance de l’électro-aimant. Voici le motif de cette réduction. On sait que les pôles vrais d’un aimant, c’est-à-dire, l’endroit où se manifeste le maximum d’attraction, sont situés, non à l’extrémité réelle PP’ (fig. 61 ), mais à une certaine distance de cette extrémité, en pp’, par exemple (1). M. Hughes est le premier qui ait utilisé cette propriété dans la construction des électro-aimants. En additionnant les pièces de pôles sur les cylindres de fer doux, il a pu, après avoir raccourci son armature jusqu’à une certaine limite, faire coïncider exactement les pôles vrais de l’armature pp (fig. 62), avec les pôles vrais des fers doux p’p’, prolongés par les plaques polaires. Il a pu obtenir ainsi, de la part de l’aimant permanent sur la palette, la plus grande attraction possible.
- En effet, supposons d’abord une palette de longueur
- (1) Les. pôles vrais sont à quatre centimètres environ des extrémi lés, quand la longueur de l’aimant ne dépasse pas 20 centimètres Dans les aimants plus courts, ils se rapprochent de l’extrémité.
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- égale à AB (fig. 63). Les pôles vrais de la palette étant en zz’, sont placés à une certaine distance des pôles vrais de l'aimant, situés en aa’.
- Si nous prenons une armature plus courte A’B’ (fig. 64), ses pôles vrais zz’ seront un peu plus rapprochés de ceux de l’aimant aa\
- Si la palette devient égale à À”B” (fig. 95) les 4 pôles vrais seront le plus rapprochés possible.
- Si la palette était raccourcie davantage comme À.”’ B’” (%. 66), ses pôles recommenceraient à s'éloigner de ceux de l’aimant.
- L’attraction qui retient l’armature en contact avec l’aimant, augmentant rapidement au fur et à mesure qu'on approche delà coïncidence exacte des 4 pôles, l’attraction sur A’B’ sera plus énergique que sur AB, elle sera maximum en A”B” et recemmencera à décroître en A’”B”'.
- On voit par là pour quel motif les plaques polaires ont été ajoutées et la palette diminuée de longueur jusqu’à Une limite déterminée.
- « L’armature ainsi raccourcie (comme en A” B” fig. 65)
- * devient excessivement sensible et rapide dans son action. ® Elle travaille avec un effet constant, malgré une va-» riation de courant beaucoup plus considérable qu’il n’est 39 possible avec les arrangements ordinaires d’armature. » La sensibilité à de faibles courants de l’électro-aimant B ainsi disposé, est très-remarquable, un élément de pile ® étant amplement suffisant pour faire fonctionner le » télégraphe imprimant à la vitesse ordinaire de 120 révo-w lutions de la roue des types, 5 lettres par révolution,
- * ou 600 lettres par minute, à travers une résistance de
- * 1 000 kilomètres, avec une perte à la terre des 2/3 du
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- » courant total » (Hughes, Extrait des Annales télêgra~ phiques, septembre et octobre 4864).
- Ainsi donc, à l’état ordinaire, c’est-à-dire, quand aucun courant ne traverse les bobines, l’armature, contrairement à ce qui se passe dans le système Morse, reste en contact avec les pôles de l’aimant permanent prolongés par les fers doux des bobines, comme l’indique la figure 67.
- Effets de l’émission du courant dans le sens normal. — Si nous faisons communiquer le pôle positif d’une pile P avec le fil d’entrée X de la bobine antérieure (4) (fig. 68), et le négatif avec le fil de sortie de la bobine postérieure, le courant circulera autour des cylindres de fer doux, dans le sens de la flèche, et, en vertu des règles énoncées plus haut (v. page 58 4er cas), développera à l’extrémité inférieure n du cylindre de fer doux n° 4, un pôle nord, par conséquent, à l’extrémité libres un pôle sud; de même, sur le fer doux n° 2, le courant (v. p. 59, 2e cas) déterminera à l’extrémité inférieure s un pôle sud et à la partie supérieure n, un pôle nord. Nous aurons donc alors sur les plaques polaires des fers doux (fig. 68), 2 pôles de nom contraire à ceux que leur communiquait précédemment l’influence de l’aimant permanent (v. fig. 57). Cette polarisation nouvelle des cylindres de fer doux diminue, pendant tout le temps que dure le passage du courant dans le fil des bobines, le magnétisme de l’aimant fixe, d’une quantité plus ou moins grande, suivant le degré d’intensité de la pile ; l’armature de fer doux, étant à ce moment moins énergiquement retenue au contact des
- (t) Nous appelons bobine antérieure, celle qui est placée du côté du clavier, et postérieure celle qui avoisine le volant.
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- plaques polaires, par suite de cette diminution de la polarisation primitive, cède à l’action devenue prépondérante des ressorts antagonistes et se soulève (fig. 68, 68 bis).
- Sens anormal du courant. — Le résultat serait tout à fait contraire si, au lieu de faire passer le Courant dans le sens que nous venons d’indiquer, op le disait circuler en sens inverse., Mettons, par exemple, le pôle — de la pile P (fig. 69) en relation avec le fil d entrée X de la bobine antérieure, et le -f- avec le fil de s°rtie X’ de la bobine postérieure. Dans ce cas (v. page 58 Ier cas) le passage du fluide électrique, circulant dans le sans de la flèche, déterminera en «, à la base du fer doux n° 2 un pôle nord, en s à son sommet un pôle sud ; Sljr le fer doux n° f en n\ un pôle nord, en s’, un pôle sud
- pag.59 2e cas),c’est-à-dire une polarisation absolument Semblable à celle que leur communique, à l’état habituel, f Influence de l’aimant fixe (fig. 57). Le magnétisme développé par le courant s’ajoute alors au magnétisme ordinaire dos plaques polaires'et en augmente l’énergie; ce surcroît d’attraction agit sur l’armature de façon à la maintenir plus fortement contre les pôles, au lieu de provoquer son soulèvement, comme doit le faire l’émission du courant dans un sens convenable (fig. 68). Dans ce cas, l’armature ne remplirait pas son but.
- Les aimants permanents, dans tous les appareils Hu-Shes, sont toujours polarisés de la même façon, et le fil des bobines enroulé de la même manière autour des cylindres de fer doux. Ainsi donc, pour que la palette se s°ulève, c’est-à-dire pour que l’impression des lettres, provoquée par ce mouvement ascensionnel puisse se produire, il est essentiel que le courant de la pile circule
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- toujours, dans les bobines de chaque appareil, dans une direction identique, le courant d’émission entrant par la bobine antérieure quand il est positif, et par la bobine postérieure, quand il est négatif.
- Nécessité pour les 2 appareils correspondants de mettre à la ligne un pôle de nom contraire..— Supposons 2 postes en relation, Paris et Lyon. — Si Paris (fig. 70) transmet, il mettra les goujons en communication avec le pôle positif de la pile, l’autre pôle allant directement à la terre dans le poste même, son courant positif circulera dans le sens de la flèche, et, entrant par la bobine antérieure, dans les 2 appareils en relation, déterminera dans les fers doux des pôles de nom contraire à ceux de l’aimant permanent, et fera soulever les 2 armatures. — Quand Lyon transmettra il établira le pôle — de sa pile en communication avec sa bobine postérieure (fig. 71). On voit par là, d’après l’indication des flèches, que le courant, se dirigeant toujours vers la pile sur le prolongement du pôle négatif, parcourt le fil et les bobines des 2 appareils dans le même sens que précédemment, et peut par conséquent provoquer ainsi le soulèvement des 2 palettes.
- Il est donc indispensable que les 2 correspondants se transmettent réciproquement un courant de nom contraire. Un petit commutateur, placé sur la table de l’appareil, permet de faire traverser au courant d’abord la bobine antérieure, puis la postérieure, quand le courant transmis ou reçu est positif, et la postérieure puis l’antérieure, quand il est négatif. Les 2 correspondants s’entendent à l’avance à ce sujet, pour que chacun mette en communication avec les goujons un pôl
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- contraire de la pile et établisse dans les positions voulues les fiches métalliques du petit commutateur.
- Différence entre les appareils Morse et Hughes relativement au sens du courant. — 11 n’en est pas de même à l’appareil Morse. Ici le sens du courant est indifférent. En effet, l’armature étant, au repos, toujours à une certaine distance des pôles de l’électro-aimant, et le fer doux de la bobine n’étant pas d’avance polarisé par un aimant permanent, n’acquiert les propriétés magnétiques qu’au moment du passage du courant et attire alors l’armature quel que soit le sens de propagation du fluide.
- Effets du courant, des ressorts antagonistes et de l’aimant fixe sur l’armature. — Hans l’appareil Morse, il faut, pour attirer la palette à distance, une intensité de courant assez considérable, et la palette étant attirée avec plus ou moins d'énergie, suivant la force plus ou moins grande du courant, les ressorts antagonistes doivent être plus tendus quand le courant devient plus fort et détendus quand il s’affaiblit.
- Le système électro-magnétique de l’appareil Hughes offre sur celui de Morse l’avantage :
- 1° De faire mouvoir l’armature sous l’influence des courants les plus faibles ;.
- 2° De provoquer son mouvement ascensionnel avec une force constante, indépendante de l’énergie des courants;
- 3e De conserver un réglage invariable des ressorts antagonistes, lors même que le courant varie dans des limites assez étendues.
- En effet, l’armature, au repos, est placée sous l’influence de 2 forces parallèles et contraires:
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- ÉTUDE
- \ ° La force attractive de l’aimant permanent qui agit, dans le sens de flèche f sur le bras VP, et maintient la palette au contact ;
- 2° La force répulsive des ressorts R qui agissent eu sens inverse, suivant la flèche f sur le bras postérieur vz et tendent à la détacher des pôles (lig. 60 bis).
- L’armature est donc dans les mêmes conditions qu’un levier de balance.
- Représentons par 20 la force attractive fk l’état de repos de l’appareil, et par 0 la force répulsive f’.
- On peut faire varier la force répulsive entre 0 et 20, moins une fraction aussi minime qu’elle soit; la force attractive f restant prépondérante, la palette sera loujours maintenue au contact des plaques polaires. La force qui oblige la palette à rester au repos sur les pôles des fers doux sera alors représentée par f—/’.
- TABLEAU N#i,
- État de repos (armature au contact).
- Répulsion. Attraction. Différence | en faveur de | l’attraction, j Répulsion. Attraction. Différence en faveur de l’attraction
- 0 20 20 ! 13 20 7
- 1 20 19 1 14 20 6
- 2 20 18 j 15 20 5
- 3 20 17 i 16 20 4
- 4 20 16 17 20 3
- 5 20 15 18 20 2
- 6 20 14 19 20 1
- 7 20 13 19,5 20 0,5
- 8 20 12 ; 19,6 20 0 4
- 9 20 11 | 19,7 20 0,3
- 10 20 10 19,8 20 0,2
- 11 20 9 I 19,9 20 0,1
- 12 20 8 i
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- DU TÉLÉGRAPHE HUGHES.
- Le tableau précèdent indique les diverses modifications qu'on peut, dans ce cas, faire subir aux 2 forces, en lais-sant toujours un excès en faveur de l’attraction.
- Le courant de ligne ayant pour objet d'annuler une Partie de la force attractive de l’aimant, suffisante pour donner la prépondérance aux ressorts antagonistes, et détacher la palette des pôles, il faudra pour provoquer cet eftet de bascule, un courant toujours un peu supérieur à ta différence entre les 2 forces attractive et répulsive, et, c°nséquemment, d’autant plus fort que les ressorts seront •Roins tendus, et d’autant plus faible qu'ils seront plus tandus (c’est-à-dire le contraire de l’appareil Morse). Or voit, en effet, par le tableau ci-dessous (p. 70), que, si tas ressorts ont une force de 1, un courant égal à 19,1 au ^nimum, annulant presque toute la force attractive, sera ^cessaire pour rendre la force répulsive prépondérante et Provoquer le mouvement ascensionnel de l’armature.
- Si, au contraire, la répulsion devient égale à 19, un couvrit très-faible, de 1,1, laissant à l’attraction une énergie *ta 18,9, suffira pour déterminer le soulèvement de l’ar-^ftture.
- Lonc, en donnant aux ressorts le maximum de tension, tas courants les plu? faibles pourront déterminer le déplacement de la palette, et l’organe électro-magnétique aura ainsi atteint son maximum de sensibilité.
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- Etude
- TABLEAU NO 2,
- Indiquant les diverses forces qui agissent pendant le passage du courant (1).
- Force répulsive ou tension des ressorts. Intensité du eourant nécessaire pour faire s'élever l’armature. Force attractive de l’aimant an repos. Force attractive pendant l’émission des cou-. rants.
- 1 49,1 20 0.9
- 2 18,1 20 1,9
- 3 4 7,1 20 2,9
- 4 16,1 15,1 20 3,9
- 5 20 4,9
- 6 14,1 20 5,9
- 7 13,1 20 6,9
- 8 12,1 20 7,9
- 9 11.1 20 8,9
- 10 10,1 20 9,9
- 11 9,1 20 10 9
- 12 8,1 20 11,9
- 43 7,1 20 12,9
- 14 6,1 20 13,9
- 15 5,1 20 44,9
- 16 4,1 20 15,9
- 17 3,1 20 16,9
- 18 2,1 20 17,9
- 19 1,1 20 18,9
- 50 0,1 l 20 19.9
- Réglage. — Le réglage consistera donc, à diminuer» autant que possible, la différence entre les 2 forces con'
- (1) Nous croyons devoir, dans ce tableau, ne pas tenir compte l’influence attractive de l’aimant, qui agit encore pendant le soulèvement, et tendrait à contrebalancer un peu l’énergie répulsive de5 ressorts antagonistes ; car cette attraction de l'aimant sur la palette» diminuant très-rapidemment avec la distance, agit assez faiblement pour être négligée.
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- traire* qui agissent sur les deux bras de l,arnioture} pour ‘lue le moindre courant puisse annuler l'excès de force at~ tractive et que la palette soit mise en mouvement.
- Nous indiquerons tout à l’heure par quel moyen ce ré* gUge, une fois obtenu, reste contant, lors même que le c°urant augmente de force, jusqu’à une limite très-elevée.
- Disons tout d’abord qu’avec un courant très-faible (v* tableau n° 2), 0, 1 par exemple, on peut donner à l’&r-toature, en la détachant des pôles, une force d’impulsion toès-énergique = a 20, la tension maximum des ressorts Antagonistes. Cette énergie de soulèvement a sa raison ^ être dans le rôle mécanique que doit remplir l’armature^ En effet, en se soulevant, elle doit venir buter contre un tovier, appelé levier de détente ou d’échappement, qu’elle ^°it faire basculer, pour mettre en action le mécanisme cWgé d’imprimer la lettre.
- La vitesse d’évolution de l’armature doit donc toujours etre supérieure à la résistance constante du levier qu’elle ‘toit écarter et indépendante de l’énergie variable des courants.
- Avec un électro-aimant dans le genre de celui qu’on e°iploie dans le système Morse, où l’armature, attirée plus °u moins fortement, suivant l’intensité du courant, est encore contrariée, dans son mouvement, par la tension de s°n ressort de rappel, cette force d’impulsion n’aurait pas toujours pu être atteinte et aurait d’ailleurs varié d’énergie, ‘tons le même sens que les courants. L’aimant dont se sert Hughes permet d’obtenir toujours, dans le déplace-^ent de la palette, une impulsion suffisante et qui peut ehe maximum, même avec des courants très-fuibles> cou-
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- ÉTUDE
- rants qui, agissant dans le Morse, ne feraient pas même mouvoir l’armature.
- TABLEAU 3,
- Indiquant les divers degrés du réglage.
- Répulsion. Force attractive au repos. Quantité de force attractive absorbée parle fer doux mobile. Reste de force attractive correspondant aux divers enfoncements du fer doux mobile Intensité du courant nécessaire pour donner la prépondérance ù la force répulsive. État de la force attractive au moment ou passe le courant.
- 1 20 1 19 18,1 0,9
- 2 20 2 18 16,1 1,9
- 3 20 3 17 14,1 2,9
- 4 20 4 16 12,1 3,9
- 5 20 5 15 10,1 4,9
- 6 20 6 14 8,1 5,9
- 7 20 7 13 6,1 6,9
- 8 20 8 12 4,1 7$
- 9 20 9 11 2,1 8,9
- 10 20 9,1 10,9 1,» 9,9
- Nous avons vu précédemment, qu’en donnant aux ressorts une tension de 20 (tabl. n» 2), l’armature se soulevait au moyen d’un courant très-faible = à 0,1, la force de soulèvement de la palette étant alors égale à la tension totale des ressorts, c’est-à-dire à 20. Cette force maximum d’impulsion est supérieure au degré nécessaire à l’armature, pour remplir avec rapidité et exactitude sa fonction mécanique. Il y a d’ailleurs, comme nous le verrons plus tard, intérêt à ne pas l’augmenter outre mesure et à n’uti-liser, au contraire, qu’une tension strictement suffisante.
- Supposons que la tension minimum nécessaire à un onctionnement convenable soit une tension égale à 40*
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- n
- L’attraction de l’aimant permanent étant égale à 20, c’est un courant au moins égal à dix plus une fraction, 10,1, par exemple, qu’il faudrait employer pour détacher l’ar-niature (voirtabl. n° 2).
- Mais une combinaison spéciale permet, dans ce cas, de diminuer préalablement la force attractive de l’aimant permanent, de façon à provoquer le soulèvement de l'armature sous l’influence de courants d’une faiblesse extrême.
- Fer doux mobile. — Chaque appareil est muni d’une petite lame de fer doux AB (fig.72) dont une extrémité B est taillée en biseau, et qu’on peut faire mouvoir à la main, au moyen d’un bouton A situé à l’extrémité opposée.
- Si on fait glisser cette lame sur la table, le long des pôles de l’aimant, à ses points de jonction avec les cylindres de fer doux des bobines, une partie du magné-hsme sera absorbée par cette masse nouvelle de fer doux. (( Une qualité très-importante du fer, dont la liaison avec l’éleclro-magnétisme n’a pas été observée jusqu’ici, est le pouvoir absorbant du magnétisme dans le fer. Cette absorption du magnétisme, ou, en d’autres termes, le pou-v°ir de rendre le magnétisme en partie latent, est très-remarquable dans différentes espèces de fer, et avec le même ^er la quantité absorbée est en raison directe de la masse.
- Si nous posons une pièce de fer sur un barreau aimanté, n°us trouverons que l’aimant supportera un poids moindre (IU auparavant, et la différence sera exactement propor-Lonnelle à la quantité absorbée par la pièce de fer posée Sllr l’aimant (Hughes. Extrait des Annales télégraphiques 110 de septembre et octobre 1864) ». Ainsi donc, plus on enf°nce le fer doux mobile sur les pôles de l’aimant, plus
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- on diminue la force attractive qui maintient l’armature au contact. On -voit, en examinant le tableau n° 3, qu’en poussant peu à peu la lame de fer doux mobile sur les pôles, on diminue progressivement la différence qui sépare l’attraction de la répulsion, différence qui pourra, par suite, être détruite par un courant de plus en plus faible. Ainsi, quand la force répulsive est 3, par exemple, la force attractive est réduite à 15, à l’état de repos ; à 4,9 quand un courant de 10,1 circule dans les bobines; la force répulsive étant égale à 5, devient prépondérante au moment de l’émission et l’armature est détachée. Si l’on donne aux ressorts une force de 10, c’est-à-dire, la tension minimum indispensable pour que l’armature remplisse convenablement sa fonction mécanique, le fer doux étant enfoncé de façon à absorber 9,1 parties de la force attractive, celle-ci se trouve, à l’état ordinaire, réduite à 10,9, et n’est plus que 9,9, quand le courant émis est égal à 1.
- On voit donc, qu’en donnant aux ressorts antagonistes leur force minimum nécessaire, c’est-à-dire une tension de 10, il suffit ensuite d’absorber, au moyen de fer doux mobile, une quantité de magnétisme suffisante pour provoquer le soulèvement de l’armature avec un courant très-faible égal à 1.
- Réglage au maximum de sensibilité. —-
- De ces explications, on peut déduire que, pour régler l’électro-aimant à son maximum de sensibilité, il laut : 1» Donner aux ressorts la tension nécessaire, pour qu'une fois soulevée, la palette fasse basculer promptement U levier d'échappement;—2° Ajouter à l'aimant une quantité convenable de fer doux, pour rendre la force attractive seulement un peu supérieure à la force répulsive »
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- Ainsi réglé, l’électro-aimant fonctionne sous 1 influence de courants très-faibles, qui, avec les arrangements ordinaires adoptés dans les appareils télégraphiques, n’auraient aucune action sur l’armature.
- Influence des variations de courant. — Si le système se bornait aux dispositions que nous avons lndiquées, il offrirait un grave inconvénient. Supposons-le, effet, réglé à son maximum de sensibilité, comme nous v^nons de le voir. Si le courant, d’abord égal à 1, devenait plus fort, il annulerait une trop grande quantité de force attractive, et, le magnétisme, produit par le passage du fluide électrique, persistant encore un’temps plus ou moins long après la cessation de l’émission, la palette, en revenant au contact, ne serait plus retenue sur les plaques polaires avec une attraction égale à celle qui la maintenait avant son soulèvement ; elle ne pourrait donc rester au rePos, la force répulsive étant alors prépondérante, et elle Se soulèverait de nouveau automatiquement, sans qu’un nouveau courant fût transmis. Il faudrait donc, pour que ^ armature pût fonctionner régulièrement, quand le cou-rant augmente, diminuer, à chaque augmentation de l’inusité, la tension des ressorts antagonistes, jusqu’à ce que ^a force répulsive devînt un peu inférieure à l’énergie ahractive de l’aimant, ainsi amoindrie. Or, comme le cou-rant \aiie fréquemment sur les lignes, il serait nécessaire modifier souvent la tension des ressorts, ce qui amène-laû la palette à se soulever avec des forces d’impulsion Variables, défaut nuisible au jeu régulier de l’appareil.
- La combinaison suivante permet de remédier à ces dif-Cuhés, en laissant constant le réglage normal que nous avons déterminé plus hautpour le maximum de sensibilité
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- (p.79), lors même que le courant varierait entre deux degrés très-éloignés, de -I à 100 par exemple.
- Dérivation du courant. — Aussitôt que la lèvre supérieure du chariot vient toucher le goujon soulevé ;fig. 21 et 73), l’émission du courant commence à travers les bobines et sur la ligne. Dès que les bobines ont été traversées par une quantité de courant suffisante pour rompre l’équilibre des 2 forces qui régissent l’armature, celle-ci se soulève et bute contre le levier de détente L, qu’elle fait basculer, et contre lequel elle reste appuyée jusqu’après la fin de l’émission (fig. 74). A partir du moment où l’armature se soulève, le reste du courant, transmis par le passage de la lèvre mobile du chariot sur le goujon, cesse de traverser les bobines et se rend à la ligne par une voie directe. Dans ce but, le levier d’échappement L est relié métalliquement à la partie supérieure du chariot S, et le massif de l’armature M à la ligne (fig. 74). Au moment du soulèvement de la palette, le courant, arrivant du chariot S, se trouve en présence de 2 circuits, pour se rendre sur la ligne :
- 1° L’un, celui des bobines, dont la longueur offre une résistance égale à 120 kilomètres de fil de fer de A mil' limètres de diamètre ;
- 2° L’autre, formé par le contact du levier d’échappement L et de la palette M dont la résistance est insignifiante*
- Or comme, quand le courant se bifurque, la quantit6 qui passe dans chacun des circuits est inversement propro' tionnelle à sa longueur, tout le courant passera directement sur la ligne à travers le circuit très-court sans résistances et cessera de traverser les bobines, depuis le moment du soulèvement de l’armature jusqu’à la fin de l’émission»
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- c’est à-dire tant que l’armature restera soulevée contre le levier de détente. Il n’entre ainsi toujours dans les bobines la quantité de courant indispensable pour faire détacher la palette, le surplus du courant n’ayant ensuite aucune influence sur l’électro-aimant. Si donc le courant se compose de 20 parties et. qu’une partie suffise pour annu-ler l’excès d’attraction qui maintient la palette au repos, , les 19 parties du courant restant s’en iront directement-du chariot à la ligne.
- La quantité de courant qui traverse les bobines étant Estante, c’est toujours la même quantité d’attraction Magnétique qui est annulée, par conséquent la répulsion, c est-à-dire le réglage des ressorts antagonistes ne doit point varier.
- Avantages de la dérivation. Ce système de délation automatique du courant, causé par le mouvement ascensionnel de l’armature, présente des avantages particuliers :
- 1° Au moment où s’établit le circuit de dérivation, le courant n’ayant plus à vaincre, pour se rendre sur la %ne, qu’une résistance diminuée de toute la longueur du fil des bobines de l’appareil de départ, agit plus rapidement SUr l’électro-aimant du poste d’arrivée dont il fait soulever Plus tôt la palette.
- 2° Quand les armatures des deux appareils sont en mou-Vement, le reste du courant d’émission se rend directement ^ la terre aux deux extrémités du fil, ce qui%permet à la %ne de se décharger plus facilement par la suppression ^s bobines des deux appareils, dont la résistance totale e,st cgale à 240 kilom.
- 3° Le courant, à chaque émission du chariot, ne circulant
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- qu’un instant très-court autour des noyaux de fer doux, et les bobines ne recevant plus aucun courant depuis le moment où l’armature se détache des pôles, il se passe, entre cet instant et celui où la palette est ramenée au repos par un moyen mécanique que nous indiquerons plus loin, un temps assez long pour que les fers doux perdent complé*» tement la polarisation magnétique provoquée par le passage du.courant (magnétisme rémanent) et reviennent à leur état naturel, laissant revivre l’énergie totale primitive de l’aimant fixe. En conséquence, quand l’armature revient de nouveau s’appuyer contre les plaques polaires, celles-ci ne subissent plus que l’influence normale de l’aimant permanent et retiennent la palette avec une énergie égale à celle qu’elles possédaient avant l’émission du courant. Si, par exemple, l’attraction magnétique était de 40,9 avant l’émission, et 9,9 au moment du soulèvement, elle sera redevenue égale à 10,9 au moment où l’armature viendra de nouveau se placer au repos. Gomme la force attractive reste constante, la force répulsive, étant primitivement réglée à 10, n’aura pas besoin d’être modifiée.
- Effets du magnétisme rémanent, si la dérivation n’existait pas. — Il n’en serait pas de même si, pendant le mouvement de l’armature, le courant, transmis par la lèvre mobile du chariot, continuait de traverser les bobines pour se rendre à la ligne.
- En effet, la durée du contact entre le chariot et le goujon se termine seulement au moment où la palette revient au repos. Or le magnétisme développé par le courant, subsistant encore un moment après la cessation de l’émission, ce magnétisme continuerait d’annuler une portion de l’attraction de l’aimant permanent, quand la palette viendra)!
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- se reposer sur les plaques polaires. La force attractive, à ce moment, serait donc inférieure à celle qui retenait l'armature avant l’émission, et celle-ci, au lieu de rester sur les pôles, céderait de nouveau sans émission de courant, à la fraction prépondérante des ressorts antagonistes; il serait donc, dans ce cas, nécessaire, pour rétablir la prépondérance de l’énergie attractive, d’affaiblir convenablement la tension des ressorts et, par conséquent, de diminuer la sensibilité de l’armature. D’ailleurs, le magnétisme rémanent augmentant proportionnellement à l’intensité des courants, chaque variation de courant amènerait un changement correspondant dans la tension des ressorts. De plus, l’énergie magnétique de l’aimant fixe étant contrariée à des intervalles très-courts et pendant un temps assez long, cet aimant finirait par s’affaiblir outre mesure et même par perdre complètement son aimantation.
- On voit par là combien est importante la dérivation produite par l’armature en se soulevant; grâce à elle, le rdglage reste constant, malgré des variations de courants c°nsidérables. On peut s’en assurer, en examinant le jeu des électro-aimants de deux appareils installés en ligne. Ces deux organes étant placés en même temps dans le circuit, le courant qui traverse celui de départ est toujours, en raison de sa proximité de la pile, beaucoup plus intense que celui îUl influence l’électro-aimant d’arrivée, placé à l’extrémité d un long conducteur, à travers lequel le fluide électrique va graduellement en se perdant aux divers points de suspension du fil (voir fig. 70, 71). S’il est 9 au départ, n’est plus, en général, que le 1/3, soit 3, et souvent plus faible au poste d’arrivée. Néanmoins on voit qu’un appareil, reglé pour la transmission, l’est aussi pour la réception,
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- c’est-à-dire pour deux courants d’intensité très-inégale.
- Induction. — Ce système électro-magnétique, malgré les avantages que nous venons d’énumérer, exige encore une disposition spéciale pour détruire les effets des courants instantanés connus sous le nom de courants d’induction, qui, sur des lignes de peu d’étendue, troubleraient le fonctionnement régulier de l’appareil et pourraient même rendre toute transmission impossible.
- Pour faciliter, l’explication des perturbations provoquées par les courants induits sur l’organe qui nous occupe, nous placerons ici quelques développements concernant les actions réciproques que les courants et les aimants exercent les uns sur les autres.
- Action des courants sur les courants. — En disposant des fils, traversés par des courants, de façon à les rendre très-mobiles, on reconnaît qu’ils sont soumis aux lois suivantes :
- 4° Deux courants parallèles suffisamment rapprochés AB et CD s’attirent quand ils sont dans le même sens (fig. 75) et se repoussent quand ils vont en sens inverse (fig. 16).
- 2° Deux courants situés obliquement l’un par rapport à l’autre s’attirent (fig. 77), s’ils se dirigent tous deux vers le sommet D de l’angle qu’ils forment ou s’en éloignent, et se repoussent si l’un va du côté du sommet tandis que l’autre s’en éloigne (fig. 78).
- 3° Un courant, circulant sur un fil contourné AB, agit sur un courant rectiligne CD, comme un courant rectiligne qui réunirait ses deux extrémités (voir fig. 79, 80, 84, 82).
- 4° Un courant qui marche dans un sens déterminé, qu’il soit contourné ou rectiligne, agit toujours avec une influence égale et contraire à celle d’un courant qui circule en sens inverse. Soit un conducteur fixe BACD (fig. 83) composé de deux sections AB et CD parallèles. Le courant circule dans ces deux branches en sens inverse. L’action exercée par CD sur un conducteur quelconque placé à sa portée, contrebalancera
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- exactement l'action inverse de AB, bien que ce dernier soit pins court.
- Les règles précédentes permettent de déterminer la position que tendra à prendre un courant mobile placé sous l’action d’un courant fixe.
- Soient un courant fixe xyz, de très-grande longueur, circulant de z en ac (fig. 84), et un courant très-court ab, rectiligne, mobile autour de b et circulant de 6 en a. La portion xy attifera ab (ces deux courants allant dans le même sens) et le torcera à se rapprocher de plus en plus du courant fixe. Admettons que, par suite de cette évolution, ab finisse par prendre la position ba'. A ce point la portion xy repoussera b'a vers z (2e loi, fig. 78); en même temps yz attirera ba’ vers z. Ces deux forces combinées tendront à faire continuer a a’b son mouvement de rotation autour de b et il finira par prendre la Position ba”, etc.
- Un courant mobile, rectangulaire ou circulaire prend aussi one direction déterminée sur l’action d’un courant rectiligne indéfini.
- Soit un courant très-long ou indéfini xy (fig. 85) placé obliquement sous un courant quadrangulaire abcde, mobile autour de deux points kk'; ab sera attiré en avant, suivant la flèche h, par xx\ bc attiré du même côté par x’x”; cd attiré en arrière suivant h’ par x”y\ de attiré dans le même sens Par y'y.
- Le courant tout entier pivotera donc de manière à venir Placer bd parallèlement à xy (fig. 85 bis).
- Si le courant abcd était circulaire, il agirait de la même façon, c’est-à-dire, pivoterait sur lui-même jusqu’à ce qu’il fût dans un plan parallèle au courant indéfini, les deux portions de courant voisines circulant alors dans le même sens (fig. 86). Si le sens du courant indéfini venait à changer, le courant mrculaire pivoterait en sens inverse, jusqu’à ce que, à sa partie mférieure, le fluide marchât dans le même sens que le cou-rant indéfini (fig. 87).
- ^n peut déduire de ces faits la règle générale suivante : Lmce A d’un courant circulaire mobile, c’est-à-dire, la ligne
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- qui traverse son centre perpendiculairement à son plan, se place toujours dans me direction perpendiculaire au cou ant fixe.
- Action des aimants sur les courants. — Un courant mobile rectangulaire prend toujours automatiquement par rapport aux pôles de la terre (considérée comme un aimant), une direction fixe, dans laquelle son plan devient perpendiculaire à la direction de l’aiguille aimantée, son axe étant alors parallèle à cette direction, et le courant circulant de l’est à l’ouest dans la branche regardant le sol (voir fig. 87).
- Un aimant droit, couché dans la direction de l’aiguille aimantée produit le même phénomène sur un courant mobile.
- Les aimants et la terre agissent donc s ir un courant mobile abcd de la même façon qu’un courant fixe yx qui circulerait de l’est à l’ouest soit autour du barreau aimanté, soit autour du globe 'fig. 87).
- Assimilation des aimants aux solénoîdes. Ces effets sont plus intenses, si au lieu d’un seul courant circulaire ou rectangulaire, on en réunit un certain nombre, disposition qu’on peut réaliser dans la pratique, en enroulant en hélice, à spires très-serrées, un fil de cuivre recouvert de soie. On forme ainsi ce que l’on appelle un so énokle (fig. 88) (I).
- Quand on rend cet appareil mobile, il se dirige toujours, pendant que le fluide électrique y circule comme un aimant librement suspendu, une extrémité vers le nord, l’autre vers le sud de la terre. Les solénoîdes ont donc, comme les aimants, un pôle sud et un pôle nord. Quand ils sont orientés, c’est-à-dire quand ils ont la direction sud-nord de l’aiguille aimantée, tous les cercles, à leur partie inférieure, sont parcourus par le courant de l’est à l’ouest.
- Dans les solénoîdes, comme dans les aimants, les pôles de même nom se repoussent et ceux de nom contraire s’attirent; Iss courants qui traversent les cercles extrêmes étant, dans le premier cas, de sens inverse, et dans le deuxième cas de même sens (fig. 89-90 et 75-78).
- Un solénoïde mobile, présenté à un courant rectiligne, se
- (1) Du grec solen tuyau et oidos, forme.
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- PU TÉLÉGRAPHE. HUGHES, 83
- dirigeant de l’est à l’ouest, se comporte comme 'Un courant circulaire, et se place de façon à ce que dans tous les cercles (fig. 87), à la partie inférieure le courant aille de l’est à l’ouest, c’est-à-dire dans le même sens que le courant rectiligne, son axe, c’est-à-dire la ligne qui passe par le centre de tous les cercles, étant alors perpendiculaire au courant rectiligne.
- Les solénoïdes exercent sur les aimants les mêmes actions qu’entre eux, et, réciproquement, les pôles d'un solénoïde orienté attirent les pôles de nom contraire d’un aimant et repoussent ceux de même nom.
- Un aimant peut donc être considéré comme un solénoïde dans lequel les cercles seraient parcourus inféiieurement par Un courant électrique de l’est à l’ouest, quand il aurait la direction nord-sud de la terre.
- De cette analogie, on conclut que Vaimantation du fer est due à une série de petits courants électriques circulant autour des corps magnétiques dans un sens déterminé, comme le courant qui traverse un solénoïde. Dans le fer à l’état ordinaire, ces divers courants qui existent en permanence, circulent dans toutes les directions et par conséquent s’annulent réciproquement ; le fer est alors à l’état naturel ou neutre. Le fer s’aimante, quand pour une cause quelconque (aimant ou fluide électrique) tous ces petits courants circulent dans le même sens ou sont orientés.
- C’est l’effet que produit sur un barreau de fer doux le rapprochement d’un aimant (fig. 45) ou le passage du courant dans la bobine d’un électro-aimant (fig, 46).
- Ces considérations vont nous fournir une explication satisfaisante des phénomènes d’induction qui se produisent à l’appareil Hughes.
- En général, l’induction électrique est la production de courants d'une durée très-courte, naissant dans les fils conducteurs placés sous l’influence des courants électriques °U d’un aimant.
- Exemples de production de courants induits, — Soit
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- un circuit fermé ABGD (fig.91), disposé dans le voisinage d’une portion de conducteur xy traversé en permanence par un courant de pile, dans le sens de la flèche f. — 4° Si on rapproche brusquement xy de ABGD, on remarque, au moyen du galvanomètre B, la production, dans le circuit ABCD, d’un courant instantané circulant dans le sens de la flèche f\ par conséquent de sens inverse à celui de xy. —2° Quand on éloigne xy de ABGD, un nouveau courant, d’une durée très-courte, circule dans ABGD, suivant la flèche /“”, par conséquent dans le même sens que ccy, comme l’indique la déviation de l’aiguille du galvanomètre. Les deux courants instantanés de sens inverse, observés sur ABGD, pendant ces expériences, sont des courants induits ou à'induction.
- Si, dans ces deux expériences, on remplace le courant électrique xy par un aimant polarisé de façon que les courants, que nous avons supposés circuler autour de tout corps magnétique, à la manière des solénoïdes auxquels on les assimile (voir pag. 88), marchent dans le sens xy, les mêmes phénomènes se reproduiront.
- Soit un circuit fermé abcd (flg. 92), et un aimant dont le pôle sud sera en S et le pôle nord en N. Son aimantation peut être considérée comme produite par des courants électriques circulant autour de lui, dans le sens de la flèche f, comme un solénoïde en activité (voir pag. 88) qui aurait ses pôles disposés de la même manière en N et en S (flg. 88). Si l’on approche brusquement cet aimant de abcd, un courant induit, inverse de celui du solénoïde, circule dans abcd, par conséquent dans le sens de la flèche/1. Si l’on relève l’aimant avec rapidité, un deuxième courant induit, inverse du premier, par conséquent
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- de même sens que celui du circuit hélicoïdal, qui est Appose envelopper l’aimant NS, se manifeste en abcd (flèche /”).
- Application de ces exemples à Vexplication des courants lriduits du système Hughes. — Le système électro-magné-*lc[ue de l’appareil Hughes est placé dans des conditions aualogues à celles de l’expérience précédente. En effet, n°us avons en présence : \0 un circuit fermé au moment de 1 émission du courant, celui des bobines, dont une extré-^hté a été mise en relation avec la terre du poste de dé-Part à travers le chariot et la pile, et l'autre avec la terre, au poste d’arrivée, à travers la ligne, l’électro-aimant et le cWiot correspondants (fig. 70) ; 2° une palette en fer ^°ux aimantée par le magnétisme de l’aimant permanent.
- A l’état ordinaire, le magnétisme des fers doux est pro-^'t par l’influence de l’aimant fixe. Soit ab cet aimant, aïant un pôle nord en N ; l’extrémité supérieure du fer ^°üx, ayant au repos un pôle nord en n (fig. 93), sera °rientée comme si, dans le fil qui l’entoure, circulait en Immanence un courant électrique, dans le sens de la ^che f. L’armature (1) restant en contact avec le fer ^°üx n a ses deux pôles placés inversement à ceux des cylindres de fer doux, par conséquent, un pôle sud en $’et Utl pôle nord en n', comme si autour d’elle circulait un cou-latlt électrique allant dans le sens de la flèche f (même Sens que ^ ,jes noyaux de fer doux des bobines).
- ^°Ur s'mP^®er» nous supposerons l’aimant en fer à cheval Placé par un aimant droit muni à sa partie supérieure d’un seul
- cylind
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- ce de fer doux entouré d’une bobine de fil, et Uarmature reentée par un barreau de fer doux également droit superposé au Oindre de la bobine.
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- 1er courant induit ou d'éloignement. — Aussitôt que, cédant à l’action des ressorts antagonistes, l’armature s’éloigne des pôles de l’aimant (fig. 94), un courant d’in* duction de môme sens que celui que nous supposons tourner autour de la palette, par conséquent de sens inverse à celui de la pile (flèche f'), circule dans le fil de la bobine, suivant la flèche f, et va se perdre dans la terre (voir tig. 70). Ce »er courant induit (fig. 94), circulant dans la pile, en sens inverse du courant d’émission, a pour effet : i° d’amoindrir, pendant un temps très-court, l'intensité de ce courant, et, par suite, de retarder son effet sur l’é-îectro-aimant de l’appareil correspondant; 2° de produire sur le fer doux une aimantation de même sens que celle que lui communique l’aimant permanent; cette aimantation supplémentaire s’ajoute à la première et augmente l’attraction qui s’exerce sur la palette.
- Ces divers effets, qui tendraient à nuire au jeu de l’appareil, sont complètement annulés : 1e parce que, au moment où ce courant induit tend à affaiblir le courant d’émission, c’est-à-dire au moment où la palette se soulève, le circuit de dérivation entre la palette et le levier d'échappement s’établit, et le courant augmente considérablement d’intensité par la suppression du passage à travers les bobines (120 kilomètres de résistance en moins)* 2° l’augmentation d’attraction de l’aimant, due au 1er courant induit, n’influe en rien sur l’armature, celle-ci se trouvant alors trop loin des pôles, où elle ne peut être ramenée que par une force mécanique, La palette reste donc soulevée, laissant se produire régulièrement dans le mécanisme les diverses fonctions solidaires de son soulèvement.
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- Gomme on le voit, ce premier courant induit est négligeable (I).
- 2e Courant induit ou de rapprochement. — Mais quand la palette est ramenée au contact des pôles par Un moyen mécanique que nous indiquerons plus loin, elle produit, par ce mouvement de retour de haut en bas, un deuxième courant d’induction, qui circule dans le fil des bobines en sens inverse du premier. Ce 2* courant, que nous indiquons par une flèche /” (fîg. 93), parcourt le fil dans le même sens qu’un courant de pile (courant positif entrant par le bas de'la bobine ou courant négatif entrant par le haut) qui serait transmis à travers les bobines par le goujon ei la lèvre mobile du chariot (fig.9!, flèche f’). Il a donc pour effet comme un courant de pile, de produire, à l’extrémité des cylindres de 1er doux, un magnétisme de nom contraire à celui que lui communique l’aimant permanent, et, par suite, de provoquer irrégulièrement le soulèvement de la palette. Chaque, retour de la palette contre les pôles déterminant la production dans les bobines d’un courant d’induction semblable, on voit que celle-ci, une fois détachée par l’influence d’une première émission du courant de la pile, se soulèverait subséquemment d’une manière indéfinie par l’effet seul du 2e courant induit.
- Ce courant est peu sensible sur les longs conducteurs qui offrent à son passage une très-grande résistance (2), et on peut combattre son influence sur l’ar-
- (1) Nous verrous, en étudiant la marche des courants, que ce pre-IQler courant induit n'est pas toujours absolument négligeable, et comment on peut annuler complètement ses effets,
- f2) L’intensité du courant induit est en raison inverse de la résistance totale du circuit.
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- mature en rendant moins sensible l’électro-aimant, c’est-à-dire en augmentant la différence qui sépare la force attractive de la force répulsive et utilisant par suite une pile plus forte ; mais sur de courts circuits ses effets se traduisent par un déclanchement continu de la palette et rendraient toute transmission impossible, si on ne trouvait un moyen de les annuler complètement.
- Moyen de combattre le courant induit de rapprochement. — Voici par quel moyen M. Hughes a supprimé, d’une manière absolue, ce grave inconvénient.
- Primitivement, pendant toute la durée de l’émission, le circuit, dans les bobines, était constamment fermé, d’un côté par le pivot supérieur du chariot, la lèvre supérieure, le goujon soulevé, la pile et la terre au poste de départ; de l’autre, par la ligne, les bobines, le chariot et la terre, au poste d’arrivée (fig. 70).
- M. Hughes a introduit sur le circuit, entre la partie supérieure du chariot S et la bobine antérieure a, un interrupteur automatique (fig. 96). Dans ce but, une des cames c de l’axe d’impression, qui ne se meut qu’après le soulèvement de l’armature, reste, à l’état de repos, appuyée contre l’extrémité libre d’un ressort r qui communique avec la bobine antérieure. Un instant après le soulèvement de la palette (fig. 97), l’axe porteur de la came c se met en mouvement et la came abandonne l’extrémité libre du ressort r, laquelle reste isolée pendant tout le reste de la durée d’une révolution de l’axe imprimeur. La communication se rétablit entre la came et son ressort, seulement lorsque l’axe imprimeur reprend sa position de repos, c’est-à-dire un moment après que l’armature a repris sa situation sur les pôles, par conséquent après
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- (4) Voir plus loin la marche des courants.
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- CHAPITRE VI.
- ÉCHAPPEMENT.
- Description des diverses pièces de l’échappement : — Levier d’échappement ou de détente ( ressort du levier d’échappement) ; — Axe du volant (volant,— roue de rocket) ;—Axe imprimeur {plaque d’cchap-pement, — cliquet,— plan incliné, — colimaçon), — Disposition des diverses pièces de l’échappement au repos de l’armature. — Jeu des diverses pièces de l’échappement, chaque fois que l’armature se soulève : {Embrayage des axes d'impression et du volant; — retour de l’armature au contact des pôles de l'aimant ; — débrayage ; — utilité du ressort du levier d'échappement).
- Nous avons vu (ch. V) que le courant a pour 'unique effet de provoquer le soulèvement de l’armature. Les diverses fonctions accomplies ensuite dans l’appareil, à la suite de ce soulèvement, et dont le but est l’impression d’une lettre, sont des fonctions mécaniques, réservées à un certain nombre de pièces, mises en mouvement par l’influence du poids qui entraîne tout le mécanisme d’horlogerie.
- Description des diverses pièces de l’échappement. — Une fois détachée du contact des pôles, la palette s’éloigne rapidement, grâce à la poussée que lui communiquent deux ressorts antagonistes, et vient happer avec une certaine force le bras antérieur d’un levier qui repose au-dessus d’elle (fig. 98).
- Levier d’échappement ou de détente. —
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- Ce levier se nomme levier de détente ou à'échappement. Il sert d’intermédiaire entre l’électro-aimant et le mécanisme imprimeur. Il pivote sur un axe AB A/ (fig. 99 bis), qui s’emboîte, comme les autres axes du mouvement d’horlogerie auxquels il est parallèle, entre les deux platines qui supportent tout l’appareil. Il se compose de deux bras égaux CB, G’B (fig. 991, faisant entre eux un angle très-ouvert. Le bras antérieur CB occupe, au repos, une position horizontale et, par conséquent, parallèle au plan de l’armature P; il se termine à sa partie libre, à gauche, par une vis verticale V, retenue dans une position invariable par un contre-écrou E. Cette vis Y qui doit servir de butoir à la palette est réglée de façon à avoir son pied p à une certaine distance (1mm au moins) de l’armature, quand celle-ci est encore au contact des pôles de l’aimant. Cet intervalle, ménagé entre la vis butoir du levier de détente et la palette, est rendu nécessaire pour deux motifs, l’un mécanique, l’autre électrique : 1° l’armature doit, avant de venir frapper contre la vis du levier d’échappement, avoir parcouru un espace suffisant pour posséder, au moment du contact, une assez grande vitesse, et, par conséquent, la force nécessaire pour vaincre la résistance que lui oppose le levier et le faire basculer sans hésitation ; 2° avant que le courant ait produit son effet, c’est-à-dire déterminé l’éloignement de l’armature, aucun point de contact métallique ne doit exister entre celle-ci et le levier de détente, puisque, le levier faisant partie du massif de l’appareil, ce contact déterminerait la formation d’un circuit de dérivation sans résistance, par lequel s’écoulerait tout le courant transmis ou reçu, sans traverser les bobines, et la palette ne pourrait se soulever.
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- Le bras postérieur BC’ du levier d'échappement se termine à sa partie libre, à droite, par des entailles d’une forme particulière. Il présente 1° à la surface supérieure, une saillie ou épaulement vertical e\ 2° une surface courbe nri, partant du pied de i’épaulement et se dirigeant de haut en bas, en allant de gauche à droite; 3° une 2e surface courbe rim, qui, rencontrant la 1re en n’, suivant un angle aigu, court de la droite ri vers la gauche m, où elle est coupée par une forte échancrure verticale. Ces 3 parties portent les noms à?épaulement, courbe supérieure et courbe inférieure du levier d’échappement. Nous verrons tout à l’heure Tutilité de ces diverses dispositions.
- Ressort du levier de détente. — Un ressort d’acier plat H (fig. 100), fixé au moyen de deux vis vv’, sur la pièce coudée P dans laquelle s’emboîte le pivot supérieur de l’axe du chariot (voir fig. 6 bis, pl.VI), presse, par son extrémité libre e, sur une goupille verticale g, engagée à frottement s doux dans le trou d’un appendice horizontal p\ soudé à l’axe B, du même côté que le bras antérieur CB du levier d’échappement. Ce ressort agit donc de haut en bas, suivant le sens de la flèche f, sur le bras antérieur BC de la détente qu’il force ainsi à s’abaisser sur l’armature, quand aucune cause ne vient s’opposer à cette chute. Nous expliquerons plus bas (voir page 102), par quel moyen le bras antérieur du levier reste suspendu comme il convient au-dessus de l’armature au repos, malgré la pression du ressort R (fig, 99).
- Immédiatement au-dessous de la courbe inférieure rim du levier de détente se rencontrent 2 axes solidaires l’un de l’autre; ces deux organes, disposés perpendiculairement au levier, et parallèlement à son pivot ABA’, sont :
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- 1° 1 axe du volant ; 2° Vaxe d'impression ou axe imprimeur appelé aussi arbre des cames.
- Axe du volânt. — L'axe du volant AB (fig. 101), entraîné par l’intermédiaire d’un pignon p (1), qui engrène avec une roue dentée R, fixée à l’axe porteur de la roue des types, tourne d’un mouvement continu. —> L’axe imprimeur, au contraire, dont la rotation détermine l’impression de la lettre, doit tourner seulement chaque fois qu’un courant est transmis ou reçu. Il reste au repos, tant que la palette est maintenue au contact des pôles de l’aimant, et n’est entraîné qu’après le soulèvement de l’armature.
- Le mouvement de l’axe du volant est donc continu, tandis que celui de l’arbre imprimeur est intermittent.
- Nous examinerons ultérieurement comment l’axe du volant peut, lorsqu’il est nécessaire, saisir l’axe imprimeur et lui faire accomplir une révolution entière, et comment, après cette révolution, l’axe imprimeur peut abandonner l’axe du volant, pour reprendre sa position d’inertie.
- L’extrémité A de l’axe du volant pivote dans un support retenu en dehors de l’appareil, à la platine postérieure, par deux vis VV’ ; antérieurement, cet axe est soutenu par une pièce coudée RK qui s’appuie contre la même platine à l’aide d’une vis Vl. Le nombre de dents du pignon p} qui relie cet axe à la roue R, est calculé de façon à le faire tourner 7 fois plus vite que l’arbre de la roue des types, et par conséquent aussi 7 fois plus vite que le chariot (voir pag. 28;. L'axe AB, étant le dernier mobile du
- (t) On appelle pigmn une roue dentée plus petite que celle avec laquelle elle engrène.
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- mécanisme d’horlogerie, est celui dont la rotation est le plus rapide; aussi est-ce sur lui qu’est fixé le volant.
- Volant. — Cet organe consiste en une roue massive, 4’un assez grand diamètre, fortement renflée 5. son périmètre PP. Il n’est pas soudé à l’axe, mais maintenu sur lui au moyen d’une assez forte pression, pour qu’à l’état habituel il soit régulièrement entraîné. Dans ce but, le volant est constitué par un disque PDDP (fig. 101, Coupe horizontale) engagé librement sur une assiette métallique abcd soudée à l’axe, contre laquelle il est comprimé à l’aide d’un ressort bombé circulaire rr, percé de 3 trous, donnant passage à trois vis ; ces 3 vis y, pénétrant dans l’assiette abcd, peuvent être plus ou moins enfoncées et, par suite, déterminer une pression plus ou moins énergique du ressort rr contre le volant DD, et de celui-ci contre le renflement cd. Cette pression doit toujours être suffisante pour que le volant ne se déplace point Par rapport à son axe en mouvement, mais cependant ne *foit point dépasser une certaine limite, facile à déterminer ^ans la pratique (voir Partie pratique). En voici le mo-hf : nous avons expliqué (pages 7 et 8) le rôle des volants *fons la régularisation du mouvement des machines et, en Particulier, dans l’appareil Hughes. Nous croyons inutile revenir ici. Ajoutons seulement qu’en vertu de la ^asse relativement considérable de cet organe et de sa grande vitesse de rotation, l’axe qui le supporte ou quelque pièce délicate du mécanisme pourrait être rompue, Sl fo volant faisait corps avec son axe, dans le cas où une Cause accidentelle viendrait arrêter brusquement le mouraient d horlogerie. En effet, le mouvement existant ou fo vitesse acquise au moment du choc et de l’arrêt subit
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- de l’appareil est une force dont l’action est inévitable ; si elle ne peut contraindre les rouages à tourner, elle s’épuise sur la pièce la plus faible d’un des organes qu’elle peut tordre ou briser. Cet effet se produirait souvent, si l’on ne réservait à la force acquise un autre moyen moins nuisible de s’user. Ce moyen est fourni par la disposition même du volant sur son axe. Au moment d’un choc suivi d’arrêt brusque, toute la vitesse acquise se reporte sur le volant, et le force à tourner (les autres organes restant au repos), pendant un temps plus ou moins long, autour de son axe, jusqu’à ce que le mouvement soit complètement épuisé. On voit que la force appliquée au volant est alors supérieure à celle qui le retient ordinairement lié à son axe, et qu’il peut tourner jusqu’à ce que la force acquiss soit devenue égale à la pression du ressort qui le comprime. C’est à ce moment qu’il reprend sa position d’inertie.
- Houe de rocket d'échappement. — L’axe du volant termine antérieurement par une roue de rochet (1) Rb solidement implantée sur lui, désignée sous le nom de roue de rochet d'échappement. Cette roue est donc animée d’un mouvement continu, comme son axe; sa rotation s’opère dans le sens de la direction des pointes de ses dents, comme l’indique la fig, 101 bis. Du centre de cehe roue, l’axe se prolonge antérieurement en un appendice cylindrique M’, qui pénètre à frottement doux dans ^ partie postérieure de l’axe imprimeur, oü est pratiqué, a cet effet, un évidement convenable uu. A l'état ordinaire quand l’axe du volant est seul entraîné par le mécanisé
- (1) On nomme roue de rochet une roue à dents aiguës, disposé* comme celles d’une scie.
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- d’horlogerie, son extrémité kk’ tourne librement dans la partie creuse de l’axe d’impression, sans déranger l’état d’inertie de cet axe.
- Axe imprimeur. — L’axe imprimeur BB’ (fig. 1 02) est situé en avant de l’appareil sur le prolongement exact de Taxe du volant. Il repose postérieurement sur l’appendice cylindrique kk’ dont il vient d’être question (fig. 101); antérieurement, en N, il passe sous la platine de l’appareil, où il est retenu à frottement doux, par un coussinet II’ (fig. 102 bis), maintenu par deux vis vv. De là il se prolonge en NB’, en dehors du bâti de l’instrument, et l’extrémité libre B’ de ce prolongement pivote sur un support coudé S, attaché au massif par une vis V.
- La partie antérieure NB’ supporte 4 appendices ou cames dont nous étudierons plus loin la forme et les diverses fonctions.
- Plaque d'échappement. — La partie postérieure B, celle 'lui repose sur l’extrémité kk* de l’axe du volant et avoisine la roue de rochet R1 dont il a été question précédemment, s’épanouit en une plaque PP’ dont le plan est perpendiculaire à l’axe. Cette plaque, invariablement unie à l’arbre d’impression, se nomme plaque d’échappement. Elle sert d’intermédiaire ou de trait d’union entre les deux axes qui üous occupent.
- Elle a la forme indiquée fig. 103, qui la représente dans la situation de repos de l’axe imprimeur. Sa partie supérieure P, penchée à gauche de la verticale ooæ passant Par le centre de rotation B de l’axe, porte antérieurement 1111 appendice horizontal ou taquet t, qui s’appuie, quand 1 armature est au repos, contre Yépaulement e du levier de détente.
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- Cliquet d’échappement. — Derrière ce taquet, la plaque d’échappement sert de support à un cliquet cc (fig. 403 bis et ter), mobile sur un pivot/?calé dans la substance de la plaque. Ce cliquet, qu’on nomme cliqaet. d'échappement, est taillé, à sa partie libre inférieure e’, en une série de dents, exactement de même forme et de même grosseur que celles de la roue de rocliet d’échappement Ri qui tourne continuellement au-dessous de lui, à une petite distance et dans le même plan vertical. Seulement, tandis que les pointes de dents du rocliet, considéré à sa partie supérieure, sont tournées vers la gauche, celles du cliquet sont dirigées vers la droite. Ce cliquet est constamment sollicité à se diriger vers le centre de rotation B de l’axe imprimeur, suivant la flèche /", par la pression d'un ressort Courbe d’acier r, retenu en P’ à la partie inférieure de la plaque d’échappement. Quand rien ne s’oppose à l’action de ce ressort, le cliquet descend, en se déplaçant autour de son pivot pf et vient s’emboîter dans les dents de la roue de rochet Ri qui l’entraîne alors, et, avec lui, toute la plaque d’échappement, ainsi que l’axe imprimeur, dans son mouvement de rotation.
- Le cliquet est muni, en arrière de ses dents, d’un doigt horizontal D (fig. 103 ter). Si, avec la main, on soulève cet appendice, dans le sens de la flèche /’ (fig. 403 bis), on éloigne le cliquet des dents du rochet, et toute liaison cesse instantanément entre l’axe imprimeur et celui du volant. Si on laisse brusquement retomber le cliquet, il vient, suivant la flèche f, se cramponner de nouveau sur les dents du rochet, et la liaison entre les deux axes se trouve effectuée (fig. 109). On peut donc, en laissant le cliquet cc céder à la pression de son ressort r, réunir ou, en termes
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- techniques, embrayer l’axe imprimeur avec Taxe du volant et faire tourner ensemble ces 2 mobiles, et, en soulevant le cliquet hors de la portée des dents du rochet, désunir ou débrayer les deux axes.
- Plan incliné d'échappement. — Les mouvements successifs d'élévation et de chute du cliquet, s’opèrent automatu quement par l’intermédiaire d’un plan incliné, nommé plan incliné d'échappement. Cette pièce présente 2 faces ooy, yz inclinées en forme de toit, disposées sur le plan de rotation du doigt D du cliquet (fig. 104). Elle est retenue dans une position fixe, au moyen de 2 vis vv, sur le pont K.K. qui sert de support à la partie antérieure de l’axe du volant (voir fig. 404). Quand l’axe imprimeur tourne, l’appendice D du cliquet ce’ peut descendre le long de la surface yx du plan incliné et monter le long de zy (fig. 104). Quand il glisse librement le long de yx, il finit par rencontrer les dents du rochet Rl qui l’entraîne alors avec lui dans une révolution complète. Lorsque, en terminant sa révolution, il grimpe le long de la surface de droite zy, il force le cliquet d’abandonner les dents du rochet et fait cesser toute liaison avec l’axe du volant.
- Colimaçon. — En avant de la plaque d’échappement PP’, au-dessous de la courbe inférieure n'm du levier de détente (fig. 103), est disposée, autour de l’axe imprimeur B, Une came en forme de renflement demi-circulaire, un peu excentrique, (1) désignée sous le nom de colimaçon. Cette eanie glig' a pour fonction, à un moment déterminé de la rotation de l’axe imprimeur, de provoquer le retour de
- (1) On dit qu’une pièce est excentrique quand son mouvement s’opère autour d’un point placé en dehors de son centre géométrique.
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- l'armature au contact des pôles de l’aimant. Quand on considère Taxe au repos, on voit la pointe supérieure g du colimaçon un peu en arrière de l’échancrure m qui termine la courbe inférieure du levier de détente, disposition qui doit permettre à ce levier de s’abaisser sans obstacle, au moment opportun, jusqu’à l’axe imprimeur B. La came, après avoir enveloppé une partie de l’axe, se termine inférieurement en g\ un peu à droite de la verticale xx qui passe par le centre de rotation B. Les points g et g’ sont les plus rapprochés, et le point h le plus éloigné de l’axe B.
- Disposition des diverses pièces de l’échappement au repos de l’armature. — Lorsqu’aucun courant n’est transmis ou reçu, c’est-à-dire quand l’armature reste au contact des pôles de l’aimant, les différentes pièces que nous venons de décrire occupent les positions suivantes.
- Le bras antérieur du levier d’échappement CB (fig. 99), tendrait à céder à la pression de son ressort R (fig. 100), pour s’abaisser sur l’armature P, mais il est retenu, dans cette tendance, par le taquet t de la plaque d’échappement (fig. 103 et 106) qui, s’appuyant alors contre l’épaule-ment e du bras postérieur, presse de haut en bas suivant la flèche /’ sur la courbe supérieure nn de ce bras, qu’il empêche ainsi de s’élever sous l’action du ressort R, et maintient, par conséquent, la vis de contact Y (fig. 99), suspendue, comme elle doit l’être (voir page 92), à une certaine distance de la palette.
- Le taquet t de la plaque d’échappement, reposant contre l’épaulement de la détente, empêche la plaque PP’ tout entière de céder à l’action de son centre de gravité, situe
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- vers P, qui tendrait à la faire tourner vers la gauche, c’est-à-dire dans le sens indiqué par la flèche /“(fig. 103). En elfet la partie supérieure P de cette plaque, chargée du cliquet (fig. <03 bis), étant plus lourde que la partie inférieure P*, et se trouvant placée, au moment que nous considérons, un peu à gauche de la verticale xx qui passe par son centre de rotation B, est alors dans un état à'équilibre instable, qu’elle abandonnerait instantanément, si Un obstacle ne s'y opposait, et cet obstacle est précisément l’épaulement e de la détente immobile, contre lequel s'appuie le taquet t.
- Dans cette situation de repos forcé de la plaque d’échappement PP’, le doigt D du cliquet ce’ repose sur la face de descente yx du plan incliné (fig. 104 et 106), très-près du sommet y. Son ressort r (fig. 103 bis), qui presse alors de haut en bas (flèche f, fig. 103 bis), le forcerait de glisser le long du plan yx en s’abaissant ; mais il ne peut céder à cette influence, puisque la plaque d’échappement étant complètement mise en arrêt, comme nous venons de le dire, aucune de ses parties ne peut se mouvoir. Les dents du cliquet c’ restent, en conséquence, suspendues à une hauteur suffisante au-dessus des dents du rochet R1, pour ne les toucher en aucun point, et la roue de rochet peut tourner librement, entraînée par l’axe A du volant qui la supporte (fig. 101 et 103 bis).
- A ce moment, la pointe supérieure g du colimaçon reste un peu en arrière de l’échancrure m qui termine la courbe inférieure du levier de détente (fig. 103).
- Ainsi donc, en résumé, tant que la palette reste au repos, c est-à-dire tant qu’une émission de courant n’est point provoquée par l’abaissement d’une touche, la détente re-
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- tient la plaque d’échappement, Je cliquet et par conséquent l’axe d’impression, dans une position d’inertie invariable, tandis que Taxe du volant, dernier mobile du mouvement d’horlogerie, fait tourner continuellement la roue de rochet à une petite distance au-dessous des dents du , cliquet.
- Jeu des diverses pièces de l’échappement, chaque fois que l’armature se soulève. —
- Aussitôt qu’un courant, transmis ou reçu, traverse les bobines dans le sens voulu, l’armature se soulève et vient buter avec force contre la vis de contact du levier d’échappement, grâce à l’impulsion que lui donnent les ressorts antagonistes (fig. 98). Cédant à ce choc, le bras antérieur du levier de détente s’élève, en s’appuyant sur son axe ; le bras postérieur, obéissant à ce mouvemçnt, s’abaisse, entraînant avec lui son épaulement e, qui se dérobe sous le taquet t de la plaque d’échappement; toutes les pièces de cette plaque ainsi que l’axe imprimeur, n’étant plus arrêtées par aucun obstacle, peuvent alors céder aux diverses influences qui tendent à les mettre en mouvement (fig. 1 07). (Ces effets sont indiqués dans les dispositions théoriques de la fig, 105).
- Ces influences ont été multipliées à dessein pour activer le plus possible la liaison des deux axes d’impression et du volant^ et diminuer ainsi le temps écoulé entre V aminée du courant dans les bobines et le moment de l’impression de la lettre; car toute perte de temps entre ces deux li-mites diminuerait le rendement de l’appareil, puisque l’axe imprimeur doit avoir accompli une révolution en* tière, avant qu’on puisse faire une 2e émission de courant, pour provoquer l’impression d’une 2e lettre.
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- Embrayage des axes d'impression et du volant. — Quatre Causes activent l’embrayage des axes d'impression et du volant :
- 1°La plaque d’échappement PF’, devenue libre, descend vers la gauche, suivant f, entraînée par son centre de 9ravité} situé, comme nous Pavons vu, en P, à gauche de la verticale xx (fig. (07).
- 2° Un levier spécial ll\ dont la fonction consiste à faire lancer le papier après chaque impression, ajoute, au Qiême instant, son action à celle du centre de gravité P de la plaque. Ce levier W (fig. 108), à l’état de repos de l’axe imprimeur-, presse, par sa partie /’, sur la surface Rectiligne oblique ab d’une came rivée antérieurement à cet axe, grâce à la traction d’un ressort R, que nous supposerons, provisoirement, retenu en R à la platine anté-rieure de l’appareil. Cette pression s’exerçant en cf de bas en haut, suivant la flèche/) tend à faire tourner la came b
- par suite, l’axe imprimeur et, avec lui, la plaque d’échappement P, dans le sens où doit se produire son mouraient, c’est-à-dire vers la gauche, aussitôt qu’elle peut librement se déplacer.
- 3o En même temps, le cliquet poussé vers la gauche Par ce premier déplacement de la plaque d’échappement, §lhse, en descendant, le long du plan incliné yx (fig. 104 et 109).
- 4° Enfin ce glissement est activé par la pression contante de son ressort r (fig. 109).
- Aussitôt que le cliquet ce’ s’est suffisamment abaissé P°Ur toucher aux dents de la roue de rochet Rl, ses dents SY cramponnent; le rochet Rl, rencontrant cet obstacle SUr sa route, l’entraîne dans son mouvement rapide de
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- rotation, suivant ia flèche f (fig. 109). A partir de ce moment, l’axe imprimeur est embrayé à l’axe du volant et tourne avec lui, comme si ces deux axes n’en formaient plus qu’un seul; car l’embrayage est maintenu solidement, et par l’acuité des dents du cliquet c’ et du rochet Rt qui pénètrent profondément les unes dans les autres, et par l’énergique pression du ressort courbe r sur le cliquet. L’axe imprimeur va donc faire sur lui-même une révolution, avec une vitesse 7 fois supérieure à celle de l’axe de la roue des types et du chariot (voir pag. 97). C’est pendant la durée de cette révolution qu’il exécute, à l’aide des cames fixées à la partie antérieure NB’ (fig. )02), des fonctions multiples que nous analyserons plus tard, et dont l’une consiste à projeter vivement le papier contre la roue des types, au moment où passe au-dessus de lui la lettre qui doit s’imprimer.
- Retour de l'armature au contact des pôles de l’aimant-— Nous avons vu que l’armature, une fois soulevée, ne peut plus, après la cessation de l’émission, être ramenée au contact des pôles par l’influence du magnétisme de l’aimant permanent, la force répulsive des ressorts antagonistes étant alors de beaucoup supérieure à l’attraction de l’aimant, très-affaiblie à cette distance (voir chap. V). H est donc nécessaire de provoquer, par une force mêcaniqu? spéciale, le retour de l’armature à sa position de repos (IJ' C’est l’axe imprimeur qui est chargé de ce soin. Quand celui-ci a accompli la moitié de sa révolution, l’extrémi'e
- (1) L’attraction, exercée par un aimant sur une armature en fe1 doux qui n’est pas en contact avec lui, varie sensiblement en raiso” inverse du carré des distances, c’est-à-dire devient, pur ex., 22=4 plus petite quand la distance devient 2 fois plus grande.
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- ^férieure g* du colimaçon, qui a tourné avec lui, ren-contre la courbe inférieure mri du levier de détente, et, eri vertu de sa forme excentrique g’kg, relève progressivement le bras postérieur C’ (comme l'indiquent les ^ches ff fig. HO). Ce mouvement de montée fait pivoter ^ levier sur son axe B’ et abaisser peu à peu le bras anté-rtaur B’C; la vis de contact V force donc l'armature M, reste'e appuyée contre elle depuis son soulèvement, de se Approcher des pôles de l'aimant, sur lesquels elle finit Par s’appliquer exactement, lorsque la partie excentrique h Au colimaçon, la plus éloignée du centre de rotation B de 'taxe imprimeur, est arrivée sous la courbe inférieure du tavier d’échappement, et a communiqué au bras postérieur ^ son maximum d’élévation et, par suite, au bras antérieur G et à la vis de contact Y leur maximum d'abaissement. Ce Moment coïncide avec l'arrivée de Taxe imprimeur aux fl/4 de îa circonférence qu’il parcourt dans son mouvement Ae rotation (fig. 1 H).
- Débrayage. — Pendant le dernier quart de sa révolu-u°n, l’axe imprimeur doit 1° provoquer le redressement de 'a vis de contact de la détente et la forcer de revenir à sa Position normale d’inertie au-dessus de l’armature;
- rompre sa liaison avec Taxe du volant, pour permettre * toutes les pièces qui le composent de reprendre les posi-ll°ns de repos, d’où les avait fait sortir le soulèvement de ta palette.
- Au moment où l’appendice ou doigt D du cliquet vient toUcher le bas z de la moitié zy du plan incliné, le taquet *)ta la plaque d’échappement rencontre la courbe supé-rieure n’n du levier de détente, en un point i (fig. H 2). même temps que le taquet t avance vers la gauche en
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- passant sur cette courbe, le doigt D du cliquet glisse, montant, le long du plan incliné, dans le sens de la flèche f, et, en s’élevant ainsi, abandonne bientôt les dents de la roue de rochet. .V partir de ce moment, cette roue 000* tinue seule de tourner librement avec Taxe du volant el l’axe imprimeur ne poursuit son mouvement vers sa position d’inertie qu’en vertu de la force acquise ou de l’impulsion qu’il possédé à l’instant où s’effectue le débrayage Celte force doit avoir une énergie assez grande pour permettre à l’axe imprimeur d’achever sa révolution et, paf conséquent, de vaincre les divers frottements qu’il est encore forcé de subir pour parvenir à la situation de repoc où nous l’avons vu précédemment (voir p. 102 fig. 103)-Ces considérations feront comprendre qu’il existe une Vi' tesseminimum de l’axe du volantqu’onne saurait diminue!'» sans nuire au jeu régulier de l’axe d’impression. Si cefl® vitesse était insuffisante, le cliquet, après avoir quitté Ie rochet, ne serait plus animé d’un mouvement assez rapid® pour que son doigt pût remonter entièrement la pent® raide du plan incliné, et il s’arrêterait au bas de la monté® du plan, en produisant, par le frôlement de ses dents contf® celles du rochet, un grincement caractéristique, et to^ embrayage ultérieur avec l’axe du volant serait rendu impossible. On peut s’en assurer, en faisant soulever la palett® soit avec la main, soit par une émission de courant, sfi moment où l’appareil, étant mis en mouvement, n’a p®5 encore atteint la limite de la vitesse normale uniforme.
- Pendant que le doigt D du cliquet s’élève progressif’ ment le long de la montée zy du plan incliné, en se rappr°’ chant du sommet y, le taquet t de la plaque d’échappe' ment /’, qui, dans son mouvement, décrit une circonf®’’
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- rence invariable (marquée par la ligne pointée fig. 112) Autour du centre de rotation B de Taxe imprimeur, ayant Irouvésur son parcours un obstacledanslacourbesupérieure VV du levier de détente, que le colimaçon avait tout à l heure relevée au-dessus de sa position ordinaire de repos 103, 111 et page 106), contraint cette courbe nn' à Abaisser sur son passage suivant la flèche f. — Au fur et a mesure que le taquet avance vers la gauche, il force la c°urbe nn’ et par suite tout le bras postérieur G’ du levier ^ échappement à descendre, fait ainsi pivoter le levier sur S°H axe et relève le bras antérieur ; par ce mouvement d’as-Cension, la vis de contact V (fig 111 ) abandonne l’armature qu’elle avait précédemment ramenée sur les pôles de ^ 'ômant.
- Quand le taquet t (fig. 113) n’est plus qu’à un mm., Aviron de Fépaulement e de la détente contre lequel il ^°it s’arrêter, le doigt D du cliquet est parvenu tout près ^ sommet y du plan qu’il doit franchir pour venir revendre, sur la descente yx de ce plan, sa situation de ïepos. La force acquise de la plaque d’échappement est, à Ce moment, en grande partie usée, par suite du frottement taquetetdu doigt ducliquet, frottement augmenté encore Vr la pression progressive que le ressort'courbe r (fig. 103 exerce sur le cliquet, pendant 3on mouvement d’ascen-Sl°m II peut même arriver que, sous l’influence de ces ^'vers frottements la force acquise soit alors complètement Nantie. Pour obvier à ce manque possible d’impulsion, Sllrvient à cet instant même une force accessoire qui aide axe imprimeur à terminer sans obstacle sa révolution ; je Veux parler de la pression de bas en haut exercée par le le" Vler d’entraînement du papier contre sa came (voir fig. 108).
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- Cette came ab, qui a tourné avec l’axe d’impression, en se rapprochant de sa situation de repos, présente de nouveau sa surface rectiligne oblique ha à l’extrémité libre c du levier VI, et celui-ci renouvelant l’effet que nous avons déjà vu aussitôt après le soulèvement de l’armature (voir pag. 104), comprime encore la came de bas en haut et la force de s’écarter dans le sens du mouvement de l’aXc imprimeur, qu’il tend ainsi à activer. Il supplée donc à la vitesse acquise qui, à ce moment, pourrait faire défaut a # la plaque d’échappement, et lui permet ainsi de parcourir facilement l’espace qui la sépare de son point d’arrêt.
- Grâce aces deux influences, vitesse acquise et impulsion du levier d’entraînement du papier, le cliquet achève de monter le long du plan incliné zy (fig. 113), franchit le soni' met y, et commence à retomber sous la pression de son ressort r, le long de la surface de descente yx ; mais, au même instant, le taquet de la plaque d’échappement t, apr& avoir achevé, en s’avançant sur la courbe nn\ d’abaisser Ie bras postérieur C’ du levier de détente, vient buter contre l'épaulement e, qui l’arrête complètement, et, avec luD toutes les parties de Vaxe imprimeur (fig. 103).
- Utilité du ressort du levier d'échappement. — L’abaissement du levier d’échappement, déterminé par le passage de taquet sur la courbe supérieure n’n se ferait irrégulièrement - et serait souvent exagéré, si une résistance convenable n’était chargée de modérer ce déplacement. Cette résistant est fournie par le ressort de la détente (voir pag. 96), quJ| agissant de haut en bas sur le bras antérieur C, tend à contre" balancer la pression de haut en bas qu’exerce le taquet sur le bras postérieur C’, en passant rapidement sur la courbe n’n. Si cette résistance n’existait pas ou était trop
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- DU TÉLÉGRAPHE HUGHES, faible, le taquet produirait, en rencontrant la courbe n’n ^’il doit abaisser d'une certaine quantité seulement, un choc par suite duquel la courbe en question s’abaisserait d’une manière complète; l’épaulement e étant alors rejeté Plus bas que la circonférence parcourue par le taquet f,celui-Clne trouverait pas de point d’arrêt, continuerait son mouraient de rotation, laisserait le cliquet c’ retomber sur hs dents du rocheè R|, et l’axe imprimeur, embrayé ainsi automatiquement à l’axe du volant, chaque’fois que Ie taquet buterait contre la courbe, tournerait sans cesse sur lui-même.
- On pourrait croire, au premier abord, qu’un temps assez l°ng doit être nécessaire à l’appareil pour accomplir les fonc-hons multiples et compliquées que nous venons de décrire eU détail, ascension de l’armature et du bras antérieur de lu détente, abaissement de l’épaulement du bras postérieur, chute du cliquet, embrayage des deux axes d’impression et du volant,travail des cames (dont nous parlerons plus loin), raPpel de l’armature à l’aide du colimaçon, débrayage des deux axes,redressement de la vis de contact du levier, retourau repos de l’axe imprimeur. Ces mouvements di-vers,si nombreux, se produisent au contraire avec une prodigieuse rapidité. Nous savons en effet que l’axe du volant ihitsept tours pendant que les axes de la roue des types et du chariot, qui sont solidaires, en font un. Si donc la vitesse du mécanisme est réglée de façon à ce que le chariot tourne Raison de 100 tours par minute (vitesse moyenne donnée ^ ^appareil dans la pratique), l’axe du volant fera 700 tours duus le même temps ou un tour dans 1 /700 de minute, h axe imprimeur étant doué d’un mouvement égal apres chaque émission de courant, les nombreuses actions , 7 *
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- qu’il doit produire pendant une révolution seront donc toutes effectuées dans 1/700 de minute, soit environ 0”,0857 ou, en chiffres ronds, moins de 1/10 de seconde (1) !
- (1) Nous ne tenons pas compte ici de la perte de temps que subit l’axe imprimeur pour s’embrayer et se débrayer.
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- CHAPITRE VII.
- AXE DE LA ROLE DES TYPES.
- Pièces supportées par l'axe de la roue des types : — Roue des types (lettres et chiffres. — Mode d’installation de la roue des types). — Roue correctrice (son mode d’installation. — Sa forme. — Relation entre les divisions de la roue correctrice et celles de la roue des types. — Pièces supportées par la roue correctrice : levier inverseur,ressort à coches, cliquet de correction, goupille du cliquet.— *— Effets produits par le déplacement du levier inverseur. — Rôle de la roue de correction. — Game correctrice). — Roue de rocket de frottement (son mode d’installation. — Sa liaison avec les roues de correction et des types). Levier de rappel au blanc (branches supérieure, postérieure, antérieure. — Ressort-lame). — Jeu du levier de rappel (débrayage. — Embrayage).
- L'axe imprimeur, durant chacune des révolutions qu’il accomplit après s’être embrayé à l’axe du volant, doit, au Moyen de 4 appendices ou cames disposés à son extrémité Ultérieure, agir sur un certain nombre d'organes établis SUr l’axe porteur de la roue des types ou dans son voisinage. ^ est nécessaire de connaître la forme de ces divers organes, avant d’étudier le fonctionnement des cames qui doivent bercer sur eux leur action.
- Pièces supportées par l’axe de la roue ^es types. — L’axe de la roue des types est un cylindre Piein A horizontal, qui constitue l’avant*dernier mobile du
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- mouvement d'horlogerie (fig. 414). Il s’emboîte, à la droite des axes du volant et d’impression, entre les deux platines P1 F2 qui supportent tout l’appareil. Comme Paxe imprimeur B, il se prolonge en avant de la platine antérieure Pi.
- Si nous allons d’arrière en avant, nous trouvons fixés sur lui, dans l’espace compris entre les deux platines :
- 1° Une roue dentée R , qui engrène à gauche avec le pignon p de l’axe du volant; nous avons vu (pag. 94) que ♦ la circonférence de la roue R est 7 lois plus grande que celle du pignon p, ce qui permet à l’axe du volant de faire 7 tours pendant que la roue R et son axe A en font 1 ;
- 2°Unpignon p\ qui reçoit son- mouvement continu d’une roue Ri fixée à l’arbre Ai, troisième mobile du mécanisme d’horlogerie;
- 3° Une roue d’angle Râ, disposée tout près de la platine antérieure Pi et engrenant à angle droit avec une roue R3 horizontale, fixée à la partie supérieure de l’axe du chariot; nous savons que la roue Ra transmet son mouvement à la R3 et que ces deux roues, ayant le même diamètre et un nombre égal de dents, sont toujours animées de la même vitesse angulaire, c’est-à-dire se déplacent simultanément d’un angle égal (voir pag. 28).
- Les diverses roues que nous venons d’énumérer sont toutes invariablement calées à l’axe A et aucune ne doit se déplace? par rapport à lui. Il n’en est pas de même de celles dont nous allons nous occuper.
- En avant de la plaline antérieure Pi, l’arbre plein A sert de supporta 3 roues, de forme particulière, qui peuvent, quand il est nécessaire, 1° suivre tous les mouvements de Vaooi A, comme si elles étaient soudées à lui,2° se déplacef
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- DU TÉLÉGRAPHE HUGHES, toutes trois ensemble ou séparément, d'un certain angle, soit à droite soit à gauche, dans leur plan de rotation respectif, ou 5 arrêter complètement pendant que l’axe A poursuit sans obstacle son mouvement de rotation continu et uniforme.
- Ges 3 roues, dont le rôle est extrêmement important dans Ie jeu du mécanisme imprimeur, sont placées dans l’ordre suivant, en allant de l'extrémité antérieure de l’axe A vers ta platine de même nom Pi (fig. 114,119):
- 1° La roue des types FU ;
- 2° La roue de correction ou roue correctrice Rs ;
- 3° La roue de rocket de frottement appelée aussi roue de frottement ou encore roue de rocket de correction Re .
- Houe des types. — La roue des types estune roue en acier trempé, dont le périmètre est partagé en 28-{-28=56 divisions égales (1). Toutes ces divisions sont marquées par des saillies taillées à la circonférence delà roue, placées à egale distance l’une de l’autre, et sur lesquelles sont gravés çu relief les divers types qui doivent être imprimés sur le Papier (fig. 115).
- Une roue à gorge, M. (fig. 4), entourée extérieurement uun tampon de drap imbibé d’encre oléïque, s’appuie con-
- (t) On a. pu remarquer que, dans l’exposé du principe de l’appa-reib nous avons supposé la roue des types partagée à sa circonfé-rence en 28 divisions seulement, comprenant 1 espace blanc, 26 lettres etl point. Telle était en effet la roue des types de l’appareil primitif, dans lequel la reproduction des chiffres était remplacée par les 10 Premières lettres de l’alphabet, précédées d’un signe indicatif, le W.
- hypothèse de la roue ainsi constituée rend le principe de l’appareil P*Us compréhensible, à cause de l’égalité du nombre de divisions (^8) qUe parcourt le chariot transmetteur et de celui des types (28) ^Ue le cylindre d’impression voit successivement passer au-dessus lui. Le perfectionnement qui a permis de doubler le nombre des ^aractères de la roue des types, sans augmenter celui des touches, date seulement de 1862.
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- stamment contre le pourtour de la roue des types, qui l’entraîne dans son mouvement de rotation. Les divers caractères sont, par ce moyen, toujours humectés d'encre. Un ressort à boudin, agissant de haut en bas, maintient une pression suffisante sur le tampon, en évitant les ressauts que produirait, dans sa marche, la rencontre des espaces ou blancs de la roue des types.
- lettres et chiffres. — On distingue sur la roue des types 2 séries spéciales de caractères: 1° la série des lettres) 2° la série des chiffres ou signes usuels (fig. 115).
- Les types de lettres, y compris deux espaces blancs, sont au nombre de 28; ils sont diposés à égale distance les uns des autres, ainsi qu’il suit,en observant l’ordre dans lequel le mouvement circulaire de la roue les amène successivement en regard du cylindre d’impression C’ :
- ABCDEFGHIJKLMN )
- H... Z Y X Éu,„eV DTSBQPOj Entre chacune de ces lettres est intercalé 1 chiffre arabe ou 1 des signes orthographiques et arithmétiques employés dans les transmissions télégraphiques. Les types de cette 2e sériesontdonc aussi espacés également lesuns des autres. Us sont placés entre les lettres de la manière suivante :
- 1A2B3G4D5E6F7G8H9I0J.k|
- ( V = U / T § S — R-f-Q’P!0?N:M;L)/
- ( blanc ) É (X et Y D Z blanc
- Entre le Z et le 1, et entre le Y et la ( , sont ménage's 2 espaces vides appelés blancs, qui tiennent chacun la place d’un chiffre + une lettre — ^ du périmètre total de la roue, c’est-à-dire en tout —.
- Nous avons en résumé, sur le pourtour de la roue des types :
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- U 5
- 1° 1 vide, appelé blanc des lettres, qui forme le point de départ de la série des 26 lettres et qui occupe l’espace de. . 2/56 de cir-2° 26 types de lettres qui occupent l’es- conférence,
- pace de...............................26/56
- 3o \ vide appelé blanc des chiffres, qui forme le point de départ de la série des 26 chiffres ou signes usuels, qui oc-
- cupe l’espace de.........................2/56
- 4o 26 types de chiffres ou signes usuels qui occupent l’espace de..................26/56
- , 2 . 20 , 2 26 56
- Total : 5i -4- gâ + 5« + M = 5» ou 56 divisions égales.
- Si l’on examine sur cette roue Vespace blanc et la série lettres, en faisant momentanément abstraction des Autres signes, on peut admettre qu’elle comprend seulement 28 divisions égales, correspondant aux 28 touches, °u aux 28 goujons au-dessus desquels passe successivement
- chariot.
- Si, au contraire, laissant de côté cette série de types, 011 ne s’occupe que du blanc et de la série des chiffres ou Sl9aes usuels, on peut aussi supposer que cette roue ne Enferme que 28 divisions, c’est-à-dire des divisions en Nombre égal à celles au-dessus desquelles passe le chariot.
- Quand donc la roue des types partira de la série des lettres, elle aura 28 divisions à faire progressivement passer ®tl regard du cylindre d’impression, dans un temps égal a celui mis par le chariot pour opérer une révolution en-^’cre au-dessus des 28 goujons. Ces 2 mobiles, chariot transmetteur) et roue des types ( récepteur), étant animés de vitesses identiques, avanceront simultanément de
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- 4/28 de circonférence, en sorte que, quand le chariot arrivera en face de chacun des 28 goujons, la roue des types aura toujours au-dessus du cylindre imprimeur, sur la verticale, un des 28 types de lettres, et le soulèvement de un quelconque des 28 goujons, par conséquent l’abaissement d’une quelconque des 28 touches déterminera toujours l'élévation du cylindre d’impression contre un des 28 types de lettres, comme si les types de chiffres n’existaient pas.
- Mais si, par un moyen mécanique convenable, nous parvenons à déplacer la roue des types sur son axe, dans son plan vertical de rotation, en l’écartant d’un arc de 1/56 de circonférence, c’est-à-dire de la distance d'une lettre u un chiffre, et si, au moment où ce léger déplacement s’opère, nous faisons partir la roue des types de la position du blanc des chiffres (cet espace blanc étant alors au-dessus du cylindre d’impression), dès ce moment, les 28 divisions de cet ordre passeront alternativement, sur la verti-cale qui traverse le centre du cylindre imprimeur, dans ufi temps égal à celui pris par le chariot pour recouvrir les 28 rainures des goujons. Donc, au soulèvement d’un goujon quelconque correspondra l'élévation du cylindre imprimeur contre un des 28 types de chiffres, et les 28 touches pourront faire à tour de rôle imprimer sur la bande de papier les 28 caractères de cette série.
- Cette simple déviation de la roue des types sur son axe permettra ainsi de reproduire avec une même touche deux signaux différents, et d’imprimer 28 -|- 28 — 56 types aveC un clavier de 28 touches seulement.
- Nous verrons plus tard quels sont les procédés mécani" ques imaginés par M. Hughes pour atteindre ce but aussi simplement que possible.
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- Mode d'installation de la roue des types. — Cette roue Ï4 termine antérieurement l’axe A qui porte son nom. Elle est retenue au moyen de deux vis v, v{ ( fig. H4), à un cylindre creux ou manchon abcd, lequel enveloppe immédiatement l’arbre plein A, en s’engageant sur lui à frottement doux..
- Le bord postérieur ad de ce cylindre creux s’épanouit, suivant un diamètre du manchon en deux prolongements Perpendiculaires a l’axe A, par conséquent parallèles à la roue R4. Ces deux prolongements, solidement [rivés au manchon abcd, forment les deux bras égaux d’un levier Unique ladl'. Ce levier n’a pas reçu de désignation parti-culière ; nous l’appellerons levier du manchon de la roue des types. Cette pièce ladl’, le manchon abcd, la roue des types R', formant un tout invariablement uni, tout déplaçaient effectué sur le bras de levier l, perpendiculairement à l’axe A, se communiquera à la roue des types ft4, qui déviera, dans ce cas, d’un angle déterminé, égal a l’écartement opéré sur le point l du levier. Nous examinerons ultérieurement la piècé spéciale chargée d’agir, au moment opportun, sur l’extrémité du bras de levier l, Pour provoquer ce déplacement, pendant la marche de ^ aXe A (voir fig. fl 6).
- L’extrémité libre antérieure de l’axe A est terminée par Une vis U2, soutenant une rondelle de cuivre r dont les k°rds dépassent légèrement la circonférence de l’axe. Cetle Çndelle empêche la roue des types ïU de sortir de l’axe 9ui la supporte, pendant son mouvement de rotation.
- Houe correctrice. — Sa disposition sur l'axe. — Le manchon d’acier de la roue des types est entouré extérieu-renaent d’un deuxième cylindre creux ou manchon de cuivre
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- mm.\ m2m3, emboîté sur le premier de telle façon que son rebord antérieur m,m2 s’appuie à frottement doux contre la surface qq’ du manchon de la roue des types (fig. 1 14), tandis que son rebord postérieur mm3 supporte une roue de forme particulière Rs nommée roue de correction ou roue correctrice à cause des fonctions qu’elle est chargée de remplir.
- C’est contre la surface postérieure jf de cette roue (fig. 114) que s’appuie le levier //’, soudé au manchon de la roue des types (fig. 116,117), ce levier empêche donc la roue correctrice de s’écarter de la roue des types dans le sens de la longueur de l’axe A ; mais, comme les deux manchons, qui supportent séparément ces deux roues, s’emboîtent l’un dans l’autre à frottement doux, on pourrait modifier leur position respective* perpendiculairement à l’axe, en essayant de les faire tourner en sens inverse l’une de l'autre. La roue des types R*, son manchon ac et son levier II' s’écarteraient alors dans un sens, et la roue de cor* rection Rs ainsi que son manchon mm2 s’écarteraient en sens contraire.
- Sa forme, —La roue correctrice est en acier trempé, son diamètre est un peu plus grand que celui de la roue des types. Sa circonférence est partagée en 28 divisions (fig. 117), marquées par autant de fortes dents, très-aiguës, séparées par de larges intervalles. Chaque dent affecte (en la supposant coupée par un plan perpendiculaire à l’axe A)> la forme d’un triange isocèle (1) abc (fig. 116 bis) dont la base ac repose sur la circonférence de la roue, et dont les
- (1) On sait qu’un] triangle isocèle (du grec skclos, jambe et is°s égal) a seulement deux côtés égaux. Le côté inégal forme la base du triangle.
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- côtés égaux ab, bc sont remplacés par des surfaces légèrement courbées. L’intervalle de deux dents consécutives ou le creux cbde offre sensiblement l’aspect d’un trapèze.
- Relation entre les divisions des roues des types et de correction. — Si l’on ne considère que les dents de la roue correctrice, on peut dire que cette roue comprend seulement 28 divisions également espacées les unes des autres, mais, comme entre chacune des 28 dents est ménagé un Creux, les 28 dents et les 28 creux forment en tout 56 divisions égales.
- En conséquence, si l’on superpose la roue des types à la r°ue correctrice, on peut faire correspondre les 28 types do la série des lettres aux 28 creux de la roue de correc-l'on, tandis que les 28 types de la série des chiffres resteront en face des 28 dents; ou, au contraire, en déplaçant Sur son âxe la roue des types |de 1/56 de circonférence, c est-à-dire de la distance d’une lettre à un chiffre, amener tous les chiffres et signes usuels en face des 28 creux, tandis lue les 28 caractères de lettres viendront prendre place en face des 28 dents.
- Nous verrons plus loin que, au moment où le cylindre 'mprimeur vient toucher un type quelconque, ce type est teujours en face d’un creux de la roue de correction, et l’impression ne peut jamais avoir lieu que sur un des C((ractères de la série dont les 28 divisions correspondent l°utes avec les 28 creux.
- Puisqu’il en est ainsi, pour imprimer alternativement les types de la série des lettres ou ceux de la série des chiffres, ^ suffira de faire, en temps opportun, dévier la roue des types d’un arc de 1/56, pour placer en face des 28 creux ,es types à reproduire sur la bande.
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- La surface cylindrique extérieure du manchon de la roue correctrice est munie longitudinalement c'est-à-dire paralle" lement l’axe A, d'une coche ou entaille bisautée e; cette entaille joue un rôle dans îe rappel au repère de la roue des types unie à la roue correctrice, rappel qu’on doit effectuer avant le commencement de toute transmission (voir pag. 13 et 22 et fig. 122 bis).
- Pièces supportées par la roue correctrice. — A la face postérieure de la roue correctrice sont disposées plusieurs pièces (fig. 117) :
- 1° Le levier du manchon de la roue des types, déjà cité (fig. 116, 117), qui est simplement superposé et non fixé à la roue de correction ;
- Levier inverseur.—2° Un levier coudé, retenu sur la roue correctrice à l’aide d’une vis V, autour de laquelle il peut pivoter, dans certains cas. Cette pièce a reçu le nom levier inverseur des chiffres des et lettres, ou, plus simplement, de levier inverseur. Il comprend deux bras égaux ab, a’ô’,dont les extrémités libres présentent deux saillies SS’. A la partie médiane E, au-dessous de son pivot V, il porte un évidement circulaire ee\ lequel enfourche une des extrémités libres l du levier IV du manchon de la roue des types.
- Ressort à coches. — 3° Un ressort d'acier R, retenu à demeure en v, au moyen d’un vis, et dont l'extrémité libre porte, du côté regardant le centre de l'axe A, deux rainures ou coches n, n’, reliées par un segment de cercle nsn’. Les deux points n, n’ sont distants l’un de l'autre d’un arc égal à 1/59 de circonférence, c’est-à-dire d’un espace égal à celui qui, sur la roue des types, sépare une lettre d’un chiffre (voir pag. 114).
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- Quand on fait dévier, dans un sens ou dans l’autre, le levier //’, son extrémité V taillée en biseau vient se loger dans l’une ou l’autre des coches «ou tant que le levier ne subit aucune impulsion en Z, il est retenu dans une position invariable, par la pression constante du ressort R, *lui agit dans le sens de la flèche /, et la roue des types reste, par ce moyen, solidement assujettie à la roue cor-actrice.
- CHquet de correction.— 4° Un cliquet GG’ analogue au Piquet d’échappement (voir pag. 98) maintenu en G, tout près de la base des dents de la roue correctrice; on le nomme cliquet de correction. La vis G lui sert à la fois de Point d’appui et de pivot. Les dents de sa partie libre sont tournées vers le centre de rotation de l’axe A. Il est contaminent pressé et contraint de se diriger vers le centre A par un ressort courbe d’acier r, fixé aussi à la face posté-rieure de la roue de correction, au moyen d’une vis vi.
- Quand rien ne s’oppose à l’action de ce ressort, le cliquet cédant à son impulsion, s’abaisse par sa partie libre G’, du c°té du centre A, et rencontre dans cette chute une roue de r°chet R$ dont nous allons parler et sur les dents de la 'lOelle il doit se cramponner (fig. 119).
- Goupille du cliquet. —Le cliquet porte, dirigé horizon-cément du côté du massif de l’appareil (fig. 116 ter), Une goupille saillante g dont le rôle est de tous points Semblable à celui que remplit le doigt D du cliquet d’é-cCppement (voir pag. 98). Cette goupille rencontre,à cer-Cns moments, un plan incliné mobile, qu’on peut à vo-^lé interposer sur son passage, pendant qu’elle tourne *Vec son cliquet, solidaire du mouvement de la roue cor-rectrice; dans ce cas, la goupille monte sur ce plan in-
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- cliné, en élevant avec elle les dents du cliquet jusqu’à une hauteur déterminée, et les force d’abandonner les dents de la roue de rochet avec laquelle elles engrènent habituellement.
- Effets produits par le déplacement du levier inverseur, — A l’état ordinaire une des extrémités S, par exemple, du levier inverseur aba’b' fait toujours saillie dans le creux n° 1 des deux dents dd de la roue correctrice, tandis que l’autre extrémité S’ reste de niveau avec la base des dents d’d’ de la même roue* en regard du creux no 6, séparé du premier n° 1 par 4 autres creux (2,3,4,5).— Dans cette situation, l’extrémité l du levier II’ s’emboîte exactement dans l’évidement E du levier inverseur, tandis que le bras 1’ reste enfoncé dans la coche n’ du ressort d’arrêt R. Ce ressort maintient ainsi, dans une position invariable par rapport à la roue de correction le levier IV et, par conséquent le manchon t et la roue des fypes qu’il supporte ; de plus le bras l, appuyant également contre les bords ee' de l’évidement E, empêche le levier inverseur d’abandonner son état actuel de repos.
- Si, avec le doigt ou la pointe d’un tournevis (1), on appuie fortement surlasaillie S, dans le sens delà flèche fv Ie bras ab s’enfonce et la saillie S finit par descendre assez pour être de niveau avec la base des deux dents d d, prenant ainsi la disposition indiquée fig. ^17. Le bras ab et la saillie S s’abaissant, le levier pivote autour de son point d’appui V, et son bras a’ô’, cédant à l’impulsion donnée, s’élève de la même quantité, forçant la saillie S’ de ressor-
- (1) Nous supposons que l’appareil est au repos. Nous verrons pluS loin le jeu cle ces diverses pièces, quand il est en mouvement.
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- tir dans l’intervalle n° 6 à la base duquel il reposait auparavant (flèche fi). Dans ce mouvement de bascule du lc-vier inverseur, le bord e de son évidement a rencontré le bras l du levier //’ qu’il a entraîné dans le même sens, suivant la flèche fs\ par suite, le levier IV tournant autour de Taxe plein A, le bras V se transporte en sens inverse (flèche fa), de la coche w’ dans la coche n, en parcourant la courbe n’sn et faisant, par conséquent, fléchir légèrement le ressort R, dans le sens de la flèche /5.
- L’enfoncement complet de la saillie S du levier inverseur a donc fait déplacer le bras V et par suite la roue des types qui en est solidaire de 1/56 de circonférence (fig. 417).
- Il est évident que si, avant cette déviation, les 28 caractères de lettres reposaient symétriquement en face des 28 creux de la roue de correction (fig. 116), ils se trouveront maintenant en face des 28 dents, tandis que les 28 types de chiffres auront pris leur place vis-à-vis des 28 creux (fig. 117).
- Ce premier déplacement opéré, la roue des types, grâce a l’action constante du ressort R sur le bras de levier l\ reste invariablement unie ët comme soudée à la roue correctrice et la suit exactement dans toutes ses évolutions.
- Si, ensuite, on exerce une pression suivant la flèche /f (fig. 117), sur la nouvelle saillie S’, celle-ci s’abaisse jusqu’à la base des dents d’d’, le levier inverseur pivote autour de V, en sens inverse de son mouvement précédent et lait ressortir la saillie S (flèche fi) dans l’intervalle dd, °u nous l’avons vue tout à l’heure (fig. 116). Dans ce re-cul> le bord e’ de l’évidement refouie le bras l dans le sens de la flèche fs, et l’autre bras /’ revient de la coche n fiansla coche n’ (flèche /4), en déviant d’un arc de 1/56,
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- déviation que subit en même temps la roue des types. Celle-ci aura donc retrouvé sa position primitive par rapport à la roue de correction, ramenant les 58 types de lettres en face des 28 creux, et les 28 types de chiffres vis-à-vis des 28 dents.
- A partir de ce moment, les 2 roues restent solidaires et tournent d’un mouvementcommun, jusqu’à ce qu'uneforce extérieur vienne de nouveau agir sur la saillie S du levier inverseur.
- On voit par ce qui précède que : *
- 1° Si l’on enfonce Yune ou l’autre des saillies SS’ du levier inverseur, on fait dévier la roue des types de 1/56 de circonférence dans son plan de rotation, en l'écartant momentanément de la roue correctrice ;
- 2° Que, en dehors de ces deux cas, la roue des types accompagne toujours la roue de correction, suivant son mouvement uniforme, quand celle-ci est entraînée par l’axe plein A, tournant plus vite que l’axe, quand une cause extérieure force la roue d'activer ou de ralentir sa marche, s'arrêtant tout à fait, quand la roue correctrice s’arrête.
- Rôle de la roue correctrice. — La roue correctrice, comme son nom l'indique, avait dans les premiers appareils Hughes une seule fonction à remplir : remédier aux légères différences de vitesse entre le chariot transmetteur et la roue des types, récepteur, en corrigeant à chaque émission du courant, c’est-à-dire toutes les fois que l’axe imprimeur se mettait en mouvement, la position trop avancée ou trop retardée du type à imprimer, par rapport au cylindre d'impression, afin que le papier, en venant frapper sur ce type, rencontrant exactement toute la sur-
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- face du type à imprimer, pût en reproduire toujours l’empreinte entière.
- Par suite d’additions successives, la roue correctrice remplit aujourd’hui un certain nombre d’autres rôles importants que nous analyserons dans un des chapitres suivants. Ajoutons seulement que ces fonctions multiples ne peuvent s’accomplir que par la manœuvre d’une des cames de l’axe imprimeur, la came correctrice, qui, à chaque émission, vient engrener avec un creux de cette roue (voir plus loin, pag. et chap. VIII).
- Houe de rochet de frottement. — Nous savons qu’habituellement, c’est-à-dire quand aucune force extérieure ne vient agir sur l’une ou l’autre des saillies du levier inverseur, la roue des types reste comme soudée a la roue correctrice. Voyons comment ces 2 roues, ainsi liées l’une à l’autre, peuvent être entraînées dans le Mouvement uniforme et continu de l’axe plein A, ou bien ahandonner cet axe pour s’arrêter dans la position de repère °ù nous avons supposé qu’on pouvait les ramener, avant lç commencement de la transmission (voir pag. 13 et22).
- Son mode d'installation sur l'axe. — Tout près de la Platine antérieure \\ (fig. 114), l’axe A supporte une Miette métallique MzzM, formée par un fort anneau de cuivre zz, muni d’un épaulement cylindrique MM. Cette assiette est assujettie à l’axe A, par une vis et ne doit point se déplacer; elle suit donc régulièrement tous les mouvements - de l’axe A. Sur le pourtour zz de cet attneau vient s’asseoir à frottement doux l’évidement Entrai annulaire xx d’une roue de rochet R6, à dents très-fmes (fig. 118).
- Cette roue s’appelle indifféremment roue de rochet de
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- frottement, roue de frottement ou roue de rocket de cor-rection.
- Antérieurement, elle est comprimée par un ressort bombé circulaire rr, évidé en son milieu ee, au travers duquel passe librement l’axe A. Ce ressort, fendu suivant 3 rayons (voir fig. 418) est muni de 3 trous, pouvant livrer passage à 3 vis D4, lesquelles vont, sans toucher la roue de rochet, pénétrer dans la substance de l’assiette métallique zz. En serrant ces vis, ou force le ressort rr de presser par tous les points de sa circonférence c(fig. 448) contre la face antérieure k de la roue de rochet, dont la surface postérieure o s’appuie ainsi contre l’épaulement M (fig. 444).
- On conçoit que la pression, à l’aide de laquelle la roue de rochet R6 est ainsi retenue contre l’épaulement MM, soit assez énergique pour que, à l’état ordinaire, l’axe A puisse entraîner cette roue dans son mouvement régulier de rotation. Mais si, à un moment donné, 'pendant que cette roue tourne avec son axe, on lui imprime, en sens inverse de sa rotation, une impulsion supérieure à la pression du ressort r, cette roue, obéissant à cette action étrangère, se déplacera d’une certaine quantité par rapport à son axe.
- Comme on le voit, la roue de frottement est fixée à son axe par des moyens analogues à ceux qui retiennent volant (voir chap. VI).
- Nous étudierons (chap. IX) la cause qui peut faire tourner cette roue indépendamment de l’axe plein A 5 pour le moment nous supposons qu’e//e est toujours on' traînée par lui, grâce à la pression suffisante du ressort bombé circulaire r.
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- Sa liaison avec les roues de correction et des types réunies, — Cette roue est située immédiatement derrière la roue correctrice, dans le même plan veitical que celui où se tient le cliquet de correction (voir pag. I2I etfig. 116 et 119).
- Il est évident que, si on laisse le cliquet CC’ céder à la pression constante de son ressort, cet organe, se dirigeant vers le centre de l’axè plein A, viendra rencontrer la roue de rochet R , dont les dents, taillées en sens inverse des siennes, l’entraîneront dans leur mouvement circulaire ; par suite, la roue correctrice R5 qui supporte le cliquet CC’ et la roue des types R4 que le ressort R (fig. 116) Maintient solidement liée à celle-ci, tourneront avec la roue de rochet ; les 3 roues de rochet, de correction et des types accompagneront alors l’axe plein A, comme si elles étaient invariablement calées sur lui.
- Comme on le voit, la chute du cliquet CC’ sur la roue de rochet R6 est la seule cause d'embrayage des deux roues des types R* et de correction RS réunies avec l’axe Plein A.
- Si donc, par un moyen quelconque, on relève ce cliquet hors de la portée des dents du rochet R6, cet embrayage cessera instantanément et les 2 roues des types et de correction réunies seront subitement arrêtées, tandis que l’axe A continuera de tourner en entraînant avec lui la roue de rochet R6.
- Levier de rappel au blanc. — L’élévation du cliquet peut s'effectuer, pendant la marche de l'appareil* Par la manœuvre d’un levier spécial qu’on nomme levier àe rappel au blanc.
- Ce levier (fig4 120 etc.) est composé de 3 branches, BC,
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- DE, FG, solidement implantées sur un manchon R qui s’appuie et peut jpvoter sur une vis V, taraudée en ab seulement (fig. 420 bis) où elle pénètre dans la platine antérieure Pi de l’appareil, au-dessus et à gauche des roues de correction et de rochet. Le pivot Y, est dans une situation parallèle à l’axe plein A.
- Branche supérieure. — La branche supérieure BC, horizontale, est munie à gauche,* à sa partie libre B, d’un bouton M, sur lequel l’opérateur doit appuyer le doigt quand il veut ramener à leur point de repère les roues des types et de correction.
- En agissant de haut en bas sur ce bouton M, dans le sens de la flèche f, on force les 3 branches du levier de s’abaisser simultanément en s’écartant vers la droite autour de leur pivot commun Y.
- Branche postérieure. — Dans le plan vertical où repose la branche supérieure BG est placée inférieurement la branche postérieure oblique DE, dont la pointe D, taillée en biseau nn\ reste, à l’état de repos, au-dessus de l’axe d’impression, à quelque distance d’un appendice de cet axe, nommé came de dégagement du levier d'arrêt. Cette came y porte à son extrémité libre une goupille g’ saillante horizontale, qui, regardant la platine antérieure Pi, tourne avec l’axe imprimeur, dans le plan vertical qui contient la branche DE et peut, par conséquent, quand ce bras est suffisamment abaissé, le rencontrer sur sa route.
- La branche DE porte à sa partie supérieure, à droite, un prolongement horizontal P, taillée comme l’indique la fig. 424 (plan horizontal). L’extrémité présente un biseau vertical vv’ coupé par une coche m.
- Ressort-lame. — A l’état de repos, c’est-à-dire tant
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- qu'on n'appuie pas sur le bouton M, l’appendice P/ ainsi que la branche DE qui le supporte, frottent postérieurement contre la platine antérieure P, de l’appareil, et ce frottement maintient l'appendice P, de niveau avec l’extrémité libre L d’un ressort R (1) sur lequel le biseau vv doit agir, toutes les fois que la branche DE se rapproche vers la droite, en pivotant autour de son pivot Y, sous l’influence de la pression du doigt de l'opérateur sur la branche supérieure BG (fig. 120).
- Ce ressort R (voir tïg. 121), nommé ressort-lame ou res* sort du plan incliné de correction, est un ressort plat fixé horizontalement, à droite et au-dessus de l’axe A au moyen d’une vis Vn à la platine antérieure contre laquelle fl s’appuie régulièrement, au repos. Sa plus grande surface SS (fig. 120) est dans le plan vertical qui passe par l’appendice P. A son extrémité libre, ce ressort supporte Une masse d’acier kk\ dont le bord vertical de gauche présente un biseau zz’ coupé par une coche m', qui forme la contre-partie de l'appendice P de la branche DE. Au repos, le biseau zz' fait face au biseau vv, les deux lignes uw’, zz' étant parallèles et les deux coches m’ m opposées
- (fig. 121).
- Le bord supérieur de la masse d’acier kk' du ressort-lame R est taillé en forme de toit, constitué par un plan meliné à deux faces ss', s's" dont le sommet présente une Petite coche horizontale s’ (fig. 121 ).
- Tant que le levier de rappel au blanc reste au repos, c est-à-dire tant qu’on ne l’abaisse pas avec le doigt, le
- (t)Nous décrivons ici le levier de rappel au blanc du modèle de Le levier primitif différait sur quelques points, mais le prin-ClPe n’en a pas été changé.
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- ressort-lame 11 (fig. 'I 21 ) reste appliqué contre la platine antérieure P0 et la masse d’acier Itk' munie du plan incliné ss’s” reste à une petite distance derrière le plan dans lequel tourne la goupille g du cliquet de correction CG’, et celui-ci peut ainsi tourner librement, entraîné par la roue de rochet de frottement Rô (voir fig. 119.)
- Branche antérieure. — La troisième branche du levier de rappel ou branche antérieure FG est engagée dans l’espace compris entre la roue correctrice et celle des types ( voir fig. 120); elle se termine par une dent F de grandeur égale à la coche e pratiquée sur la partie externe du manchon de cuivre de la roue correctrice ( voir pag. 120). Quand le levier est au repos, cette dent reste suspendue en arrière du manchon que nous venons de désigner (fig. 120).
- En résumé, quand l’appareil est mis en mouvement* et avant que l’opérateur appuie sur le levier de rappel au blanc, la roue des types R4 (fig. 119), retenue à celle de correction Rs, tourne d’un mouvement continu et uniforme, entraînée par l’axe plein A, par l’intermédiaire du cliquet de correction CC’, qui, cédant à la pression constante de son ressort r, se cramponne solidement aux dent* de la roue de rochet de frottement Rg, maintenue à son axe par une forte pression (fig. 114).
- Jeu du levier de rappel au blanc. — Quand on veut arrêter la roue des types à la position du blanc, on agit^avec le doigt, de haut en bas, suivant la flèche /> sur le bouton M (fig. 120). Les trois branches du levier de rappel pivotent alors simultanément autour du centre V en se dirigeant vers l’axe A. Le biseau vv> de l’appendice F glisse le long du biseau zz’ du ressort-lame et vient s’intercaler entre la masse d’acier kk' et la platine antérieure
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- ^ (fig. 122); en glissant ainsi le long du biseau %z\ il a forcé toute cette masse kk’ à s’éloigner de la platine en disant fléchir le ressort-lame R. Par conséquent, en se déplaçant d’arrière en avant horizontalement suivant/’,cette liasse se rapproche de la roue de rochet de frottement Re, et finalement prend position dans le plan de rotation de ^ goupille du cliquet GG’ emboîté sur cette roue. En ^ême temps,la branche antérieure dentée F est venue s’ap-Püyer sur la surface cylindrique externe du manchon de la r°Ue correctrice, attendant l’arrivée de la coche e pratiquée sur ce manchon, pour s’y enfoncer (fig. 122 fois), tan» d>s que l’extrémité libre D de la branche postérieure DE sost rapprochée de l’axe imprimeur (fig. 122 ter).
- débrayage. — Quand la goupille g du cliquet de cor-îection, dans son mouvement circulaire (fig! 122) arrive ta hauteur du plan incliné ss’ de la masse d’acier 1tk* ltvterposée dans son plan de rotation, elle monte le long de Ce plan, en vertu de la force acquise par sa liaison avec la r°Ue de rochet (fig. 123) et vient se fixer dans l’entaille trafiquée au sommet s' du plan, tandis que la dent F ren. c°ütre simultanément la coche e du manchon de correc-*l°u où elle pénètre, grâce à la pression du doigt sur le ta>utonM (fig. 123 B), que la pointe x de l’appendice P Accroche à l’entaille m’ du ressort-lame MR (fig. 123 G),
- 1 fiue la branche postérieure D du levier vient par son Réalité libre s’appuyer sur l’axe imprimeur (fig. 123
- . cliquetGC\en se relevant sous l’influence de sa gou.
- g montant le long du plan incliné ss’(fig. 123), j a^andonné les dents de la roue de rochet (fig. 123 E) et ^ta liaison a cessé alors entre les roues de correction et
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- des types et l’axe plein A. Ces deux roues sont donc arrêtées pendant que la roue de rochet continue de tourner librement avec l'axe plein. La roue des types ainsi placée au repos présente au-dessus du cylindre d’impression l’espace blanc des lettres.
- On pourrait se demander s’il ne suffirait pas, pour dc> brayer les roues de correction et des types, de laisser la goupille du cliquet venir s’asseoir dans l’entaille s’du plan incliné du ressort-lame, et flans quel but la-dent F de la branche antérieure du levier de rappel vient, par surcroît de précaution, contribuer à arrêter les roues des types et de correction en pénétrant dans l’entaille extérieure e dn manchon, dette précaution n’est point inutile; en effet, en vertu de la force acquise, quelquefois considérable (la roue des types pouvant faire habituellement jusqu’à 140 tours à la minute), la goupille du cliquet, non-seulement remonterait le long du plan ss* (fig. 123 E), et parvien* drait jusqu’à l’entaille s’, mais dépasserait le sommet dn plan, viendrait glisser sur la descente s’s” et rencontrerait de nouveau les dents du rochet (fig. 119), déterminant ainsi un nouvel embrayage immédiat. C’est pour évite1* cet effet que l’action de la dent F sur le manchon de la roue correctrice s’ajoute à celle du plan inclinées’, et cette double action arrête inévitablement les deux roues de cof' rection et des types à une position de repos invariable.
- Embrayage. — Le premier courant transmis ou reçu après cet arrêt fait soulever l’armature, basculer le levie1* d’échappement et détermine l’embrayage de l’axe impi^' meur avec l’axe du volant (voir ch. VI). Après que l’aXc d’impression A’ a fait 1/4 de tour, la came correctrice vient buter sur la dent supérieure d’limitant le creux ^
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- DU TÉLÉGRAPHE HUGHES, de la roue de correction, avec laquelle elle doit, comme 0n sait, engrener à chaque révolution de l’axe qui la supporte (fig. 124).La rencontre, entre la came U qui tourne avec rapidité (voir ch. VI) et cette dent immobile d\ communique une impulsion très-vive à toutes les parties de la r°ue correctrice, qui tendent alors à se déplacer simultanément dans le sens du mouvement de l'axe plein A sui-VaQt la flèche f. Le manchon Q de cette roue et la gou-Pflle g du cliquet CG’ doivent donc avancer ensemble dans même sens. Si la goupille g se projette vers la droite, eUe abandonne la coche s' où elle gisait, et, passant sur la Surface de descente du plan s's”, elle y glisse rapidement en vertu de la pression de son ressort r; le cliquet GG’vient Par suite rencontrer les dents de la roue de rochet Re d°nt la rotation est permanente, embrayant ainsi troues de correction et des types à l'axe plein A, qui ei1traîne de nouveau ces trois roues d’un mouvement commun (fig. 119). Mais tandis que ces effets se sont produits, 'a coche e du manchon Q, tournant sous l’impulsion de a came de correction U, qui a mis la roue correctrice en mouvement (fig. 124), a rejeté en arrière la dent F de la Manche antérieure du levier de rappel; par suite de ce re-Cftl, les deux autres branches se sont légèrement rapprochées de leur situation ordinaire de repos, en pivotant vers la gauche autour de leur point d’appui V. Le biseau vv’ ^ ^4 bis) s’est donc un peu écarté dans le sens de la flèche Permettant à la masse d’acier kk’ du ressort-lame R de ecarter un peu d’avant en arrière suivant la flèche f et d° fendre vers la position de repos où nous l’avons vu |Pag. 129). Mais pour que la goupille g du cliquet puisse Urner librement, il faut qu’elle ne rencontre plus sur sa
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- route ce plan incliné kk\ qui doit par conséquent s’écarter en arrière de toute la distance dont il s’était projeté en avant sous l’influence du doigt de l’opérateur. Or, pour que ce plan se retire tout à fait en dehors du plan de rotation de la goupille g du cliquet, il faut que l’appendice P dont le biseau vv’ avait servi à le déplacer, et qui est encore en partie interposé entre lui et la platine P4 se retire entièrement vers la gauche. Il est donc nécessaire que l’appendice P et, par conséquent, toutes les branches du levier de rappel au blanc,qui sont solidaires, reviennent à leur place primitive, avant que la goupille après une révolution de l’axe plein A, repasse à la hauteur du plan incliné ssV’ (fîg. 124 bis). Le plus souvent Je choc de came correctrice U contre la dent supérieure d’ (fig. 124) est assez violent pour rejeter complètement en arrière toutes les branches du levier de rappel et permettre ainsi au pla*1 incliné du ressort-lame de reprendre, en vertu de l’élasticité de ce ressort, sa place de repos contre la platine P* et en dehors du passagq de la goupille du cliquet (fig. 120* Mais quand le mécanisme d’horlogerie déroule avec une petite vitesse, cette impulsion n’est pas suffisante; dans ce cas, la came de dégagement y joue le rôle qui lui est assi' gné; après les 3/4 de révolution de l’axe imprimeur, sa goupille g (fig. 424 ter) rencontre la branche postérieure D du levier de rappel et lui imprime une impul' sion brusque qui la contraint de s’écarter entièrement & gauche, suivant la flèche f, en ramenant la branche supe" rieure à sa situation horizontale, dégageant l’appendice P> qui laisse alors le plan du ressort-lame R s’écarter libi’c>' ment d’avant en arrière suivant /"(fig. 124 bis), élevant l* dent F à une hauteur convenable au-dessus du manche*1.
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- A partir de ce moment toutes ces pièces se retrouvent ^ans les positions relatives où nous les avons vues, avant 1 arrêt de la roue des types (fig. 120) (1).
- Le premier courant transmis après l’arrêt de cette roue ^a fait donc toujours partir d’un même point, le blanc des kttres. Ce départ s’étant effectué par l’effet d’un courant Provoqué par la rencontre entre le goujon du blanc et le cWiot de départ, on conçoit que ces deux organes (cha-ri0L roue des types ) qui ont, quoique séparés par une l'§Re,des mouvements synchroniques, grâce à l’influence des ïegulateurs, occupent toujours, sur les circonférences qu’ils Parcourent simultanément, des points entièrement symétriques ( voir ch. III).
- Signalons, en terminant, l’analogie qui existe entre l’em-brayage de la roue de correction avec l’axe plein S. et celui ^ l’axe imprimeur avec l’axe du volant (voir ch.VI). C’est toujours, dans les deux cas, un cliquet porté par une pièce ^ Mouvement intermittent qui,par Y intermédiaire d’un plan intiiné, peut descendre pour se cramponner à une roue de r°chet animée d'un mouvement continu (embrayage) ou Monter pour s’en séparer (débrayage).
- ft) On voit que la came de dégagement doit agir dans le cas seule* nient où la came correctrice n’aurait pas déjà, par suite du choc qui ®uit sa rencontre avec la dent de la roue de même nom, accompli e travail qui lui incombe ; quoi qu’il en soit, elle ne doit agir ^Uau premier tour de l’axe imprimeur provoqué par le pre-|ûier courant transmis après l’arrêt de la roue des types. — .Dans utes les révolutions ultérieures de cet axe, la branche postérieure u levier de rappel doit rester suspendue au-delà de la circonfé-rence parcourue par la goupille de la came de dégagement. Cette pupille ne remplit donc qu'un j’ôle accessoire. Dans les appareils s derniers modèles,elle est accidentellement chargée d’une fonction SuPplémentaire, dont nous parlerons au chapitre IX.
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- CHAPITRE VIII.
- CAMES DE L’AXE IMPRIMEUR.
- Game de dégagement : (s« forme, — définition de ses fonctions, — sa position au repos).'—Game de correction : (sa forme, — sa disposition sur l’axe, — sa situation au repos, — définition de ses diverses fonctions).— Game d’entraînement du papier ; — (sa forme, — sa situation au repos. — Levier d’entraînement. — Fonctions de la came et du levier).— Game d’impression :(sa forme, —sa situation au repos. — Levier d’impression. — Fonctions de la came et du le-’icr). — Jeu des diverses cames et des organes solidaires de leur mouvement,!0 pendant la première révolution de l’axe imprimeur après l’arrêt de la roue des types (1er, 2e, 3e, 4e quarts de tour ) ; 2° pendant les révolutions ultérieures.
- Nous avons vu qu’à chaque touche abaissée, c’est-à-dire quand le chariot, passant sur un goujon soulevé, Provoque une émission de courant (ch. IV), le fluide électrique, traversant le fil des bobines dans un sens convenable, détermine le soulèvement de l'armature (ch. V); îu’à la suite de ce mouvement ascensionnel, l’axe imprimeur est embrayé à l’axe du volant, avec lequel il riïectue sur lui-même une révolution (ch. VI); nous connaissons déjà quelques-unes des fonctions que cet axe accomplit toutes les fois qu’il tourne ainsi sur lui-même (pag. t04). Nous savons que le but principal de la rota-tl(>n de cet axe est l’impression d’une lettre. Ce résultat est Précédé, accompagné ou suivi de fonctions multiples réservées à un certain nombre d’appendices appelés cames(I ),
- (t) En général on désigne sous le nom de came, toute saillie ou
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- que Taxe supporte à son extrémité antérieure. Nous allons étudier en détail la forme, la position, les rôles divers de ces organes.
- Ces cames font au nombre de quatre, en éliminant le colimaçon chargé du redressement du levier d'échappement, sur lequel nous croyons inutile de revenir (voir p. 99 et 104). Elles sont toutes situées à la partie antérieure de l’axe et dans l’ordre suivant, en partant de la platine Pi :
- 1° La came de dégagement du levier d’arrêt de la roue des types ou, plus simplement, came de dégagement;
- 2° La came de correction ou correctrice;
- 3° La came d'entraînement ou de progression du papier',
- 4° La came d’impression.
- Game de dégagement ; sa forme. — Nous avons déjà, pag. 128, jeté un coup d’œil sur la came de dé-gagement. Nous savons qu’elle est constituée par un bras de îevier ab, perpendiculaire à l’axe B’ auquel il est in* variablement calé. Ce bras ab porte, à son extrémité libre, une goupille saillante g, horizontale, dirigée vers la platine antérieure P,, qu'elle rase de très-près, parallèlement à l’axe d’impression B’ (fig. 125). Cette goupille forme à elle seule la partie active de la came, la pièce ab n’est qu’un support chargé de relier la goupille à l’axe B’ qul l’entraîne dans son mouvement de rotation; par conséquent la courbure qu’on a donnée à ce support n’intéresse en rien le jeu de la came.
- dent fixée à la surface d’une roue ou d’un arbre tournant. Les cameS sont utilisées pour transformer un mouvement circulaire continu cn mouvement circulaire ou rectiligne alternatif.
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- Définition de ses fonctions. — Le rôle principal de la goupille g est de rejeter entièrement en arrière la branche Postérieure oblique D (fig. 124 ter) du levier de rappel uu blanc, et de forcer par suite toutes les pièces de ce levier de reprendre leur position exacte de repos, chaque fois que, à la suite d’un premier courant transmis, la roue des types, précédemment arrêtée à la position du blanc par le levier de ce nom, doit tourner sans obstacle sur son axe avec les roues de correction et de frottement (voir ch. VU).
- Accessoirement elle est chargée de ramener à sa situation d'arrêt l’axe imprimeur, quand, par suite d’insuffisance de force acquise ou d’exagération dans les frottements, le taquet de la plaque d’échappement s’arrête sur la courfre supérieure du levier de détente, avant d’avoir atteint l’é-paulement de ce levier, et que le cliquet d’échappement reste inerte au bas de la montée du plan incliné (p. 106).
- Nous examinons plus loin comment s’accomplit ce tra-vail supplémentaire (voir pag. 161).
- Sa position au repos. — jQuand l’axe imprimeur est au repos, la came de dégagement reste à gauche de l’axe B, hissant sa goupille g sur une ligne horizontale hh qui Passe par le centre de rotation de l’axe B, et le centre de la figure de la goupille g (fig. 125).
- Came de correction ; sa forme. — La came de Correction est une languette d’acier, fortement trempée Itk' (fig. 126) taillée de telle sorte qu’un plan vertical qui la c°uperait perpendiculairement à. sa longueur lui donnent la forme d’une olive. Cette forme a été déterminée à la suite de nombreuses expériences, pour permettre à la
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- came de remplir-ses délicates fonctions avec le plus d’exactitude et le moins de frottements possible (1).
- Sa disposition sur l’axe. — Elle est emboîtée dans une sorte de manchon MM soudé au flan de Taxe imprimeur B’i on peut la faire pénétrer dans sa boîte ou l’en extraire avec facilité, soit pour la retourner, soit pour la remplacer, et on l’y fixe solidement au moyen d’une ou deux vis v. Ainsi disposée elle dépasse en avant le bord antérieur du manchon d’une certaine longueur lk' placée dans le champ de rotation de la roue correctrice, entre les dents de laquelle elle doit venir pénétrer, chaque fois que l’axe imprimeur accomplit une révolution.
- On peut alors considérer la came correctrice, comme formant la dent unique d’un pignon, qui engrènerait avec la roue de correction, mais seulement d’une manière intermittente, une seule fois à chaque tour de son axe B'.
- Les circonférences décrites par les points des dents de la roue correctrice et l’extrémité de la came de ce nom se cou-
- (1) Géométriquement on peut considérer la ligne qui constitue son périmètre comme formée par une ove (fig. ayant la forme d’un oeuf coupé par un plan suivant sa longueur) assisesür la base d’un triangle-—Pour la tracer (fig. 126 bis) on mène une droite ab, qui est l’épais' seur de la came ; — sur le milieu c de cette ligne, avec une ouverture de compas = kea, on trace le demi-cercle acb. Du point c, on mène sur ab une perpendiculaire cd = h cb-, on rejoint par des droites indéfinies le point d aux points a et b. Du point a, comme centre> avec une ouverture de compas = à ab, on trace la courbe bf; de& comme centre,avec la même ouverture de compas, on trace la courbe ag. Puis du point d comme centre, avec une ouverture de compas = à gd, on trace la courbe ghf. Ensuite on prolonge en dessous le ray011 ce, et, sur le prolongement, à partir de e on mesure trois fois Ie 4/2 rayon ce ; on obtient ainsi le point k qu’on relie par des droites aux points a et b. La figure kaghfbk qu’on trace par ce moyen représente exactement le contour de la came correctrice.
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- Pent à chaque rotation de l’axe imprimeur en deux points $$’.
- Sa situation au repos. — Quand l’axe B’ est à l’état d’inertie, c’est-à-dire tant que le courant ne détermine Pas l’ascension de l’armature, la came correctrice k’ reste située à gauche de Taxe, obliquement, la pointe p tournée en bas; dans cette situation elle serait coupée à Peu près vers son milieu par une droite yy’ traversant l’arbre A de la roue correctrice et le centre de rotation B’ de l’axe imprimeur, ligne qui forme, avec la verticale xx tombant sur le centre A de la même roue, un angle de 5{ °, 5 ouviron (fig. 126 ter).
- Définition ie ses diverses fonctions. — Les fonctions qu’elle remplit sont au nombre de 5 :
- 1° provoquer l’embrayage des roues des types et de cor-Action réunies, avec la roue de rochetde frottement, chaque fois qu’un courant arrive dans l’électro-aimant, après la ohse au repère de la roue des types;
- 2° Pendant que ces 3 roues sont entraînées par l’axe plein, activer, à chaque émission du courant, la marche de ^ roue des typest quand le type à imprimer est un peu Srt retard\
- 3° Dans le même cas, retarder cette roue, si le type qui doit laisser son empreinte sur le papier est légèrement eri avance ;
- 4° Refouler alternativement les deux extrémités saillantes du levier inverseur, quand on appuie sur la touche du Idanc des lettres ou sur celle du blanc des chiffres, afin do faire, par ce moyen, dévier la roue des types d’un arc
- 1/56 de circonférence, par rapporté la roue correctrice;
- 5° Etablir et rompre en temps opportun la communica-tl0n entre le massif de l’appareil et le fil d’entrée de la
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- bobine antérieure, dans le but d'éviter la manifestation nuisible du courant induit de retour de l’armature vers sa position de repos.
- Came •d’entraînement du papier; sa forme. — La came d’entraînement du papier, nommée aussi came de progression, est soudée sur l’axe B’ qu’elle enveloppe entièrement. Son périmètre comprend 3 surfaces spéciales reliéesentre elles sans solution de continuité : 1°unesurface plane ab\ 2° une surface courbe régulière bc, tracée avec un rayon ob, partant du centre o de l’axe imprimeur, ayant, par conséquent, tous ses points également distants de ce centre; 3° une surface courbe excentrique ca, dont tous les points d e f g h a, également espacés les uns des autres, s’éloignent progressivement du centre o, en suivant un accroissement de distance régulier d’un point à l’autre («g. W) (1).
- Sa situation au repos. — Au repos de l’axe imprimeur, cette came a sa surface plane ba située obliquement, à droite et à gauche de la verticale zz passant par le centre de rotation o, la pointe a sous l’axe B’. Dans cette position, la même verticale rencontre sensiblement le point c qui forme l’intersection entre la fin de la surface courbe régulière bc et le commencement de la courbe excentrique ca.
- Levier d’entraînement. — Gette came, pour remplir son rôle, doit agir sur un levier, dont nous avons
- (i) Cette courbe excentrique peut être considérée comme analogue à la courbe connue sous le nom de spirale d’Archimède. Elle sérail alors lormée par un point c se mouvant uniformément le long de 1® ligne indéfini eco, pendant que celle-ci est animée d’nn mouvement de translation uniforme autourd’un centre de rotation o (fig. 427 *«')•
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- déjà eu l’occasion de parler (voir pag. 103) et qui porte le Rom de levier d’entraînement ou de progression du papier. Il est intercalé dans l’espace laissé libre au-dessous de Taxe plein A (fig. 114) entre les roues des types et de correction, dans un plan parallèle à celui où pivotent ces deux organes. U se compose d'une forte lame d’acier II' adaptée à un Manchon m} qui vient s’emboîter, à droite de l’axe plein A, à frottement doux, sur un pivot Ai retenu à la platine antérieure Pi au moyen d’une vis V (fig. 127); sa partie libre l’y tournée vers la gauche de l’axe plein A, se termine au-dessous de l’axe imprimeur B’ par une dent D, dont la Pointe, un peu émoussée, doit frotter constamment, pendant la rotation de l’axe B’ contre la surface périmétrique de la came de progression.
- Dans ce but, le levier est sollicité en permanence de bas en haut, dans le sens de la flèche f, par l’action constante d'un fort ressort d’acier r recourbé en forme d’U et retenu à la platine antérieure Pl de l’appareil, derrière la rûue de rochet de frottement, au moyen d’une vis V. Ce Assort par son extrémité libre, s’appuie sous un tourillon t •niplanté dans le levier de progression, et saillant hors de sa surface postérieure. Ce ressort en U remplit le même but et agit de la même manière'que le ressort à boudin K, *Uquel nous l’avons d’abord supposé soumis (pag. 103> % 108). '
- A l’état de repos, grâce à cette pression, la dent D du levier exerce une poussée énergique vers le milieu de ^ surface rectiligne oblique ai de la came de progression, étant ainsi maintenue dans le plan de rotation de celle Came, elle en devra suivre tous les mouvements, pendant marche de l’axe imprimeur, et pourra ainsi monter et
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- descendre, suivant les inflexions variées du périmètre de la came qui passeront successivement sur sa pointe.
- Dans le voisinage de son extrémité libre V à droite, ce levier est muni d’un prolongement vertical nn\ au bout duquel est emmanché librement, sur un pivot horizontal w’,un cliquet à ressaut C, armé à sa partie supérieure libre d’une seule dent Di en forme de crochet. Un petit ressort à boudin enroulé autour de son pivot n’ sollicite sans cesse la dent Di à se porter vers la droite suivant la flèche f. Grâce à l’action de ce ressort, la dent Dl vient pénétrer dans l’intervalle de deux dents d’une roue de rochet à forte denture ri,fixée au dos du cylindre porteur du papier, lequel peut pivoter sur un levier indépendant de celui qui nous occupe et dont nous parlerons tout à l’heure (voir pag. 145).
- Fonctions de la came et du levier d'entraînement. —
- À la came d’entraînement et à son levier sont réservées deux fonctions :
- 1° Faciliter Vembrayage de l’axe imprimeur avec l’axe du volant, ainsi que le débrayage de ces deux organes (action du levier sur la came. — Voir pag. 103 et 107) :
- Entraîner le papier aussitôt après l’impression de chaque type,pour amener un espace blanc destiné à recevoir l’empreinte de la lettre suivante (action delà came sur /e levier).
- Came d’impression; sa forme. — Cette came est tout près de l’extrémité antérieure libre de l’axe imprimeur, en avant de la came d’entraînement (fig. 128 et 130). Elle a sensiblement l’aspect d’un petit prisme triangulaire (fig. 130) et, coupée par un plan vertical per' pendiculaire à Taxe B’, elle prend la forme d’un triangle
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- 'qu dont la basejq, soudée à l’axe B’, est très-étroite et le sommets très-aigu. Lafig. 1 £8 bis qui la représente dans des proportions beaucoup plus grandes que nature montre que le côté qu du triangle est remplacé par une ligne légèrement courbée.
- Sa situation au repos. — Quand l’axe est à l’état d’inertie cette came a sa pointe u tournée en bas sensiblement sur la verticale zz passant par le centre de l’axe B’. On voie que dans cette situation, la ligne de gauche ju se confond presque avec la verticale zz et que les deux côtés^'u, qu du triangle ne sont pas penchés symétriquement sur leur base commune jq, le côté ju présentant une pente plus raide queç'M. Nous indiquerons plus bas le rnotif de ces dispositions particulières (voir pag. 154).
- Levier d'impression. — La came d’impression doit, pour remplir sa fonction, agir sur un levier qui, par son intermédiaire, peut s'élever et s'abaisser au moment voulu. Cet organe connu sous le nom de levier imprimeur °u d’impression a, par sa forme, une grande analogie avec le levier d’entraînement, précédemment décrit. Comme lui ll est constitué par une épaisse lame d’acier l\l\ soudée à manchon mi, qui s’emboîte à frottement doux à la Partie antérieure du petit axe Al Ai, dont il a été question Plus haut (voir fig. 127, pag. 143). Ces deux manchons mmi Réunis ainsi bouta bout, et frottant légèrement l’un contre 1 autre, sont empêchés de vaciller horizontalement et de sortir de leur axe commun Al, par une rondelle saillante r fixée,au moyen d’une vis v, au bout antérieur de l’axe Al 128 ter). Le levier d’impression l\l\ placé ainsi parallèlement au levier d’entraînement l’I’ (fig 127) s’étend vers la gauche, du côté de l’axe imprimeur B’ qu’il enveloppe,
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- au-dessus et au-dessous de la came de même nom, au moyen de deux bras l\h et hb formant une sorte de fourchette.
- La branche supérieure l\h de oet te fourchette est recourbée en forme de bec, dont la pointe i tiès-aiguë repose, par l’effet seul du poids du levier, sur la surface cylindrique de l’axe d’impression B’ sensiblement sur le passage de la verticale zz traversant le centre B’ et la pointe « de la came. Le côté droit d du bec du levier est taillé en une courbe pareille à la face qu de cet appendice.
- La branche inférieure l\b est rectiligne et vient raser, sans frottement, la pointe u de la came d’impression.
- Une vis verticale de réglage Va retenue à un petit pont fixé à l’équerre en cuivre ss qui supporte antérieurement l’axe des cames NB’ (voir fig. 182) est destinée à limiter le mouvement ascensionnel du levier, quand la came le force de monter rapidement.
- Vers la partie médiane du levier d’impression est disposé antérieurement un petit tambour ou cylindre creuï T, en acier, très-léger, appuyé sur un pivot horizontal A2» faisant corps avec le levier, et autour duquel il peut libre-' ment tourner en temps opportun. Cet organe est appelé cylindre imprimeur ou d'impression. Il porte soudé à son cercle postérieur la roue de rochet r\ à forte denture, entre les dents de laquelle pénètre, à l’état ordinaire, Ia dent-crochet Di du cliquet d’entraînement C (fig. 427V Sa surface cylindrique, versson milieu, c’est-à-dire dansle plan de rotation oo’ de la roue des types, dont les lettre9 passent successivement à une légère distance au-dessus est enveloppée d’un anneau de gutta-percha yy qui forme unè coüche résistante, un peu élastique* contre laquelle Ie
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- type comprime le papier au moment de l’impression. De chaque côté de cet anneau, en avant et en arrière, tout Autour du tambour, est fixée une double rangée de petites dents nrî d’une extrême finesse. Sur la partie supérieure de ce cylindre est étendue la bande de papier b\ qui doit recevoir l’impression des types' elle en occupe toute la largeur de en ri et elle y est exactement appliquée, fcràce à la pression d’un segment d’ivoire, appelé presse-papier. Ce segment S (fig. 129) se compose d’un bloc d’ivoire, fixé sur un manchon de cuivre mi retenu sur un pivotpi emboîté à droite dans le levier imprimeur l\ et dont la partie libre à gauche présente 2 branches courbées b\ blj <tui viennent s’asseoir également de chaque côté du tambour T, au-dessus des petites dents ri ri désignées plus haut, en laissant entre elles un espace vide qui découvre entièrement l’anneau de gutta-percha yy, lequel Peul ainsi monter librement jusqu’au périmètre de la roue des types. Un ressortàboudin enroulé autour du manchon pi du presse-papier exerce sur les 2 branches b\ 6$ une Pression suffisante pour que le papier, intercalé entre elles el le cylindre T, puisse, quand il est nécessaire, pénétrer un peu dans les petites dents d’entraînement rj r2 Pondant que le cylindre tourne, et avancer ainsi régulièrement.
- fonction de h came et du levier d'impression, — came d’impression u a pour unique fonction, en agissantsur son levier llh, à chaque tour de l’axe imprimeur, de projeter vivement le cylindre d’impression T, muni du papier, contre ie type à imprimer, au moment °u ce type arrive exactement au-dessus.
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- Jeu des diverses cames et des organes so-lidaires de leur mouvement, au premier tour de l’axe imprimeur, après l’arrêt de la roue des types. — Nous allons maintenant analyser le jeu successif de ces diverses cames, dont le mouvement s’effectue avec une rapidité vertigineuse, quand l’appareil est en fonction, mais dont on peut suivre minutieusement toutes les phases, en faisant mouvoir l’axe d’impression à la main avec une extrême lenteur.
- Nous examinerons le rôle des cames, i°au premier tour de Taxe imprimeur, déterminé par la première émission du courant, provoquée par l’abaissement de la première touche à gauche, celle du blanc des lettres, après que l’abaissement du levier de rappel au blanc a arrêté au repère la roue des types ainsi que la roue correctrice; 2* a chaque révolution ultérieure de l’axe imprimeur.
- Dans le premier cas, Yordre de fonctionnement des cames est réglé dans l’ordre suivant :
- Game de correction;
- üü° Game d’impression ;
- 3° Came de progression du papier;
- 4° Game de dégagement du levier d’arrêt de la roue deg types.
- Avant d’étudier scrupuleusement les effets qui vont se produire, nous croyons utile de rappeler sommairement les positions relatives occupées, au repos de l’axe d’in1' pression, par les divers organes qui vont agir les uns snf les autres.
- Les roues des types et de correction sont arrêtées par l’abaissement complet des trois branches du levier de rap' pel au blanc; la première de ces roues présente alors son
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- espace blanc des lettres en regard du cylindre d’impression, qui repose à une petite distance au-dessous d’elle, sur la verticale qui passe par les deux centres de la roue et du cylindre (fig. 115). La came de dégagement a sa goupille dans la situation indiquée fig. 123 D, la branche postérieure D du levier de rappel entre la goupille g et Taxe d’impression. — La came de correction, comme le montrent les fig. 126, 126 ter, repose à gauche de l’axe B’, obliquement, dans le plan vertical des dents de la roue correctrice A, en repos à droite du même axe ; la came d’entraînement du papier (fig. 127) présente sa surface rectiligne ab obliquement de gauche à droite sous l’axe B’, cette surface ab pressée de bas en haut par le bec D de son levier; dans cette situation, le cliquet à ressaut C est engagé entre deux dents du rochet H du cylindre imprimeur porté par le levier de ce nom /I fl, tout près de la dent supérieure 2 sur laquelle il doit monter tout à l’heure.—La came d’impression a son bec u sous l’axe B’ (fig. 128), laissant la dentf de la branche supérieure de son levier reposer sur le dessus de l’axe, en vertu de son propre poids. La fig. 130 montre l’ensemble des positions des quatre cames au repos.
- Départ de l’axe imprimeur. — Aussitôt que l’armature, soulevée sous l’influence du premier courant transmis par l’abaissement de la touche du blanc des lettres, fait basculer le levier d’échappement, l’axe imprimeur vient rapidement se relier à l’axe du volant, aidé par la pression du levier de progression du papier II' contre la surface rechigne ab de la came du même nom. Ce premier mouvement en avant de l’axe, qui dure jusqu’au moment où le Piquet d’échappement rencontre les dents de la roue de rochet de l’axe du volant, a fait déplacer d’un petit angle
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- toutes les cames. Aussitôt que l'embrayage est effectué, celles-ci continuent leur mouvement de rotation avec une vitesse sept fois supérieure à celle du chariot et à celle des pièces qu’entraîne l’axe de la roue des types.
- 4or quart de tour. — Au premier quart de révolution de l’axe, la came d’impression (fig. 131) a son bec u à droite sur l’horizontale hh qui coupe le centre B’ de l’axe, laissant libre tout l’espace qu’elle occupait précédemment, entre le bord inférieur de l’axe et la branche rectiligne bl\ de la fourchette de son levier, pour permettre à celui-ci de s’élever rapidement, sans obstacle, en temps opportun.
- 2° La came de progression (fig. -132) a projeté vers la droite de l’axe B’ toute sa surface plane ba, laissant monter jusqu’à sa courbe égale bc le bec D de son levier qui* dans ce mouvement ascensionnel, a forcé le cliquet à ressaut G de venir pénétrer dans le creux 2 de la dent supérieure du rochet d’impression H, dans lequel son ressort de rappel n’ le maintient engagé.
- 3° La came de correction k’p est maintenant à la droite de l’axe B’, s’approchant rapidement des dents de la roue correctrice RS au repos (fig. 433).
- 4° La came de dégagement est sous l’axe B’, sur une vertical x’æ' qui passe par le centre de rotation B’ et par la goupille g (fig. 434).
- On voit que, pendant ce premier quart de tour, l’axe d’impression n’a aucune fonction à remplir, aucune résistance à vaincre. Cette précaution est nécessaire pour permettre à l’axe du volant, qui s’empare de l’axe imprimeur, de rencontrer seulement d'une manière progressive leS obstacles qu’il est chargé dé faire vaincre à son collabora-
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- leur. Dans les premiers moments de la marche commune, l’axe du volant saisit Taxe d’impression, lui transmet sa vitesse propre et lui donne, pour ainsi dire, un élan qui le mettra en mesure de subir, sans hésitation, les divers frottements que ses cames vont ensuite successivement rencontrer. La seule cause qui puisse influencer, dans l’instant que nous considérons, le mouvement de l'axe du volant, est le poids de l'axe d’impression qu’il ajoute au sien.
- S'il en était autrement, si, dès le début de l’embrayage', les deux axes réunis accomplissaient des fonctions difficiles, cette brusque augmentation de résistance, absorbant sans préparation, instantanément, une quantité considérable dé force motrice, tendrait à faire tomber promptement la vitesse de l’appareil, comme si l’axe du volânt subissait un choc violent, et la solidité des divers organes en serait bien vite altérée.
- 2f quart de tour ou 1/2 révolution. — Entre le premier et le deuxième quart de révolution :
- 1° La came correctrice vient, par sa pointe jp, buter fortement contre le plan incliné inférieur mn de la dent n° 1 de la roue de correction RS au repos (fig. 133); c’est la première résistance que rencontre l’âxe imprimeur. Nous avons vu (pag. 133) que, obéissant à cette poussée, la roue correctrice abandonne instantanément son état d'inertie, que la coche e de son manchon Q repousse à gauche 1a dent F de la branche antérieure du levier d’arrêt; que le cliquet de correction, glissant sur la pente du plan in-cÜné du ressort-lame, retombe sur les dents du rocket RS, sur lequel il embraye ainsi les roues correctrice et dés types; cette dernière commence donc son moüvemeht
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- exactement à partir de la position du blanc (fig. 424). Continuant d’avancer, en chassant devant elle la dent n° 4, la came correctrice achève de pénétrer dans le creux qui sépare les deux dents 4 et 2 qu’elle remplit entièrement à 4/2 révolution de l’axe B’, touchant par sa pointe p la dent supérieure 1 et par son dos k’ la dent inférieure 2 (fig. 435). Dans cet instant, excessivement court, puisqu’il est limité par la rencontre de deux organes qui tournent en sens inverset l’un (la roue correctrice) avec une vitesse de 400 tours au moins par minute, l’autre (la came de correction) avec une vitesse sept fois plus rapide, dans cet instant à peine perceptible, disons-nous, la came maintient dans une position invariable la roue correctrice et celle des types, les immobilisant en quelque sorte, en les empêchant de vaciller soit à droite, soit à gauche. Nous verrons plus loin que cette situation ^fîg, 435), coïncidant exactement avec le choc du papier contre le type, assure la netteté de l’impression.
- 2° En même temps que la came correctrice frappe par sa pointe p sur la dent n° 4 de la roue du même nom (fig. 432), la came d’impression (fig. 436), rencontre par sa surface uq le coté d de la dent qui termine la fourchette supérieure de son levier ; ces deux surfaces uq et d sont alors parallèles, offrant toutes deux une courbure égale ; cette disposition donne b la came plus de solidité et adoucit ses frottements.— La courbe uq, continuant sa marche vers la gauche (flèche /'), doit forcément communiquer au bec i du levier un mouvement rapide de bas en haut (flèche /”), pendant que la came correctrice s’enfonce de plus en plus entre les dents 4 et 2. Tandis que la pointe « tournera dans le sens de la flèche /, la pointe i s’élèvera
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- suivant f; il arrivera un moment où les deux pointes u et i, se rencontreront (fig. 437); à cet instant précis, le levier h aura acquis son maximum d’élévation ; le cylindre d’impression T, obéissant à ce mouvement ascensionnel de son levier, sera venu toucher par un point la circonférence de la roue des types IU, pour prendre l’empreinte d’une lettre (1).
- Tous ces mouvements (rencontre de deux pointes u et *, choc du cylindre imprimeur!1 et, par conséquent, du papier contre la roue des types R4 (fig. 137), engagement de toute la surface pli’ de la came correctrice dans le creux entier de deux dents (fig. 435), ont lieu exactement au même moment, c’est-à-dire quand l’axe imprimeur arrive au milieu de sa révolution totale.
- On voit que Y impression d’une lettre ne doit durer que pendant un temps presque inappréciable, puisque le contact entre le papier et la roue des types existe seulement pendant la rencontre de deux sommets d’angles très-aigus (bec de la came d’impression, bec du levier), dont l’un décrit une circonférenée entière dans 4 /700 de minute en moyenne. Il faut, en effet que le papier, en venant buter de bas en haut contre un type qui avance, sans s’arrêter, avec une vitesse d’au moins 400 tours par minute, puisse toucher et abandonner presque au même instant la roue des types. Le mouvement d’élévation et de chute du cylindre d’impression doit donc se faire avec une extrême fapidité, afin que l’impression ait lieu en quelque sorte au
- (1) Dans le cas que nous examinons, le cylindre imprimeur ne Encontre, en montant, que l’espace vide appelé blanc des lettres, qui laisse aucune trace sur le papier.
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- vol et que ce brusque contact n’altère en rien la marche régulière de la roue des types. C’est dans ce but que la came d’impression est étroite et aiguë et que la pointe uj est beaucoup plus raide que la pointe qu (fig. 428 bis), pour permettre à la dent i du levier de s’abaisser avec une grande vitesse, aussitôt après que le type a laissé sa trace sur le papier. Il faut également que le type soit maintenu solidement, en passant sur la verticale, pendant qu'il subit le choc du tambour imprimeur, pour que ce choc ne puisse activer ni ralentir sa marche, en un mot ne modifier en rien sa vitesse uniforme. Nous avons vu que cette condition est exactement remplie, puisque, à ce moment précis, la came de correction, engagée entièrement dans un creux de la roue correctrice forme par la roue des types un point d’appui inébranlable (fig. 135). Si la came, par suite d'usure, ne remplissait pas alors exactement l’intervalle de deux dents, la roue des types R4 n’étant retenue à son axe que par la pression du ressort du cliquet sur la roue de frottement (fig.! Î9) pourrait, sous le coup de l’impression, ballotter sur son axe, et le type, vacillant sur le papier, y laisserait une empreinte brouillée.
- Pour que le type, qui tourne rapidement autour du centre de la roue qui Je porte, ne frotte pas sur le papier, et, par conséquent, y laisse une trace d’une netteté par-faite, il faut que le cylindre imprimeur, en le touchant, ne s’arrête pas, et soit, au contraire, animé d’un mouve-ment de rotation sensiblement égal à celui de ce type, qu’en abandonnant cette roue, aussitôt après un contact d’une durée très-courte, il se déplace en sens inverse du mouvement du type et d’un angle égal. L’action combinée des deux leviers d’impression et d’entraînement du papier
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- et surtout la forme excentrique de la came de progression concourent à amener ce résultat.
- 3° En effet, pendant que les cames de Correction et d’impression commençaient d’agir sur les orgànes Solidaires de leur mouvement (fig. 133-136), là came de progression faisait passer sa surface égale bc sous le bec I) du levièr d’entraînement du papier; celui-ci, ne subissant aucun re-foulement, restait à la même hauteur (fig. 132), maintenant le crochet Dl du cliquet entre les deux dents dü ro-chet où nous l’avons vu s’engager précédemment; mais au moment où la came d'impression et son levier se rencontrent bec à bec (fig. 137), c’est-à-dire à 1/2 tour de l’axe B’, la pointe D du levier de progression touche à la partie excentrique c de sa came (fig. 138). Cette courbe ca en tournant sur D, commencé l’abaissement du levier d’entraînement D, à l’instant même où, s’éloignant dè la dent *, la pointe u permet au levier d’impression H dé des* cendre; le papier et le type se sépareront donc, animés tous deux d'un mouvement contraire et d'une Vitesse à peu près égale. Î1 est clair que cette disposition empêchera les types de frotter sur le papier et donnera à l’impression une extrême netteté,
- Comme le cylindre imprimeur T, par suite de la grande vitesse de rotation de l'axe B', est projeté vivement contre le type, au moment de l’impression (fig. 137), il aurait Une tendance à comprimer celui-ci d’une manière exagérée, et, à cause de l’élasticité de l’anneau de gutta-per-cha, à toucher non-seulement le type qui doit s’imprimer, Uiàis encore une fraction de l’un des types voisins, produisant ainsi des bavochures sur la bande. Ce défaut est evité par la branche inféiièüre W4 de la fourchette qui
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- vient, au moment de la rencontre du cylindre T et du type, buter sous Taxe d’impression B’, et aussi par le pied o de la vis de réglage V, qui touche à ce moment la tête d de la branche supérieure dll de cette fourchette.
- 4° La came de dégagement, qui n’a point encore agi, est alors à droite de l’axe B' dans une position exactement symétrique à sa situation de repos, à une certaine distance de la branche postérieure D du levier de rappel au blanc qu’elle doit écarter tout à l’heure (fig. 139).
- 3e quart de tour. — Du 2me au 3me quart :
- 1°La came correctrice s’éloigne du creux 1-2 qu’elle occupait sur la roue de ce nom, abandonnant d’abord par sa pointe p la dent n° 1, puis par son dos k’ la dent n° 2, et se trouve complètement dégagée, n’ayant plus aucune résistance à subir, quand l’axe a fait 3/4 de tour (fig. 140).
- 2° La came d'impression s’est éloignée avec rapidité à gauche de la verticale ar\r’, laissant la pointe i du levier tomber brusquement le long de sa pente vj et, par suite» séparant, avec une grande vitesse, le papier du type. Aux 3/4 de la révolution de l’axe B’, la came complètement dégagée de son levier repose à gauche de l’axe sur l’horizontale hh passant par le centre B’ et le bec w, tandis que son levier a repris sa position d’arrêt sur la surface supérieur de l’axe B’. On voit, par là, dans quel but on a donné au côté uj une pente plus rapide qu’à la courbe qu.~
- 3° La partie excentrique ca de la came de progression passe successivement sur la pointe D du levier, qu’elle refoule peu à peu de haut en bas, en surmontant l’action contraire du ressort en U ; ce refoulement se communique au cliquet à ressaut C, dont la dent Di en descendant ainsi, entraîne laroue de rochetr1, et force le cylindre ini'
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- Primeur de tourner; le papier, pressé, comme ont sait, sur ce tambour, est par ce moyen tiré vers la gauche et avance progressivement pour laisser une place vide à l’impression de la lettre suivante, afin que deux caractères consécutifs ne puissent se superposer. Le cylindre d’impression commence donc à tourner tout en descendant, c’est-à-dire en ^éloignant du type qui avance avec sa roue dans une direction contraire. Quand le 3me quart de révolution de l’axe est accompli, la came d’entraînement est dans la position indiquée fig. 142, c’est-à-dire qu’une partie c'a de la courbe excentrique ca doit encore passer sur le bec D du Wier, pour achever le refoulement de celui-ci et, par conséquent, compléter l’avancement du papier.
- 4°Enfin la came de dégagement est venue prendre la position de la fig. 1 24 ter. Nous avons vu page 134 que, par suite du choc de la came correctrice contre la dent 1 de la roue de ce nom au repos, la dent F de la branche antérieure du levier de rappel au blanc, a été rejetée un peu en arrière, déplaçant simultanément d’un angle égal les 3 branches de ce levier; c’est pour ce motif que la goupille g ne rencontre la branche postérieure D qu’au 3/4 de la révolution de l’axe. Grâce au mouvement rapide dont elle est animée, cette goupille bute alors avec force contre la branche D Qu’elle projette complètement en arrière, ramenant brusquement à leur état de repos les 3 branches du levier de rappel, permettant ainsi au ressort-lame de reprendre sa Sfiuation d’inertie contre la platine antérieure Pi, en dehors du passage de la goupille du cliquet de correction, qui doit dorénavant tourner sans obstacle avec la roue de r°chet de frottement (voir pag. 134).
- 4me guart,—Entre le 3me et le 4me quart, c’est à-dire dans
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- la dernière période de la révolution de l’axe imprimeur :
- 40 La came d'entraînement (fig. 142) achève de faire passer sa surlace courbe excentrique c'a sur le levier qu’elle fait descendre jusqu’au point le plus bas de sa course (fig. 4 43), déterminant ainsi le maximum d’entraînement du papier au moy jn de la dent Di du cliquet à ressaut C, qui effectue en même temps son maximum d’â-baissement. Ce moment coïncide exactement avec la rencontre du point extrême a de la came et du bec D du le4 vier (fig. 143); aussitôt après, la came cesse d’exercer son action sur le levier qui, au contraire, réagit sur elle, grâce à l’action du ressort en U (fig. 144)» Tandis que le bec D glisse en montant, sous l’influence de ce ressort, le long de la surface ab de la came, repoussant celle-ci Vers la gauche, dans le sens du mouvement de l’axe B’, le crochet D1 du cliquet à ressaut commence à s’élever au-dessus de la dent 2 qu’elle vient d’abaisser, et, laissant cette dent dans cette situation, se rapproche peu à peu de la pointe de la dent supérieure 3 qu’elle entraînera, à la révolution suivante de l’axe imprimeur. Aussitôt que le cliquet G reprend son mouvement ascensionnel, lé cylindre imprimeur T cesse de tourner et le papier s’arrête, laissant à gauche de la verticale qui passe par le centre de rotation du tambour la lettre imprimée, et sur la verticale même un espace blanc qui recevra l’empreinte de la lettre suivante (voir note 4, page 453).
- Nous avons vu (pag. 107, 108) l’impulsion supplémentaire que communique à l’axe imprimeur tout entier ce dernier mouvement de montée du levier contre la came de progression, pour faciliter la mise au repos de cet axe.
- Quand l’axe B' a repris son état d’inertie, c’est-à-dire
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- quand sa révolution est terminée, la came abc est revenue a la situation où nous l’avons vue précédemment (fig. ^ 27).
- 2° La came d’impression revient, sans frottements, se placer sur la verticale zz (fig. 128); toutefois si un obstacle quelconque, empêchant le levier de reprendre sa situation ordinaire de repos, sous l’influence de son propre poids,
- 1 a laissé un peu en l’air (fig. -145), la pointe u de la came bute contre la branche inférieure b de la fourchette, incomplètement abaissée, et la refoule vivement, forçant ainsi foutes les parties du levier de descendre de la même quantité et de reprendre simultanément leur position première
- (fig. 128).
- 3° La came de correction revient occuper sa place à gauche de l’axe, obliquement, comme nous l’avons vu, page 141, fig. 126 ter. Dans ce dernier quart de révolution, elle ne touche à aucune pièce, si ce n’est au ressort inter-vupteur qu’elle fait légèrement fléchir en s’arrêtant (voir MARCHE DES COURANTS).
- 4° La came de dégagement, ayant chassé vivement là branche D, qui formait la seule résistance interposée sur son passage, revient librement reprendre sa place sur l’horizontale hh (fig. 125).
- Les 4 cames sont donc toutes revenues aux positions te-'atives d’où les avait tirées le mouvement de l’axe imprimeur, déterminé lui-même par une émission de courant.
- En résumé, la came correctrice a provoqué le départ de la roue des types, amenant son espace vide blanc des lettres sur la verticale, où monte le cylindre imprimeur; aussitôt que cetespace est dans cette situation, la came d’impression élève le cylindre imprimeur et le' papier contre lui ; im-
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- médiatement après, la came de progression fait avancer le papier vers la gauche, et, pour que dorénavant le mouvement de la roue des types ne soit plus gêné par rien, la came de dégagement écarte les derniers obstacles interposés dans le champ des organes que supporte son axe. Toutes ces fonctions se suivent sans interruption, sans perte de temps : quand le type arrive sur la verticale ou l’amène et le soutient la came correctrice, le cylindre imprimeur le touche, et, aussitôt qu’il l’a touché, le papier est tiré en avant.
- Jeu des diverses cames pendant les révolutions ultérieures de l’axe imprimeur. —
- Dans l’analyse que nous venons de faire des fonctions des cames, nous avons supposé que la roue des types avait été ramenée préalablement à sa position de repos, ou, en termes techniques, au blanc. Quand l’axe imprimeur opère ultérieurement sur lui-même une révolution, tandis que les roues des types et de correction sont entraînées dans le mouvement continu de leur axe, le travail de la plupart des cames est absolument le même que celui que nous avons déterminé dans le cas précédemment examiné.
- La came d'impression est toujours chargée de projeter vivement le cylindre imprimeur contre le type qui passe, la came d’entraînement, de provoquer l’avancement du pa' pier.
- La came de dégagement, ayant définitivement chassé Ie levier de rappel hors de la circonférence qu’elle parcourt, n’a plus ensuite aucun rôle à remplir, à chaque révolution ultérieure de l’axe, et elle le suit dans son mouvement, mais sans toucher à aucune pièce. Seulement elle est utilisée dans certains cas, quand l’axe imprimeur, par suito
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- de frottements exagérés, ne peut forcer son cliquet, à la fin de sa rotation, de remonter la pente du plan incliné d’échappement (voir pag. \ 06). Quand cet effet se produit, on doit, avec la main, ramener la plaque d’échappement au repos contre l’épaulement de la détente, afin que l’ern-hrayage ultérieur de l’axe imprimeur avec celui du volant puisse avoir lieu lorsque l’armature fera basculer le levier mtermédiaire. Mais comme cette opération pourrait être dangereuse pour le doigt de l’opérateur, si un courant armant à l’instant même dans les bobines (voir pag. J 03), Provoquait l’embrayage subit et, par conséquent, la rotation et le retour rapide d u taquet d’échappement, on la remplace ordinairement parla manœuvre suivante : quand ta cliquet d’échappement reste au bas de la montée du plan lncliné, l’axe imprimeur n’ayant pas achevé sa révolution, ^ came de dégagement n’a pas encore repris sa position horizontale et est restée un peu oblique, comme l’indique la %• 146. Dans cette situation, le biseau nn’ de la branche ^ repose à peu de distance au-dessus d’ellejet devra formaient la rencontrer sur son passage, si on abaisse à ce Soient le levier de rappel au blanc. La branche D avançant alors vers la droite, suivant la flèche /, son biseau nn’ arrive sur la goupille g, la comprime de haut en bas et la tarce détourner vers la gauche (flèche/1’); obéissant à cette lnipulsion étrangère, l’axe imprimeur B’ tout entier pi-v°te dans le sens habituel de son mouvement, entraînant av6clui son cliquet qui grimpe ainsi le long de la montée de son plan incliné et reprend enfin sa position de repos, *ta l’autre côté, sur La descente. L’axe imprimeur a donc Achevé sa révolution par l’abaissement du levier de rappel, Agissant sur la came d’entraînement. On ramène ainsi
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- tout à la fois la roue des types au blanc et l’axe d’impre** sion à son point de départ.
- Reste à examiner le jeu de la came correctrice pendant que la roua de ce nom participe avec celle des types au mouvement continu de Taxe plein. Les fonctions multiple que cette came accomplit alors demandent un examen ap* profondi et vont faire l’objet du chapitre suivant.
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- CHAPITRE IX.
- CORRECTION.
- Causes qui rendent la correction nécessaire î — (Ie Fondions du mécanisme imprimeur ; — 2° Propagation des courants ; — 3° Imperfections dit régulateur). — Analyse du jeu de la correction : — (1er cas : Synchronisme parfait ; — 2e cas : Type en retard; —
- — 3* cas : Type en avance). — Erreurs supérieures à UU are de 1/56.
- du Levier inverseur pendant que l’appareil est en mouvement :
- — (Impression des lettres; — Impression des chiffres).
- Causes qui rendent la correction nécessaire. — En expliquant le principe de l’appareil (ch. III), nous avons supposé que l’instant où le chariot départ monte sur un goujon soulevé, coïncide exactement avec celui où le cylindre d’impression vient toucher type à reproduire, au poste d’arrivée (pag. 25). Nous avons continué, jusqu’à présent, dans l’éti^p des diverses Parties du mécanisme, d’admettre cette coïncidence abso-'ue dans les positions relatives, aux deux extrémités de la %ne, des organes transmetteur et récepteur. Cette hypo-*hèse était destihée à nous faciliter l’intelligence du jeu l’appareil. Il ipaporte maintenant de faire remarquer *lüe plusieurs causes concourent à troubler cette harmo-n'e purement théorique; nous montrerons ensuite par pelles combinaisons mécaniques on est parvenu à recti* ^ les divers écarts qui tendent à détruire l’accord entre
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- le manipulateur et le récepteur, afin de faire toujours, par l’abaissement d'une touche, imprimer entièrement la lettre qu’elle représente.
- f0 Fonctions du mécanisme imprimeur. — Il s’écoule un temps appréciable entre le soulèvement de l'armature au poste d'arrivée (pag. 102) et le contact du papier contre 1e caractère de la roue des types dont on veut provoquer l'empreinte (pag. 153),et ce temps est déterminé par la mise en action du mécanisme imprimeur (ch. Y, VII, VIII)* Les diverses fonctions, accomplies entre ces deux limites, déplacement de l’armature et impression, introduisent un retard constant, dont il est essentiel de tenir compte dans les positions relatives du chariot qui transmet le courant et de la roue des types qui porte le caractère à imprimer. Pour que le caractère qui doit être reproduit puisse laisser sa trace sur le papier, il faut qu’il arrive sur la verticale où monte le cylindre d'impression, seulement au moment précis où les diverses pièces qui concourent à cette ascension ont exactement rempli le rôle qui leur est assigné-Or les diverses fonctions qui suivent le mouvement de l’armature ( déplacement du levier d’échappement, mise en marche de l’axe imprimeur, soulèvement du cylindre d’impression ), s’opèrent toujours dans le même temps, pour une vitesse donnée du mécanisme. Ce temps est égal à celui qu’emploie la roue des types pour se déplacer de 2/28 de circonférence. Il suffira donc, pour rectifier une fois pouf toutes l’écart constant que nous signalons, de faire partif en retard la roue des types, au premier courant transmis» de telle sorte que le chariot, qui provoque l'émission, ai* déjà dépassé de 2/28 de circonférence le goujon soulevé? quand la roue des types quittera sa position d'inertie. M&is
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- comme cette roue ne commence à se mettre en marche qu’après 1/4 de tour de l’axe imprimeur (voir pag.132), et ÎHe ce temps de repos qui s’écoule pour elle, entrele départ de l’arbre des cames et sa propre mise en train, égale celui qu’elle emploierait à se déplacer de 1/28, si elle partait au même moment que cet arbre, il suffira de lui donner à son point de départ un retard de 1/28 seulement. C’est pour ce motif que la roue des types, arrêtée à la position du blanc, laisse suspendue sur la verticale, au-dessus du cylindre d’impression, non point l’espace vide blanc des lettres, comme nous l’avons admis jusqu’ici, mais la division précédente, c’est-à-dire la lettre Z. Mais quand la r°ue des types est régulièrement entraînée par son axe, die fait, pendant 1 /2 révolution de l’axe des cames, c’est-à-dire depuis le soulèvement de l’armature jusqu’à l’im-pfession, passer au-dessus du cylindre imprimeur 2/28 de Sa circonférence; et, comme le moment de l’ascension de l’armature coïncide (en supposant l’effet du courant instantané) avec le contact entre l’échancrure antérieure de la lèvre mobile et le goujon, il est évident que pendant 1/2 évolution de l’arbre des cames, c’est-à-dire pendant 2/28 de tour de la roue des types, le chariot au départ aura dépassé de 2/28 de tour ou de 2 goujons celui de l’émission. Il sera donc toujours en avance de deux divisions. Quand donc le blanc des lettres sera produit à l’arrivée, le chabot transmetteur sera déjà au-dessus de la rainure du goujon B. De même quand les divers types A, B j C, D, etc. Passeront verticalement au-dessus du papier, l’échancrure de la lèvre mobile (fig. 10) rasera les rainures correspondant aux touches C, D, E, F, etc.
- 2° Propagation des courants. — D’un autre côté, lapro-
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- pagation des courants, surtout sur des lignes de quelque étendue, est loin d’être instantanée; un certain temps, va-viable suivant la longueur et l’état des lignes, s’écoule entre le contact du chariot et du goujon de départ, et l'arrivée du fluide, à l'extrémité du fil, en quantité suffisante pour annuler l’excès d’attraction qui retient la palette au repos. En outre un courant provoque le soulèvement de l’armature plus ou moins vite, suivant l’intensité de la pile et le degré plus ou moins parfait du réglage de l’é-leetro-aimant (voir ch. Y); il détermine donc, tantôt plus tôt, tantôt plus tard, le déplacement du levier d’éehappe-ment et l’embrayage de l’axe des cames. Soumis à l’influence de ces variations, le cylindre imprimeur met plus ou moins de temps à parvenir jusqu’au caractère à reproduire, suivant que l’entraînement de la came d’impression hésite plus ou moins à commencer, et, comme la roue des types, complètement indépendante de l’arbre des cames, poursuit quand même son mouvement uniformément régulier, le papier serait appliqué rarement contre la surface totale du type, et ne prendrait souvent l’empreinte que d'une partie du caractère, le côté gauche s’il opérait trop tôt son mouvement ascensionnel (le type étant alors en retard), et le côté droit, s’il montait trop tard (Ie type ayant, dans ce cas, dépassé déjà la verticale qui relie les centres de la roue et du tambour). Si ces écarts variables n’étaient rectifiés k chaque émission de courant) l’impression serait toujours défectueuse et les transmissions impraticables.
- 3° Défectuosité du régulateur. — En troisième lieu, Ie régulateur n’est pas absolument parfait, et, malgré son action incessante sur le mécanisme, il n’évite pas comple'
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- Soient de légères variations dans la vitesse, variations 'lui altèrent dans une certaine mesure le synchronisme ^dispensable entre les deux appareils en relation. Certainement les écarts provenant des deux dernières cames sont lRfiniment petits, lorsque l’électro-aimant a été rendu très-Sensible (pag. 74) et que d’après la méthode que nous indiquons plus loin, le synchronisme a été préalablement rfy?lé avec précision; mais, quelque insignifiants qu’ils s°ient en apparence, si on les laissait s’accumuler, ils ne Créeraient pas à rendre toute entente impossible entre les deux correspondants, l’un imprimant par exemple les let-tres MIDI, etc., quand à l’autre appareil se reproduiraient ^es lettres NJEJ, etc. (avance) ou LHCH, etc. (retard), pro-v°quant ainsi, dans l’appareil récepteur, l’accident bien c°nnu sous le nom de déraillement. L’isochronisme absolu des mouvements de chaque instrument considéré seul, et Synchronisme parfait entre deux mécanisme séparés par 1111 fil, n’existent donc jamais, en réalité; et un chariot et ^ne roue des types, appartenant à des appareils mus par ^es moteurs indépendants, ne tarderaient pas, bien que Partis d’abord symétriquement du même point en même ^Rips, à acquérir des vitesses sensiblement différentes, ^cessitant à bref délai un nouvel arrêt de la roue des types. Si le récepteur avait une tendance à aller plus vite 0,1 moins vite que le transmetteur, les divers caractères Successivement reproduits laisseraient progressivement sur bande une trace de plus en plus incomplète, jusqu’à ce l’écart entre les deux mouvements fût égal à une divi-^,0n} et la lettre suivante ou précédente serait alors repro-^te, c’est-à-dire que l’appareil déraillerait.
- résumé, 3 causes altèrent les positions symétriques
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- du chariot (départ) et de la roue des types (arrivée) : 1® Ie temps occupé par le jeu des pièces qui concourent à l'impression; 2° le temps de la propagation du courant et de son effet dans les bobines; 3° les imperfections du régulateur.
- La première cause est éludée, comme nous l’avons vu, pag.164, par un retard constant donné à la roue des types depuis son point de départ.
- Les deux autres causes, dont les manifestations varient de durée et se produisent d’ailleurs dans des conditions difficiles à saisir, ne sauraient être compensées par une correction régulière, déterminée d’avance, une fois pouf toutes, et exigent, pour être rectifiées, l’emploi de moyens spéciaux. Pour que, malgré ces variations dans la vitesse de soulèvement du cylindre imprimeur, le type laisse de lui-même une empreinte complète sur le papier, il faut qu’il soit toujours, au moment de l’impression, amene exactement au niveau du cylindre imprimeur poussé p&r la came d’impression, jusqu’à son point culminant voir pag. 153).
- Si le type est un peu en retard, c’est-à-dire si, continuant d’avancer avec sa vitesse ordinaire, il devait ne poiid arriver sur la verticale qui relie les 2 centres de la roue des types et du tambour imprimeur, au moment de Vêle* vation maximum du papier, il faudra apH auparavant, ^ reçoive une impulsion supplémentaire qui lui fasse fra°" chir, d'un élan supérieur à sa vitesse ordinaire, l’espafe qui le sépare de cette verticale; si, au contraire, il eS* en avance, c’est-à-dire si, continuant de tourner de soi1 mouvement uniforme, il devait avoir déjà dépassé lalig°e des centres, quand le cylindre d’impression viendrait ton-
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- cher la circonférence de la roue des types, il faut qu’il soit préalablement forcé de revenir rapidement en arrière de la quantité voulue, pour que le papier le rencontre dans la position la plus convenable.
- Analyse du jeu de la correction. — Ces mouvements saccadés, soit en avant, soit en arrière, ne peuvent s’opérer qu’en faisant tourner la roue des types plus ou moins vite que son axe, sui vant le cas, et contrariant, pour un moment, l’uniformité de vitesse que l’axe plein, par l’entremise de la roue du rochet de frottement, lui communique à l’état habituel. Ces importantes fonctions sont dévolues à la came et à la roue correctrices.
- Nous savons qu’à l’état normal, la roue des types suit tous les mouvements de celle de correction, comme si ces deux mobiles étaient soudés l’un à l’autre (voirpag. 120). Toute impulsion étrangère, appliquée à la première, sera Raclement suivie par la seconde. Nous pourrons donc faire avancer ou rétrograder la roue des types, en faisant avancer ou rétrograder la roue correctrice.. Or, la came de correction, à chaque tour de Taxe imprimeur, c’est-à-dire à chaque émission de courant, pénètre entre deux dents de la roue correctrice (voir ch. VIII, pag. 151), et, en s’engageant dans un creux de cette roue, force celle-ci d’avancer S1 elle est en retard, de rétrograder si elle est en avance; et comme elle agit avant que le papier ait atteint son Maximum d’élévation, elle aura amené ou ramené le type au-dessus du milieu du cylindre d’impression, au moment Précis où celui-ci devra venir le frapper.
- Hans quelles conditions peut s’accomplir, d’une manière 81 précise, cette correction incessante, qui rétablit, à chaque ^mission, une concordance parfaite entre le manipulateur
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- et le récepteur, et permet seule de recevoir toujours une impression entière de chaque lettre, en empêchant de s’accumuler les petites erreurs de vitesse, lesquelles, sans son secours, formeraient, quand l’axe du chariot et celui de la roue des types auraient fait seulement une vingtaine de révolutions, un écart suffisant pour faire dérailler l’appareil d’une lettre en avance ou en retard? C’est ce que nous allons examiner.
- Nous pouvons, dans le jeu de la correction proprement dite, considérer trois cas :
- 4° Synchronisme parfait entre le chariot transmetteur et la roue des types récepteur;
- 2° Retard de la roue des types;
- 3» Avance.
- 4er cas.—Synchronisme parfait.—Le synchronisme par-fait n’existe jamais dans les mouvements; mais nous l’admettrons provisoirement dans l’explication qui va suivre. Cette hypothèse admise, supposons aussi la transmission du courant instantanée. Ces causes de variations dans leg positions relatives du chariot et de la roue des types étant écartées, nous pouvons aussi, pour le cas qui nous occupe» ne pas tenir compte de la cause de retard constant résultant du travail des divers organes interposés entre l’arma* ture et le cylindre imprimeur; car cet écart invariable. étant corrigé une première fois par le retard donné à la roue des types à son point de départ, ne peut plus ensuit troubler la concordance parfaite des mouvements.
- S’il en était ainsi, le chariot (départ) et la roue des typ*s (arrivée) ou, ce qui révient au même, la roue correctric0 se retrouveraient toujours au même moment dans lesmêmeS positions symétriques. En effet nous avons vu que la rotô
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- des types fait successivement passer 28 divisions actives (la série des lettres ou celle des chitfres) au-dessus du cylindre imprimeur, pendant que les 28 creux de la roue de correction passent en regard de l'arbre des cames, et que le chariot rase les 28 rainures des goujons. Quand ces trois mobiles seront en mouvement, chacun d'eux parcourra 1/28 de circonférence dans le même temps.
- Donc au premier courant transmis par le goujon « blanc des lettres », 1° le chariot passerait au-dessus de cette languette soulevée; 2° la roue des types présenterait son espace « blanc des lettres » en regard du cylindre imprimeur, entièrement élevé; 3° le creux n° 1 (fig. 147) de la roue correctrice serait retenu par la came correctrice exactement engagée entre les deux dents limitant ce creux.
- Si, ensuite, l’opérateur appuie sur une seconde touche, celle de l'H, par exemple,!0 le chariot aura parcouru» depuis le 1er goujon soulevé, exclusivement, l’espace qui sépare 8 goujons, c’est-à-dire 8/28 de sa circonférence, quand il prendra la pile au goujon H; 2° dans un temps égal, la roue des types aura amené au-dessus du cylindre imprimeur les lettres A, B, C, D, E, F, G, H (8/28 de circonférence ou 28 divisions) et cette dernière H se trouvera en contact avec le papier entièrement élevé ; 3° la roue correctrice aura fait passer exactement les creux, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, c’est-à-dire 8 divisions ou 8/28 de son périmètre, et cette dernière division 9 sera exactement partagée par la ligne ab qui relie les centres a et b de cette roue a et de l’arbre des cames b. Toutes les causes de retard étant supposées supprimées, il est clair que la came correctrices trouera alors engagée dans ce creux 9, et, comme le synchronisme a été parfait, elle n’a pas eu à rectifier la position de
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- la roue correctrice ni celle de la roue des types, elle a donc dû pénétrer dans le creux en question, très-librement, sans frotter sur la dent supérieure m plus que sur la dent intérieure m comme une dent quelconque d’un pignon qui passe dans l’intervalle de deux dents de sa roue motrice (voirfig. 148). Onvoit que si toutes les causes de retard étaient supprimées, dans la pratique, la came correctrice, n’ayant aucune correction à effectuer, pourrait sans inconvénient disparaître ou n’aurait plus que des rôles accessoires à remplir (voir pag. 141).
- 2e cas. —Type en retard, — Mais il n’en est jamais ainsi en réalité, et les 3 causes de troubles signalées plus haut exercent leurs actions continuelles et tendent, à chaque instant, à déranger les positions symétriques des mobiles en relation aux extrémités du fil. Examinons donc ce cas et admettons que les roues de correction et des types réunies du récepteur soient un peu en retard sur la position du chariot transmetteur, en d’autres termes que, en conservant son mouvement ordinaire de translation, le type à imprimer ne puisse arriver à temps sur la verticale pour y rencontrer le cylindre d’impression vivement projeté. Nous admettons que cette différence de position ou cet écart n’est pas très-grand et équivaut seulement à moins de 1/56 de circonférence, c’est-à-dire est inférieur à la moitié de la distance d’un chiffre et d’une lettre, ou d’une dent à l’autre de la roue correctrice. Supposons qu’au poste départ on ait appuyé sur la touche de l’U.si, à l'arrivée, le type U est en retard, le creux 26 de la roue de correction qui lui correspond et dans lequel doit pénétrer la came au moment de l’impression, sera en retard de la même quantité; par conséquent, la dent supérieure k sera
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- rencontrée par la came plus tôt que la dent inférieure k’. Quand cette rencontre aura lieu, la pointe u de la came butera violemment contre le plan incliné kd’ de la dent k ; la vitesse de la came étant 7, tandis que celle de la dent est 1, le choc fera avancer cette dent d’un mouvement 7 fois plus rapide que l’axe plein qui entraîne les roues des types et de correction à l’état ordinaire. Grâce à cette vive impulsion, le type U franchira en un clin d’œil la distance qui le sépare de la verticale yy, en sorte que, quand le cylindre d’impression C achèvera son ascension, il touchera ce type exactement replacé dans la position voulue, d’aplomb sur lui, et toutes les parties de la lettre déposeront leur empreinte sur le papier.
- Comment les roues de correction et des types peuvent®-elles ainsi se déplacer autour de leur axe, et aller plus vite que lui sans gêner son mouvement, sans modifier sa vitesse uniformément régulière? — Quand la came correctrice u est venue choquer la dent supérieure k en retard, elle a communiqué à toutes les parties de la roue correctrice R5 une impulsion plus vive, les forçant de précipiter leur marche dans le sens habituel de leur mouvement circulaire (fl. f, fig. f 49) ; le cliquet de correction C’, obéissant à cette cause accélératrice, se déplace en courant sur les dents de la roue de rochet R6, dont le mouvement reste Invariable, montant et descendant successivement le long ^es dents de celte roue (fl. fi), tant que dure la vitesse exceptionnelle dont il est animé; grâce à la pression de son ressort r et à l’acuité de ses dents, il s’arrête aussi-tnt que la correction du type est achevée et il ne se déplace a>nsi toujours que de la quantité nécessaire. On voit que,
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- dans ce cas, la roue de correction Rs et celle-des types R4 subissent seules un déplacement sur l’axe plein A et que la roue de rochet Ü6 continue de suivre tous les mouvements de cet axe, grâce au frottement dur qui la retient à lui (voir pag,426). Ce frottement doit donc être toujours assez grand pour que la roue de rochet puisse résister à l’impulsion que tendrait à lui donner le cliquet C’en pas* sant rapidement d’une dent à l’autre, pendant l’opération de la correction, dans le cas que nous venons d’examiner {relard).
- 2° Type en avance. — Supposons maintenant que les roues de correction et des types soient en avance sur la position du chariot de départ, par exemple que le type U, qui doit s’imprimer, doive avoir déjà dépassé d’une certaine quantité, inférieure à un arc de 4/56, la verticale^ (fig. 450), quand le cylindre imprimeur devra rencontrer la roue qui le porte. Pour que, dans ce cas, l’impression puisse se laire nettement, il faut qu’avant l’ascension maximum du tambour portant le papier, ce type rétro-grade rapidement, pour se retrouver exactement sur la verticale yy à l’instant où le papier viendra le toucher. Voici comment s’opère ce mouvement de recul.
- Il est clair que, le type U, étant en avance, le creux 26 de la roue de correction se trouvera déjà, quand la came correctrice viendra y pénétrer, au-delà de la situation normale qu’il devrait avoir par rapport à l’axe d'impression, si le synchronisme était absolument parfait (voir pag. 170), la dent supérieure k sera trop loin pour être atteinte par la came u et celle-ci rencontrera alors de' vaut elle la dent inférieure k'. Mais pour faire passer sa surface courbe z sur le plan incliné v de cette dent, afin
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- de pénétrer plus avant dans le creux 26, elle fera reculer ta dent inférieure k' progressivement, au fur et à mesure ‘ju’elle s’enfoncera davantage entre les deux dents kk\ Gomme dans le premier cas, elle communique sa vitesse propr€ à toutes les parties de la roue correctrice et de la r°ue des types, qui effectuent ce mouvement accidentel de recul avec une rapidité sept fois plus grande que celle de leur translation habituelle. Le type U sera donc vivement projeté en arrière (ü. /a), et, quand la came de cor-rection u occupera exactement l’intervalle 26 des deux dents kk\ c’est-à-dire à 1/2 révolution de son axe, et, par c°nséquent, au moment de l’élévation maximum du cylindre imprimeur, le caractère en question sera d’a-Ptamb sur la verticale yy et laissera sur le papier une empreinte parfaite.
- Par quels procédés ce mouvement rétrograde, effectué Par des organes disposés sur Vaxe plein, peut-il se produire sans déranger la marche ordinaire de cet axe?
- Le choc que la dent A’ a reçu de la came w, a forcé le c**quet de correction C' de changer brusquement le sens (û. f) de sa rotation, c’est-à-dire de tourner dans le sens de la flèche /2, pendant tout le temps que persiste l’action de la came u sur la dent A’. Dans ce mouvement de recul tas pointes des dents du cliquet G’, étant poussées fortement dans la direction des creux de la roue de rochet R6, («./•*), ne pouvant, par suite, sauter d’une dent à l'autre, c°tt)me nous l’avons vu dans le cas précédent (pag. 172), traînent forcément cet obstacle dans la même direction.
- poussée du cliquet sur le rochet l’emporte alors sur la Passion qui retient celte roue à l’axe plein (voir pag. 126), 61 ta rochet, obéissant à la force prédominante, abandonne
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- momentanément son axe A, en tournant autour de lui? (fl. f%) sous l’impulsion du cliquet G’ qui le chasse. C'est ainsi que les trois roues des types R4, de correction Rs, et de rocket R6 réunies sont simultanément, grâce à la carne correctrice u, animées d’un mouvement contraire à celui de leur axe commun A, qui se poursuit toujours régulièrement dans le même sens et avec la même vitesse (fl. /).
- En résumé l’action de la came correctrice active la rotation des deux roues des types et de correction, quand le caractère à impression est en retard, et, quand il en avance, fait du même coup rétrograder les trois roue* des types, de correction et de rochet.
- Erreurs supérieures à un arc de 1/56.
- On conçoit que, plus sera grande l’erreur de vitesse à rectifier, ou, en d’autres termes, la partie d’arc de cerdc dont la roue des types est en retard ou en avance sur Ie chariot transmetteur, plus aussi sera considérable l'action de la came correctrice et plus sera augmenté son frotte' ment contre l’organe qu’elle est chargée d’amener ou de ramener à sa position normale. Supposons le type en ft' tard. Si avec un synchronisme parfait, tel que nous l’avofl* admis pour le premier cas, la came vient, avec douceuft glisser sur la dent supérieure m (fig. 151), en un pointé par exemple, plus sera grand le retard de cette dent, p^s le bec u de la came, en rencontrant le plan incliné M0' frappera près de la pointe m; si le retard devient égal à*111 arc de 1/56, c’est-à-dire à la moitié exacte de la distant qui sépare deux dents consécutives m m\ la came u buter* contre le sommet m3 formant la rencontre des deux pe*1^ de la dent m, et, ne pouvant glisser ni sur le plan nao, 111
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- sur Je plan mp, provoquera un choc par suite duquel tout
- mécanisme d’horlogerie sera brusquement arrêté. A cause de l’acuité des dents de la roue correctrice Rs, cet effet nuisible est rarement produit-car la moindre augmentation d’écart, au-delà de 1/56, forcerait la came de pisser tout près de'Ja pointe m ( position M15) mais sur la Pente inférieure, et celle-ci, devant alors s’engager entiè-renient, à 1/2 tour de l’axe d’impression, entre les deux ^ents m et n, augmenterait encore le retard, qui devien-drait égal à 1/56 -f- 1 /56 == 2/56 ou 1 /28 de circonférence, c est-à-dire à la distance exacte d’une lettre aune autre kttre, et le caractère suivant se reproduirait sur la bande ^ nne manière complète. Quand la différence entre les f°sitions relatives du chariot et de la roue des types est ar-bvée à ce point, l’accord entre ces deux organes est comblement détruit, et l’appareil déraille indéfiniment, c’est-^"dire qu’après ce premier écart exagéré, supérieur à 1 /56, eri supposant qu’aucune cause nouvelle de trouble n’agisse ^Us le mécanisme, toutes les lettres successivement immolées sont en retard d’une division (1/28). Dans ce Cas> le mot LILLE, par exemple, serait travesti sur le pa-br du poste d’arrivée par l’assemblage des caractères ^HKKD, et le nombre 23456 par la réunion des chiffres '2345.
- Quand la roue des types a une tendance à avancer, l’ap-^eil déraille également, mais en sens inverse, aussitôt 'b l’erreur dépasse 1/56. Cette fois, la transmission du bt LILLE provoquerait, à destination, l’impression du bt MJMMF et celle du nombre 23456, l’impression ^chiffres 34567.
- Qu voit que la came correctrice ne peut rectifier que des
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- écarts inférieurs à un arc de 4/56, en sorte que Je régulateur doit toujours fonctionner avec une exactitude suffisante pour éviter qu’entre deux courants consécutifs, c’est* à-dire entre deux révolutions de Taxe imprimeur et deux actions de la came correctrice, les différences entre l»s vitesses des deux appareils en relation atteignent cette 1*' mite extrême du travail correcteur.
- Quand l’appareil déraille dans un sens ou dans l’aut.® (avance ou retard), il n’existe qu’un seul moyen de rétablir entre les deux mécanismes l’accord indispensable à un travail régulier, c’est d'arrêter, comme nous l’avons vu pag. 430, les deux roues des types à la position du repère, en d’autres termes, de ramener les deux appareils au blanc, et, au besoin, si l’on suppose que les déraillements proviennent d’insuffisance de réglage du synchronisme, fi® porter ce réglage au degré de précision nécessaire, en suivant la méthode indiquée, chap. X.
- Jeu du levier inverseur quand l’appareil est en mouvement.,— Le travail correcteur que nous venons d’analyser était, dans les premiers appareils HugheS (1860), le seul dont la came et la roue correctrices fusse»1 chargées. Nous avons vu pag. 4 41 que, par des perfectionnements successifs,l’inventeur avait,sans altérer leur jeu priu31' tif,donné à ces organes plusieursfonctionssupplémentaire*' Nous nous occuperons ici de celle qui consiste à faire de vier la roue des types d'un arc déterminé, de 4/56, p°uf permettre, à tour de rôle, à la série des 28 lettres ou à cefie des 28 chiffres, de déposer leur empreinte sur le pap»ef‘
- Nous avons indiqué pag. 422 comment on peut,aM^^ de l'appareil, en comprimant alternativement avec le do$ ou la pointe d’un tournevis les deux saillies S S’ (fig*
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- du levier inverseur, obtenir cette déviation avec une e*actitude parfaite. Il nous reste à examiner le jeu de la cQ*ne correctrice, qui produit automatiquement des effets Absolument semblables pendant que fonctionne le mécanisme d’horlogerie.
- Pour que la concordance, nécessaire dans les positions Natives des deux mécanismes imprimeurs correspondants, soit point troublée, il faut que la déviation dont nous Parlons s’opère à la fois sur la roue des types de départ et sbr celle d’arrivée, et qu’elle soit déterminée par le fonctionnement du manipulateur, c’est-à-dire que le chariot du poste transmetteur doit provoquer des émissions de courant et, par suite, l’engagement des cames correctrices Précisément dans les creux des roues de correction où font saillie les extrémités semblables des leviers inverseurs. De Cette manière les deux saillies symétriques des deux leviers seront refoulées simultanément, et les deux roues en dation seront déplacées du même angle dans le même
- sens.
- Impression des lettres. — Quand la roue des types est Prêtée par le levier de rappel au blanc (pag. 130, fig. 423), t espace blanc des lettres est en regard du cylindre imprimeur, un peu à droite de la verticale passant par le centre de rotation (fig. 415), et la roue correctrice (fig. 452) présente le creux n° 4 en face de l’arbre des cames B. Nous sAvons qu’à la première émission de courant, produite par Abaissement de la touche blanc des lettres (voirpag. 433), ta came de correction pénètre toujours entre les deux dent3 rçui limitent ce premier intervalle. Or, c’est vis-à-vis de Ce creux qu’on a placé une extrémité S’ du levier inverseur.
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- Si, lorsqu’on a ramené la roue des types au repère, cette extrémité est en saillie, elle touchera le creux 1, en sorte que, au moment où la came u viendra buter sur la dent supérieure âf,pour provoquer l’embrayage des roues des types et de correction avec lerochef.de frottement (v. p.133)> elle enfoncera du même coup la saillie S’, faisant ains< tout à la fois sortir ces deux roues de leur situation d’inertie et déplacer la roue des types R4 de 1 /56 de circonférence par rapport à la roue correctrice R6. On pourra s’assurer, en examinant la fig. 152 que le refoulement de la saillie S’ force le levier II' du manchon de la roue types de passer de la coche n dans la coche n’, suivant la flèche /“, et, par conséquent, cette roue R* d'avancer d’un arc de I / 56, dans le sens /”, sens habituel de son mouvement (revoir fig. 116, 117).
- Pendant que s’exécute cette double opération àe la came de correction u, la roue des types R4 est animée de deu* mouvements de translation, l'un qu’elle partage avec Ia roue correctrice R6,déterminé par le choc de la came u la dent supérieure d du creux n° 1, l’autre de même d»' rection, mais plus rapide, provenant de l’enfoncement de la saillie S’du levier d’inversion (fig. 152).
- Cet écartement du levier inverseur a fait rapproche! ^ type Z de la verticale, le plaçant vis-à-vis du creux 4 de la roue de correction, et le choc de la came sur la dent su' périeure d’ du creux n° 1 a amené l’espace blanc des lettré en regard du cylindre imprimeur élevé au même inst»11* par la came d’impression (fig. 147). A partir de ce n)0 ment, toutes les divisions de lettres (y compris l’espaCe blanc des chiffres) sont dans l’axe des 28 creux delà TOüe correctrice, comme nous l’indiquons ci-après :
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- On voit, à l’examen du tableau ci-contre, que l'arc de
- TABLEAU I.
- cercle limité d’un côté par la verticale ac, qui rejoint les centres de rotation de la roue des types et du tambour imprimeur (fig, 148), de l’autre par une ligne oblique ai, réunissant le centre de la roue correctrice à celui de l’axe des cames, comprend 4 creux, ou plus exactement 3 creux et 2 demi-creux, c’est-à-dire 4/28 de circonférence.En effet, quand le blanc des lettres est sur le cylindre d’impression et dans l’axe du creux 5 de la roue correctrice, le creux 1 est occupé par la came de correction (lere émission de courant (fig. 147).
- Chaque fois que, postérieurement à la lre émission du courant qui a déterminé les résultats précédemment énumérés, on appuie sur la touche blanc des lettres, le chariot, la roue des types et celle de correction ayant accompli simultanément une révolution entière, depuis ce point de départ commun, se retrouvent ensemble dans les mêmes situations, le chariot sur *e même goujon du blanc, la came correctrice dans le Creux 1 et l’espace blanc des lettres de la roue des types Sürle cylindre imprimeur, en regard du creux n° 5. Cette
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- Depuis la déviation du blanc des lettres.
- Ordre Ordre N«s des
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- fois, lucarne ne rencontrant plus d’obstacle interposé entre les deux dents qui bornent le creux n° 4, ne pourra plus séparer en aucune façon la roue des types de celle de correction et laissera dorénavant ces deux organes effectuer simultanément leur mouvement [solidaire de rotation*
- Si l’on abaisse ensuite une autre touche quelconque (celle du hlape des chiffres exceptée), celle de l’E, par ex. i 1° le chariot, depuis le goujon du blanc des lettres aura parcouru 5 rainures ou 5/28 de circonférence, quand il prendra la pjle au goujon E soulevé; 2° les lettres A, B, C, D* E, c’est-à-dire un arc de 5/28 du cercle de la roue des types aura passé au-dessus du cylindre d’impression 5 tr- 3° les creux % 3, 4, 5, 6 auront successivement circulé vis-ïà-vis de l’arbre des cames, c’est-à-dire que la roue correctrice aura tourné d’un arc de 5/28. L’émission, déterminée par le goujon E* aura donc fait imprimer la lettre correspondante de la roue des types.
- (1 en serait évidemment ainsi pour toutes les autres touches, tant que les écarts de vitesse entre le chariot transmetteur et la roue des types récepteur ne dépasseraient paS la limite extrême que nous avons spécifiée plus haut (voir page 477) ; l’élévation des goujons A, K, V, É, etc.; pa^ ex., coïnciderait exactement avec la montée du cylindre d’impression contre les mêmes types, tandis que la came de correction s’engagerait dans les creux 2,4 2,23, 25, etc.» de la roue de même nom (tableau 4).
- En conséquence, tant qu'on n'agit pas sur la touche blanc des chiffres, les 27 autres touches font imprime1, seulement des caractères de la série des lettres.
- Impression des chiffres {fig. 45 ). — Mais si l’on presse
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- sur la touche blanc dm chiffres, qui est la 24° en comptant sur le clavier dans le sens de l’alphabet et donnant len° 4 à celle du blanc des lettres, 4° le chariot, depuis et y compris le goujon du 1er blanc, aura parcouru 24 rainures ou 24/28 de sa révolution totale, quand il arrivera sur le goujon actuellement soulevé; 2° les divisions blanc des lettres A,B,C, etc... T, U, V, auront successive ment dépassé le cylindre d’impression et l’espace blanc des chiffres, c’est-à-dire la 24e division sera au-dessus de lui; 3° les Creux 4,2,3, etc... 23,24 auront défilé devant l’arbre des cames, c’est-à-dire que la roue de correction aura subi un déplacement de 24/28 de tour. Donc l’abaissement de la touche blanc des chiffresfera pénétrer la came correctrice dans le creux n° 24. Or, c’est dans cet espace vide qu’est Venue ressortir tout à l’heure l’extrémité S du levier d’inversion (fig, 4 46), quand l’autre saillie a été refoulée par la came, au 4er courant transmis, après la mise au repère (fig. 447). Cette saillie S est donc repoussée jusqu’à la base du creux 24, et ce recul? comme nous l’avons vu page 422, tait dévier la roue des types de 4 /56, en sens inverse de son mouvement ordinaire et aussi de sa direction précédente (page 480).
- On voit que, pendant cette opération, la roue des types est animée en même temps de deux mouvements distincts, eelui de la roue correctrice qui l’entraîne avec l’axe plein, suivant la fl. /, et celui qu’elle reçoit seule du déplacement du levier inverseur (fl. f) (1).
- (i) Ces déplacementSi s’opèrent avec une telle rapidité qu’on ne peut t®». distinguer pendant la marche de l’appareil. On peut, cependant les rendre perceptibles à l’œil en appuyant simultanément, durant un l°ur de chariot, sur le blanc des chiffres et sur celui des lettres.
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- Par suite de ce recul, les 28 divisions de chiffres, qui étaient précédemment dans l’axe des 28 dents, sont venues se logervis-à-vis des 28 creux, cédant leur place aux 28 divisions de lettres, ainsi que l’indique le tableau n° 2 ci-contre. Ainsi, le blanc des chiffres regarde le creux 28, le chiffre 5 le creux 10,1e signe = le creux,27 etc., et quand le blanc des chiffres correspondant au creux 28 est en face du cylindre imprimeur, c’est le creux 24 qui passe devant l’arbre des cames ; de même, quand le chiffre 9 (creux \ 4) passe au-dessus du tambour d’impression, c’est le creux i 0 (4 divisions à gauche) qui se présente à Y axe imprimeur.
- Quand on voudra maintenant appuyer sur une des 28 touches (à l’exception de celle du blanc des lettres), celle qui porte le signe 5, par exemple, 1° le chariot aura, depuis le goujon blanc des chiffres, parcouru -10 divisions ou 40/28 de sa circonférence, quand il montera sur le nouveau goujon soulevé; 2° la roue des types aura fait arriver successivement les divisions), (, etc, r>y blanc des lettres, 4, 2,3, 4, 5, c’est-à-dire sera avancée d’un arcde i 0/28 au-dessus du cylindre imprimeur; 3° l’axe des cames aura vu
- TABLEAU II.
- Depuis la déviation du blanc des chiffres.
- Ordre de passage des creux en regard de l’arbre des cames Ordre de passage des chiffres eu regard du cylindre impri- meur. Nos des creux en face des. quels sont placés ces types.
- 24 bl. chif. 28
- 25 ) 4
- 26 ( 2
- 27 etc. 3
- 28 » 4
- 1 bl lett. 5
- 2 1 6
- 3 2 7
- 4 3 8
- 8 4 9
- 6 5 10
- 7 6 11
- 8 7 12
- 9 8 13
- 10 9 14
- 11 0 15
- 12 16
- 13 17
- 14 ; 18
- 15 19
- 16 ? 20
- 17 I 21
- 18 ’ 22
- 19 + 23
- 20 — 24
- 21 § 25
- 22 / 26
- 23 27
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- passer en face de lui les creux 25, 26, 27, 28, 4, 2, 3, 4, 5, 6, en tout1 0/28 du périmètre de la roue correctrice. Donc l’émission provoquée par l’abaissement de la touche en question aura fait soulever le papier contre le caractère 5 de la roue des types et ce chiffre sera exactement reproduit.
- Il en serait de même si l’on appuyait sur une quelconque des autres touches (moins celle du blanc des lettres); chaque signe incrusté sur la touche s’imprimerait exactement sur le papier au poste d’arrivée et à celui de départ, la rencontre par le chariot des divers goujons soulevés coïncidant toujours avec la montée du cylindre imprimeur contre les divisions correspondantes de chiffres de la roue des types.
- Ainsi, tant qu’on n’agit pas sur la touche blanc des lettres, les 27 autres touches ne font imprimer que des caractères de la série des chiffres.
- On a pu voir, par ce qui précède, que le nombre des creux intercalés entre les deux extrémités libres du levier inverseur, est égal à 4 (fig. 116), de même que les deux touches des blancs sont séparées par 4 autres touches (fig. 16). L’angle dont le chariot doit se déplacer pour «Aller du goujon du blanc des chiffres à celui du blanc des lettres est égal à celui que doit décrire la roue correctrice pour amener successivement en regard de l’arbre des cames les deux saillies du levier inverseur. Ainsi donc, quand le chariot rase le goujon blanc des chiffres, la saillie S (fig. 153) est devant l'axe imprimeur, et quand il est suspendu au-dessus du goujon blanc des lettres, l’extrémité S arrive en face de cet axe (fig. 152). Le chariot et la roue correctrice tournant continuellement avec une égale vi-
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- tesse, on sera toujours sûr qu’en appuyant sur celle des deux touches blanc qu’on voudra, l’extrémité correspondante du levier d’inversion sera refoulée par la came correctrice, et que la déviation de la roue des types aura lieu dans un sens convenable.
- Quand donc on voudra faire imprimer des chiffra ou signesusuels, il faudra préalablement abaisser la 24e touche, et lorsque ensuite on voudra reproduire des lettres, onap-puiera auparavant sur la lre4 .1%
- Nous savons que chaque blanc occupe 2/56 de la circonférence totale de la roue des types (voir page 115) : quel en est le motif? C’est que, contrairement à ce qui se passe pour les autres divisions de cette roue, dont chaque 28e comprend un chiffre et une lettre qui doivent s’imprimer à tour de rôle, chacun de ces vides doit, pendant les deux déviations, présenter toujours un espace blanc en regard du cylindre imprimeur, quel que soit le sens de la déviation* chaque blanc ayant toujours une de ses moitiés (1 /56) en face d’un creux de la roue correctrice et l’autre moitié (1/56) en face d’une dent.
- On pourrait se demander pour quelle raison les 2 extrémités du levier inverseur, et les 2 touches des blancs n’ont été séparées que par 4 divisions. Cette séparation est arbitraire, et aurait pu sans inconvénient être rendue plus grande, à la condition de conserver toujours entre les 2 touches, entre les 2 saillies du levier inverseur et entre les 2 vides de la roue des types, un nombre égal de divisions. On s’est arrêté à la disposition indiquée plus haut, parce que, primitivement (avant 1862), les chiffres se reprodui' saient au moyen des 1 0 premières lettres de l’âphabet, précédées d’un signe indicatif, le W. Ainsi le nombre 12
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- était écrit sur la bande W AB. Pour ne pas modifier le système de manipulation, quand on a ajouté les 28 divisions de chiffres, on a supprimé la lettre W sur la roue des types et sur le clavier, et la touche, qui portait cette indication, est aujourd’hui la touche blanc des chiffres. Grâce à cette disposition, l’opérateur pour reproduire les chiffres sur la bande, place donc toujours son doigt au même point du clavier.
- A
- v s>%.
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- CHAPITRE X.
- RÉGULATEUR.
- -Mécanisme d’horlogerie. — Mouvement continu (moteur, chaîne, remontoir. Transmission du mouvement, — roues et pignons). — — Mouvement uniforme ou isochronisme (régulateur primitif : lame vibrante; — régulateur ac.uel : tige vibrante et frein). — Synchronisme ou égalité de vitesse entre les mouvements uniformes de deux appareils en relation.
- Nous avons admis jusqu’à présent que les axes de la roue des types, du chariot et du volant sont animés d'un mouvement continu et uniforme (voirpag. 5 et suiv.). Il nous reste à examiner par quels procédés on peut 1° faire tourner ces axes sans interruption et 2» assurer Vuni for mité inaltérable de leur translation, malgré les variations fréquentes dans les résistances que ces mobiles sont chargés de vaincre. Nous étudierons ensuite comment, lorsque deux appareils sont séparés par une ligne, les deux opérateurs placés à distance, peuvent modifier facilement la vitesse àe ce mouvement uniforme, pour arriver au synchronisme indispensable à un échange régulier et durable de transmissions (voir ch. III).
- Mouvement continu. — L'ensemble des organes du système Hughes peut, comme tout mécanisme d'horlogerie, se diviser en trois parties principales : 1° le
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- moteur ; 2e la transmission du mouvement ; 3° le régulateur.
- 1° Moteur. — Le moteur ou la puissance qui constitue la cause première du mouvement, est une masse cylindrique, formée de 6 rondelles de plomb, empilées les unes au-dessus des autres ; chaque rondelle pesant 10 kilog., le moteur représente une force totale de 60 k.
- 2° Chaîne. — Il agit sur le mécanisme d’horlogerie par l’intermédiaire d'une chaîne articulée sans fin, du système de Galle abcdefgh (fig. 154), composée d'une suite de fortes goupilles gg cylindriques, horizontales, placées à égale distance les unes des autres et reliées deux à deux par d'épaisses lames de fer IV pouvant librement pivoter sur elles (fig. 155); grâce à cette disposition, la chaîne possède une grande flexibilité et offre à la traction du poids une résistance considérable.
- Partant du 1er axe de l’appareil où elle est encastrée entre les dents d’une roue d’acier 1, à forte denture, appelée roue motrice (fig. 154), elle descend à gauche, en traversant la table en a, et vient passer de gauche à droite dans le demi-cercle inférieur de la gorge d’une poulie 2, munie d’une chape G. Celle-ci sert de point d’attache à une tringle à érochet t, rivée inférieurement à un disque de fer D; c’est sur cette tringle que s’enfilent les unes au-dessus des autres les 6 rondelles du poids P, et chacune d’elles est fendue, à cet effet, suivant un rayon. Sortant de la poulie 2, la chaîne s’engage de gauche à droite sur le demi-cercle supérieur d’une roue dentée 3, redescend à droite, passe sous la gorge d’une poulie 4, soutenant, au moyen d’une chape C1, un petit contre-poids p destiné à inaintenir la chaîné toujours tendtiè et l'em^êchéi1 dé
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- s’entortiller dans son mouvement ; puis remonte et va s'appliquer de droite à gauche sur une petite poulie 5, puis sous une autre poulie semblable 6 et de là à travers la table en h, va rejoindre le premier chaînon, sur les dents de la roue motrice 1. La jonction des deux extrémités s’opère au moyen d’une goupille mobile, taillée en forme de vis.
- Les deux poulies 5 et 6, tournant chacune autour d’un axe fixe, n’ont d’autre rôle que de guider' la chaîne.
- A l’état ordinaire, quand la chaîne maintient le poids moteur P à une hauteur suffisante au-dessus du sol, ce poids exerce une traction égale et sur le côté ab et sur le côté de. Du côté cd la chaîne est engagée sur les derts de la roue 3, retenue immobile par un moyen que nous indiquons plus loin. Cette roue 3, restant au repos, ne peut céder à l’influence du moteur qui tendrait à la faire tourner en arrière, et, par suite la partie de de la chaîne est à l’état d’inertie. Mais la traction exercée sur le côté bat tire vers la gauche la roue \ qu’aucun obstacle n’empêche de tourner, et celle-ci, obéissant à la force constante du poids P, se meut avec son axe dans le sens de la fl. f, tant que celui-ci descend verticalement, augmentant progressivement la longueur de chaîne qui sépare la roue motrice 1 de la poulie 2. La roue 1, dans son mouvement de translation, fait avancer la chaîne hgf sur les poulies-guides 6 et 5 et, par suite, remonter le contre-poids p, qui se rapproche de plus en plus de l’entablement de l’appareil.
- La longueur de la chaîne est calculée de façon à ce que le contre-poids p atteigne son maximum d’élévation quand le moteur P vient toucher terre. Lorsque ce résultat se
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- produit, le moteur cesse de tendre la chaîne en abcd, la roue motrice 1 s’arrête et tout mouvement cesse dans l’appareil. En conséquence, pour entretenir continuellement ia rotation de la roue 1 et le fonctionnement de tout le mécanisme, il est nécessaire que le moteur P reste toujours en l’air, c’est-à-dire qu’on puisse le remonter, sans altérer le jeu des divers rouages, avant qu’il ait entièrement terminé sa course.
- 3° Remontoir. — Dans ce but, un système très-simple permet d’exercer une traction convenable, en temps opportun, sur le côté cd de la chaîne, ordinairement immobile, et, par suite, d’élever la poulie 2 et le poids P de la quantité voulue.
- La roue 3 est retenue sous la table de l’appareil à un support en fonte SS’ qu’on nomme le massif du remontoir. Elle fait corps avec la partie postérieure d’un manchon mm’ qui supporte antérieurement en m’ une forte roue de rochet 3a (fig. 1 56). Le manchon mm’, commun à ces deux organes, s’engage sur un axe AA dont les deux extrémités peuvent.pivoter sur les deux bras SS’ du remontoir. Une cale cylindrique z traverse de part en part le manchon mm’ et l’axe A, et rend ainsi les deux roues 3, 3a et l’arbre A entièrement solidaires, leur permettant de tourner ensemble dans un certain sens.
- Un cliquet G pouvant pivoter librement sur un pivot retenu au remontoir S, mais ordinairement forcé de rester abaissé sous l’action d’un ressort r, s’engage par son bec e entre deux dents de la roue de rochet 3a, et, empêchant ce mobile de céder à la traction que le grand poids P opère sur le côté cd de la chaîne (fig. 154), maintient au repos les roues 3, 3a, ainsi que leur axe A. La
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- A la partie antérieure de l'axe AA’ (fig. 156), s’emboîte à frottement doux un second manchon m% muni d’une r°ue dentée 3b de même forme que la roue 3(1), mais en-hèrement folle, c'est-à-dire pouvant librement tourner sur l’axe AA’ dans tous les sens. Elle sert de point d’attache à un bras de fer B armé d’un cliquet G,, lequel, sous la Pression constante d’un ressort H, pénètre constamment entre deux dents de la roue de rochet 3a.
- Un bout de chaîne de Galle qvx, tout à fait distinct de ta grande chaîne sans fin, vient s'emboîter sur les dents de ta roue 36, au-dessus et à droite, tendu sur le côté qv horizontal par un ressort à boudin très-énergique R, accroché à la gauche de la table qui supporte tout l'appa-reH, et sur le côté vertical vx par une longue tringle T Aminée par deux crochets, dont l’un pénètre en haut, en entre deux maillons du bout de chaîne, dont l’autre en
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- °as s’articule en un point y d’un levier qui reçoit le nom *ta pédale. Ce levier LU peut pivoter autour d'un axe fixé ai1 montant postérieur de droite de la table, èt l’opérateur Pcutj avec le pied, presser sur l’extrémité libre L, dans le Sensde la fl. fi.
- A l’état ordinaire, le poids de la pédale L, agissant sur le de chaîne vx le maintient dans une situation verti-Cata, mais ia traction du ressort à boudin R étant alors ^pondérante, tendrait, par l’intermédiaire du bout qv, à
- ^ (R Les trois roues 3, 3«, 31* sont à peu près de même diamètre. Slls la figure 156, pour les montrer sur le même plan, noussup-s°ns qu’elles sont toutes de grandeur inégale. Cette hypothèse ne aifie en rien le principe du remontoir.
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- tirer en arrière la roue 36 et son cliquet Cl, et à faire, par conséquent, remonter outre mesure la tringle T et la pédale L; mais à cette tendance fait obstacle l’action d’une forte goupille saillante g implantée dans le champ de la roue 36 et qui bute, au repos, contre une partie fixe dû massif du remontoir S’. La roue 36 est ainsi arrêtée daw$ une position telle que son cliquet C* tienne pénétrer entre deux dents à la partie supérieure du rochet 3a, un pëu & droite de la verticale passant par le centre de rotation A’. •
- Si, pendant que le moteur P, dans sa chute, entraîne la roue motrice A (fig. 134), l’opérateur presse avec Ie pied, verticalement, sur l’extrémité antérieure L de la pédale, les points L, y descendent simultanément en décrivant des arcs proportionnels ; la tringle T est ainsi tirée de haut en bas (fl. /2) et cette traction, se communiquant au bout de chaîne qvx articulé sur la roue folle 36? force cette roue de tourner suivant la fl. f3; la petite chaîne qvx s’allonge sur la verticale, se raccourcit sui* l’horizontale, tendant de plus en plus le ressort R. Dans ce mouvement en avant, le cliquet G* entraîne le roche! 3a et la roue 3. Les 3 mobiles 36, 3a, 3 tournent donc ensemble suivant f3, tant que s’abaisse la pédale L. ke second cliquet C glisse, pendant cette opération, etl retombant successivement d’une dent sur l’autre du rochet ; mais la roue 3, tournant dans le sens /3, a éleve d’une certaine quantité le côté cd de la chaîne sans fin par suite, le poids moteur (fig. 455).
- Dès que cesse la pression du pied sur la pédale L, ^ ressort R se détend, tire en arrière le bout de chaîne forçant la roue 36 de revenir dans le sens de la fl. èt
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- permettant à la tringle T et à la pédale L de remonter jusqu’à leur situation de repos.
- Ce retour s’effectue sans excercer aucune action sur les Loues solidaires 3, 3a. En effet, le cliquet C1 glisse alors, en retombant, d’une dent à l’autre du rochet 3a, tandis que le cliquet C, enfoncé dans un creux de cette roue, empêche de nouveau les deux mobiles 3, 3a de revenir en arrière, et les maintient dans une position invariable d’inertie.
- Ainsi donc, les 3 roues 3, 3a, 3b tournent ensemble dans le même sens, quand on appuie sur la pédale ; lorsque celle-ci remonte, au contraire, la roue 36 revient seule en arrière.
- Comme l’arc de cercle que peut décrire la pédale est très-petit, les 3 mobiles du remontoir ne peuvent tourner chaque fois que d’une demi-circonférence environ, ce qui tait élever d’une minime hauteur la chaîne et le grand poids. Mais en agissant sur la pédale à plusieurs reprises, °n conçoit que la roue 3 aura bientôt accompli un Nombre de révolutions suffisant, pour que toute la partie de chaîne sans fin qui sépare cetle roue de la poulie 2 soit épuisée et que le moteur P soit revenu à son maximum ^élévation.
- Pendant ce mouvement ascensionnel, la tension exercée Par le poids P sur le bras ab de la chaîne ne varie point et s’exerce de la même manière que si le poids-P, tout en Ascendant, n’était pas remonté ; par conséquent la roue Motrice 1 tourne toujours sous l’influence d’une force Estante. Il suffira donc, pour entretenir la rotation in-Cessante de cet organe et de tous les rouages, d’a^V sur la fcdale avant que le moteur soit arrivé jusqu'à terre,
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- opération rendue facile par la situation de ce levier disposé tout exprès à portée du pied de l’opérateur.
- Transmission du mouvement (roues et pignons Nous venons de voir que la roue dentée 1 est animée, grâce à la traction constante du moteur P, d’un mou~ vement circulaire continu. Ce mouvement se transmet de proche en proche, en augmentant progressivement de vitesse, jusqu’à l’axe de la roue des types et, de là, à celui du volant, par l’intermédiaire d’une série d’arbres parallèles, peu éloignés les uns des autres, et dont chacun est muni d’une roue dentée engrenant avec une roue de même forme, mais d’un plus petit rayon, appelée pignon.
- L’axe A, outre la roue motrice 1 sur laquelle s’engage la chaîne, supporte antérieurement une roue dentée d’engrenage Ri, qui engrène avec le pignon pi ; celui-ci est fixé à l’axe B (fig. 157) qui porte une roue R2, engrenant avec le pignon p2 calé à l’axe C; l’axe C sert de point d’attache à une roue dentée R3 qui met en mouvement le pignon p3 de l’axe D, supportant la roue des types; enfin 1& roue dentée R4, qui tient à cet axe, engrène avec le pignon /H de l’axe du volant.
- Il y a donc dans le mécanisme, en tout 7 axes : les axes A, B, G, sont communs à tous les mouvements d’horlogerie et ne servent qu’à transmettre aux autres mobiles le mouvement produit par la chute du poids; les autres arbres’ 1° de la roue des types, 2° du chariot, 3* du volant, 4° d’im' pression constituent spécialement le télégraphe Hughes.
- Nous connaissons déjà les relations de vitesse des axes principaux. Nous savons que le volant tourne 7 fois pluS vite que l’axe de la roue des types; que ce dernier a une vitesse égale à celle du chariot. Les vitesses respectives des
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- autres arbres n’intéressent qu’indirectement le but de cette ttude ; toutefois nous croyons devoir nous y arrêter un Estant. On peut dire, d’une manière générale, qu’il y a, eutre les vitesses de 2 arbres voisins, le même rapport Qu’entre les circonférences, ou ce qui revient au même, entre les rayons des roues qui les réunissent. Si, par ex. le rayon de Rl (fig. 457) est 3 fois plus grand que le rayon p\y pit l’axe B et la roue R2 tourneront 3 fois plus vile •lue l’axe A. Si le rayon de R^ est 6 fois celui de pi, p2, l’axe G et la roue R3 marcheront 6 fois plus rapidement •lue Taxe B, et par suite 6 fois 3 fois ou 6X3=48 fois Plus vite que l’arbre A. Si le rayon de R3 est 6 fois le rayon de p3,/?3, l’axe D de la roue des types, la roue den-14e R4 et Taxe du chariot F tourneront avec une vitesse H fois supérieure à celle de l'axe G et, conséquemment 1*X6X3=408 fois plus grande que celle de l’axe A. Enfin, Sl le rayon de R4 est 7 fois le rayon p4, jo4 et l’axe du voient E devront se mouvoir 7 fois plus vite que les axes D et F, ou 7X6X6X3=756 fois plus vite que l’axe A. ^°nc, comme nous l’avons admis précédemment, quand 1 a*e du chariot fera 4 00 révolutions par minute, l’axe du v°lant en fera 700 dans le même temps (4).
- Gn voit qu’avec un mouvement très-lent de l’arbre mo-4, on obtient sur les derniers mobiles des vitesses c°Usidérables. Ces mouvements rapides sont nécessaires P°Hr que ces axes puissent vaincre les divers obstacles llaterposés sur leur parcours. Le nombre d’axes- intermédiaires, la grandeur des roues et des pignons ont donc été
- f*) Les relations de grandeur des rayons des diverses roues et pi-j>n(>ns de l’appareil Hughes sont, en chiffres ronds, celles représentées ar les nombres que nous indiquons ci-dessus.
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- calculés dans le but d’utiliser la force motrice avec le moins de mobiles possible, de la manière la plus conforme au but mécanique à atteindre) tout en évitant Une chute trop rapide et un remontage trop fréquent du poids.
- La vitesse des divers axes étant maintenue à l’état uni-forme, par les moyens que nous étudierons plus loin, le poids descend d'un mouvement régulier, et la rapidité de sa chute dépend de la vitesse que donne le régulateur. En prenant pour unité ou terme de comparaison la rotation du chariot, ce qu’on fait habituellement, én supposant qu’elle soit égale à 100 tours par minute, la course entière du moteur ou l’épuisement complet de la chaîne sans fin s’effectueront en 4 minutes environ. C’est donc à peu près toutes les 3’,5 que l’opérateur devra exercer soh action sur la pédale du remontoir.
- La chape de la poulie du contre-poids est armée d’unè fourchette métallique u dont les 2 branchés sont tournées en haut. Quand le moteur arrive près de terre, c’est-à-dire quand le contre-poids approche de son maximum d’élévation, cette fourchette rencontre un bras de levier qu’elle relève, faisant ainsi déclancher le marteau d’tin timbre fixé à un pied de la table. Ce coup de marteau éveille l’attention de l’opérateur, en l’avertissant du moment précis où il doit appuyer sur la pédale p^ur remonter le moteuf parvenu à son maximum d’abaissement.
- L’opération du remontage se répète assez fréquemment» mais, grâce à la disposition donnée au mécanisme du ré" mdntoir, elle ne nécessite qu’une légère dépense de forefij bien inférieure au poids total, c’est-à-dire à 60 k. En d' fet, celui-ci, tendant d’une manière égale les 2 bras ah de de la chaîne, son poids se répartit sur ces 2 côtés et ^
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- DU TÉLÉGRAPHE HUGHES. tension sur ab, augmentée de celle exercée sur cd, représentant le poids total, 60 k., chaque tension équivaudra à Ç = 30 k. Donc, pour faire remonter le côté cdt il ne taudra employer qu’une force de traction tant soit peu supérieure à 30 k. Mais, grâce aux longueurs relatives des bras de levier constitués d’un côté par la tringle T et la pédale L, de l’autre par le rayon de la roue 3ô, cette force est encore diminuée et se réduit, en somme, à une pression du pied de 20 k. tout au plus (voir note, pag. 2t2).
- Mouvement uniforme ou isochronisme. — L’établissement du synchronisme ne peut s’opérer entre deux appareils indépendûnts l’un de l’autre, si les axes de chaque mécanisme considéré isolément, ne tournent pas toujours d’un mouvement uniforme. Nous avons défini pag. 6 ce genre de mouvement. Examinons maintenant par quels procédés on peut l’obtenir.
- Quand l’appareil déroule et que l’axe d’impression reste au repos, les résistances auxquelles la puissance ou le .moteur doit faire équilibre, ne varient pas sensiblement; elles 8°nt occasionnées par les frottements des axes sur leurs coussinets, des dents des diverses roues les unes contre les autres. Quand les rouages sont bien ajustés et graissés, ceé frottements sont assez faibles poür qu’un poids minime auffise à les surmonter. Mais quand l’axe imprimeur se Uiet en marche, les résistances que ses cames introduisent dans le mouvement sont tellement considérables qu’elles sauraient être compensées que par l’emploi d’une forcé Motrice très-grande. C’est pourquoi il est nécessaire de se Servir d’un poids supérieur aux frottements habituels auxquels l’instrument est soumis; mais, alors cette force motrice qui n’est point utilisée à l’état ordinaire doit être ab-
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- sorbée et tenue en réserve par une pièce spéciale reliée au mécanisme, afin de pouvoir être employée en temps opportun. C’est le rôle des régulateurs.
- Régulateur primitif : lame vibrante. — Le volant, s’il était seul, serait insuffisant à remplir cette importante fonction ; en vertu de sa masse, il est moins sensible que les autres roues aux variations que le mouvement ou le repos de l’arbre des cames tendent à provoquer, dans la vitesse ; mais s’il empêche ces variations de se produire trop brusquement, il ne s’oppose pas d’une manière absolue à leuraction. Le volant n’est donc en quelque sorte qu'un modérateur et non un véritable régulateur.
- Le régulateur imaginé par M. Hughes a été, par lui, plusieurs fois modifié. Nous croyons devoir dire d’abord quelques mots de celui qui a servi pour les premiers appareils.
- Il consiste en une lame d’acier quadrangulaire d’environ 0m, 20 de long ab (fig. 158), renflée à sa base. Cette tige flexible, fortement retenue par son pied b, dans une sorte d’étau fixé à la platine postérieure de l’appareil, est relié au mécanisme par une ancre A: dont la pointe frotte contre une roue à rochet à forte denture R, rivée à la partie postérieure de l’axe de la roue des types. Ce rochet R en mouvement bute par chacune de ses dents contre la pointe de l’ancre k, reliée par un ressort à boudin à la lame ab, et celle-ci, sous l’influence de ces chocs répétés, entre en vibrations.
- Dès que la lame vibre, ce régulateur maintient uniforme le mouvement de l’appareil, en vertu des lois qui régissent les propriétés des corps vibrants.
- Tant qu’on ne change ni la longueur, ni le volume de la
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- lame, — 1° toutes les vibrations sont isochrones, c'est-à-dire ont la même durée, et le nombre de vibrations exécutées dans l’unité de temps reste invariable; — &0 cet ^ochronisme n’est pas altéré par les variations de la force Motrice qui fait vibrer la lame; 3° l'amplitude ou écart des vibrations est proportionnelle à la force motrice appliquée à la lame.
- • Puisque une vibration s’effectue pendant que la roue à rOchet R avance d’une dent et que le temps d’une vibration est toujours le même, le mouvement de cette roue restera Uniforme. En effet, si une vibration dure 1/100 de seconde, par ex., la roue R avancera d’una dent en 1/100 de Seoonde; si son pourtour présente 100 dents, elle aura effectué sa révolution en 100/100 de seconde ou 1 seconde, Puisque la lame aura exécuté alors 100 vibrations. Le Mouvement de la roue R étant ainsi régularisé, tous les a*es du mécanisme étant solidaires, chacun d’eux sera doué d’un mouvement uniformément régulier.
- Voyons si cette régularité de marche ne sera point alté-ree par la rotation intermittente de l’axe d’impression.
- Quand, par suite du soulèvement de l’armature, cet axe commence à tourner, le mouvement des rouages tendrait ^ baisser subitement, en raison des résistances provoquées Par les cames. Le volant, en vertu de sa masse, hésitant à ralentir sa propre vitesse, s’oppose pendant un temps très-c°urt à toute modification du mouvement général; mais obstacles que doit vaincre l’axe des cames augmentant Progressivement, le volant serait bientôt influencé et tournerait moins vite; c’est alors que la lame fait sentir son ^cfion.Une partie de la force motrice qui la fait vibrer, de-Veuant nécessaire pour compenser le surcroît de frottement
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- du travail des cames, se porte sur les rouages et l’amplitude de ses vibrations doit diminuer. C’est en effet ce qu’on observe dans la pratique; au fur et à mesure que progresse la rotation de l’axe imprimeur, on voit la lame prendre des vibrations de moins en moins étendues. Or, nous savons que bien que les amplitudes varient, leur nombre reste constant et leur durée isochrone. Les frottements des cames n’auront donc point altéré le mouvement uniforme-' ment régulier de rotation des axes. Mais quand l’axe imprimeur reprendra sa situation d’inertie, toute la force motrice employée par les cames devenant tout à coup disponible tendra à accélérer brusquement la vitesse de l’appareil. Le volant s’oppose d’abord à cette brusque accélération. Mais comme la force motrice que l’axe imprimeur cesse d’utiliser en s’arrêtant est considérable, elle 11e tarderait pas à activer la marche du volant lui-même, et la vitesse générale se modifierait alors en croissant rapidement. C’est au moment où cet effet nuisible tendrait à se produire que le jeu de la lame vibrante intervient de nouveau. Cette lame ayant pu, comme nous l’avons vu tout à l’heure, céder une partie notable de la force motrice qui la faisait vibrer sans faire varier le nombre de ses mouvements vibratoires ni leur isochronisme, pourra aussi, sans inconvénient, absorber la force motrice laissée libre par Ie repos de l’axe des cames. S’il en est ainsi, nous verrons ses amplitudes s’élargir promptement en proportion de la force supplémentaire qui lui sera alors appliquée; c’est ce que nous montre la pratique. Presque immédiatement apref. l’arrêt de la plaque d’échappement contre l’épaulement de la détente, la lame, par degrés insensibles, reprend rapi" dement l’amplitude normale de ses vibrations. Et cela doù
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- ^b‘e, puisque, d'après ce que la théorie nous enseigne,
- 1 amplitude des -vibrations d’une lame est proportionnelle ^ la force motrice qui lui est appliquée.
- Le moteur, comme nous l’avons vu, est un poids de 60 k. Admettons qu’un poids de 5 k. soit suffisant pour vaincre les frottements ordinaires des axes,quand celui des cames est à l’état d’inertie, que le poids nécessaire à la lame Pour entrer en vibration soit égal à 15 k,, nous aurons mnsi 20 k. seulement du moteur utilisés à l’état habituel. Restent donc 40 k. non employés. Que deviendra eette force motrice excédante? Elle se portera tout entière sur la lame, dont elle augmentera l’amplitude des Vibrations sans en changer le nombre. La lame tient donc
- réserve 40 k. de force motrice qu’elle pourra céder à t axe imprimeur en action sans cesser de vibrer d’un mouvement uniforme. Donc pour que la rotation des divers **es ne varie jamais, il suffit que les frottements provoqués par les cames de l’axe d’impression ne nécessitent Pas une dépense de force supérieure à 40 k. Si ces frottements étaient exagérés et dépassaient cette limite maxi-mum, la lame serait contrainte, pour les compenser exactement, d’abandonner, non-seulement sa force excédante, mais une partie de la force minimum qui lui est indis-Pensable pour vibrer ; à partir de ce moment, ses vibrations deviendraient impossibles ; elle ne saurait ensuite fègulariser le mouvement de l’appareil qui se ralentirait Progressivement.
- Quand les diverses parties de l’appareil sont réglées avec Précision, que les pièces sujettes à frottement sont convenablement huilées, les résistances n’atteignent point la ^mite extrême que nous venons d’indiquer, c’est-à-dire
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- restent inférieures à une dépense de force de 40 k., et le travail compliqué de l’arbre des cames peut s’effectuer sans altérer le mouvement uniformément régulier des di** vers mobiles du mécanisme.
- On voit que le volant et la lame concourent ici tous deux à maintenir la vitesse toujours au même degré.
- La lame vibrante, dont nous venons d’étudier le jeu, doit donner, au point de vue théorique, d’excellents résultats et assurer aux mouvements de l’appareil Hughes une marche aussi régulière que l'application du pendule à une horloge. Mais dans la pratique il ne laisse pas que de présenter plusieurs inconvénients. 1° La somme de force absorbée ou cédée par la lame au moment opportun étant susceptible de varier dans des limites très-étendues, subitement, malgré l’action modératrice du volant, cette lame pouvait alors prendre des amplitudes dépassant se limite d’élasticité ; 2° les chocs et les arrêts brusques occasionnés par le travail, quelquefois exagéré,de la came correctrice, faisant subitement obstacle aux mouvements vibratoires et mod ifiant alors, sans préparation, l’état moléculaire de la lame, en provoquaient fréquemment la rupture; 3° enfin la rapidité des vibrations causait un son strident très-fatigant pour l’opérateur.
- Régulateur actuel; tige vibrante et frein Après divers essais tentés dans le but de parer à ceS dificultés, M. Hughes en est arrivé à une transformation complète de son régulateur, qui est aujourd’hui constitue ainsi qu’il suit.
- La pièce principale du régulateur est une tige cyhn" drique BB’ (fig. 459) dont la partie antérieure aB’ prend une forme légèrement conique. Sa longueur totale est do
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- ^ mètres environ; mais sa partie postérieure est contournée sur elle-même en une hélice à 9 spires de même grandeur, distantes Tune de l’autre de près d’un millimètre. Cette disposition a pour but, tout en réduisant à des proportions pratiques l’espace occupé par le régulateur, de répartir sur une plus grande surface le travail moléculaire que provoquent les vibrations dans tout corps vibrant ,et de rendre moins fréquente la rupture des tiges.
- La dernière spire postérieure oc’ est recourbée jusqu’à l*axe de l’hélice y, d’où elle se prolonge en une queue cylindrique horizontale yB servant à fixer la tige, et la dernière spire antérieure z’, suivant la même disposition, constitue une tige rectiligne nB’ dont la direction se confond exactement avec celle de l’axe du volant et de la queue fixe désignée ci-dessus. La queue est encastrée entre deux fortes mâchoires en cuivre MlM-2 retenues, au moyen de vis, à une console en bois ou en fonte C, appliquée à la table, derrière le bâti de l’appareil. Quand la fige est ainsi assujettie dans une position invariable, son Extrémité antérieure libre vient s’appuyer latéralement contre la partie postérieure de l’axe du volant.
- Elle est reliée au mouvement de cet axe, à l’aide d’une manivelle, composée de plusieurs pièces, dont l’ensemble constitue un organe important, désigné sous le nom de frein de la tige vibrante.
- Un bras en cuivre kk* est fixé verticalement à l'aide ^’une vis Y, sur la partie postérieure de l’axe du volant A, q^’il accompagne ainsi dans son mouvement circulaire c°ntinu (fîg. 160). L’extrémité libre k de ce bras est tardée en un manchon cylindrique mm dans lequel s’in-
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- troduit, à frottement très-doux, un petit pivot pp’, parallèle à l’axe du volant A, et terminé du côté de la tige vibrante par un bras po perpendiculaire à Taxe pp’ et recourbé à la partie libre o en forme d’anneau. Ce bras de levier po, pivotant autour du manchon mm’ peut, pendant que l’axe du volant A tourne, s’écarter de RR’ en décrivant, avec un rayon po, un arc de cercle plus ou moins grand, ou se reposer, à l’état d’inertie de l’appareil, dans la direction des deux centres pA.
- C’est dans l’anneau o qu'on introduit l’extrémité libre B’ de la tige vibrante, et celle-ci s’appuie, au repos, sur la partie externe du bras fixe RR’, par conséquent forme un petit angle avec le prolongement de la partie encastrée B y.
- Le pivot pp’ du bras po porte, du côté du volant, une came excentrique C en ivoire, solidaire de l’écartement du bras po, et par conséquent de la tige vibrante B’. Sur le pourtour supérieur de cette came, s’appuie légèrement un ressort R composé d’un bout d’acier rond,contourné comme l’indique la fig. 160. Ce ressort est soudé d*un côté à un support en cuivre S retenu en V1 au moyen d’une vis; puis se contourne en une hélice H, passe sur la came, en formant un coude dont la courbure se dirige du côte du centre du volant A, et se termine enfin par un tampon de chanvre T.
- Tout cet ensemble, bras fixe RR’, bras mobile po, came excentrique C, ressort R et tampon T, qui constitue lfi frein, sert de trait d’union entre la tige vibrante et leg rouages de l’appareil. •
- Le frein est entouré, à une petite distance, d’un cylindre creux métallique dont le centre est l’axe même A du vo-
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- lant sur le pont postérieur duquel il est fixé (figf 401). Toutes les parties du frein, ainsi que l’extrémité libre de la tige B’, peuvent librement se mouvoir dans l’intérieur de ce cylindre.
- Sur la partie rectiligne antérieure aB’ de la tige vibrante (fig. 159) est introduite une sphère massive en cuivre P qu’on peut faire glisser le long de la tige pour l’éloigner ou la rapprocher du point d’encastrement B. Cette sphère P, assujettie à la tige au moyen d’un ressort intérieur r qui l’empêche de ballotter, est retenue par une vis v à une tringle mince d’acier t, enroulée en spirale autour de la tige vibrante, et dont l’extrémité rectiligne opposée ? va, à travers une rainure pratiquée dans la mâchoire inférieure M2, se fixer è une crémaillère ce’ commandée par un pignon pl, que l’on peut faire mouvoir à la main, en manœuvrant lar poignée X. En tournant cette poignée dans un sens convenable, on fait avancer ou reculer la sphère le long de la tige vibrante ; un fort ressort r^ri arc-bouté sous la crémaillère cc, maintient celle-ci, et, par conséquent, la sphère P dans une situation invariable, pendant que vibre la tige.
- Examinons le jeu de ce régulateur sur un appareil isolé.
- Au moment où le mécanisme d’horlogerie se met en mouvement, sous l’action du poids, la force ,motrice commence à agir sur les rouages; le poids étant une force constante, la vitesse des axes doit s’accélérer'progressivement. Dans son mouvement circulaire de plus en plus rapide, l’axe du volant entraîne le frein K’ et l’extrémité libre de la tige B’. Celle-ci se tord autour de son pied lmmobile et, dès le début, tourne, en décrivant à chaque tour de volant un cône, mais ne vibre pas encore. A me-
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- sure que la vitesse de rotation s’accroît, la force centrifuge qui agit sur la boule, tend à l’écarter de plus en plus de l’axe du volant, par conséquent à faire décrire au bras mobile po un arc de cercle de plus en plus grand. Cet écartement progressif imprimé à la tige indique que la force motrice agit de plus en plus sur elle, car elle oppose à l’écartement une résistance qui va toujours croissant. Quand la force motrice qui lui est ainsi appliquée est devenue suffisante pour la faire entrer en vibrations, on voit tout à coup la vitesse de l’appareil se maintenir dans un état constant d’uniformité.
- En effet, à partir du moment où la tige vibre, en admettant, suivant l’opinion de M. Hughes, qu’une tige à vibrations coniques est soumise aux mêmes lois que les lames à vibrations rectilignest toute augmentation dans les résistances du mécanisme diminuera l’amplitude des vibrations, toute diminution de résistance l’augmentera ; mais, les vibrations resteront toujours isochrones et leur nombre ne variera pas.
- Cette hypothèse admise, les explications que nous avons données sur l’action du régulateur primitif pendant la rotation et après le repos .de Taxe des cames, pourront s’appliquer entièrement au jeu du régulateur perfectionné.
- Cependant il paraît y avoir, entre ces deux genres de régulateurs, une différence dont il importe de tenir compte. On sait que le mouvement circulaire développe dans tout corps soumis à son action une force spéciale qui tend à chaque instant à projeter le corps en dehors du cercle dans lequel il est contraint de se mouvoir : c’est la force centrifuge. Si l’on examine la tige vibrante du système actuel, on verra que chacun de ses points, pns
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- isolément, décrit une circonférence dont le rayon augmente au fur et à mesure qu'on s’éloigne du point d'encastrement. La force centrifuge exerce donc son action en chaque point de toutes ces circonférences, et, par conséquent, en chaque point de la trajectoire conique de la tige considérée en bloc, dans toute la longueur de la partie vibrante.
- Or, d'après des lois que la mécanique démontre, * la force centrifuge d'un corps qui décrit un cercle, avec un mouvement uniforme, est proportionnelle au carré de la, vitesse du corps. »
- Par conséquent, la force centrifuge doit augmenter quand l'axe des cames revenant au repos, le mouvement de l’appareil tend à s’accélérer, et que les amplitudes de la tige deviennent plus grandes; elle doit diminuer quand cet axe entrant en mouvement, la vitesse du mécanisme ayant une tendance à se ralentir, les vibrations prennent Une amplitude moins grande.
- Ces variations de force centrifuge, coïncidant avec celles des résistances du mécanisme et les changements d’écart de la tige, on peut se demander si cette force exerce sur le mouvement de l’appareil, conjointement avec les propriétés spéciales à la tige vibrante, une action régulatrice. Dans quelle proportion la force centrifuge agirait-elle dans ce cas ? C’est une question sur laquelle les divers auteurs qui ont traité de l'appareil Hughes ne sont pas tous d’accord. Certaines observations tendraient à prouver que les vibrations coniques de la tige ne sont pas parfaitement isochrones. On peut en trouver un premier symptôme dans la nécessité du travail correcteur. En outre, ceux qui ont pratiqué le système Hughes ont pu remar-
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- quer que si, après rétablissement du synchronisme entre les deux instruments en relation, à l’un des deux on vient à huiler toutes les parties sujettes à frottement, après ce graissage l’appareil correspondant déraille en retard, tandis que l’appareil graissé déraille.en avance. 11 semble cependant que la diminution de frottements résultant de cette opération aurait dû, non point modifier la vitesse de l’appareil, mais simplement agrandir un peu le cercle des vibrations de la tige.
- De même, lorsqu’en remontant le moteur, on donne un coup énergique sur la pédale, quand le poids est au haut de la table, on force ainsi celui-ci à tirer subitement sur la chaîne avec une énergie bien supérieurè à celle de son action habituelle, et cette traction anormale, si elle survient brusquement, fait dérailler en avance l'appareil sur lequel elle a lieu, s’il reçoit à ce moment. Cette augmentation instantanée de force motrice n’a donc pu être compensée par un écart équivalent de la tige vibrante. Ces variations de vitesse paraissent inexplicables si l'on admet d’une manière absolue que le nombre des vibrations est indépendant de la force motrice. Mais si les vibrations de la tige ne sont pas parfaitement isochrones, la vitesse des vibrations varie, et si la lame décrit plus vite ou moins vite ses cercles de vibrations, suivant les variations des résistances du mécanisme, on peut supposer avec quelque apparence de raison qu'elle agit sur l’appareil comme un simple régulateur à force centrifuge.
- Dans cette hypothèse, à l’état habituel, ces variations seraient assez petites pour que le mouvement de l’appareil pût être considéré comme uniforme (f). D’un autre côté,
- (1) Nous supposons, bien entendu, dans toutes les explication*
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- Sl l’on admet ces variations, on est conduit à se demander s>, comme le pense M. Hughes, une tige vibrante est le seul régulateur capable d’assurer aux mouvements de l’appareil une uniformité de marche suffisamment approximative pour que les diverses pièces du mécanisme Puissent remplir convenablement leurs fonctions, et si on pourrait pas lui appliquer un régulateur uniquement soumis à l’action de la force centrifuge. Divers indices et quelques expériences, qu’il est superflu de développer hh, nous permettent de supposer que cette solution n'est Pas impossible.
- Quoi qu’il en soit, laissant à des plumes plus autorisées* que la nôtre le soin d’élucider cette question, nous nous contenterons d’admettre entièrement la théorie de M. Hughes, qui explique les phénomènes d’une manière satisfaisante», et nous supposerons que la tige à vibrations coniques est soumise uniquement aux lois des vibrations rectilignes, l’action de la force centrifuge, comparée à celle des propriétés spéciales aux corps vibrants, étant seulement, d’après les observations de l’inventeur, 4/f 0000 environ, c’est-à-dire négligeable.
- Suivant cette théorie, quel rôle jouerait le frotteur T, 8°lidaire du mouvement du bras de levier po et de la tige vibrante, pendant les alternatives d’action et de repos de l’axe des cames? — Il est évident que si le frein se réduisit à l’emploi du bras libre po, chargé de guider la tige, CeHe-ci serait sujette aux mêmes causes de rupture qui ont Provoqué l’abandon des lames vibrantes : écartement exaucé provenant d’une trop grande absorption de force mo-
- I111 précèdent, que la longueur et l’épaisseur de la tige restent in* tables.
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- trice; — arrêts brusques causés par un travail anormal de la came de correction ; — passage trop rapide d’une très-grande à une très-petite amplitude et réciproquement.
- Grâce au jeu du frotteur T, au contraire, l’amplitude à l’état ordinaire reste toujours réduite à des proportions convenables, et les variations qu’elle subit, par suite du jeu intermittent des cames, s’effectuent avec toute la len-teur désirable et dans des limites très-restreintes.
- En effet, quand la tige est parvenue à un diamètre de vibrations égal à 3 centimètres environ, le bras à anneau op s’est assez écarté pour que la partie excentrique de la •came G (fig. 160) solidaire de son mouvement, ayant fait progressivement éloigner le ressort R, le frotteur T se soit assez rapproché de la surface interne du cylindre creux N, pour la toucher. A partir de ce moment, si la force motrice disponible augmente, la tige devant Pabsocber par un écartement plus grand, le bras op s’éloignera davantage du centre A; mais, en même temps, la came G que ce bras fait tourner autour de p aura soulevé davantage le ressort R, et à ce soulèvement correspondra un frottement plus énergique du frotteur T contre le cylindre creux N-Or, d’après les lois qui régissent l’action des leviers (1)* le bras op et le bras pG formant un levier coudé unique) pivotant autour de p, dont le bras po est 3 fois plus long que le bras pG, une force de 1 appliquée au point o pro-voquera en T une pression 3 fois supérieure; donc, a un petit effort fait par la tige, ou à une petite augmentation
- (1) Deux forces agissant sur un levier se font équilibre, quand elles sont entre elles dans le rapport inverse des bras de levier au* extrémités desquels elles sont appliquées.
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- Amplitude correspondra une énergique pression du frotteur sur la surface du frottement. Cette pression absorbe à son profit l’excédant de force motrice qui aurait dû faire écarter la lame d’une manière exagérée, et l'on c°nçoit qu’ai nsi, à partir du moment où commence l’action du frotteur, une augmentation considérable de force mo-frice amènera seulement un frottement plus grand, mais Codifiera très-peu l’amplitude normale de la tige.
- Quand donc l’axe imprimeur entrera en mouvement, le v°lant agira d’abord, puis la tige devra prendre un écartement moins grand, mais avant qu’elle varie sensiblement d’amplitude, il faudra que le frotteur ait cédé toute la frrce motrice qu’il tenait en réserve. Or nous savons, ^u’en raison des longueurs relatives des bras de levier op> cet effet peut se produire avec un très-petit écart du ^fas po et de la tige. La force motrice abandonnée par le frotteur ayant déjà compensé une grande partie de la relance provoquée par les cames, la tige n’a plus ensuite Qu’une petite diminution d’amplitude à opérer dans ses Vlbrations pour que la force totale cédée soit exactement Univalente à la résistance du travail des cames. Quand ^ axe imprimeur s’arrête, les mêmes effets se produisent en sens inverse : le volant agit d’abord, puis la tige tend à revenir à son amplitude primitive et, lorsqu’elle est arrivée à un écartement normal de 3 centimètres Aviron, le frottement du tampon T absorbe le.restedela frrce motrice laissée libre par l’arrêt de Taxe des cames.
- On voit qu’en admettant Visochronisme parfait des vibrations de la tige, le frotteur ne sert qu’à empêcher celle-ci dépasser sa limite d'élasticité et aussi à permettre à ses ^plitudes de varier seulement avec une certaine lenteur
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- progressive. Sans cet auxiliaire, la tige serait trop sensible aux variations de force motrice, et il se produirait dans les vibrations un ballottement qui en détruirait l’isochronisme' 11 est évident, en effet, que lorsque les vibrations dimi-nuent d’amplitude, l’extrémité libre de la tige décrit une spirale, se rapprochant de plus en plus du centre de rotation A (fig. 161); au contraire quand elles augmentent, la spirale s’éloigne de plus en plus du centre A (fig. 162)> Grâce à l’action du frotteur, les diminutions ou augmentations d’amplitude seront lentes et progressives, les spires de la courbe tracée par l’extrémité libre de la tige seront très-rapprochées et régulières ; mais si ce frotteur était supprimé, les vibrations de la tige étant égales au cercle par exemple (fig, 163) à l'état ordinaire, deviendraient tout à coup égales au cercle b, au moment du travail des cames. Pour passer brusquement de l’amplitude a à l’am* plitude è, la pointe de la tige devrait prendre un mouvement rapide vers le centre A, suivant la trajectoire $ par exemple. 11 est évident que ce changement préciphe de direction dans la trajectoire de la tige doit altérer l’isochronisme et faire varier la vitesse de l’appareil. en effet ce que montre la pratique, et la raison pour la" quelle M. Hughes a imaginé le frotteur, complété par une légère pression du ressort R sur la came G, pression qul introduit sur le mouvement du bras op une légère rési®' tance.
- Synchronisme ou égalité de vitesse entre les mouvements uniformes de deux appa' reils en relation. — Maintenant que nous avons vU par quels moyens le régulateur peut donner à chaque appareil un mouvement uniforme ou isochrone, voy0llS
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- Animent on pourra modifier la vitesse de ce mouvement, P°ur le rendre synchronique avec celui d’un appareil cor-respondant qui conserve une vitesse déterminée.
- Nous avons dit précédemment qu'à chaque vibration c°nique ou à un tour complet de la tige correspond une évolution entière du volant. Le volant prend donc toujours une vitesse égale à celle du régulateur. En conséquence, si nous voulons modifier, c'est-à-dire augmenter °u diminuer la vitesse du volant et, par suite, celle de t°us les rouages, il faudra donner au régulateur la possibilité de produire dans le même temps un plus grand ou plus petit nombre de vibrations.
- Or, on démontre en mécanique que le temps d’une vi* dation est proportionnel au carré de la longueur de la toge * par conséquent, le nombre de vibrations* dans un tomps donné, est en raison inverse de ce carré.
- Donc si nous prenons pour régulateur une tige plus ^gue, nous aurons, dans le même temps, un moins grand Nombre de vibrations de la tige et de tours du volant, et uUe vitesse normale moindre du mécanisme. Si l’on employait, au contraire, une tige moins longue, le nombre <tos vibrations, celui des révolutions du volant et la vitesse 'to l’appareil deviendraient plus grands.
- tin conçoit que, dans la pratique, une pareille modificâ-ll°n ne serait pas admissible, à cause des longs tâtonnements qu’entraînerait une semblable opération, mais on Peut résoudre le problème d’une autre manière.
- Loi : le nombre des vibrations est en raison directe de 1 épaisseur de la tige. Ou comprend en effet que plus la j^e est épaisse, plus est grande la force de ressort avec Quelle elle tend à se redresser lorsqu’on l'a écartée de sa
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- position de repos, et, par conséquent, plus ses vibrations sont rapides.
- On pourrait donc, quand on veut modifier la vitesse de l’appareil, prendre une tige plus épaisse pour \ augmenter > et une moins épaisse pour la diminuer. Mais ces changements offriraient encore dans Ja pratique de trop grandes difficultés.
- L’expérience prouve que si la tige, au lieu d’être cylindrique, est taillée en cône, les vibrations deviennent plus nombreuses si elle est encastrée par sa partie la plus épaisse, et moins nombreuses quand l’encastrement a lieu par l'extrémité la plus mince. On peut donc augmenter le nombre des vibrations et la vitesse de déroulement du mécanisme) en augmentant l'épaisseur ou le poids de la partie libre de la tige, et les diminuer en rendant ce poids moins lourd.
- D’un autre côté, on conçoit qu’en plaçant ce poids suppte' mentaire plus ou moins près de la partie libre de la tige, son influence deviendrait plus ou moins accentuée sur les vibrations et que le nombre de celles-ci deviendrait de plu* en plus petit au fur et à mesure qu’on éloignerait davan1 tage le poids du point d’encastrement de la tige.
- La solution du problème consistera donc à pouvoir* pendant que le régulateur fonctionne, taire circuler un poids sur la partie antérieure de la tige, de façon à le rapprocher ou éloigner à volonté de son extrémité libre.
- C’est le rôle que remplit la sphère massive dont nous avons parlé plus haut (voir pag. 207).
- Donc, pour augmenter le nombre des vibrations et la vitesse de l’appareil, il suffira, en faisant tourner à la mai*1 la poignée X (tig, 159) de la crémaillère dans un sen*
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- convenable, d’éloigner cette sphère du volant, et pour les diminuer de la rapprocher de cet organe.
- Ce moyen permet en conséquence de régler rapidement la vitesse d’un appareil, de façon h mettre son mouvement uniforme,d’accord avec celui d’un appareil situé à l’autre extrémité de la ligne, en d’autres termes, d’établir entre ces deux instruments indépendant? un synchronisme parfait.
- Tant que cet accord n’existe pas, les deux mouvements • ayant des vitesses différentes la transmission régulière est ^possible (voir chap. III). Celui des deux opérateurs qui veut prendre la vites-e de l'autre doit donc prévenir son Correspondant par des signaux perceptibles même avec des TUesses différentes. Il transmet dans ce but, en appuyant alternativement sur les trois touches, ùlancdes lettres, I, T, Plusieurs fois de suite sans s’arrêter. Les révolutions de lkaxe imprimeur, déterminées par l’envoi de ces3 courants consécutifs, se traduisent à l’appareil extiême par un bruit caractéristique facile à retenir. La réception de ce signal Acoustique est une invitation, pour l’employé qui la reçoit, a appuyer, à partir de ce moment, toujours sur la même ^°ucbe, ordinairement celle du blonc des lettres, à chaque l°ur de chariot. Les courants, provoqués par l’abaissement cette touche, arrivant dans l’appareil correspondant à ^cs intervalles de temps égaux, indiquent, chaque fois, T>e le chariot transmetteur vient de terminer une révo-^üüon, et donnent par conséquent exactement la vitesse cet organe.
- Or, pour que les deux vitesses soient égales, il faut que roue des types de l’appareil récepteur fasse un tourpen-que le chariot de départ en fait un aussi. Il peut alors *e présenter 3 cas : — 4° Ou la vnesse sera égale des 2
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- côtés, et la roue des types récepteur reproduira toujours la même lettre.
- £° Ou le récepteur ira pim vite; sa roue des types étant en avance à chaque révolution, c’est-à-dire à chaque courant reçu, imprimera, à chaque soulèvement de“ l’armature, des lettres dans le sens de l’alphabet ordinaire, comme A, B, G, D, etc. par ex., ou des chiffres en progression ascendante, 1, 2, 3, 4... etc. ;
- 3° Ou la roue des types récepteur ira moins vite; chaque émission reproduira alors sur la bande des lettres en retard, comme D, C, B, A, etc... ou des chiffres en progression décroissante, comme 9, 8, 7, 6, 5... etc.
- Il suffira donc, pour savoir de quelle façon il faut faire mouvoir la boule, pour modifier la vitesse dans le sens voulu, d’examiner prcablement la progression des signaux successivement imprimés sur la bande de papier.
- Si la vitesse de la roue des types est reconnue plus grande que celle du chariot transmetteur, on manœuvrera la crémaillère lentement, de manière à rapprocher la sphère vers le volant; on continuera cette opération sans interruption, en observant toujours les lettres imprimées sur la bande, et on ne s’arrêtera qu’au moment où on verra une même lettre reproduite à chaque émission. On pourrait croire alors qu’il y a égalité de vitesse entre les deux mécanismes en relation.
- Mais il ne faut pas oublier que la came correctrice, * chaque révolution de l’axe imprimeur, rectifie la position du type jusqu’à un écart de i j56 exclusivement. Une émis' sion de courant, provoquant à chaque tour de chariot l’iun-pression de la même lettre, prouve seulement que les erreurs de vitesse, pendant la durée d*une révolution, s°!^
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- inférieures à 1/56 de circonférence, mais n’indique pas quelle est la grandeur exacte de cet écart.
- Pour obtenir un réglage plus précis, on doit laisser pendant plusieurs tours de la roue des types, s’accumuler les erreurs sans les corriger, c’est-à-dire faire obstacle à l’action de la came correctrice. Dans ce but, on empêche le courant de faire soulever l’armature, soit en coupant la Üsine au moyen d’un interrupteur, soit en établissant une dérivation directe entre la ligne et la terre (voir Marche des courants), soit en appuyant le doigt sur la palette, pendant 5 tours de chariot, par ex., le mouvement d’horlogerie continuant d’ailleurs de dérouler librement. Si la lettre reçue avant cette opération est BBB... et qu’au Moment où on laisse ensuite le courant agir comme à l’ordinaire sur l’électro-aimant, les émissions successives* du correspondant donnent la lettre CCC...., c’est-à-dire ^ue lettre suivante, cela indique que 5 erreurs accumules ont donné à la roue des types récepteur un écart total do 2/56 ou 1/28, et que l’écart de chaque tour est égal à I/o de cet écavt total ou à 1/140 de circonférence. Quand Ce résultat est constaté, on perfectionne le synchronisme etl rapprochant encore, très-légèrement, la sphère du côté du volant. Puis on répète l’expérience de l’isolement, Pédant 5 tours d’abord; ensuite si au bout de 5 tours appareil n’a pas déraillé, c'est-à-dire qu’on reçoive c°ttune précédemment CGC..., on isole encore pendant tours, et il faut, pour avoir un synchronisme suffisant besoins d’un service régulier, qu’au bout de ces 10 l°Ors, la lettre C soit encore imprimée à chaque émission ;
- °ela prouvera que 10 erreurs accumulées pendant 10 l°^rs étant inférieures à 1/56, l’erreur à chaque tour sera
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- intérieure à 1/10 de 1/56 ou à 1/550 de circonférence. On dit alors que le synchronisme est réglé à 10 tours ou à 1/10 d’approximation. Cette limite suffit pour entretenir dans la transmission une régularité constante et éviter les déraillements; car l'opérateur qui transmet ne doit jamais laisser passer plus d’un ou 2 tours de chariot sans transmettre au moins 1 courant, et par conséquent sans provoquer au poste d’arrivée la correction de l'écart, rétablissant à des intervalles de temps très-courts, l’accord parfait entre le manipulateur et le récepteur. Cependant celte limite de 1/10 d’approximation est nécessaire pour éviter de donner à la came correctrice un travail exagéré qui pourrait provoquer des ralentissements dans le mouvement de l’appareil.
- . Si la vitesse du récepteur était inférieure à celle du transmetteur, il est évident que les effets que nous venons d’analyser se manifesteraient de même, mais en sens contraire. Les lettres reçues successivement seraient dans l’ordre inverse de l’alphabet, comme H G F E D..., etc.) les chiffres en progression descendante, comme 6, 5, 4, 3> 2... Dans ce cas, le réglage s’effectuerait en faisant lentement éloigner la sphère du volant, puis perfectionnant ce réglage par les opérations d’isolément précédemment indiquées.
- Ajoutons que, pendant que dure le réglage du synchronisme, l’opérateur qui reçoit ne doit jamais arrêter la roue des types au blanc, afin de laisser librement s'imprimer sur la bande une succession de signaux qui puisse exactement représenter les relations de vitesse des 2 mobiles correspondants.
- Si l’on examine ce qui se pase pendant la transmission
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- fiTUDE DU TELÉ.GRAPHE HUGHES.
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- CHAPITRE XL
- MARCHE DES COMUNTS,
- Pièces servant au passage des courants.— Communications.— 1er Cas de transmission : 2 appareils en ligne (1° avant le soulèvement de l'armature ; — 2° depuis le soulèvement jusqu'à la fin de l'émission ; — 3° décharge de la ligne après chaque émission. — Dérivation par le levier de rappel au blanc, — Utilité des plaque» T1 et Li).
- 2e Cas : Appareil en ligne, mis en local momentanément.—3e Cas : Installation en ligne avec relais intermédiaires. — 4e Cas : d appareil seul, en local. — 5e Cas : 2 appareils mis en relation, en local.
- Les communications établies, pour la marche des courants, dans le système Hughes, ayant subi, depuis l’origine de l’appareil, un grand nombre de modifications, Dous ne saurions, san3 dépasser les limites de notre cadre, énumérer successivement leurs diverses combinaisons; un pareil catalogue ne présenterait d’ailleurs qu’un mtérêt secondaire. Nous nous bornerons donc à décrire les communications du modèle de 1872, en ayant soin d’indiquer les différences qu’elles présentent relativement au Modèle qui les a immédiatement précédées (1).
- Pièces servant au passage des courants.
- Les diverses parties utilisées pour le passage des courants sont :
- (t)Nous donnons aussi, à la fin de ce volume, la description du n°Uveau modèle de chariot que M. Hughes vient d’imaginer (I873).
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- 4° 3 bornes extérieures ;
- 2° 1 petit commutateur suisse ou bavarois ;
- 3° 1 commutateur à manette ;
- 4° Le massif de l’armature ;
- 5° Le ressort interrupteur ;
- 6° Le ressort isolé de levier de rappel au blanc ;
- 7° Le massif de l’appareil ;
- 8° Le chariot ;
- 9° La botte aux goujons.
- Avant d’exposer les relations de ces diverses parties, nous devons nous arrêter d’abord sur les pièces dont nous n’avons pu nous occuper que d’une manière succincte dans l’étude du mécanisme.
- Commutateur suisse. — Cet instrument se compose d’un socle rectangulaire en bois, horizontal (fig. 164), portant encastrées à sa face supérieure deux plaques parallèles de cuivre 4 et 3, isolées l’une de l’autre, et, à la face inférieure, deux autres plaques semblables 1 et 2, parallèles, également isolées et croisant les premières à angle droit. Aux 4 points correspondant aux croisements, les plaques supérieures et inférieures sont percées de trous cylindriques, verticaux, ce' et zz\ pouvant au besoin donner passage à 2 fiches ou chevilles métalliques, destinées à réunir i à ï une plaque supérieure avec l’inférieure correspondante.Ces fiches s nt taillées de tellesorte qu'une partie b puisse se visser dans la plaque inférieure, tandis que la partie opposée h agit simplement par pression sur la supérieure (tig. \ 64 bis).
- Commutateur bavarois. — Les commutateurs suisses offrent, dans la pratique, quelques inconvénients : leS plaques inférieures 1, 2, étant cachées par le socle en bois?
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- leur vérification présente des difficultés ; en outre les fiches métalliques n’assurent pas toujours une communication parfaite. On les remplace aujourd’hui par des commutateurs du système bavarois, dont les dispositions sont plus claires, la vérification plus facile et les contacts plus sûrement établis.
- Cet organe est constitué par un socle cylindrique en ébcnite, sur le périmètre duquel sont encastrés 4 segments de cercle en cuivre, isolés les un? des autres, 1, 9, 3, 4 (fig. 165). Deux vis à main V (fig. 165 bis) peuvent
- s’engager dans les trois -j—[- et,----pour réunir cesseg-
- ments deux à deux. La plaque 1 est opposée à la plaque 2, et la plaque 3 à la plaque 4.
- Quelle que soit la forme du commutateur, il est toujours vissé à gauche de la table, à portée de la main de l’opérateur. Il permet, comme nous le verrons tout à l’heure, d’intervertir le sens du courant dans les bobines, suivant qu’on doit envoyer à la ligne un courant négatif ou un courant positif (voir p. 66).
- Commutateur à manette ou interrupteur. — Ce commutateur, placé en avant de celui que nous venons de décrire (fig. 166), se compose d’une simple lame ou manette de cuivre BM, pouvant pivoter horizontalement autour du centre M et se placer alternativement en con-Wct soit sur la plaque Ll, soit.sur la plaque Ti, ou au besoin, rester isolée entre les deux, comme ) indique la fig. 166. On le manœuvre à l’aide du bouton d’i-v°ire B.
- Ressort interrupteur. — Ce ressort, dont nous avons étudié les fonctions pag. 88, est retenu horizontalement (%. 167) au moyen de 2 vis v} v1, sur un support iso-
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- lant SS en ébonite, lequel est applijué, par une vis V, contre la platine antérieure de l’appareil, à la hauteur du pont qui soutient l’axe des cames. La vis v sert de point d’attache à un fil extérieur f. Les deux bras ab qui forment le ressort sont destinés à lui donner plus de flexibilité, touf en assurant le contact avec la came cprrec-Irice G. Celle-ci, s’appuyant, au repos, sur les extrémités libres a et b, doit les faire légèrement fléchir.
- Ressort du levier de rappel au bUnc. — Ce ressort H est fixé, à l’aide de 2 vis y2, v%, à .une plaque d’ébonite E, retenue à la branche horizontale B du levier de rappel au blanc par une vis V1 ; il s’étend sous cette branche et repose à une petite distance du pivot p du bouton K. Autour de ce pivot est enroulé un fil de laiton m formant ressort, lequel force sans cesse le bouton K de remonter, jusqu’à ce que la goupille g l’arrête dans ce mouvement ascensionnel, et empêche ainsi son pied p de toucher, à l’état ordinaire, le ressort ri, alors entièrement isolé. Le ressort ri se continue en arrière par un petit ressort d’acier rond, r2, dont l’extrémité libre z s’appuie sur une équerre en cuivre A, posée sur un isolant d’ébonite l, fixé à la platine antérieure. Une vis V4, relie à cette équerre et, par suite, aux ressorts r2 et ri un fil de cuivre extérieur /1, enveloppé d’une gaine isolante qui le sépare du massif de l’appareil.
- Communications. — Examinons maintenant les relations des diverses parties employées au passage des courants.
- Bornes. — 3 bornes, vissées à la table, derrière l’ap* pareil, servant de point d’attache aux fils extérieurs de Ligne, Terre^ Pile (fig. 4^9).
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- La borne Ligne est reliée directement à la plaque de contact L4 du commutateur à manette ; 2° à la branche 3 du commutateur suisse ou bavarois (<).
- La borne Terre communique avec la vis v\ implantée à la base du tube de cuivre formant le prolongement inférieur de Taxe du chariot (v. fig. 6), puis va, de ce point, se relier à la plaque T1 du commutateur M (2).
- La borne Pile aboutit, par un fil direct, à la surface cylindrique de la boîte à goujons (cette boîte, dans la fig. \ 69, est indiquée par un seul goujon g). Elle esi destinée à recevoir un des fils de la pile, l’autre étant mis à la Terre dans la salle meme qui contient tous les générateurs d’électricité.
- Commutateur suisse ou bavarois. — La plaque \ aboutit au fil d’entrée de la bebine antérieure A ; — la plaque 2 au fil de sortie de la bobine postérieure P ; — la plaque 4 au ressort interrupteur H; — la plaque 3 à 3 points : \0 borne ligne (3) ; 2° ressort isolé r2 du levier de rappel au blanc ; 3° massif de cuivre Y supportant l’armature (voir p. 92).
- Commutateur à manette, — Le pivot M est relié à un point quelconque du massif de l’appareil, ordinairement le pilier en fer de gauche. — Nous avons vu plus haut les communications de ses 2 plaques Ll, TL
- Massif de l'appareil. — Il communique en permanence
- (1) Dans les communications antérieures, la branche 3 n’avait pas de fil direct avec la Ligne.
- (2) Précédemment le fil de terre s’arrêlait à la base du chariot et 'a p'aquc T1 res'ait isolée et sans emploi.
- (H) Dans les. communications établies précédemment, la borne ligne Q était reliée qu’à la placpie L<, et la branche 3 communiquait avec k manette M.
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- 1° avec le levier d’échappement /, toujours isolé, au repos, de l’armature ; — 2° avec le levier de rappel au blanc !\ isolé de son ressort r2;— 3° avec le pivot M de la manette (1) ; — avec la came correctrice G; — 5° avec toute la partie supérieure du chariot H, y compris la vis de contact v de la lèvre mobile.
- La iig. 169 montre l’ensemble des communications.
- 5 cas peuvent se présenter, dans la manœuvre de l’appareil, en ce qui concerne la marche des courants :
- 1°2 appareils, installés en communication directe, aux deux extrémités d'une ligne ;
- 2° 1 appareil, installé en ligne, dans lequel on veut momentanément former un circuit local ;
- 3° 2 appareils, séparés par une ligne, ayec relais intermédiaires ;
- 4° \ appareil, fonctionnant seul, sans fil de terre, avec les deux pôles d’une pile locale;
- 5° 2 appareils installés en local, l’un à côté de l’autre.
- 1ar cas de transmission. — Supposons 2 appareils établis aux deux extrémités d’une ligne, l’un Paris transmettant, l’autre Lyon recevant (fig 169).
- Nous savons que les deux correspondants doivent toujours se transmettre réciproquement un courant de nom contraire (voir pag. 66). En conséquence, si Paris envoie à la ligne un courant positif, Lyon devra lui transmettre un courant négatif (2). Dans ce cas, Paris relie à la borne
- (1) Autrefois la manette ne communiquait point au massif, mais à la branche 3.
- (2) l'aris transmet habituellement à ses correspondants le courant posi.if; les bureaux principaux de la province sont dans la même situation vis-à-vis des bureaux moins importants avec lesquels ils sont en relation. Cet ordre une fois établi est rarement changé.
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- Pile de son appareil le pôle positif de la pile et met à la terre, dans la salle des piles, le pôle négatif. Les fiches Métalliques du commutateur suisse ou bavarois, occupent, dans chaque porte, une diagonale inverse, les points ce' ou 4~-j- à Paris, et zz’ ou -- à Lyon.
- Transmission. — L’envoi d'un courant comprend 3 périodes distinctes : 1° avant le soulèvement de la palette;
- depuis le moment où les armatures des 2 appareils Correspondants sont mises en contact avec les leviers d’échappement, jusqu’à celui où rémission cesse (voir pag.36) par l’abaissement de la lèvre mobile du chariot sur la tavre inférieure; 3° depuis la fin de l’émission, qui a lieu aüx 3/4 de tour de l’axe d’impression, jusqu’au moment où ^ taquet d’échappement s’arrête contre l’épaulement de ta détente.
- 1° Avant le soulèvement de Varmature. — Paris transmet. Le commutateur à manette M doit être sur bois (i). he courant + part de la borne Pile, se rend au goujon gf Maintenu soulevé par la pression du doigt sur la touche, Passe dans la lèvre mobile isolée alors de la lèvre infé-rMüre (Terre), la partie supérieure H de l’axe du chariot, ta ressort decontactqui presse contre cet axe (voirfig.ôôis PL VI), le massif de l’appareil, la came de correction G, ta ressort interrupteur r\t la branche 4 du commutateur, la fiche c, la branche 1, les bobines antérieure A et P°stérieure P, la branche 2 du commutateur, la fiche e> la branche 3, et la borne ligne.
- Le courant, après avoir parcouru la ligue, arrive à
- (t) Dans les communications précédentes, la manette, pendant ta lr»ûsmission et la réception, devait rester sur LL
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- l’appareil correspondant (Lyon), entre par la borne ligne#, traverse la branche 3, la fiche z’ ou — la branche 1, la bobine antérieure A (I), puis la bobine postérieure P* rentre dans le commutateur par la branche 2, se rend a la fiche z ou —, traverse la branche 4, le ressort interrupteur rl, la carne correctrice C, le massif de l'appareil* le ressort de contact du pivot supérieur du chariot, l’axe B de ce mobile, la lèvre supérieure, la vis de contact v (alors abaissée sous l'influence de son ressort (voir pag.36), la lèvre inférieure, et se perd à la terre par la borne de ce nom.
- 2° Depuis le soulèvement des armatures jusqu’à la fin de l’émission. — Nous savons que le courant doit traverser les bobines, non point pendant toute la durée dû contact entre le goujon et la lèvre mobile (voirpag. 35 et suiv.), mais seulement pendant le temps strictement nécessaire pour rompre l’équilibre des deux forces contraires qui régissent l’armature, et que le massif de la palette Y est relié par une communication permanente avec la branche 3 du commutateur. Aussi, dès que l’action du coura.nt * été suffisante pour détacher l’armature, celle-ci venant buter contre le levier d'échappement (voir pag.76),la dé* rivation s’établit et le courant traverse 1° à Paris : la lèvre mobije, le pivot supérieur H du chariot, le massif de l’appareil, le levier d’échappement /, l’armature ets^11 support Y (voir fig.469£/$),la branche 3 du commutateur* et la borne ligne; — à Lyon, la borne ligne, la branche 3>
- (J) On remarquera que le courant positif traverse les bobir^ toujours danr le n ême scr.s, provoquant clans les 2 appareils ^ mômes effets ’est-à-dire une diminution de l’attraction de l’aii»aIl£ permanent, et par conséquent le mouvement ascensionnel des de*’* armatures,
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- le massif de l’armature Y , l'armature et la vis de contact du levier d’échappement le massif de l’appareil voir fig.169 ter)y l’axe du chariot, les lèvres supérieure et inférieure, et la borne terre.
- Une durée de courant très-courte suffit pour déterminer le soulèvement de l’armature à l’appareil de départ; le mouvement ascensionnel de la palette au poste d’arrivée est plus ou moins rapide suivant la longueur et l’état de la ligne, l’intensité de la pile et le réglage de l’électro-aimant (voir plus loin. — Notes). En général le déplacement des deux armatures est effectué avant que la longueur totale de la lèvre mobile ait dépassé le goujon, c’est-à-dire avant que l’émission soit terminée, Dans ce cas, le resle du courant circule sur la ligne, en laissant les deux paires de bobines hors du circuit, et se rend directement de la pile de départ à la terre d’arrivée. Un assez long temps s’écoule donc, entre le moment où les bobines cessent de recevoir le courant et celui où doit commencer l’émission suivante, laquelle ne peut avoir lieu, au plus, tôt, pour provoquer un effet utile, qu'après l’arrêt complet de l’axe imprimeur. Pendant cet isolement, le magnétisme rémanent disparaît, la polarisation des fers doux due au courant est entièrement détruite et l’aimant permanent recouvre toute son énergie.
- 3° Déchorge de la ligne après chaque émission. — Pour fiue les courants successivement envoyés puissent se manifester régulièrement et produi-re toujours lë même effet ^ l’extrémité du fil, il faut qu’ils soient assez espacé; l'un de l'autre pour ne pouvoir se superposer, c’est-à-dire que lorsqu’un second courant commence à circuler sur la ligne, toute trace du premier courant ait entièrement
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- disparu, en d’auties tenues que la ligne soit complètement déchargée. De là la nécessité de ménager un certain temps entre la fin de la première émission et le commencement de la suivante.
- A l’appareil Hughes, l’émission cesse quand l’axe imprimeur est parvenu aux 3/4 de sa révolution. A ce moment les 2 chariots correspondants sont dans la situation de réception, les lèvres mobiles étant normalement abaissées (fig. 6), et les deux extrémités du fil sont ainsi mises en contact direct avec la terre. Le reste du courant de charge, ou ce qu’en termes techniques on nomme la queue du courant, peut s’écouler et du côté du poste de départ et du côté de celui d’arrivée, sans rencontrer de résistance, les bobines n’étant replacées dans le circuit qu’au moment du retour de la came correctrice sur son ressort interrupteur, c’est-à-dira quand Taxe imprimeur reprend sa situation d’inertie (voir pag. 88). La ligne se retrouve ainsi à l’état neutre quand commence l’émission suivante.
- Nous devons insister ici sur la différence d’effet que déterminent, dans le jeu de l’électro-aimant, la dérivation du courant par le contact du levier d’échappement et l’armature, et la rupture du circuit des bobines par la rotation de la came correctrice. La dérivation n’a pour objet que d’empêcher le courant de traverser les bobines quand il a exercé sur celles ci son action utile; lors même qu’à partir de ce moment, le fil des bobines continuerait, jusqu'à la fin de l'émission, de communiquer avec le chariot, le courant, prenant toujours pour se rendre sur la ligne la voie la plus directe, n’en poursuivrait pas moins sa marche seulement à travers la voie sans résistance de 1*
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- dérivation. En effet celle-ci commence à s’établir au moment précis du soulèvement de l’armature, tandis que la rupture du fil des bobines par la came correctrice ne s’opère qu’après le premier quart de tour de l’axe imprimeur. Par conséquent, pendant le premier quart de révolution de cet axe, le courant qui vient du chariot a réellement deux voies à suivre, mais il ne passe, pour aller sur la ligne, qu’à travers la dérivation, à cause de la grande résistance que les bobines opposeraient à son écoulement (Résist. \ 20 k. de fil de fer de 4m“ de diam.). Le rôle du ressort interrupteur n’ayant été créé que dans le but d’annihiler le courant induit de rapprochement de l’armature, son jeu n’intéresse en rien la dérivation et en est tout à fait distinct (voir pag. 76 et 88).
- Dérivation par le levier de rappel au blanc. — Nous avons vu que la plaque 3 du commutateur (suisse ou bavarois) se relie à un ressort spécial r2 supporté par un i$o-hnt fixé au levier de rappel au blanc. — Quand on appuie avec le doigt sur le bouton k de la branche horizontale de ce levier (voir fig. <68 et 170), le pivot de ce bouton ^abaisse, en resserrant les spires du ressort à boudin ennuie autour de lui, et vient i'encontrer l’extrémité libre du Assort d’acier r2 ;à ce moment une nouvelle communica-h°n directe s’établit entre la branche 3 du commutateur e* le massif de l’appareil. Si donc, pendant qu’on ramène 1 appareil au blanc, un courant arrive inopinément de la %ne, il entrera par la borne ligne, arrivera à la branche d du commutateur, et au lieu de traverser le commuta-*eur pour se rendre dans les bobines, ira à la terre direc-*ement par une voie sans résistance, c’est-à-dire à travers ^ ressort r 2, le pivot du bouton K, le massif de l’appareil,
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- le chariot et la borne terre. — On empêchera ainsi l’armature de se mouvoir, au moment où l’on veut arrêter la roue des types. Si, pendant cette opération, le courant pouvait passer à travers les bobines, l’arrêt en question serait contrarie par le mouvement ascensionnel de l’armature, provoquant le départ de l'axe imprimeur et le jeu de la came correctrice, dont le but est de déterminer le déplacement des roues des types et de correction. Ces deux effets, arrêt de la roue des types par l’abaissement du levier de rappel, départ de la même roue par le jeu de la came de correction, ayant lieu simultanément, détermineraient la production d’un choc, capable de ralentir brusquement le mouvement de l’appareil ou même d’en briser quelque partie (voir pag. 430).
- On peut encore, pour procéder sans difficulté au rappel au blanc de la roue des types, ou 4° mettre de la main gauche, la manette M sur Ld, pendant que, de la main droite, on appuie sur le bouton K, (le courant venant de la ligne traverse alors la borne ligne, le plot Ld, la manette M, le massif de l’appareil, le chariot, et la borne terre); ou 1° appuyer le doigt sur l’armature, pour empêcher son soulèvement, pendant que le courant circule dans les bobines, comme à l’état ordinaire (voir pag. 229)’ Cet deux derniers procédés doivent toujours être utilisé en cas de rupture entre le ressort r2 et la plaque 3 du commutateur.
- Les explicatisns données précédemment suffiront ponr que, au moment où la transmission change de sens, c'est-à-dire pendant que Lyon transmet à Paris un courant gatif, on puisse sa rendre un compte exact de la marché du fluide dans les deux appareils. On n’aura, dans ce but;
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- qu'à suivre pis à pas les diverses communications, depuis la piU du poste de Lyon, jusqu’à la borne terre de Paris où doit se perdre le courant, en se rappelant toutefois que la lèvre mobile du chariot transmetteur reste, pendant l'émission, en contact avec les goujons (Pilé), tandis que, au poste récepteur, elle est en contact permanent avec la lèvre inférieure (Terré).
- Utilité de la plaque Tl. — La communication des diverses parties du chariot n’offre pas toujours au courant un écoulement rapide à la terre. En effet, entre le pivot supérieur de son axe et le massif de l’appareil, le courant doit passer soit à travers les dents des deux roues d’angle, soit à travers l’évidement cylindrique oo’ ou pivote À (voirfig. 7 pl. VI). Ce contact est fréquemment insuffisant, l’engrenage entre les dents des deux roues étant rarement parfait et le pivot supérieur étant le plus souvent couvert d’une couche d’huile et de poussière qui oppose une grande résistance au passage du fluide électrique. Entre l’axe et la lèvre mobile, le contact s’établit par les 2 vis Y formant charnière et le ressort r2 (voir fig. 6) ; entre les 2 lèvres, par le pied seul de la vis de contact ; enfin entre la lèvre inférieure et la vis \7t (voir fig. 6), par la capsule ou crapaudine g g', le ressort à boudin ri et le fube de cuivre T. On conçoit que tant de pièces, rejointes seulement par une simple pression sur des points qui demandent un graissage fréquent, doivent le plus souvent mterposer entre le massif et la terre un très-mauvais conducteur. Or, il est essentiel d’offrir au courant un passage par où celui-ci puisse facilement s’écouler, car tout obstacle empêche le fluide de produire rapidement son effet sur l’armature, et force celle-ci de se soulever en retard,
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- augmentant ainsi le tra\ail correcteur et les chances de déraillements. En outre la décharge de la ligne exige un temps plus long. Le ressort latéral r (üg. 6 bis, pl. VI) remédie en partie au défaut que nous signalons dans le chariot, en écartant par sa pression l’huile et la poussière. Mais il ne corrige pas les défectuosités des autres points.
- On améliorera donc sensiblement les communications en plaçant, au moment de la réception, la manette M sur Ti. Dans ce cas, le courant entré par la borne ligne, après avoir traversé les bobines, arrive dans le massif; là, il se bifurque en 2 voies, l’une qui est toujours plus ou moins défectueuse à travers le chariot; l’autre plus sûre, sans solution de continuité, à l’abri de l’huile et de la poussière, sans résistance, à travers le massif, la manette M, le plot Tl, la base du chariot et la borne terre (voir fig. 169). Mais aussitôt qu’on recommence à transmettre, on doit replacer la manette M sur bois; car en la laissant sur Tl pendant la transmission, on forcerait le courant, en arrivant dans le massif, de se rendre directement à la terre ' dans le poste même de départ, et l’appareil destinataire ne pourrait recevoir.
- Utilité de la plaque LL— Au poste qui transmet, on doit placer la manette M sur Ll dans plusieurs cas : 1' lorsqu’on ramène la roue des types au blanc, alors que la communication entre la branche 3 et le levier de rappel est rompue (voir plus haut, pag.,233) ; — 2° lorsqu’on veut couper la transmission du correspondant, en cas de déraillement, demande de rectification, etc. (la ligne est mise ainsi, aussitôt après l’envoi du courant dè coupure; en communication directe avec la terre par un bon con-
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- ducteur sans résistance, circonstance qui favorise sa décharge rapide); — 3° lorsqu’on veut, pendant un certain nombre de tours du chariot, empêcher la correction de se produire (voir pag. 2!8), pour régler la vitesse avec préci-cision (le courant du correspondant s’en va alors directement à la terre sans passer à travers les bobines du poste d’arrivée); — 4° en cas de mélange : — celui des deux postes qui transmet habituellement à la ligne un courant 'négatif, recevant de la ligne un courant de mélange, ordinairement positif, si ce mélange provient d’un appareil Morse, verra sa palette se soulever indéfiniment, et ces déclanchèments, trop fréquemment répétés, amenant dans le mécanisme une trop grande quantité de frottements, ralentiront peu à peu et finiront par arrêter le déroulement des engrenages; la transmission serait ainsi rendue impossible. Pour obvier à cet inconvénient, il suffit de mettre, pour un moment, la manette M surL, et, pendant ce temps, de prévenir le Hughes correspondant, soit par des signaux convenus d’avance, perceptibles au son, indiquant l'existence du mélange, soit même par un avis régulier que le correspondant pouria peut-être recevoir, eu égard à la suppression des bobines de départ, diminution de résistance qui, donnant au courant Hughes une plus grande énergie, peut lui permettre de vaincre et d'annuler le Courant provenant du mélange (le courant transmis traverse dans ce cas le chariot, le massif, la manette M, la plaque Li et la borne ligne, et l’armature cesse de se soulever). — Mais ces signaux ou ces avis transmis, on doit Aussitôt remettre la manette M sur bois ou sur T1 afin de Recevoir la réponse du correspondant.
- 2e cas. —Quand l’appareil, installé comme nous avons
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- vu au 1W cas (pag. 'SSS) en communication directe avec la ligne, doit, pour une cause quelconque (recherche des dérangements, exercice de manipulation, elc.), être essayé en dehors de la ligne et de l’appareil correspondant, on peut le faire fonctionner en prenant Y une des deux dispositions suivantes : 1° détacher le fil extérieur de la borne terre et le mettre à la borne ligne (fig. 171); 2° établir une communication métallique entre les bornes ligne et terre (fig.171 b is). Dans ces deux cas, le circuit est fermé dans l’appareil transmetteur et le correspondant ne reçoit aucun courant. Pour cette expérience, on laisse en place les fiches du commutateur. Dès qu’elle est terminée, on a soin de ïétablir les communications habituelles pour recevoir le courant de la ligne ou transmettre à l’appareil extrême.
- 3e Gas» — Quand le Hughes est installé sur de longues lignes, sujettes à de grandes pertes et à des variations fréquentes de courant, on peut placer en un ou plusieurs points du conducteur des relais intermédiaires; mais le mouvement des armatures de ces instruments accessoires s’etfectuant plus lentemen que dans le Hughes, amène dans la propagation du courant des retards qui obligent à ralentir la vitesse de l’appareii. En outre, le réglage des relais variant avec les conditions de la ligne exige une surveillance très-attentive, qui n’est pas toujours obtenue dans les bureau* , et ce défaut de surveillance entrave les transmissions et occasionne des pertes de temps. On doit donc, autant que possible, établir les appareils en communication directe, disposition que permet, dans la plupart des cas, la grande sensibilité des électro-aimants à de faibles courants.
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- Les relais dont on se sert pour l’appareil Hughes sont c®ux utilisés dansles transmissions effectuées avec le système Morse (I). Comme ces instruments transmettent, des deux côtés de la ligne qu’ils desservent alternativement, un courant de même nom, ordinairement le positif, les deux Hu ghes extrêmes seront montés comme s’ils correspondaient avec un Hughes qui leur enverrait directement le courant positif; ils auront donc tous deux à la borne Pile le pôle négatif de leur pile, et les fiches des deux commutateurs suisses seront placées en diagonale sur les points --ou sz’, suivant le genre de commutateur employé.
- Le courant reçu ou transmis suit d’ailleurs, dans l’intérieur de chaque appareil, le même parcours que ceux décrits pour le 1er cas (voir pag. $$9).
- La fig. <72 montre la disposition théorique des communications des relais ordinaires. Ils se composent de deux électro-aimants E E4, munis chacun d’une armature ppi dont le jeu est limité par 2 pointes de vis v, vt, v2, t>3. — Les armatures communiquent chacune avec une des extrémités du fil de ligne, l’une p\ avec le côté de Marseille, 1 autre p avec le côté de Paris. Les 2 vis-butoirs supérieures sont reliées chacune avec l’entrée du fil de l’électro-rnuiant opposé-, le fil de sortie des 2 éleelro-aimants est en c°ntacl permanent avec la tewe. Les 2 vis-butoirs infé-rieures t’i t'3 communiquent toutes deux avec le pôle positif d® la pile P des relais, dont l’autre pôle plonge dans la
- terre.
- (4 On utilise depuis quelque temps un système de relais imaginé |?ar M. d’Arlincourt, dont les armatures sont très-sensibles à de I les courants, et dont le réglage est à peu près constant, lorsque e courant ne subit pas de trop^ grandes variations.
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- Quand Paris transmet, son courant —, sortant par la borne ligne, entre dans le relais par la palette p, passe dans lavis v, traverse les bobines Ei et se perd à la terre; l’armature p\ est attirée, abandonne la vis vj, vient, s’appuyer sur la visv3 toujours en contact avec le pôle -J-î le courant + part donc de la pile P, et, à travers la vis U3 et l’armature /h, se rend à la ligne et à l’appareil Hughes de Marseille.
- Les mômes effets se reproduisent quand Marseille transmet.
- Indiquons, en passant, les phénomènes qui se manifes--tent dans le Hughes sous l’influence d’un mauvais réglage des relais. Si les ressorts des armatures sont trop tendus, tous les courants ne les font pas mouvoir et, par suite, les lettres manquent fréquemment au poste extrême; — si, au contraire, ils ne sont pas suffisamment tendus, les ar-matures hésitent à revenir au repos, et le temps superflu pendant lequel le magnétisme rémanent les maintient au contact des vis de pile V\ vz prolonge l’émission du courant de relais, qui persiste encore quand, au Hughes ré' cepleur, l’axe imprimeur arrive au repos, en sorte qu’une émission du poste de départ peut faire soulever plusieurs fois l’armature du Hughes extrême; les lettres s’impriment alors en excès et l’appareil déraille fréquemment. De plus, si le ressort des armatures de relais sont trop faibles, Ie courant de retour, provenant de la décharge de la ligne, peut les influencer, provoquer leur attraction et par suite l’envoi à l’extrémité du fil d’une émission de courant po* silif intempestive, qui fait fonctionner le Hughes trans* metteur.
- En cas d’absence des relais, le courant de retour fti
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- de décharge n’est pas sensible sur l’armature du poste de départ; en effet, comme il est de même nom que celui transmis, mais qu’il parcourt la ligne en sens inverse du courant d’émission, il détermine dans les fers doux la production de pôles semblables à ceux de l’aimant permanent et, par conséquent, tend à maintenir au contact l'armature et, au besoin, achève de détruire les dernières traces de magnétisme rémanent. Il est donc, dans ce cas, plus ntile que nuisible (voit pag. 65 ).
- 4e cas. — Quand un appareil doit fonctionner en local, c’est-à-dire isolément avec une pile locale, sans ûl de terre, 5 à 6 éléments suffisent. On peut alors, pour l’installer, prendre l’une des deux dispositions suivantes : * 1° mettre le pôle -j- de la pile à la borne pile et le pôle — à la borne ligne, en plaçant les fiches du commutateur suisse en ou CC' (fig. 173). — mettre le pôle -4- à la borne ligne et le — à la borne pile, en
- disposant en-------ou zz’ les fiches du commutateur
- (Kg. 173 bis). On peut, dans ces deux cas, faire fonctionner l’appareil, soit en laissant sur bois la manette M, s°iten la plaçant sur la plaque T\ alors sans communication avec la terre, aucun fil extérieur n’aboutissant à la Wne de ce nom.
- 5e cas. — On pourrait monter deux appareils en communication directe avec une pile locale, dans une même Poste, de la même façon qu’on installe deux appareils sé-Parés par une ligne (l*r cas pag. 228), en remplaçant la %De par un simple fil de communication entre les deux bornes ligne. Mais l’influence des courants induits, dont ^es effets nuisibles acquièrent toutes leur énergie quand es circuits sont très-courts, sans résistance intermédiaire,
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- et les aimants très-voisins l’un de l’autre, les empêcherait de ionclionner convenablement. En effet, si les appareils étaient reliés, comme en ligne, d’après les dispositions théoriques de la fig. 174, la palette de l'appareil transmetteur n°1, se soulèverait un instant avant celle du récepteur n° 2 (voir notes à la fin de ce volume). — Or, nous savons que l’armature, par son mouvement ascensionnel, développe un courant d’induction de sens contraire à celui de la pile (voir pag. 86). Nous avons vu pour quels motif, en ligne, ce courant ne produit pas d’effet nuisible sur l’électro-aimant del'appareil transmetteur qui le développe par le soulèvement de son armature; d’un autre côté, il ne peut guère étendre son influence jusqu’à l’extrémité dù fil et à l’électro-aimant correspondant, car les courants induits étant instantanés, leur propagation trouve sur les longs conducteurs une résistance considérable, qui annule à peu près complètement leur action. Mais dans le cas de deux électro-aimants trè3-rapprocbés, comme dans celui qui nous occupe (fig. 174), la résistance intermédiaire étant supprimée, ils agissent dans l’électro-aimant voisin n° 2 instantanément, à la façon du courant de pile circulant dans un sens anormal (voir pag. 65). Aussi lorsque (fig. 174) le courant pénètre dans les bobines du transmetteur (flèches /), un contact d’une durée très-courte suffisant, grâce à la sensibilité de l’électro-aimant, pour en faire soulever l’armature, le courant induit développé par son mouvement ascensionnel (flèches fi) circule à la fois dans l’électro-aimant n° 1 dont la palette est déjà soulevée, et dans celui n° 2 dont la palette est encore en contact. La palette du 2e appareil est alors soumise à l’influence de 2 courants, l’un, le courant induit (fl . fi)
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- Dü TÉLÉGRAPHE HUGHES, provenant du soulèvement delà 1re armature, lequel augmente l’énergie magnétique et l’adhérence de la palette n° 2 contre les pôles, et en même temps diminue pour un instant l’intensité du courant d émission (fl. /’), l’autre, le courant de pile, qui tend à diminuer l’attraction de l'aimant et à détacher la palette. Le courant de pile, ainsi contrarié, exige un temps plus long pour produire son effet habituel ; la 2e armature hésite à abandonner les pôles de l’aimant, et ce retard est assez grand pour que le cylindre imprimeur de l’appareil récepteur ne rencontre plus le type à imprimer, mais un caractère suivant, le B au lieu de l’A, par exemple. Cet appareil déraillerait donc fréquemment par suite des soulèvements tardifs de l’armature.
- On pourrait obvier à cet inconvénient 1° en rendant l’électro-aimant du transmetteur moins sensible que celui du récepteur, de façon que le courant pût déterminer l’élévation simultanée des deux palettes; mais l’équilibre exact de ces deux réglages serait difficile à déterminer dans la pratique; 2° en intercalant dans le circuit, entre les bornes lignes des deux appareils, des bobines supplémentaires, destinées à augmenter la résistance du conducteur et diminuer par là l’énergie du 1M courant induit ; il faudrait, dans ce cas, se servir d’une pile assez forte à cause de l’augmentation de longueur de la ligne, due à l’adjonction des bobines de résistance. —* Mais une installation spéciale des communications permet d’annuler d’une manière simple et plus efficace l’action du courant induit d’éloignement de l’armature. Il suffit de réunir les 2 appareils d’après les indications théoriques de la fig. 175, c’est-à-dire de faire, pendant la transmission, passer
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- le courant simultanément dans les deux paires de bobines. Le courant, à partir du point de bifurcation, ayant sur chaque voie une résistance égale à vaincre, se divisera en deux parts d’égale énergie, agira aussi vite sur les bobines n° \ que sur les bobines n° 2, déterminera au même instant l'ascension des deux armatures. Or, nous savons que les 2 armatures étant soulevées, le 1er courant induit qui se produit toujours ne peut plus avoir d’influence nuisible, puisque les 2 armatures sont déjà en action et que, d’ailleurs, chacune d’elles occasionnant un courant induit, ces2 courants traversent le circuit commun en sens inverse et s'annulent réciproquement (1).
- Dans la pratique, pour atteindre ce but, on peut soit se servir d’une seule pile locale pour l’usage des deux appareils mis en relation, soit en utiliser une pour chacun d’eux, — \ ° avec une pile pour chaque appareil (fig. 176) mettre, pour chacun, le pôle + à la borne pile, le — à la borne ligne et les fiches du commutateur en +-4- ou GG’; puis relier la borne ligne de l’un avec la borne ligne
- (4) Quand le courant traverse les bobines successivement (fig. 474) la résistance opposée au courant est 420 + 420 = 240 kil. de fil de fer de 4mm de diamètre. Quand il les traverse simultanément (fig. 475), cette résistance = £±° = 60 k. — En effet, faire passer le même courant simultanément dans 2 fils ayant chacun 420 k. de long., cela équivaut à accoler ces fils dans toute leur longueur de façon à former un fil unique d’une section double et moitié moins long. — Or on sait que la résistance offerle au passage du courant par un conducteur, varie en raison directe de la longueur et en raison inverse de la section,— Si, au lieu d’un fil de 240 k.,on en prend un de — !,° ==420 k., la résistance sera devenue moitié moindre, Si en même temps, on double la section, on diminue encore la résistance de moitié : 4 — 4 = - • Donc la résistance est en somme réduite au
- s s 4
- quart c’est-à-dire à 60 kil. C’est le cas de la figure 475.
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- de l’autre, et joindre par un fil auxiliaire, en un point quelconque, les massifs des deux appareils. Prendre des piles d’une dizaine d’éléments. — 2° Avec une pile unique : (fig. 177) installer le pôle + à la borne pile et le — à la ligne de l’un des appareils, puis relier borne ligne à borne ligne, borne pile à borne pile, et massif à massif. Avoir soin de laisser la manette M sur bois et d’installer les fiches aux 2 commutateurs en -f—J- ou CG’.
- Quand l’un des deux transmet, le courant part du pôle -f-, traverse le goujon, la lèvre mobile du chariot et arrive au massif ; — de là il se bifurque et traverse simultanément les bobines des2 appareils,comme il suit : 1er appareil,— massif, came correctrice, branches 4 et 1 du commutateur, bobines antérieure et postérieure, branches 2 et 3, borne ligne et pôle — de la pile ; dans le 2e appareil,— massif, came correctrice, etc. (même parcours).
- Nous terminerons ce chapitre en indiquant un moyen pratique de vérifier l’existence des deux courants induits d’éloignement et de rapprochement de l’armature.
- Pour rendre sensible le 2e courant induit, on peu* prendre un appareil sans aucune communication extérieure, c’est-à-dire dont les 3 bornes sont isolées ; régler l’électro-aimant au maximum de sensibilité (p, 74), puis, avec un conducteur métallique quelconque, un tournevis par exemple, établir une communication permanente entre le ressort interrupteur et le massif de l’appareil; aussitôt qu’avec la main on soulève une seule fois l'armature, on voit celle-ci déclancher indéfiniment, tant qu’on maintient la communication permanente du massif au ressort interrupteur, et s’anêter dès qu’on enlève cette communication. Cet effet est produit par le courant induit
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- de rapprochement (voir p.87), qui traverse le circuit formé par les 2bobines, les branches 2 et 3, le massif de l’armature, l'armature soulevée, le levier d’échappement, le massif de l’appareil, les branches 4 et 1.
- Pour s’assurer de l’existence et des effets du 4er courant induit (p. 86), installer 2 appareils en local (p. 246 5e cas), laisser les deux appareils au iepos ; puis, après avoir réglé les électro-aimants d’une manière sensible, soulever brusquement l’armature de l’un des appareils ; on voit immédiatement l’autre armature se détacher automatiquement. Ce résultat est dû au courant induit provoqué par le soulèvement avec la main de la lr® armature. En effet, ce courant, circulant dans les bobines du 1er appareil, en sens inverse du courant de pile, c’est-à-dire comme un courant positif entrant par la bobine postérieure, sortant par la bobine antérieure, continue sa marche à travers la branche 1, la branche 4, le ressort interrupteur, la came correctrice et le massif du 1er appareil ; de là il se rend par le fil reliant les massifs à la came correctrice du second, passe dans le ressort interrupteur, entre par la branche 4 et la branche 1 dans la bobine antérieure, etc... On voit qu’i circule dans les bobines du 2e appareil en sens inverse de son passage dam celles du 1er, et qu’il doit diminuer l’aimantation du second, tandis qu'il tend à augmenter celle du ter, comme il fait habituellement. Il détermine donc le soulèvement de la 2e armature.
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- CHAPITRE XII.
- FONCTIONNEMENT DE L’APPAREIL.
- Réglage de l‘électro-aimant (lre méthode, — 2e méthode). — Réglage du synchronisme.— Transmission. — (Espacement des émissions; — Succession des signaux; — Vitesse de transmission ; — Mode de manipulation-, — Combinaisons ; —Durée du courant ;— Orage et mélanges.)
- Après l’étude que nous venons de taire de toutes les Parties du système Hughes, il sera facile de se rendre Ut* compte exact de l’ensemble du fonctionnement pendant la transmission normale, c’est-à dire quand deux aPpareils sont mis en relation aux deux extrémités d’une %ne.
- Après avoir installé les communications conformément aüx indications du chapitre XI (voir 1er cas,pag.2iS),chaîne opérateur remonte le poids qui doit entraîner le mé-Canisme (voir ch. X, pag.192 et suiv.). Dès que le moteur est parvenu à son point culminant, il abaisse la manette frein d'arrêt du volant (I). Le mouvement d’horlo-
- (D Ce frein est établi à la gauche de l’operateur, en regard^u ^olant. 11 comprend : 4° un fort ressort en laiton recourbé (fig. 19S) ç0iu l’extrémité libre c est munie d’un sabot ou frotteur en buis f. ressort peut être mis en action par l’iniermédiaire d’une sorte de emmanchée à l’extrémitc d'un levier ou manettel, lequel peut rner autourd’un pivotp fixé derrière la platine postérieure de l’ap-re>l. Quand celtemanette est placée horizontalement, ta came d pré-
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- gerie se met alors en marche et acquiert promptement la limite de la vitesse normale uniforme.
- Mais avant de commencer la transmission, chaque interlocuteur doit procéder au réglage ordinaire de son appareil.
- Quand les diverses parties de l’instrument ont été montées avec la précision requise (voir ch. XIII) et qu'il n’existe ni dans les communications, ni dans le mécanisme aucun dérangement (voir ch. XIV), le réglage se borne à deux opérations bien distinctes, dont l’une s’effectue sur Yélectro~aimant, l’autre sur le régulateur ; ces deux opérations préliminaires constituent ce qu’on nomme le réglage ordinaire.
- Réglage de l’électro-âimant. — L’armature est soumise à la force répulsive de deux ressorts d’acie*’ plat, l'un commandé par une vis à main, l’autre par une vis échancrèe, qui ne peut se manœuvrer qu’à l’aide d« tournevis {von fig.189).Ce dernier,devant posséder une tefl’ sion constante, indépendante de l’énergie du courant, réglé au moment du montage de l'appareil, d’après les pré' cédés que nous étudierons plus loin (voir ch.XIII),nous n’3' vons donc point à nous en occuper ici. — Le premier res' sort ainsi que la lame mobile de fer doux (voir pag.72) son*
- id
- sente sa partie rectiligne v sur la verticale, et le ressort bc, pressa vers la gauche sur cette surface, dans le sens de la flèche f\, maintie” le^sabot f à une distance suffisante du périmètre du volant, pour"c point gêner le libre mouvement de rotation de cet organe, et ^
- K
- mécanisme peut dérouler sans obstacle. Si, au contraire, on relève manette avec la main jusqu’à sa situation verticale, la surface cout’i d de la came comprime le ressort vers la droite dans le sens de fl. fi, et le sabot f se rapproche alors du volant qu’il arrête, et,aveC lui, tout le mouvement d'horlogerie.
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- destinés à équilibrer les deux forces attractive et répulsive lui régissent l'armature, de telle sorte que les courants ks plus faibles puissent provoquer son éloignement des Pôles de l’aimant. Le réglage ordinaire de l’organe électromagnétique ne comprend donc que deux opérations : ^tension du ressort manœuvré par la vis à main, appelée *ussi vis variable ou encore vis de droite ; 2° engagement du fer doux mobile le long des pôles de l’aimant perma-nent (voir pag. 74).
- Deux méthodes peuvent être suivies pour obtenir le mdocirnum de sensibilité de l’armature.
- lIe méthode. — Celle-ci s’applique sur l’appareil en Mouvement. — \° visser la vis à main jusqu’à la moitié en-^ron de sa longueur; — 2° enfoncer progressivement ei ^ec lenteur le fer doux mobile le long des pôles de Faisant, en ayant soin, à chaque degré de l’enfoncement, de Produire plusieurs fois de suite sur le papier les signaux ^anc INT, en appuyant sur les touches correspondantes, a chaque tour de chariot. Dans le début, tant que la force ^tractive reste de beaucoup supérieure à la force ré-P^lsivet l’appareil imprime non point les lettres transmises, ^ais les lettres dénaturées, IOT ou 10U, ou même des Jet-tres en moins, 10, 1U, JT, au lieu de INT. Gela prouve ’Pm le courant ayant une intensité de beaucoup inférieure a h différence des deux forces attractive et répulsive, met *r°P de temps à annuler l'excès d’attraction, ce qui déter-en retard le soulèvement de l’armature, qui promue lui-même l’élévation tardive du cylindre imprimeur e* celui-ci rencontrealorsnon pas la lettre transmise N, par e*emple, mais la suivante 0. Quand les lettres manquent, prouve que le passage entier de la lèvre mobile du cha-
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- riot sur le goujon ne constitue pas, vu la faiblesse relatif du courant, une émission d'une durée suffisante pour vain* cre l’excès de force attractive; la palette reste, malgré i’émi3' tion,au contact des pôles de l'aimant, et, l’axe imprimeur ne pouvant abandonner son état d’inertie, la lettre ne s’ifi°* prime point. — Quelquefois aussi, dans ces circonstances) il sort sur la bande des combinaisons de lettres comiu® HMT, HNS ; cela indique que le courant, étant fore*5 d’abord de circuler trop longtemps autour des fers dou* quand il provoque un soulèvement tardif de la palçtte, i01' primant O au lieu de N, le magnétisme rémanent qui e0 résulte met trop de temps à disparaître et finit, après pla' sieurs émissions, par constituer une aimantation perma' nrnte qui devient bientôt assez énergique pour annulé l’excès d’attraction de l’aimant fixe; en sorte qu’il arri^ un moment où la palette, revenant au contact, n’est pluS retenue par les pôles et se soulève automatiquement av&l!* l’arrivée au repos de l’axe imprimeur; alors celui-ci, contrant l’épaulement de la détente déjà abaissé quand arrive à sa situation de repos, ne s’arrête point et, se reliai sans perdre de temps, à l’axe du volant, soulève trop tàt cylindre imprimeur, qui rencontre alors un type précédé M et non N. Ces effets irréguliers se produisent toujo^5 quandle courant est trop faible ou trop variable et, par co° séquent, le réglage de l’armature inexact ou inconstant. Continuer de faire mouvoir le fer doux toujours dans lem^ sms, non-seulement jusqu’à ce que les combinaisons des signaux blanc INT soient imprimées sur la bande,mais core jusqu’à ce qu’il sorte des lettres en trop. Cette anoro*^ indique qu’on vient à l’instant même de dépasser la extrême du maximum de sensibilité 'de l’armature, ceS*
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- a~dire que, par une poussée exagérée du fer doux, la force attractive, successivement diminuée, est devenue à ce mo-ttlent inférieure à la force répulsive des ressorts antagonistes, alors constamment prépondérante. La palette obéit ensuite à la force répulsive, sans attendre l’émissiondu c°urant, et son élévation automatique provoque l’impres-s,on de lettres étrangères. — Pour rétablir l’équilibre ainsi r°nipu, il suffira donc de retirer légèrement le fer doux, afin d’augmenter l’attraction d’une quantité suffisante pour ^i donner la prépondérance, ce qu’on reconnaîtra en conférant la bande, sur laquelle, à ce moment, ne devront Plus s'imprimer, d'une manière très-exacte, que les lettres correspondant aux touches abaissées, sans aucun cautère en excès. — Quand on est parvenu à ce point, on f touche plus ni au fer doux, ni à la vis variable, à moins durant le couis des transmissions, le courant, par suite de perturbations sur les lignes, ne varie dans des Proporlions considérables (voir pag. 75).
- 2e méthode. —- La méthode précédente entraîne des tâ-l°nnements et ne serait pas praticable dans le cas où appareil serait défectueux, soit dans ses communications, So*t dans son mécanisme. Or, comme il importe, pour Pr°céder à la recherche des dérangements auxquels le Sterne est sujet, d’avoir préalablement réglé l’éleclro-aiIUant au maximum de sensibilité, le soulèvement de |artnature constituant un critérium indispensable pour Jüger avec certitude de l’état de l’appareil, il est bon avoir une méthode qui permette d’obtenir ce réglage* Sans avoir à se préoccuper du courant. Pour atteindre ce M. Hughes recommande le procédé suivant, qui ^urnit des résultats d’une exactitude constante.
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- L'appareil étant maintenu au repos par l’élévation de la manette du frein d’arrêt du volant (voir pag.247),— \ * on serre, jusqu’à environ la moitié de sa course, \a vis à main, pour laisser des deux côtés une marge à peu près égale ; — 2° on fait glisser lentement le fer doux le long des pôles de l’aimant jusqu’à ce qu’on voie l’armature se soulever; —* 3° à partir de ce point, retirer peu à peu le fer doux de la main droite, en ramenant, de la main gauche, à chaque retrait, l’armature au contact des pôles, et répéter ces deux expériences (retrait du fer doux et rappel de l'armature) jusqu’à ce que la palette reste en repos sur l’aimant. (1). Ce résultat indique le moment précis où la force attrac-
- (1) On remarque, en opérant ce réglage, qu’il est nécessaire^ partit dupointoù l’armature s'est brusquement soulevée, de faire faire au fer doux un assez grand écart en arrière, pour que la palette puisse rester en contact avec les pôles. Cependant on pourrait croire quel® fer doux ayant été enfoncé lentement, c’est-à-dire la force attractive diminuée par degrés insensibles, l’équilibre entre l’attraction et répulsion a été rompu seulement à l’instant où le fer doux a cessé d’être poussé en avant ; qu’à ce moment la force répulsive étant d'nne minime quantité prépondérante, il suffirait de retirer à soi le fer doux d'un écart infiniment faible, c’est-à-dire d’augmenter tant soitpcti la force attractive, pour que celle-ci l’emportât sur la répulsion et maintînt aussitôt au contact l’armature, ramenée sur les pôles pa1 le doigt de l’opérateur. 11 n’en est rien pourtant et voici l’explication de cette anomalie apparente. — Quand une armature en fer don* est appliquée sur les pôles d'un aimant permanent, elle s’airoante par influence, et, réagissant par ses pôles sur les pôles contraire* de l’aimant, maintient la séparation des fluides magnétiques augmente ainsi peu à peu l’énergie attractive de l’aimant, loque* réagir à son tour plus fortement sur l’armature. Si celle-ci est brus' quement arrachée, la double attraction des 4 pôles cessant, 1 ’aimant perd une partie de sa force. — Le magnétisme supplémentaire dû à la présence de l’armature est connu sous le nom de magnétisme de polarisation. On peut le diminuer comme le magnétisme rèmane en intercalant une feuille de papier entre l’aimant et la palette.
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- tjve est redevenue un peu supérieure seulement à laforce répulsive, c’est-à-dire qu’un courant, même très-faible, pourra déterminer dorénavant son mouvement ascensionnel. — L’électro-aimant serait donc ainsi réglé à son Riaximum de sensibilité (voir pag. 74) ; mais, comme, en raison de la faible attraction qui retient alo. s la palette, les trépidations de la table, provoquées par les vibrations du régulateur et le remontage du poids, pourraient, d’une manière automatique, la détacher des pôles et déterminer, en dehors de l’action du courant, l’impression de lettres étrangères, on desserre la vis à main d’un tour ou deux, pour diminuer la sensibilité. Pour s’assurer ensuite que l’armature n’est pas trop sensible et peut résister aux causes anormales de soulèvement que nous venons de citer, il suffit, après le réglage précédemment effectué, de frapper sur la table avec la paume de la main. Si, malgré ce choc, la palette reste en contact avec l’aimant, c’est que le réglage est parfait ; dans le cas contraire, desserrer la vis à main jusqu'à ce que l’armature ne se déplace plus sous l’influence des secousses imprimées à la table.
- La méthode de réglage de l’aimant au repos de l’appareil doit être préférée. Elle est, comme on le voit, indépendante de l’intensité du courant qui doit provoquer l’éloignement de la palette, pendant la transmission; fournit des résultats constants et convient aussi bien pour l’essai en local que pour le travail en ligne.
- Réglage du synchronisme. — Dès qu’on a donné à
- 1 électro-aimant son maximum de sensibilité, on remet
- ]> |f 7
- appareil en mouvement et I on procède au réglage du
- Synchronisme, en suivant la marche développée ch. X, (v°ir pag. 217 et suiv.). Dès que la vitesse est reconnue
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- égale oü plutôt le synchronisme suffisamment approximatif entre les deux mécanismes en relation, la transmission régulière peut être commencée.
- Gomme nous Tâtons admis dans l’exposé du principe dë l’appareil, les deux roués des types doivent être préalablement ramenées au repère : on y parvient en abaissant à fond le levier de rappel au blanc (voir p. 430).
- Transmission. — La transmission débute toujours par l'abaissement de la première touche à gauche du clavier, celle du blanc des lettres. Nous avons énuméré (ch. IV à IX) les nombreux effets qui résultent du déplacement de cétte première touche : le chariot passe sur le goujon correspondant, le courant traverse les bobines des appareils transmetteur et récepteur, les deux armatures se détachent, les axes imprimeurs sont dégagés, les cames correctrices mettent en mouvement les deux roues des types, établissant un accord parfait dans les positions respectives de ces deux mobiles et du chariot de départ. Ces trois organes, grâce à l’action constante des régulateurs et au travail de la correction, occuperont donc toujours dorénavant, en même temps, des positions symétriques; et chaque touche, abaissée ensuite, provoquera une émission qui, agissant du même coup sur les deux appareils en relation, y déterminera l’impression de la même lettre.
- Espacement des émissions.— Succession des signaux. —• Deux émissions consécutives doivent toujours être séparées par un intervalle déterminé. On sait, en effet, que Taxe des cames doit taire un tour complet sur lui-même avant qu’un second courant puisse être utilement transmis; car le fil des bobines- reste rompu entre le ressort interrupteur et la came correctrice jusqu’à la fin de la révolution de cet
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- axe (p. 88 et 232). Or, pendant que celui-ci fait un tour, le chariot, tournant 7 fois moins vite, parcourt 1/7 de sa circonférence, soit ^ — 4 rainures de la boîte aux goujons. De plus, il y a une certaine perte de temps entre le soulèvement de l’armature sous l’influence du courant et l’embrayage de l’axe imprimeur avec celui du volant, et entre le moment où le premier de ces mobiles abandonne le second et celui de son arrivée à la position de repos, c’est-à-dire pendant l’opération du débrayage. De ces retards il résulte que, à l’instant où la plaque d’échappement, à la suite de la première émission provenant de l’abaissement de la touche blanc des lettres, s’arrête contre l’épaulernent de la détente, la partie échancrée de la lèvre mobile affleure la 5e rainure après celle du premier guujon soulevé; ce n’est donc que le 5e goujon au plus qui pourra être utile— ttient élevé par l’abaissement de la touche correspondante. Donc, après le blanc des lettres, on ne pourra faire imprimer au plus tôt que le caractère E. Si l’on a eu la précaution d’abaisser la 5e touche avant l’arrivée du chariot sur la 5e rainure (voir p. 43), en appuyant simultanément le petit doigt de la main gauche sur le blanc et l’index sur la touche E, le chariot rencontrera, en temps opportun, le b* goujon saillant ; une deuxième émission aura lieu, qui Provoquera le mouvement ascensionnel des deux armatures et l’impression du type E aux deux postes correspondants.
- La 3e touche devant être séparée de celle de TE au moins Par 4 autres, la 3° lettre qu’on pourra faire imprimer ne pourra être que le J ou un type suivant plus éloigné. Si ^°nc, en même temps qu’on plaçait le petit doigt et l’in -dex de
- la main gauche sur le blanc et l’E, on a posé l’in-
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- dex de la main droite sur la touche J, le chariot trouvera à son passage le goujon J soulevé et déterminera, au moment utile, l’impression du caractère correspondant des deux roues des types en relation.
- On pourrait de même imprimer ensuite les caractères O, puis T, puis Y. En sorte qu’en appuyant en même temps, par une disposition convenable des doigts, sur les touches bl. E, J, O, T, Y, le chariot, passant successivement sur ces 6 goujons soulevés, produira 6 émissions normalement espacées, qui imprimeront sur les deux bandes, à la fin du premier tour de ce mobile, le mot EJOTY précédé d’un blanc. Il est évident qu’on ne pourrait reproduire ce mot, précédé du blanc, plusieurs fois de suite, sans laisser passer un tour de chariot entre deux reproductions consécutives; car, après l’Y, la première touche à abaisser ensuite devant être éloignée d’au moins 4 divisions, ne pourrait être au plus tôt que celle du G, en sorte que, pour reproduire le blanc après l’Y, il serait nécessaire d’attendre un tour de chariot. Si donc on transmet d’une manière continue, en taisant, à chaque tour de chariot, le maximum de lettres possible, on ne pourra faire imprimer au plus que 5 signaux: EJOT EJOT EJOT, en intercalant un blanc entre chaque mot, ou : DINTYDINTY-DINTY, en ne séparant cet ensemble de lettres par aucun blanc.
- Si, après le blanc, on voulait abaisser immédiatement l’A, le B, le G, le courant ne produirait aucun effet, car l’axe imprimeur étant encore en mouvement quand ces émissions commenceraient, le fluide s’écoulerait à travers la dérivation ; si on appuyait sur la touche D en même temps que sur IV blanc, ces deux émissions consécutives
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- imprimeraient dans l'appareil de départ un blanc et unE, car l’émission provoquée par le soulèvement hâtif du goujon E, commençant vers la fin de la rotation de l’axe imprimeur, durerait encore quand Taxe arriverait au repos, en sorte que celui-ci tournerait de nouveau en temps opportun; mais ce courant commençant à circuler sur la ligne seulement après le passage au-dessus du goujon d’une partie de la lèvre mobile, n’aurait pas la durée réglementaire et ferait dérailler l’appareil correspondant.
- Si l’on n’avait à tenir aucun compte du temps nécessaire au courant pour provoquer le soulèvement de l’armature, ni de la durée de l’embrayage et du débrayage de Taxe des cames, et si cet axe tournait sur lui-même sans s’arrêter, il pourrait, dans un tour de chariot, imprimer des successions de lettres séparées seulement par 3 autres ; on peut vérifier ce fait en laissant dérouler le mécanisme imprimeur indéfiniment, après avoir donné à la force répulsive de l’armature une prépondérance permanente, par la tension exagérée des ressorts ou un enfoncement trop considérable du fer doux. L’axe des cames pivote alors sur lui-même sans aucun arrêt et les lettres suivantes : bl. DHLPTÈ bl. DHLPTÉ, etc., se reproduisent sans discontinuer. '
- D’après les motifs exposés précédemment,ce résultat n’est pas possible, quand l’impression doit être déterminée par une émission de courant ; car, entre deux émissions, 1° la ligne doit se charger et se décharger; 2° les fers doux des bobines doivent s’aimanter et perdre leur magnétisme rémanent; 3° l’axe imprimeur doit s'embrayer à l’axe volant; 4° faire une révolution complète ; 5® se débrayer. Toutes ces opérations nécessitent un temps égal au passage ducha-
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- riot sur 5 divisions du disque des goujons, y compris celle du goujon qui provoque l’émission.
- On devra donc toujours espacer par 4 touches au moins celles qui correspondent a des envois consécutifs de courant.
- Vitesse de transmission.— Combinaisons.—Si, après avoir abaissé une touche quelconque A, on veut faire imprimer une des 4 lettres suivantes B, C, D, E, on ne pourra le faire qn’après un tour entier de l’axe imprimeur, en sorte que pendant ce premier tour un seule type, À, aura pu être reproduit.
- On voit que la vitesse avec laquelle un mot peut se transmettre dépend tout à la fois de la disposition des caractères qui entrent dans sa composition et de la vitesse de rotation du chariot. Certains mots exigent un seul tour de cet organe, parce que les lettres qui les forment sont disposées dans l’ordre exact de l’alphabet et séparées les unes des autres par 4 caractères ou 4 divisions au moins. Ainsi AIB ANS COU EJOT DINTY se transmettent chacun en une seule révolution du chariot, tandis que le mot MARGUERITE, par exemple, en exige 6 :
- 1er tour blanc M. 2e — AR.
- 3e — GU.
- 4e tour ER. 5e — IT. 6e — E.
- En supposant que le chariot tourne à raison de 100 tours par minute, les mots ANS, BIS, FOU seront transmis chacun dans 1/700 de minute, et le mot MARGUERITE en 6/700.
- On nomme combinaison l’ensemble des lettres qui, dans chaque mot, peuvent être reproduites dans un seul tour
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- de chariot. Les mots AIR, ANS, etc., forment chacun une seule combinaison, le mot MARGUERITE en contient <3, et CONSTANTINOPLE, \ 0. Les combinaisons se font en appuyant, simultanément sur toutes les touches qui en représentent les diverses lettres ; le chariot passant rapidement de proche en proche sur chacun des goujons saillants, l’opérateur sent ses doigts s’abaisser à fond successivement, le chariot chassant ces goujons dans l’ordre alphabétique (voir p. 40). L’habileté de l’opérateur consiste donc à pré~ Voir, pendant la lecture du texte qu’il doit transmettre, les combinaisons que présentent les divers mots, afin dp poser immédiatement ses doigts sur les touches correspondant aux goujons que le chariot peut utilement rencontrer à chaque révolution, et à ne laisser passer aucune combinaison sans en profiter (I).
- Toute lettre qui peut se produire en un tour de chariot, et qu’on ne fait imprimer qu’au tour suivant, laisse se former, dans les positions respectives du chariot et de La roue des types, une erreur qui aurait dû être corrigée par l’émission omise (voir p. 17fi); en sorte que la çorreçtion déterminée par l’émission suivante sera plus considérable îu’elle n’aurait dû être, Tout courant omis augmentant le travail correcteur, impose au jeu des cames une résis* t&nce supplémentaire et accroît les chances de déraille* ^ents. Donc, en supposant la ligne et l’appareil en bon etat, celui-çi fonctionnera d’autant mieux que l’on fera, dans un temps donné, un plus grand nombre decomôf-n<Bson$-, car les erreurs de vitesse, étant corrigées à des inter* vallestrès-rapprochés, restent toujours aussi petites quepos-8lble, la came de correction subit moins de frottements, la
- (t) Voir à la fin l'ouvrage le Bictimwir* det gembinaiwm»
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- tendance au déraillement est réduite au minimum. De là vient qu’un appareil, manœuvré par un employé habile, fonctionne très-régulièrement, tandis que, sous la main d'un opérateur peu exercé à la manipulation, laissant souvent passer 1,2, 3, etc., tours de chariot sans appuyer sur aucune touche, il déraille au contraire à des intervalles très-fréquents. Pour les mêmes motifs, quand l’employé qui manipule s’arrête brusquement dans le cours d’une transmission, les deux interlocuteurs sont forcés de ramener les roues des types au blanc, quand la manipulation est reprise, à moins que le transmetteur ne continue, pendant ce temps, d’appuyer sur la touche blanc à chaque tour de chariot.
- On pourrait croire qu’en augmentant le nombre détours que peut faire l’axe imprimeur dans un temps donné, par une modification convenable du rapport des rayons de la roue R et du pignon P (fig. 101), il serait facile d’ac-croître le rendement de l’appareil, c’est-à-dire la vitesse de transmission. Il n'en est rien pourtant : car, de même qu’il existe une rapidité minimum de déroulement, au-delà de laquelle, à cause du rôle que joue la vitesse acquise (voir p. 106), les diverses pièces du mécanisme ne sauraient remplir régulièrement leurs fonctions, il y a aussi une vitesse maximum qu’il ne serait pas prudent de dépasser. La limite régulière, dans les conditions actuelles de l’appareil, ne pourrait'guère descendre au-dessous de 40 tours de chariot par minute (1). D’un autre côté, si ou élevait la limite supérieure au-dessus de 150 tours, Ie
- (1) M. Hughes, en modifiant la disposition du plan incliné d’é-chappemenl et le rendant élastique, a pu cependant faire fonction»er son appareil à raison de 3 ou 4 tours par minute!
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- premier des inconvénients qui en résulterait serait l’usure rapide de toutes les parties sujettes à frottement. En outre l’opérateur chargé de la manipulation serait dans l’impossibilité de profiter de toutes les combinaisons, en présence d’une rapidité exagérée de déroulement du chariot, ce qui entraînerait des pertes de temps nombreuses et inévitables. Enfin l’émission, exigeant une certaine durée pour influencer l’électro-aimant correspondant, pourrait être, dans ce cas, trop rapide, si la ligne était longue, et par conséquent insuffisante, et provoquer à destination de fréquents déraillements.
- La vitesse de déroulement du chariot doit être en rapport avec la longueur et l’état de la ligne et l’habileté de l’employé. Sur une ligne très-courte, avec un appareil en parfait état, un opérateur très-exercé peut, sans danger, prendre une vitesse de 135 à 140 tours. Sur les lignes ordinaires (jusqu’à 600 kil.), on ne dépasse guère 120 à 130 tours. A cette vitesse, il faut que l’employé soit très-exercé pour ne laisser passer aucun tour de chariot sans transmettre autant de lettres que le permet la disposition des caractères dans chaque mot. Et, à moins que la ligne ne soit en très-bon état, les appareils réglés avec une précision parfaite et la manipulation pratiquée avec sûreté et précision, il y a un intérêt à ralentir la vitesse et à se contenter de 110 à 120 tours (1).
- En effet, on a calculé que la moyenne approximative des combinaisons qui se présentent dans les mots est de
- (1) Pour compter le nombre de tours que fait le chariot en une minute, faire un blanc b chaque tour, en comptant les blancs produits pendant ce temps.
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- deux lettres seulement. Si Ton suppose que le chariot
- déroule à raison de 140 tours par minute, un praticien
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- d’une habileté consommée pourrait -transmettre 140 X 2 = 280 lettres par minute, c’est-à-dire, en admettant 6 signes pour chaque mot, —86? = 46 mots environ ; — à cette vitesse, un opérateur, qui laisserait passer la moitié des combinaisons sans en profiter, et ne transmettrait, en moyenne, qu’une lettre par tour de chariot, ne pourrait reproduire que 140 lettres par minute ou ^ = 23 mots. Lorsqu’au contraire l’appareil est animé d’un mouvement plus lent, 100 tours de chariot à la minute par exemple, un employé de force moyenne, chargé delà manipulation, a plus de temps pour prévoir les combinaisons et les saisir au passage, et il pourra arriver à transmettre 2 lettres par tour, soit 100 X 2 = 200 lettres ou1^-0- — 33 mots par.minute au lieu de 23.
- En général donc, on ne doit augmenter la vitesse de rotation du mécanisme d’horlogerie, en modifiant la place occupée parla boule du régulateur (voir ch. X), qu’en se basant sur l’état de la ligne et l’habileté des deux employés correspondants.
- Durée du courant (orages, mélanges). — Nous avons vu (page 39) que la durée de l’émission est toujours égale au temps du passage de la lèvre mobile tout entière sur le goujon saillant ; on peut donc l’augmenter ou la diminuer en modifiant la vitesse de translation du chariot.
- Connaissant la vitesse de cet axe et la longueur de la lèvre mobile, on pourra facilement calculer le temps de l’émission. Jusqu’à présent, la longueur donnée à la lèvre occupe 3 divisions ou rainures de la boîte qux goujons, c’est-à-dire 3/28 de la circonférence. Si donc le chariot
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- fait J 00 tours par minute, c’est-à-dire parcourt $ 8 100
- = 2800 divisions ep 1 ' ou 0-0", poyr p^ç^qrir 1 4iyisio.n il mettra ,-foô n ; pour partQwir 3 divisions, il mettra MX3 _ „ .
- 2800 — 0 >™*' ' ,
- La duréç d’une émission sera dooç de
- Elle serait de 0,»°53 PQur une ™'tesse'de
- fift y 3
- 120 tours et de —r—m = 0",045 pour une vitesse de
- 28 x 140
- 140 tours.
- « Après l’émission, le fil de ligne se trouve encommu-» nication avec la terre au poste de départ, et il y a dé-8 charge. Le courant de retour ne peut traverser l’électro-8 aimant que s’il dure encore au moment où l’axe impri-8 rneur achève sa révolution.
- » Au poste d’arrivée, le courant ne fait marcher le 8 récepteur que lorsqu?il a atteint une limite d’intensité » déterminée, variable suivant la tension du ressort de 8 rappel.
- » La durée du contact doit être suffisante pour que 8 l’intensité puisse atteindre cette limite; il faut, en 8 outre, que pendant la durée de la révolution de l’axe 8 imprimeur qui est de 0S,07 pour une vitesse de 120 8 tours par minute, le fluide ait le temps de s’écouler à 8 peu près complètement.
- « Sur les lignes très-courtes, la charge et la.décharge du 8 fil conducteur sont à peu près instantanées ; mais il 8 n’en est pas de même sur les longues lignes, et il doit 8 exister un certain rapport entre la longueur de la lèvre 8 mobile et la vitesse de l’axe du chariot. Si le contact du-8 fait trop longtemps, la décharge ne serait pas suffisante
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- » et le courant traverserait encore i’électro-aimant au mo-» ment du retour de l’armature sur les fers doux; s’il » était trop court, le courant n’atteindrait pas la limite » nécessairei pour faire marcher l’appareil. » (Blavier, Traité de télégraphie électrique, t. II.)
- M. Hughes, qui avait d'abord donné à sa lèvre mobile la longueur indiquée plus haut (page 262), a reconnu que cette longueur était largement suffisante pour les lignes d’une grande étendue, et pouvait être avec avantage remplacée par une plus courte sur les conducteurs qui ne dépassent pas 4 à 500 kilom. Dans ne cas, la lèvre mobile, retombant après chaque émission plus rapidement sur la lèvre intérieure, relie plus tôt la ligne à la terre et facilite la décharge en lui donnant plus de temps pour s’effectuer.
- « La vitesse de l’électricité éprouve sur les lignes » aériennes des variations qui sont dues à des change-» ments dans l’état atmosphérique aux divers points de la » ligne, à l’augmentation ou à la diminution des dériva-» tions, etc. Ces changements ne nuisent pas, en général? » à la transmission, car ils sont assez lents. Quand le syn-» chronisrne entre deux appareils a été bien réglé, la mai’-» che de l’armature qui reçoit peut être avancée ou recu-» lée, pourvu que l’avance ou le retard ne dépasse pas Ie » temps nécessaire au chariot pour parcourir la moitié d® » J’espace qui sépare deux divisions consécutives, c’est-à" » dire 0",009 pour une vitesse de 120 tours par minute. ”
- « Quant aux orages, ils peuvent produire l’introductioi1 ï> de quelques signaux étrangers sur la banle; mais » n’interrompent pas la transmission. » (Blavier, t. II.)
- Les courants de mélange apportent seuls une réelle per' turbation dans le fonctionnement de l’appareil. Car si Ie
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- courant est positif, il fait déclancher l’armature de l’appareil monté en négatif et au contraire maintient au repos l’armature de celui-ci qui est monté en positif (voir p. 65). Si le mélange est très-accentué, la transmission est entravée d'unemanière absolue; si, au contraire, il est faible, °n peut faire quand même fonctionner l’appareil régulièrement, en diminuant la vitesse de déroulement, prenant Une pile plus énergique, tendant les ressorts antagonistes de la palette de l’appareil installé en positif et détendant convenablement ceux de l’appareil installé en négatif.
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- CHAPITRE XIII.
- monographie pratique des diverses parties de L’appareil,
- >AftîiE électrique. — Fils extérieurs {Fils de pile, — Essai de la pile.— Fil de terre.— File de ligne).— Bornes.. — Fils intérieurs. "-Commutateur suisse ou bavarois. — Commutateur à manette.— Ressort interrupteur. — Dérivation par l’armature et la détente. —- Dérivation par le levier de rappel au blanc. — Organe électromagnétique (Support de l’armature, — Armature. — Réglage du ressort variable, — Réglage du ressort fixe. — Plaques polaires, — Noyaux de fer doux.— Aimant permanent. — Bobines). — Chariot {Ressort de contact supérieur. — Roue d’angle, — Ressort de pression de la lèvre mobile. — Vis-charnière dé la lèvre mobile. — Vis contact. — Lèvre inférieure. — Pièce isolée, — Axe du chariot, -- Goujons. — Leviers et touches.
- >Artie mécanique. — Levier d’échappement (Vis de contact. — Res-du levier). — Cliquet d’échappement (Ressort du cliquet). — Roue de rochet d’échappement. — Volant. — Plan incliné. — Axe 'mprimeur. — Cames (Came de dégagement, — de correction, — ü entrainement. — d’impression). — Levier de rappel au blanc.— Axe de la roue des types. — Roue de frottement et cliquet. — R^ue correctrice (Levier inverseur). — Roue des types. — Tampon encreur. — Levier d’entrainement (Cliquet à ressaut). — Levier ^ impression (Cylindre imprimeur. — Presse-papier. — Anneau de 9utta-percha. — Hauteur du cylindre d’impression. — Fis d’arrêt ^levier imprimeur. — Guide papier. —Fourchette du levier). — Rge vibrante (Immobilité de la lige. — Centrage. — Boule). — Erein (Pression du ressort du frotteur. —Amplitude des vibrations).
- Axes du mouvement d'horlogerie. — Chaîne sans fin. — Remontoir. — Démontage de l’appareil tout entier.
- le chapitre XII, nous avons vu que, lorsque toutes ^ pièces de l’appareil avaient été construites et montées
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- avec la précision nécessaire, les seuls points à régW étaient Y électro-aimant (ressort variable et fer doux) etlJ tige vibrante (déplacement de la sphère).
- Ces deux opérations sulfisent alors, mais elles suppose15* un réglage général, effectué préalablement sur chacun6 des parties qui entrent dans la composition de l’instr15' ment, soit par le constructeur, soit par le mécanicien °u l’opérateur chargé de son entretien. Or l’appareil, en ral' son de la rotation rapide de certains axes et de la mub1' plicilédeses fonctions, est susceptible de perdre progrès»5' vement ce réglage primitif et d’occasionner ainsi des rangements, dont chaque pièce peut devenir la cause. ^ recherche de ces dérangements et leur réparation ne pell/ vent se faire avec sûreté, si l’on ne connaît exactement conditions que chaque partie doit remplir pour exécuté son travail avec une régularité parfaite.
- Avant donc d’exposer les méthodes d’investigation vies pour arriver à découvrir les causes réelles qui tro11 blent le fonctionnement de l’appareil, il importe de fa5^ une étude de chaque pièce, au point de vue pratiq^ Dans ce but, nous placerons ici une sorte de monograp^' où chaque partie sera examinée sous le rapport de ^ forme, du réglage spécial qu’on doit lui appliquer qua15 on la met en place ou lorsqu’on vérifie son état, des ^ rangements dont elle peut être le siège, de la marché suivre pour la démonter, la réparer et la remonter. N°ü9 profiterons de cette revue pratique pour indiquer, à Pr° posde certaines pièces, leur mode de construction et modifications et perfectionnements qu’elles ont pu süb5^ depuis l’introduction en France du système Hughes.
- Cette étude se partagera en deux grandes divisions : ^
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- Première ou Partie électrique comprendra toutes les pièces qui intéressent directement la propagation des courants ; dans la deuxième ou Partie mécanique seront examinées l°utes les parties du mécanisme qui n’entrent pas dans la première catégorie.
- PARTIE ÉLECTRIQUE.
- Pils extérieurs. — Us sont au nombre de 3, fils de Pile, Terre et Ligne. Leur extrémité libre doit être soigneusement décapée, à de fréquents intervalles, à l’aide du couteau, pour eulever la couche d’oxyde et de poussière, qui offrirait à l’écoulement du {laide électrique une certaine résistance. — Chaque fil doit être relié exactement à la borne de l’appareil destinée à le retenir.
- Fil de pile. — Dans les anciens appareils, les deux pôles de la pile étaient amenés à la salle de manipulation, et la table Perlait à cet effet deux bornes, l’une avec l’indication « Pile cuivre, » l’autre « Pile zinc ». Celte organisation entraînait la dépense d’une source électrique spéciale pour chaque ligne des-Servie par un Hughes. Nous savons (voir ch. XI), qu’avec les communications actuelles, un seul des pôles, celui dont le fluide doit circuler sur la ligne, aboutit à la table de l’instrument, ^ndis que l’autre reste attaché directement au fil de terre, dans la salle des piles. Cet arrangement permet, à l’instar du Morse, d’utiliser une même pile pour 2 ou plusieurs Hughes qui transmettent tous à la ligne un courant de même nom, et dont les inducteurs offrent sensiblement une résistance égale. — ^lais dans les bureaux où les Hughes sont peu nombreux et où Utl même appareil doit être alternativement employé sur des directions différentes, sur lesquelles le courant transmis n’est Pas toujours de même nom, il est préîérable d’affecter, autant possible, une pile particulière pour chaque fil. Le changement de sens du courant peut alors s’opérer, le cas échéant,
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- avec plus de rapidité. Lorsqu’on adopte cette disposition, on relie à la borne pile le pôle qui aboutit àu goujon, et à la borne terre celui dont le fluide doit se perdre au poste de départ.
- Efsai de la pile. — Lorsqu’on veut se rendre compie de l’état de la source électrique, on peut, pour une pile d’un grand nombre d’élément?, comme celles des longs conducteurs, âpre3 avoir détaché le fil extérieur de la borne pile, le fixer à Lune des bornes d’un galvanomètre, puis enlever le fil de terre retenu à la borne de ce nom et le serrer dans l’autre borne de cet in* strument; la déviation qui en résultera sur l’aiguille aimanté® indiquera l’énergie approximative du courant. — Quand oQ fait u-âge d’une pile locale eu d’une pile de ligne d’un pe1** nombre d’éléments, on peut se contenter d’appliquer en mêtn® temps sur les deuxcôt,5s de la langue les deux pôles convenable* ment jlénudés et décapés ; le picotement plus ou moins vif qu’o® ressentira montrera le degré d’intensité du fluide, — On peu* aussi taire cette expérience en touchant les deux pôles ou, Ie cas échéant, le fil de pile et celui de terre avee le pouce et l'in' dex, préalablement humectés de salive. —Si ces essais ne fou* point dévier l’aiguille de la boussole ou ne donnent à la langue ou aux doigts aucune sensation, on en conclut que la pile est trop affaib ie ou que le courant se perd entre la source élec* trique et l’appareil; on procède alors à l’examen de la pile®* des fils conducteurs, sur tout leur parcours. Dans les poste3 à communications multiples, le fil venant de la pile traverse) avant d'arriver au récepteur, un commutateur suisse, dont le3 contacts sont quelquefois défectueux, et qu’il est indispensable dans le cas qui nous occupe, de vérifier avec attention.
- Fil de terre. Le jeu du récepteur étant toujours irréguli®* quand l’installation du fil de tçrre laisse à désirer, il egt esseU' tiel, au moment où l’appareil est établi, de pratiquer une bonfl® soudure entre le fil qui aboutit à la borne terre et le fil de ®0 nom qui fait le tour du poste.
- Fil de ligne. — Quand on veut vérifier sûrement l’état d’ul1 appareil, on commence toujours parisoler entièrement ce fil>eI1 le détachant de sa borne. — Si l’on veut se rendre çoWp*e de sa continuité et de son isolement, on doit le suivre jus"
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- lu au commutateur suisse du poste et, de là, jusqu’à sa sortie.
- bornes, — Les bornes qui servent de point d’attache aux fi's extérieurs sont au nombte de 3 sur les appareils nouveau Modèle, et de 4 sur les anciens. Dans ceux où les 4 bornes °°t été conservées avec les communications actuelles, la terre est représentée par 2 bornes, reliées entre elles métallique-“tent, sous la table; on peut donc les faire servir l’une ou Vautre indifféremment au même but.
- Quand ou vérifie l’état d'un appareil, on doit s’assurer que les fils extérieu- s sont tien serrés et non intervertis, en exerçant sur eux- uoe légère traction en dehors des bornes, et serrant à Cuveau ceux qui, par suite des trépidations de la table, ne sellent plus retenus avec une suffisante pression.
- Les bornes actuelles sont constituées par un cylindre de cuivre «1° (fig, 205) dont la partie inférieure b c est taraudée extérieu-rernent et forme une vis à bois qu’on fait pénétrer verticalement ^ans la table. En c, elles reçoivent une vis u, munie d’une ronfle ou coliier de cuivre d, au-dessus duquel s’emmanche le fil f va de la borne vers l’intérieur de l’appareil. La vis v doit complètement enfoncée, pour éviter toute solution de consulté ou défaut de contact entre le fil f et la borne.
- Pour démonter une borne : 1° dévisser v, enlever d, détacher U 2° dévisser la borne de la table, en enfilant une tige métal-1(lue dans l’orifice t qui reçoit habituellement le fil extérieur, afin d’avoir une prise suffisante pour extraire cet organe avec seul secours de la main. — Pour la remonter : \ ° visser de s°Uveau la partie bc, en s’aidant du moyen indiqué ci-dessus; remettre le collier d à !a vis v, introduire le fil f par-dessus et visser fortement v.
- ï>ans les bornes ancien modèle, la partie b c, étant lisse, péné-^it dans la table par simple frottement. Celte disposition les ^°rÇait de tourner sur elles-mêmes quand on serrait le fil exté-ïieur avec lavijî à main, ou le fil intérieur avec v; cette der-^'^re opération ne pouvait s’effectuer qu’en tenant fermement Serrée avec une piuce la partie extérieure ab,
- S’ils intérieurs. — Les communications sont presque *°fites formées au moyen de fils installés sous la table de l’appa-
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- reil. Gomme ees fils sont à découvert et se croisent dans tous les sens, on emploie du gros fi de cuivre recouvert de matiefe isolante.. — Quand on les établit ou les remplace, on doit le8 dénuder à leurs extrémités et aviver le métal au couteau, pulS serrer à fond chaque bout convenablement contourné en fornoe à'œillet, au point de l’appareil auquel il doit rester attaché (voir ch. XI). — Quand on fait accidentellement usage de f de cuivre nu, on a soin de l’écarter sur tout son parcours, telle sorte qu’il ne touche qu’aux seules pièces qu’il a p°ur fonction de réunir.
- Les fils sont susceptibles d’être brisés, dénudés et mêlés. Dao3 ce cas on pourrait, pour découvrir le point défectueux, visité une à une à la main chacune des communications ; mais cota^6 cette opération exigerait de longs tâtonnements et préseot8' rait de sérieuses difficultés, en raison de la disposition des sous la table, on a recours, de préférence, à une métbode (voir ch XIV) prompte et sûre, où l’action du courant 8l)r l’armature sert de critérium infaillible.
- Commutateur suisse ou bavarois. — Les vis qui rafi8' chent ies fils aboutissant aux 4 branches doivent être serrées9 fond, pour que la communication soit assurée. Quand on rifie sommairement l’état de cet organe, essayer, en toucha11* les vis, si elles ne ballottent pas et si les branches, 1, 2, 4 tiennent un seul (il, et labranche 3, trois (fig. 164et 169 .—P°üt
- que les fiches métalliques donnent un bon contact, il faut lesv)S
- tre
- ser à refus; elles demandent un nettoyage fréquent. —- En oJ comme ces fiches déterminent le sens dans lequel le coura11 doit traverser les bobines, elles doivent toujours être placée exactement sur la diagonale concordant avec le pôle de la P1*1 relié aux goujons, sur cc’ ou + + avec un pôle positif {le co® rant entrant alors par la bobine antérieure et sortant par postérieure), et sur zz’ ou — — avec un pôle négatif (le flulU“ traversant dans ce cas d’abord la bobine postérieure, puis térieure).
- Les commutateurs peuvent présenter intérieurement des® fauts qu’on ne peut découvrir qu’en ies démontant. Il peut» P ex., exister une communication permanente accidentelle 611
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- k* deux branches inférieures du commutateur suisse, provoquée par un liquide, de l’encre, je suppose, qui aurait glissé etdre la table et cet organe ; le même dérangement peut se produire sur le commutateur bavarois par de la limaille de cuivre °U un liquide intercalé entre deux branches en regard, non renées par des fiches.
- Pour démonter le commutateur suisse : 1° détacher les 4 vis qui relient aux branches les fils de communication ; 2° enlever *es 2 vis à bois qui retiennent l’instrumenta la table; 3° détaxer à tour de rôle chaque branche, après avoir dévissé les 2 à bois qui assurent son encastrement. — Examiner de près, Uettoyer, puis remonter en procédant dans l’ordre inverse.
- Pour démonter le commutateur bavarois : 1° détacher les 4 d’arrêt des fils; 2° les 2 vis à bois qui fixent l’instrument à la table ; 3° nettoyer les pas de vis séparant 2 branches con-Secutives. Puis remettre en place, en procédant inversement. Hans le commutateur bavarois, la branche 1 porte l’indica-« bobine n° 1, » la branche 2 « bobine n0 2, » la branche 3 'borne ligne, » la branche 4 «ressort de la came correctrice. » Quand on installe un de ces commutateurs à la place du 'suisse,» avoir soin de l’établir de façon que da branche 2 ®°it immédiatement derrière la bobine postérieure, pour que les ^agonales formées par les fiches métalliques occupent les ^êmes positions que précédemment.
- Commutateur à manette. — Pour qu’il donne des courts assurés il faut : 1 ° que le fil fàu massif qui aboutit àla partie inférieure de son pivot soit solidement assujetti au moyen la vis ul; 2° que le ressort bombé circulaire interposéentre la ^te de vis v et la manette M presse assez fortement, quand on ^ace la manette surL, ou T,,. Si la pression est insuffisante, on Peut l’augmenter en mettant la manette sur bois, intercalant la P°inie d’un tournevis entre elle et la table, le plus près pos-SlMe du pivot, et appuyant fortement avec la main sur le bou-B; on tord ainsi légèrement la manette (voir fig. 165). Ressort interrupteur. — Le fil qui vient de la branche 4 ^ commutai ur suisse doit être soudé àla vis v qui le relie au Assort interrupteur (voir fig. 167). Pour quele contact entre lui et la
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- came correctrice soit bien assuré, on doit le régler comme il suit'
- 4° amener l’axe imprimeur exactement au 1er quart de sa ié' volution (t) et le maintenir dans cette situation, en relevant le frein d’arrêt du volant; 2° dévisser légèrement la vis V qui tient à la platine antérieure do l’appareil l’équerre isolante du ressort, faire tourner l’équerre autonr de la vis en faisant monter la partie libre du ressort jusque tout près (1 mm. environ) de la came correctrice ainsi éloignée, et fixer la vis Y, quand le ressort a atteint cette position. Ramenant ensuite l’axe imprimeur au repos, on doit voirli came faire un peu fléchir le ressort)'^ moment où le taquet d’échappement bute contre l’épaulement de la détente. — Si ce ressort accompagnait la came au-delà de 1/4 de tour, sa pression serait trop considérable et pourra'1 nuire au libre retour de l’axe d’impression vers sa position de repos; en outre l’interruption entre la came et le ressort n‘é' tant pas effectuée encore au moment où commence le retour de l’armature à l’aide du colimaçon, le courant induit de rapprochement pourrait se manifester et provoquer le soulèvement automatique de la palette (voir. p. — Après l’avoir réglé) voir si aucun de ses points, après 1/4 de tour de l’axe des eameS ne toucheau massif de l'appareil.
- Le contact entre le ressort et la came est susceptible de devenir défectueux, soit à cause de l’huile et de la poussière q"* s’y interposent, soit par suite de l’affaiblissement progressif d" ressort, soit par suite du ballottement de la came correctrice dans sa boîte. On ne doit donc pas omettre de le visiter, en ca* d’interruption ou de trouble daus les communications»
- Dérivation par l'armature et la (létetite. — Le pie<^ de la vis de réglage de la détente, ainsi que le dessus de l’armature, doivent être tenus dans un bon état de propreté, pourqu0 leur contact soit assuré. Pour les nettoyer, mettre un morceau de papier-bande entre la vis et l’armature, laisser retomber l0
- (i) Pour mettre l’axe imprimeur â t/4, 1/2, 3/4 de tôur, se guidef sur la position de la pointe de la came d’impression qui, au rep°Sl 'est sur la verticale sous l’axe, au t/4 à droite sur l'horiiontâle> ^ 1/2 sur la verticale sur l’axe, aux 3/4 sur l’horizontale à gaucbe'
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- Hier eù embrayant l’axe imprimeur, et, maintenant la vis de ^niact légèrement comprimée avec le doigt, tirer à soi ce pa-P'er à p'üsieurs reprises. — La dérivation ne devant exister jluau moment où la palette se soulève, celle-ci doit être en-®rement isolée du levier d’échappement au reposée l’axe im-î^'meur. Pour vérifier cet isolement, mettre l’axe d’impression au repos et voir si, datts cel état, la vis de contact laisse un lntervalle entré elle et l’armature. Si la vis louche, la régler c°nformément à la méthode indiquée plus loin (voir partie
- Etique).
- Oq remarquera qu’un petit ressort d’acier est placé sur l’ar-^lure, au-dessous de la vis de contact de la détente; il est des-^® à protéger la palette contre une rapide usure et à donner aux j^Uements une certaine élasticité quand le colimaçou ramène Armature à la position horizontale. On doit le remplacer, quand J)13 travail trop prolongé l’a taraudé. Avoir soin de le visser °rtement, pour empêcher tout déplacement, dérivation par le levier de rappel au blane. — Tant n’appuie pas sur le boutou du levier K(fig. 168), le pied f son pivot doit rester suspendu, grâce au ressort à boudin m, au0e petite distance (1 mm. au moins) du ressort de dérivation Cedernier ne doit communiquer alors qu’avec le fil fi venant
- du
- commutateur suisse, dont il est le prolongement (branche 3j et
- 5® toucher par aucun autre point au massif de l’appareil. — *uaad, au contraire, on presse sur le bouton pour ramener la r°ue des typés au blanc, la tige doit s’abaisser jusqu'au ressort et établir un bon contact (fig. 170).—Le ressort aboudinen laiton ^idirouié autour du pivot, et dont le but est de maintenirla ligo ^dtallique du bouton suspendue à une distance convenable hors H® la portée du ressort de dérivation, est susceptible de s’affai-()r par l’usage et il peut s’aplatir jusqu’à laisser la dérivation établir en permanence. Aussi doit-on vérifier son état en cas Icterrnption du courant. — Si le ressort à boudin est reconnu
- sa force primitive d’enlever tige métallique Kp et d’étirer Assort, puis de remettre le tout en place.
- ^**gane électro-magnétique. — Cet organe comprend
- .r°P faible, il suffit pour lui rendre s a goupille g (fig. 168), de sortir la ti;
- * 1 _ . t I m a 1 a tAivt /
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- le support de l’armature, l’armature et ses ressorts, les plaques polaires, les noyaux de fer doux, l’aimant permanent et le fil formant les bobines. Pour que l’électro-aimant fonctionne avec régularité, ses diverses parties doivent occuper certaines posi' tions et subir un réglage spécial que nous allons énumérer.
- Support de l'armature. — Ce support, formé par 2 montants de cuivre verticaux, réunis inférieurement par une plaque horizontale de même métal, est maintenu dans une situation in' variable sur la table par 2 vis engagées dans des trous allongés qui permettent de donner à la pièce un certain déplacement (fig. 169). Pour la fixer dans son état normal, on se guide sur le levier d’échappement : lavis de contact de ce levier doH être symétriquement placée à égale distance des deux pôles l’armature.
- A la base d’un des montants du support ou massif de la p8' lette est une vis qui sert de point d’attache à un fil relié à l* branche 3 du commutateur suisse (voir pag. 227). En cas de dérangement et de vérification sommaire des communications» ne pas négliger de voir si cette vis tient son fil solidemeot aS' sujetti. Si ce contact était mauvais ou interrompu, la dériva' tion à travers le levier de détente et l’armalure ne pourrait s’e' tablir, le courant du chariot serait arrê é au 4er quart de louf de l’axe imprimeur, et l’émission serait trop courte pour &ël( sur l’appareil correspondant (voir pag. 262).
- Armature. — Elle est retenue à son massif au moyen de 2 vis' pivotvv(fig. 60 ter). Celles-ci doivent être serrées assez pour que la palette puisse se mouvoir librement dans le sens vertical sans se déplacer latéralement. Car les pôles vrais de l’arrnamfe devant toujours reposer exactement sur les pôles vrais de l'aima111 (voir fig. 65 , celte condition ne pourrait être remplie, si lapa" lette pouvait se mouvoir horizontalement pendant qu’elle s 'élève ou s’abaisse. — Ses pôles seraient tantôt à gauche, tantôt a droite de ceux de l’aimant, et la force attractive exercée süf l’armature se modifiant suivant ces positions variées, rendit le réglage des ressorts antagonistes ou de la force répulsive treS' inconstant. Pour vérifier le réglage des vis-pivot, prendre 1 ar' mature à la main et essayer de la faire avancer ou reculer da°s
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- le sens de la longueur des vis; elle doit avoir un peu d’élasticité, dais pas de jeu.
- L’armature doit : 1° reposer à plat sur l’aimant de façon à recouvrir par tous ses points les deux surfaces métalliques des prolongements polaires sur lesquelles elle s’appuie: 2° recouvrir de chaque côié une égale part des plaques polaires.
- Si -ces deux conditions n’étaient pas remplies,l’attraction pour-dit devenir insuffisante, au repos, et le réglage ne pourrait se faire au maximum de sensibilité.
- Pour que l’armature soit placée d’une façon égale, symétriquement sur les plaques polaires, il suffit d’avoir réglé la positon de son support comme nous l’avons dit plus haut.
- Pour qu’elle tombe bien à plat, il faut que la hauteur des plaques polaires soit convenablement déterminée; or, on ne Peut les faire monter ou descendre qu’en déplaçant toute la masse qui comprend l’aimant permanent, les noyaux de fer doux et les bobines. Pour cela, ou desserre très-légèrement les 2 vis de droite qui retiennent l’aimant sous la table à une équerre en cuivre (fig. 57), puis on pousse l’aimant dans le sens voulu, pour que la palette étant parallèle à la table et aux plaques polaires, celles-ci se maintiennent à égale distance du levier d’échappement, sans pencher d’un côté plus que de l’autre. Quand °n a obtenu ce parallélisme à vue d’œil, on serre les 2 vis qui ^tiennent l’aimant, puis on vérifie ce parallélisme de la Manière suivante : 1° enlever le papier collé sur les pôles; 2° prendre un morceau de papier-bande bien propre et sans rugosités saillantes, le placer entre la patete et les plaques, et ramener l’armature au contact, après avoir retiré le fer doux et desserré les vis de réglage des ressorts antagonistes ; 3° la parité restant au contact, tirer le papier en avant, en arrière, à droite, à gauche. — Si l’armature est bien à plat, la résistance ^üe le papier offre à la traction dans ces divers essais doit être Estante. Dès qu’en un endroit la résistance faiblit, c'est une Preuve que là la palette reste un peu relevée et ne touche pas la fdaque. Il peut alors se présenter deux cas: 1° ou elle est oblique dan* le sens de sa longueur et ne touche qu’au rebord de gauche p (fig, i85) ou à celui de droite pi des deux plaques
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- (fig. 485 bis); 2° ou elle est oblique dans le sens de sa largeur et n’appuie que sur la plaque de la bobine postérieure pp (fig. 4 86) ou sur celle de la bobine antérieure pa (fig. 4 86 te). On détermine exactement le point défectueux en intercalant la bande de papier entre c et pt (fig. 485), b et p (fig. 4 85 bis), Ô2 et pa (fig. 4 86), 6, et pp (fig. 486 bis). Si le défaut existe comme dans la fig. 4 85, pour rendre l’armature entièrement parallèle, il faudra abaisser un peu l’aimant.; s’il existe comme fig. 485 bis, l’élever. — Quant aux défectuosités des fig. 486 et 4 86 bis, on peut y remédier de plusieurs manières : 4° intercaler la pointe d’un tournevis (fig. 486 ter) sous le côté de l’armature qui appuie le plus, entre 6* et pp(fig. 486) et entre 62 et p a (fig. 4 8G6ts) et presser fortement du doigt sur le côté opposé, pour tordre légèrement l’armature et l’amener par tâtonnements à un parallélisme parfait (fig. 60 et 60 bis) ; — ou 2® tordre l’armature dans le sens voulu avec une pince; — ou 3° placer des cales de papier sous le côté du support de la palette correspondant au bras qui presse le plus sur la plaque pdaire. — Après chaque opération, renouveler l’expérience de la traction du papier, et tâtonner jusqu’à ce que cette traction soit parfaitement égale dans toutes les positions et dans tous les sens.
- Ressorts de l’armature. — Les ressorts primitifs étaient formés par du fil de laiton enroulé en hélice, ou par de simples lames de caoutchouc; dans les appareils actuels,ils sont en acier plat. — Nous avons vu (pag. 248) qu’ils sont au nombre de deux; chacun est muni d’une vis Vu, Vf, destinée à lui donner la tension voulue, et d’une contre vis Gu, Cv qu’on doit serrer à fond, une fois le réglage obtenu, afin d’éviter que les vis se déplacent d’elles-mêmes par suite des trépidai ions delà table (voir fig. 489).
- Réglage du ressort variable. — La tension de ce ressort entre dans les opérations du réglage ordinaire, déjà exposées pag. 2491 11 nous reste à parler du ressort fixe.
- Réglage du ressort fixe. — La force d’impulsion nécessaire à l’armature, aussitôt après son soulèvement, est une force con' stante, indépendante de l’énergie variable du fluide électrique) elle lui est donnée par la tension du ressort fixe, et doit êlre»u moins un peu supérieure au poids du levier de détente queiapa'
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- lettedoit faire basculer, augmenté de la pression du ressort du levier (voir fig. 98 et 99 bis). Le ressort fixe doit avoir à lui seul assez de force pour faire déclancher facilement, sans hésitation, la détente, quand, avec la main, on amène doucement l’armature contre le pied de la vis de contact au repos. — Pour le régler : 1° après avoir arrêté l’appareil, desserrer entièrement la vis de droite Vu et celle de gauche Vf (fig. 189), afin d’annuler la tension du ressort variable et du ressort fixe; 2° amener l’axe d’impression au repos, en appliquant le taquet d’échappement contre i’épeulement de la détente (fig. 4 06 et 103); 3° appuyer de haut en bas avec la main sur la vis de contact V du levier pour empêcher la chute du cliquet (fig. 192); 4° laissant un doigt D dans cette situation, soulever de l’autre main Di, avec légèreté l’armature, jusqu’à ce qu’elle vienne toucher le pied de la vis de contact V; 5° enfoncer lentement le fer doux jusqu’à ce que l’attraction magnétique soit assez diminuée pour que l’armature ne retombe pas sur les plaques polaires; 6° retirer d'abord le doigt D< qui maintenait la palette soulevée, puis celui D qui pressait la vis de contact V; 7« laisser l’armature ainsi suspendue (fig. 98) et serrer progressivement, au moyen du tournevis, la vis de gauche Vf, jusqu’à ce que le levier d’échappement bascule tout à fait, ce dont on s’aperçoit en entendant la chute du cliquet sur les dents du rochet d’échappement (fig. 4 07). — Airivé à ce point, pour éviter un réglage ultérieur trop fréquent par suite de l’affaiblissement progressif du ressort, on donne à la vis Vf 4 ou 2 tours de plus. Ce réglage normal obtenu ne subit plus de modification, dans le cours des transmissions, qu’en cas de dérangement. Pour l’empêcher de varier, on serre à fond la contre-vis Cv, qui doit maintenir lavis Vf et le ressort dans la situation qu’on leur a donnée. — Si la vis Y/*, poussée aussi loin que possible, n’a pas tendu assez le ressort pour provoquer la chute du cliquet, ce ressort doit être mal trempé ou affaibli outre mesure. On peut le renforcer, en détachant l’ar-ttiature après l’enlèvement de ses deux vis-pivot YV (fig. 60 ter), puis le pliant avec précaution, dans le sens voulu, ou bien, sans détacher l’armature, en intercalant, entre son extrémité libre et la pointe p de la vis Vf, un fragment de papier-bande plié en 8
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- ou 10 ou de carton de l’épaisseur nécessaire. Il peut cependant arriver que le ressort du levier d’échappement (R' fig. 10ü),qui contrebalance l'aclion de ceux de l’armature, soit tendu d’une manière exagérée, et s’oppose à l’action du ressort fixe, même entièrement bandé; aussi doit-on, avant de tordre ce dernier» comme il vient d’être dit, s’assurer toujours si la pression du ressort de détente n’est pas anormale.
- Quand, vérifianti’état d’un appareil, on veut se rendre compte du réglage actuel du ressort fixe, on laisse l’appareil en mouvement, puis 1° l’axe imprimeur étant au repos, on appuie un doigt de la main droite sur la vis de contact V de la détente (fig. 189), etdesserrant entièrement la vis variable Vu (fig. 1 92), on amène de la main gauche l’armature contre le levier d’échappement (fig. 192); 2° on enlève rapidement le doigt inférieur D<, puis le supérieur D, et l’on voit si l’axe imprimeur s’embraye sans hésitation. Si l’effet n’est point satisfaisant, procéder à un nouveau réglage, d’après la méthode indiquée ci-dessus.
- Plaques polaires. — Elles sont assujetties sur les noyaux de fer doux, au moyen de vis verticales (fig. 58). — Pour les détacher, il suffit d’enlever ces vis. — Remarquer, en rétablissant ces plaques, si elles sont bien exactement dans le prolongement l’une de l’autre et dans le même plan horizontal. — Comme elles font saillie d’une certaine longueur en dehors des fers doux qui lui servent de support, elles sont sujettes à s’obliquer à la longue en s’abaissant vers l’intérieur de l’aimant, sous l’influence des chocs répétés de l’armature, ramenée vivement au contact par le jeu du colimaçon (page 104). On évite aujourd’hui ce défaut, en adaptant sur les joues supérieures jj des bobines une bande de cuivre cc', qui soutienldans toute leur longueur les plaques polaires (fig. 193) et s’oppose & tout affaissement.
- Le dessus des plaques, ainsi que la face inférieure de l’armature, doivent être tenus très-propre s, tout corps étranger, in* lerposé entre ces deux surfaces, pouvant faire varier la position normale de l’armature au repos. On doit donc les neltoyer souvent, en détachant d’abord le papier qui recouvre habitue!' lement les plaques, puis faisant courir entre elles et la palalle
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- maintenue pressée avec le doigt, un fragment sec et immaculé de papier-bande.
- Le papier étendu à l’état ordinaire sur les plaques doit être : 1° très-propre et très-sec; parfaitement tendu; 3° ne présenter aucun pli, rugosité ou déchirure. On l’assujettit au moyen de colle, de cire ou de pains à cacheter qu’on étale en trê$m petite quantité aux extrémités postérieures des plaques, ou bien encore à l’aide de cavaliers compresseurs en cuivre. Ce papier a pour but de diminuer l’action du magnétisme rémanent (voir note, p. 57) et aussi celle du magnétisme depolarisation (voir note, p. 252) qui tendraient à altérer la constance de l’énergie attractive de l’aimant. L’huile et la poussière, qui s’accumulent à la longue sur ce papier, forment une sorte d’enduit gluant qui empêche l’armature d’abandonner les pôles en temps opportun, avec toute la rapidité nécessaire, et tend, par conséquent, a retarder l’effet du courant. De plus, l’humidité, répandue inégalement à sa surface, le rend plus compressible d’un côté que de l’autre, et tendrait à altérer le parallélisme de l’armature sur les plaques. Il faut donc avoir soin de io changer toutes les fois qu’il est maculé.
- Noyaux de ftr doux. — On nomme ainsi les cylindres de fer doux cc superposés aux pôles NS de l’aimant permanent (fig. 57). Leur forme, leur diamètre, leur longueur, ont été déterminés à la suite de nombreuses expériences, afin d’obtenir le maximum d’attraction au repos, et l’effet du courant le plus prompt sur l’armature. — M. Hughes a trouvé que toutes les espèces de 1er ne conduisent pas les fluides magnétiques avec la même facilité, qu’à égalité de diamètre et de longueur, un ta; au de fer doux disposé sur un aimant naturel ou artificiel, supporte un poids huit fois plus considérable qu’un barreau ûacier placé dans des conditions identiques ; de sorte qu’un tarreau d’acier, introduit dans la bobine, à la place du cy— lindre de fer doux, nécessiterait remploi d’un courant huit fois Plus fort, pour développer à son extiémité libre la quantité de Magnétisme qui peut provoquer le soulèvement de l'armature.
- H est donc important de choisir pour les âmes des bobines
- fer le plus doux possible. On obtient ce résultat, en le fai-
- te.
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- sant recuire et refroidir lentement à plusieurs reprises. — Les fibres du fer doivent être longitudinales et non transversales, un lube de fer, étiré à la filière, s'aimantant et se désaimantant avec le plus de rapidité. — Etant donné un aimant naturel ou artificiel d’une puissance déterminée, la masse de douas qu’on peut lui superposer, pour obtenir à l'extrémité de cet appendice le maximum possible de force attractive, présente une limite invariable, qu’on ne saurait dépasser sans affaiblir l’énergie d’attraction exercée sur l’armature ; au-delà de cette limite, toute quantité de fer ajoutée aux noyaux de fer doux absorbe à son profit et réduit en quelque sorte à l’état latent une partie du magnétisme provenant de l’aimant permanent, et diminue d’autantje fluide magnétique qui aurait dû s’accumuler aux pôles des fers doux, et la palette est, par suite, moins fortement attirée au repos et moins rapidement détachée sous l’action du magnétisme développé parle courant. D’après l’opinion de M. Hughes, le maximum d’effet est obtenu avec des noyaux de fer doux formés par des tubes de 1 centimètre de diamètre, 6 centimètres de longueur et 1 millimètre 1/2 d’é.‘ paisseur, et d’un poids de 80 grammes.
- La liaison entre les noyaux de fer doux et l’aimant fixe s’opère au moyen d’une équerre de même substance KK’, sur la* quelle chaque cylindre CC’ est rivé, et qui s’emboîte exactement sur chaque pôle de l’aimant NS à l’aide de deux vis VV (fig. 187 et 187 Ms).
- Aimant permanent. — Il est constitué par 4 plaques d’acier» superposées par leurs pôles de même nom et serrées fortement par des vis les unes contre les autres (fig. 57). Quand, a.;iè$ avoir séparé les diverses plaques, on veut les rétablir, avoir soin de les réunir dans leur ordre normal. On peut se guideD dans cette opération, sur des points de repère incrustés sur chaque fer ; en les examinant, on trouvera sur leur surfa®0 successivement 1, 2, 3, 4 points (fig. 187 bis). —Si l’aimante^ affaibli, on peut atténuer ce défaut en collant sur les pôles?* s (fig. 57) un papier très-mince. Si au contraire, il est trop gique, ce qu’on reconnaît à la nécessité de lendreles ressorts®1* d’enfoncer le fer doux mobile d’une quantité exagérée, on fi*1
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- usage d’un ^Thpier plus fort ou de deux papiers ordinaires superposés. On peut aussi, dans ce cas, intercaler une feuille uiince de carton entre les équerres KIT (fig.187 bis) et les pôles de l’aimant permanent. Mais on ne peut procéder à cette modification qu’en démontant en entier l’organe électro-magnétique. Pour y parvenir: 1° détacher l’armature, en dévissant ses vis-pivot YV(fig. 60 ter) ; 2° enlever les deux vis horizontales de droite qui retiennent l’aimant N sous la table ab (fig. 57), sans toucher aux vis de gauche, qui retiennent à la table l'équerre en cuivre servant de support aux vis de serrage de l’ai-ttiant-, 3° enlever la boîte qui recouvre les extrémités des fils des bobines, après avoir desserré la vis qui la fixe à la table; 4° dévisser avec 'précaution les trois vis à bois qui assujettissent les quatre extrémités des fils des bobines (voir fig. 181 et ôfs); 5° tirer à soi l’aimaDt de bas en haut en le penchant légèrement du côté du massif de l’armature. — Après avoir intercalé le morceau de carton, et fortement serré les vis VV (fig. 187 bis) reliant les noyaux de fer doux sur les pôles respectifs •de l’aimant, remettre l’organe électro-magnétique à sa place hormale, en procédant dans l’ordre inverse. — Avoir soin, Pendant celte opération, de ne tordre, briser ni intervertir les fils extrêmes des bobines ; la rupture d’un fil entraînerait la ^construction complète de la bobine, opération 1 >ngue et minutieuse, et l’interversion changerait le sens du courant (voir p. 65) et son effet sur l’armature.
- Lorsque l’aimant est tellement affaibli que son attraction est devenue inférieure à la tension minimum du ressort fixe, on peut lui restituer son énergie primitive par la méthode suivante : 1° mettre un des pôles, le po-ilif par exemple, à la borne Pile et le négatif, ou s’il y a lieu (voir p. 269 et fig. 169) fil de Terre à la borne Ligne ; 2° installer les fiches du commutateur suisse en négatif, sur — — ou 'zz' • 3° faire tourner le chariot à la main jusqu’à ce que la lèvre mobile reste assise sur un goujon, et laisser les choses en cet état Pendant une minute environ (fig. 194). Avoir soin, durant cet essai, de maintenir l’armature soulevée, en intercalant entre e^e et la vis de contact de la détente une bande de papier, pour
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- éviter toute dérivation. Le courant de la pile circule ainsi en permanence dans les bobines, en donnant aux fers doux une polarisation de même sens que celle que possède l'aimant permanent, et celui-ci, grâce à cette influence, recouvre sa force perdue (voir fig. 69).
- Bobines. — En général, pour qu’un électro-aimant produise son maximum d’effet, quand il fonctionne sur une ligne, la résistance offerte au courant par le fil des bobines doit être sensiblement égale à la résistance du conducteur total, y compris la pile elle-même. — Les bobines du système Hughes offrent chacune une résistance uniforme de 60 kilom. de fil de fer de
- 4 mm de diamètre, soit, pour 2 bobines ou un appareil, de '120 kilom. — Leurs dimensions, déterminées pour le maximum de puissance, sont : diamètre intérieur, 4 centime longueur» 6 centim., c’est-à-dire 6 fois le diamètre des âmes; épaisseur de la couche de fil, 12mm. — Les bobines construites dans ces conditions donnent les meilleurs résultats sur les lignes de
- 5 à 600 kilom. et au-delà ; mais sur des conducteurs plus courts, il peut y avoir intérêt à diminuer la résistance, ce qu’on peut obtenir facilement en bifurquant le courant et le faisant passer simultanément dans les deux bobines. Dans ce but, on installa les extrémités des fils des bobines comme l’indioue la fig. 190, où le fil d’entrée 1 de la bobine antérieure A est relié par une vis V au fil d’entrée 3 de la bobine postérieure, et les fils de sortie 2 et 4 réunis à la vis Vl. La résistance totale des bobines de chaque appareil est ainsi réduite au quart, c’est-à-dire * 30 k. au lieu de 120 (voir note, page 244).
- La fig. 181 montre l’enroulement du fil et la liaison, à l’état ordinaire, d’une bobine avec l’autre. Pour plus de clarté, nous indiquons seulement la 1re spire intérieure et la dernière spire extérieure de chaque bobine; mais on sait que l’intervalle entra ces deux spires est rempli d’un très-grand nombre de tours de fil. Ou voit que la communication d’une bobine à l’autre s’établit par les fils intérieurs et que le courant eDtre dans l’élec-tro-aimant ou en sort par les fils extérieurs. Ces extrémités sont rejointes entre elles ou avec les fils venant des branches 1 et 2 du commutateur suisse par 3 vis à bois encastrées dans la table-
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- ®*Nes sont recouvertes d’une petite boîte, intercalée entre les bobines et le support de l’armature, destinée à les préserver des Posions et des ruptures accidentelles.
- On sait que, dans les électro-aimants ordinaires, le fil s’enfuie, non point sur le fer doux, mais sur une carcasse ou bobine en cuivre, en buis ou en ébonite, dans le centre de lamelle est placée l’àme ; quand la bobine est en métal, elle doit ^tre fendue dans toute sa longueur, car si elle formait un cylindre fermé, un courant d’induction, de sens contraire à celui de la pile, s’y développerait au moment de l’émission et, par conséquent, retarderait l’effet du courant de la pile. La fente longitudinale, en ouvrant le circuit, évite cet inconvénient. Hans l’appareil Hughes, l'enroulement se fait directement sur les n°yaux de ter doux, en ayant soin de laisser ressortir une cer-faine longueur du fil de la première spire extérieure, qui devra se relier à la bobine suivante (voir fig. 181); on ne peut donc séparer la bobine de son âme sans dérouler entièrement ta fil, opération rendue nécessaire toutes les fois que le fil de ta 1re spire intérieure est cassé au niveau de la dernière spire extérieure.
- Chariot. — Cet organe, pour remplir régulièrement son rèle fie distributeur des courants, doit répondre à certaines conditions :
- 1° Ressort de contact supérieur. — Ce ressort d’acier r (fig. 6 bis et 7, pl. VI) doit ôire assez fort pour bien presser contre l’axe du chariot et en écarter l’huile et la poussière; car c’est entre ces 2 points que passe tout le courant transmis ù la ligne. On doit le nettoyer fréquemment et s’assurer qu’il fc’est pas affaibli. S’il était trop énergique, il s’opposerait à la libre évolution du chariot et pourrait devenir ainsi une cause ^ ralentissement. En outre, cette pression latérale, qui ne s’exerce que d’un côté du chariot., tend sans cesse à dévoyer cet axe, le force d’user inégalement ses supports et finit par le taire tourner obliquement.
- 2° Roue d'angle. — Cette roue R (fig.7) doit engrener à fond avec la roue RI pour que le chariot soit régulièrement engainé. Ou sait que cet engrenage doit être assuré par la
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- pression de bas en haut qu’exerce, sur toute la masse du cha' riot, le ressort à boudin rl placé sous la capsule g (fig*
- — Pour le vérifier, appuyer d’abord avec le doigt sur ^ roue R ; elle doit céder à cette pression d’une certaine quau" tité ; — puis essayer de soulever la même roue ; on ne doi trouver alors aucun jeu de bas en haut ; si ce jeu existe, c’es une preuve que l’embrayage entre les 2 roues d’angle a pe^0 sa précision, par suite de l’affaissement du ressort H. Da°s ce cas, après avoir démonté l’axe du chariot (voir pag. étirer légèrement le ressort rl, pour lui donner la foi ce qu! a perdue. Avoir soin de ne pas exagérer sa tension, so" peine d’introduire un frottement anormal du pivot supérieur^ du chariot contre son support PP’ (fig. 6 bis), cause de raient®' sement. — Si le jeu de haut en bas n’est pas suffisant 00 est complètement nul, cela prouve que l’axe du chariot est trop serré sur ses supports, et il faut lui donner un peu de j6lJ' sinon le mouvement de l’appareil se ralentirait; on y parvi^1 en abaissant la boîte aux goujons (voir pag. 291).
- 30 Ressort dépréssion de la lèvre mobile. — Ce ressort^ (fig. 6) doit être assez fort pour assurer un bon contact entre le pied de la vis de contact VI et la goutte de plat.ne n de ^ lèvre inférieure (pour offrir un libre passage au courant v®" nant delà ligne (voir page 235), et entre la surface de frotte' ment d du tablier et le goujon soulevé (pour établir un b00 contactentre cesdeux points,au moment de rémission (voir fig. 'I Si ce ressort est trop faible, l’appareil reçoitmal, le courant re*1' contrant trop de résistance pour s’écouler à la terre ; au fl*0' ment de la transmission, il y a d’abord contact très-brusqu® entre la lèvre mobile et le goujon soulevé, contact produis^ une émission très-brève, suffisante pour faire détacher l'arc1*, ture du poste de départ, mais trop courte pour parvenir l’appareil extrême ; aussitôt après, par suite du choc entre *e cliariol, dont la rotation est très-rapide, et le goujon immobi'ej la lèvre supérieure, tout en avançant, quitte momentané®60 le goujon, en s’élevant légèrement au-dessus de sa surface’ pendant cette ascension anormale, l’émission est forcémentl0 terrompue et le correspondant ne reçoit rien, puis aussd
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- aPrès, l'effet du choc épuisé, la lèvre mobile retombe et giisse a'°rs exactement sur le même goujon ; de là une g8 émission 1ui pourra être d’une longueur suffisante pour influencer électro-aimant récepteur, mais qui, commençant en retard, fera soulever le cylindre d’impression contre une lettre postérieure a celle qui devait se reproduire, et cet appareil déraillera en avance, tandis qu’au poste de départ, la première émission hès-brève, ayant agi en temps opportun, aura fait, comme à Ordinaire, imprimer le caractère transmis (voir p. 42 et suiv.).
- La faiblesse du ressort peut encore déterminer un ralentissaient dans le mouvement d’horlogerie, par le retard que met
- courant, à cause de ce mauvais contact, à provoquer l’as-Cension de l’armature, hésitation qui cause le départ tardif de *°uies les pièces du mécanisme imprimeur et augmente outre Mesure le travail de la correction. Si le ressort est trop êner-Vfque, il peut aussi amener un dérangement semblable (ralen-ésement), le passage de la lèvre mobile, sur les divers gou-l0ns successivement soulevés, se faisant avec trop de dureté et absorbant une trop grande part de force motrice. — Pour Verifier le ressort r2 (fig. 6), soulever avec la main et laisser ^tomber brusquement la lèvre mobile; si le ressort est a'sez ^0rb on entendra un bruit sec. Si on n’apprécie pas assez sûrement le réglage par cet essai, enlever entièrement le chariot (yoir pag. 290), puis le secoue r violemment ; si on entend un éuil quelconque, cela prouve que la lèvre mobile ne tient pas k'en à la lèvre inférieure et que le ressert est trop faible. Dans Ce cas, détacher le ressort, le forcer légèrement, puis le remettre, en ayant soin de serrer à fond la vis qui le retient.
- 4° Vis-charnière de la lèvre mobile. — Ces vis vv (fig. 9) Vivent être serrées à fond. Dans cet état, elles doivent permettre à la lèvre de se mouvoir en liberté verticalement. Des-
- ^errées ou usées, elles laisseraient la lèvre s’écarter à droite ou gaucho, dans le sens horizontal, dérangement qui nuirait à a régularité de l’émission, en allongeant le contact entre le ^°ujon et la lèvre et modifiant le moment du départ du cou-raüt (voir pag. 42). — Pour vérifier celte partie, arrêter le éariot d’une main, et de l’autre chercher à déplacer la lèvre
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- mobile horizontalement ; on doit trouver uu peu d'élasticité, mais pas de jeu.
- 5° Vis de contact. — Cette vis sert à la fois à établir Ie contact entre les 2 lèvres et à régler la hauteur de la surface de frottement d du tablier (voir fig. 6). En la serrant, on relève ceite surface ; en la dévissant, on l’abaisse. INous savons que le bas du tablier d doit arriver au niveau de la moitié ée l’épaisseur de la pièce isolée (voir pag. 44); on règle donc lft vis en conséquence. Trop abaissée, elle laisserait descendre 1* surface d au-dessous de la pièce isolée, empêchant celle-ci de remplir efficacement son rôle d’arrêt vis-à-vis du goujon tardi' vement soulevé (voir pag." 4o et fig. 32 et 188), ou même ell0 traînerait, à l'étal habituel, sur la boîte aux goujons, qu’elle mettrait ainsi er. communication permanente avec la ligne, et la palette se soulèverait indéfiniment. — Trop éUvée, elle pourrai! n’être pas atteinte par le goujon saillant et aucun courant ne saurait être transmis, ou bien le contact serait insuffisant, cc qui provoquerait des déraillements. — Quand le pas de la vi» est usé, celle-ci se dévisse automatiquement, pendant la rota' tion du chariot,et modifie ainsi le réglage. Pendant la vérifica' tion, s’assurer si ce défaut existe, et, le cas échéant, enlever la vis, et serrer le pas de vis légèrement avec !a pince ; la vis dod entrer à frottement très-dur. — Pour vérifier la hauteur de la lèvre mobile, abaisser une touche et faire tourner lentement Ie chariot, en tenant à la main le volant, jusqu’à ce que le milieü de la lèvre soit assis sur le goujon ; abandonner la touchc dans cette situation, en arrêtant l’appareil; la vis de contai doit rester séparée entièrement de la lèvre inférieure, et à uI)fi distance de i environ. — Pi ur s’assurer que la lèvre mO' bile ne descend pas trop bas, taire tourner à la main le cha' rot, de façon à l’amener devant le clavier, l’y maintenir et appuyer sur une touche dont le goujon soit à ce moment soüs la pièce isolée et la lèvre mobile; le goujon ne doit pas at' teindre la lèvre (fig. 32 c).
- 6° Lèvre inférieure. — Etie pourrait, par un de ses points autre que le point n (fig. o), toucher à la lèvre supérieure. dérangement, en établissant une communication permanente àe
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- ta ligne avec la terre, même au moment de l’émission, forcerait tout le courant de se perdre à la terre au poste de départ, et le correspondant ne recevrait rien. On peut le découvrir sûrement Par la méthode que nous donnons ch. XIV. — Quant au contact n, ainsi qu’au pied de la vis Vl (fig. / 6), ils doivent être fréquemment nettoyés, à l’aide d’une bande de papier bien Propre, passée sur leur surface à plusieurs reprises.
- 7° Pièce isolée. — Cette pièce doit être entièrement isolée de toutes les parties de l'appareil. Nous donnons plus loin un moyen sûr de s'en convaincre (ch. XIV). Avoir soin, lorsqu'on la met eu place, de la fixer solidement au moyen de ses 2 vis, et de lettre sa surface médiane x’y (fig. 21) bien parallèle au tablier ab de la lèvre mobile. — Sa pointe x doit toujours, tans son parcours, être de niveau avec le bord des rainures le Plus voisin du centre de rotation du chariot. —Si elle avançait tant soit peu au-dessus des rainures, elle buterait violemment contre le goujon, au lieu de glisser, et arrêterait brusquement toUtle mécanisme, à chaque touche abaissée.— Elle doit raser ta très-près, lmm au plus, le disque supérieur de la boîte aux goujons. Trop élevée, elle pourrait passer au-dessus du goujon taillant sans l’écarter, et l’émission n’aurait pas lieu; trop basse, eHe frotterait sur le disque et ralentirait le mouvement de l’ap-Pared. Sa hauteur dépendant de la boîte aux goujons, qu’on ‘Peut élever ou abaisser, nous parlerons de son réglage à pro-P°s de ces organes (voir pag. 290).
- Axe du chariot. — Il doit pivoter bien verticalement, ou Ptatôt être tout à fait perpendiculaire à la surface supérieure ta la boîte à goujons. Pour le vérifier, le faire tourner lentement et regarder si la pièce isolée se trouve, à tous les points ta sa révolution, à la même distance du disque. S’il y a inégalé, redresser la boîte aux goujons du côté lé plus éloigné jus-taà ce qu’on arrive à un parallélisme parfait. — Si le chariot Pivote obliquement, la lèvre mobile presse plus sur les goujons Placés du côté le plus haut de la boîte que sur ceux du côté °Pposé, et, par suite, le frottement, trop considérable dans le Ptamier cas, pourrait être insuffisant dans le second. De là des taxations dans l’effet du courant et tendance à déraillements.
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- Lorsqu’on veut réparer une des pièces du chariot, il est nécessaire de démonter cet organej Pour y parvenir : 4° détacher la vis V (fig. 6 bis et 7, pl. "VI); 2° enlever l’équerre en cuivre PP’, en appuyant de haut en bas sur la roue d’angle du chariot R; 3° retenir la crapaudine gg’ (fig. 6), en plaçant sur son rebord la pointe d’un tournevis ; 4° dégager le chariot tout entier en prenant avec la main libre la roue d'angle R et la tirant verticalement de bas en haut ; o° sortir la cfa-paudine gg’ et le ressort à boudin rt soudé à sa base ; 6° détacher les 2 grosses vis, noyées dans des cylindres isolants d’ivoire ou d'ébonite, qui retiennent unies les 2 lèvres, et séparer ces deux lèvres ; 7° détacher la plaque isolante 1 (fig. 6)‘, 80 dévisser la vis qui retient le ressort de pression r2; 9° détacher les 2 vis, noyées dans des cylindres isolants qui retiennent la pièce isolée p à la lèvre inférieure; 10° enlever la plaque isolante ï’.
- Après avoir nettoyé et réparé les diverses parties, les remonter èn suivant l’ordre suivant : 4° relier la plaque isolante I’ et lft pièce isolée à. la lèvre inférieure; 2° replacer le ressort raî 3° appliquer la plaque I sur la lèvre supérieure, puis la lèvre inférieure L, sur cette plaque, et remettre les 2 vis qui relien1 cet ensemble; 4» réintégrer dans le tube T le ressort r» et 1» crapaudine gg’ ; 5° appuyer de haut en bas, avec la pointe d’un tournevis, sur le rebord de la crapaudine, et, en même temps» ‘ avec la main libre, replacer le chariot, en introduisant d’abord le pivot inférieur A’ dans la capsule gg’ ; 6° exercer une pression de haut en bas sur la roue d'angle R pour la faire engrener’ avec la roue R< (fig. 7, pi. VI); 7° replacer l’équerre PP’, e° maintenant le doigt appuyé sur la roue R ; 8° remettre la vis V*
- Goujons. — Pour qu’un goujon fonctionne régulièrement» il faut : 1° qu'il s’engage à frottement doux dans ses rainures? 2e que ses angles soient soigneusement arrondis et toutes l®3 parties légèrement imbibées d’huile ; 3° que son ressort à boudin soit suffisamment fort. —* Pour vérifier si tous remplissent bien leur rôle, c’est-à-dire montent et descendent rapidement en temps opportun : abaisser successivement les 28 touché tirer le goujon en arrière avec le doigt, de façon à le maintenir
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- dans la position de la üg. 37, puis lâcher d’abord la touche, ansuite le goujon. Si, une fois la touche revenue à sa situation horizontale, le goujon reste en l’air, c’est qu’il est trop serré dans ses rainures, ou que son ressort est affaibli, ou encore lue l’huile et la poussière, accumulées dans l’intérieur de la hoîte, forment une pâte gluante qui le retient. Quand ce défaut ®8t reconnu, il faut démonter la boîte, pour pouvoir extraire et féparer le goujon défectueux. Car tout goujon, qui ne rentre pas e*actement dans sa boite après le redressement de la touche, Peut provoquer une émission de courant intempestive, qui intercale dans la transmission des lettres étrangères. On peut facilement reconnaître ce dérangement, parce que le ou les cautères en excès, intercalés dans ces circonstances, sont tou-j°urs les mêmes. — Essayer d’abord, pour réparer ce dérangement, s'il ne provient que du goujon (voir touches et leviers, Pag. 292) de mettre un peu d’huile dans la rainure correspondante. Si le dérangement persiste, démonter la boîte. —Cetie °Pération est assez longue et difficile, car elle nécessite rendement de toute la masse du clavier, l» enlever le chariot (yoir pag.290); 2° dévisser, en soutenant le clavier de bas en haut, Jes 5 vis à bois qui retiennent les massifs en fonte à la surface ^férieure de la table. Avoir soin, dans ce travail, de ne point ^visser les 5 ms à métaux que porte la même plaque, et dont 6 hut est de régler la hauteur de la masse de fonte, et par consé-^ent, de- la boite aux goujons. Ces vis butent par leur e*lrémité libre contre des cales de fer, encastrées à demeure 'is-à-vis d’elles, dans le bois de la table; 3° enlever le Xavier, le massif en fonte et la boîte à goujons d’un seul C°UP, en dirigeant cet ensemble, avec les deux mains, oblique-^ent vers la partie postérieure de la table ; 4° dévisser les dis qui retiennnent la boîte au massif, et extraira celle-ci, en erdevant avec précaution par tâtonnements, en ayant soin de J16 Pas la faire tourner, pour ne pas tordre les extrémités des eyiers en fer qui pénètrent dans les rainures du pourtour in-fleur ; go enlever les 3 vis qui rattachent le ooavercle à 4 boîte ; 6e extraire le goujon défectueux, l’examiner, ten-te davantage son ressort à boudin, nettoyer le goujon et
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- huiler légèrement son pied, puis rétablir toutes ces pièces dans l’ordre suivant : 4° remettre le couvercle; pour réussir dans cette opération, il faut préalablement ramener tous les goujons dans le cercle des rainures supérieures; dans ce but, on se sert ordinairement d’une couronne métallique qu’on place extérieurement autour des pieds de tous les goujons, et dont on rapproche successivement les 2 extrémités au moyen d’une vis de serrage. — Le cercle de la couronne se rétrécit peu à peu, forçant les têtes de goujons de se rapprocher progressivement du cercle qu’elles occupent au repos. Arrivé à ce point, on peut facilement replacer le couvercle. Avoir soin de prendre sur lui des points de repère pour le rétablir exactement dans sa situation primitive. — Ensuite, 2° enfoncer la boîte dans la plaque de fonte avec précision ; la moindre déviation suffît pour empêcher le jeu libre des leviers qui frottent alors contre les rainures de la boîte; 3® rétablir le clavier tout entier, en Ie passant sous la table et l’élevant un peu obliquement d’arrière en avant ; 4° replacer les 5 vis à bois. Avant de les visstf complètement, s’assurer : 4° si le chariot tourne bien verticale' ment (voir page 289), et s’il a un jeu suffisant, c’est-à-dire si la lèvre mobile rase les rainures à une distance convenable; 2°des' serrer les vis de réglage V du côté trop élevé, les serrer davaU' tage du côté le plus bas, et lorsque la surface supérieure du coU' vercle de la boîte est dans une situation normale par rapp°r* au chariot, serrer à fond les vis à bois VI (voir fig. 204).
- Leviers et touches.— Les leviers en fer B B’ doivent, poüf jouer librement, ne frotter ni à droite ni à gauche, dans l°s rainures du pourtour de la boîte qui doivent les guider, n’être pas trop serrés sur le pivot M (fig. 47), et pénétrer à frotte" ment doux dans les rainures des têtes de vis V des touche®' Quand un goujon hésite dans ses mouvements, après avoir vérJ' fié cet organe, examiner le levier correspondant, ainsi que 1* touche. Si le levier frotte contre la rainure de la boîte, ^
- tordre légèrement en sens inverse, à la pince, ou, si le claxief est démonté, déplacer dans le sens voulu le plot M, en dess6r rant un peu la vis qui le retient au massif en fonte. — ^ est trop serré en M, écarter un peu les deux bras du suppôt °U
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- huiler les points de contact. S’il est gêné en V, corriger la position de la vis, en plaçant sa raioure exactement dans le prolongement du levier; huiler légèrement la rainure. — Pour que les touches s’abaissent et s’élèvent sans difficulté, il suffit qu’elles Re soient pas trop serrées les unes contre les autres. Il arrive fréquemment que le bois qui les constitue se déforme, sous l’influence des variations de température, et qu’elles se pressent alors, de manière à se gêner réciproquement. Quand on s’aperçoit de ce défaut sur une touche, passer entre elle et la suivante une lame de couteau ou une pointe de tournevis, pour l'écarter et lui donner du jeu Au besoin, graisser un peu la surface latérale.
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- lievier d’échappement. — Il doit pivoter librement sur son axe AA’ (fig. 99 bis). Cet axe (mod. de 1869) étant encastré entre les 2 pla'ines, comme tous les autres arbres du fliécanisme, il est nécessaire, pour le sortir, de démonter entièrement l’appareil (voir page 826) (1). Pour essayer s’il n’est Pas trop serré, chercher à le faire mouvoir dans le sens de sa longueur; on doit lui trouver un peu d’élasticité, mais presque Pas de jeu. Si, par suite d’usure, il subissait un écartement latéral trop considérable, il pourrait, se rapprochant outre Mesure de la plaque d’échappement, empêcher celle-ci de passer °u la gêner dans ses mouvements, ce qui pourrait ralentir la
- (t) Dans les appareils du précédent modèle, ce levier pivote sur ^ Pointes de vis, placées l’une derrière l’équerre en cuivre SS (fig. 102), 1 autre entre le volant et la platine postérieure. — Dans ce cas, pour flémonler le levier, enlever le pont SS qui soutient le volant(fig. 101) et l’équerre SS (fig. 102).
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- chute du cliquet et cauger des déraillements en avance (1). On peut remédier à ce défaut, en plaçant une rondelle d’une épaisseur suffisante à l’une de ses extrémités.
- Vis de 'contact. — Pour qu’elle ramène exactement la palette sur les pôles (pag. 91 et 1Q4, fig. 410 et 411), on doit la régler de la manière suivante ; 4° Faire tourner à la main l’axe imprimeur, jusqu’à ce que le colimaçon g communique au bras postérieur B’G son maximum d'élévation (fig. 111 —3/4 de tour de l’axe imprimeur), et arrêter l’appareil à ce point, en relevant le bras AB qui commande le frein d’arrêt du volant tfig. 195) 5 — 2° Desserrer l’écrou E, ainsi que la vis V (fig. 99); — 3e Essayer de faire jouer l’armature dans le sens vertical) pour vérifier le jeu qu’elle possède alors ; — 4° Serrer lentement la vis Y, jusqu'à ce qu’on ne trouve plus à la palette aucun jeu dans ce sens, mais seulement un peu d’élasticité, quand on veut la soulever; — 5° Ce résultat étant obtenu avec la plus grande exactitude possible, appuyer fortement un doigt sur la tête de la vis, pour l’arrêter à ce point, et, en même temps, visser à fond le contre-écrou E, qui doit l’empêcher de se dévisser, sous l’influence ultérieure des chocs répétés de l’armature. — Le réglage de cette vis est de la plus haute importance, et doit être exécuté avec une extrême précision pour permettre d’amener le réglage ordinaire de l’électro-aimant (pag. 248) à son maximum de sensibilité. En effet, quand, au lieu d’appliquer exactement la palette sur les plaques polaires, la vis de contact l’abandonne à une distancé minime, si petite soit-elle, on est forcé, pour compenser l’insuffisance de ce moyen mécanique de rappel, à’augmenta
- (T) 11 importede bien fixer les idées sur ce qu’on nomme déraille' ment en avance et en retard. Le résultat du déraillement en avance est, l’impression d’une lettre suivante, B pour A ; et eu retard, d’une lettre précédente. A pour B. — La cause An 1er est le soulèvement tardif du cylindre d'impression ou une trop grande accélération dans ta marche de la roue des types ; la cause du 2e est ou un soulèvement trop hâtif du cylindre, ou un ralentissement dans le mouvement de la roue des types.
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- l'attraction de l’aimant permanent ou de diminuer la tension du ressort variable, et, par suite, d’utiliser un courant, plus fort qu’il ne serait nécessaire à l’état normal, pour déterminer ta soulèvement de l’armature. —- Desserrée d'une manière Exagérée, la vis de contact laisse la palette, à chaque tour de l’axe imprimeur, trop loin des pôles, pour qu’une augmentation de la force magnétique puisse suppléer à ce rappel mécanique ^complet \ l’armature ne peut donc reprendre 6a position de repos e* reste constamment soulevée, provoquant un embrayage continu des 2 axes d’impression et du volant. — Quand, au con* taaire, la vis de contaet est trop descendue, le frottement du c°liinaçon devient trop considérable, ceiubei étant forcé alors, Pour terminer sa course, d’opérer une certaine torsion sur le levier de détente, qui s’oppose à sa révolution ; de là un ralentissement dans la vitesse de l’appareil. Pour s’assurer que cet e^et ne se produira pas, après le réglage normal spécifié plus l^ut, abaisser la manette d’arrêt du volant, puis faire partir laXe imprimeur du 4®r quart de tour; le eolimaçon doit passer SaU8 hésitation et l’axe imprimeur achever sa révolution. Si celui -ci s’arrête en chemin, au moment du contact entre le c°limaçon et la courbe inférieure de la détente, c’est une Preuve que la vis est trop basse, et il faut la desserrer légè-
- reûtent. '
- Il arrive quelquefois que la vis de contact, réglée ainsi qu’il est dit plus haut, et l’axe imprimeur remis au repos, le pied p 'ta ta vis (pag. 99) touche l’armature. Quand ce défaut ne pro-vtantpas d’uneé'évalion exagérée de l’organe électro-magnétique (v°ir pag. 277 et fig. 4 85), il a pour cause l’usure de la courbe iTlférieure mri (fig. 99), provoquée par l’action incessante du c°limaçon. Pour remédier à cette usure, il faut river à la ^°ürbe mn’ un talon suffisamment épais, pour diminuer sa tatance du colimaçon au repos.
- Ressort du levier (pag. 93), fig. 99 bis'e 1400. -—De ses deux ty, l’une vt doit être serrée à fond, pour empêcher tout jeu ^Orizontal; l’autre, v sert à donner au ressort la tension voulue. °ür qu’il remplisse son rôle (pag. 4 08), le régler ainsi : 4° désirer lavis de gauche v (fig. 400), après avoir mis l'eppareil
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- en mouvement ; le levier bascule alors indéfiniment, et l’axe imprimeur tourne sans s’arrêter; 2° serrer peu à peu cette vis, non-seulement jusqu’à ce qu’on voie l’axe imprimeur revenir de lui-même au repos, et ensuite ne faire qu'un tour à chaque déclanchement, mais encore que le levier reprenne très-vite sa situation d’arrêt, à l’instant même où le taquet de la plaque d’échappement rencontre l’épaulement e (fig. 103)*
- — On peut s’assurer si cet effet se produit avec régularité, en pressant de haut en bas, sur la vis de contact, immédiatement après chaque arrêt de l’axe d’impression. Si le ressort est assez tendu, on ne trouvera aucun jeu au levier, c’est-à-dire que la pression du doigt ainsi dirigée n’abaissera pas davantage la vis de contact. Dans le cas contraire, augmenter sa force.
- — En général, on peut vérifier l’énergie du ressort, en arrêtant l’appareil à 1/4 de tour de l’axe imprimeur, puis soulevant et laissant brusquement retomber le bras antérieur CB (fig. 99) i on doit trouver une assez grande résistance dans le soulèvement et observer une chute rapide. — Lorsque, après avoir serré à fond la vis v (fig. 100), on n’est pas parvenu à une tension suffisante, détacher le ressort, et le tordre légèrement, ou, si l’on est pressé, intercaler entre la goupille 0 et l’appendice p, un petit fragment de carton ou un papier-bande plié en 8 ou 10. — Trop tendu, il ajoute au poids du levier une résistance anormale que doit vaincre le ressort fixe de l’armature, auquel on est, dans ce cas, forcé de donner une tension exagérée ; or, cette tension anormale devant être à son tour vaincue par le jeu du colimaçon, (voir pag. 104)> augmente les frottements de ce dernier et devient une cause de ralentissement. — Aussi, après avoir réglé exactement le ressort de la détente, doit-on toujours vérifier de nouveau le réglage du ressort fixe, effectué préalablement (voir pag. 278)*
- Cliquet d'échappement. — Son pivot p doit être sd1' dement fixé et bien perpendiculaire à la face postérieure de la plaque d’échappement (fig. 103 ter). Ordinairement ce piyot est constitué par un cylindre, rivé à la plaque, sur lequel s’eflfl" boîte le manchon qui porte à sa droite le cliquet CC’; la vlS d’arrêt pénètre alors dans le cylindre-pivot. — Le manchot
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- doit avoir le moins de jeu possible dans le sens horizontal, pour ne point vaciller sur les dents du rochet d’échappement, au moment de sa chute (pag. 98 et 4 03). ou de son élévation le long du plan incliné (pag. 405). — Si ce jeu était exagéré, ses dents ne se présentant pas toujours parallèlement à celles du rochet, pourraient glisser sur elles et retarder l’embrayage ; et le doigt D (fig. 404 et 4 03 ter), passant obliquement sur le sommet y et sur les faces z x du plan incliné, s’userait et userait cette pièce d’une façon inégale et avec une grande rapidité. — Ses dents (fig. 403 bis) doivent avoir des arêtes très-vives, pour qu’il puisse se cramponner aux 4res dents du rochet qu’il rencontre dans sa chute, et empêcher tout glissement d’une dent à l’autre de cette roue, pendant la rotation commune. Si elles sont trop usées, le cliquet peut, au moment de sa chute, laisser passer un certain nombre de dents du rochet, sans être entraîné, cause de retard dans l’embrayage et de déraillement en avance. Aussi il peut, pendant que les deux axes tournent solidairement, glisser de quelques dents et hésiter ainsi à suivre le mouvement continu de son arbre moteur. — Ce dernier effet est susceptible de se produire fréquemment, au moment où l’axe imprimeur doit opérer son travail de correction ; en effet, quand la came de correction pénètre entre 2 dents de la roue de ce nom, soit pour corriger la position trop retardée ou trop avancée du type, soit pour provoquer le déplacement du levier inverseur, la résistance qu’elle rencontre doit être toujours inférieure à la force qui maintient la liaison des 2 axes, liaison qui constitue son seul point d’appui. Si cette résistance est supérieure à la cohésion du cliquet et du rochel, ces 2 organes se séparent l’un de l’autre, la came de correction ne peut communiquer sa vitesse propre à la roue correctrice, qui la remorque au contraire, au moyen de ses deux dents limitant le creux où elle doit s’engager ; mais ce travail supplémentaire, imposé à la roue correctrice, retarde celle-ci sur son axe, en sorte qu’au tour suivant de l’axe imprimeur, il pourra y avoir impression d’une lettre précédente, c’est-à-dire déraillement en retard. — On voit que le même défaut peut être cause de 2 effets différents, puisqu’il peut faire dérailler soit
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- en avance, soit en retard. — Il est évident que la roue de ro-ehet doit aussi avoir très-aigues toutes les dents taillées à sa circonférence, et qu’une usure exagérée de cette partie déterminerait exactement les mêmes dérangements qu’un cliquet en mauvais état. — Pour vérifier si les dents du cliquet et du rocket remplissent bien les conditions voulues : 1° mettre l’appareil au repos, puis faire déclancher le levier d’échappement (tig. 107); 2° appliquer le pouce de la main gauche contre la plaque P, pour l’empêcher de tourner dans le sens de la fl. f; 3° prendre le volant de la main droite et le pinçant fortement, essayer de le faire tourner suivant f, autour de son axe, retenu ainsi au repos. — Si le volant se déplace régulièrement, avec une certaine résistance, et que la roue de rochet et le cliquet ne changent pas leur position mutuelle, c’est-à-dire s’il n’y a pas de glissement, cela prouve que les dents du cliquet et celles du rochet que l’on essaie actuellement, sont en bon état. On répète la même expérience sur toutes les dents du rochet, en maintenant les doigts, comme il vient d’être dit, et faisant mouvoir le volant alternativement en arrière* pour présenter d'autres dents au cliquet, puis en avant pour en faire l’essai. — Quand, à un point quelconque, il y a glissement, cela indique que les dents essayées alors sont brisées ou trop usées. Il faut, dans ce cas, changer la pièce défectueuse (cliquet ou rochet) par une neuve préalablement ajustée et trempée. — Les cliquets, en raison de la rapidité de leur jeu, s’usent promptement ; un travail de 3 mois sur un appareil qui dessert une ligne chargée, les met hors d’état de servir.
- Ressort du cliquet. — Il doit être assez fort pour pousser rapidement le cliquet, au moment de sa chute, sur le rochet, et le maintenir contre les 1r** dents qu’il rencontre, afin que l’embrayage soit instantané et invariable (fig. 409). — Quand il est trop faible, le cliquet descend avec lenteur et l’embrayage a lieu en retard; de plus, le cliquet, n’étant pas solidement retenu sur le rochet, peut échapper de quelques dents, au moment de la chute ou pendant la révolution, surtout alors que s’opère le travail de la came correctrice ; ce défaut peut provoquer des déraillements aualogues à ceux qui ont pour cause l’usure
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- des dents du cliquet et du rochet (voir art. précéd.) — Si le ressort est trop fort, le cliquet sera bien régulièrement entraîné Par le rochet, mais sera plus ou moins empêché, en approchant de sa situation de repos, de remonter le long du plan incliné zy (fig. 112); usant plus tôt alors sa vitesse acquise, il Pourrait s’arrêter en chemin, avant d'avoir dépassé le sommet du plan, et retomberait alors inerte au bas de la montée z, où il rencontrerait de nouveau les dents du rochet, effet qui se traduirait par un grincement bien connu. On peut, il est vrai, remédier à l’exagératiou de pression du ressort, soit en donnant & l’appareil une plus grande vitesse, soit en augmentant la tension du ressort en U (fig. 127 ter et pag. 106-107), 2 causes communiquant au cliquet une impulsion plus vive, lui permet’’ Mettant de contre-balancer l’excès de résistance à vaincre. Mais l’accroissement de la vitesse de déroulement du mécanisme n’est pas toujours possible, à cause de l’état de la ligne (voir pag.261),et une tension exagérée du ressort en U peut,en déterminant un frottement trop considérable du levier d’entraînement H (fig. 108 et 138 contre sa came, ralentir le mouvement de l’axe imprimeur. 11 est donc préférable do donner au ressort du cliquet une tension strictement suffisante, sans eXagération.
- Pour s’assurer s’il est assez fort ; 1° faire tourner l’axe imprimeur de 1/8 de tour, puis le retenir dans cette position, ch pinçant de la main gauche la plaque d’échappement;
- faire, de la main droite, tourner le volant et son axe, en sens Averse de leur mouvement habituel (voir fig. 157). Les dents du cliquet glissent alors sur celles du rochet et doivent produire, en retombant, un bruit sec d’encliquetage. — Si ce bruit e®t peu sensible, le ressort est trop faible. Dans ce cas, le l°rdre un peu, avec précaution, après avoir dégagé l’axe imprimeur tout entier (voir p. 302), ou, provisoirement, interca-ier, entre son extrémité libre et le dos du cliquet, un fragment de carton ou de papier plié. — Si le ressort est reconnu trop f°rt, on peut l'affaiblir, sans démonter l’axe d’impression, en Partant à plusieurs reprises, mais avec beaucoup de soin, son extrémité libre, dans le sens de la fl. f (fig. 103 bis).
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- Roue de rocket d’échappement. — Cette roue R1 (fig. 401-401 bis) doit être invariablement calée à son axe B : elle y est soudée et rivée. Si elle pouvait se déplacer par rapporté lui, l’axe d’impression ne seraitpas régulièrement entraîné etilyau-rait toujours retard dans le soulèvement du papier, par suite déraillement en avance. On peut, en faisant l’essai de l’acuité des dents du cliquet et de la roue, vérifier si elle n’a aucun jeu (voir ci-dessus, pag. 298).
- Volant. — 11 doit être retenu à l’axe AB (fig. 4 04) à frottement dur. On le vérifie, en répétant l’essai des dents du cliquet et du rochet. La force employée pour faire tourner e volant auteur de son arbre doit être assez énergique. — Serré trop fortement, il ne pourrait se mouvoir au moment d’un arrêt brusque et ne saurait prévenir la rupture des pièces faibles (voir p. 95); — trop libre, il ne serait pas entraîné régulièrement par son axe, constituerait pour lui une charge trop lourde qui en ralentirait le mouvement, s’opposerait à la rotation rapide de l’axe imprimeur et provoquerait des déraillements en avance \ en outre il ne remplirait plus son rôle de modérateur de la vitesse (p. 7). — Si le frottement qui le retient est insuffisant ou exagéré, le modifier, en aug" mentant ou diminuant convenablement la pression de son re3' sort rr, en enfonçant plus ou moins ses 3 vis de serrage V• — Dans ce but, 1° laisser retomber le poids jusqu’à terre; 2° enlever le frein de la tige vibrante (fig. 4 60) -, 3° dévisser les 2 vis V qui retiennent son pont à la platine postérieure (fig. 401); — serrer ou desserrer au point voulu les 3 vis Lorsqu’on veut enlever entièrement le volant, sans toutefois de' placer son axe : 4° laisser tomber le poids et sortir la ch&ae des dents de la roue motrice A (fig. 464) (celle opération es1 indispensable, car le frein de la tige vibrante et le volait étant détachés, si le poids était encore en l’air, le mécanisé16 d’horlogerie prendrait une vitesse exagérée, à laquelle il sC' rait impossible de faire obstacle, et certaines pièces de l’aP' pareil seraient sans doute brisées) ; 2° enlever le frein (v0'r p. 324); 3° le pont V (fig. 401); 4° la plaque superpo=®e au ressort bombé rr; 5* le ressort rr ; 6° le volant PP. ^e'
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- monter en suivant l'ordre inverse. — Lorsqu’otpres avoir enlevé le volant, on veut démonter entièrement son axe AB : détacher 4° les 2 vis vl qui retiennent le coussinet, près de la roue de rochet Ri à gauche de B (fig. 401 ; 2° la vis Yi et la pièce KK qui soutient le plan incliné d’échappement. Avoir soin, avant d’ôler le coussinet tH, de marquer sur sa partie supérieure un signe de repère avec la pointe d’un tournevis, pour le remonter dans sa situation normale, l’ajustement en sens inverse pouvant ne pas s’accorder avec la courbure de l’axe et gêner celui-ci dans ses mouvements. En remontant, ne pas serrer outre mesure les vis Vi du coussinet, car la moindre exagération fait obstacle à la libre évolution de l’axe AB du volant et ralentit le mouvement de l’appareil.
- Plan incliné d’échappement. — Les trous oblongs dans lesquels s’engagent les 2 vis v v (fig. 104) qui retiennent ce plan incliné dans une position fixe, permettent de faire mouvoir ce plan, soit vers la gauche pour relever le cliquet au-dessus des dents du rochet, soit vers la droite pour les en rapprocher davantage, afin de le placer dans une position convenable. — Il est bien réglé, lorsque, l’axe imprimeur étant au repos, le doigt D du cliquet reste suspendu sur la descente du plan, le plus loin possible du sommet y, laissant les dents du cliquette plus près possible des dents du rochet, sans toutefois les toucher. — Si, au repos de Taxe, les dents du cliquet touchaient avec exagération celles du rochet (fig. 400), celui-ci s’arrêterait contre le cliquet et le mécanisme d’horlogerie cesserait de dérouler.— Si lefrottemcnt contre le rochet est très-léger, ce dernier continue son mouvement ordinaire, mais en produisant un grincement persistant qui ise avec rapidité les dents des 2 organes. — Dans ces 2 cas, il suffit, de pousser le plan incliné un peu plus vers la gauche, de z vers x (fig. 404), jusqu’à ce que, l’axe imprimeur étant au repos, aucun grincement ne se fasse entendre, lorsque, faisant tourner lentement d’une main l’axe du volant, on appuie avec une certaine force sur l’extrémité libre du cliquet C’D (fig. 403 ter), de haut en bas (4).
- (1) Avoir soin, pendant cette opération, de ne pas abandonner le
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- Si le grincement persiste et que les trous ne soient pas assez allongés pour permettre de déplacer un peu plus le plan incliné vers la gauche, ou si, par suite d’usure, le plan étant porté tout à fait à gauche, le cliquet touche encore les dents du rochet, tout en reposant trop près du sommet, on peut y suppléer en relevant le plan tout entier, au moyen d’une cale mince de cuivre ou de carton.
- En tout cas, il ne faut pas que le cliquet au repos reste trop près du sommet du plan ; car s’il en était ainsi, au moment où la plaque d’échappement viendrait s’arrêter (fig. 413) à la fin de la révolution de l’axe imprimeur, le choc de son taquet t contre l’épaulement e de la détente amènerait une réaction, qui projetterait le cliquet en arrière et ferait revenir le doigt D (fig. 143) sur la pente de montée yz du plan, où il resterait, et le soulèvement ultérieur de la palette ne pourrait plus provoquer l’embrayage des 2 axes.
- On reconnaît qu’il repose à une distance suffisante au-dessus du sommet du plan, lorsque, l’appareil étant arrêté et l’axe imprimeur ramené à sa situation de repos., on éprouve une assez grande résistance, en essayant de pousser en arrière le taquet de la plaque d’échappement, pour rejeter le cliquet sur la droite du plan. — En général, la ligne du doigt du cliquet qui repose sur le plan doit être, quand l’axe d’impression est à l’état d’inertie, dans une position exactement parallèle à l’arôte du plan et à environ 1/2 millimètre de cette arête.
- Si le cliquet est reconnu trop prés du sommet, on corrige ce défaut en déplaçant le plan incliné vers la droite. Avoir soin de ne pas forcer les vis v v en les vissant; car lorsqu’elles sont cassées, leur rétablissement nécessite l’enlèvement de l’axe du volant et demande un temps très-long.
- Axe imprimeur. — Quaud on veut démonter Yaxe imprimeur seul : 4° l’appareil étant au repos, enlever les roues de? types et de correctiou et les leviers d’impression et d’entraî"
- volant à lui-même, car si le levier de détente s’abaissait à ce moment, le cliquet, tournant rapidement, pourrait à son retour, blesser le doigt de l’opérateur.
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- Ornent du papier, en suivant la méthode indiquée p. 307; 2° enlever les % vis V V (fig.<0'2 bis) qui soutiennent le coussinet U' de l’axe d’impression N, logé sous la platine antérieure ; 3° faire tourner à la main Get axe jusqu’aux 3/4 de sa révolution (fig. 44 4); 4° tirer à spi l’axe imprimeur, tout en pressant un peu de haut en bas sur le cliquet d’échappement avec la pointe d’un tournevis. — Les vis V V (fig. <02 bis) sont assez difficiles'à manœuvrer, à cause de leur situation sous la platine ; on peut les visser ou dévisser à l’aide d’un fragment de ressort. Dans les appareils nouveau modèle, elles 8ont remplacées par des vis à main. Avoir soin, en replaçant le coussinet II', de remettre la face antérieure du même côté; °n la marque, dans ce but, avec un trait de repère. Ne pas serrer d’une façon exagérée les vis V V, pour ne point gêner le libre mouvement de l’axe, car tout frottement anormal ralentit la vitesse du mécanisme.
- Cames. — Elles doivent être solidement retenues à leur axe et ûe pouvoir se déplacer par rapporta lui, pendant que l’appareil fonctionne, afin que chacune puisse remplir exactement ges fonctions, au moment opportun.
- Came de dégagement. — Elle est rivée et peu susceptible de dérangement. Elle fait corps avec le manchon de la came cor-actrice. Au moment de la construction ou après réparation, la replacer exactement dans la situation indiquée pag. <39, et ce Pas la pousser trop vers la platine antérieure, qu’elle doit raser 'le près,mais ne point la toucher pendant sa rotation (voir fig.< 25).
- Came correctrice. — Son manchon MM (fig. <26) est rivé à f’axe. Pour qu’elle puisse fonctionner avec régularité dans tous ks rôles qu’elle est appelée à jouer (voir pag. <41), elle doit : *°être invariablement calée dans sa boîte; 3° être assez large P°ur combler en entier l’intervalle de 2 dents de la roue de eor-ïection, au moment précis où l’axe d’impression a fait 4/2 tour. Quand elle oscille, elle s’engage mal entre les dents de la r°ue de correction, provoque des chocs qui ralentissent le Mouvement et peuvent même brusquement l’arrêter, ne forme Pas un point d’appui assez solide pour les roues de correction et des types au moment de l’impression ; par suite le caractère,
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- qui subit le choc du cylindre imprimeur, vacille sur le papier y dépose une empreinte brouillée. Ce défaut empêche aussi l’enfoncement normal du levier inverseur, lequel peut se produire d’une façon incomplète et déplacer la roue des types non plus de 4/56, mais d’un arc plus petit; dans ce cas, chaque émission provoquerait l’impression d’une partie de chiffre et d’une partie de lettre. Enfin il altère le contact avec le ressort interrupteur (fig. 4 67), qui ne serait pas toujours assuré. -" Trop étroite, elle rend la correction incomplète, le déplacement du levier d’inversion insuffisant, l’impression irrégulière-— Trop large, elle éprouve des difficultés à pénétrer entre les dents sur lesquelles elle doit agir (de là des frottements quJ ralentissent le déroulement du mécanisme), peut même e° rencontrant la roue correctrice, provoquer des chocs accompagnés d’arrêt subit. — Pour vérifier son immobih^ dans sa boîte : 4° amener l’axe imprimeur aux 3/4 de s» révolution (fig. 440), afin de relever la came et la rendre vi' sible; 2° dans cet état, essayer de la faire mouvoir, en la poussant dans tous les sens, avec la pointe d’un tournevis. Si e^e bouge, serrer à fond les 2 vis v v (fig. 426), en ayant soin de retenir la plaque d'échappement pour l’empêcher de basculé sous cette pression. Si, après avoir serré à refus, la came a encore du jeu, on l’entoure d’un cercle de fil de cuivre mince. Pour s'assumer qu’elle est assez large, sans exagération : 40 placer l’axe imprimeur à 4/2 tour (fig. 4 35), et l’arrêter dans cette situation, en tenant solidement le volant de la main gauche ; 2° saisir avec la main droite la roue correctrice et essayer & la faire mouvoir dans un sens ou dans l’autre. Si la came eS* bien ajustée, la roue ne doit avoir qu’un jeu insignifiant, qui 0e doit jamais aller jusqu’à 4/2 millimètre, par ex. Quand elle usée à ce noint, ce qui peut arriver au bout de 3 ou 4 mois & service, on la retourne dans sa boîte, pour qu’elle présente dents de la roue une portion intacte ou, au besoin, on la ren1' place par une neuve, préalablement ajustée et trempée. — P°ur la démonter, 4° enlever la vis Y et l’équerre SS (fig. 402)1 2° -dévisser les vis vv (fig. 426); 3° avec une pince, extrait ^ came en la tirant à soi, parallèlement à l’axe .
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- Came d'entraînement. — Elle doit, au moment de sa mise en place, être disposée selon les indications données pag. 142, et, pendant qu’elle tourne, ne toucher qu’au bec D (fig. 127) de son levier. Étant rivée à l’axe, elle n’est pas susceptible de se déplacer ; elle est peu sujette à dérangements, mais elle s’use à la longue, par suite des frottements contre son levier ; quand l’usure est assez grande et empêche de provoquer une élévation et un abaissement de son levier, suffisants pour que le cliquet c (fig. 127) entraîne une dent du roehet d’impression à chaque tour, on doit la changer.
- Came d'impression. — Elle est encastrée dans la masse d’acier qui constitue la came d’entraînement. Son bec u (fig. 128) doit toujours être très-aigu, pour que le contact entre le papier et le type soit le plus court possible. Quand sa pointe est émoussé^ le cylindre imprimeur est tenu relevé trop longtemps, et le type, en traînant sur lui, y laisse une empreinte brouillée. Ne point oublier de vérifier ce point, en cas d’impression mauvaise. Si l’usure est trop accentuée, changer la came.
- Levier de rappel au blanc (fig. 120). — Pour qu'il fonctionne bien quand on Y abaisse, il faut : 1® que le ressort-lame se rapproche le plus possible de la roue de roehet de frottement, sans la toucher (fig. 122, 123 C), afin de se placer sous le passage exact de la goupille g du cliquet C’C ; 2® que cette goupille grimpe facilement sur le plan incliné (fig. 123) et s’arrête dans l'entaille s' de ce plan, à l’instant même où la dent F de la branche antérieure du levier s’enfonce dans la coche e (fig. 123 B); 3» que, dans cette situation, le cliquet CC’ reste assez relevé, pour que ses dents soient complètement dégagées de celles de la roue de frottement (fig. 123 E). — Pour que le redressement du levier soit fait dans de bonnes conditions, par Je 1er courant transmis (voir pag. 132), il faut, après le 1er tour de l’axe imprimeur : 1° que le cliquet soit retombé sur le roehet (fig. 119); 2° que le plan incliné du ressort-lame ait repris sa situation de repos contre la platine antérieure à 1/2 millimètre au moins de la goupille du cliquet (fig. 121); 3° que la branche D (fig. 120) ait été rejetée et reste dorénavant hors de
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- la circonférence suivie par la goupille g de la came de dégage,
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- Pour vérifier le fonctionnement du levier : 4° mettre l’appareil en mouvement; 2° appuyer modérément sur le bouton M (fig. 120) et voir si l’arrêt des roues des types et de correction se fait sam hésitation. — Si le cliquet n’est pas assez relevé, on entendra un grincement. 11 peut alors se présenter 2 cas ; 4° ou la goupille g du cliquet est restée le long de la montée du plan ss'} 2° ou elle est logée dans l’entaille s’ (fig. 423).— Le premier cas peut avoir pour causes ; 4° une vitesse acquise in-* suffisante, provenant d’un mouvement trop lent de l’appareil ; 2° une pression exagérée du ressort r (fig. 449); 3° une hauteur trop grande du ressort-lame et de son plan incliné; 4° une distance trop petite ménagée entre le ressort-lame au repos et la roue de frottement. Le second cas peut provenir seulement de l’abaissement trop grand du plan incliné du ressort-lame, — Examiner d’abord auquel des deux cas se rapporte le dérangement qu’on étudie, puis, — pour le 4er ; ou augmenter, s’il est possible, la vitesse de l’appareil ; — ou détendre le ressort r (fig. 449) ; ou faire reculer un peu la roue de rochet R6 (fig. 483) ainsi que son support MxzM, en desserrant lcuvis Y3, ou, si la roue correctrice Rs ne permet pas ce recul, limer la saillie cylindrique MM, jusqu’à ce que le plan incliné puisse avancer de la quantité voulue sans toucher à cette saillie ou à la roue de rochet; ou relever convenablement le ressort-lame SS (fig. 420), en desserrant la vis Vi, puis poussant, de bas en haut, la partie libre L. Comme, au moment de la construction, ce ressort doit être assujetti dans sa position normale par 2 tourillons intérieurs pénétrant, vers V1, dans la platine antérieure, il peut se faire qu’on ne puisse faire subir au ressort-lame aucun redressement. On peut tourner la difficulté en amincissant les tourillons. — Pour le 2e cas, abaisser le ressort-lame, par le même moyen.
- Si, le bouton M (fig. 420) entièrement abaissé, les roues des types et de correction ne sont point arrêtées, cela prouve que le plan incliné n’est pas assez rapproché de la goupille du cliquet pour la recevoir à son passage. Dans ce cas, ou rapprocher
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- de la platine s’il est possible, la roue de rochet et son support, ou faire avancer un peu du côté du clavier l’appendice P de la branche D (fig. 120) en vissant la vis pivot V (fig. 120 bis), ou, au besoin, tordre avec précaution le ressort-lame dans le sens voulu.
- Si l’on veut s’assurer que le levier fonctionne bien en se redressant : 4q faire déclancher la détente, et voir si les 2 roues des types et de correction sont aussitôt embrayées et si ultérieurement la goupille du ciiquet n’est point gênée dans son mouvement de rotation. Si la goupille frotte, le plan incliné ne s’est pas assez reculé, soit que les trois branches du levier de rappel n’aient pas repris leur position de repos ou soient retombées après l’action de la came de dégagement (ce qui prouve que la branche postérieure ne frotte pas suffisamment contre la platine antérieure, pour maintenir tout le levier suspendu au repos), soit que le ressort-lame ne soit pas assez élastique (on le force alors un peu pour qu’il se rapproche plus vite de la platine antérieure). — Quelquefois, après un premier embrayage, les roues des types et de correction font un tour, puis s’arrêtent, et on entend un grincement, c’est que le ressort-lame est resté trop près de la roue de rochet, par suite d’un défaut d’élaslieité ou à cause d’une chute rapide automatique du levier de rappel aublane. On peut corriger ce défaut, en desserrant un peu la vis postérieure V (fig. 420 bis), jusqu’à ce que le branche postérieure D frotte légèrement contre la Platine P< (fig. 420).
- Pour démonter le levier de rappel, enlever 4° la vis antérieure V (fig. 4 20 bis), 2° la vis postérieure V.
- Axe* de la roue des types. — Pour démonter toutes les pièces comprises entre la platine antérieure et la roue des types (fig. 433), enlever : 4° lé tampon encreur M (fig. 4); 2° l’élu erre en cuivre SS (fig. *402)-, 3° la vis v et' la rondelle r (fig. 428 ter); 4° la vis V2et sa rondelle (fig. 415); 5° faire tourner la roue des types, jusqu’à ce qu’un de ses blancs soit 8ür la verticale (fig. 447) ; 6° retirer le levier imprimeur U l\ de main droite (fig. 4 28 ter), en écartant de la main gauche, e° sens inverse.de la flèche f\ (fig. 127),le cliquet C, qui for-
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- mcrait obstacle à la sortie-, 7° retirer le levier d’entraînement H ; 8° relever le levier de rappel au blanc, dont les branches empêcheraient la sortie de la roue correctrice ; 9° faire tourner l’axe imprimeur jusqu’à 3/4 de tour, pour que les cames ne gênent pas l’extraction de la même roue ; 10° retirer d’un seul coup les roues des types et de correction, sans toucher aux vis V V( (fig, 415); 11° dévisser la vis V3 et extraire la roue Re, son ressort rr et son support cylindrique MM en bloc, en pressant d’arrière en avant avec la pointe d’un tournevis entre Pi et s’ (tig. 183).
- Remonter en suivant l’ordre inverse. Quand on remet la roue correctrice, avoir soin de replacer l’axe imprimeur à 3/4 de tour, d’introduire la roue, le cliquet CC’ en basappuyé sur le ressort r (fig. 419), et, tout en poussant, de presser avec la pointe du tournevis sur les dents du cliquet, pour les faire pénétrer sur le rochet.— Quand on remette levier imprimeur, tenir écarté, comme il est dit ci-dessus, le cliquet à ressaut C (fig. 127).
- Roue de frottement et cliquet de correction. — Leurs dents doivent avoir des arêtes très-vives. — Pour le vérifier : 1° saisir avec la main ia roue correctrice et la faire mouvoir en sens inverse de son mouvement, c’est-à-dire suivant fz (fig. 150), la roue de rochet doit-être entraînée régulièrement suivant /a, sans que le cliquet échappe ; 2° essayer de proche en proche toutes les parties de la circonférence de la roue de rochet, en ramenant en arrière la roue de correction, puis la faisant tourner de nouveau suivant fj. Si le cliquet glisse, au lieu d’entraîner la roue de frottement, on peut en conclure ou que les dents du cliquet ou celles du rochet sont usées, ou que le ressort de près" sion r (fig. 150) est trop faible. Celui-ci doit être assez for1 pour assurer, à F état ordinaire, un embrayage parfait entre les roues de correction et des types et le rochet Re. Trop faible, ^ permettrait au cliquet de se séparer-, à la moindre secousse, àe la roue de rochet -, les 2 roues des types et de correction n’étant pas exactement entraînées, pourraient être retardées dans Ieuf marche, et occasionner des déraillements en retard. — Tr°P fort, il oppose à la came correctrice, opérant sur une dent in' férieure (voir pag. 174, fig. 150), une résistance anormale, fiül
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- tend à ralentir le mouvement. Pour vérifier son degré d'énergie ; l’appareil étant au repos, faire tourner la roue de correction, suivant fi (fig. <49) ; — le cliquet doit produire un bruit sec d’encliquetage, en glissant et retombant sur les diverses dents. Si le ressort est trop fort (le frottement de la roue de rochet étant réglé au point voulu), le rochet sera entraîné par le cliquet, la pression du ressort r (fig. 149) étant supérieure alors à celle du ressort bombé circulaire rr (fig. 183), ce qui ne doit point être. Dans ce cas, l’affaiblir un peu, en l’écartant avec précaution. — S’il est trop faible, le bruit d’encliquetage sera à peine perceptible*, dans ce cas, le renforcer, en le tordant un peu. Pour y parvenir, démonter préalablement la roue de correction (voir pag. 307). Quand on courbe le ressort pour augmenter son énergie, avoir soin de ne pas lui donner une courbure trop prononcée, qui gênerait le passage de la boîte à cames, au moment de l’impression de la lettre H.
- Le frottement qui retient laroue derochet, au moyen du ressort bombé rr (fig. 183), doit être moins dur que celui du volant. Trop dur, il constitue, pour la came de correction agissant sur la roue correctrice en avance (fig. 150), un travail exagéré, cause de ralentissement insuffisant, il laisse la roue se retarder sur l’axe et, avec elle, celle des types, et provoque des déraillements en retard.
- L’opérateur, qui a une certaine habitude de l’appareil, peut vérifier le degré de ce frottement et juger s’il est normal, en répétant simplement l'expérience de l’acuité des dents du cliquet et du rochet (voir page 308). Mais on peut aussi s’assurer d'une manière très-exacte qu’il n’est pas trop faible, par la méthode suivante : 4° mettre l’appareil en mouvement; 2° après savoir ramené la roue des types au repère, faire 2 ou 3 blancs ; 3° laisser ensuite dérouler le mécanisjne, sans appuyer sur aucune touche, pendant 30 ou 40 tours de chariot ; 4° abaisser de Nouveau, plusieurs fois de suite, la même touche blanc des lettres. Si alors le blanc se reproduit sur la bande, le frottement est convenable. Si, au contraire, il sort des lettres en retard, comme Z, Y, etc., c’est une preuve que, par suite d'un frottement insuffisant de la roue de rochet, les deux roues
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- R*, R5 (fig. 419) n’ont pu suivre exactement le mouvement de l’axe commun A, se sont retardées sur lui, et se trouvent maintenant en arrière d’une ou deux lettres. Quand cet effet est constaté, augmenter le frottement, en serrant davantage les 3 vis v* (fig. 4 4 8). Pour procéder à cette opération, il faut d’abord enlever les roues des types et de correction et les leviers d’impression et d’entraînement (voir page 307). Si le frottement est encore reconnu trop faible après l’enfoncement entier des 3 vis de serrage tu, détacher le ressort bombé CC, le tordre un peu, puis serrer les vis jusqu’au degré de pression voulu. Avoir soin, quand on remet en place le rochet, de le disposer sur l’axe de façon que les dents* à la partie supérieure soient tournées vers la droite de l'opérateur* — L’àssiette MM qui sert de support au rochet Rg (fig. 183), n’est pas toujours bien maintenue à l’axe et se déplace, ce qui entraîne le même dérangement qu’une insuffisance de pression du ressort circu** laire r. S’assurer si la vis V3 est serrée à refus.
- Roue correctrice. — Cette roue doit être fortement calée à son manchon et avoir des dents très-aiguë3* Comme celles-ci sont susceptibles de s’user, par suite des frottements de la came de correction, la roue doit être bien trempée. Quand les dents s’émoussent, avoir soin de les affûter avec précision, car autrement la came buterait souvent contre leurs extrémités aplaties, n’opérerait pas la correction et produirait des chocs fréquents, suivis d’arrêts brusques du mécanisme tout entier (Voirp. 76, fig. 454).
- Levier inverseur (fig. 446, 147). — Ce levier doit être bien ajusté , c’est-à-dire ressortir tour à tour entre les deux dents 1 et 6 d’une quantité strictement suffisante pour que l’engagement de la came fasse déplacer la roue des types exactement de 4/36 de eirconférence, ni plus, ni moins. — Pour en ajuster un neuf, se guider sur la position du levier II' dans les 2 coches nn’ du ressort R, fixer le levier SS’ au moyeu de la vis-pivot V, et loger l’extrémité V dans la coche n\ par exemple. Dans cette situation, faire engager la came de correction dans le creux 6, à i/ttour de son axe : le bord S’ doit simplement effleurer la came, mais ne subir de sa part
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- Aucun refoulement. Qüàüd ce côté est ainsi disposé, mettre l’ex-trémité V dans la coche n (fig* 117) ut voir la saillie S •, elle doit, pour être bien ajustée* rester éloignée des pointes des dents d d d’une distance égale à celle que conservait tout à l’heure la saillie S’ par rapport aux dents d’d’. — Après Avoir ajusté, tremper le levier, pour éviter une trop rapide Usure. — L’évidement E ne doit pas laisser de jeu au bec Z, tuais un peu d’élasticité. Toutefois l’élargissement modéré des deux bords ee’,ne nuit pas en général*, il tend à dimi-Uuer un peu l’écartement que le recul des extrémités S S’ Peut donner au levier ZZ’, mais ce défaut est corrigé par la Pression constante du ressort R, qui* grâce à la courbure s (fig. 116), achève de faire glisser le levier, pour le loger au fond de la coche, et complète ainsi le déplacement à 1/56; — Dans les anciens appareils* lë ressort R était muni d’un bec qui pénétrait alternativement dans 2 coches, pratiquées sur un des côtég du levier inverseur lui-même, eh sorte que le ressort retenait dans une position fixe le levier inverseur SS’, mais non la roue des types ; par suite de cette disposition, le creux E en s’élargissant permettait à la pièce IV et à la roue des types de ballotter sur la roue correctrice, ce qui brouillait le système d’impression.— Comme on le voit fig. 116, dans le système adopté aujourd’hui, le ressort R agit directement sur une Pfoce l'I faisant partie de la roue des types, ee qui empêche tout déplacement de celle-ci en dehors des cas d’engage-foent de la came dans les creux 1 et 6 (fig. 116). — La 'is-pivot V doit être assez serrée pour ne permettre au levier aucun ballottement horizontal. Pour s’en assurer, faire tourner la roue correctrice, jusqu’à ce que la vis soit bien visible et v°'r si elle est vissée à fond* — Le ressort R doit être Assez fort, pour remplir son rôle. Trop faible, il laisserait ballotter la roue des types au moment de l’impression, et celie-ei Manquerait de netteté, le type ne tombant jamais d’aplomb ®ur la verticale ; — trop fort, il nécessiterait un effort exa-8éré de la came correctrice pour le passage des chiffres aux fottres et vice versâ, d’où perte de force motrice et ralentissement. — Pour vérifier son degré d’énergie : 1° faire
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- tourner la roue de correction, de manière à placer en haut les deux bras S S’; 2° la retenant de la main gauche, essayer, avec la main droite, de faire mouvoir la roue des types dans les deux sens ; on doit trouver dans cette opération une assez grande résistance. Si elle est jugée insuffisante, enlever la roue correctrice, s’assurer que la vis v du ressort R est serrée à fond, et, s’il en est besoin, tordre un peu cet organe, dans le sens de la fl. f (fig. 116). — Un autre moyen de vérification du ressort R consiste à comprimer à tour de rôle, avec la pointe d’un tourne vis, les 2 saillies S S’ -, on doit chaque fois, rencontrer une résistance égale et assez prononcéee — On doit, en même temps, s’assurer que le levier IV n’est pas dessoudé et ne se déplace pas sur le manchon de la roue des types. Pour le vérifier : 1° retenir avec force d’une main» pour l’empêcher de sortir, une saillie S’(fig. 116); 2° prendre, de l’autre main, la roue des types, et voir si elle a du jeu, en essayant de la faire tourner à droite et à gauche; si le levier IV est tout à fait dessoudé, la roue des types tournera sans obstacle. — Les coches n n' doivent être exactement distantes de 1/56. Pour les tailler : placer le ressort R, les leviers IV et SS’ à leur situation normale de repos ; puis, du centre A, faire un angle dont un côté passerait par la pointe l\ et la coche projetée n\ l’autre par la coche projetée n, à une distance de 1/56 de circonférence. — La ligne s de séparation des coches doit toujours présenter une certaine pente. Quand, par suite d’usure, celte courbe s’est transformée en surfac® plane, si la came ou les saillies S S’ sont usées, le déplacement s’opère d’une façon incomplète, l’extrémité V s’arrêtant au point exact où la came correctrice l’oblige d’avancer. De là, chaque fois que le papier se soulève, impression d’une partie de lettre et d’une partie de chiffre. — Dans ce cas, changer le ressort R ou l'afflUer à nouveau.
- Roue des types. — Les 2 vis VV, (fig. 115 et 183) qu* retiennent cette roue à son manchon abcd, s’engagent dans des trous oblongs, circulaires, qui permettent de la déplacer uû peu afin de lui donner la position normale qu’elle doit avoir, pour que chaque type tombe bien d’aplomb sur le Pa"
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- Pier, au moment de l’impression, et laisse de lui une empreinte entière.
- Pour la régler .* 4° arrêter la roue# des types au blanc, après avoir appuyé sur la touche blanc des lettres ; 2° relever la manette du frein d’arrêt du volant ; 3° pincer avec force de la main gauche la roue correctrice et le levier inverseur, pour empêcher tout déplacement de ces organes, pendant qu’on opère sur la roue des types, comme il est dit ci-après ; 4° desserrer de la main droite, d’une très-petite quantité, les deux vis V V, (fig. 415); 5° tournant la roue sur son manchon , amener la lettre Z sur une ligne droite, qui traverserait le centre de rotation de la roue des types et celui du cylindre imprimeur ; 6° retenant de la main gauche en même temps le levier inverseur et la roue des types ainsi placée,, serrer à fond les vis V Vl ; 7° après avoir tracé un Point de repère à l’encre sur le segment d’ivoire, au-dessous du Z, mettre l’appareil en mouvement, appuyer sur le blanc des lettres, puis sur un certain nombre de touches, celle de l’O, du T, de l’M, qui correspondent à des types larges et symétriques, et voir si les lettres s’impriment en entier des deux côtés. — Si l’impression est incomplète, par exemple manque du côté droit, cela indique que le type est encore trop à droite de la verticale, a i moment où le papier le touche ; déplacer alors la roue des types, un peu, dans le 8ens de la flèche Z’ (fig. 4 50). Lorsqu’au contraire -l’impression fait défaut sur le côté gauche de la lettre, tourner un peu la. roue en sens inverse, suivant fl (fig. 450). Quand on est ®ûr que l’impression est très-nette sur toutes les lettres, vérifier l’impression des chiffres en les reproduisant l’un après 'autre.
- Par suite de la pression constante du cliquet de correction,, *îui pousse la roue des types et son manchon toujours d’un seul côté, ce manchon finit par s’user inégalement et devenir un peu ovale ; la roue alors ne tourne pas dans un plan Perpendiculaire à l’axe et voile. On peut reconnaître ce défaut, en dirigeant l’œil dans le plan de rotation de la r°üe ; sur la bande, il produit une impression ondulée, et
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- certaines lettres s’impriment plus fortement ou à la partie supérieure ou à la partie inférieure. On peut corriger cette défectuosité de la taçpn suivante : 1° imprimer, à chaque tour de chariot, 2 lettres qui soient toujours aux 2 extrémités d’un diamètre de la roue des types, comme bl. N, AO, BE, etc ; jusqu’à ce que l’alphabet tout entier soit reproduit sur la bande ; 2° à l’examen de l’impression, on reconnaîtra quel est le côté de la roue qui s’écarte le plus du plan vertical ; mettre alors une cale convenable de papier entre la roue et son manchon bc (fig. 483) pour la redresser; tâtonner, jusqu’à ce qu’on voie que la roue cesse de voiler en tournant.
- Les divers caractères doivent être tenus dans un état constant de propreté et nettoyés avec une brosse, dès que les interstices qui séparent leurs traits sont engorgés par les débris provenant de l’usure du tampon encreur.
- Tampon encreur. — Ce tampon doit exercer une certaine pression sur le pourtour de la roue, pour éviter les ress.auts produits par la rencontre des blancs, et humecter régulièrement tous les caractères. Cette pression s’exerce par un ressort à boudin, enroulé autour de son pivot, dont une extrémité s’appuie sur le bras supportant le tampon, et l’autre sur le manchon du levier de rappel au blanc. Pour la vérifier ' soulever un peu avec la main le tampon encreur. Si le ressort est reconnu trop faible, le renforcer en tirant à gauche l’extrémité qui s’appuie sur le levier de rappel. Eviter une tension exagérée, qui augmenterait outre mesure la pression sur la roue des types, contribuerait à ralentir le mouvement et userait trop vite le drap du tampon. Quand le ressort est trop faibtti on s’en aperçoit à l’impression des types avoisinant les espace» blancs, dont les traits sont peu marqués, tandis que ceux des autres types sont très-accentués. — Avoir soin d’imbiber Ie drap d’encre oléique de temps à autre, mais par petites quan* tités, quand on voit que l’impression pâlit, et déplacer quel" quefois la surface qui frotte sur les types,pour éviter l’usure inégale et trop prompte du drap.
- Levier d’eutraînement du papier (fig. 427). —
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- manchon m du levier doit pénétrer sur son axe à frottement très-doux, pour n’être en rien gêné dans son mouvement rapide. Aussi doit-on toujours, lorsqu’on a démonté cette pièce (voir Pag. 307), huiler le pourtour de l’axe A. — L’extrémité libre V doit presser avec une certaine énergie contre la came d’entraînement abcd, au moyen de son bec D, qui doit, au repos de l’axe imprimeur, occuper la situation de la fig. 127. — Le ressort en U r, qui est chargé de le maintenir ainsi, doit être assez fort pour permettre au levier V non-seulement de suivre tous les mouvements que la came doit lui communiquer, mais aussi de réagir sur elle en temps opportun, pour suppléer à l’insuffisance de vitesse acquise de l’axe d’impression (voir fig. 127, 144 et pag. 103, 107),— Si ce ressort était trop faible, le bec D pourrait ne point accompagner ta came dans toutes les positions ; le papier ne serait pas entraîné avec régularité, et le cliquet d’échappement pourrait quelquefois rester inerte au bas de la montée du plan incliné ; trop fort, il deviendrait un obstacle à la rotation de la came et ralentirait le mouvement.— Pour le vérifier : 1° faire tourner avec lenteur l’axe d’impression, en le guidant au moyen du volant tenu d'une main, et voir si, pendant une révolution, la pointe D du levier touche toujours à la came; 2° ramener l’axe au repos, prendre de la main gauche la pointe D et l'abaisser, puis la lâcher brusquement; la rapidité de son retour et le bruit qu’elle occasionne en frappant sur la came indiqueront le degré d’énergie du ressort en U. —- Si ce dernier est reconnu trop fort ou trop faible, on peut l’abaisser ou l’élsver pour diminuer ou augmenter sa puissance. Dans ce but : 1° détacher les roues des types et de correction, le levier imprimeur (voirpag. 307), Pais dévisser la vis v (fig. 127, 127 ter), engagée dans une rainure allongée du ressort r, et placer celui-ci au degré voulu. Au cas où, élevé au maximum possible, il serait encore trop faible, on pourrait le tordre, mais procéder à celte opération avec circonspection, à cause de l’épaisseur et de la trempe du Assort ou placer entre lui et la goupille du levier une cale de oarton ou papier.
- Cliquet à ressaut* — Ce cliquet C (fig. 127) doit etre très-
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- libre sur son pivot ri. Le ressort à, boudin enroulé autour de ri doit avoir une tension suffisante pour que le bec D<, dans toutes les positions que lui fait prendre le mouvement du levier, n’abandonne jamais les dents du rochet rq. — Pour vérifier son action : 1° écarter avec le doigt la dent D<, vers la gauche; 2° abandonner le cliquet à lui-même. Il doit revenir rapidement à sa situation de repos (fig. 187). Une goupille horizontale, implantée en C, bute alors contre le bras vertical qui supporte le cliquet et l’empêche de presser outre mesure sur les dents du rochet H. — Si, dans l'expérience précédente, le cliquet hésite à revenir ou s’arrête en route, on peut conclure : ou 1° que le ressort n’est point assez fort (dans ce cas, l’étirer un peu pour diminuer sa longueur et par conséquent augmenter son énergie), ou 2° que le manchon ri est trop serré sur son pivot ou gêné par quelque obstacle (démonter alors la vis et le manchon ri et examiner de près l’ajustement). — Pour s’assurer que la dent Di entraîne le rochet ri avec la précision nécessaire, faire tourner lentement à la main l’axe imprimeur, et voir si une dent du rochet est abaissée à chaque tour.
- I^evier d’impression (fig. 128 et ter). — Son manchon m\ to, doit s’emboîter à frottement'très-deux sur l’axe Rien ne doit gêner son mouvement rapide d’élévation, provoqué par la came d’impression (fig. 136, 137), et de chute, déterminé par la seule action de sou propre poids (fig. 141). — Pour le vérifier : 1° amener l’axe imprimeur au 1er quart de sa révolution (fig. 131); 2° plaçant le doigt sous lé cylindre imprimeur, l'élever à fond, puis laisser brusquement retomber le levier ; celui-ci doit revenir sans hésiter, à sa situation de repos, la pointe i sur l’axe (fig. 128). — S’il reste en l’air ou descend avec lenteur, cela prouve : ou que le manchon m\ m* (fig. 128 ter) est trop serré sur son axe A1 (voir alors si la vis v ne comprime pas trop la rondelle r ; le manchon doit avoir un peu d’élasticité dans le sens horizontal j au besoin, enlever lavis Vi, la rondelle r, et huiler le pourtour de l’axe Ai)î ou qu’il frotte accidentellement de l1 en contre une pièce quelconque, étrangère à son action (dans ce ca,s examiner avec attention tous ses points).
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- Cylindre imprimeur. — Ii doit être bien fixé à son levier, a.u moyen du pivot As terminé par 2 vis (fig. 428 ter). — Pour s’en assurer : 4° arrêter l’appareil ; 2° chercher à faire mouvoir le tambour T dans tous les sens : il ne doit avoir aucun jeu vertical, car il ne doit point s’affaisser sous la pression du type rencontrant le papier, mais seulement un peu d’élasticité dans le sens horizontal. — Les dents des roues d'entrainement r2 r% doivent être très-aiguës, sans exagération cependant, pour mordre sur le papier et le faire avancer; trop aigues et comprimées trop fortement par le presse-papier, elles n’abandonneraient pas la bande au moment opportun, et au lieu de la laisser se dérouler vers la gauche, l’enrouleraient au contraire autour du cylindre. Quand ce défaut se produit : 4° soulever de la main droite le presse-papier; 2° tirer en même temps la bande vers la gauche, suivant o o’ (fig. 4 28 ter)\ 3° diminuer un peu la tension du ressort du presse-papier ; 4° huiler légèrement le dessus de la bande, pour faciliter le glissement. — Quand les dents sont usées ou que le presse-papier ne comprime pas assez la bande, le cylindre tourne, mais le papier reste au-repos, et les lettres imprimées se superposent. On peut corriger ces effets, en augmentant la tension du ressort du presse-papier.
- Presse-papier. — Dans les appareils primitifs, cet organe était constitué par une fourchette de cuivre, pressée par un ressort plat d’acier. — On le remplace aujourd’hui par un segment d’ivoire, évidé à sa partie médiane (fig. 4 29). — Ses deux branches b{ b2 doivent -appuyer d’une manière égale sur les roues r*r2 (fig. 428 ter). Si la pression est inégale, le papier avance en zigzag. Quand ce défaut existe, on peut le supprimer, en déplaçant convenablement l’axe p2 du support du segment, d’ivoire. Dans ce but, 4° détacher le levier imprimeur (voir page 307) ; 2° desserrer un peu la vis qui retient m2 à h (fig. 429); 3° intercaler entre m2 et P un fragment de papier °u de carton mince, au-dessus du pivot p^pour augmenter la pression sur au-dessous pour accroître celle de 62.
- Le ressort de pression est en acier, enroulé en boudin autour de m-2 ; une extrémité pénétre antérieurement dans le
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- pont en cuivre qui soutient l’ivoire S, l’autre s’appuie sur le manchon mfm\ (fig. 12& ter) du levier d’impression. Pour vérifier s’il est assez fort, faire mouvoir le cylindre d’impression,, en. traînant un doigt dans le sens horizontal sous les petites roues de rochet r2 f2 : le papier doit avancer d’un mouvement régulier, — Si la résistance qu’on éprouve dans cette opération était exagérée, on en conclurait que le ressort est trop énergique', daûs ce cas, outre les inconvénients qui peuvent en résulter pour l'entraînement du papier (voir ci-dessus), ia rotation du cylindre nécessite un travail anormal de la came (fig. \ 42), cause de ralentissement. — Si le papier s’arrête, pendant l’opération précédente, la résistance éprouvée par le doigt étant minime, augmenter la pression du segment d’ivoire, eu étirant un peu l’extrémité libre du ressort à boudin, qui s’appuie sur lé manchon mtmt (fig. 128 ter).
- Les deùx branches &< 62 (fig. ] 29) doivent se trouver à égale distance de la roue des types, afin de ne la toucher ni l’une ni l’autre, au moment de l’im pression (fig. 137). Pour le vérifier: 1° faire tourner l’axe imprimeur lentement, en faisant imprimer la lettré É; son accent, dépassant la surface postérieure de la rôuê des types, nè dort point toucher à la branche b2, sinon le cylindre ne pourrait mouter assez haut, et l’impression o’auràit plus lieu.
- Anneau de guttâ-pércha. — Céf anneau doit être tout à fait cylindrique, sans dépressions ni renflements, afin que la pression exereée par les divers types sur le papier soit toujours égale et que l'impression soit nette. La gutta-percb.a ne doit pas non plus déborder les petites dents d’entraînement, ni s’élever à une hautèur supérieure au cercle qui relie toutes leurs pointes. Ce dernier défaut aurait pour inconvénient de gaufrer le papier, au lieil de le laisser parfaitement pial, et de nuire à la fois à la nëttëlé de l’impression et à la régularité de l’entraînement. — Pour voir s’il existe des dépressions, cë qui se produit à 1® longue, faire imprimer toutes les lettres ; si l’impression est inégalement forte, la surlacd du cylindre fi’est plus ronde; on y remédie, en changeant l’anneau de gutta-percha. Dans ce but : 1° enlevé! au bouleau la couche à remplacer;
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- 2° chauffer jusqu’à consistance molle une lame de gutla-percha épaisseur et de longueur convenables, et la coller autour du cylindre ; 3° avant le refroidissement complet, rouler le cylindre st*r une surface de bois ou de métal très-lisse, jusqu’à ce que ^ couche de gutta-percha soit unie et arrive au niveau des Petites dents r r (fig. 128 bis) ; 4° tailler au couteau les bavures qui ont pu pénétrer sur ces dents, en formant de chaîne côté de l’aoneau une pente.
- Hauteur du cylindre d'impression. — Pour que l’impression soit bonne, il faut que le cylindre imprimeur vienne toucher les types d’une manière exacte et complète, mais sans excès. 11 faut donc qu’il ait une distance déterminée à parcourir, de son point de repos à la circonférence de la roue des types. Sa hauteur se règle au moyen de la vis V (fig. 127) qui s’engage dans l’extrémité postérieure de l’axe A1, lequel pénètre dans un évidement allongé pratiqué dans la piatine P1. Pour vérifier si la hauteur est à son degré normal : 1° faire mouvoir l’axe imprimeur très-lentement et imprimer une lettre; celle ci doit laisser dne trace très-déliée, à peine visible, sur le papier, et l’on doit, Pour faire passer l’axe imprimeur de la position (fig. 136) à Celle de la fig. 141, éprouver une résistance insignifiante; si ^ trace n’est pas visible du tout, la hauteur est insuffisante; — trop accusée au contraite, elle indique une élévation exagéiéê, lui se traduit par une résistance anormale, pendant l’entraînement à la main de l’axe imprimeur, entre le 1er et le 3e quart de sa révolution, et, pendant la marche ordinaire de l’appareil, Par un bruit semblable à des coups de marteau répétés, accompagnés de bavures, qui brouillent l’impression, et par le ralentissement du mouvement d’horlogerie. — Pour régler la force de ^'impression, quand elle laisse à désirer : 1° desserrer la vis Y (Hg. 127), et laisser remonter jusqu’au haut de sa course l’axe hi poussé par le ressort en U du levier d’entrainement; 2° à ce Point, serrer la vis V, mais modérément; 3° appuyer la pointe d’un tournevis sur l’axe Ai, ou plutôt sur son épanouissement, letenu dans deux glissières, plaquées contre la platine P*,et des-linées à empêcher tout déplacement horizontal du levier. — happer sur lui par petits coups secs, de façon à faire peu à
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- peu abaisser l’axe A1 et le tambour; — après chaque coup vérifier la force de l’impression obtenue, par la méthode indiquée toutà l'heure,et procéder par tâtonnements,jusqu’à ce que celle-ci soit suffisante, sans exagération. Arrivé au degré voulu, on serre à fond la vis V, pour empêcher tout changement ultérieur de position.
- Vis d'arrêt du levier d'impression. — Bien que la hauteur du levier ait été réglée avec précision, il arrive souvent que l’impression n’est pas nette, surtout pour certains caractères offrant peu de surface, comme l’I, le J, le chiffre 1, Ie point, etc. Dans ce cas, eii raison de la rapidité d’élévation du tambour, la gutta-percha a une tendance à s’affaisser sous le type ; le papier monte ainsi trop haut, et rencontre non' seulement le caractère à reproduire, mais encore une fraction du suivant ou du précédent ; de là des bavochures ou points qul brouillent l’impression. Cet inconvénient est évité par le ré' glage de la vis V limitant exactement le mouvement de montée du levier ld' (fig. 4 37). — Pour l’effectuer, 4° amener l’axe imprimeur à 4/2 tour (fig. 437) et le maintenir dans cette si' tuation; 2° examiner la distance qui sépare alors le pied o de la vis V, de la fourchette d; elle doit être égale au moins à l’épaisseur de 1 ou 2 feuilles de papier bande. Trop abaissési la vis V empêcherait de passer la came w, qui, tournant avec une extrême rapidité, se briserait infailliblement devant cet obstacle. Trop élevée, elle laisserait des bavochures se pro* duire sur la bande, au moment de l’impression des blancs-Dans les appareils anciens, la branche bl{ était chargée du même rôle que la vis V, mais l’usure finissait par la rendre incapabl0 de remplir cette fonction, et, pour la rétablir dans son état normal, on était forcé de l’aplatir au marteau. Quand M. Hughes a imaginé l’action de la vis oV, il avait d’abord supprimé la branche inférieure; mais elle a été depuis rétabli0» soit pour remplir le rôle indiqué fig. 4 45, soit pour hâter, par une augmentation de poids, la chute du levier d’impression-
- Guide-papier. — Le guide-papier, recouvert de drap, porte le levier d’impression, doit être quelquefois humed0 d'huile ; il sert ainsi à amollir un peu le papier, nettoie Ie
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- dessous du segment d’ivoire, facilite l’entraînement et donne à l’impression une plus grande netteté. Quand on veut nettoyer ^ fond le dessous du presse-papier, on étend avec le pinceau ^ °u 3 couches d’huile sur la bande, et on la tire rapidement vers la gauche, mais bien en droite ligne.
- Le’papier est disposé, comme on sait, sur un rouet, à la droite de l’opérateur. Quand il n’est pas régulièrement entraîné, avoir soin de vérifier si le rouet ne le serre pas trop et ne l’empêche pas d’avancer.
- Fourchette du levier. — Quand on construit ou qu’on ajuste an levier d’impression, il faut avoir soin de limer avec précision la courbe ci de la fourchette supérieure (fig. 128). Peu (;ourbée, elle ne permet pas un soulèvement assez rapide du levier, constitue pour la came un frottement trop considé-rable, peut faire commencer le contact du papier et du type avant la rencontre des 2 becs i et u (fig. 137), et, prolongeant trop longtemps ce contact, fait traîner le type, qui dépose une et»preinte non plus nette, mais ombrée. Un dérangement semblable est provoqué par l’aplatissement que l'usure pratique sUr les becs i et u. Dans ce cas, remplacer la came ou le levier.
- Tige vibrante. — Pour que la tige donne des vibrations pubères, elle doit, ainsi que son frein, remplir certaines conditions.
- Son immobilité. — 1° Son pied B (fig. 159) ne doit subir au-,Un déplacement ; si elle pouvait se déplacer à sa partie la plus ePaisse, les vibrations de sa partie libre seraient contrariées, et eHe ne pourrait régulariser le mouvement. —- On la vérifie, d’abord en cherchant à ébranler la console de bois qui la relie ^ la table, puis, si celle-ci est solidement fixée, en prenant avec la ^ain la partie en spirale et en essayant de la déplacer dans tousles Sens. Si la console a du jeu, serrer les vis qui servent à la main-let>ir ; —si c’est le pied B, enfoncer à refus, d’abord les 4 vis de mâchoire inférieure Ma, puis celles de la supérieure Mi. Centrage. — 2° Les vibrations de la tige devant avoir P°ur centre le centre même de l’axe du volant, elle doit être, au repos, dans une situation déterminée, telle qu’elle presse Cet axe, dans tous les points d’une révolution, d’une manière
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- égale, c’est-à-dire que, si l’axe du volant ne s’y opposait, elle elle pût se placer sur le prolongement de cet arbre. Dans la pratique,on s’assure que la tige n’est pas centrée, en mettant l’appareil en mouvement et examinant avec attention 1® parcours eflectué par l’extrémité libre • elle vibre visiblement en dehors du centre du volant et produit d’ailleurs, dans ce cas, soit au moment où elle entre en vibrations, soit d’une manière permanente, un bruit caractéristique fade à reconnaître. Pour la centrer : 1° enlever le frein, en procédant comme il est dit ci-dessous ; 1® la manette du frein d'arrêt dû volant étant relevée, pour éviter un déroulement trop rapide du mécanisme, en l’absence du frein de la tige, faire mouvoir à 1* main avec lenteur le volant; la partie libre B’ de la tige doit) sans hésiter en aucun point, suivre cet axe dans toutes sc® évolutions. Si la tige s’arrête à un certain moment, elle n’est pas bien centrée ; 3® dévisser un peu les 4 vis de la rmichoire supérieure Ml •, 4° les serrer tour à tour et par tâtonnements, passant de l’une à l’autre, jusqu’à ce qu’on voie que l’axe du volant l’entraîne bien ; si, en serrant une vis, on s’aperçoit que la tige B’ s’éloigne de l’axe, la desserrer, et essayer d'en visser une autre. Quelquefois il est impossible, en procédant ainsi, d’arriver à un centrage absolument parfait ; mais on ddit toujours obtenir au moins que la partie libre B’ touche l’axe efl un point, au repos. Puis 5° on achève l’opération, en prenant des deux mains la tige, le plus près possible de son pied, et Pécartant avec force à plusieurs reprises, en sens inverse du point de contact avec l’axe, jusqu’à ce que celui-ci, mû lentement, l'entraîne avec régularité.
- Sphère.— 3* La sphère P ne doit pas ballotter sur la tige î car ses ballottements contrarieraient et rendraient irrégulière® les vibrations. Pour corriger ce défaut, s’il existe, 1° démontef la lame (voir plus loin); 2° détacher la vis v ; 3° enlever la boule; 4° extraire 1 ressort intérieur r, en ie saisissant avec la pince et lui faisant faire 1/2 de tour, à partir de sa situation de repos -, 5° le courber davantage pour augmenter la pression ; 6° le replacer, en s’aidant de la pince; 7®* rattacher
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- hge t à la boule avec la vis v ; 8° replacer la tige (voir plus bas). — La tringle t doit toujours être solidement fixée à la 8phère et à la crémaillère, pour éviter tout déplacement automatique, qui ferait varier la vitesse. Avoir soin, quand on fixe son extrémité f en vî, de voir si la boule, rapprochée des spires x' z' aussi près que possible, celles-ci ne sont pas comprimées par la traction de la tringle de t en B. Si ce défaut existait, il générait les vibrations, décentrerait la tige, et la vitesse cesserait d’être uniforme ; de là déraillements continuels.
- Pour démonter entièrement la tige et ses accessoires : enlever le frein (voir plus bas); 2° détacher la vis v; 3° les vis vi v2 qui retiennent la tige f à la crémaillère CC’, 4° les 4 vis de. la mâchoire supérieure ; 5° sortir la tige, avec *a boule et sa tringle t, puis la boule P ; 6° ôter la tige t 6n la dirigeant vers la partie libre B’ ; 7° desserrer les 4 vis à bois qui retiennent à la console la mâchoire inférieure M‘2 • 80 enlever cette mâchoire, le pignon et sa poignée X, la crémaillère CC’ ; 9° détacher le ressort r\ ri sous-jacent. — Pour la remonter : 4° replacer le ressort H rl, en le courbant davantage, si besoin est (trop faible, il permettrait à- la crémaillère de se déplacer sous la traction de la boule soumise â l’action de la force centrifuge, la boule se rapprocherait progressivement de l’extrémité libre B’, pendant le mouvement, et la vitesse de l’appareil se ralentirait par degrés insensibles, mais d’une mauière continue. On s’aperçoit de la faiblesse de ce ressort, quand la rotation de ce pignon s’opère d’une façon trop libre) ; 2° asseoir dessus la crémaillère ; 3° replacer le Pignon uni à la mâchoire inférieure, et serrer à fond les 4 vis à bois, en ayant soiu de s’assurer qu’aucun obstacle ne s’opposera à leur complet enfoncement; 4° enfiler la tringle à spirale t sur la tige, puis la boule ; 5° placer le bout de la tringle t dans l’appendice c de la crémaillère, et l’engager-dans le fond de la rainure de la mâchoire inférieure et au-dessous du pied B fie la tige ; 6° maintenant la tige dans cette situation, faire avancer son extrémité B’ sur l’axe du volant d'un centimètre environ, en ayant soin que la spire postérieure œ’ ne touche point à la console et en soit éloignée de % à 3 mil-
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- limètres ; 7° replacer sur le pied B’ la mâchoire supérieure M4, et les 4 vis, que l’on serre pour centrer la tige, comme il est dit plus haut ; 8° le centrage obtenu, serrer les vis après avoir lait avancer à fond la crémaillère et amené la boule le plus près possible du volant; 9° visser lavis v, 10° remettre le frein.
- Frein. — Il doit 4° empêcher le jeu trop libre de la tige, pour éviter les ballottements (pression du ressort R (fig. 160)
- 2° limiter l'amplitude des vibrations (distance du frotteur T par rapport au cylindre N).
- Pour le régler, il est nécessaire de le sortir de son cylindre creux. Pour y parvenir : 1° tenir fermement d’une main la partie Rp (fig. 160), et dévisser de l’antre la vis qui l’assujettit à l’axe A ; 2° tirer ensemble le bras op et le bras KK’, en les faisant courir sur la tige vibrante, du côté de la boule; 3° éloigner le bras RK’ du bras po, et, tout en écartante la partie libre B’ de la tige, de la main gauche ramener à soi le bras KK’ jusqu’à ce que l’anneau o soit sorti.
- Son réglage comprend deux parties ;
- 40 Pression du ressort R sur la came excentrique C ; elle doit être aussi légère que possible et commencer seulement lorsque le bras po, abandonnant son état de repos sur le KK’, commence à s’éloigner, en se dirigeant vers le frotteur T. Si elle est trop grande, le bras po sera poussé à gauche de la ligne ph' ; on peut la diminuer en écartant le ressort par tâtonnement avec le doigt placé sous le tampon T, jusqu’à ce qu’on voie le bras op se placer et rester dans la situation qu’il possède au repos de la tige. — Si elle est trop faible, on verra du jour entre la came et le ressort, quand le bras po sera maintenu le long de KK’ ; pour la renforcer : sortir la vis V4, tordre le ressort suivant sa courbure, en exagérant un peu ; le replacer, puis l’écarter en sens inverse par tâtonnement, comme on a fait pour le cas précédent, jusqu’à ce qu’on arrive à la pression normale.
- 2° Distance du frotteur par rapport au cylindre creux N, °u réglage de l3amplitude des vibrations .—Pour régler cette distance (elle doit être d’environ 2 ou 3 millimètres, au repos de la tige)
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- il faut replacer le frein. Pour cette opération : tenir de la main droite le bras po amené au niveau de T ; de la main gauche, écarter la tige et y introduire l’anneau o ; le faire glisser le plus possible vers la boule; ramener kk' contre la tige; faire avancer le frein du volant; introduire k’ dans l'axe A’, en ayant soin de ne pas le mettre trop près du pont qui soutient l’axe du volant, ni trop loin ; se guider, à cet égard, sur le tampon T qui doit regarder le milieu de la largeur du cylindre N ; enfin, tenant solidement le frein dans cette position, en le prenant de la main gauche vers Rp, serrer de la main droite la vis d’arrêt placée sous A. —Ensuite, mettre l’appareil en mouvement et examiner l’amplitude ou largeur des cercles de vibrations, vers l’extrémité libre B’; si la distanee donnée au frotteur T est normale, les diamètres de ces cercles devront avoir environ 3 centimètres ; s'ils sont plus grands, cela prouve que le frotteur T a trop de chemin à parcourir pour commencer son frottement, et il faut le rapprocher davantage de la surface NN, en tordant le ressort en sens inverse de sa courbure RT ; s’ils sont plus courts, le frotteur T rencontre trop tôt le cylindre N, et s’oppose à l’écartement voulu du bras poet de la tige; dans ce cas, tordre le ressort dans le sens de T à k\ — En général, pour régler la distance du frotteur ou l’amplitude des tiges, avant de remonter le frein, on tord le ressort R, dans le sens K’T, en plaçant la pince entre T et G’, le plus près possible de C’, et ayant soin de ne point modifier la pression déjà l'èglée (voir page 324) du ressort R sur la came C. On exagère Un peu à dessein cette torsion. Puis on rétablit le frein sur l’axe A du volant, et on examine les cercles de vibrations qui, vu l’exagération préalable du rapprochement du frotteur T, doivent être trop petits ; alors, sans enlever le frein, arrêter seulement l’appareil, et, avec la pince ou la pointe d’un tournées, rapprocher avec douceur, très-peu, T de k\ Vérifier encore le cercle de vibrations, et tâtonner, en répétant la même opération, jusqu’à ce que l’amplitude ait acquis son degré normal (3 centim.). — Quand le frein est ainsi réglé, écarter avec la main l’extrémité B’, jusqu’à ce qu’elle vienne toucher le cylindre N; jusqu’à ce point, elle ne doit frotter à rien, qu’à
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- l'anneau o, et ne point rencontrer sur sa route le tampon T, ni «ne autre partie quelconque du frein; sinon les vibrations seraient gênées et irrégulières, et le synchronisme altéré. — Cette liberté de mouvements, que doit posséder l’extrémité B’, doit cependant être contrariée, aussi peu que possible il est vrai, par la pression que le ressort R exerce sur la came C’. Si cette pression était trop faible, la tige serait trop sensible aux variations brusques de force motrice, provoquées par les alternances' d’action et de repos de l’axe des cames, et, forcée alors de faire varier trop rapidement le cercle de ses vibrations, elle ballotterait, ses vibrations deviendraient irrégulières, et la vitesse changerait, provoquant des déraillements fréquents.— Si la pression était exagérée, la tige ne pourrait s’écarter avec assez de promptitudepour absorber toute la force motrice que laisse libre le repas de l’axe imprimeur, et une partie de cette force disponible, se rejetant sur les divers axes du mécanisme, activerait leur vitesse, qui s’accroîtrait ainsi peu à peu, jusqu’à ce que la tige, finissant par vaincre l’obstacle que lui oppose la pression trop énergique du ressort R, eût repris l’amplitude normale de ses vibrations, et la vitesse redeviendrait alors uniforme ( fig. 201-201 bis). Quand le frein est dans cet état défectueux, l’appareil correspondant déraille en retard, si, pendant l’hésitation de la tige à reprendre son écartement habituel, un counnt est transmis à la ligne; car le chariot, comme tous les rouages, allant, à ce moment, plus vite qu’à l’ordinaire, celte émission commencerait trop tôt (voir p. 43).
- Pour compléter le réglage des parties intéressant le synchronisme : 1° huiler un peu l’axe pp’ (fig. 460), la came C, l’anneau o, l’intérieur du cylindre N, les ouvertures de la sphère, pour faciliter le glissement du ressort r, et les spires t, pour adoucir les frottements de la tringle t, au moment du réglage du synchronisme, et gêner le moins possible les vibrations de la tige (voir fig. 459).
- On peut, pour vérifier l’état du frein et de la tige, outre les procédés décrits précédemment, utiliser un moyeu acoustique. Si, retenant solidement un morceau de carton mince ou de papier fort sur la platine postérieure P2 (fig. 444), on l’ap-
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- proche des dents de la roue R, motrice de Faxe du volant, le frottement rapide des dents de cette rou? contre le carton le fera vibrer, et celui-ci produira un son correspondant au nombre de ses vibrations. Si le mouvement de la roue est uniforme, le nombre de vibrations du carton et le ton musical entendu ne varieront pas. Au contraire, un changement de ton indiquera une modification semblable dans le nombre des vibrations du carton et, par conséquent, dans la vitesse de rotation de la roue R et du mécanisme tout entier. Quand la tige et le frein sont en parfait état, on doit, pendant que la roue R tourne contre le morceau de carton, si l’on frappe un petit coup sec avec le doigt sur le volant, ce qui ralentit un peu sa vitesse, entendre d’abord le ton baisser, preuve de ralentissement, puis devenir de plus en plus aigu, par degrés réguliers, ce qui indique augmentation progressive de vitesse, ensuite arriver à sa hauteur normale sansla dépasser, ce qui montre que le mouvement parvient à sa vitesse uniforme et y persiste. Ces effets divers sont rendus visibles par la disposition graphique de la fig. 200, et les notes musicales de la fig. 200 bis.
- Si, en faisant cette expérience, on s’aperçoit que le temps, mis par la vitesse pour arriver à Y uniformité, est plus long, et que, même, cette limite est un moment dépassée, défaut que dévoile la production d’un ton plus aigu que celui de la vitesse Uniforme, c’est une preuve que la tige n’est pas parfaitement libre dans ses mouvements (ressort du frotteur trop fort ou autre, obstacle quelconque). — Les fig. 201 et 201 bis relatent exactement ce deuxième résultat.
- Si, après avoir frappé un peu le volant en marche, on entend d’abord le ton augmenter graduellement d’acuité, puis dépasser la limite normale, y revenir, la dépasser encore, pour y retenir de nouveau, etc., cela prouve que la tige ballotte (ressort R trop faible ou défaut de centrage) ce qui amène des variations continuelles dans la vitesse. — On peut s’en rendre compte à l’inspection des fig. 202. et 202 bis.
- Corriger ces défectuosités en suivant les méthodes ‘ développées plus haut. (voir page 324 et suiv.).
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- Axes du mouvement d’horlogerie. — Ils doivent tous glisser à frottement doux dans leurs coussinets ; dans ce but avoir soin de les huiler fréquemment. — Ils ne doivent pas être trop serrés entre les platines; pour s’en assurer, saisir une roue de chaque axe et essayer de la faire mouvoir horizontalement, dans le sens de la longueur de l’arbre ; on doit trouver un peu de jeu. Faire cet essai quand le poids est à terre.
- Chaîne «ans fin. — Pour la démonter, 1° laisser retomber le poids jusqu’à terre; 2e enlever le contre-poids p (fig. 454.); 3° élever un peu la chaîne, en la faisant courir dans le sens de la flèche Rentre h et a, au-dessus delà roue A, pour pouvoir détacher de la tringle t la poulie C; 4° sortant la chaîne de la roue A, la faire tourner des deux mains, suivant les flèches (fig. 454), jusqu’à ce qu’on aperçoive la. goupille àttt’squi rejoint le premieretle dernier maillon; 5° dévisser cette vis puis dégager la chaîne en la tirant par un bout. — Pour la remonter : 4° l’engager sur la roue A, en passant un bout en a et l’autre en à, et en laisser pendre de chaque côté une égale longueur; 2° prendre le bout h et l’encastrer sur les dents de la roue 3, en allant de d vers e; 3° le maintenant de la main gauche sur cette roue, abaisser la pédale L (fig 4 56), comme si on remontait le poids; on fait ainsi ressortir la chaîne du côté droit de la roue 3 ; 4° prendre ce bout et l’engager sur la poulie 5 ; tombant de 5 à 4, il forcera la chaîne de s’engager sous la poulie 6, en abandonnant la roue 3 (fig. 4 54); 5° laissant ce bout ainsi suspendu, prendre le bout aô, le passer sous la poulie C dégagée de la tringle t ; 6° passer le bout c d sur les dents de la roue 3 en d; 7° abaisser la pédale, comme pour remonter le poids; on fait ainsi descendre la chaîne du côté e; 8° introduire le bout e sous la poulie 4, et là, rejoindre les deux bouts au moyen de la goupille à vis; 9° faire courir la chaîne sur la roue A, de droite à gauche, jusqu’à ce que la chape G soit à la hauteur de la tringle #, et l’y accrocher; 4 0° suspendre le contre-poids p à la poulie C.
- Quand on voit la vitesse de l’appareil se ralentir pendant la manipulation, il faut avoir soin de suivre la chaîne sur tout son parcours, de voir si elle n’est pas entortillée, si rien ne la gêne dans son mouvement, et si les poulies 5 et6 sont bien libres sur
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- leurs pivots. —Si l’on omet d’huiler l’axe de ces poulies de temps à autre, l’huile, mêlée à la poussière, se dessèche à la longue et finit par former un cambouis tellement épais et gluant, que les poulies ne peuvent plus tourner- la chaîne, étant alors forcée, pour avancer, de frotter dans leur gorge immobile, use une partie trop grande de la force motrice, et les rouages ont une plus grande tendanre à ralentir leur mouvement, quand l’axe imprimeur fonctionne. On doit donc graisser ces poulies et leur axe, et même les maillons de la chaîne, de loin en loin, pour faciliterleglissement.il est bon aussi de nettoyer à fond les poulies, tous les 3 ou 4 mois. Dans ce but, il est nécessaire de démonter le massif entier du remontoir, en procédant comme il est dit ci-dessous.
- Remontoir. — Quand on veut enlever cet organe : 1° détacher le bout de chaîne q du crochet du ressort R (fig. 156); 2° enlever la chaîne qvx des dents de la roue 3b ; 3° ôter la tringle T; 4° dévisser successivement les 6 vis à bois qui retiennent le remontoir à la table, en ayant soin de soutenir énergiquement d’une main toute cette masse qui est fort lourde, quand on desserre les deux dernières vis; 5° sortir les 2 poulies 5 et 6 (fig. 154); 6° repousser au marteau et extraire à la piûce la goupille z, qui relie le manchon des roues 3, 3a à l’axe AA’ (fig. 156); 7° enlever les 3 vis qui retiennent une rondelle dans laquelle s’emboîte l’extrémité antérieure A’ de l’axe AA’; 8° extraire cet axe, en le repoussant au besoin avec le marteau; 9° enlever les deux cliquets C et Cl. — Après avoir nettoyé à l’essence et replacé, en les huilant, toutes ces pièces, s’assurer que les ressorts des cliquets sont suffisamment forts, puis remonter tout cet ensemble, dans l’orde inverse du démontage.
- Démontage de tout Vappareil. — 11 est utile, outre l’entretien journalier qu’exige l’appareil (voir notes à la fin du vol.) de procéder de temps à autre, tous les 6 mois au moins, à un nettoyage complet. Dans ce but on doit démonter Vappareil tout entier dans l’ordre suivant : Enlever 1° le poids; 2° la chaîne; 3° les pièces placées à la partie antérieure de l’axe de la roue des types (voir page 307) et les leviers d’impression et d’entrai-
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- neraent ; 4° le chariot '(voir page 290) ; 5° les 3 vis des piliers qui tiennent l’appareil à la table ; 6° le frein; 7° soulever l’appareil, le coucher obliquement sur la table puis détacher; 8° l’axe du volant; 9° l’axe imprimeur. Arrivé à ce point : 10° enlever les trois vis qui fixent aux montants la platine antérieure; 4 4° séparer les deux platines avec précaution, et 12° détacher les autres axes. Nettoyer, huiler, puis remonter en procédant dans l’ordre inverse, en ayant soin de régler, en la replaçant, chaque pièce, suivant les indications développées dans le cours de ce chapitre.
- En remontant le levier d’échappement, avoir soin de replacer l’arrêt K, maintenu au montant M, sous le levier (fig. 199) de sorte que, lorsque le levier déclanche à fond, la courbe inférieure (fig. 107), s’approche de très-près, mais sans le toucher, de l’axe B. Si cet arrêt n’existait .pas, au moment du soulèvement de l’armature, la courbe inférieure du levier buterait trop fortement contre l’axe imprimeur dont il ralentirait la marche. S’il était placé trop haut, le taquet d’échappement ne pourrait descendre et l’axe imprimeur ne serait pas embrayé par le soulèvement de la palette.
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- CHAPITRE XIV
- RECHERCHE DES DÉRANGEMENTS.
- Méthode de Vérification générale, applicable à tous les cas de dérangements (ordre à Suivit dans l’examen des pièces : partie èlëctriqiie, — partie mécanique). — Vérification spéciale (21 cas de dérangements spéciaux les plus fréquents. — Points à examiner, par ordie méthodique, dans chacun de ces cas.)
- Avant d’exposer les méthodes de recherche applicables aux dérangements, il impôt te de définir le sens précis que nous devons attribuer à ce mot. Quand on prend en main Un appareil et qu’on désire le faire fonctionner soit en local, soit en ligne, on doit toujours le supposer en bon état, et, cette hypothèse admise, procéder à 2 opérations seulement : 1° réglage ordinaire de l’électro-aimant; 2° réglage ordinaire du synchronisme (voir ch. XII, pages 248 et suiv.). L’absence ou le manque de précision de ce travail préliminaire peut seul empêcher le Jeu régulier d’un appareil, qui serait d’ailleurs en parfait état sous tous les rapports, et provoquer sur la bande de fréquents déraillements. Quand donc on constate cet effet, la première recherche consiste à vérifier si le réglage ordinaire n’a pas été oublié, ou s’il a conservé la précision requise. Après cette vérification, 2 cas pourront se pré-senter : 4° ou l’instrument fonctionnera bien : on pourra dire alors que précédemment il avait été mal réglé ; 2° ou il continuera de dérailler : en présence de cette
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- deuxième constatation, on pourra affirmer avec certitude qu’il existe un ou plusieurs dérangements.
- Le déraillement, c’est-à-dire la production sur la bande de lettres ne concordant pas avec celles incrustées sur les touches abaissées, n’est pas le seul signe extérieur qui trahisse l’existence d’un dérangement, et il ne faudrait pas se hâter d’affirmer, qu’il n’existe aucune cause de trouble dans un appareil où l’impression des lettres et des mots se fait avec régularité. Ainsi un appareil essayé seul, en local, soit avec la pile de ligne (fig. 171, 171 bis), soit avec une pile locale (fig. 173, 173 bis), peut donner, en apparence, de très-bons résultats, c’est-à-dire ne dérailler jamais, et cependant ne pouvoir être utilisé en ligne, même avec un bon conducteur et un appareil correspondant, dont la constitution serait irréprochable. Cela vient de ce que 1 ’uniformité à peu près absolue de vitesse, que doit donner le régulateur pour l’établissement et le maintien du synchronisme entre les deux mécanismes en relation, peut être soumise à des altérations plus ou moins grandes, dont il est impossible de constater l’existence par la manipulation locale, à moins toutefois d’employer le procédé musical exposé pag. 326, ou d’expérimenter 2 appareils ensemble, reliés en local, d’après les indications des fig. 176 et 177.
- Chacune des pièces qui entrent dans la composition de l’appareil peut, soit par suite d’un défaut de construction, soit par un vice d’installation, soit par usure, devènir le siège d’un ou de plusieurs dérangements; plusieurs parties de l’appareil peuvent être, au même moment, défectueuses ; enfin les dérangements de parties différentes se traduisent par des résultats identiques. Il serait donc ioa-
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- possible de donner le catalogue exact des divers genres de dérangements, et on ne pourrait le plus souvent, si ce n’est dans un certain nombre de cas que nous spécifierons plus loin, remonter directement de l’effet constaté à la cause réelle qui le produit. Pour éviter des tâtonnements inutiles, il est donc nécessaire, quand on s’aperçoit que l’appareil fonctionne mal, sans motif apparent, de soumettre toutes ses parties à une vérification générale, d’après une méthode invariable, et de s’assurer que chaque pièce répond aux conditions qu’elle doit remplir, et que nous avons exposées dans la Monographie pratique (voir chap. XIII.)
- VÉRIFICATION GÉNÉRALE.
- Cette vérification générale, à laquelle on peut, de temps à autre, soumettre un appareil installé en ligne, pour faciliter son entretien, et laquelle on doit toujours procéder, aussitôt que son fonctionnement laisse à désirer, comprend 3 opérations successives :
- I. Vérification du A. Électro-aimant.
- (Voir page 231.)
- 4° Tendre le ressort variable.
- 2° Enfoncer, puis retirer le fer doux.
- 3° Dévisser de 1 ou 2 tours la vis variable.
- Lorsqu’après ce travail, mal, on continue par :
- réglage ordinaire.
- B. Synchronisme.
- (Voir page 217.)
- 4° Déplacer la boule dans le sens voulu, jusqu’à ce qu’on reçoive la même lettre à chaque tour de chariot.
- 2° Perfectionner ce l,r réglage, en faisant obstaele à la correction pendant 10 tours de chariot au moins.
- ‘appareil fonctionne encore
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- II. Vérification de la partie électrique {examan sommaire).
- A. Pile. — Voir si elle est en bon état {constitution des éléments, leur liaison; fil des électrodes, leur isolement, leur continuité) (voir pages 269, 270).
- B. Bornes extérieures (ligne, terre, pile). — Voir si leurs fils extérieurs sont solidement serrés et non intervertis (voir page 271).
- G. Commutateur suisse ou bavarois. —
- Voir : 1° si le nombre de fils, aboutissant à chaque branche, est normal ; 2° si ces fils sont bien serrés par les vis qui les retiennent ; 3° si les bouchons à vis sont propres et enfoncés à icfus, et placés sur la diagonale conforme au pôle attaché à la borne pile (voir page 272).
- D. Commutateur â manette. —Voir ; 1° si, pendant la transmission, il est sur bois; 2° si, en le plaçant sur les plaques de contact L, ou Tl (fig. 166), il presse d’une manière convenable (voir page 273).
- E. Electro-aimant. —Voir : !° position de l’armature sur les pôles; 2° solidité et propreté du papier; 3° réglage du ressort fixe (voir page 276).
- F. Vis de contact du levier d’échappement. — Voir si, à l’état de repos de Taxe imprimeur, il n’existe àüctrtie dérivation permanente entre la palette et cette vis (voir page 274).
- G. Ressort interrupteur. — Voir : 1° si, à l’état de repos de Taxe imprimeur, la came correctrice s’appuie sur le ressort, en le faisant légèrement fléchir ; 2i° si, mettant l’axe imprimeur à 1/4 de tour, tout contact a cassé entre ces deux pièces ; 3° si le rèssdrt, à cè nïorrrent,
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- ne touche à aucune autre partie du massif de l’appareil (voir page 273).
- H. Ressort du levier de rappel au blanc.
- — Voir : 1° si, à l’état ordinaire, le ressort reste bien isole de toutes les "parties métalliques du levier, 2° si la dérivation est bien assurée entre le pied p (fig. 168) et le ressort rt, quand on appuie sur le bouton R (voir pag. 275 „
- I. Chariot. —Voir: i0 si le ressort de contact supérieur est suffisamment fort ; 2° si l’axe a un jeu suffisant de haut en bas et aucun de bas en haut ; 8° si le ressort de la lèvre mobile est assez énergique; i° si les vis-charnières sont bien réglées ; 5° si la vis de contact touche la lèvre inférieure, au repos, et en est bien séparée quand un goujon la soulève ; 6° si la surface de contact du tablier arrive au milieu de l’épaisseur de la pièce isolée ; ü0 si la pièce isolée est bien assujettie à la lèvre inférieure ; 8° si l'axe du chariot pivote bien perpen-diculairementàlaboîte aux goujons (voir pag.28betsuiv.).
- J. Goujons, touches et leviers. — Voir, en soulevant chaque goujon (l’appareil au repos), puis le rejetant en arrière avec le doigt, et ensuite abandonnant la touche, si ie goujon, le levier et la touche ieviennent r<xi>idement à leur position d’inertie (voirpages 290 et suiv.).
- Si, après cette vérification, le dérangement constaté persiste, continuer par :
- III. Vérification de la partie mécanique (examen sommaire).
- A. Levier d’échappement. — Voir : 1° réglage de la vis de contact; 2° jeu de l’axe du levier;
- réglage de son rèss'oit (voir page 293).
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- B. Cliquet d’échappement. — Voir: 1° force du ressort ; 2° acuité des dents du cliquet et du rochet ; 3°frottement du volant sur son axe (voir pages 296 et 300).
- C. Plan incliné d’échappement. — Voir :
- 1° si, à l'état de repos de l’axe imprimeur, le cliquet reste sur la descente du plan, assez loin du sommet ; 2° si,
- dans cette situation, les dents du cliquet sont assez loin des dents de la roue du rochet (voir page 301).
- D. Came de correction. — Voir: 1° son immobilité dans sa boîte; 2° son action sur la roue correctrice, à 1 /2 tour de l’axe imprimeur (voir page 303).
- E. Levier de rappel au blanc. — Voir : 1° son action quand on l’abaisse; 2° la position de ses divers points, après le premier tour de l’axe imprimeur (voir page 305).
- F. Roue de frottement et cliquet de correction. — Voir : 1° force du ressort du cliquet; 2° acuité des dents du cliquet et du rochet; 3° frottement de la roue sur son axe (voir page 308).
- G. Levier inverseur des lettres et chiffres. — Voir la force du ressort à coches R (voir page 310 et fig. 116).
- H. Levier d’entraînement du papier. —
- Voir: 1° force du ressort en U ; 2° action du ressort du cliquet à ressaut; 3° liberté des mouvements du levier (voir page 314).
- I. Levier d’impression. — Voir: 1° liberté de ses mouvements; 2° entraînement régulier du papier par la rotation du cylindre imprimeur; 3° réglage de la vis d’arrêt du levier (voir page 316).
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- J. Tige vibrante. — Voir : 1° solidité du pied de la tige et de sa console ; 2° centrage de la tige (voir pag 321).
- K. Frein. — Voir : 1° pression du ressort du frotteur sur la came excentrique; 2° distance du frotteur de la surface interne du cylindre de frottement ou diamètre des vibrations de la tige; 3° liberté des mouvements de l’extrémité libre de la tige, quelque amplitude qu’on lui donne (voir pag. 324).
- VÉRIFICATION SPÉCIALE.
- Si, après cette vérification générale, l’appareil ne fonctionne pas d’une manière régulière, on passe à un examen plus approfondi de certains points qui peuvent donner lieu à des dérangements bien caractérisés, atfectant seulement une région spéciale ou un certain nombre de pièces déterminées. Avant de procéder à ces nouvelles recherches, il est nécessaire de se rendre un compte exact de l’effet produit. On conçoit que ces défectuosités locales puissent se manifester de mille manières, et qu’il serait impossible d’en donner une liste exacte et complète. Nous nous contenterons d’énumérer ici ceux de ces défauts qui se présentent le plus fréquemment :
- 4° La manette du frein d’arrêt du volant étant abaissée, le mécanisme d’horlogerie ne déroule pas ;
- 2° Quand on abaisse les touches, la palette n’est pas soulevée ;
- 3° Pour une touche abaissée, l’armature déclanche plusieurs fois dé suite ou même indéfiniment;
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- 4° Une fois l'armature soulevée, l’âië impriiiieur h’a-bandonne pas sa position d'inertie;
- 5° Quand on n’appuie sur aucune touche, un grincement continuel se fait entendre du côté de l’éehappem'ènt;
- 6° Ce grincement ne se produit que d’une manière intermittente; à la fin de chaque rotation de l’axé imprimeur, après chaque émission, ou de temps à autre seulement;
- 7° L’abaissement du levier de rappel au blanc n’arrête pas la roue des types ;
- 8° La roue des types s’arrête sous l’action du levier de rappel au blanc, mais fait aussitôt entendre un grincement ;
- 9° L’abaissement du levier de rappel au blanc arrête la roue des types, mais la vitesse diminue immédiatement; elle reprend son degré normal, quand le levier est relevé ;
- 1 0° Le premièr courant, après l'arrêt aii blanc, fait partir la roue des types, mais celle-ci s’arrête vers la fin de sa première révolution;
- 11° L’impression est mauvaise;
- 12° Le papier n’avance pas régulièrement ;
- 13° La vitesse de l’appareil est ralentie par les combinaisons de lettres, comme bl. INT, bl. ËJOT.
- 14° La tige vibrante ballotte et ne vibre pas régulièrement ;
- 15° Elle tourne, mais ne peut vibrer, et l’appareil déroule lentement;
- 16° L’abaissement de la pédale ne fait pas remonter le poids;
- 17° La pédale s’abaisse et ne remonte pas;
- 18° L’appareil, installé en local ou sur un court circuit, déraille facilement;
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- 19° L’appareil, installé en ligne-, reçoit mal du correspondant qui reçoit bien ;
- 20° L'appareil, installé en ligne, reçoit bien du correspondant qui reçoit mal;
- 21° Les deux appareils en relation reçoivent mal.
- I. — La manette du frein d’arrêt du volant étant abaissée, le mécanismë d'horlogerie ne déroule pas.
- Ce dérangement peut provenir des causes suivantes :
- 4° Ressort du frein (fîg. 195) faussé, laisse encore le sabot / frotter sur le volant, quand la manette l est horizontale (le démonter, l’examiner de près, le t établir);
- 2° Manque d’huile aux points de frottement des divers axes, surtout de celui du volant (en mettre sur tous les points sujets à frottements, excepté sur les dents dis roues et pignons) ;
- 3° Axe du volant trop séné sur son coussinet, pies de la roue de rochet d’échappement (dessernr un peu les vis vi (fig. 101) et, au beso a, enlevtr le coussinet peur voir si aucun obstacle n est inteicalé entre lui et l’axe AB);
- 4° Le frein de la tige vibrante laisse son frotteur appuyer au r(pos contre la surface du cylindre creux (le sortir, l’examiner, le régler comme il est dit page 324);
- 5° La chaîne est arrêtée sur un point quelconque de son parcours et empêche le poids d'agir sur les rouages (suivre la chaîne sur tonte su longueur, voir si elle n’est pas entortillée ou si un obstacle quelconque ne s’oppose pas à son entraînement) ;
- Le chariot na aucun jëu} et tie peut tourner (vèér &
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- la boîte aux goujons n'a pas été élevée dune manière exagérée, pages 289 et 292.)*
- II. — Quand on abaisse les touches, la palette n'est pas soulevée.
- Ce dérangement provient ou de la rupture d’une communication, ou d’une dérivation anormale, qui ne permet pas au courant de traverser les bobines.
- Pour découvrir le siège de ce défaut : 4° on refait une vérification sommaire de toutes les parties visibles des communications, en suivant l’ordre et la méthode indiqués page 234.
- 2° Si, après ce premier examen, le dérangement persiste, on procède à une vérification complète de toutes les communications, qui permet d’arriver infailliblement au point défectueux, en formant une série de circuits, qui s’allongent de proche en proche, et dans lesquels les bobines sont toujours placées. Le soulèvement ou le repos de l’armature indiquent chaque fois si la portion de circuit ajoutée est bonne ou mauvaise.
- Si l’appareil est installé en ligne, détacher les 3 fils de pile, terre et ligne, pour l’isoler entièrement des communications extérieures, et se servir pour les expériences de 2 fils conducteurs suffisamment longs, reliés l’un au fil du pôle de la pile qui aboutissait à la borne pile (-f- ou —), l’autre au fil de terre, qui servira à fermer le circuit et représentera le deuxième pôle. Si l’appareil est en local (tig. 473), attacher aux deux pôles de la pile locale des fils conducteurs de la longueur voulue.
- Avant de commencer les expériences : \ * mettre sur bois le commutateur à manette ; 2° enlever les fiches du com-
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- mutateur suisse ou bavarois ; 3° détacher momentanément les 3 fils aboutissant à la branche 3 ; 4° isoler du massif de l’appareil le ressort interrupteur r ; 5° procéder au réglage ordinaire de Pélectro-aimant au maximum de sensibilité; 6° faire Fessai de la pile (page 270); puis, tenant en main le pôle + et le pôle —, que l’on distingue par une marque (fig. 206) :
- 1° Toucher 1 avec + et 2 avec — (essai du fil des bobines et de ceux qui réunissent la bobine A à la plaque \ et la bobine P à la plaque 2). La palette doit se soulever (1).
- N. B. Après chaque expérience, ramener avec le doigt l’armature au contact.
- (1) Si la palette ne se soulève pas, on en conclut ou qu’il existe entre les deux branches 1, 2 une dérivation anormale invisible, ou que l’un des 2 fils aboutissant à ces branches est rompu, ou que le fil des bobines offre une solution de continuité ou est interverti. — Pour s’en assurer : 1° détacher les fils reliés à 1 et 2, poiîr isoler, le commutateur, et répéter l’expérience n°t, en touchant les fils en dehors des plaques 1,2. — Si la palette se soulève, la dérivation entre 1 et 2 existe (démonter le commutateur, v. page 273, sortir les 4 branches et les examiner avec soin). — Si la palette reste au repos, le dérangement n’est pas dans le commutateur. Alors faire les essais suivants : Sortir la boîte qui recouvre les fils des bobines, puis : 4° toucher 1 avec q- et le fil de sortie de la bobine P avec —, supprimant ainsi la portion de circuit 2 P, qui peut être rompue. Si la palette reste au repos : 2° toucher 2 avec — et le fil d’entrée de la bobine A avec -f-Si la palette ne se soulève pas : 3° mettre 4- sur Ie fil en A, — sur le fil en P, puis inversement -j- en P et — en A. Si l’armature ne Se soulève pas : 4° essayer chaque bobine à part, en mettant les 2 pôles de la pile directement à l’entrée et à la sortie de chaque bobine, et disant passer le courant alternativement dans les 2 sens. — Quand aucune de ces expériences ne fait soulever l’armature, le fil des bobines est cassé. Dans ce cas, les démonter (voir page 283).
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- $° Après avoir introduit une fiche en Zj mettre sur \ et — sur 4 {essai de la communication entre les branches 2 et 4, à travers la fiche, au point Z). La palette doit se soulever (1).
- 3° Après avoir vissé un bouchon en Z’, mettre + sur ^ et «— sur 4 {essai de la communication entre les branches \ et 3, à travers le bouchon au point Z’). La palette doit se soulever.
- 4° Enlever les deux fichés Z et Z’, en mettre une en G’. Placer + sur i et — sut 3 (essai de ta communication entre les branches % et 3, à travers la fiche C'). La palette doit se soulever.
- 5° Laissant définitivement la fiche en G’, mettre Jr sur 1 et — à la borne ligne, après avoir relié à la branche 3 un des 3 fils précédemment détachés (essai du fil qui relie la branche 3 à la borne extérieure ligne). Là palette doit se soulever.
- Mettre + sur 1 et — sur L*, en laissant la manette M sur'bois (essai du fl qui joint à la borne ligne In plaque de contact L1 du commutateur à manette M). La palette doit se soulever.
- 7à Visser une fiche en G, et, laissant définitivement attaché le pôle négatif à la borne L* mettre -J- sur 4 (essai de la communication entre les branches 1 et 4, à travers la fiche au point G). La palette doit se soulever.
- 8° Le ressort interrupteur restant détaché, le toucher avec -j- (essai du fil qui va de la branche 4 au ressort interrupteur). La paletlé dôit se SÔuléver.
- (1) Aussitôt que, pour une expérience, la palette ne prend pas la situation qu’elle doit prendre, s’arrêter et examiner attentivement la dernière portion de circuit essayée.
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- 9° Replacer le ressort interrupteur, puis amener Taxe imprimeur à la position de repos, et toucher avec 4- un point quelconque du massif de l'appareil {essai de la communication entre la came correctrice et le ressort interrupteur, quand l'aie imprimeur occupe sa position d'arrêt). La palette doit se soulever.
- 10e Faire tourner Taxe imprimeur de 1/A de tour, tenir soulevée la vis de contact de la détente, et toucher avec -j-un point quelconque du massif {essai de l'isolement entre la came correctrice et le ressort interrupteur, après 1 /4 de tour). L'armature doit rester au repos.
- \\° Remettre l’axe imprimeur au repos, relier pàr un fil volant le massif de la palette au massif de l'appareil, toueher ensuite avec + un point quelconque du massif de l’appareil, en reliant alternativement à la branche 3 l'un des deux fils restants, isolés au début (essai du fil qui va de la branche 8 au massif de l'armature et de la dérivation du coût ant que doit provoquer la palette, en touchant la vis de contact de la détente). La palette doit rester au repos (1 ).
- 12° Toucher avec + le massif de l’appareil, après avoir enlevé le fil volant (essai de Visolement qui doit exister3 au repos de l'appareil, entre le massif de la palette et la détente). La palette doit se soulever (2).
- 13° Toucher le massif de l’appareil avec en tenant àbaissé avec le doigt le bouton K du levier de rappel au
- (1) Si elle se soulève, le fil qui va de 3 à Y est rompu.
- (2) Si elle restait au repos, une dérivation, autre que par le fil 3 Y existerait à l’état permanent entre le massif de l’armature et celui de l’appareil.
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- blanc, après avoir relié à 3 le dernier fil précédemmentisolé [essai de la dérivation du courant reçu de la ligne à travers le ressort H et la tige métallique du bouton K). La palette doit rester au contact.
- 14° Toucher avec -f- Ie massif de l’appareil, après avoir abandonné à lui-même le bouton du levier de rappel. (essai de Visolement qui doit exister, à l'état ordinaire, entre la tige métallique du bouton et le ressort sous-jacent ri). La palette doit se soulever.
- \ 5e Mettre + sur la lèvre inférieure du chariot en tenant relevée avec la main la lèvre inférieure l (essai de Visolement entre les 2 lèvres l et V du chariot pendant la transmission). L’armature doit rester au repos (1).
- \ 6° Laisser retomber la lèvre mobile l, et appuyer -+-sur le même point que précédemment (art. 15) (essai du contact entre les lèvres supérieure et inférieure du chariot pendant la réception). L’armature doit se soulever.
- 47° Toucher avec -j- la pièce isolée (essai de l’isolement -permanent de la pièce isolée). La palette ne doit pas bouger (2).
- 48° Toucher avec-f- la vis ü2, fixée à la partie inférieure du tube de cuivre sur lequel pivote le chariot (essai de la communication entre la lèvre inférieure l\ la capsule, le ressort à boudin, le tube de cuivre et la vis v2). L’armature doit se soulever.
- 19° Toucher la borne terre avec -f- (essai du fil qui
- (1) Si elle se soulève, cela prouve qu’il existe une communication permanente entre les 2 lèvres. Dans ce cas, démonter le chariot (voir page 290).
- (2) Si elle est détachée, il existe une communication entre le chariot et la pièce isolée. — Le cas échéant, démonter le chariot.
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- relie la base du chariot à la borne terre). L’armature doit se détacher.
- 20e Relever avec la main la lèvre mobile l, mettre la manette M sur Ti, et toucher avec -f- la borne terre {essai de la communication entre le massif et la terre, pendant la réception, à travers le commutateur M et la plaque Tl). La palette doit se soulever (le courant passe alors par la borne T, la vis vv la plaque Tl, la manette M, le fil de M au massif, la came c, le ressort r, les branches 4 et 4, les bob. ant. et post., les branches 2 et 3, la borne ligne).
- 24° Laisser retomber la lèvre mobile, placer la manette M sur Li, et toucher avec + la borne terre {essai de la dérivation du courant « en cas de mélange, réglage du synchronisme, coupure » à travers le massif, la manette M et la plaque Li). La palette doit rester au repos. ,
- 22° Replacer sur bois la manette M, toucher avec + un point quelconque de la boîte aux goujons, sans appuyer sur le clavier {essai de I’isolement de la boîte aux goujons, par rapport à l’ensemble des pièces du chariot et du massif de Cappareil). La palette doit rester au contact.
- 23° Abaisser une touche quelconque, l’appareil étant mis en mouvement, et appuyer avec -f~ sur un point quelconque de la boîte aux goujons [essai de la communication entre les goujons et la lèvre supérieure du chariot, pendant la transmission). L’armature doit se soulever.
- 24° Attacher + à la borne pile, ne pas toucher au cla-vier; laisser seulement dérouler le mécanisme d’horlogerie. Essai de /'isolement, par rapport au chariot et au massif de l’appareil, du fil qui va de la boîte aux goujons
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- à la borne pile). La palette, ne doit pas se soulever.
- 25° Laissant + à la borne pile, faire dérouler l’appareil et transmettre (essai de la communication entre la borne pile et la boîte aux goujons). L’armature doit se soulever régulièrement.
- Toutes les parties métalliques de l’appareil, utilisées pour le passage des courants, étant ainsi méthodiquement soumises h l’examen, tout dérangement dans les communications doit être inévitablement circonscrit et promptement découvert. Mais il est indispensable de suivre l’ordre et la méthode indiqués ci-dessus, afin de n’oublier l’essai d’aucune partie et d’arriver à un résultat concluant.
- III. —r Pour une seule touche abaissée, la palette déclanche plusieurs fois de suite ou même indéfiniment.
- Ce dérangement peut provenir de la défectuosité des pièces suivantes, qu’il faut vérifier dans l’ordre que nous indiquons :
- Voir: 1° si le réglage ordinaire de l’électro aimant n’est pas trop sensible (le vérifier, voir page 251);
- 2o Si l’armature repose bien à plat sur les plaques polaires (voir page 277) ;
- 3° Si le papier placé sur les pôles n’est pas détaché (voir page 281).
- 4° Si le ressort fivé n’est pas trop tendu (revoir son ré, glage, page 278) ;
- 5° Si la vis de contact de la détente n’est pas trop haute (revoir son réglage, page 294);
- 6° Si le ressort de la détente n’est pas trop faible (revoir son réglagey page 29 ô) ;
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- 7° Si le ressort interrupteur ne touche pa&à la came correctrice, ni <\ aucun autre point du massif, au moment où le colimaçon commence à ramener l’armature (1/2 tour de l’axe imprimeur). Le courant d’induction de rapprochement — voir page 88— se produirait sans obstacle (vérifier le réglage du ressort, voir page 273) ;
- 8° S’il ne circule pas dans les bobines un courant de mélange (voir page 237-264) venant de la ligne, ou des courants atmosphériques (on s'en assure, en mettant momentanément la manette M sur Li; si le dérangement persiste, il ne vient pas de la ligne).
- 9° Si les goujons soulevés n’hésitent pas à rentrer dans leur rainure, sans quoi le chariot pourrait les toucher involontairement plusieurs fois de suite (les vérifier, voir page 29.0).
- IV. — Une fois l’armature soulevée, l’axe imprimeur n’abandonne pas sa position d’inertie.
- Vérifier, dans ce cas, les points suivants :
- Voir : 1 o si le ressort fixe de l’armature n’est pas trop faible (voir page 278) ;
- 2° Si le ressort du levier d’échappemeirt n’est pas trop fort (voir page 295).
- 3° Si le plan incliné n’est pas trop vers la gauche, de telle sorte que le doigt du cliquet s’arrête ou sur le sommet °u sur le plan de droite (voir page 301);
- 4° Si le ressort du cliquet n’est pas trop fort, ou le Assort en U du levier d’entraînement du papier trop faible; Ces 2 anamolies empêcheraient Je doigt du cliquet d’a-chever son mouvement de rotation, et il resterait inerte SUr la montée du plan, (voir pages 298 et 315).
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- V* Quand on n’appuie sur aucune touche, un grincement continuel se fait entendre du côté de l’échappement.
- Ce dérangement est produit par un contact léger entre les dents du cliquet et celles de la roue de rochet d’échappement, qui persiste à l’état ordinaire.
- Cette fausse position du cliquet peut provenir des causes suivantes :
- 4« Le plan incliné est trop porté à droite, et le cliquet descend sur le plan de gauche, trop loin du sommet (dans ce cas, le pousser vers la gauche, voir page 304);
- 2° Le cliquet reste sur le plan de droite, le plan incliné étant trop à gauche (lepousser vers la droite, voirpage304)«
- 3° Le plan incliné ou le doigt du cliquet sont usés (dans ce cas, relever le plan incliné avec une cale ou changer le cliquet et le plan incliné, voir page 302).
- VI. — Ce grincement ne se produit que d’une manière intermittente, quand l’axe imprimeur achève sa révolution.
- Il peut provenir des causes suivantes :
- 4° Le cliquet s’arrête trop près du sommet du plan. Par suite du choc du taquet contre l’épaulement de la détente, la réaction rejette en arrière le cliquet au de là du sommet et le laisse inerte sur le plan de droite, [dans ce cas, pousser le plan vers la droite; voir page 304).
- 2° Le ressort du cliquet est trop fort. La vitesse acquise manque quelquefois et le cliquet n’a plus la force de remonter la pente de droite du plan incliné (voir page 298)*
- 3° Le ressort en U, qui agit sur la came d’entraînement du papier, est trop faible (voir page 315).
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- VU. —L’abaissement du levier de rappel su blanc n’arrête pas les roues des types et de correction.
- Ce dérangement réside dans le levier de rappel et le ressort-lame. Il peut provenir des causes suivantes :
- 1° La dent de la branche F ne pénètre pas suffisamment dans la coche e du manchon de la roue correctrice (voir %. 420 et page 305).
- 2° Le plan incliné du ressort-lame ne se rapproche pas assez de la roue derochetR6, et la goupille g ne peut le rencontrer (fig. 422). Il peut être arrêté par la roue de rochet remontée, par erreur, trop près de la platine Pi (voir page 308).
- 3° Par suite de construction ou installation vicieuse, le plan incliné ss's” (fig. 423) est situé trop bas, à l’état ordinaire, et la goupille du cliquet passe au-dessus de lui, sans le toucher (voir page 305).
- VIII. — La roue des types s’arrête sous l’action du levier de rappel, mais on entend aussitôt après un grincement.
- Ce grincement vient du frôlement des dents du rochet contre celles du cliquet de correction insuffisamment élevées. Il peut provenir des défauts suivants :
- 4° L’appareil déroule trop lentement, la vitesse acquise du cliquet est trop faible, et il s’arrête en montant le long de la pente de droite du plan ss' s” (fig. 4 23J. Dans cette situation, il touche encore le rochet (voir page 305).
- 2° Par suite d’un vice de construction et de pose, le plan ss’ est situé trop haut et la goupille ne peut le franchir pour arriver jusqu’à l’entailles’ (fig. 423 et page 305).
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- IX. — L’abaissement du levier de rappel arrête la roue des types, mais la vitesse de l’appareil diminue aussitôt; elle reprend son degré normal, dès que le levier revient au repos.
- Ce dérangement se produit :
- 1° Lorsque la rondelle r (fîg. 183) étant serrée à fond par la vis vft, frotte par seshords contre la surface antérieure de la roue des types. (Ce défaut vient d’une pose irrégulière de l’assiette métallique MM, qu’on a trop éloignée de la platine Pi ; par suite, la roue des types et la roue correctrice n'ont pu pénétrer assez avant sur l’axe plein AA, et la rondelle r, au lieu de s’arrêter contre l’axe A, s’appuie contre la roueR4, Si donc on arrête la roue des types, l’axe A, par suite du frottement anormal de la rondelle r contre la surface de la roue R4 au repos, absorbe trop de force motrice, et le mouvement de l’appareil se ralentit, pendant tout le temps que la roue des types reste ramenée au blanc. Au contraire, dès que les roues de correction et des types recommencent à tourner avec l’axe plein A, ce frottement ne se fait plus sentir, et le mouvement reprend sa vitesse ordinaire). Voir page 307.
- 2e Lorsque l’huile manque complètement dans l’intérieur du manchon de la roue des types, (avoir soin d’huilef le pourtour de l’axe A, toutes les fois qu’on démonte cette partie). Voir page 307.
- 3° Lorsque la surface postérieure de la roue de correction est trop près du ressort rr. fig. 183 (vice de construction ou d’installation, provenant des vis w4 w4 in**
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- suffisamment enfoncées, de l’assiette MM posée trop en avant, etc.) Voir page 307.
- X. — Le premier courant transmis, après l’arrêt de la roue des types au blanc, fait partir cette roue, qui s’arrête automatiquement à la fin de la première révolution.
- Voir dans ce cas :
- 1° Si, les 3 branches du levier de rappel ayant été empêchées de revenir à leur position de repos, l’appendice v reste encore dans la situation de la fig. 124 fo's, maintenant le plan incliné k sous le passage de la goupille g (voir page 305).
- 2° Si le ressort-lame n’a pas une élasticité suffisante, pour reprendre sa situation de repos contre la platine Pi (fig. 121). Si besoin est, le sortir, en enlevant la vis VI (fig. 120 et 121), et le tordre.
- XI. — L’impression est mauvaise.
- Ce défaut, asse.; fréquent, peut avoir sa source dans l’une des parties suivantes :
- Vérifier : 1° état de propreté de la roue des types (voir page 314).
- 2° Encrage du tampon, son degré d’usure, sa position sur les types, la force de son ressort (voir page 314).
- 3° Hauteur du cvlindre imprimeur (voir page 319).
- ' 4° Position de la roue des types sur son manchon (voir Page 313).
- 5° Etat de l’anneau de gutta-percha (voir page 318).
- 6° Réglage de la vis d’arrêt du levier d’impression (voir Page 320). '
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- 7° Degré d’usure et solidité de la came correctrice (voir page 303).
- 8° Position du segment d’ivoire relativement au plan vertical de la roue des types (voir page 317).
- 9° Liberté dés mouvements du levier d’impression (voir page 316).
- 10° Degré d’usure du bec de la came et du bec du levier d’impression (voir page 305).
- 11° Etat du ressort R (fig. 116. Voir page 311).
- XII. — Le papier n’avance pas régulièrement.
- Ce défaut peut provenir des causes suivantes :
- Vérifier : 1° si le dessous du presse-papier est propre (voir page 317).
- 2° Si le presse-papier presse bien également par ses deux branches (voir page 317).
- 3° Si son ressort n’est pas trop faible ni trop fort (voir page 317).
- 4° Si le ressort en U du levier d’entraînement n’est pas trop faible (voir page 314).
- 5° Si le ressort du cliquet à ressaut n’est pas trop faible ou si aucun obstacle ne l’empêche d’agir régulièrement (voir page 315).
- 6° Si le levier d’entraînement est bien libre sur son axe (voir page 314).
- 7° Si le guide-papier est légèrement huilé (voir page 320).
- 8° Si le papier n’est pas trop serré sur le rouet (voir page 321).
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- XIII. — La vitesse de l’appareil est ralentie par les combinaisons de lettres, comme bl. INT, bl. EJOT.
- Ce dérangement, très-fréquent, provient d’une exagération dans les frottements, qui absorbent une quantité trop grande de force motrice (voir page 203). Il a sa source, soit dans un mauvais entretien de l’appareil, qui doit être souvent huilé et nettoyé (l’huile mêlée à la poussière formant en séchant une matière gluante qui embarrasse les axes et allourdit leur mouvement), soit dans une trop grande tension des divers ressorts, soit dans le frottement anormal d’une pièce quelconque.
- Quand ce dérangement est très-prononcé, on s’en aperçoit bien vite ; car en taisant bl. EJOT, plusieurs fois de suite, on voit les vibrations de la tige diminuer rapidement à moins de 2 centimètre d’amplitude, et la vitesse de l’appareil devenir de plus en plus lente. Mais il peut arriver que la vitesse subisse seulement un léger ralentissement inappréciable à vue d’œil. Pour s'en rendre compte, il faut installer l’appareil en local avec un autre, conformément aux dispositions des fig. f76, 177, °u utiliser le moyen acoustique indiqué page 326. Dans le premier cas, on verra l’appareil voisin ‘dérailler en avance, bien que le synchronisme ait été primitivement bien réglé ; dans le second cas, on s'apercevra que le ton de la pièce de carton, normal au repos des goujons, baisse Par degrés lorsqu’on manipule.
- Pour que l’appareil soit eu parfait état, il faut que, lorsqu’on fait bl. EJOT indéfiniment, il n’existe aucun changement sensible dans la vitesse.
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- Pour relever ce dérangement, on doit procéder de la manière suivante :
- 1 » Huiler tous les points sujets à frottements (axes du volant et d'impression, cames, colimaçon, frein, vis-charnières de l'armature, axe de la roue des types* axe des leviers d’impression et d’entraînement, autres axes du mouvement d’horlogerie, etc.
- Si ce dérangement persiste ensuite :
- 2° Enlever 4 rondelles du poids; les 2 rondelles restantes doivent constituer seules une force motrice suffisante pour que la vitesse dts axes soit normale et les vibrations de la tige régulières et complètes-, quand l’axe imprimeur est au repos, c’est-à-dire quand on ne manipule pas.
- Si la vitesse est trop lente et que la tige ne prenne pas son amplitude normale (3 cent, environ) :
- 3° Voir: si le volant n’est pas gêné dans son mouvement, par éxemple* par le sabot du frein d'arrêt, ou par un serrage exagéré de son coussinet antérieur (voir page 301); si l'axè imprimeur n’est arrêté par aucun obstacle dans le premier quart de sa révolution (dans ce but, le faire tourner à la main très-lentement et voir si, dans ce premier quart de tour, on ne sent pas une résistance quelconque (voir page 300).
- Lorsqu’on a vérifié ces points, si le ralentissement ne cessé pas :
- 4° Visiter la chaîne sur tout son parcours; voir si eHe n’est pas entortillée, si elle ne frotte nulle paît outre mesure, si les poulies 5 et 6 (fig. 154) sont bien libbëSet tournent régulièrement (si elles he tournent pas, l^3 huiler d’abord ; si ensuite ëllès persistent à ne pas tournef»
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- les enlever, en détachant le massif du remontoir (voir page 329).
- Après ces vérifications préliminaires, remettre au poids les 4 rondelles enlevées, voir si le ralentissement persiste encore, et, le cas échéant, visiter les pièces suivantes, pour voir si elles n’absorbent pas trop de force motrice, par suite d’un réglage défectueux, et diminuer leurs frottements ou leur pression jusqu’au minimum possible. Voir :
- 5° Si le ressort fixe de l’armature n’est pas trop fort (voir page 278) ;
- 6° Si la vis de contact du levier d'échappement né descend pas trop bas (voir page 294) ;
- 7° Si la came correctrice n’est pas trop large, défaut d’ajustage (voir page 303) ;
- 8° Si là roue de rochet de correction n’est pas retenue sur son axe à frottement trop dur (voir page 309) ;
- 9° Si l’axe des leviers d’impression et d’entraînement n’est pas trop haut (impression trop forte, voir page 319);
- 10° Si les manchons de ces deux leviers ne sont pas gênés dans leurs mouvements (voir pages 314-316) ;
- 11° Si le ressort en U du levier d’entraînement n’est pas irop fort (voir page 315) ;
- 12° Si la vis d’anêt du levier imprimeur n’est pas trop basse (voir page 3*0) :
- 13° Si le ressort du presse-papier d’ivoire ne donne pas nnepression eocagètée (voir page 317) ;
- 14° Si le ressort à boudin du tampon encreur n’est pas trop fott (voir page 314);
- 15° Si le ressort latéral supérieur r du chariot (fîg. 7 ïd- VI) n’est pas trop fort (wir page 285);
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- 4 6° Si le ressort de la lèvre mobile du chariot n’est ni trop fort ni trop faible (voir page 286) ;
- 47° Si l’axe du chariot est bien perpendiculaire au couvercle de la boîte aux goujons et a un peu de jeu de haut en bas (voir page 289);
- 18° Si les axes du mouvement d’horlogerie ne sont pas trop serrés par les platines (voir page 328) ;
- 19° Si le ressort interrupteur n’est pas trop fort (voir page 273).
- XIV. — La tige vibrante ballotte et ne vibre pas régulièrement.
- Ces ballottements, en altérant d’une manière continue l’isochronisme des vibrations, modifient le synchronisme des deux appareils en relation, et provoquent des déraillements fréquents. Ce dérangement se traduit par divers symptômes : 1° quand on abaisse le frein d’arrêt du volant, la tige, à son extrémité libre, au lieu de produire des vibrations concentriques à l’axe du volant, semble tourner alternativement autour de deux centres différents et s’arrêter à trois points de chaque révolution, faisant entendre un bruit irrégulier, caractéristique ; 2° quand l’appareil est en mouvement, mais l’axe imprimeur au repos, le cercle des vibrations change de diamètre, au lieu de rester toujours égal ; 3° quand on manipule, le diamètre des vibrations varie brusquement, et non par degrés insensibles ; 4° lorsque, pendant que l’appareil déroule sans transmettre, on frappe vivement avec le doigt un petit coup sec sur le volant, on voit les vibrations devenir irrégulières et ne recouvrer que par secousses leur écartement normal, et, pour ainsi dire, en
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- papillonnant, au lieu de reprendre sans hésitation leur première amplitude.
- Quand on a reconnu ces défauts, en se servant, au besoin, du moyen acoustique exposé page 326, voir :
- 1° Si le pied de la tige est immobile (voir page 321);
- 2° Si son extrémité libre est bien centrée (voir page 321) ;
- 3° Si toutes les parties du frein sont convenablement réglées (voir page 324);
- 4° Si le ressort intérieur de la boule n’est pas trop faible (voir page 322);
- 5° Si le volant n'est pas entièrement libre sur son axe, au lieu d’y tenir à frottement très-dur (voir page 300);
- 6° Si les spires de la tige sont absolument libres et ne touchent à la console par aucun point (voir page 325) ;
- 7° Si la tringle tt’ (fig. 159) est bien fixée à la boule et ne comprime pas les spires de la tige vibrante (cet effet se manifeste souvent quand la crémaillère est artivéeà son maximum d'écartement postérieur, voir page 323) ;
- 8° Si l’extrémité libre delà tige ne touche à aucune autre partie du frein qu’à l’anneau du bras po (fig. 160). (voir page 325).
- XV. — La tige vibrante tourne, mais ne Peut vibrer, et l’appareil déroule très-lentement.
- Quand ce dérangement se présente : voir d’abord si le frotteur du frein de la tige ne touche pas au cylindre fie frottement, au repos de l’appareil (voir page 325).
- Si, après cette vérification, le dérangement persiste, il peut tenir aux causes énumérées à l’art. XIII. Répéter ^examen développé dans cet article (voir page 353).
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- XVI. — L’appareil, installé en local ou sur un court Circuit, déraille facilement.
- Ce dérangement peut avoir sa source dans l’une des parties suivantes, que l’on doit vérifier méthodiquement et avec soin, pprës avoir toutefois procédé à une vérification générale, d’après le procédé indiqué page 333.
- A. PARTIE ÉLECTRIQUE.
- 1° La pile est en mauvais état (voir page 270) ;
- 2° Les fiches du commutateur suisse ou bavarois ne sont pas serrées à fond, ou sont placées sur une diagonale qui ne correspond pas au pôle de la pile aboutissant à la borne pile de l’appareil (voir page 272) ;
- 3° L’armature repose inégalement sur les plaques polaires, ou le papier est humecté d’huile ou mal assujetti (voir pages 276 et suiv.);
- 4e Le ressort fixe de l'armature est trop faible (voir page 270);
- 5° Le ressort variable et le fer doux mobile ne sont pas réglés pour un courant très-faible (réglage ordinaire de Vélectro-aimant, voir page 251);
- 6° Le ressort interrupteur n’établit pas un contact suffisant avec la came correctrice, au repos de l’axe imprimeur (voir pag. 273) ;
- 7° Ce ressort n’est pas isolé du massif de l’appareil? à 1/4 de tour de l'axe d’impression (voir page 274) ;
- 8° Le ressort r2 (fig. 168, 170) du levier de rappel au blanc n’est pas complètement isolé, à l’état ordinaire (voir page 276) ;
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- 9° Le ressort de contact latéral r (fig. 6 bis, pl. VI) et celui delà lèvre mobile du chariot sont trop faibles (voir page 285 et suiv.);
- 4 0° La hauteur du tablier de la lèvre mobile est mal réglée (voir page 288) ;
- \\° Le chariot ne tourne pas dans un plan parallèle au couvercle de la boîte aux goujons (voir page 289) :
- B. PARTIE MÉCANIQUE.
- 1° La vis de contact V (fig. H1) du levier d’échappement n'est pas assez serrée (voir page 294);
- 2° Le ressort R (fig. 100) de ce levier est trop faible (voir page 295);
- 3° Le doigt D (fig. 403 ter) du cliquet d’échappement reste, à l’état de repos de Taxe imprimeur, trop près du sommet du plan incliné (voir page 301) ;
- 4° Le plan incliné du ressort-lame du levier de rappel au blanc touche encore la goupille du cliquet de correction, quand les deux roues des types et de correction doivent librement tourner (voir page 305);
- 5° Le cliquet de la roue correctrice a son ressort trop faible ou ses dents usées (voir page 308);
- 6o Le frottement qui retient la roue de roche! de correction à son axe est insuffisant, ou ses dents sont usées (voir • page 309).
- XVII. — Quand l’appareil est installé en ligne, on reçoit mal du correspondant, qui Reçoit bien.
- Dans ce cas procéderd’abord à une vérification générale, (voir page 333), puis, si le dérangement persiste, examiner
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- avec plus d'attention les points suivants, dont les défectuosités peuvent amener l’effet que l’on constate :
- A. PARTIE ÉLECTRIQUE.
- 1° Le fil de terre est en mauvais état (voir page 270);
- 2° L’armature repose inégalement sur les plaques polaires (d'où impossibilité de régler au maximum de sensibilité et, par conséquent, de recevoir tous les courants, quand leur énergie faiblit au-delà d’un certain degré), ou bien le papier est taché d’huile ou mal fixé (voir page 276);
- 3° Après f/4 détour de l’axe imprimeur, le ressort interrupteur reste imparfaitement isolé de la came correctrice et du massif de l’appareil (le courant induit de retour pourrait se produire, voir page 87) ;
- 4° Le ressort de dérivation du levier de rappel au blanc est imparfaitement isolé, à l’état ordinaire: (Ce ressort, par suite d’un vice de construction, ou par l’affaiblissement du ressort à boudin m, enroulé autour de la tige du bouton K, fxg. 4 68, peut reposer si près du point p, que par suite de T ébranlement provoqué sur l’appareil par les vibrations de la tige régulatrice, une dérivation imparfaite s’établisse d'une manière intermittente. Quand on transmet, cette légère dérivation n’est pas, en général> suffisante pour empêcher i’armature de se soulever au dé part, et le courant total qu’en reçoit le correspondant n’en est en rien altéré; mais quand on reçoit, le courant arrivant très-affaibli, par suite des déperditions ordinaires le long des poteaux, et se perdant encore en partie à travers la dérivation incomplète du levier de rappel, peut faire tardive" ment soulever l'armature et dérailler l’appareil en avance• Voir page 275).
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- 5o Les divers contacts du chariot sont mal nettoyés (1) Woir pag. 235 et 285).
- B. PARTIE MÉCANIQUE.
- \° La vis de contact du levier d’échappement est mal réglée, ou le contre-écrou, qui doit la maintenir dans une position invariable, s’est desserré (voir page 294) ;
- 2° Le ressort du levier d’échappement est trop faible (voir page 295);
- 3° Le ressort du cliquet d’échappement est trop faible, ou ses dents et celles du rochet sont usées (voir page 296);
- 4° La came correctrice est mal fixée ou usée (voir page 303) ;
- 5° Le ressort du cliquet de correction est trop faible, ou bien ses dents ou celles de la roue de frottement sont usées (voir page 308) ;
- 6° Le frottement, qui retient cette roue à l’axe de la roue des types, est insuffisant (voir page 309);
- XVIII. — Quand l’appareil est installé en ligne, on reçoit bien du correspondant, qui reçoit mal.
- Si ce dérangement persiste, après la vérification générale, il peut provenir des défauts suivants dans l’appareil qui reçoit bien :
- (1) Cetlc cause de dérangement est supprimée, si l’on met la manette M sur T< ou si, la manette restant sur bois, on se sert du chariot nouveau modèle (voir ch. XV, page 283).
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- 1° Pile trop faible (voir page 270) ;
- 2° Fils des bornes pile et ligne mal attachés (voir page 271);
- 3° Lèvre inférieure du chariot mal réglée (page 288) ou goujons sales (1) ;
- i° Ressort latéral du pivot supérieur du chariot et celui de la lèvre mobile, encombrés d’huile et de poussière (voir pag. 285 et 286) (2) ;
- 5° Exagération de tension de ces deux ressorts produisant, par un excès de frottement, une perte de vitesse (voir page 287) ;
- 6° Défaut de parallélisme entre le plan horizontal de rotation du chariot et celui du couvercle de la boîte aux goujons (voir pag. 289 et 292).
- XIX- — Quand l’appareil est installé en ligne, les deux correspondants reçoivent mal.
- Dans ce cas, on doit d’abord, sur chaque appareil, procéder à une vérification générale, puis, si la communication n’est pas améliorée, revoir avec plus de soin s’il n’existe pas une des défectuosités suivantes :
- \° Fil de ligne mal assujetti à la borne de ce nom (voir page 271) ;
- 2° Fiches du commutateur suisse ou bavarois insuffisamment enfoncées (voir page 272);
- 3° Mauvais contact entre la came correctrice et le ressort interrupteur (voir page 273);
- (l-î) Le nouveau chariot annihile cette cause de dérangement.
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- 4° Ressort de contact du pivot supérieur du chariots malpropre (voir page 285 et note, page 385);
- 5° Ressort de la lèvre mobile trop faible (voir page 286) ;
- 6° Ballottement du volant sur son axe (voir page 300);
- 7° Frottement insuffisant de la roue de rochet de correction (d'où chocs fréquents produits par la came correctrice, causes de ralentissement (voir pag. 309);
- 8° Mauvais état ou réglage incomplet de la tige vibrante ou du frein (voir pag. 321 et suiv.).
- Les causes de trouble énumérées art. XVII et XVIII n’influencent que Yun des deux instruments en relation; celles de l’art. XIX altèrent la régularité de marche des deux correspondants.
- XX. — L’abaissement de la pédale ne fait pas remonter le poids.
- - Ce dérangement a pour cause un affaiblissement des ressorts des cliquets du remontoir ou un mauvais état de sa chaîne.
- Quand le ressort rl du cliquet cl (fig. 156) est trop faible, celui-ci ne mord pas sur les dents du rochet 3a, et s’abaisse sans entraîner les roues 3 et 3a. Lorsque ce défaut se rencontre sur le ressort r du cliquet G, les roues 3 et 3a sont bien enti aînées par le cliquet Cl, au moment de l’abaissement de la pédale, et le côté cd de la chaîne s’élève iqomentanément; mais quand la pédale remonte, le cliquet G, ne retenant pas bien les dents de la roue 3a, les roues 3 et 3a reviennent en arrière, et le poids redescend aussitôt. Pour corriger ce défaut, démonter le massif du remontoir (page 329) et donner plus de force aux ressorts des cliquets.
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- Quelquefois aussi, le bout de chaîne qvx (fig. 156) qui s’engage sur les dents de la roue 3 n’a pas ses maillons suffisamment écartés, par suite d’un défaut de construction, et glisse sur sa roue au lieu de l’entraîner. Dans ce cas, changer la chaîne.
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- XXI. — La pédale s’abaisse et ne remonte pas.
- Ce défaut provient généralement de la faiblesse du ressort R (fig. 156). Le raccourcir, ou plutôt attacher son extrémité q à un certain nombre de maillons plus loin que le bout libre de la chaîne. Avoir soin, en le plaçant, de tenir la goupille g d’arrêt du bras B (fig. 156) contre le massif du remontoir à droite, pendant qu’on attache le ressort R à la chaîne. Quand ce réglage est opéré, le point L de la pédale doit reposer à environ 2 décimètres du sol. Pour l’élever ou l’abaisser, il suffit de faire avancer la chaîne qvx sur la roue 36, en la relevant au-dessus des dents de cette roue, et la dirigeant soit dans le sens de la flèche /*2, soit en sens contraire.
- En résumé, quelle que soit l’installation d’un appareil (en local ou en ligne), 1° la 1re opération consiste dans le réglage ordinaire (électro-aimant — synchronisme voir pag. 248 et 253); 2° si l’appareil ne donne pas un fonctionnement régulier, on procède à une vérification générale (partie électrique, partie mécanique, voir page 333); 3° si les dérangements persistent, voir à quel cas spécial il faut les attribuer et vérifier les points divers qui peuvent en être le siège (art. I à XXI, pag. 237 à 264).
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- CHAPITRE XV.
- NOTES DIVERSES.
- Règlement officiel sur le service de l’appareil Hughes à l’intérieur.
- — Conseils pour le service en ligne. — Exercices de manipulation. Recueil de combinaisons. — Chariot inverseur pour lignes sous-marines. — Chariot pour lignes aériennes {,nouveau modèle). — Appareil Hughes translateur. — Appareil Hughes utilisé en Russie.
- — Diverses formes de goujons. — Modification du frein de la tige vibrante. — Application de l’appareil Hughes à la mesure du temps. — Propagation de l’électricité {extraits).
- Bèglement officiel sur le service de l’ap-pareil Hughes à l’intérieur.
- Art. 1. La transmission des dépêches échangées par l'appareil Hughes s’efîectue par séries, dans un ordre alternatif.
- La série est limitée à dix dépêches, de quelque nature qu’elles soient, officielles, privées ou de service, lorsque la ligne est desservie par deux employés à chaque extrémité (1).
- Ces dix dépêches sont considérées comme formant une seule transmission, qui ne doit être interrompue que dans le cas d’urgence exceptionnelle, ou pour garder des bureaux aux approches de la clôture.
- (f) Dans le service des fils internationaux, la série reste fixée, jusqu’à nouvel ordre, à cinq dépêches.
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- Toute dépêche de deux cents mots et au-dessus est considérée comme formant une seule série.
- Toutes les dépêches se référant à un type commun au moyen des mots même texte sont transmises sans interruption, quelle que soit la longueur du texte.
- Toutefois, entre les bureaux où le mouvement des correspondances comporte l’emploi simultané de deux fils, chacun des conducteurs peut être affecté à la transmission exclusive des dépêches dans un sens, et, dans ce cas, comme dans le précédent, la série reste limitée à dix dépêches.
- Art. 2. Le préambule des dépêches privées est composé dans la forme suivante : Lyon de Paris 680 20 7 8,30 m
- ou s, et, s’il y a lieu : Voie......... Exprès, Jîecom-
- mandée, etc., ou autres indications éventuelles.
- Le premier nombre représente le numéro d’ordre inscrit sur la dépêche au départ;
- Le second, le nombre des mots ;
- Le troisième et les suivants, la date et l’heure du dépôt.
- Un double trait = est placé entre le préambule et l’adresse, entre l’adresse et le texte, et entre le texte et la signature.
- Immédiatement après chaque dépêche, l’employé qui l’a transmise donne la répétition des nombres qu’elle contient, et, le cas échéant, des mots dont le sens ou l’orthographe lui sembleraient de nature à provoquer une demande d’explication de la part du correspondant.
- Art. 3. Les signaux conventionnels sont les suivants :
- \° Pour indiquer une erreur : deux ou trois A consécutifs, sans aucun signe de ponctuation ;
- 2° Pour interrompre La transmission du bureau corres-
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- pondant : deux ou trois lettres quelconques convenablement espacées.
- Le poste interrompu reprend les derniers mots qui précèdent l’interruption. En cas de désaccord, le poste qui reçoit indique le point précis où il y a lieu de recommencer la transmission ;
- 3° Pour appeler le poste avec lequel on est en communication ou pour lui répondre : le blanc et Y N répétés alternativement;
- 4° Pour régler le synchronisme et demander dans ce but la répétition prolongée du même signe : une combinaison composée du blanc, de VI et du T, reproduite autant de fois qu’il est nécessaire;
- 5° Pour demander ou faciliter le réglage de l'électroaimant : une combinaison formée des quatre signaux suivants : le blanc, Y J, YN et le T1, répétée autant de lois qu’il est nécessaire ;
- 6° Pour indiquer qu’on a compris : la combinaison B IN;
- 7° Enfin pour donner attente : la combinaison ATT suivie de la durée probable de l’attente, lorsqu’elle doit dépasser cinq minutes. Dans ce cas, elle sera motivée.
- Dans le service international, les E accentués sont remplacés par des E muets, pendant la transmission; mais, dans le collationnement, le mot est rétabli tel qu’il est dans le texte. L’employé colleur reporte à la plume l’accent des E qui doivent être accentués.
- Art. 4. Au bureau d’arrivée, la bande portant les dépêches reçues est collée sur les imprimés destinés à cet usage.
- Le préambule, l’adresse, le texte et la signature se suivent
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- d’une manière continue, sur une ou plusieurs lignes.
- Les bandes composant une dépêche sont disposées de manière à se superposer par leurs bords.
- Chacune d’elles doit occuper toute la largeur de l’imprimé; toutefois les chiffres ou les mots qui ne trouveraient pas intégralement place à la fin d’une ligne seraient reportés à la suivante, sans pouvoir être scindés dans aucun cas.
- Ainsi disposée, la dépêche présenterait, par exemple, la forme suivante :
- Préambule........ZZ Adresse.........zz Texte.
- ...........Texte........................Texte. . . .
- Texte........ZZ Signature...........
- Les passages erronés, les groupes de lettres sans Signification sont éliminés avant le collage, et les deux parties de la bande qui a été coupée, rapprochées et superposées par leur extrémité.
- Si, après le collage, il reste à faire quelque correction, soit qu’elle porte sur une fraction de bande trop restreinte pour avoir pu être enlevée, soit qu’elle provienne d’une rectification postérieure, l’employé biffe à l’encre le passage à modifier et rétablit, au bas de la feuille, le texte exact.
- Aucune rectification ne peut être faite en superposant la bande rectificative sur la bande erronée, ni en surchargeant à l’encre le texte imprimé; il ne peut non plus être intercalé dans le texte d’autres lettres complémentaires que celles dont l’omission ne modifierait en rien le sens du
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- mot auquel elles appartiennent, comme dans Stasbourg pour Strasbourg,aministration pour administration.
- Art. 5. Après la transmission de la série, le bureau d’arrivée accuse réception du nombre des dépêches reçues, en distinguant les dépêches officielles, ou de service, des dépêches privées.
- Cet accusé de réception prend la forme suivante :
- De P. (Paris, indicatif de la station qui a transmis) reçu cinq — ou : de L. (Lyon) reçu cinq dont deux officielles.
- Il est transmis d’après le procès-verbal que tient l’employé chargé de la manipulation, mais l’employé contrôleur est seul responsable de toute différence entre le nombre accusé par son collègue et celui des dépêches réellement reçues.
- L’accusé de réception reçu est détaché de la bande et collé sur le procès-verbal, à la suite des dépêches auxquelles il se rapporte.
- Art. 6. L’échange des rectifications s’effectue suivant la formule : En n°,.......lire......etc.
- Les rectifications peuvent être données entre deux dépêches par l’employé transmetteur, mais elles ne peuvent être demandées qu’après la série par le bureau qui reçoit, à moins toutefois qu’il ne s’agisse d’une urgence.
- Les rectifications relatives à des dépêches d’une série précédemment transmise sont faites par avis de service adressés aux bureaux de destination. Ces avis rappellent le nom et l’adresse des destinataires.
- Les demandes de renseignements qui se produisent dans les mêmes conditions font également l’objet d’un avis de service.
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- Art. 7. Si l’appareil est desservi par deux employés, chacun d’eux prend à son tour, pendant la moitié de la séance, la manipulation ou le contrôle.
- Toutefois, le chef du bureau a la faculté, lorsque l’in-térêt du service l’exige, de modifier momentanément les règles de cet alternat.
- 11 est tenu deux procès-verbaux distincts, l’un pour les dépêches transmises et l’autre pour les dépêches reçues.
- Art. 8. L’employé préposé à la manipulation estchargé du réglage des diverses pièces, de la recherche des dérangements et généralement de tous les soins que réclame l’appareil.
- Il effectue toutes les transmissions, donne et demande les rectifications ou renseignements qui lui sont indiqués par son collègue, et se conforme à ses invitations sur tout ce qui peut garantir l’exactitude des transmissions.
- Pendant la réception, il surveille, en lisant la bande, le fonctionnement régulier de l’appareil; il tient le procès-verbal des dépêches reçues et y mentionne tous les incidents relatifs à l’état des communications.
- Il est responsable, pour les dépêches à transmettre, de leurperfe ou du retard apporté à leur transmission.
- Art. 9. L’employé chargé du contrôle vérifie les dépêches transmises par la comparaison de la bande avec les originaux ou les copies; signale à son collègue, au fur et à mesure qu’il les relève, toutes les erreurs ou omissions commises; inscrit sur la minute ou la copie, avec sa signature, les heures de transmission et tient le procès-verbal affecté à ces dépêches, sur lequel il mentionne tous les renseignements relatifs aux transmissions.
- il découpe et colle sur les feuilles destinées à cet usage
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- les bandes portant les dépêches reçues, inscrit dans la case spéciale les indications non sujettes à la taxe : Exprès, Poste, Réponse payée, etc.; il vérifie le nombre des mots, compare le texte avec le collationnement, fait rectifier les passages erronés ou douteux et revêt la feuille de sa signature.
- Il enroule ensuite les bandes sur le rouet après en avoir rapproché et collé les extrémités séparées.
- II est responsable de la perte de toute dépêche reçue et non collée, ainsi que de toutes les erreurs ou omissions qu'il a négligé de faire rectifier.
- Art. 10. Lorsque l’un des deux employés se trouve, pour un motif quelconque, distrait momentanément de sort poste, l’employé demeuré seul pourvoit, pendant la durée de l’absence, à tous les détails du service commun, ou, s’il devait en résulter un retard dans l'échange des dépêches, informe le chef du bureau qui prend les mesures nécessaires.
- Il en est également référé à ce dernier toutes les fois que les dérangements de l’appareil ou de la ligne nécessitent une réparation ou un changement d’appareil.
- Art. 4 1. Lorsque l’appareil Hughes est desservi par un seul employé à l’une et l’autre des extrémités, la série est limitée à cinq dépêches; les opérations de manipulation, de réception, de contrôle sont les mêmes que lorsque le fil est desservi par quatre agents.
- Art. 41. Le présent règlement sera mis en vigueur ^ partir du 16 nov. 4871.
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- Conseils pour le service. •
- Avant de commencer le service sur un appareil installé en ligne, il faut : 1® mettre un peu d’huile sur toutes les pièces sujettes à frottement (voir page 354) ; 2° soumettre la partie électrique et la partie mécanique à une vérification générale, en suivant l’ordre indiqué chap. XIV, page 333. art. I, II, III, pour s’assurer que toutes les pièces pourront fonctionner régulièrement, et qu’aucun dérangement n'entravera le travail ultérieur ; 3° effectuer le réglage ordinaire de l’électro-aimant (voir page 251); 4° mettre l’appareil en mouvement, et, avant d’appeler le correspondant, faire quelques bl. INT et bl. EJOT, pour voir s’il n’y a pas de perte de vitesse (voir page 353). — S’il sort des lettres en trop, dévisser légèrement la vis variable, jusqu’à ce que les lettres étrangères disparaissent. — Voir si l’impression est bonne et si le papier avance bien. Au besoin, étendre un peu d’encre sur le tampon, pendant qu'il tourne.
- Quand on s’est assuré que tout est à l’état normal :
- 1° appeler le correspondant par quelques bl. N bl. N...
- et régler le synchronisme, suivant la méthode développée pag. 217 et suiv. Une fois le synchronisme réglé avec la précision requise, les deux correspondants ramènent leur roue des types au blanc, en appuyant modérément sur le levier de rappel, puis échangent quelques bl. INT, pour s’assurer que, de part et d’autre, l'electro-aimant a acquis son maximum de sensibilité.
- Quand ce travail préparatoire est terminé, on peut commencer la transmission des dépêches, en se confor-
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- mant aux ordres relatés dans le règlement officiel (voir pag. 265 et suiv.).
- Pour couper la transmission du correspondant, en cas de déraillement ou pour une cause urgente, on appuie simplement sur deux touches convenablement espacées. Si l’on pressait avec la main un plus grand nombre de louches à la fois, on provoquerait à destination l’impression de lettres fausses, un travail anormal de la correction, des chocs de la came correctrice contre les dents de la roue de ce nom, l’arrêt brusque de l’appareil et la rupture probable de quelque pièce délicate.
- La fin d’une transmission est indiquée par le ? immédiatement suivi d’un blanc de chiffres et d’un blanc de lettres faits dans un même tour de chariot. Aussitôt après, les deux correspondants ramènent la roue des types an blanc, et la transmission change de sens, s’il y a lieu.
- Pendant la réception, le courant, venant de la ligne, est susceptible de varier dans des limites assez étendues et peut nécessiter des modifications dans le réglage de l’électro-aimant. 1° Si on reçoit des lettres en moins ou dénaturées, cela indique faiblesse de courant; dans ce cas Serrer un peu jilus la vis variable, jusqu’à ce qu’on revive bien et n'enfoncer davantage le fer doux que si le réglage parfait n’a pu être obtenu par l’épuisement de la Vis variable. 2° Si l’on reçoit des lettres en trop internées parmi les lettres normales, cela indique -augmenta-*lQn dans l’intensité du courant; dans ce cas, desserrer Peu à peu la vis variable, jusqu’à ce que tous les mots Se reproduisent bien, puis si, cette vis étant complètement dévissée,,il saute encore des lettres, mais alors seu-
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- lement, retirer un peu le fer doux, avec beaucoup de précaution et de lenteur.
- Si, durant la transmission, un dérangement se manifeste, examiner d’abord avec attention les effets produits, ensuite procéder aux recherches, suivant le.cas, en adoptant les méthodes développées ch. XIV.
- Nous avons vu (pag. 237 et 26?S) les effets divers produits par un courant de mélange sur les électro-aimants des deux instruments en relation. L'un reçoit des lettres en trop, l’autre des lettres en moins ou dénaturées. Rectifier alors le réglage en conséquence, comme il a été dit précédemment.
- Quand le mélange provient d'un appareil Hughes, on peut, sans le secours du Morse, en reconnaître la provenance. Il suffit de régler par tâtonnement la vitesse sur celle du correspondant accidentel, ce à quoi on peut arriver sans trop de difficulté avec un peu d’habitude.
- Quand le mélange est peu accentué, il n’entrave pas les transmissions, à la condition de modifier le réglage comme il vient d’ètre dit. Si, au contraire, il est très-prononcé, ou que, étant faible, il soit accompagné de pertes sur la ligne, l’appareil, quoique en bon état, déraille fréquemment. Cès déraillements sont,quelquefois, à tort, attribués aux variations du synchronisme ; ils ne proviennent que des retards apportés dans l'action du courant sur l’armature, retards qui sont dus aux change-ments dans l’état des conducteurs extérieurs. Certainement le régulateur ne donne jamais un synchronisme absolument parfait, mais, une fois réglé, il fournit une approximation suffisante, qui peut persister une journée ou même une semaine entière. Ses variations ne sont
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- dues en général qu’à l’usure des pièces qui le composent ou aux variations de la température.
- Quand on attend Y accusé de réception de dépêches transmises au correspondant, il est bon, au cas où la réponse se ferait attendre, d’arrêter l’appareil ; car, en le laissant dérouler après avoir arrêté la roue des types au blanc, l’axe de cette roue, obligé de tourner dans son manchon qui n’est pas toujours parfaitement ajusté, s’use inégalement et fait voiler les roues des types et de correction.
- Si au bout de 5 minutes le correspondant n’a pas répondu, il est prudent de régler de nouveau l’électro-aimant au maximum de sensibilité; car une perturbation arrivée inopinément sur la ligne aurait pu rendre le courant très-faible, et imperceptible avec le réglage actuel.
- Quand l'ordre de transmission change, celui qui prend la manipulation doit faire un certain nombre de blancs avant de commencer à transmettre. Cette précaution est surtout nécessaire sur les longues lignes où le courant de retour, produit par le dernier courant transmis, augmente outre mesure l’attraction de l’aimant dans l’appareil qui cesse de transmettre.
- Exercices de manipulation. Recueil de combinaisons.
- Nous compléterons ici par quelques conseils les renseignements donnés pag. $54 et suiv., sur la manipulation. Le but à atteindre, quand on apprend à manipuler, est celui-ci : arriver, avec remporte quelle vitesse de déroulement du chariot, à ne laisser passer aucune combinaison sans en profiter. Cet idéal est difficile à obtenir,
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- parce qu'il demande un certain nombre de qualités, qu'on ne trouve pas toujours réunies chez un opérateur, l'agilité des doigts, une Lvue longue et prompte,l’oreille musicale, etc. Mais on peut acquérir une rapidité de transmission moyenne, par une série d'exercices méthodiques fréquemment répétés. On doit de préférence s’exercer sur un appareil qui déroule avec lenteur, \ 00 tours au plus de chariot par minute : cette méthode facilite la recherche des lettres et donne une plus grande sûreté à la manipulation.
- Le 1er exercice consiste à faire des blancs [de lettres) à chaque tour de chariot, tout en remontant le poids, pour s’habituer à taire mouvoir le pied sur la pédale en même temps que les mains sur le clavier. Dans ce but, on appuie le petit doigt gauche sur la touche blanc, tout en tenant rapprochés autant que possible des touches avoisinantes les autres doigts, l’annulaire, le majeur et l’index, au-dessus de A, B, C, D, E, le pouce au-dessus du blanc des chiffres.
- L'étude de la manipulation comprenant surtout la connaissance des combinaisons, nous en donnons ci-après un certain nombre applicables à toutes les langues; l’élève pourra les transcrire sur des cartons pour faciliter son travail. Chaque groupe est d’abord étudié à part, jusqu’à ce qu’on puisse le reproduire sans faute, sans passer de tour de chariot, au moins sur une longueur de bande de 0rn,25. Quand 2 ou 3 combinaisons ont été bien apprises, rien n’empêche de les accoupler, pour en former de plus complexes.
- En manipulant, tenir les doigts déployés, espacés autant que possible, sans raideur, au-dessus des touches,
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- chaque main recouvrant une moitié du clavier, les pouces se rejoignant presque au-dessus du blanc des chiffres et les 4 autres doigts reposant immédiatement au-dessus des touches noires. — Appuver sur chaque touche avec le doigt le plus rapproché d’elle, et déplacer le moins possible les doigts de leur position normale.
- Chaque groupe ou combinaison doit toujours être précédé et suivi d’un blanc.
- Combinaisons de i et % lettres précédées d’un blanc,
- abcdef g hijklmnopqrst u v é x y z — af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aé ax ay az — bg bh
- bi bj bk bl bm bn bo bp bq br bs bt bu bv
- bé bx by bz — ch ci cj ck cl cm en co cp
- cq cr es et eu cv cé cy cz — di dj dk dl
- dm dn do dp dq dr ds dt du dv dé dy dz — • ej ek el em en eo ep eq er es et eu
- ev eé ex ey ez — fl fm fn fo fr fs ft fu fé
- fy fz — gl gm gn go gr gs gt gu gv gé gx gy gz — hm hn ho hp hr hs ht hu hy hz — in io ip iq ir is it iu iv ié ix iz — jo ju j.é jy — kp kr ks kt ku kv ké ky kz — lq lr ls lt lu lv lé ly lz — mr ms mt mu mv ftié my — ns nt nu qv né nx ny nz — ot
- ou ov oé ox oy oz —' pu pv pé py pz — ré
- ^y rz — sé sy sz — ty tz — uy uz.
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- Dans les exercices suivants, abaisser d’abord le blanc des lettres avec le petit doigt gauche, puis le blanc des chiffres avec l’un ou l’autre pouce, et enfin les chiffres ou signes usuels avec Ie3 autres doigts libres les plus voisins des touches à faire mouvoir.
- Combinaisons de chiffres.
- 123456 7 890.,?/ = )
- ( — 16 17 18 19 20 1. 1? 1/ 1= 1)
- 1(----- 27 28 29 20 2. 2? 2/ 2= 2( 2)
- ---- 38 39 30 3. 3, 3? 3/ 3= 3( 3)
- ---- 49 40 4. 4, 4? 4/ 4= 4( 4)--50
- 5. 5, 5? 5/ 5= 5) 5)------------------------6. 6, 6? 6/
- 6= 6) 6(-------7, 7? 7/ 7= 7) -7(-------------
- 8? 8/ 8= 8) 8{-------8? 8/ 8= 8) 8)
- ---- 9? 9/ 9= 9( 9)-0/ .
- Combinaisons de 3 lettres 'précédées d'un blanc.
- afl afo afr afu afé afy afz — agi agn ago agr ags agt a gu âgé agy agz — abm ahn
- aho ahp ahr ahs aht ahu ahv ahé ahx ahy ahz — ain aio aip aiq air ais ait aiu aiv aié aix aiz — ajo aju ajé ajy — akr aks akt aku aky akz — air als ait alu alv alé alx aly alz amr ams arat amu amv amé amy amz — ans ant anu anv ané anx any anz — aot aou aov
- aox koz —« apu apé apy apz — aré arx ary
- arz — asé asy asz — aty atz — birt bio bip
- biq bir bis bit biu biv bié bix biz — blu blé
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- bly — bot bou bov boé box boy boz — bré bry — bsé bsy — bty — buy buz — chm chn cho chp chr chs cht diu chv ché chy chz — cin cio cip ciq cir cis cit ciu civ cié cix ciz — ckr cks ckt cku ckv cké cky ckz — clu clé cly — cmu cmy — cnu cny — cot cou cov coé cox coy coz — cré cry
- — csé csy — cty — cuy cuz — din dio dip diq dir dis dit diu div dié dix diz — djo dju djé djy — dmu dmy — dnu dny — dot dou dov doé dox doy doz «— dré dry — dsé dsy — dty — duy duz — ejo eju ejé ejy —-ekp ekr eks ekt eku ekv eké ekx eky ekz — elq elr els elt élu elv elé elx ely elz — emr ems emt emu emv emé emx emy emz — ens ent enu env ené enx eny enz eot eou eov eox eoy eoz — epu epv epé epx epy epz eré erx ery erz — esé esy esz — ety etz — euy euz — flu fié fly — fot fou fov foé fox foy foz — fré fry — fuy fuz — glu glé gly
- — gmu gmé gmy — gnu gné gny — got gou gov goé gox goy goz — gré gry — gsé gsy — gty — guy guz — hms hmt hmu hmv hmé hmy — hns hnt hnu hnv hné hny hnz — hoi hou hov hoé hox hoy hoz — hré hrx hry hrz — hsé hsy — hty htz — huy
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- ÉTUDE
- huz — ins int inu inv iné inx iny inz — iot
- iou iov iox ioy ioy ioz — ipu ipé ipy ipz —
- iré iry irz — isé isy isz — ity itz — iuz — jot jou jov joé jox joy joz — juy juz — kré
- kry — ksé ksy — kty — kuy kuz — lré lry
- — Isé lsy — lty — luy luz — mré mry — msé msy — mty mtz — muy muz — nsé nsy
- — nty ntz — nuy nuz — oty otz — ouy ouz
- — puy puz.
- Exercices sur des combinaisons de chiffres,
- 10 10 10 — 10 20 30 40 50 40 30 20
- 10 — 10 19 18 17 16 17 18 19 10 — 16
- 27 38 49 50 38 27 16 — 1010 1010 4/5 3/4 4.20 3.40 2.50 0/0 20? 10 — etc.
- Combinaisons de 4 lettres précédées d'un blanc.
- aflu allé afly — aglu aglé agly — ahmr ahms ahmt ahmu ahmv ahmy ahmz -— ahns ahnt ahnu ahnv ahny ahnz — ahot ahou ahov ahox ahoy ahoz — ahpu ahpy ahpz —
- ahré ahrx ahry ahrz — ahsy ahty ahtz —
- ahuy ahuz — ains aint ainu ainv ainé ainx ainy ainz — aiot aiou aiov aiox aioy aioz
- — aipu aipé aipy — aire airx airy airz —-ajot ajou ajov ajoé ajox ajoy ajoz ajuy ajuz
- — akré akry aksé aksy akty akuy akuz
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- — alré alry — aisé alsy — alty — aluy aluz — amsé amsy amty amuy amuz — ansé ansy anty anuy anuz — aoty aotz — aouy aouz — apuy apuz — bins bint binu binv biné binx biny binz — biot biou biov bioé biox bioy bioz — bipu bipé bipy bipz — biré biry birz — bisé bisy bisz bity bitz — biuz
- — bluy bluz — bmuy bmuz — bnuy bnuz
- — boty botz — chmu chmé chmy — cbnu chné chny — chot chou chov choé chox choy choz — chpu chpé chpy — chré chry
- — chsé chsy — chty — chuy chuz — cins cint cinu cinv ciné cinx ciny cinz — ciot cieu ciov cioé ciox cioy cioz — cipu cipé cipy cipz — ciré ciry cirz — cisé cisy cisz
- — city citz — ciuz — ckré ckry — cksé cksy
- ckty cktz — ckuy ckuz — cluy cluz — cmuy cmuz — cnuy cnuz — coty cotz — couy couz — dins dint dinu dinv diné dinx diny dinz — diot diou diov diox dioy dioz dipu dipé dipy dipz — diré diry dirx dirz — disé disy — dity ditz — diuz -— djot djou djov djoé djox djoy djoz — djuy djuz — dmuy
- dmuz dnuy dnuz — doty dotz douy douz ejot
- ejou ejov ejoé ejox ejoy ejoz •— ejuy ejuz
- ekré ekry — eksé eksy ekty — ekuy ekuz
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- ÊTUDB
- — elré elry — elsé elsy — elty eltz — eluy eluz — emré emry — erasé emsy — emty emtz — emuy emuz — ensô ensy — enty entz — enuy enuz — eoty eotz — eouz
- — epuy epuz — fluy fluz — foty fotz— fouy fouz — glu y gluz — gmuy gmuz — gnuy griuz — goty gotz — gouy gouz — bmsé hmsy — hmty hmtz — hmuy hmuz — hnsé hnsy hnty hntz hnuy hnuz — hoty hotz houy houz —- insé insy — inty intz — inuy inuz
- — ioty iotz iouz — joty jotz — jouy jouz.
- Çes combinaisons élémentaires peuvent être accouplées de mille façons et former autant de combinaisons complexes qu’on le désire, comme nous en donnons ci-après quelques exemples.
- NANAN — NANNAN — INSAIN3 — INTAINT — ÏHNTY — MAMA — PAPA — BIEN — CITY — MAINT — MAINTE!*
- — MAINTENANT — INSEN — INSENSÉ — SÉANT —PARIS
- — AIS — MAIS — ESTENT — INTENTION — SAINT — ADIOU — MR — HOTEL — INVENT — INVENTAIRE — PRINTING — MR ?— EJOTY — EJOTYD — EJOTYBINTYC —’ EJOTYD1NTYCHOU — PARFAITEMENT BIEN MR— GOVAINT 1 MR FLUCHOT — MR ODIOT — MR FOUCHOU — ETC-, ETC.
- Quand on a étudié une à une toutes ces combinaisons, on doit f exercer à transmettre soit sur un livre, soit sur un manuscrit, en lisant à la fois le plus de mots possible»
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- et s’appliquer à ne jeter qu’wn coup d'œil rapide sur le clavier, sans abandonner p'our ainsi dire la lecture du texte. Faire le plus possible de combinaisons et un seul blanc entre chaque mot, saus s’arrêter jamais pour déchiffrer le texte. Si l’on a besoin d’examiner de plus près un mot peu lisible, continuer de faire un blanc à chaque tour de chariot.
- Chariot inverseur pour les lignes sous-marines.
- On sait que, sur les câbles sous-marins, l’électricité se propage avec moins de rapidité que sur les fils aériens. Pour ce motif, une ligne, établie dans ces conditions, met un temps assez long à se décharger, et, comme on ne peut transmettre un second courant utile avant la disparition complète du 4 e*, il serait nécessaire de ménager de longs intervalles entre deux émissions successives. On emploie, dans ce cas, un artifice particulier pour ramener plus promptement la ligne à l’état neutre : il consiste à transmettre, après chaque émission utile, un eourant de nom contraire. M. Hughes a appliqué ce moyen avec son appareil, dans les premiers essais faits entre Londres et Paris (1872).
- Hans ce but, le chariot se compose d’une double lèvre mobile a et b (fig. 191). La P8 a est reliée, comme ' l’ordinaire, métalliquement à l’axe du ch*ariot et au massif de 1’appareil ; la 2e 6, plus basse que la 1re, reste isolée en Permanence par une plaque d’ébonite i. Quand la partie a Passe sur un goujon saillant g, elle élève l’ensemble a b d une certaine quantité ; quand le même goujon est ren-
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- contré par la pièce b, il provoque sur les deux lèvres une élévation plus grande.
- Les goujons sont en relation avec un des pôles delà pile ordinaire de ligne, le -J- par exemple (fig. 496 bis).— L’axe du chariot est entouré d’un manchon métallique k isolé par un anneau d’ébonite; ce manchon porte latéralement une vis d1, dont la pointe repose en face d’un petit ressort vertical r2, retenu à la lèvre mobile a et solidaire de son mouvement. Un autre ressort horizontal r, fixé en dehors du chariot sur une équerre en cuivre par deux vis v u, frotte constamment contre le manchon k et communique avec un pôle, d’une pile spéciale, contraire à celui qui est relié aux goujons, le— par exemple, comme l’indique la fig. 496 bis.
- 4° Quand la lèvre a passe sur le goujon (fig. 496\ le courant + s’écoule sur la ligne à travers le goujon, la lèvre a, l’axe du chariot, le massif etc. (voir page 229); pendant ce temps le ressort r2 s’est rapproché un peu de la vis üd, mais sans la toucher encore. 2° Lorsque ce même goujon est rencontré par la 2e lèvre b (fig. 496 ter), le ressort r% s’abaisse d'avantage et vient toucher la vis vi, contre laquelle il reste appuyé pendant tout le passage de b sur le goujon. La pile de ligne reste alors isolée, tandis que la pile de décharge (courant — ) est mise en communication (fig. 496 ter) avec le ressort r, le manchon k, la vis v\, le ressort r , la lèvre mobile a, l’axe du chariot, le massif de l’appareil, etc., et la ligne.
- L’ensemble des deux lèvres présente une longueur totale à peu près égale à la lèvre du chariot ordinaire. La durée de l’envoi des deux courants est donc terminée avant la fi11 de la révolution de l’axe imprimeur (voir page 234); par
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- conséquent, avant le commencement de l’émission suivante, la ligne est encore mise un moment en contact avec la terre, par surcroît de précaution.
- L’expérience ayant prouvé que, sur un câble reliant deux points peu éloignés, il suffisait, pour faciliter la décharge de la ligne, de rendre l’émission moins longue, M. Hughes a remplacé le chariot, précédemment décrit, par un chariot ordinaire dont la lèvre mobile est plus courte. Celle-ci, après l’émission, s’abaisse donc plus vite sur la lèvre inférieure, la ligne reste plus longtemps en contact avec la terre, et la décharge est complète quand l’axe imprimeur achève sa révolution.
- Chariot pour lignes aériennes
- (nouveau modèle).
- Nous avons vu (page 235) qu’en mettant la manette m sur la plaque Tt, on pouvait éviter au courant reçu l’écoulement à la terre à travers le chariot. Mais, pour la transmission, le courant devait traverser certaines parties de cet organe. En outre les goujons n’offraient pas tous avec la pile une communication assurée, à cause de l’huile et de la poussière qui les enveloppaient. M. Hughes vient d’améliorer cette partie de l’appareil, par une disposition nouvelle qui fait du chariot un organe purement mécanique, toujours en dehors des communications.
- Le chariot ne présente plus que 2 parties (fig. 182) : 4° une lèvre mobile zmmy pivotant comme auparavant, autour de 2 points de vis ; 2° une partie inférieure, formée d’une seule masse métallique dans laquelle est taillée
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- antérieurement la pièce connue jusqu’ici sous le nom de
- pièce isolée (1),
- La lèvre mobile porte un bras zm, dirigé du côté de Faxe du chariot, horizontalement.
- Un anneau métallique, muni de deux rebords M, k’k\ entoure l’axe à frottement très-doux, immédiatement au-dessus du chariot.
- Un levier /P/5, horizontal, retenu à un support S fixé par la vis Y à la platine antérieure de l’appareil, se prolonge à droite jusqu’à l’axe du chariot, où il se loge sous le rebord supérieur k'k’ de l’anneau; à gauche, il est terminé par un ressort plat r* qui s’appuie, à l’état ordinaire, contre une vis v\, à laquelle vient se relier le fil de terre. Une autre vis est disposée à une petite distance au-dessus d'elle et communique en permanence avec la borne pile. Ces deux vis Vi v<% sont fixées sur deux montants de cuivre, encastrés dans une équerre isolante d’ébonite, assujettie à la table par une vis V3, en avant des bobines. Un ressort courbe r% presse sans cesse de haut en bas sur /, forçant le ressort r, (fl. /) de se tenir au contact de Vi, ( Terre) ; par suite de cette pression, le bras de levier P/’ tend à s’élever suivant/1, pressant dans le même sens le rebordk'h’ de l’anneau; cédant à cette traction, le rebord inférieur kkt contre lequel repose le bras 2 de la lèvremo-bile, élèvece bras qui, pivotant autour des vis charnière, fait abaisser le tablier «m, comme il doit l'être au repos, en dépit de la pression contraire d’un petit ressort r dont l’extrémité libre s’appuie sous l’appendice n de la lèvre,
- (1) Ce nom étant devenu impropre, par suite de la modification dont nous nous occupons ici, nous appellerons dorénavant cette pièce le propulse*.!#, pour caractériser son rôle à l’égard des goujons.
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- Les choses restent en cet état, tant que les goujons ne sont pas soulevés, et la ligne, par l’intermédiaire de la plaque S, rattachée au massif, communique à la terre à travers S, P, ri, /, tA, V*.
- Si la lèvre mobile rencontre un goujon g soulevé (voir fig, 184), la partie antérieure s’élève suivant /d,en tournant autour de ses charnières o ; le bras m s’abaisse en même temps suivant /2, entraînant le rebord inférieur k’ de Panneau ; celui-ci descendant, son rebord supérieur k fait abaisser le bras V du levier, lequel pivotant autour de son support S élève le bras l suivant /3, Ces diverses situations se maintiennent tant que le goujon tient soulevée la lèvre mobile. — Le massif de l’appareil reste séparé de la terre, et le courant est transmis à la ligne à travers la vis de contact P’, le ressort r2. le levier /, son support S, le massif, la came correctrice, etc.
- Les vis-butoir P’ et T’ peuvent se régler comme celles d’un récepteur morse ordinaire. Il suffit pour cela 1° de laisser le chariot au repos et de visser T1 jusqu’à ce que le ressort ri fléchisse légèrement ; 2° de tenir soulevée la lèvre mobile avec un goujon et, dans cette situation, de serrer P’ jusqu’à ce qu’elle fasse fléchir de même le ressort r%,
- On voit que le chariot ne joue plus qu’un rôle mécanique et que, pour la transmission, il n’existe plus qu’un seul contact au lieu de 28. En outre cette communication peut être facilement vérifiée, réglée et tenue propre, tandis que le chariot peut recevoir sans inconvénient toute Phuile qui lui est nécessaire pour faciliter son mouvement de rotation.
- La fig. 184 montre que l’installation de ce nouveau
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- chariot ne change point les communications établies. Pour le monter, il suffit (fig. 182) de détacher la vis Y qui soutient la platine antérieure à gauche ; de remplacer la virole de cette vis par la pièce S qui retient le levier de contact //’, et de visser dans la table avec V3 la pièce d’é-bonite qui porte les vis V2 V1 , dans une position telle que ces 2 vis enveloppent l’extrémité libre de H.
- Appareil Hughes translateur.
- Le contrôle des transmissions échangées par le système Hughes ne peut se faire h travers les relais ordinaires. Pour combler cette lacune, M. Hughes a modifié son appareil de façon à le faire servir de translateur.
- Dans ce but l’appareil est muni de 2 électro-aimants, dont les palettes PP1 (fig. <97) peuvent agir à tour de rôle sur le même levier d’échappement, pourvu à cet effet de 2 bras antérieurs. La fig. 197 montre la disposition théorique des communications. Chaque armature porte, outre les ressorts antagonistes ordinaires, un petit ressort de contact r, r', fixé sur elle par un isolant, et relié à l’une des lignes en relation. Au repos de l’appareil, les ressorts r r\ restent appliqués contre les’ vis v ü2. Si un courant arrive de la ligne B, il passe par r, v, traverse l’électro-aimant El et se perd à la terre', aussitôt la palette Pl se soulève, le ressort r\ abandonne la vis de contact v2, vient s’appuyer sur?;3, et un courant -f-, partant de la pile du translateur, passe par ü3, H, et se rend à la ligne A. Le jeu est identique, quand A transmet à B.
- Quand le translateur est destiné à mettre une ligne aérienne en communication avec un cable-sous-marin,
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- une combinaison spéciale permet de faire succéder à l’émission de chaque courant utile un courant de décharge de nom contraire. Pour remplir ce rôle, l’axe imprimeur porte 2 cames supplémentaires, lesquelles agissent successivement sur deux ressorts, isolés l’un de l’autre, l’une entre le 2e et le 3e quart, l’autre entre le 3e et le 4 e quart de révolution de cet axe. Quand le -1er est mis en action par le frottement de la came correspondante, le courant de décharge est transmis du translateur sur le câble; quand le second est rencontré, le câble est mis en contact direct avec la terre.
- Appareil Hughes utilisé en Russie.
- Il porte deux roues des types avec le nombre ordinaire de divisions (56); l’une contient les caractères français, l’autre les caractères russes. Quand on veut se servir de l’une ou de l’autre, on l’amène à la main dans le plan vertical de l’anneau de gutta-percha du cylindre imprimeur. — En outre, l’alphabet russe comprenant plus de lettres que le français, il a fallu en insérer un certain nombre dans la série des chiffres, où elles ont remplacé certains signes d’un usage peu fréquent; mais cette disposition aurait eu un inconvénient grave, à cause de la nécessité de séparer, dans le corps des mots, certaines lettres par un blanc, lorsque deux lettres consécutives auraient appartenu à deux séries différentes. M. Hughes a éludé cette difficulté par le procédé suivant.
- Sur la roue de correction, en face des deux saillies SS’ du levier inverseur (fig. 116), sont pratiquées 2 ouvertures oblongues ab, a’b’ (fig. 203), livrant passage chacune h
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- une goupille horizontale u et b' implantée dans le levier et solidaire de ses mouvements. Ces goupilles dépassent d’une certaine longueur la face antérieure de la roue correctrice. Quand le levier inverseur est sur la position des lettres (fig. \ ! 6), les 2 goupilles sont en a et b’ ; quand il est sur celle des chiffres, elles prennent la position a*b. Quand ce levier ne subit aucun déplacement, elles décrivent toujours, entraînées par la roue de correction, 2 circonférences concentriques, l’une passant par a, l’autre par b'.
- A l’équerre S, qui soutient antérieurement l’axe imprimeur ^fig. 20,‘1), est retenu, au moyen de la vis V, un bras recourbé K qui porte à sou extrémité libre O un levier à 2 bras, mu, uu’, pouvant pivoter autour de O et dans un plan vertical. Ce levier est placé dans le plan de rotation des goupilles saillantes a et b'\ mais habituellement, quand les goupilles arrivent à la hauteur du bras supérieur mu, a passe à gauche et b’ à droite de ce bras sans le toucher. Si maintenant la came correctrice enfonce la saillie du levier inverseur correspondant au blanc des chiffres, la goupille et, subissant le déplacement du levier, ira prendre la situation b, tandis que b’ viendra en a’; a en allant vers b, rencontrera le bras supérieur mu, qu’elle fera dévier vers la droite, forçant le bras inférieur uu' de se déplacer vers la gauche de la même quantité. Or, l’extrémité u s’appuie au repos eontre le tourillon g, implanté dans le cliquet à ressaut D. Le recul de uu’ éloignera donc D des dents du rocliet r du cylindre d’impression,et,pour cette tois, le papier nesera pas entraîné. Mais cet écart n’esbque momentané; car b, continuant détourner avec la roue correctrice, abandonne bientôt le bras supé-
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- rieur mu; le cliquet D, cédant alors à l’action constante de son ressort, revient se fixer contre les dents du rochetr, ramenant le levier muu à son état normal.
- Si on appuie une seconde fois sur la touche blanc des chiffres, le levier inverseur et les goupilles b a’ ne subiront pas de déplacement, et le levier mu’ restera à égale distance des deux sans être entraîné par aucune d’elles. Le cliquet D gardera donc sa position et le papier sera régulièrement entraîné.
- Les mêmes effets se reproduiraient si, ensuite, on abaissait 2 fois de suite le blanc des lettres.
- Au -1er abaissement, h levier muu’ écarterait le cliquet D, et le papier resterait au repos; au 2e, ce levier ne subissant aucun écart, le papier avancerait.
- Donc, pour placer à côté d’un type de lettres, sans aucun blanc, comme Al K2 un type de la série des chiffres, il faut 1° abaisser le blanc des chiffres, pour faire dévier la roue des types de 1/56 et empêcher le cliquet D d’agir; 2° abaisser la touche représentant le type de la série des chiffres à reproduire.
- Pour séparer un nombre ou un groupe finissant par un chiffre d’un mot ou groupe commençant par une lettre, on doit 1® appuyer sur le blanc des lettres pour changer de série; 2° abaisser une 2e fois la même touche pour produire un espace blanc, puis appuyer sur la touche qui représente la 1re lettre du groupe suivant.
- Diverses formes de goujons.
- Nous avons vu ch. IV la forme des goujons primitifs et de ceux du dernier modèle. Entre ces deux extrêmes,
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- M. Hughes en a expérimenté de deux genres différents. Le 1er, représenté fig. 178, est échancré horizontalement en e. Au moment où commence l’émission, la pièce isolée p s’engage dans cette échancrure et y circule librement, tout en avançant avec le chariot; le goujon ne peut donc, pendant tout le temps que passe la pièce isolée, céder à la traction de son ressort de rappel, et le courant a toujours la durée voulue. Ce système a été rejeté à cause des frottements exagérés qu’il occasionnait et de l’usure rapide de l’échancrure e. — Les fig. 179, 180 montrent le goujon transformé du 2e genre. Il est muni d'une goupille horizontale gg, qui, au repos des touches, se maintient à la base d’un plan incliné kk\ kk\ disposé à droite et à gauche de la goupille. Quand le biseau antérieur de la pièce isolée vient raser un goujon soulevé, elle le force de se rejeter en arrière le long de M’et de venir s’asseoir sur un plan horizontal k’I faisant suite au plan incliné M’. Tant que passe la pièce isolée, par conséquent pendant tout le temps de l’émission, la goupille </, ainsi maintenue, empêche le goujon de rentrer dans sa bo te.
- Modification du frein de la tige vibrante.
- Le frein que nous avons décrit pag. 205 et suiv., ne laisse pas que de présenter un certain nombre d’inconvénients : 1° pour régler la pression du ressort R sur la came C (tig. 160), il est nécessaire de le courber à la main ou à la pince, et, par tâtonnements quelquefois assez longs, la torsion pratiquée ainsi exagérant presque toujours en plus ou en moins le degré de pression qu’on veut at-
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- teindre; 2° le diamètre normal des vibrations de la tige ne peut être obtenu qu’en tordant l’extrémité libre du ressort, dans un sens ou dans l’autre (voir page 324); delà, nouveaux tâtonnements et difficulté de trouver la torsion exacte ; cette 2e opération a de plus le défaut de modifier fréquemment la pression qui s'exerce sur la came, pression pour laquelle il faut, dans ce cas, procéder à un nouveau réglage ; 3° ces torsions répétées en sens in-
- verse finissent par détériorer le ressort du frotteur; 4° ce ressort n’étant pas trempé s’affaisse promptement et les vibrations prennent bientôt une amplitude exagérée; b° l’emploi d’un cylindre creux pour surface de frottement gêne beaucoup la pose et l'enlèvement du frein, ainsi que sa vérification, quand il est placé.
- L’auteur de cet ouvrage a imaginé une disposition nouvelle qui, appliquée pendant plysieurs mois sur des lignes très-occupées (Lyon, Marseille), a donné les meilleurs résultats. Il est représenté fig. 198, 198 bis et 198 ter. 11 comprend : 1D un support d’une seule pièce K’K vv coudée, qui se fixe en A sur l'axe du volant, au moyen de la vis Yi (fig. 198); 2° un levier gmbb’, pivotant autour de m, portant d’un côté la tige vibrante en b’, de l’autre en g un galet mobile ; 3° un ressort d’acier plat rr, retenu au support KK’ par 2 vis vv, et portant en / un frotteur horizontal en cuir rigide, et, vers sa partie médiane, un plan incliné en acier kk', qui va en s’élevant progressivement de k} vers k; A0 une vis verticale V2 (fig. 1S8 ter), servant à régler la pression du plan incliné sur le «alet g, et maintenue dans une situation fixe par une contre-vis V (fig. 198); 5° un disque plat vertical de fonte, acier ou laiton, appliqué contre le support extérieur de l’axe du
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- volant, et légèrement creusé 6ur le parcours du frotteur /, pour éviter la projection de l’huile.
- Quand la tige introduite en b’ est au repos, elle s’appuie sur le pourtour de R’ et le galet g reste adossé contre la partie la plus basse du pian incliné kk' (fig. 498). Dans cette situation, le frotteur / reste à une certaine distance de la plaque de frottement PP’ (fig. 498 bis). Si l’appareil déroule, l’axe du volant et la pièce K’ tournent dans le sens fi (fig. 4 98), entraînant dans ce même mouvement le bras b\ le frotteur f (flèche /4), mais en même temps b’ s’écarte de plus en plus de K.’ (fl. /3) forçant le galet g de monter le long du plan incliné kkl (fl. /?) ,, et il arrive un moment où le frotteur /, poussé horizontalement (fl. f% fig. 498 ter) par la montée du galet sur le plan incliné, s’appuie contre la plaque de frottement. A partir de ce moment l’amplitudç des vibrations est limitée.
- Ce frein présente les avantages suivants : 4° la pression du ressort contre le galet se règle, avec une grande précision, à l’aide de la vis V2 (fig. 498 ter). Il suffit de serrer cette vis jusqu’à ce que, le bras b’ (fig. 498) étant au repos, le galet g soit touché par le plan incliné, sans aucune pression. Ce réglage s’obtient donc sans déformer le ressort rr. L’amplitude des vibrations se règle en fixant la masse K’ sur l’axe du volant au point voulu, au moyen de ia vis Vl (fig. 498). Pour l’augmenter, on éloigne la pièce R’ du volant ; pour la diminuer, on la rapproche. On voit que ce second réglage n’altère encore en rien l’élasticité du ressort du frotteur. 3° La suppression du cylindre de frottement permet de placer, déplacer et vérifier le frein avec la plus grande facilité.
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- DU TËLfiGItAPHE HUGHES.
- 395
- Emploi de l’appareil Hughes à la mesure du temps.
- Si l’on supprime la. came correctrice, et que la roue des types soit calée d’une façon invariable à son axe, son mouvement restant continu et uniforme, la position des types ne sera jamais rectifiée avant l’impression, en sorte qu’on pourra juger, d’après la manière dont s’imprimera chaque caractère, du retard plus ou moins grand mis par le-courant pour déterminer le soulèvement de l’armature, cause première de l’ascension du cylindre imprimeur. Supposons qu’on appuie toujours sur la même touche, A, par ex. : si l’électro-aimant est réglé au maximum de sensibilité et si aucune résistance n’est interposée entre la pile et l’organe électro-magnétique , la -lettre A sera chaque fois reproduite. Mais si on force le courant de traverser des conducteurs de plus en plus longs , le retard qu’il mettra à provoquer le départ de la palette deviendra de plus en plus accentué et sera indiqué avec exactitude par l’impression,.On verra la lettre A laisser sur la bande une trace de plus en plus incomplète ; le jambage gauche disparaîtra d’abord, puis celui de droite s’imprimera avec la partie gauche du type suivant 2; ensuite l’A disparaîtra, tandis que le chiffre 2 sera reproduit en entier, et ainsi de suite. Connaissant, la durée d’une révolution de la roue des types et le nombre de divisions de son péri* mètre, on pourra évaluer le temps exact mis par le courant pour produire son effet utile sur l’électro-aimant dans les divers cas examinés; il s-era représenté par celui pu’a mis la roue des types à parcourir l’arc de cercle qui sépare la lettre A, correspondant à la touche abaissée, de
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- 306
- ÈTÜ012
- celle ou de la portion de celle qui dépose sa trace snr la bande. — M. Hughes a utilisé son appareil, ainsi modifié, dans quelques recherches scientifiques, telle que la vitesse de propagation du fluide électrique à travers des câbles sous-marins de différentes longueurs, la sensibilité d electro-aimants de formes diverses, etc.
- Propagation de l’électricité (extraits).
- Nous donnons ci-dessous, relativemeut au mode de propagation du fluide électrique à travers les fils aériens et sous-marins, quelques renseignements qui intéressent d’une manière spéciale le jeu du système Hughes, et qui compléteront notre étude sur cet appareil. Ils sont extraits du Nouveau traité de télégraphie électrique de M. Blavier.
- Lorsqu’on met un fil conducteur d’une certaine longueur en communication avec le pôle d’une pile, dont l’autre pôle est relié à la terre, le fluide se précipite dans le fil, et le courant, d’abord très-intense auprès de la pile, diminue peu à peu jusqu’à ce que l’intensité soit égale à celle qui "résulte des conditions du circuit.
- A l’extrémité de la ligne, le courant apparaît d’abord faible, puis augmente rapidement et atteint une intensité fixe, qu’il conserve tant que le contact avec la pile subsiste à l’autre bout du fil; cet état constitue ce qu’on nomme l’état stable.
- Dans les points intermédiaires, le courant s’établit différemment, suivant leur position.
- Dans la première partie de la ligne, il augmente rapidement, dépasse la valeur finale, puis décroît; dans la seconde partie, il augmente d’une manière continue.
- Le courant n’arrive qu’insensiblement à l’état stable; on ne peut donc déterminer exactement l’instant précis où il atteint sa valeur maximum; mais seulement celui où la différence est assez faible pour être négligeable, et il varie suivant la sensibilité des instruments employés.
- L’intervalle qui s’écoule entre cet instant et le moment de l’émission du courant, ou la durée de l’état variable, dépend de la loù-
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- 391
- DU TÉLÉGRAPHE HUGHES.
- gueur de la ligne et de sa situation. Cette durée, qui est infiniment faible pour les lignes aériennes d’une faible étendue, est d’en'iron 20 millièmes de seconde pour une ligne aérienne de 500 kilom. ; sur les lignes sous-marines, elle peut atteindre une minute et même davantage.
- Au point de vue télégraphique, il suffit de considérer la variation du courant à l’extrémité de la ligne opposée à la pile.*
- Le temps employé à la production d’un signal se compose de deux parties, l’une qui est le temps nécessaire au fluide pour parvenir à l’extrémité, et l’autre celui qu’emploie le courant à atteindre une intensité déterminée.
- La durée de l’état variable dépend de la résistance de la communication avec la terre à l’extrémité de la ligne. — Cette résistance retarde l’établissement de l’état stable.
- Si le courant traverse un récepteur, ce dernier ne marche pas seulement quand l’état permanent est établi, mais dès que le courant atteint une intensité suffisante pour que l’armature soit mise en action ; cette intensité dépend du récepteur lui-même.
- Le temps qui s’écoule entre le moment où le contact est établi avec la pile et la production d’un signal, varie avec l’appareil employé, la longueur et la situation du fil conducteur, et avec les pertes de courant sur la ligne.
- L’électro-aimant adopté par M. Hughes est celui qui donne la plus grande sensibilité.
- Sur une ligne aérienne formée d’un fil de fer de 4mm de diamètre et de 500 kilom. de longueur, dans de bonnes conditions d’isolement, le temps qui s’écoule entre le contact avec la pile à une extrémité de la ligne et le mouvement de l’armature à l’autre extrémité est d’environ 2 A 3 millièmes de seconde, et ce temps varie à peu près proportionnellement à la longueur de la ligne. Il peut être d’environ 0<»,006 à 0»,007 sur une ligne de 4000 kilom.
- Avec les électro-aimants ordinaires, le temps est toujours plus long.
- Sur les lignes souterraines et sous-marines, le temps est beaucoup plus considérable. Avec un câble de dimension ordinaire.. , on aurait,... 0“,09, sur une ligne de 500 kilom. avec l’électro-aimant Hughes, et 0<',45, avec les relais ordinaires.
- Yoici du reste, quelques nombres obtenus directement sur divers câbles.
- M. Hughes a trouvé, pour le temps nécessaire à la production d’uh signal, sur un'câble sous-marin formé d’un fil conducteur de
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- 398 ETUDE
- de diamètre, et une enveloppe de gutta-percha de 2mm, 4 d’épais-
- seur :
- Pour une longueur de 121 kilom........O',025
- — — 242 — .......... 0",045
- — — 363 — ....... 0",080
- —* — 484 — .......... 0",115
- — — 603 — .......... 0",140
- — — 726 — ....... 0",160
- On n’a pas fait d’expérience sur les lignes aériennes pour déterminer la durée du contact nécessaire pour les divers appareils.
- Ce temps est, dans tous les cas, inférieur à celui qui s’écoule entre le moment de l’émission d’un courant et celui de la production d’un signal, temps qu’on peut évaluer, pour une ligne de 500 kilom. à 0'',003 environ avec l’électro-aimant Hughes, et à 0",01 avec un électro-aimant ordinaire.
- Sur les lignes sous-marines, la durée du contact nécessaire à la production d’un signal peut être notablement inférieure au temps employé par le courant pour parvenir à l’extrémité de la ligne. Ainsi, M. Hughes a trouvé que sur une ligne sous-marine de 726 kilom., la durée de l'émission, qui produit un signal avec son électroaimant,est de 0">021, tandis que le courant ne fait marcher l’appareil qu’à 0",160 après le moment de l’émission.
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- TABLE DES CHAPITRES
- I.
- PAGES.
- Considérations préliminaires........................... 4
- II.
- Coup d’oeil sdr l’ensemble du système Hughes. ... 5
- III/
- Principe fondamental. — Synchronisme.................. 47
- IV.
- Manipulateur.......................................... 27
- V.
- Mécanisme récepteur. — Organe électro-magnétique. 53
- VI.
- Echappement................................^ . . 94
- VII.
- Axe de la roue des types............................. 444
- VUL
- Cames de l’axe imprimeur...................... 437
- IX.
- Correction........................................ 463
- X.
- Régulateur. . .................................... 4 89
- XI.
- Marche des courants............................... . *23
- XII.
- Fonctionnement de l’appareil...................... 247
- XIII.
- Monographie pratique des diverses parties de l’appareil. ........................................ 267
- XIV.
- Recherche des dérangements.................. 334
- XV.
- Notes diverses....................................... 365
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- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- Nota. Les chiffres indiquent les pages.
- A.
- Aimant fixe, 12, 60, 282.
- Aimants naturels, 54.
- — artificiels permanents, 5b,
- — instables, 55, 56. Amplitude des vibrations (réglage
- de 1’), 324.
- Anneau de gutta-percha, 146,318. Armature, 12, 61, 276.
- — (réglage du ressort fixe de 1% 278.
- — (réglage du ressort variable de V), 249.
- — (retour de 1’), 104.
- — (support de 1’), 276.
- Axe d’impression, 12,97,137, 302.
- — de la roue des types, 111, 307.
- — du chariot, 27, 289.
- — du volant, 7, 94, 301.
- Axes du mouvement horlogerie,
- 196, 328.
- B.
- Ballottement de la tige vibrante, 356.
- Blanc (levier de rappel au), 127, 130, 226, 305.
- Bobines (enroulement du fil des), 61, 284.
- — (étude pratique), 284.
- Bornes, 226, 271. }
- 1
- C. i
- Came de correction, <32,139,4a8, i 169, 303. !
- — de dégagement, 128, 134, t
- 138, 148, 160, 303. |
- Came d’entraînement, 103, 107, 142, 148, 305.
- — d’impression, 12, 144,148, 305.
- Cames, 12, 137, 303.
- — (jeu des), 148.
- Centrage de la tige vibr., 321. Chaîne, 190, 328.
- Chariot, 10, 22, 27, 285.
- — (inverseur pour lignessous,-marines), 383.
- — (pour lignes aériennes, nouveau modèle), 385.
- Chiffres (impression des), 14,114, 120, 122, 182.
- Clavier, 11, 34, 292.
- Cliquet à ressaut, 144, 315.
- — de correction, 121,127,308,
- — d’échappement, 98, 296. Colimaçon, 99, 104, 294. Combinaisons, 258.
- — (recueil de), 375. Communications, 226.
- — (vérification sommaire des), 334.
- — vérification complète des), 340.
- Commutateur à manette, 225, 235, 273.
- — bavarois, 224, 272.
- — suisse, 224, 272.
- Correction (roue de), 13,117,124,
- 137, 163, 310.
- — (came de), 14,88,132, 139, 148, 163, 225, 303.
- — (motifs de la), 163.
- — (jeu de la), 169.
- Courant (rôle du), 54.
- — (sens du), 58, 67.
- — (variations du), 75,373.
- — (dérivation du), 76,230,274.
- — (durée du), 46, 262.
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- TABLE ALPHABETIQUE DES MATIÈRES. 401
- Courants (actions réciproques des), 80.
- — — (des aimants sur les),
- 82.
- — (marche des), 223.
- Courant induit d’éloignement,
- 86, 246.
- — — de rapproehement, 87,
- 245.
- Crapaudine, 28.
- Cylindre imprimeur, 146, 317.
- — — (hauteur du), 319.
- D.
- Débrayage de l’axe d’impression, 105.
- — — de la roue des types,
- 131.
- Démontage des diverses pièces, 269 à 330.
- — de tout l’appareil, 329. Dérangements (recherche des),
- 331.
- Dérivation du courant, 76, 230, 233, 274, 275.
- E.
- Echappement, 91.
- — (cliquet d’), 98, 296.
- — (jeu de 1’), 102.
- — (levier d’), 12, 91,108,293.
- — (plan incliné d’), 99, 301.
- — (plaque d’), 97.
- — (rochet d’), 96, 300. Electricité(propagation de 1), 396. Electro-aimants (généralités sur
- les), 55.
- Electro-aimant, 12, 53, 60.
- — — (réglage ordinaire de
- 1'), 248.
- — (réglage extraordinaire de O, 275,
- — (théorie du réglage de 1'). 67.
- Embrayage de l’axe imprimeur, 103.
- — de la roue des types, 132. Emissions (espacement des), 254.
- —- (durée des), 262. Enroulement du fil des bobines, 61, 284.
- Entraînement (came d’), 128,134, 142, 148, 160. 305.
- — (levier d’), 142, 314.
- F.
- Fer doux (noyaux de), 60, 281.
- — mobile, 73, 249, 251.
- Fil de ligne, 270.
- — pile, 269.
- — terre, 270.
- Fils extérieurs, 269.
- — intérieurs, 271.
- Frein d’arrêt du volant, 247, 339.
- — de la tige vibrante, 9, 205,
- 324.
- — — (modification du), 392. Frottement (roue de rochet de),
- 125,308.
- G.
- Goujons, 11, 32, 46, 290.
- — (dernier modèle des), 49.
- — (modèles divers de), 391. Goupille du cliquet de correction,
- 121.
- Guide-papier, 320.
- Gutta-percha (anneau de), 146.
- 318.
- H.
- Hauteur du cylindre d’impression, 319.
- I.
- Impression (axe d’), 12, 97, 437, 302.
- — (came d’), 12, 144, 448, 305.
- — des chiffres, 14, 114, 120, 122, 182.
- — des lettres, 14, 114, 120, 122, 179. .
- — défectueuse, 354.
- — (levier d’), 145, 316.
- — (vis d’arrêt du levier d’1, 320.
- Imprimeurs (télégraphes), 1. Induction, 8(, 83, 245.
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-
- TABLE ALPHABÉTIQUE.
- 402
- Interrupteur (ressort}, 88, 228, 273.
- — (commutateur), 228, 238, 273.
- Inverseur (levier), 15, 420, 122, 178, 310.
- Isolée (pièce), 34, 44, 289, 386.
- L.
- Lettres (impression des), 14, 114, 120,122, 179.
- Levier d’échappement, 12, 91, 108, 293.
- — d’entraînement, 142, 314,
- d’impression, 145, 316,
- 320.
- — de rappel au blanc, 127, 130, 226,305.
- — inverseur, 15, 120, 122, 178, 310.
- Leviers des touches, 35, 292.
- Lèvre inférieure, 30, 288.
- — supérieure, 29, 286.
- M.
- Magnétisme (notions de), 54.
- — rémanent, 57, 78.
- — de polarisation, 252.
- Manipulateur, 10, 21, 27,37,285.
- Manipulation, 254, 375.
- Mélanges (effets des), 236, 264,
- 374.
- Monographie pratique, 267.
- Moteur, 5, 190.
- Mouvement continu, 5, 189.
- — uniforme, 6, 199.
- — (transmission du), 196.
- N.
- Noyaux de fer doux, 60, 281.
- O.
- Orages (effets des), 264.
- P.
- Papier (came d’entraînement du), 103, 107, 142, 148, 305.
- — (levier d’entraînement du), 142, 314.*
- Papier (entraînement défectueux du). 352.
- — (guide-), 320,
- — (presse-), 447, 317.
- Pédale, 5, 193, 363.-
- Pièce isolée, 31, 44, 289, 386.
- Pile (essai de la), 270.
- — (fil de), 269.
- Plan incliné d’échappement, 99, 301.
- — — du ressort-lame, 128, 305.
- Plaque d’échappement, 97. Plaques polaires, 61, 280.
- Poids, 5, 190.
- Pratique (monographie), 267. Presse-papier, 147, 317.
- Principe fondamental (synchronisme), 17.
- — du récepteur, 21.
- — du manipulateur, 21.
- — du régulateur, 201.
- R.
- Ralentissement, 353.
- Rappel au blanc (levier de), 127, 130, 226, 305.
- Récepteur, 53.
- — (principe du), 21.
- Réglage de toutes les pièces, 267-
- — ordinaire (électro-aimant), 248.
- — (synchronisme), 217, 253. Règlement officiel sur le service
- de l’appareil, 365. Régulateur, 7,189, 321. Remontoir, 192, 329, 363.
- Ressort à coches, 120, 311.
- — de contact supérieur du chariot, 28, 285.
- — de la crapaudine, 28, 286-
- — de la lèvre mobile, 30,28te
- — du levier d’échappemenb 93, 108, 295.
- — du levier de rappel aU blanc, 226, 238, 275.
- — interrupteur, 88, 225, 273-
- — lame, 128, 305. .
- Roue correctrice, 43, 117,
- 137, 443, 310.
- — d’angle du chariot, 22, 285.
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- 403
- DES MATIÈRES,
- Roue de rocbet d’échappement, 96, 3C0.
- — de rochet de frottement, 125, 308.
- — des types, 13, 21, 113, 312. Russie (appareil utilisé en), S89.
- S.
- Sens du courant, 58, 67.
- Service (conseils pour le), 372.
- — (règlement du), 365. Signaux (succession des), 254.
- — réglementaires, 366. Solénoïdes, 82.
- Sphère de la tige vib., 207, 322. Synchronisme, 17, 214.
- — (réglage du), 217, 253.
- T.
- Tampon encreur, 113, 314.
- Temps (emploi d€ l’appareil Hughes à la mesure du), à9 O.
- Terre (fil de), 270.
- Tige vibrante, 8, 204, 321.
- — — (centrage de la), 321 Touches, 34, 292.
- — (leviers des), 35, 292. Translateur Hughes, 388. Transmetteur (principe du), 24. Transmission, 254.
- — (vitesse de), 258.
- — du mouvement, 196.
- Types (roue des), 13, 21,113,312.
- V.
- Vérification générale, 333.
- — spéciale, 337.
- Vibrante (lame), 200.
- — (tige), 8, 204, 321.
- Vis d’arrêt du levier d’impression, 320.
- — de contact de la lèvre mobile, 29, 288.
- — de contact du levier d’é-
- — chappement, 92, 294. Vitesse de transmission, 258. Volant, 7, 95, .300.
- — axe du, 94, 301.
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- ERRATA.
- Page 30, lig. -18, lire Li au lieu de L.
- Page 30, lig. 20, lire ébonite I au lieu de ébonite.
- Page 31, lig. 22, lire intérieure au lieu de inférieure.
- Page 35, lig. 25, lire TL au lieu de T.
- Page 43, lig. 6, lire qui doit au lieu de que.
- Page 61, lig. 2, lire n's’ au lieu de N'S’.
- Page 81, lig. 12, lire ba’ au lieu deb’a.
- Page 81, lig. 18, lire sous au lieu de sur.
- Page 81, lig. 24, lire d e au lieu de d c.
- Page 84, lig. 25, lire page 82 au lieu de 88.
- Pag. 114, lig. 6, lire espaces vides ou blancs au lieu de espaces ou blancs.
- Page 117, lig. 3, lire (fig. 183) au lieu de (fig. 114).
- Page 120, lig. 17, lire chiffres et des lettres au lieu de chiffres des et lettres.
- Page 140, lig. 17, lire pointes au lieu de points.
- Page 146, lig. 15, lire (Voir fig. 102 et 128), au lieu de fig. 182. Page 152, lig. 21, lire (fig. 133) au lieu de fig. 132.
- Page 154, lig. 14, lire forme pour au lieu de par.
- Page 158, lig. 15, lire la droite au lieu de la gauche.
- Page 161. lig. 31, lire de dégagement au lieu d’entrainement. Page 172, lig. 24, lire inférieur à la distance d’un chiffre et d’une lotlre ou à la moitié de l’espace d’une dent à l’autre de la roue. Page 174, lig. 23, lire creux 22 au lieu de 26.
- Page 175, lig. 1, lire creux 22 au lieu de 26.
- Page 175, lig. 10, lire creux 22 au lieu de 26.
- Page 177, lig. 6, lire (position m3 au lieu de wts.
- Page 180, lig. 2, lire bouchera au lieu de touchera.
- Page 180, lig. 9 et 19, lire Rs au lieu de R*.
- Page 204, lig. H, lire elle ne au lieu de il.
- Page 216, lig. 14, lire diminuant au lieu de augmentant.
- Page 216, lig. 15, lire plus au lieu de moins.
- Page 225, lig. 11, lire trous au lieu de trois.
- Page 229, lig. 4, lire poste au lieu de porte.
- Paris. — Imprimerie de E. Dohnaud, rue Cassette, 9.
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