Nouveau manuel complet des constructions agricoles
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- LES OUVRAGES SUIVANTS :
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- nouveau manuel complet
- DES
- CONSTRUCTIONS
- AGRICOLES
- ues matériaux et de leur emploi
- % DM LES CONSTRUCTIONS
- W-STINfas AD L0GEIiENT DES CULTIVATEURS . DES ANIMAUX ET DES PRODUITS AGRICOLES DANS LES PETITES,
- LES MOYENNES ET LES GRANDES EXPLOITATIONS
- M. GUSTAVE HEUZÉ
- Chevalier de la Légion-d’Honneur, inspecteur général de l’agriculture.
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- LIBRAIRIE encyclopédique de roret
- RUE HAUTEFEUILLE, 12
- 1876
- Tous droits réservés.
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- AVIS
- Le mérite des ouvrages de l’Encyclopédie-Roret leur a valu les honneurs de la traduction, de l’imitation et de la contrefaçon. Pour distinguer ce volume, il porte la signature de l’Éditeur, qui se réserve le droit de le faire traduire dans toutes les langues, et de poursuivre, en vertu des lois, décrets et traités internationaux, toutes contrefaçons et toutes traductions faites au mépris de ses droits.
- Le dépôt légal de ce Manuel a été fait dans le cours du mois de février 1876, et toutes les formalités prescrites par les traités ont été remplies dans les divers États avec lesquels la France a conclu des conventions littéraires.
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- INTRODUCTION
- Le Livre que précède cette Introduction, est destiné aux agriculteurs. Il renferme la plupart des Leçons que j’ai professées pendant plusieurs années sur les.constructions agricoles.
- Désirant avant tout que cet ouvrage soit aussi Pratique que possible, j’ai négligé les dissertations qui l’auraient rendu plus volumineux sans accroître son utilité. C’est pourquoi souvent son texte est presque aphoristique.
- Après avoir examiné les divers matériaux qui servent à édifier les bâtiments agricoles, je me suis occupé de leur mise en œuvre. Cette tâche terminée, j’ai passé en revue successivement
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- VI
- INTRODUCTION.
- tous les bâtiments qui, groupés, constituent les fermes ou les exploitations appartenant à la petite, à la moyenne ou à la grande culture.
- L'Atlas qui accompagne cet ouvrage renferme 16 planches, qui comportent ensemble 389 gravures. Il eût été facile d'augmenter le nombre de ces planches et de reproduire d'autres plans de bâtiments d’exploitation ; mais pour agir ainsi, il aurait fallu élever de beaucoup le prix de l'ouvrage.
- L'Auteur et l'Editeur n'ignoraient pas, avant d’entreprendre la publication de ce Livre, que l’agriculture a été dotée, dans ces dernières années, de grands Traités sur les constructions agricoles, ouvrages qui ne sont pas à la portée, quant à leur prix, d’un grand nombre de cultivateurs.
- Offrir aux agriculteurs un ouvrage simple, mais complet, sur les constructions agricoles et à un prix relativement peu élevé, tel est le but qu'ils se sont proposé en publiant ce nouveau Manuel. Ils conservent l’espérance qu’ils ontrenr pli leur tâche, et que cet ouvrage sera un guide utile dans la construction de nouveaux bâti-
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- introduction.
- VII
- ments d’exploitation, on dans la réparation ou l’amélioration des constructions agricoles existantes qui laissent encore tant à désirer dans un grand nombre de localités.
- Les figures gravées sur les planches ne comportent pas d’échelles; les lecteurs trouveront dans les paragraphes qui les concernent toutes les dimensions qu’il importe de donner aux bâtiments agricoles, selon leur destination. Ces figures ont été expliquées dans les pages qui ter-minent le volume et portent les numéros 351 à 399.
- Une table alphabétique placée à la fin de ce Volume, permettra de trouver promptement le Sujet sur lequel on voudra posséder quelques
- renseignements détaillés.
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- ERRATA.
- Pages 58, 65 et 66, les chapitres V, VI et VII doivent porter les numéros IV, V et VI.
- Page 318, ligne 20, au lieu de : appartenant à L. Bignon, il faut lire : appartenant à M. Bignon aîné.
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- TABLE DES MATIÈRES.
- Introduction.
- Pages.
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- LIVRE PREMIER.
- MATÉRIAUX employés dans les constructions.
- Chapitre Ier. Matériaux terreux....................
- Section 1. Des pierres..........................
- Section 2. De la brique et du carreau...........
- Section 3. De la chaux..........................
- Section 4. lies sables..........................
- Section S. Des mortiers.........................
- Section 6. Du plâtre...............................
- Section 7. Du béton. . .........................
- Section 8. Des ciments. ....................
- Section 9. De la pouzzolane.....................
- Section 10. De l’asphalte et du bitume..........
- Chapitre II. Des bois..............................
- Chapitre III. Des métaux...........................
- '-'Rapitre IV. Métaux employés dans les couvertures.
- Section 4. De l’ardoise.........................
- Section 2. De la tuile. ........................
- Section 3. Du zinc..................«...........
- Section 4. Du bardeau et du carton..............
- Chapitre V. Matériaux employés dans le carrelage. Hapitre VI. Matériaux employés par les vitriers et les peintres.......................................
- 2
- 3
- 12
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- 25
- 26 28 29
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- 33 35 49
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- 59 63
- 63
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- LIVRE DEUXIÈME.
- mise en oeuvre des matériaux.
- Section 1. Maçonnerie...............
- Section 2. Du pisé et du torchis. ....
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- TABLE DES MATIÈRES.
- Section 3. Charpenterie......................... 93
- Section 4. Couvertures...........................107
- Section 5. Carrelage et pavage................ Il3
- Section 6. Menuiserie...........................119
- Section 7. Serrurerie...........................423
- Section 8. Peinture et vitrerie. . . ...........13S
- LIVRE TROISIÈME.
- BATIMENTS.
- Chapitre I. Constructions servant à loger les ani-
- maux..........................................133
- Section 1. De l’écurie....................... 133
- Section 2. Des étables ou vacherie et bouverie. 1i6
- Section 3. De la bergerie.....................160
- Section 4. De la porcherie....................168
- Section 5. Du poulailler......................176
- Section 6. Du colombier.......................182
- Section 7. De la magnanerie. .................183
- Section 8. Du clapier ou lapinerie.......... 180
- Section 9. Du rucher..........................192
- Section 10. Du chenil..........................193
- Chapitre II. Constructions servant à loger les produits des animaux..................................
- Section 1. De la laiterie........................
- Section 2. De la fromagerie......................
- Chapitre III. Constructions servant à loger les produits des végétaux.................................
- Section 1. Des granges...........................
- Section 2. Des greniers..........................
- Section 3. Des silos.............................
- Section 4. Des bâtiments vinaires................
- Section 5. Du fournil et de la buanderie. . . . Section 6. Des séchoirs..........................
- 193
- 196
- 201
- 202
- 203
- 208
- 2ll
- 218
- 221
- 227
- Chapitre IV. Constructions servant à abriter les in-
- struments et les véhicules.................229
- Section 1. Des magasins aux outils...........220
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- TABLÉ DES MATIÈRES. XI
- Section 2. Des hangars et des appentis. .... 230 Section 3. De la forge et de la charronnerie. . . 233
- Chapitre Y. Constructions hydrauliques.............234
- Section 1. Des abreuvoirs......................235
- Section 2. Des puits...........................237
- Section 3. Des norias..........................239
- Section 4. Des citernes........................241
- Section 5. Des lavoirs et des bassins..........242
- Section 6. Des fosses à engrais liquides. . . . 245
- Section 7. Des fosses à fumier.................247
- Section 8. Des plates-formes à fumier. .... 249
- Section 9. Des lieux d’aisance.................250
- Section 10. Des chaussées d’étangs.............252
- Sectio*n 11. Des barrages......................255
- Section 12. Des vannes............................ 258
- Section 13. Des puits absorbants............... 261
- Section 14. Des canaux et des ruisseaux. .... 262
- Section 15. Des moteurs hydrauliques...........264
- Section 16. Des réservoirs......................... 266
- Chapitre VI. Clôtures...............................267
- Section 1. Des murs ordinaires..................267
- Section 2. Des murs en pierres sèches...........270
- Section 3. Des haies sèches et des palissades. . 271
- Section 4. Des fossés...............................274
- Section 5. Des haies vives..........................275
- Section 6. Des lisses...............................278
- Section 7. Des barrières et des échaliers. . . • 279 Section 8. Des fils de fer, des rubans et des grillages métalliques.............................282
- Chapitre VIT. Routes agricoles......................284
- Section 1. Routes de terre.........................284
- Section 2. Routes empierrées.......................287
- Section 3. Des ponceaux, des ponts et des passerelles. . . ......................................291
- Chapitre VIII. Emplacements des Mtiments. . . . 294 Chapitre IX. Maisons d’habitation. ........ 301
- § 1. Habitation du cultivateur......................301
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- TABLE DES MATIÈRES.
- § 2. Maison du vigneron..............* . . • • 3j
- § 3. Maison du garde....................... 3
- § 4. Maison de l’ouvrier agricole..............31
- Chapitre X. Exploitations.........................3l
- § 1. Petite culture........................... 3j
- § 2. Moyenne culture............................31
- § 3. Grande culture.............................3>
- Chapitre XI. Cours et clôtures des fermes.......3-1
- Chapitre XII. Constructions horticoles...............33
- Section 1. De la maison du jardinier. ..... 33
- Section 2. De la serre à légumes................33
- Section 3. Du jardin légumier et verger. .... 33
- Section 4. Du fruitier........................... $
- Section S. De l’orangerie et des serres.........33
- Section 6. Des jardins paysagers..................33
- Section 7. Des glacières......................... 33
- Explication des planches et des figures............33
- Table alphabétique des matières.......................$
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- NOUVEAU MANUEL COMPLET
- DES
- LIVRE PREMIER
- MATÉRIAUX
- EMPLOYÉS DANS LES CONSTRUCTIONS.
- Les matériaux en usage dans les constructions sont très-nombreux. Les uns servent à élever les murs et a tes enduire ; les autres sont utilisés pour établir les Planchers et les combles ; ceux-ci sont employés pour eXecuter les couvertures; ceux-là servent à faire les Portes, les croisées, etc., et à les garantir contre l’action des agents atmosphériques ; quelques-uns sont utilisés pour couvrir les aires des habitations, des bâtiments agricoles et des cours ; enfin, divers maté-ria-Ux servent à confectionner les tuyaux qui permet-tent de recueillir les eaux pluviales ou d’écouler les eaux surabondantes et nuisibles.
- Tous ces matériaux seront examinés dans l’ordre Vivant :
- L Matériaux terreux : pierres, plâtre, chaux, ciments, etc.
- Constructions agricoles. 1
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- 2 Matériaux terreux.
- 2. Bois : qualités, défauts, conservation.
- 3. Métaux : fer, fonte, fil-de-fer, etc.
- 4. Matériaux pour Les couvertures : tuiles, ardoises^ zinc, etc.
- 5. Matériaux pour le carrelage : carreaux, pavés, briques, etc.
- 6. Matériaux pour la vitrerie et la peinture.
- 7. Tuyaux pour la conduite des eaux : gouttières, tuyaux, etc. '
- L’examen de ces divers matériaux a surtout pour but d’apprécier leurs qualités, leurs défectuosités et leur emploi dans les constructions agricoles.
- CHAPITRE PREMIER.
- Matériaux terreux.
- Les matériaux terreux comprennent :
- 1. Les pierres siliceuses, argileuses, schisteuses et calcaires.
- 2. Les briques et les carreaux.
- 3. La chaux ordinaire et la chaux hydraulique.
- 4. LeSiSabl.es de terre et de rivière.
- 5. Le mortier de terre et de chaux.
- 6. Le|plâtre.
- 7. Le béton.
- 8. Les ciments et le béton-ciment.
- 9. La pouzzolane naturelle et artificielle.
- 10. L’asphalte et le bitume.
- Tous ces matériaux sont employés dans la conS' traction des murs.
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- DÈS PIERRES.
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- SECTION PREMIÈRE.
- DES PIERRES.
- Le plus ordinairement le cultivateur utilise les matériaux que lui fournit la localité qu’il habite, en ayant le soin, toutefois, de choisir ceux qui, à prix ®gal, présentent le plus de ténacité, de dureté et le plus de durée. Il existe des pierres qui n’éprouvent Pas, pour ainsi dire, d’altérations lorsqu’elles sont exposées à l’action des agents atmosphériques ; il en est d’autres, au contraire, qui se fendillent à l’air ou Çui éclatent sous l’action de la gelée. Parmi les premières, on distingue les marbres, les granits durs, ies calcaires compactes, les meulières, etc. Au nombre Hes secondes, on peut citer les schistes friables, les granits et les grès tendres, les calcaires poreux, etc.
- Les pierres qui s’altèrent à l’air sont désignées s°Us le nom de pierres gelives, pierres gelisses. Elles doivent cette fâcheuse propriété à la facilité avec lamelle elles absorbent l’humidité. On doit éviter de es employer dans la construction des granges, des fables-, des écuries, des bergeries et des maisons . habitation ; elles rendent ces bâtiments humides et msalubres.
- On reconnaît qu’une pierre est gelive quand, après
- avoir plongée dans une solution de sulfate de soude ef' exposée à une température de 12 à 15° pendant Clnq à six jours, elle s’est plus ou moins altérée.
- _On doit aussi avoir égard à la contexture des Perces. Celles qui n’ont pas de lit, dont la cassure 6st ai’rondie, conchoïde, se lient plus difficilement au
- mortier.
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- 4 MATÉRIAUX TERREUX.
- La résistance des pierres à l’écrasement et leur poids ont une très-grande importance. Une pierre qui s’écraserait sous une faible pression serait mauvaise. En général, on a dans chaque localité des données sur la résistance des pierres dont on peut disposer.
- Les pierres employées dans la construction des murs se divisent en trois classes : 1° les pierres siliceuses ou quartzeùses ; 2° les pierres argileuses; 3° les pierres calcaires.
- A. Les pierres siliceuses étincellent sous le choc du briquet, et ne font pas effervescence sous l’action des acides.
- On range dans cette division les granits, les grès, les silex, la meulière, et les cailloux roulés.
- Granit. — Les granits sont abondants dans la Bretagne, l’Avranchin, les Vosges, le Limousin, l’Auvergne, les Pyrénées, les Alpes, le Morvan, la Bourgogne, etc.
- Ceux qui contiennent beaucoup de quartz et de mica sont durs, difficiles à travailler, mais ils constituent les pierres d’une très-grande durée. Les granits qui renferment peu de quartz sont tendres; ils se taillent facilement, mais ils conservent mal leurs arêtes et se délitent souvent à l’air et à l’humidité.
- Les granits de la Bretagne et de l’Avranchin son* gris, très-micacés et à grain fin ; ils se taillent facile' ment et sont durables.
- Le ker santon, bien connu dans la Basse-Bretagnei est une roche micacée d’une durée séculaire.
- Le granit est souvent remplacé dans le Velay cl l’Auvergne, par des trachytes et des brèches volcani' ques.
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- DES PIERRES. 5
- Les roches porphyriques ne contiennent pas de mica et de quartz ; elles sont très-dures. Elles fournissent d’excellents pavés.
- Les granits durs forment d’excellents soubassements, de très-bonnes marches d’escalier.
- Basalte. — La basalte est une pierre volcanique gris noirâtre et quelquefois verdâtre. Elle est très-dure et susceptible d’un beau poli. Elle sert à faire d’excellentes constructions, mais de couleur sombre. On l’utilise aussi dans la construction des trottoirs.
- La lave de Volvic est d’un noir très-foncé; elle fournit d’excellentes dalles.
- Grès. — Ces pierres ne sont employées dans la construction des murs que lorsque leur grain est un Peu serré, quoiqu’elles se lient difficilement avec le mortier. Alors on les casse pour en faire des moellons. On rencontre à Carcassonne et à Brives beaucoup de maisons construites avec des grès.
- Les grès argileux employés dans le Languedoc soïit gris et se durcissent quand ils ont été utilisés.
- Les grès calcaires sont de couleur très-variable. On les emploie aussi dans les constructions quand ils sont résistants.
- Les grès siliceux très-compactes, à grain fin et difficiles à tailler, sont divisés en blocs d’une forme déterminée qui servent au pavage des rues, des cours, etc. Ees grès très-tendres sont employés pour faire des Seules à aiguiser les instruments tranchants, à filtrer les eaux, etc.
- En général, on divise les grès en roche dure et eu roche tendre.
- Le grès bigarré des Vosges fournit de bonnes Seules pour moudre les grains.
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- 6 MATÉRIAUX TERREUX.
- Silex. — Les silex se présentent ordinairement sous forme de rognons ; on leur donne souvent les noms de pierres à feu, de pierres à fusil. Ces pierres laissent beaucoup à désirer, parce qu’elles sont plutôt rondes que plates. Les localités qui les emploient dans la construction des murs sont forcées de les lier avec du mortier de chaux, et d’employer des maçons habitués à les utiliser. Dans les contrées ordinairement crayeuses, on les réserve souvent pour les fondations.
- Meulière. — La meulière est une variété de silex ; elle est plus ou moins caverneuse, et se lie très-bien avec le mortier ou le plâtre. On l’utilise avec avantage dans les constructions hydrauliques, parce qu’elle résiste parfaitement, quoique légère, aux intempéries. Cette pierre se taille aisément et fait d’excellents parements.
- La meulière compacte est désignée sous le nom de caillasse. On ne peut l’employer que dans les murs de fondations ou de rez-de-chaussée.
- La meulière que l’on extrait à la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), Moissey (Jura), Châtellerault (Vienne), etc., sert principalement à faire des meules de moulins à farine.
- Cailloux roulés. — Dans plusieurs vallées traversées par de grands fleuves ou des rivières alimentées par des torrents, on emploie beaucoup de galets roulés, matériaux solides, mais que leur forme plus on moins arrondie rend peu favorables pour les murS en élévation, si on ne les relie pas avec d’excellent mortier. Beaucoup de constructions dans les Basses-Pyrénées sont faites avec des cailloux que le Gave de Pau amène des montagnes.
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- DES PIERRES.
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- Poudingue. — Le poudingue est formé de cailloux agglutinés par un ciment siliceux et ferrugineux. Il Prend bien le mortier et peut être utilisé avec avantage dans les fondations ou les murs des rez-de-chaussée. On l’utilise aussi dans le macadamisage des routes.
- B- Les pierres argileuses ne font pas effervescence ^ec les acides; elles sont douces au toucher, et se séparent, par lits ou feuillets plus ou moins épais.
- Schistes. — Les schistes sont, pour ainsi dire, les seules pierres argileuses qu’on emploie dans les constructions. Ces pierres sont communes dans la Bretagne, la Vendée, les Ardennes, les Pyrénées, etc.
- Leur contexture lamelleuse permet d’en faire des assises bien horizontales. Les murs élevés avec des schistes durs, sont très-durables ; ils ont en outre l’avantage d’être moins accessibles au froid et à la chaleur que les murs en granits.
- Les schistes tendres sont de mauvais matériaux : hs se délitent assez facilement à l’air, et absorbent et retiennent beaucoup d’eau pendant l’hiver et le Printemps.
- On emploie souvent les schistes durs pour daller les maisons, les laiteries. Ces pierres fournissent anssi dans quelques, localités des linteaux, des appuis croisées et des seuils de portes.
- Les schistes ardoisiers du Maine et de l’Anjou se laissent scier et polir. On en fait des chambranles fl hes tablettes de cheminées, des consoles, des tables, etc.
- G. Les pierres calcaires font effervescence avec les acides, et elles s’y dissolvent. Sous l’action du eu, elles se convertissent en chaux plus ou moins
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- H MATÉRIAUX TERREUX.
- pure. Leur couleur varie du blanc-jaunâtre au gris foncé.
- Les pierres comprennent les marbres, les calcaires et la craie.
- Marbres. — Les marbres ne sont employés comme matériaux de construction que dans les Pyrénées, les Alpes, les Vosges, etc., localités où ils sont abondants.
- Ces pierres ont un grain lin et serré,.et susceptible de recevoir un beau poli. Leur couleur varie du blanc au noir et au rouge.
- Calcaires. — Les pierres calcaires sont, parmi les matériaux de construction, les plus généralement employées en France. Elles forment des habitations très-saines.
- Ces pierres se divisent en pierres tendres et eu pierres dures.
- 1° Les premières comprennent les tuffeaux, dont la résistance à l’écrasement est très-faible et qui se laissent souvent traverser par l’humidité ; le ver gelé qui est beaucoup plus résistant, et la lambourde qu’on divise ordinairement avec la scie à dents.
- Ces pierres calcaires ne résistent à la gelée que lorsqu’elles ont perdu leur eau de carrière; mais elles se taillent aisément, et leur parement a l’avantage de se durcir,à l’air quand elles ont été employées entièrement sèches.
- 2“ Les secondes, qui se débitent toujours à la scie sans dents, comprennent : le liais, pierres à coquilles d’excellente qualité; le cliquart, dont le grain es{ fin, égal et plus dur que celui du liais; la pierre di roche, qui est très-dure et quelquefois remplie d’empreintes de coquilles.
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- DES PIERRES.
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- Ces diverses pierres calcaires fournissent des matériaux de bonne qualité, mais on ne doit les employer que lorsqu’elles ont jeté leur eau de carrière. Celles qu’on exploite à Paris, Orléans, Bordeaux, Montpellier , Arles, Avignon, Seyssel, Tonnerre, Tournus, Rouen, etc., etc., sont d’excellente qualité.
- La pierre de Tonnerre est compacte, jaunâtre ou grisâtre; elle fournit des dalles, des carreaux; la pierre de Caen est très-belle et résiste bien à l’action de l’air ; la pierre de Saint-Leu ou vergeté sert à faire d’excellents filtres ; la pierre de Calissanne (Bouches-du-Rhône) est remarquable par sa blancheur; elle est de bonne qualité.
- Craie. — Cette pierre est un calcaire friable et à grain fin ; elle résiste peu à l’humidité et à la gelée. Quand on est forcé de l’employer, comme cela a lieu dans la Champagne et sur quelques points de la Normandie et de la Picardie, il faut choisir la plus résistante et la tailler avec soin, afin qu’elle soit pressée sur la plus grande surface possible.
- Plâtras. — Les plâtras non salpétrés ou nitrés s°nt employés avec avantage dans la construction de murs légers ou de cloisons. On peut les réunir à i’aide d’un bain de plâtre et en former des carreaux aYant 0œ.40 à 0m.50 de côté. Ces carreaux ne chargent pas les planchers. Quand on les emploie dans un mz-de-chaussée, il est nécessaire de les asseoir sur UU massif formé de matériaux reliés avec la chaux hydraulique ou un mortier-ciment.
- Observations générales. — Les matériaux qui précèdent s’emploient à l’état de fragments ou pierres, a l’état de moellons et de pierres taillées, auxquelles
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- 40 MATÉRIAUX TERREUX.
- on donne souvent les noms de pierre de taille, de
- libage, etc.
- Le moellon est tantôt brui, ou piqué, ou esmillé, c’est-à-dire uni sur une ou plusieurs faces.
- Quoi qu’il en soit, dans les constructions rurales, on emploie le plus ordinairement les matériaux à l’état de pierres ou de moellons bruts.
- Le cultivateur se procure souvent les pierres dont il a besoin, en les faisant extraire par des ouvriers et conduire par ses attelages. Lorsque la pierre est superficielle, l’extraction est facile et peu dispendieuse ; quelquefois même elle est payée par la plus-value que le sol acquiert après cette opération.
- Les carrières s’exploitent à ciel ouvert ou par galeries, s’ouvrant tantôt dans un puits, tantôt sur un versant. On doit, avant d’entreprendre un tel travail, évaluer les frais qu’occasionneront les déblais, Y extraction, les remblais et Y emmétrage de la pierre.
- Dans les circonstances ordinaires, un homme extrait un mètre cube de moellons calcaires, de pierres schisteuses ou de pierres meulières en quatre à cinq heures. L’emmétrage de ce mètre cube exige une heure.
- • Dans quelques localités, la pierre se vend sur la carrière de 1 à 2 fr. le mètre cube ; dans les contrées où elle abonde, on ne la vend souvent que 0 fr. 50 à 0 fr. 60.
- En résumé, les pierres à bâtir les meilleures sont celles qui résistent le mieux aux agents atmosphériques, à l’écrasement et à la rupture, qui se distinguent par l’homogénéité de leur grain, la finesse et la compacité de leur texture et la facilité avec laquelle elles se laissent travailler et adhèrent aux mortiers.
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- DES PIERRES.
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- Il est utile, quand les pierres calcaires poreuses doivent séjourner à l’air après leur extraction, de les garantir pendant l’hiver de l’action des gelées, à l’aide d’une certaine quantité de paille placée sur leur face supérieure.
- Poids des pierres. — Le poids d’un mètre cube de pierre est très-variable. Voici les chiffres moyens que l’on a constatés :
- Granit....................
- Grès.......................
- Marbres...................
- Meulière compacte. . . . Calcaire cliquart.........
- — liais dur..........
- Pierres schisteuses. . . . Calcaire liais tendre. . . .
- — de roche...........
- Meulière poreuse..........
- 2,356 à 2,956 kilog. 4,700 à 2,700 — 2,499 à 2,870 — 2,485 à 2,643 — 2,499 à 2,743 — 2,284 à 2,427 -2,400 à 2,300 — 2,442 à 2,284 — 4,713 à 4,999 — 1,242 à 1,285 —
- Voici maintenant le poids de pierres spéciales :
- Basalte d’Auvergne................ 2,930 kilog.
- Granit vert des Vosges............ 2,830 —
- — de Bretagne................ 2,740 —
- — de l’Avranchin...............2,910 —
- — gris des Vosges............. 2,645 —
- Pierre calcaire de Chatillon...... 2,292 —
- Roche de Château-Landon........... 2,653 —
- Roche de Saint-Nom. ....... 2,391 —
- Pierre de liais de Bagneux........ 2,443 —
- Roche de Conflans................. 2,077 —
- Vergelé............................1,791 —
- Lambourde........................1,5Ç4 —
- La meulière de Corbeil, la plus caverneuse, ne Pèse pas au-delà de 1100 kilogrammes le mètre^cube.
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- MATÉRIAUX TERREUX.
- SECTION II.
- DE LA BRIQUE ET DU CARREAU.
- La brique est une pierre artificielle composée principalement d’argile. On en distingue deux espèces : les briques crues ou sèches-et les briques cuites.
- Briques crues. — Les briques crues sont d’un usage assez répandu dans quelques localités. On les fabrique avec des argiles mêlées de sable ou avec la boue qui se forme sur les routes dans les pays calcaires et qui est composée d’argile, de craie et de silex broyé.
- On ne doit employer ces briques que lorsqu’elles sont parfaitement sèches, et il ne faut pas négliger de recouvrir les maçonneries qu’elles forment de plusieurs badigeonnages à la chaux.
- Lorsqu’elles ne sont pas recouvertes d’un enduit, elles résistent mal à l’humidité et n’ont pas une très-grande durée. En Champagne, on voit beaucoup de ces briques ; elles portent ordinairement 0m.33 de longueur sur O™.15 de largeur et 0m.08 d’épaisseur. Ces briques reviennent à 6 ou 7 fr. le mille.
- Briques cuites. — Les briques cuites sont bonnes lorsqu’elles donnent un son clair sous le choc du marteau, quand trempées dans l’eau elles l’absorbent difficilement, et lorsque leur cassure est nette, sans aspérités et ne donne pas de poussière. La brique est mauvaise quand elle s’émiette sous les doigts, rend un son sourd et absorbe l’eau avec avidité. Les briques fabriquées avec des argiles trop tenaces sont susceptibles de se fendiller et de se déformer à la
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- DE LA BRIQUE ET DU CARREAU. 13
- cuisson; celles faites avec des argiles calcaires deviennent fusibles.
- En général, leur longueur égale deux fois leur lar-geur qui elle-même égale deux fois leur épaisseur. Ainsi, les briques ordinaires ont 0m.21 à 0m.22 de longueur, 0m.10 à 0m.15 de largeur sur 0m.05 d’é-paisseur.
- La fabrication des briques constitue une opération S1niple. Après avoir extrait l’argile et l’avoir débar-rassée des corps étrangers qu’elle pouvait contenir et humectée, on la piétine jusqu’à ce qu’elle forme une pâte homogène, on la moule et on la pose sur Ie séchoir ou aire battue. Quand elle a perdu de son humidité, on la relève, on la pare afin que les arêtes s°ient plus vives et on la couvre de planches ou de Paillassons dans le but de la garantir de la pluie et hc l’action du soleil.
- Lorsque les briques sont sèches, ce qui a lieu ordinairement au bout de trente jours, on procède à leur cuisson. Pour cuire 50,000 de briques, il faut un four aYant 7 mètres de longueur, 6 mètres de largeur et ^m-60 de hauteur. On range les briques de champ 6ïl ayant soin de ménager du jour entre chacune d’elles. Lorsque le four est plein, on allume le feu 'Pu doit être faible d’abord et augmenter graduellement pendant 3 à 4 jours. La cuisson dure ordinal-muient huit jours.
- Quand la brique est cuite, on bouche toutes les ouvertures, afin que le refroidissement ait lieu très-mntement et qu’il dure de cinq à six jours.
- On compte qu’il faut environ 2 mètres cubes d’ar-ghe plus siliceuse qu’argileuse pour confectionner *>000 briques et que l’extraction de ce volume de
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- 14 MATÉRIAUX TERREUX.
- terre, son eorroyement, l’opération du moulage, l’eir lèvement des bavures et la pose des briques sur Ie séchoir, exigent dix heures de travail. La mise ai) four d’un millier de briques occupe un ouvrier et soï aide pendant une heure;
- Il faut compter pour la mauvaise cuisson et 1$ briques cassées environ un dixième de la totalité.
- 1,000 briques pèsent de 1,935 à 2,250 kilog., seloï qu’elles sont plus ou moins tendres. Les briques poh cloison, qui sont très-fragiles et très-légères, ne pèsetf que 1,750 kilog.
- La fabrication des briques cuites à l'air libre et * la houille, d’après la méthode flamande, a pris ih très-grand développement depuis quelques année5 dans le nord de la France et elle a presque tram' formé les constructions rurales de cette contrée. Cet® fabrication économique fournit la brique à 10 fr. ® millier, mais elle demande à être conduite par de* hommes exercés à la pratiquer.
- Yoici comment ces briques sont fabriquées :
- Lorsque les briques moulées sont sèches, on lg: dispose en ufre masse carrée qui prend le nom four. Ces briques sont placées sur champ et pa couches ; elles alternent sur leur longueur et W largeur, et sont séparées les unes des autres par 1J-intervalle de quelques millimètres seulement. S® chaque lit de briques, on répand de la poussière & charbon de terre. Quand le four est arrivé à la ha® teur d’un mètre environ, on allume le combusti^1 placé dans de petites rigoles qu’on a établies s11 l’aire occupée par le four, et qu’on a surmontées & petites voûtes faites avec des briques. Lorsque la cb® leur se fait sentir à la surface de la masse, on cou®
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- DE LA BRIQUE ET DU CARREAU. 15
- nue la confection du four. Le travail est terminé Quand la masse de briques a 2 mètres de hauteur. On a eu soin de bien consolider les angles, de monter les faces en talus et d’enduire celles-ci de terre détrempée. Avant d’abandonner le four à lui-même, on e couvre d’une légère couche de terre pour concen-la chaleur au sein de la masse. On règle la combustion en fermant ou en ouvrant les bouches précoces. Quand le vent est violent ou lorsque la pluie est abondante, on protège un ou deux des côtés du f°ur, en établissant à 1 mètre environ de la masse, One palissade avec des perches et des paillassons. La cuisson est terminée quand la houille est brûlée.
- Depuis quelques années, on emploie dans les conductions des briques creuses ou briques tubulaires.
- briques joignent la solidité à la légèreté ; en °utre, elles mettent les bâtiments presque entièrement à l’abri des incendies. Elles servent à construire ds murs légers et des cloisons ou à établir dans des murailles exposées à l’humidité des moyens de ventilation .
- 1° Les briques de Bourgogne ontOm.ll de largeur, bm.06 d’épaisseur et 0m.22 de longueur. Elles sont ^Ures, compactes et excellentes. Elles ont surtout la Propriété de résister à l’action de la gelée et du dégel.
- 2° Les briques flamandes ont Om.ll de largeur,
- •047 d’épaisseur et 0m.21 de longueur. Le mille 4,200 kilog.
- 3° Les briques anglaises ont Om.ll de largeur, ^06 d’épaisseur et 0m.2a de longueur.
- 4° Les briques réfractaires ont 0m.41 de largeur, d’épaisseur et 0m.22 de longueur.
- Les briques réfractaires ont la propriété de résister
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- 16 MATÉRIAUX TERREUX.
- au feu le plus violent. On les utilise dans les constructions des fours et des foyers de distilleries, etc.
- La résistance des briques à l’écrasement varie comme il suit :
- Brique tendre 18 kilog.
- — crue bien sèche 33 —
- — mal cuite (rouge pâle). . . 40 —
- — rouge 60 _
- dure bien cuite 150 —
- Les demi-briques fabriquées dans la Bourgogne on1 0m.054 de largeur, 0m.054 d’épaisseur et 0m.1130 de longueur.
- Les briques vernissées ou briques noires se fon1 avec de l’argile à laquelle on a ajouté des escarbille ou du mâchefer.
- Les briques poreuses ne peuvent être employées que pour des travaux d’intérieur : cloisons, chambranles, etc.
- Voici le poids d’un mètre cube de briques ordinaires :
- Briques très-cuites de Bourgogne. . 2,095 kilog.
- _ cuites de Bourgogne............ 1,780 —
- — des environs de Paris.......... 1,520 —
- Les briques ordinaires sont souvent désignées sous le nom de briques pleines, et les briques creuses som celui de briques à tuyaux.
- Dans diverses localités, on fabrique trois sortes d« briques ordinaires : les petites, les moyennes et grandes. Voici leurs dimensions moyennes :
- Longueur. Largeur. Epaisseur.
- Petites. . . O-n.16 à 0m,19 0m.08 à 0m.09 0m.06
- Moyennes. 0m.22 à 0re*.24 0m.ll à 0“.12 0.m06
- Grandes. . 0«>.30 à 0m.36 0m.20 à 0m.26 0m.05
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- DE LA BRIQUE ET DU CARREAU. 17
- Enfin, dans quelques contrées, les briques ne different les unes des autres que par leur épaisseur, qui
- varie comme il suit :
- Briques simples....................0m.03
- — semi-doubles...................0m.045
- — doubles. ...................0m.06
- Outre les briques ordinaires, on utilise des briques sPéciales qui sont au nombre de quatre, savoir :
- 1° Les briques creuses ordinaires ont 0ra.l 1 de largeur, 0m.046 d’épaisseur et 0m.22 de longueur. Elles sont percées de trois conduits tubulaires.
- Le mille pèse 1500 kilog. Chaque mètre cube, y compris les joints, en contient 548. Elles se-vendent 40 à 50 fr. le mille. Ces briques sont employées avec sdccès pour faire .des cloisons qui sont à la fois légères et sourdes. Elles sont d’un grand usage à Paris.
- Quelques briquetiers fabriquent des briques creuses carrées qui ont six et même neuf conduits.
- 2° Les briques creuses doubles ou briques carrées ont 0“.22 de longueur, 0m.14 de largeur et 0m.085 L’épaisseur. Elles sont percées de quatre conduits.
- Le mille pèse 3000 kilog. Chaque mètre cube, y compris les joints, en contient 322. Elles se vendent 0e 90 à 100 fr. le cent.
- 3° Les briques boutisses représentent des briques Lobulaires placées l’une à côté de l’autre. Elles ont Luit conduits transversaux.
- 4° Les briques à conjonction, fabriquées à Mézières-eU-Brenne (Indre), sont solides et résistent bien à la gelée ; elles servent à faire des cheminées à vapeur, Les cuves, .des colombiers, des réservoirs à grains, Les réservoirs d’eau, etc.; elles ont 0m.25 de Ion-
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- 18 MATÉRIAUX TERREUX.
- gueur, 0m.12 de largeur et 0m.06 de hauteur. Ell$ se vendent 70 à 75 fr. le mille.
- Ces briques, qui sont droites ou courbes, sont réR' nies les unes aux autres à queue d’aronde à l’aide d’une conjonction.
- 5° Les voûtes que l’on établit avec des fers à doü' ble T et au moyen de briques pleines ou de briqué creuses, exigent l’emploi de briques spéciales qui va' rient quant à leur forme ou leur manière d’ètre, sui' vant la voussure, mais qui s’appliquent dans la parti*-évidée de la solive en fer.
- Ces briques sont désignées sous le nom de sow miers; elles permettent de donner plus de solidité aux voûtes.
- Carreaux. — Les carreaux qui servent à carrela1 les maisons d’habitation, les greniers, les chambre* à chauler, les magnaneries, les laiteries, etc., se fa' briquent exactement comme les briques, à l’excep' tion, toutefois, qu’on unit bien leur face supérieure.
- Les carreaux ont la forme carrée, la forme hexa' gonale ou octogonale.
- Yoici les dimensions et le poids des carreaux caf tés ou carreaux à bande :
- Largeur. Epaisseur. Poids du cent.
- 0m-16 0m-023 870 kilog.
- 0“-22 0m-028 2010 —
- 0m-33 0°>035 5640 —
- 0m-33 (K05 8020 —
- Les carreaux à six pans ont les dimensions et 1®* poids ci-après : Longueur Nombre Poids d’un des côtés, par mètre carré, du carreau.
- Petit modèle. . 0m.088 50 OUi-800
- Grand modèle. . (K123 25 lkU-600
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- DE IA CHAUX. 19
- Les grands carreaux carrés sont employés pour couvrir les aires des cheminées et des fours à cuire lepain.
- On rend les carreaux luisants en les glaçant, avant a cuisson, avec un mélange de litharge, de sel marin et d’ocre rouge.
- depuis quelques années on fabrique dans le Viva-Iais’ le Dauphiné, à Paris, etc., des carreaux colorés a7ant l’aspect du marbre ou de toiles peintes. Ces Caïreaux sont remarquables par leur solidité.
- Les carreaux polychromes à dessins incrustés, on fabrique à Viviers (Ardèche), sont carrés ou hexagones.
- Les carreaux noirs, gris et blancs, sont livrés en j&re de Châteauneuf-du-Rhône, à raison de 3 fr. 23 à r- LO le mètre carré. Ceux qui présentent diverses couleurs, rouge, bleu, chamois, rose, brun, etc., sont ei*dus de 4 fr. 50 à 8 fr. 50, la même superficie. Ces carreaux sont très-bien faits; iis ont le poli et la eauté du marbre. Ils conviennent très-bien pour a*le à manger, vestibule, etc.
- SECTION III.
- DE LA CHAUX.
- La chaux joue un très-grand rôle dans les construc-°^s; elle sert à confectionner les mortiers.
- Lha.ux naturelles. — On connaît trois variétés de Cllaux naturelle :
- chaux grasse, qui provient de pierres calcai-ch illen PUres ou de marbre. Cette chaux est blan-p0e’ tisonne beaucoup, mais elle ne durcit pas dans
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- 20 MATÉRIAUX TERREUX.
- 2° La chaux maigre, que fournissent les pierrf calcaires contenant de l’argile dans, une forte p1’11 portion. Cette chaux foisonne peu, prend peu de sah! et durcit promptement à l’air.
- 3° La chaux hydraulique, qui est naturelle, contid de 10 à 30 pour 100 d’argile; elle se durcit da1' l’eau sans addition d’autres substances, après qu® ques jours d’immersion..La chaux hydraulique de S nonches pèse 850 à 900 kilogrammes le mètre cul'1 après avoir été blutée. Elle se vend à Senonches 18 ^ le mètre cube.
- La chaux hydraulique de Theil (Drôme), la ch$ hydraulique de Roquefort (Bouches-du-Rhône), ' chaux hydraulique d’An tony (Seine), la chaux draulique de Robache (Vosges), sont aussi très-u^1 lisées.
- Voici la composition des chaux hydrauliques :
- Chaux. Argile.
- Très-hydraulique.......80 p. 100 20 p. 100
- Hydraulique............83 — 17 —
- Peu hydraulique........89 — 11 —
- En résumé, avec 10, 15 ou 30 pour 100 d’argi'1 les chaux sont plus ou moins hydrauliques.
- On reconnaît qu’une pierre calcaire donnera, ap11 avoir été calcinée, de la chaux grasse ou de la ch^ maigre, en la soumettant, dans un verre conten® de l’eau, à l’action de l’acide chlorhydrique. Si morceau sur lequel on opère s’v dissout compl®* ment, la pierre calcaire fournira de la chaux gras® s’il reste après l’opération un résidu insoluble et (ll ce résidu soit du sable, la chaux que fournira la piefl sera de la chaux maigre; enfin, si le résidu n’^
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- DE LA CHAUX. 21
- (jUe de l’argile, il y aurait présomption que le calcaire °nnera de la chaux hydraulique.
- Calcination.—C’est par la calcination qu’on trans-jorme les pierres calcaires en chaux vive. Ainsi, sous 1 action d’un feu vif et continu, ces pierres perdent d’abord leur eau de cristallisation et abandonnent eris;uvte leur acide carbonique.
- La chaux qui provient de pierres qui n’ont pas été assez calcinées foisonne peu; les pierres qui ont ^Prouvé l’action d’un feu trop violent, se vitrifient rès-souvent et forment ces pierres dures qu’on ap-LeUe biscuits.
- Cn procède à la calcination des pierres calcaires au ^oyen de fours ordinaires ou à l’aide de fours con-Laus. Les premiers sont ordinairement chauffés au °Ls, les seconds le sont presque toujours à la houille. Les fours ordinaires consomment un demi-mètre !;uLe de bois par chaque mètre cube de chaux; les 0Ul>s continus exigent trois hectolitres de houille la même quantité de chaux.
- La cuisson d’un mètre cube de chaux exige :
- 1 stère 2/3 gros bois de chêne; ou 15 fagots de chêne; ou 25 à 30 fagots de bois léger ;
- et dure de 110 à 130 heures.
- La chaux vive, à sa sortie du four, pèse 800 kilog. e baètre cube. Le poids de la chaux éteinte, en pâte, est 1328 kilogrammes.
- Extinction. — On connaît quatre méthodes d’é-L'iridro la chaux.
- Le procédé le plus répandu est connu sous le aoiu d'extinction par fusion. Il consiste à jeter la °haux dans un bassin fait en maçonnerie ou creusé
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- ââ MATÉRIAUX TERREUX.
- dans le sol, dans lequel on a versé suffisammeP d’eau, pour qu’elle se réduise en bouillie épaisse. S on ajoute trop d’eau, la chaux est noyée et perd e: partie ses qualités. Quand la chaux a pris de la ooP sistance, on la recouvre de sable, si elle ne doit f être employée immédiatement, afin qu’elle puis? conserver toutes ses qualités.
- 2° Le second procédé consiste à la plonger daP l’eau et à la retirer avant sa fusion. Alors elle siffla éclate avec bruit et se réduit en poudre. Ce procé^1 est connu sous le nom d'extinction par immersion il est coûteux et rarement en usage. Si la chaux aiiP éteinte doit être conservée longtemps, il faut qu’ef soit mise à l’abri de l’humidité et privée de l’acté de l’air.
- 3° Le troisième procédé est dit extinction par $ persion; il consiste à placer la chaux vive dans iP bassin fait avec du sable, et à jeter dessus une su$' santé quantité d’eau pour la réduire en pâte. Ce pro' cédé est souvent employé.
- 4° Le quatrième est connu sous le nom d’extinC tion spontanée; il consiste à laisser la chaux vive et posée à l’action lente de l’atmosphère, afin qu’elle $ réduise en poudre fine. Ce procédé facilite le durcit sement de la chaux.
- 100 kilog. de chaux grasse absorbent par :
- Le premier procédé. ...... 291 lit. d’eau.
- Le second — 172 —
- Le troisième — 188 —
- 100 kilog. de chaux hydraulique absorbent par :
- Le premier procédé............103 lit. d’eau.
- Le second _ 71 _
- Le troisième — 68 —
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- DES SABLES. 23
- , Le premier procédé d’extinction est celui qui di-vise mieux la chaux grasse et la chaux hydraulique.
- , En général, la chaux grasse éteinte en bouillie épaisse augmente en volume de 2,50 à 3,50 pour 1 ; *es chaux maigres et hydrauliques ne donnent que >25 à 1,50 pour 1.
- L’extinction d’un mètre cube de chaux vive, y com-î*ris le service d’eau, exige 8 heures de travail.
- Le service d’eau en exige 3 seulement.
- La chaux éteinte se conserve bien si on la couvre üne bonne couche de sable.
- Chmjx hydraulique artificielle. — Cette chaux se abrique en mélangeant de la chaux grasse réduite ea bouillie et de l’argile.
- On pétrit le tout pour en former des boules que °n calcine à l’aide d’un feu modéré et longtemps s°ntenu, après les avoir laissées sécher à mi-soleil.
- Lorsque l’argile dépasse 34 pour 66 de chaux, le c°niposé, après sa calcination, ne fait plus pâte avec ean ; son degré d’hydraulicité est très-faible quand a Proportion d’argile est de 10 pour 100 de chaux.
- Les chaux hydrauliques doivent aussi être conser-Vees dans des tonneaux à l’abri de l’action de l’air.
- Les bonnes chaux hydrauliques artificielles sont, c°nime les véritables chaux hydrauliques naturelles, 'îri Peu verdâtres, parce qu’elles sont fabriquées avec es glaises ou des argiles plastiques.
- SECTION IV.
- DES SABLES.
- y ^es sables que l’on mêle à la chaux dans la confeé» 11 ^es mortiers sont de plusieurs sortes :
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- 24 MATÉRIAUX TERREUX.
- 1° Les sables de terre, dits sables de carrière. doivent être fins, anguleux et purs. Le sablon doij être rejeté, car il absorbe une trop grande quantité de chaux. Les sables fins qui contiennent de Foxy^ de fer sont très-estimés.
- Le sable de ravine que les eaux descendant deJ montagnes déposent dans les vallées est souvent trè* bon. — Le sable fin ou sablon fait de bon mortier poü-l’intérieur.
- 2° Les sables de rivière sont généralement préféré surtout lorsque leurs grains ne sont pas très-gros c très-arrondis.
- 3° Les sables de mer sont trop imprégnés de selel souvent trop limoneux pour qu’on puisse les eflT ployer avec avantage. Pour pouvoir les utiliser, ’ faut les laver dans l’eau douce et les faire sécher.
- 4° Le sable volcanique qu’on trouve en Auvergifi dans le Vivarais et près de Lodève (Hérault), fait avc: la chaux grasse un mortier qui acquiert une trè® grande dureté.
- Le bon sable, pressé entre les doigts ou dans l1 main, doit crier et ne rien laisser aux doigts. Poi; s’assurer s’il ne contient pas de terre, on le lave daï un verre rempli d’eau; si l’eau, dès que les peti1 grains se sont déposés, reste trouble, épaisse, c’e; qu’il contient une notable quantité de terre.
- Les grains de sable ont les diamètres ci-après :
- Sable fin..................0m.001
- — moyen................0.m001 à 0m.002
- — gros.................0m.002 à 0m.003
- Les sables dits arènes à grains quartzeux qu1' trouve en Bretagne et dans le Périgord, contienne
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- DES MORTIERS. 25
- de 15 à 20 p. O/o d’alumine. Ils servent à faire de bons mortiers avec la chaux hydraulique.
- Le sable fin et sec pèse 1,400 kilog. le mètre cube. Sable de rivière humide 1,700.
- Sable ordinaire humide 1,900.
- Le poids des graviers et des cailloutis ne dépasse Pas 1,600 kilogrammes.
- SECTION Y.
- DES MORTIERS.
- Les mortiers sont les mélanges que l’on emploie Pour joindre les matériaux. Ils se divisent en deux cJasses : 1° Les mortiers de terre; 2° les mortiers de
- chaux.
- Mortiers de terre. — Ces mortiers se font avec terre un peu argileuse. Les terres sablonneuses 110llt pas assez de liant pour pouvoir être converties ei* mortier.
- Les terres franches qui sont ni trop légères, ni trop h astiques, sont les plus appréciées.
- La terre doit être exempte de pierre et bien cor-r°yée avec un rabot en fer.
- Mortiers de chaux. — Les mortiers de chaux sont 1111 mélange de chaux et de sable.
- Les mortiers gras sont ceux dans lesquels la chaux
- °mine ; on donne le nom de mortiers maigres à ceux (hh renferment peu de chaux.
- Le gros mortier, que l’on compose avec deux par-,J,(:s dessable et une de chaux éteinte, s’emploie à l’in-Prieur des murs.
- Le mortier maigre, résultant du mélange de deux Orties de bon sable 'et de deux parties de chaux
- Constructions agricoles. 2
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- 26 MATÉRIAUX TERREUX.
- éteinte en pâte, sert aux jointements et aux efl' duits.
- Le mortier ciment est composé de deux parties tuiles ou briques pilées et passées au panier et à une partie de chaux éteinte ; il s’emploie sans add> tion d’eau pour citerne, puits, fontaine, aire d’établ* pavage, etc.
- Tous les mortiers sont préparés ou corroyés aV® une massue en bois appelée aussi rabot. Un met1’ cube de mortier de chaux et de sable exige, po11 être confectionné, deux heures de travail.
- La solidification des mortiers de chaux est attribut à l’absorption de l’acide carbonique de l’air par chaux sous l’influence de l’humidité.
- Voici les proportions des diverses substances $ entrent dans les mortiers :
- Gros mortier. . 2 part, de sable. 1 part, de chaux éteint* Mortier lin. . . 2 — 2 — —
- 1 Mortier ciment. 2 part, de tuile. 1 — —
- On ajoute ordinairement à la :
- Chaux grasse.............50 p. 100 de sable.
- — moyenne. 55 — —
- — maigre. ••.........60 — —
- La chaux hydraulique exige 70 p. 0/o de sable.
- Le mortier-ciment, je le répète, s’emploie sans ^ dition d’eau.
- SECTION VI.
- DU PLATRE.
- Le plâtre sert à lier les pierres, à construire $ Cloisons, à jeter des plafonds et des enduits. Il süf porte mal l’action du feu et s’altère dans l’eau.
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- DU PLATRE.
- 27
- Pourquoi on doit éviter de l’employer dans les constructions souterraines et hydrauliques.
- Pour l’employer, il faut le faire cuire à une température de 120° et le réduire en poudre. La durée de la cuisson du gypse ou pierre à plâtre varie entre 10 et 15 heures. Lorsque le plâtre n’est pas assez cuit, 11 absorbe lentement l’eau et ne forme pas un corps s°üde ; quand il a été trop calciné, il est graveleux et s’égrène après qu’il a été employé.
- Le bon plâtre est doux au toucher et s’attache fa-C|lemcnt aux doigts de l’ouvrier qui. l’emploie; le Plâtre réputé mauvais est généralement d’une cou-eui‘ jaunâtre et très-long à prendre. Enfin, lorsqu’il resté longtemps au contact de l’air et a perdu l°ütes ses propriétés, on dit alors qu’il est éventé.
- Ou désigne sous le nom de plâtre au panier, celui (PJe l’on a tamisé avec un panier d’osier; on l’emploie P°ur hourder les murs et faire des crépis.
- Le plâtre au sas est celui qu’on a passé dans un auiis de crin; il sert à faire les enduits et les moulures.
- 0Tn sac de plâtre contient 25 litres et pèse environ kilogrammes ; pour le gâcher quand il a été passé du sas, il faut environ 30 litres d’eau; il n’en exige (l11e 18 litres s’il l’a été au panier.
- Quand le plâtre doit être très-énergique ou gâché erre', on met dans l’auge la quantité d’eau néces-ail’e pour qu’il y forme une pâte de bonne consistée ; on ralentit la prise clu plâtre en obtenant une Pate un peu liquide, c’est-à-dire en gâchant clair.
- les
- Le plâtre s’attache avec beaucoup de force contre
- pierres à surface raboteuse et sur les briques ;
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- 28 MATÉRIAUX TERREUX.
- mais il adhère difficilement sur le Lois, à moins qu'1 n’ait été garni de clous ou de rapointis.
- Un mètre cube de plâtre cuit battu, pèse de à 1228 kilogrammes. Le plâtre tamisé pèse de 1242: 1250 kilogrammes.
- La pierre à plâtre est plus pesante ; son poids vaH entre 1899 et 2299 kilogrammes.
- La cuisson d’un mètre cube de plâtre exige de 3Û à 400 kilogrammes de fagots.
- Suivant les localités, le plâtre est blanc, gris 0 rose.
- SECTION VIL
- DU BÉTON.
- Le béton est un mortier hydraulique composé d pierres réduites en petits fragments très-anguleid de chaux hydraulique et de sable. Il est formé de :
- Chaux vive.............................1 partie.
- Sable................................. 2 —
- Cailloux...............................3 —
- On l’emploie dans les fondations qui ont lieu dat l’eau, ou dans les constructions qu’on veut rend1 imperméables ou étanches.
- Le béton varie dans sa composition suivant les ci* constances. Voici comment on le construit pour $ travaux spéciaux :
- Mortier^
- hydrauliçf. Cailloux. Usages.
- Béton gras.........0.55
- — demi-gras. . 0.52
- — ordinaire. . 0.48
- — maigre. . . 0.38 •*- demi-maigre. 0.45
- 0.77 Chaussée d’étang. 0.78 Maçonneriesousl’eal1 0.84 Pavage.
- \. » Fondations en sol 0.90 Fondations en sol ^ mide.
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- DES CIMENTS. 29
- Les pierres ou blocailles doivent avoir de 0m.02 à m-03 de diamètre ou au plus de 0m.04 à 0m.05.
- On pilonne fortement les bétons par couches de m.25 à 0m.30 d’épaisseur.
- Le béton aggloméré proposé par M. Coignet se ®°mpose de chaux et de. sable gravier. Il est destiné ^ remplacer le pisé. Le béton aggloméré employé
- <;aris la confection des égouts de Paris, se compose de ;
- Chaux hydraulique.................... 1 m. c.
- Sable de rivière..................... 5 —
- Ciment de Portland..................250 kilog.
- L n’exige pas d’enduit.
- SECTION VIII.
- DES CIMENTS.
- Les ciments sont des mortiers qui possèdent à un rès-haut degré les propriétés de la chaux hydraulique.
- Ciment de Vassy. — Ce ciment se fabrique à assy,près Avallon (Yonne), et il jouit d’une grande ^nommée. On le désigne souvent sous le nom de'ci-^nt romain.
- Ce ciment est le résultat de la calcination d’un ficaire argileux-magnésien particulier. On le livre, aPrès l’avoir broyé et tamisé, en barils de 100 à 233 ltres, pesant 130 à 300 kilogrammes.
- Le ciment, tassé dans les barils, pèse 1200 ldlogr. e mètre cube. On le vend de 12 à 15 fr. les 100 ki-°m’ammes. Le ciment de Pouilly (Yonne), ne vaut ï’ue io à 12 fr. les 100 kilogrammes.
- l’emploie à l’état de mortier mêlé d’un peu de
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- • MATÉRIAUX TERREUX.
- sable. Il fait prise au bout de 2 à 6 minutes et a£ quiert la dureté de la pierre.
- Le ciment de Yassy s’altère sous l’action de la mef Le ciment de Pouüly est long à prendre et de coulet noirâtre. Il égale le ciment de Yassy.
- Ciment de Boulogne. — Ce ciment est connu puis longtemps sous le nom de ciment romain de Bo* logne. On le fabrique avec un calcaire argileux;s: couleur est jaunâtre et rappelle celle de la pierre & taille. Sa prise est prompte ; aussi doit-on éviter de 1' gâcher avec trop d’eau.
- Quand on l’emploie sur des maçonneries exposé au soleil, on le mêle avec deux parties de sable ;0 mélange l’empêche de prendre du retrait.
- On le livre en baril ; il pèse, bluté et non JtasS^ 847 kilog. le mètre cube.
- Ce ciment permet de faire des enduits durables6 d’excellentes conduites d’eau.
- Ciment de Portland. — Ce ciment se fabrique e| Angleterre avec de la craie mêlée à une vase ar$ leuse. Il pèse 1200 kilogrammes le mètre cube. Ile' aussi en poudre fine. On en fabrique aussi à Boul° gne. Ce dernier est plus dense que le Portland $ glais.
- Ce ciment prend lentement, ce qui permet à tôt1 les maçons de pouvoir l’employer. On peut le reé cher après 12 et même 24 heures. Il se vend à Paff 11 à 12 fr. les 100 kilogrammes. On l’emploie seul mêlé avec 2, 3 ou 4 fois son volume de sable. Il ^ à faire des enduits d’une grande dureté, des ai h* des auges, des bassins ou des rigoles.
- Ciments divers. — Le ciment de Moissac (Tah ne prend qu’au bout de 48 heures ; le ciment de ^
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- des ciments. 31
- Porte de France, que l’on fabrique dans le Dauphiné, est à prise lente ou à prise prompte. Ces divers ci-ttents sont recherchés dans les contrées du midi.
- Le ciment de Vitry-le-Français et le ciment de Roquefort (Bouches-du-Rhône) sont aussi réputés P°ur leurs qualités.
- En résumé, il existe des ciments à prise rapide et es ciments à prise lente.
- ^oici les principaux éléments qui entrent dans la c°Uiposition des ciments :
- Alu- Magné- Oxyde Sulfate
- fkssy.
- !0ülogne...........
- °rtland de France "Io'ssac. . .
- Chaux. Silice. mine. sie. de fer. de chaux.
- 58 21 13 2 6 »
- 50 33 9 1 7 »
- 65 20 13 1 1 »
- 45 30 20 2 » 3
- 56 22 15 1 3 3
- 55 24 13 1 2 5
- 62 22 11 » 5 «
- °rte-de-France.
- v^y.; ...
- ^ ^ expérience a prouvé, d’après les belles expériences 6 Vicat, l’inventeur des mortiers-ciments, que 11 s urgile, la chaux donne un mortier qui durcit à air’ mais qui se délaie et se dissout dans l’eau avec grande promptitude. Mêlée d’argile, elle acquiert l’eau une dureté qui égale celle de la pierre.
- En général, les ciments éprouvent, quand ils sont juployés, une contraction plus ou moins considérable
- oi ils Le
- augmentent de poids.
- p ciment de Vassy pèse 900 kilog. Le ciment de ot'tland français, 1,200 kilog., celui de la Porte de fance, 1,300°kilog. le mètre cube.
- Etant broyés et tamisés, ils se présentent sous 0ï>me de poudre qui varie, quant à sa couleur, du aune blanchâtre au rouge-brun clair.
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- 32 MATÉRIAUX TERREUX.
- Le béton-ciment proposé par M. Coignet est exf lent. Il se compose de 70 parties de sable et gravi' 13 parties de chaux-grasse ou hydraulique, 9 parti de cendres de houille pilées et 8 parties de briq11 pilées.
- Ce béton-ciment prend facilement et acquiert $ grande dureté. Il a servi à couvrir les aires de la cherie, de la grange et de la porcherie de Ville-Evraf près Neuilly-sur-Marne (Seine-et-Oise).
- Le béton économique, imaginé par M. Coignet, place le pisé ou le torchis auxquels il est bien suf rieur. Il se compose de : 64 parties de sable et gfl vier, 27 parties de terre argileuse et-9 parties ^ bonne chaux non délitée. La chaux lui donne ^ solidité que ne possède pas le pisé.
- Ciment des fontainiers. — Le ciment, que l’^ nomme ciment des fontainiers, est un mélange bif broyé de brique pilée, de mâchefer et de pierre ®el! lière, allié à de la chaux vive.
- Ce ciment durcit rapidement dans l’eau.
- SECTION IX.
- DE LA POUZZOLANE.
- La pouzzolane est un matière pulvérulente produit par la désagrégation des roches volcaniques. On extrait à Pouzzole, en Italie, et dans les départ ments du Puy-de-Dôme, de l’Ardèche, de la Haule Loire, de l’Hérault, etc.
- On la pulvérise et on la mêle avec de la chati! grasse pour former d’excellents mortiers hydraulique
- La pouzzolane naturelle prend avec le temps uf solidité qui égale celle des meilleures pierres. Elle '
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- DE L’ASPHALTE ET DU BITUME. 33
- lar^60* £ravi'er que donne la pierre ponce et la ,e Poreuse qui ont été broyées. Elle renferme les lements ci-après :
- Silice........................36 à 75 p. 100.
- Alumine.......................20 à 40 —
- °xyde de fer..................15 à 20 —
- Chaux......................... 3 à 6 —
- la v,n remplacer la pouzzolane naturelle par de wque ou de la tuile pilée et tamisée. ks n fabrique, en France, des pouzzolanes artificiel-a.’ ei1 calcinant des argiles. Celle de Fagnières ^ arne) pèse 1300 kilogrammes le mètre cube. On la e e au sable et à la chaux dans les proportions Vivantes :
- Pouzzolane....................... . 15 parties.
- Chaux hydraulique. ....... 50 —
- Sable.............................35 —
- 0^i employée, elle prend au bout de deux jours. . 1 allie quelquefois à deux parties de chaux grasse ; °1>S elle fait prise en 24 heures, j»^a Pouzzolane artificielle de Chartres prend sous d6au au bout de trois jours. On l’emploie mêlée à ^ehx tiers de chaux hydraulique. Elle pèse 1200 ki-&rammes le mètre cube.
- SECTION X.
- DE L’ASPHALTE ET DU BITUME.
- I L asphalte est exploité dans les départements de et du Puy-de-Dôme.
- çjV11 Remploie pour couvrir des aires de porcherie, 6 laiterie, de poulailler, de buanderie, etc.
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- 34 MATÉRIAUX TERREUX.
- L’asphalte est un calcaire imprégné de bitui# est coulé par plaques de dimensions déterminé Une dalle de 1 mètre carré ayant 0in.015 d'épais'* exige 1 kil.500 de bitume minéral ou goudron m1' ral, 23 à 24 kilog. de mastic naturel de Seyssel 13 à 15 kilog. de sable gravier lavé, séché et taik
- Séparé de son calcaire, l’asphalte est une matï* noire ayant une odeur agréable. Elle se solidifie * dessus de 7 à 8° et elle devient liquide au-delà 60°.
- Voici l’épaisseur des dalles en asphalte et 1*’ poids par mètre carré : *
- Epaisseur. Poids du mètre carré.
- 0m.015..................36 kilog.
- 0m.020 ................. 48 —
- 0m.030 ................. 78 —
- 0m.040 ............ 96 —
- Ces dalles peuvent être quadrillées superficie^ ment pour empêcher les personnes et les ani# de glisser.
- Le mastic bitumineux ou mastic d’asphalte ‘ livré sous forme de pains ronds du poids de $ 25 kilog.
- Le bitume peut être aussi utilisé dans les haU|: tions dont le rez-de-chaussée est humide. On l’e'1 ploie alors pour couvrir le sol qui a été préalable# damé et quand il est appliqué, on fixe les lamboui'*'. du plancher à l’aide de ruellées de bitume chaud-.
- On le coule par bande de 0m.60 de large sur ^ aire de béton et on les couvre d’un peu de sable-
- Les rez-de-chaussées qui ont été ainsi disposés s0' très-sains, parce que le bitume empêche l’humid de pourrir les lambourdes et le parquet,
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- DES BOIS.
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- , bitume ne peut pas être employé pour faire des iu’es à battre, parce qu’il a l’inconvénient de, s’a-bollir par la chaleur et de perdre son élasticité par
- ;e froid.
- CHAPITRE II.
- Des bois.
- Qualités et propriétés. — Les qualités et les pro-j tés générales des bois sont : la densité et la pe-leur, la cohésion et la ténacité, la dureté et la la résistance à la rupture, Yélasticité, la fa-d'absorber l’humidité et de se gonfler, ou de Pendre du retrait. Plusieurs de ces propriétés sont ^'relatives. Ainsi, les bois denses sont ordinairement Plants, durs, résistants et durables ; les bois élas-^Ues ont de la ténacité ; les bois tendres sont ceux i Prennent le plus de gonflement et de retrait.
- I ja dureté a surtout été prise en considération par '^s. charpentiers et les menuisiers pour diviser les j,0ls en deux classes : l’une renfermant les bois durs, autre contenant les bois tendres.
- > a essayé de mesurer la force de résistance des f|' ^rents bois. Les résultats constatés permettent de ll’e que cette force n’est pas constante. Toutefois, ,116 pièce de bois de 3 mètres de longueur placée Orizontalernent supporte sans se rompre un poids
- Vble
- du poids qui occasionnerait la rupture d’une
- ^ a J. ~
- Plu Plèce de bois ayant nne longueur deux fois }eg ? c°nsidérable. Le hêtre, le charme, l’orme sont 4 °1S (fIJi sont doués de la plus grande résistance
- s 1>upture après le chêne et le frêne. Le châtaignier Pporte un poids beaucoup moins considérable.
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- DES BOIS.
- En général, les bois résistent d’autant plus cp1'1 sont plus élastiques. L’acacia est le seul bois qui exception.
- Voici les charges de rupture par millimètre car1
- à la section :
- kil.
- Frêne. . ............................11.86
- Acacia...............................10.93
- Pin laricio.......................... 8.06
- Chêne vert........................... 7.93
- Noyer............................. 7.32
- Orme................................. 7.07
- Platane.............................. 6.71
- Cormier........................... . 6.95
- Chêne maigre. ....................... 6.90
- Tilleul.............................. 6.48
- Pin Sylvestre....................... 6.33
- Sapin................................ 5.34
- Chêne gras.......................... 4.70
- Mélèze............................. 4.61
- En pratique, on ne fait pas supporter aux bois ali delà du cinquième de la charge qui occasionne h11 rupture.
- Employé verticalement comme bois debout, le cb$' a moins de résistance à l'écrasement que le hêtre1 le frêne. Dans l’ordre de leur résistance à la tracté le frêne se place le premier, puis le chêne, le sap111 le hêtre, enfin l’orme. Cette propriété est un signé la ténacité de ces bois.
- La cohésion et la dureté des bois se lient justfi1! un certain point à la propriété précédente. Les t0' les plus durs, tels que le gayac, le grenadier, ne $ employés que pour quelques usages industriels.
- Les bois se placent sous le rapport de leur duJ^
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- DES BOIS. 37
- tordre suivant : le cormier, l’acacia, le frêne, le frene, le charme, l’orme, le hêtre, le châtaignier, le ^apin, le pin5 ie bouleau, l’aulne, le tremble, le blanc o Hollande, le tilleul, le peuplier noir, le peuplier Italie et le saule. Cet ordre se rapproche beaucoup e celui de la pesanteur.
- Voici le poids moyen du mètre cube des principales essences employées dans les constructions :
- Chêne vert , . . . 993 kilog.
- Chêne ordinaire ... 934 —
- Acacia , . . . 800 —
- Hêtre. . . . , . . . 779 —
- Mélèze . . . . 750 —
- Charme , . . . 737 —
- Platane , . . . . 737 —
- Frêne. , . . . 725 —
- Orme . . . . , . . . 724 —
- Bouleau . . . . 688 —
- Tilleul . . . . . . 687 —
- Sorbier des oiseaux . . . 669 —
- Noyer , . . . 629 —
- Erable plane. ....... ... 618 —
- Châtaignier . . . . 588 —
- Peuplier blanc . . . . 550 —
- Tremble . . . . 538 —
- Aulne . . . . 510 —
- Sapin ... 463 —
- . . . . 437 —
- Saule . . . . 392 —
- . . . . 360 —
- La résistance au frottement est souvent en raison e la dureté des bois. Toutefois, les frottements sont P Us ou moins doux suivant les bois qui les supportent.
- Constructions agricoles. 3
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- 38
- DES BOIS.
- Il est une autre propriété tenant à la cohésion 1)1 à l’arrangement des fibres qui rendent les bois plü propres à certains travaux. Ainsi les bois de chêh' de hêtre, de châtaignier qui ont des fibres contint sont excellents pour les ouvrages de fente.
- L’élasticité est une propriété importante surto11 pour les bois d’œuvre. Le frêne, l’orme et le chef jouissent de cette propriété. L’orme a en outre nf qualité qui tient de sa nature fibreuse. Ainsi, il e! liant, peut plier sans se rompre et supporter chocs et les frottements. Cette propriété le fait f chercher, ainsi que le frêne, par la charronnerie.
- Les bois peu élastiques, comme l’acacia, sont dé* gnés sous le nom de bois cassants.
- Les bois ne se contractent ou ne se dilatent p°lî ainsi dire que dans le sens longitudinal, c’est-à-d|f parallèlement à la direction des fibres. C’est ordhd rement dans le sens de leur diamètre ou perpei^ culairement à la direction des fibres qu’ils prenn1’1 du retrait ou qu’ils se dilatent.
- Plus le bois renferme de sève, plus il se contra^
- En résumé, ce n’est pas une seule propriété, # la réunion de plusieurs qui peut donner de la su? riorité à une essence comme bois de charpente.
- Les mêmes essences de bois peuvent varier à$ leurs qualités suivant le lieu où elles ont végété, h’1 traitement pendant la croissance, leur abattage' leur conservation ; les bois des endroits humides s1'1 plus tendres, ont plus d’aubier ; les bois mal vef1 sont maigres, noueux. Il est important pour ce1;1 qui veut faire construire de bien connaître son bfll
- Conservation des bois. — Les propriétés des h dépendent, en outre, de leur bonne conservation
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- DES BOIS.
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- Les agents destructeurs des bois sont : 1° l’humi-dité ; 2° la chaleur ; 3° les insectes. Les bois tendres f°^t beaucoup plus accessibles, en général, que les 0ls durs à ces causes d’altération. Ainsi, ils absor-©ut pluS facilement l’humidité qui, sous l’action de .Valeur, les fait travailler, déjeter ou pourrira ail> ou à la pluie. Le chêne ou l’acacia sont les es-Seilces qui s’altèrent le moins facilement. Quand ils été bien exploités, ils sont ordinairement à l’abri 6 l’attaque des insectes. Le hêtre et le châtaignier Se conservent, au contraire, très-mal s’ils ne sont à couvert. L’aulne et le sapin se conservent bien dans 1 eau.
- Dans la conservation des bois, on doit éviter de les hisser exposés à un courant d’air vif et sec, à l’hu-^dité, à une chaleur élevée, au soleil, à la gelée et a 1 action permanente de l’acide carbonique.
- bans les chantiers, sous les hangars ou dans les Magasins, on empile ou on engerbe les bois les uns
- les autres en ayant soin de séparer les madriers, es Poutres ou les fortes pièces par des taquets. Les ^onabrures, les planches sont toujours dressées, à ^oins que le local soit très-sain.
- bes planches provenant d’un sciage récent restent î^elques mois empilées à l’air. Les meules sont dis-P°sées soit en prismes triangulaires, soit en prismes ^aadrangulaires au travers desquels l’air circule 'bernent.
- Uûe bonne dessiccation augmente toujours la force e la durée des bois.
- dam
- L immersion des bois dans une eau courante ou
- s une mare ou un étang, augmente la dessicca-
- un ---O**1
- 0li du bois et accroît leur durée d
- une maniéré re-
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- marquable. Cette immersion a pour but principal ^ dissoudre la sève ou les matières fermentescible* Elle- dure de 3 à 4 mois et rend toujours le bois pb foncé en couleur.
- Les bois qui ont été immergés dans Veau de ^ sont impropres aux constructions civiles.
- Les bois constamment plongés dans l’eau sont W périssables.
- On- peut augmenter les chances de durée des W en les faisant écorcer et fendre, en évitant de Ie mettre dans les chantiers en contact avec le sol1 en les enduisant de peinture.
- Depuis quelques années, on y fait pénétrer div# liquides tenant en dissolution des sels, entr’aut^ des pyrolignites de fer ou du sulfate de cuivre (f les rendent moins accessibles à la pourriture ; mais£t procédé est dispendieux et diminue l’élasticité d? bois.
- L’action du feu sur les échalas et les pieux assur; également leur conservation dans le sol.
- Maladies et défauts. — Les bois sont aussi $ posés à la pourriture. La pourriture humide a po»1 cause l’humidité ; la pourriture sèche est due a115 cryptogames.
- La carie est occasionnée par une sève viciée ou $ des fentes qui se sont produites pendant la végé$' tion de l’arbre.
- Les bois ne sont pas toujours exempts de défaut' On devra éviter d’employer des bois qui ne serai#1 pas secs et qui auraient trop d’aubier, qui présent raient des roulures, plaies occasionnées par rhu# dite ; des jlaches, creux que les pièces présentent a*1' arêtes après l’équarrissage. En outre, on fera att#1
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- t,10n qu’ils ne soient pas piqués ou altérés par des msectes, n’oiFrent pas de gelivures, inégalités qu’on ^Perçoit dans la coupe transversale et qui sont dues a Li gelée, et ne présentent pas de nœuds qui modi-ent toujours l’arrangement des fibres.
- Le bois est dit roulif quand il présente des roulu-*es i on lui donne le nom de gelif lorsqu’il est rempli ae gelivures.
- Les gerçures sont causées par les hâles et les sécheresses. Les cadranures sont des gerçures circulaires.
- Lois durs. — Les principaux bois durs sont : f° Le chêne, remarquable par sa dureté, sa force, J°* élasticité et sa faculté de résister à l’action de eau et de la. chaleur.
- . Le chêne rouvre fournit un beau bois de travail ; 6 Lois du chêne pédonculé est recherché par la ma-5 celui du chêne vert, qui est commun dans la tegion méridionale, est tortueux et très-maillé.
- . Le charme, que l’on emploie principalement dans es frottements mécaniques à cause de sa grande Ureté et du beau poli qu’il acquiert; il n’est pas éployé en charpente, parce qu’il résiste mal à l’humidité.
- p Le hêtre est le meilleur des bois de fente ; on j^phde peu en charpente, parce qu’il résiste mal à chaleur et à l’humidité ; il est sujet à être attaqué r ics vers. Le charronnage ne le recherche pas, a|'Ce qu’il est cassant.
- ® bois de hêtre est assez léger ; il est très-em-°ye dans la confection des meubles, des caisses et objets de boissellerie.
- Le frêne est flexible, résiste parfaitement à tonte
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- pression, mais il est plus corruptible que le char#6 On ne l’emploie qu’en charronnage et en menuiserie
- 5° L’orme est beaucoup moins précieux que j1 chêne dans la charpenterie, car il se tourmente, ®3f il est excellent pour le charronnage et la menuiserie il se travaille bien et n’éclate pas. Toutefois, il ne? conserve pas très-bien en terre.
- 6° L’acacia ne pourrit ni à l’eau, ni à l’air, et le; insectes ne l’attaquent pas ; c’est un bois excellentc qui se polit bien ; il est très-cassant quand il est e® core vert.
- Il est peu employé en charpente, parce qu’il & recherché par la menuiserie, etc.
- 7° Le châtaignier se pourrit facilement et est suje à la vermoulure. Il est beaucoup employé dans \ menuiserie commune. C’est bien à tort qu’on dit qu’1 a été employé autrefois comme bois de charpente.
- Bois tendres. — Au nombre des bois tendres $ mous on remarque :
- 1° Le sapin qui fournit d’excellentes pièces de chat' pente. S’il est noueux, peu flexible, il est léger et ^ conserve bien dans l’eau.
- Le bois du sapin a une nuance assez claire. Le cotf1 merce le nomme sapin blanc, bois blanc.
- Le bois que fournit, dans le Maine et la Sologne, ^ pin maritime, est aussi désigné sous le nom de sap^ On en extrait principalement de la planche, de petite poutrelles et des chevrons. Ce bois est de qualité S®' condaire si on le compare aux bois résineux des Vü-ges ou du Nord. Le bois du pin maritime, qui a $ épuisé par le gemmage dans le Bordelais, est regard comme étant de bonne qualité.
- 2° Le pin est aussi employé dans la charpente
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- DES BOIS. 43
- fournit d’excellents corps de pompe. La menuiserie e rejette à cause de son odeur. Il n’a pas les qualités TUl distinguent le sapin et surtout l’épicéa.
- Le bois de pin est désigné par le commerce sous le 110111 de sapin rouge, bois rouge.
- 3° L’épicéa est un excellent bois ; il sert' à faire de °uiies charpentes et des planches solides.
- Le bois de cet arbre résineux est plus blanc, plus Ustré que le bois de sapin. Son grain est aussi plus fin. d° Le bois du mélèze est impérissable dans l’eau. 11 l’emploie avec succès en Suisse et dans la Savoie ails la construction des chalets.
- '1° L'aulne se travaille bien et se conserve longtemps ans l’eau. On le teint facilement en noir. Sa conjure est fine et serrée.
- Le peuplier est léger et facile à travailler.
- Le peuplier grisard se prête à l’assemblage et re-*0lt un beau poli; le peuplier tremble n’a pas de Il(£l]d et il est employé dans la confection des pan-deaux destinés à être plaqués; le peuplier noir est fodisé dans là charpente légère; le peuplier d’Italie Pourrit facilement; on l’emploie principalement aUs la menuiserie de placage; enfin, le peuplier J***»*, qui est moins noueux que le peuplier d’Italie, °ornit des planches qui se vendent aisément.
- Tous les peupliers se débitent en volige et en
- Planches.
- Le bois du platane a un grain assez fin, mais les ers S’attaquent facilement ;
- Le bois du saule est mou et poreux. Dessiccation des bois. — Tous les bois contien-à l’état frais, une quantité d’eau qui varie de ° à 50 p0ur ioo. L’orme, le châtaignier, le sapin,
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- le tilleul en contiennent les plus fortes proportion5' le chêne et le hêtre en renferment de 33 à 38 pt»l,: 100 ; le frêne et le bouleau 28 à 30, et l’acacia et lf charme 18 à 20 seulement.
- On dit que les bois sont arrivés à l'état sec quafl" ils ont perdu les 3/4 de leur eau de végétation.
- Voici la quantité d’eau contenue dans les bois ^
- moment de leur abattage.
- Charme..........................18 p. 100
- Erable.............................27 —
- Bouleau...............„.........30 —
- Chêne rouvre.......................34 —
- — pédonculé...................35 —
- Sapin............................ 37 —
- Pin Sylvestre.................... 39 —
- Hêtre............. .............39 —
- Tremble............................43 —
- Orme...............................44 —
- Epicéa. ...........................45 —
- Mélèze.............................48 —
- Peuplier d’Italie..................48 —
- — blanc..................... 50 —
- — noir........................51 —
- Les bois qui ont végété dans les contrées méridi0' nales contiennent toujours moins d’eau que les bo)5 provenant des localités septentrionales.
- Le bois arrivé à sa dessiccation complète, mais d9 turelle, contient encore de 15 à 17 pour 100 d’eau* La présence de l’écorce retarde la dessiccation. Débit des bois.—Les bois abattus ou en grume s<^ exposes àl’échauffemenl, à la vermoulure, à la sèche, aux insectes et aux moisissures.
- Les bois équarris sont sujets à se fendre. Il faut les débiter ou les scier par le milieu, et les soustraire ^
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- DES BOIS. 45
- ^•Itérations des pluies et du soleil si on veut prévenir es grandes fentes.
- Le débit des bois est une opération très-importante. Aussitôt l’abattage exécuté, on doit s’empresser de tjr°céder à l’équarrissage, afin de hâter là dessiccation J|es troncs. Le bois qui n’a pas été équarri est appelé ris en grume ; on appelle bois d'équarrissage celui a été équarri sous la forme d’un parallélipipède ^ctangle. Lorsqu’un arbre n’a pas été équarri à vive arête, que ses faces présentent encore de l’aubier, j11' occupe communément 1/5 du rayon dans les bois 6 chêne, on dit que le bois est flacheux.
- Ou donne le nom de bois gras aux bois à tissus ^Us, lâches, légers et pénétrables à l’eau. On appelle ris maigres les bois à tissus serrés, à grains fins, °Ul'ds, modérément humides et enclins à la fente.
- L'aubier est la partie la plus rapprochée de l’écorce. ^ est un bois imparfait. Son peu de solidité fait qu’on 116 t’utilise pas. Le bois proprement dit est la partie la Ltus solide et la plus foncée en couleur. Il est recourt par l’aubier.
- L’équarrissage se pratique à la cognée ou à la scie :e long. Lorsqu’on se propose d’équarrir un arbre, il /dit toujours chercher à obtenir la plus grande quan-dé possible de bois équarri. C’est à l’aide du cor-oeau qu’on trace les directions des faces à dresser. Quand il s’agit de tracer des lignes courbes on se Sei’t de patrons ou de gabaris.
- Les plus grosses pièces, soit les poutres, soit les en-*raÙs, doivent avoir pour hauteur 1/24 de leur longueur totale ; leur épaisseur est 1/4 moindre. Lorsqu’une pièce de bois n’a que 8 à 16 centimètres déquarrissage, elle reçoit le nom de solive; quand
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- on obtient des pièces de bois de 9 à 10 centimètres' on les emploie comme chevrons.
- L’équarrissage se paie ordinairement pour les pièc^ de 45 à 18 centimètres d’équarrissage et au-dessus 3 fr. 50 à 4 fr. le mètre cube ; au-dessous, on pai® comme chevrons 15 à 18 centimes le mètre courait en bois dur, et 2 à 3 centimes en bois blanc.
- Le sciage se pratique en débitant un arbre dans s9 longueur. Les traits de scie sont plus ou moins noifl' breux, suivant le nombre de madriers que l’on veU1 obtenir.
- Le sciage d’un mètre carré de surface sur tréteau*) compris le levage et la pose, par deux scieurs de long) exige environ 1 heure 1/2. Le sciage seul d’un mètr® cuhe de charpente, par trait de scie, exige 5 heures l/^ La façon pour le sciage du chêne est de 15 fr. les lO*1 mètres linéaires. Le sciage des madriers de 9 à ^ centimètres, coûte 30 centimes le mètre courant ; ce' lui du peuplier ne coûte que 9 centimes la même lofl' gueur. Un stère de bois de chêne équarri, rend ordr nairement 100 mètres de planches; un stère eJ1 grume n’en rend que 55 à 60 mètres.
- Chaque trait de scie occasionne une perte en épais' seur de 5 à 6 millimètres.
- Le bois de charpente en chêne équarri, au-desstf® de 15 à 18 centimètres, se paie, en moyenne, 5 9 6 fr.; au-dessous, 3 fr. à 5 fr. le décistère; les che' vrons de chêne de 5 à 7 centimètres sur 20 centime' très, 4 fr. 50 à 2 fr., et ceux en bois blanc, 1 fr. $ à 1 fr. 50.
- Commerce des bois. — Les bois sont livrés au eob1' merce et à l’industrie sous diverses formes. Suivait leur destination, on les a divisés en quatre grande5
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- DES BOIS. 47
- classes : bois de charpente, bois de sciage, bois de fente, bois à brûler. Les bois de charpente se ven-au décistère et au stère, soit en grume, c’est-à-mi>e tels qu’ils sont abattus, soit équarris ; les planés et les madriers sont vendus au mètre superficiel °u au mètre linéaire.
- Le commerce désigne, sous le nom de bois sains, les ûois qui n’ont pas de défauts ; il appelle bois de sciage Lais les bois qui ont été débités à la scie ; bois d’é-chantilions, tous les bois qui ont les dimensions demandées par la menuiserie, etc. ; bois d’équarrissage, es billes qui ont des surfaces planes ; pièces, les bois ^ Quatre faces, et bois ronds, les arbres qui ont été equarris à huit pans.
- Les dosses sont les croûtes qu’on enlève pendant 1 equarrissage des bois.
- . Les bois connus sous le nom de bois du nord sont ^portés de la Baltique, de la Russie ou de la Norvège. Ils comprennent le chêne, le pin et le sapin.
- ^oici les dimensions de quelques pièces :
- Paris. — Chêne : ordinaire équarri, 0m.30 ; petit limage, 0m.31 à0m.40; grosarimage, 0m.41 à0m.50.
- Sapin : ordinaire, 0m.18 à Gm.26 ; poutrelles, 0m.27 à °m-36 ; gros bois, 0“.37 à 0m.60.
- Jura. — Sapin en grume : petit bois, 0m.20 à 0m.50; moyen bois, 0m.55 à 0m.60 ; gros bois, 0m.70 à la base.
- Vosges. — Sapin en grume : chevrons, 5 mètres; lai’geur de base, 0ra.20 à 0m.25 ; pannes simples, 12 mètres; largeur de base, 0m.30 à 0m.35; pannes doubles, 12 mètres; largeur de base, 0m.40.
- Sapin équarri : grosse charpente, 0m.30 à 0m.34 au
- carré.
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- DES BOIS.
- Voici maintenant les dimensions des bois de sciage :
- Chêne.
- Longueur. Largeur. Epaisseur'
- Membrure. ... 2 à 4m. 0m.167 0m.083
- Grand battant.. . 4 à 6 0m.333 Om-126
- Petit battant. . . 3 à 6 0m.250 0m.083
- Entrevous. . . . Im.50à4 0®.250 0m.028
- Chevrons......... 2 à 4 0m.083 0m.083
- Lames de parquet. 1 à 3 0m.120 Offi.O30
- Panneau. .... 2 à 4 0”.216 à 0“.243 0m.02l
- Yolige........... 2 à 4 0“.216 à 0m.243 0™.0l4
- Feuillet......... 2 à 4 0“>.216 à 0">,243 0m.006
- Sapin du nord.
- Madrier. .
- Chevron.
- Panneau.
- Planches.
- Feuillet. .
- Sapin de Lorraine.
- Longueur. Largeur.
- 2 m. 2 2 2 2
- Om.22
- 0m.08
- Om.22
- Om.22
- Om.22
- Epaisseur.
- 0m.08
- 0m.08
- 0“.02
- 0m.027 à 0m.034 0m.013
- Longueur. Largeur. Epaisseur.
- Madrier.. 3”.90 0“.22 0m.054 àOm.OôS
- Planches. 3m.57à3m.90 Om.32 à Om.35 0m.027 à0“.04l Feuillet.. 3m.57 Om.32 0“.013
- Les planches des Vosges se divisent comme, suit :
- Ordinaires. Réduites. . Larges. . .
- Largeur. Epaisseur.
- Om.244 0m.027
- Om.216 0m.027
- Om.325 Om.027
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- DES MÉTAUX.
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- CHAPITRE III.
- Des Métaux.
- On emploie dans les constructions le fer, l’acier, la 0 le plomb, le cuivre et le zinc.
- 1er. —Le fer 6st le plus tenace de tous ses mé-x- Il s’obtient du 'minerai, ordinairement à l’état ^°xyde qu’on réduit, dans de hauts-fourneaux, par lésion à l’état de fonte. Celle-ci chauffée, forgée ü laminée, produit le fer.
- tn France, on fabrique du*fer sur beaucoup de , ^s ; les meilleurs sont ceux du Berry, des Pyré-j, ®s> de la Franche-Comté, de la Champagne et de ^ Isace. Les fers de la Meuse, de la Moselle et de la gigogne sont phosphatés et souvent cassent à
- e j(is qualités du fer varient un peu suivant ses des-étions. En général, pour les machines et les ou-0ri demande qu’il soit doux, souple et nerveux.
- , 1^ fer tendre plie à chaud et casse à froid ; le fer ou mou est nerveux et plie à chaud et à froid ; le r r sec ou dur casse à froid et à chaud ; enfin le fer ^erin casse à chaud et plie à froid.
- 11 lait subir au fer beaucoup de préparations. On fro’ge à froid, c’est ce qu’on appelle êcrouir. A
- cVd
- ^àie.
- on le forge, on le soude, on l’étire ou on le la-
- j 11 distingue quatre degrés de chaleur : 1° le rouge T(j n' température nécessaire pour dilater le fer ; 2° le jo Cerise, celle qui est nécessaire pour le forger ; 6 rouge blanc, celle à laquelle on l’étire ; 4° le
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- 50 des métaux.
- rouge blanc soudant, qui est nécessaire pour ' souder.
- Le fer se vend sous trois formes différentes : A- 1-fers de forges, ou fers battus ou façonnés au mart$ se divisent : 1° en gros, moyen et petit fer carré,Sl1 vant qu’ils sont en barres plus ou moins grossi 2° en fer plat, dont la largeur est double de l’épu,! seur ; 3° en fer en lame, dont la largeur est plus » double de l’épaisseur.
- B. Les fers étirés se divisent aussi en trois classe* 1° en fer rond; 2° en fer bandelette ou fer plat; 3°{ carillon ou fer carré en botte.
- C. Les fers fendus ou de fonderie se nomment01 dinairement verges. On les appelle côte de va$ feuillard, etc., suivant leur grosseur et les pro#: siojis dans lesquelles ils sont employés.
- Les défauts du fer provenant de la fabrication soi1* 1° les doublures ou soudures mal faites; les paiP petite solution de continuité dans les fibres ; 3° 1' cendrures, petits points grisâtres, qui n’ont pas, reste, l’importance des défauts précédents ; 4° les d'1 vasses, qu’on observe soit dans le travers, soit la longueur des barres.
- Les épreuves du fer consistent à le plier, repi11" fendre, percer et l’étirer en pointe suivant l’us&l auquel on le destine. Pour les essieux, on enga* leurs extrémités dans deux points fixes et on 1^’ tomber un poids sur leur milieu ou on laisse tff^\ l’essieu d’une hauteur de 2 mètres. Beaucoup de $ deviennent cassants par la gelée.
- La densité du fer est très-grande. Un métré U1' pèse environ 7,800 kilog. Ce poids permet de dé^ miner la pesanteur d’une barre de fer dont le C'J
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- 51
- . DES MÉTAUX.
- ^ c°unu. Ainsi un morceau de fer qui aurait 1 mètre J6 loug sur 10 centimètres de largeur et 3 centimè-res de hauteur pèserait 23 kilog.
- ^°ici les dimensions des fers du commerce :
- Gros Moyen Petit
- échantillon, échantillon. échantillon.
- mitlim. millim. millliin.
- carré. . . . . 30 à 82 22 à 27 20 à 25
- V Plat. . . 52 à 135 47 à 54 34 à 45
- sur 13 à 18 sur 11 à 16 sur 10
- ïer Maréchal, .j a 36 à 40 29 à 32 27
- sur 16 à 18 sur 14 sur 14
- ter rond. . . . . 20 à 34 16 à 18 9 à 11
- v bandelette.j 20 à 34 11 à 14 11 à 14
- sur 5 à 7 sur 6 sur 6
- j. fer carillon est livré en bottes ; il a de 9 à 16 mil-Jdètres sur chaque face. Le fer de fenderie se vend 'lssi' en bottes ; il a de 7 à 27 millimètres sur cha-^face.
- j Les fers à T ont de 0m.10 à 0m.22 de hauteur. On j6s écarte de 0m.50 à 0m.75 les uns des autres. On re-,e ces solives par du fer carillon ou côte de vache, ^ Manière à former un grand treillis, qui permet de ^Pdr de plâtre les espaces qui les séparent.
- J0'ci leurs poids par mètre courant :
- tuteur des solives. Mètre courant.
- Om.10 ... 9 kilog.
- 0m.19 ..... io -
- 0®.i4 .... 14 —
- 0n*.16 .......
- °m-18 ....... 20 —
- 0“.20 24 —
- Om.22 26 —
- r)/i°s s°Üves les plus employées ont de 0,n.18 à. 0,n.22 hauteur.
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- 32 des métaux.
- Acier. — L’acier est une combinaison de fer et' carbone; on le fabrique avec le fer forgé. Fabri1)1 avec la fonte, il prend le nom d’acier fondu.
- L’acier est d’autant plus difficile à forger qu’il ' plus dur, plus aciéreux, plus carboné. C’est par trempe qu’il acquiert plus de dureté. Si après a^ chaulfé et trempé l’acier, on le recuit, il devient tique et plus sonore. On juge de la chaude du reôj par la couleur que prend l’acier en le chauffant-surface se colore successivement en jaune paille, ja^ orange, rouge violet, bleu foncé, bleu clair ou g1’1 Ces diverses colorations sont les indices de la dur1-de l’acier ; le jaune indique que l’acier est encore ttf dur ; le bleu clair indique son minimum de dureté
- L’acier sert à aciérer les socs et les coutres de oh;1 rues, les lames des hache-pailles et des coupe-racé1' les parties tranchantes des serpes, haches, etc.
- Tôle. — La tôle est du fer en plaques unies et çonnées au laminoir. Pour être bonne, la tôle ^ être élastique, d’une épaisseur égale et convenat1* sans doublures ni pailles.
- La tôle se livre au commerce en plaques de 0“^ à lm.80 de longueur sur O1".40 à 0m.60 de large1'1 son épaisseur est variable.
- La tôle forte a une épaisseur qui varie entre 61 9 millimètres ; la tôle fine a une épaisseur quiÉ* moindre que un millimètre et demi. La tùle moy^f a une épaisseur comprise entre celles des deux t0,t précédentes.
- La tôle galvanisée est peu employée pour cou^ ture dans les constructions agricoles, parce qu’e occasionne une plus forte dépense que l’ardois6 la tuile.
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- DES MÉTAUX. 53
- ^®R-blanc. — Le fer-blanc est une tôle peu épaisse c°uverte d’une très-mince feuille d’étain sur ses 3 faces. On vend depuis quelques années une 6 galvanisée dont la surface est recouverte de zinc. e fer-blanc est aussi oxydable que la tôle laminée. de per. — Le fil de fer est le produit de l’éti-ge des barres de fer très-minces qu’on fait passer ccessivement par des filières ou trous dont le dia-6 re va en décroissant. Le fer éprouve ainsi un add écrouissement et une grande dureté. On le fait üire pour lui donner plus de souplesse. e fil de fer de bonne qualité a une cassure claire s excavation à l’un des bouts. On peut le plier et ^ lei‘ sans qu’il se fende ou se casse, défi ^ ^er désiste ordinairement à une traction j kilog. par millimètre de diamètre.
- ^ nés fils de fer correspondent suivant leur grosseur A es numéros compris entre 0 et 30. Le diamètre numéro 0 est d’un demi-millimètre ; celui du nu-30 est de 14 millimètres.
- °ici le poids de 400 mètres de longueur et lalon-rri/ Ur fes fils que contient un kilogramme des nu-
- "r°s les plus employés Numéros. Diamètre. Poids de 100 mètres. Longueur d’un kilogramme.
- 14 mill. 1.98 kil. 2.381 métrés. 42
- 15 2.20 2.852 35
- 16 2.50 3.667 27.5
- 17 2.90 4.950 20
- 18 3.40 6.429 15.5
- 19 3.90 8.580 11.5
- 20 4.50 11.877 8.5
- 21 5.10 15.321 6.5
- 22 6.35 19.611 5
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- 54 des métaux.
- Les numéros 10, 11 et 12 sont employés par \ treillageurs ; ils ont de 1,38 à 1,64 de diamètre‘J1 mètres pèsent de lkil.169 à lkil.596 et 1 kilog. tient de 62 à 85 mètres de fil de fer.
- Les numéros 18, 19, 20, 21 et 22 servent à P des clôtures.
- Les nos 3, 4, 5 et 6 sont utilisés dans la fabricak des toiles métalliques.
- Les fils-de-fer galvanisés ont les poids ci-après:
- Poids Poids
- Ros. desiOOmèt. Ros. des lOOid1
- kil. kil.
- 5. . . . . . . 0.60 16. . . . , . . . 4.50
- 6. . . . . . . 0.70 17. . . . . . . 5.50
- 7. . . . . . . 0.90 18. . . . . . . 7. »
- 8. . . . 19. . . . ... 9. »
- 9. . . . . . . 1.20 20. . . . . . . 12. »
- 10. . . . . . . 1.40 21. . . . ... 15. »
- 11. . . . . . 1.50 22. . , . . . 18. »
- 12. . . . . . . 2. » 23. . . . , . . . 21. »
- 13. . . . . . . 2.50 24. . . . , ... 25. ».
- 14. . . . ... 3. » 25. . . . . . . 30. »
- 15. . . . . . . 3.50
- Voici maintenant les numéros et les poids des ^ des de jil-de-fer galvanisé :
- Nos. Diamètre. . Poids des 100 in'eW£i
- miliin. lt.il.
- 16 ..................2.7 2.50
- 17 ..................3.» 3.30
- 18 ..................3.4 4. »
- 19 ..................3.9 6. »
- 20 ................. 4.4 7.50
- 21 ..................4.9 8.50
- 22 ...............5.4 10. »
- 23 ..................5.9 1150
- 24 ............. . 6.4 16.50
- 25 ........... . . 7.» 21.60
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- DES MÉTAUX. 55
- Les cordes de transmission ont les poids suivants :
- diamètre. Poids des 100 mètres.
- 10 millim. . ...................35 kilog.
- H — . . .............. . 45 —
- 12 _ ......................54 —
- 14 _ .................... 67 —
- 16 _ . . ....................85 —
- y°ici les numéros et les prix du mètre carré des 0î/es métalliques :
- N°* 2 à 20, 25 30 35 40 50
- Prix. 4fr. 50
- 5 »
- 6 »
- 7 »
- 8 50
- 10 »
- Laiton. 2 à 8. 9 à 12. 15 à 30. 35 .
- 40 .
- 50 .
- Prix.
- 12 fr. »
- 11 50
- 11 »
- 11 50
- 13 »
- 16 »
- etc.
- es numéros indiquent le nombre de fils contenus jls Un pouce carré ou 27 millimètres.
- % a toHe chaînette en fer pour menue paille, grains,
- ’ coûte de 5 à 7 fr. le mètre carré.
- ow ^Te- — La fonte se produit dans la première ^ raûon qu’on fait subir dans les hauts-fourneaux r[^lIïl^nerai de fer en le faisant fondre à l’aide d’un ailge de charbon et de castine. f0n^ fontes sont dites fontes grises ou de moulage, s°ttt ^ ^er °U fontes blanches. Ces dernières fontes UlajsCassantes. Les premières sont douces ou dures, e]j6g e^es °nt toujours une certaine élasticité. Ce sont U f 011 utûise pour tous les objets de moulage. qett0llte s’emploie en première et seconde fusion. 6 ,(lei‘nière est plus solide, et elle se laisse facilement auler par ]e Gjseau et ia ]jme.
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- 36 des métaux.
- Les tuyaux en fonte ayant 1 mètre de longuet pèsent les poids suivants :
- 0m.055 de diamètre................. 9 kilog-
- • 0m.085 — ...............13 —
- 0m.090 — ............. • 13 —
- 0“.ll — ..............24 —
- Plomb. — Le plomb, si remarquable par sa mal^ bilité et sa ductilité, est employé pour fabriquer1' tuyaux de conduite, les corps de pompe, etc.
- Le prix du plomb en tuyaux est de 100 fr. les r kilog.; le plomb en plaques ou tables se vend de* à 60 fr.
- Le mètre carré des plaques pèse, savoir :
- kil.
- 1 mill. d’épaisseur..............11.330
- 1.5 — ..............17
- 2 — .............. 22.700
- 2.5 — .............. 28.400
- 3.5 — .............. 34.400
- 4 — .................. 45.400
- 5 — ................ . 56.800
- Le poids d’un mètre de tuyaux varie comm6 suit :
- 0m.025 de diamètre.................3 à 4 kilog'
- 0“*.030 — .............. 4 à 5 —
- 0"«.040 — .............. 6 à 7 —*
- 0>n.050 — .............. 10
- 0“>.10 — .............. 17 --
- Les deux premiers ont 3 à 4 millimètres d’épf1'. seur; le troisième 4 à 4 1/2; le quatrième 5 H1' mètres.
- Le plomb se dilate presque autant que le zin0, l’air, il se couvre d’une patine préservatrice.
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- DES MÉTAUX. 57
- Le plaques de plomb servent à garnir les chéneaux el les noues des combles.
- CinvRE. — Le cuivre à l’état de pureté est rouge ; Lé au zinc, il prend une couleur jaune et sert à
- re des robinets, etc. On l’appelle alors laiton.
- lot
- La grande aptitude du cuivre à transmettre le ca-tpie le fait employer à l’état pur dans la fabri-CaL°n des chaudières destinées aux distilleries et aux
- loteries.
- Le cuivre se vend de 2 fr. à 2 fr. 50 le kilo g.
- Zînc. — Le zinc est très-employé aujourd’hui dans
- les
- constructions. Il sert à faire des gouttières, des
- ^aux de descente, à couvrir les bâtiments, etc., etc.
- métal s’emploie en plaques laminées; il est ^atre fois plus tenace que le plomb, quand il est uni 116 présente ni boursouflures, ni paille.
- . L y a 17 numéros d’épaisseur, depuis le numéro 9 '!’l%Vau numéro 25, c’est-à-dire depuis 0mn,.4 jus-j ^ 2rnm.66. Les feuilles ordinaires ont 2 mètres de 0rj§üeur et 0m.50 de largeur, les numéros dont on fait usage dans les couverts sont les suivants :
- â’uméros. Poids du mètre carré. Epaisseur. Poids des feuilles.
- 12 4^1-70 0™ .00069 4«*-65
- 13 5 30 0ro.00078 5 30
- 14 5 40 O» .00087 5 95
- Le zLac, une fois posé, pèse de 7 à 9 kilog. le mètre cré suivant le n° employé.
- ^ e zinc a l’inconvénient de se dilater sous les effets ^ s°leil, de se contracter sous l’influence du froid, ^ s oxyder lorsqu’il est en contact avec le fer, d’en-£..t Promptement en fusion et de se disperser en Scelles pendant les incendies.
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- 58
- MATÉRIAUX POUR LES COUVERTURES.
- Les clous et les fils de zinc ne rouillent pas. Yoici les dimensions et les poids des fils de %in(l
- Poids Longueur d’une 1*°^
- Nos. dn mètre. de S kilog.
- gramme?. mètres.
- 1 . . . 2,31 2262
- 3. . • . • 2,33 1379
- 5 . . . 6,60 894
- 7 . . . 7,49 669
- 10 . . . 10,00 417
- 15 . . . . 24,07 192
- 20 . . . . 107,14 47
- 25 . . . . 250,00 20
- Voici maintenant le poids et les longueurs ^ clous de %inc :
- Nos. Noms. Clous au kilog. ei
- 1,46 Semences. .... 8000,1800,1400
- 7,10 Têtes rondes.. . . 2120, 850
- 11 Pointes de Paris. . 830
- 12 — â têtes rondes. 620
- 14 — àcouvre-joints. 280
- 16 Clous à ardoises. . 1380
- 20 — à pannes. . . 300
- Longue^
- i
- 9’ÎÏ
- Tous ces clous sont moins rigides que les
- ordinaires.
- CHAPITRE V.
- Matériaux employés dans les Couvertures.
- Les matériaux qu’on emploie pour couvrir les ments sont au nombre de cinq, savoir : 1° 1'ardo^ 2° la tuile ; 3° le zinc; 4° le bois; 5° le carton. J6', mentionne pas ici le chaume que l’on proscrit a' raison de plus en plus dans toutes les contrées
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- DE l’ardoise. 59
- |°'es de l’Europe, lorsqu’il est question de couvrir es bâtiments agglomérés ou isolés, mais occupant 116 grande surface.
- SECTION PREMIÈRE.
- DE L’ARDOISE.
- ,,bes ardoisières les plus importantes sont celles tatgers, de Charleville et de Fumay, viennent en-.'!ltc celles des départements de la Manche, du Fi-ls%e, de l’Ille-et-Vilaine, de l’Isère, de la Dordogne, 6 ta Corrèze et de la Meurthe. bes ardoises que l’on regarde comme les meilleures efiQent de Fumay ; elles ont une couleur bleu-violet .Assistent très-bien au choc et à l’humidité. Celles (1hrigers sont gris bleuâtre, mais elles ont le défaut cassantes, d’absorber facilement l’humidité et décomposer à l’air. Le seul avantage qu’elles ^edent est leur peu d’épaisseur et la finesse de leur
- général, les meilleures ardoises ont une couleur et elles sont fermes et luisantes.
- ^ta connaît à Angers plusieurs sortes d’ardoises :
- Poids Prix
- Longueur. Largeur. Epaisseur, du mille, dumille.
- mill. kil. fr. c.
- ^ Carrée forte. 0m.324 0">.222 2.5 à 4 560 23 50
- & Carrée. . . . 0“.297 0“.195 2.1 à 3 410 17 50
- 4(Carrée. . . . 0“.243 0“.180 2.1 à 3 310 10 »
- Petite écaille. 0“.216 0“.162 2.1 à 3 260 8 »
- ^ba 3e carr£e ordinaire est souvent désignée sous 110111 de cartelette.
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- 60
- MATÉRIAUX POUR LES COUVERTURES.
- A Fumay, on livre les ardoises suivantes :
- Longueur. Largeur. Epaisseur.
- 1° Grande carrée.. 0m.300 0m.22 2.5 mill. 23
- 2° Saint-Louis. . . 0m.30 0m.19 2.5 ^
- 4° Flamande verte. 0m.27 0m.16 2.5 $
- 4° Commune verte. 0m.26 0m.13 2.5 à 3.5 ?
- Les ardoises de St-Anne (Fumay) ont une du’ indéfinie. Les ardoises fines ne durent que 25 ^ mais celles qui sont épaisses peuvent durer un siè£ La charge nécessaire pour rompre une ardoise d’-;-gers de 3 millimètres d’épaisseur est de 50 kilog'
- On compte, lorsqu’on emploie le n° 2 d’Angers, <I: faut 44 ardoises par mètre carré, et que ce défi pèse environ 17 kilog. Chaque mètre carré coih' avec le n° 3 exige 76 ardoises et pèse environ 22 k^
- L’ardoise ne charge pas les couvertures, mais \ résiste moins bien au vent que la tuile, quoiqü£ lui offre moins de prise. Elle exige des combles af au moins 45 degrés d’inclinaison, afin qu’elles p11, sent promptement se sécher.
- Les ardoises arrondies ou en écailles, les arà^ triangulaires et les ardoises en losanges ne sont*1 lisées que dans les constructions de luxe.
- SECTION II.
- DE LA TUILE.
- Les tuiles que l’on fabrique en Bourgogne et à ^ seille sont regardées comme les meilleures de Fullî' En général, les tuiles sont bonnes quand elles ^ sonores et qu’elles sont cuites au point d’avoir1,1 partie de leur surface un peu vitrifiée.
- On connaît quatre sortes de tuiles : la tuiU f
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- DE IA TUILE. 64
- 011 tuile à crochet; la tuile à emboîtement ; la tuile Cr&use; la tuile flamande ou tuile en S.
- Parmi les tuiles plates, on distingue celles dites
- Qrand moule; elle a 0m.30 de longueur, 0m.25 de fgeur et 0m.015 d’épaisseur. Le mille pèse 2,400
- *k>g.; le mètre carré qui en contient 37, pèse 88 kilog. Lo petit moule a 0m.24 de longueur, 0m.19 de lar-!jetir et 0m.015 d’épaisseur. Le mille pèse 1,320 kilog.;
- , ,eri faut 65 par mètre carré, et celui-ci pèse 85 kilos-
- , La tuile plate est munie, sur sa face inférieure ou t^evers, d’une partie saillante appelée crochet ou
- Les tuiles à emboîtement ou tuile de Montcha-^ se propagent de plus en plus chaque année en ïance, où elles ont été importées d’Espagne en 1806.
- , Lette tuile présente une rainure sur le côté gauche 6 la face supérieure et une saillie sur le côté droit „,e la face inférieure. Son bord supérieur présente in--heurement deux crochets et supérieurement une |'aiiiure dans laquelle vient reposer la partie infé-leure de la tuile de la rangée supérieure. Chaque !^e se trouve ainsi très-bien liée avec les tuiles voi-SlIles> parce que les parties saillantes et les parties j^Uses qui sont bien accentuées s’emboîtent parfai-
- Wnt.
- L’eau ne peut pas s’introduire dans le bâtiment lat‘ les joints verticaux.
- 0,La tuile de Montchanin a 0m.40 de longueur et •24 de largeur. Le mille pèse 3,000 kilog. Il entre tuiles par mètre carré, et ce dernier ne pèse que kilog. environ, parce que les tuiles sont toutes à ecouvert.
- Constructions agricoles. 4
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- 62 MATÉRIAUX POUR LES COUVERTURES.
- Ces tuiles, que l’on appelle aussi tuiles de dont, se vendent 125, 150 et 200 fr. le mille, suiv^' les localités et leur qualité. La tuile fabriquée à Mo*1 chanin-les-Mines (Saône-et-Loire) est regardée 11 meilleure.
- 3° Les tuiles pannes droites sont aussi à emboîte' ment. Elles ont 0m.28 de longueur et 0m.20 de W geur et pèsent chacune 2 kilog. Il en entre 20 ali mètre carré.
- Ces tuiles sont très-répandues dans diverses L"'î; lités de la Flandre et de l’Artois. Elles valent de $ à 100 fr. le mille.
- 4° La tuile creuse olfre une partie de cône de tf3 niôre à ce que la plus petite dimension s’inibréj11 dans la seconde. Cette tuile a 0m.35 de longue^ 0in.20 de diamètre à un bout et 0m.15 à l’autre. CellÉ: fabriquées en Bourgogne sont plus petites ; elles °i: 0m.2o et 0m.20 de base. Le mètre carré pèse de 100 kilog. Il en faut 45 à 50 par mètre carré.
- Le nulle de tuiles creuses ordinaires pèse 2660 kü0'
- Ces tuiles sont communes dans la Provence, Languedoc, le Velay, etc.
- 5° La tuile à double courbure ou en S que 101 emploie en Flandre ; elle est moins durable et sol'1*' que la tuile plate et la tuile creuse ; mais elle ch»1’? moins les combles. Cette tuile est souvent gauche ‘ inégale. On l’appelle panne dans la région du
- Le mille de tuiles pèse 1530 kilog. Il en faut'1 par mètre carré, et ce dernier pèse 34 kilog.
- Voici le poids moyen des diverses tuiles :
- Ts.il.
- Bourgogne, grand moule.................2.400
- — petit moule. . ..................1.320
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- DU ZINC.
- 63
- kil.
- Montchanin, lozangée....................3.100
- — panne droite. . ..............2. »
- — marine........................6. »
- — écaille..........................0.900
- — faîtière.........................3.100
- Creuses ordinaires......................2.600
- Flamandes ou en S....................1 300
- En général, les couvertures en tuiles ont l’incon-ttient de s’imprégner d’humidité, de présenter une ^‘face moins lisse que l’ardoise, d’exiger des char-^eiltes très-fortes et d’avoir une durée moins longue
- l’ardoise (1).
- Ees tuiles émaillées et diversement colorées ne sont ^as employées dans les constructions agricoles. Ces
- Ml,
- ^Ut
- es sont solides, mais leur valeur est élevée; il en
- 70 par mètre carré.
- SECTION III.
- DU ZINC.
- tap62*110 ser* auss* a couvrir de petits bâtiments ru-
- jj, ; a l’inconvénient de ne pas mettre l’intérieur des «J.ments à l’abri des variations de la température xtei’ieure.
- 8 ^ se dilate beaucoup, si la température s’élève et il te ^°ntracte quand l’air est froid. C’est pourquoi il , sans cesse à se gondoler et à se déchirer. Ex-a l’air, il se couvre d’oxyde de zinc qui le pré-Ve de toute altération, si on a soin de l’isoler du
- î'ie'fComine, en Savoie, en Champagne, etc., la tuile est quel-remplacée par des pierres plates qui chargent fortement les
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- 64 MATÉRIAUX POUR LES COUVERTURES.
- fer, du plâtre, du chêne humide par une couche ^ peinture ou du papier bitumé.
- On n’emploie dans les couvertures que le n° 14 a 0mm.087 d’épaisseur. Chaque feuille ayant 2 # très de longueur et 0m.50, 0m.65, 0m.80 de largeUfi pèse bkil.95, 7kil.70, 9kil.S0.
- Chaque mètre carré de couverture pèse 8 kilog-
- J’observerai que les numéros 1 à 9 servent à fa^ des cribles, les numéros 40 et 44 des objets de fet' blanterie, et les numéros 42 et 13 des seaux, arrosoirs et des brocs.
- Le zinc se vend de 60 à 70 fr. les 400 kilog.
- SECTION IV.
- DU BARDEAU ET DU CARTON.
- Le bardeau est une plaquette en bois refendu chêne, châtaignier ou sapin. Il a 0m.22 de longue^ et 0m.08 de largeur; on l’attache comme l’ardoise-
- On le rend suffisamment incombustible en le &y sant tremper dans une dissolution d'alun.
- Le bardeau n’est employé que dans les contré®5 où le bois est abondant et la tuile ou l’ardoise ^ très-mauvaise qualité.
- Le carton bitumé, les cartons à enduit à base tallique, le carton enduit de goudron végétal, ^ carton non bitumé, etc., peuvent être utilisés avantage pour couvrir des hangars temporaires. cartons n’exigent pas une forte charpente. Ils sou sablés ou non. Ils coûtent, en moyenne, 0 fr. 709 0 fr. 80 le mètre carré.
- On doit les goudronner de nouveau chaque anné®'
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- matériaux pour le carrelage.
- m
- CHAPITRE VI.
- Matériaux employés dans le Carrelage.
- Carreaux. — Les carreaux en terre cuite doivent 6 sonores, résistants, réguliers et avoir la face suture bien plane et lisse.
- cpi 11 aPi)eCo carreau carré ou carreau à bandes, .1 lui a quatre côtés, et carré à six pans, celui l1' est hexagonal.
- s .ll emploie deux carreaux carrés et deux carreaux a S1* pans : . •
- yrand carreau carré a 0m.225 de côté et •036 d’épaisseur. Il pèse 2 kilog. Il en faut 20 au ll;h'e carré.
- ^,Ce petit carreau carré a 0m.46 de côté et 0m.022 c^P^Sseur. Il pèse 1 kilog. Il en faut 40 au mètre
- R T
- et o’ yrand carreau à six pans a 0m.123 de côté •030 d’épaisseur. Il pèse lkil.600. Il en faut 25 11 mètre carré.
- 0« carreau à six pans a 0m.086 de côté et
- 2' d’épaisseur. II pèse 0kil.800. Il en faut 50 au ^re carré.
- Le carreau carré est maintenu en place par quatre ^eaux voisins ; le carreau à six pans en touche six. es grands carreaux carrés conviennent très-bien j Vlr" carreler les greniers à grain, les laiteries, les °mageries, les cuisines, etc.
- C. On donne, le nom de carreaux à four aux ’ms carreaux que l’on emploie pour carreler les
- f ^ vo.lt
- °ül>s et les
- aires de cheminées.
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- 66 MATÉRIAUX POUR LE CARRELAGE.
- Ces carreaux ont 0m.33 au carré et 0m.035 d’épais seur. Ils pèsent chacun 5M1.500. Il en faut 9 $ mètre carré.
- On emploie les carreaux de faïence pour garnir Ie dessus des fourneaux ou la partie des murs situe® dans les laiteries et les fromageries, au-dessus d# tablettes.
- Dalles. — On remplace quelquefois les carreau3' par des tranches de pierres de 0m.03 à 0m.08 d’épais seur auxquelles on donne le nom de dalles. On dall6 les laiteries, les fromageries, les chambres à chaulé les grains, les cuisines, etc. Ces pierres sont calcaire5' schisteuses, granitiques, basaltiques, etc., suivant 1®S localités. Quand elles sont bonnes, elles forment de* carrelages très-solides.
- Béton. — Le béton est utilisé avec avantage pou1 couvrir les aires de granges, de porcheries, etc.
- Le béton-Coignet bien appliqué est durable. So!) prix de revient ne dépasse pas 4 fr. le mètre carré-
- CHAPITRE VII.
- Matériaux employés par les Vitriers et les Peintres.
- Les verres à vitre doivent être blancs et clairs ; ceux qui ont des bouillons et gouttelettes d’air, stries ou côtes, filets saillants qui se sont formé5’ parce que le soufflage a été trop rapide, ceux qui oé* été mal recuits ou qui sont gauchis, sont mauvais ils sont sujets à se fendre et à éclater à la taille $ pendant la pose.
- Le verre du Nord est vert, le verre de Lyon ^
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- MATÉRIAUX employés par les vitriers. 67 ’jj^nâtr6, ie verre de Choisy est blanc, mais le verre sace est le plus blanc.
- Verre ordinaire a de 1 à 2 millimètres d’épais-
- tre"6 Verre double a une épaisseur de 3 à 4 millimè-1 S ’ °n l’emploie pour vitrer les châssis placés sur combles ; il résiste très-bien à la grêle.
- Coj e verre dépoli, le verre cannelé ou strié et le verre j>j °^ Servent à garnir les fenêtres des pièces dont epieur ne doit pas être accessible à la vue. les 6S Verres sont vendus en feuilles. Les dimensions Plus courantes sont les suivantes :
- 1 ...............0m.54 0m.69
- 2 ................. 0“*.S1 0m.75
- 3 ...............0m.48 0m.81
- 4. . . ...........0m.45 0m.84
- 5 ................. 0m.42 0m.90
- 6 ................... 0m.96
- }>é es dimensions sont celles qui sont déterminées à \JUerre- Les bavures des rebords qu’on supprime 1) quand on emploie le verre, occupent des r **es qui ont, sur chaque côté, de 4 à 5 centimê-^ de largeur.
- 116 feuille de Omc.37 pèse environ 2 kilog.
- Vej6 Yeri'e ordinaire se divise en trois catégories : le 6 (le premier choix, de deuxième choix, de troi-choix.
- e verre dit de marine est utilisé pour éclairer les ^s-sols.
- r|(; ,es pointes qui servent à fixer le verre ont 0m.02 P°nS; un kilogramme en contient 4,700. de [i, Iïlas|ic se fabrique avec du blanc d’Espagne et uuile de lin. On emploie 180 à 200 grammes
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- 68 MATÉRIAUX EMPLOYÉS PAR LES VITRIERS.
- d’huile par chaque kilogramme de blanc. On v0 le blanc en poudre bien sèche, on l’arrose d’huile)c’ le malaxe en le pétrissant avec soin. On bat eiislil; la pâte par morceaux de 2 kilo g., afin qu’elle 5)1 très-liante et très-homogène.
- On conserve le mastic en le couvrant d’une 1® cirée et on le ramollit en le malaxant -, enfin oR durcit avec un peu de litharge ou de céruse.
- On fabrique à St-Gobain des tuiles en verres f résistent aux grêles les plus violentes. On les 1 fr.
- Les peintures sont fabriquées avec des coule^ des huiles, de l’essence de térébenthine et de 1& tharge.
- Les huiles en usages sont :
- L’huile de noix J
- L'huile d'œillette | servent a broyer.
- L’huile de lin qu’on emploie pour détremper pa!’ qu’elle est regardée comme la meilleure.
- !
- L'essence de térébenthine sert aussi à détrempe1 couleurs; elle les rend plus coulantes, plus facil®5 appliquer ou à étendre.
- La litharge, ou oxyde de plomb, est empl°3 comme siccatif ou pour hâter le séchage de la leur.
- Voici les couleurs qu’on peut employer dan3' constructions agricoles :
- Blanc. — Blanc de zinc.
- Noir. — Noir de fumée, noir de charbon.
- Brun. —Terre de Cologne, terre d’ombre.
- Jaune. — Ocre jaune, terre de Sienne naturel!®'
- Rouge. — Ocre rouge, rouge de Prusse.
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- matériaux employés par les vitriers. 69
- &leu. — Bleu de Prusse.
- yert. — Terre verte, vert de Scheele.
- à rT .^Verses couleurs servent à faire des peintures Ul^e ou des peintures en détrempes ou à la colle. pesa C°^e ^ entre dans la composition des détrem-est la colle de peau ou la colle de Flandre.
- Yl(l']e]au seconde qui sert à lessiver et dégraisser les et i i-S Pe*ntures se compose de 5 litres d’eau chaude lit), kilogrammes de potasse, le tout étendu par 12 res d’eau froide.
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- LIVRE DEUXIÈME.
- MISE EN ŒUVRE DES MATÉRIAUX.
- Les ouvriers du bâtiment sont nombreux. Voie) nomenclature des principaux :
- 1. Le terrassier se recrute parmi les hommes f°r' et actifs. Il ouvre les fondations suivant les tém0lI| qui ont été plantés par l’entrepreneur ou l’arcliitcd
- 2. Le maçon a pour mission d’aligner les pie1’*1 de la cave au grenier. Généralement par la leideil avec laquelle il opère, il justifie ce vieux provert6 La sueur de maçon est chère.
- Le maître compagnon surveille les ouvriers, et accuse réception des matériaux, distribue les Pr' fils, tend les lignes et les cordeaux et trace l’éléva^ des murs et la direction des tuyaux de cheminée®'
- Le maçon a généralement l’habitude de demai^ un pourboire après la pose de la première pierrot, couronnement de la première cheminée et à l’ac^ vement total des travaux. v
- 3. Le plâtrier est un maçon plus habile que 1'; autres. Il emploie le plâtre avec adresse et éconoi11; et connaît quelques principes de dessin. Il cba’1 presque toujours en profilant une corniche ou f jetant un plafond. Le plâtrier du Midi est très-liab1 dans son art.
- 4. Le scieur de long est tributaire des charpenté et des menuisiers.
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- Le
- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX,
- 71
- C Scieur de long s’accouple pour un certain temps.
- e association est appelée mariage. Le chef de la !^lïlUnauté est celui qui affûte et qu’on nomme
- travail du scieur de long exige plus de force ^sculaire que d’intelligence, hl ' c^arPen^er est un ouvrier de travail et de ]e Il doit être hardi, mais prudent. Il construit I charpentes, les planchers et les escaliers, çjj demande pour boire à la pose de la première ®VlUe et après l’élévation du comble, cutè nienu^er esl un ouvrier manuel et il exé-Pa l°oj°urs d’après des plans et des profils fournis ^ e maître. On l’appelle souvent pot à colle au fond se trouve la force des assemblages. On doit laminer le bois qu’il emploie.
- 1> Le carreleur est l’ouvrier le plus exercé sur pe|.Location du nivellement. Il est généralement de 6 taille et travaille toujours à genoux.
- 6j. I'e couvreur est agile, hardi, intelligent, actif ^smcère. C’est l’ouvrier du bâtiment qui travaille 118 la position la plus périlleuse, f, • Le serrurier comprend quatre ouvriers très-dif-eRts les uns des autres : le forgeron qui est l’ou-^ er x?ui fatigue le plus ; le daubeur ou ouvrier qui ^er cLadlïé; l’ajusteur qui est le plus li'1'! et le plus intelligent ; le poseur qui est un Illft habile et honnête.
- le , ' Le peintre est l’ouvrier du bâtiment qui aime kb US ^ Causer et qui tranche de l’artiste. Il est peu 0l'ieux, mais il est heureux.
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- SECTION PREMIÈRE.
- MAÇONNERIE.
- Le maçon est chargé de construire les murs et les enduire. .
- On doit lui donner les mesures dans œuvre et ^ d’œuvre, c’est-dire celles 1° de dedans en ded^ 2° de dehors en dehors.
- Définitions.'—Le mur est un corps de maçoni^ d’une épaisseur variable ; on le construit en pie1'*1 ou en terre.
- On distingue plusieurs espèces de mur : 1° le ^ de fondation, situé au-dessous de la surface du ^ 2° les murs en élévation, construits hors de terre-
- Les murs en élévation comprennent : 1° Les ^ de face ou murs extérieurs des bâtiments ; 2° les ^ de pignon dont la partie supérieure a la forme t# gulaire du comble ; 3° les murs de refend, qui Bef| rent intérieurement les bâtiments ; 4° les mu^ soutènement destinés à soutenir les terres ; d0 murs de clôture servant à enclore un terrain.
- Le contrefort ou éperon est un pilier en maço^ rie adossé contre un mur et faisant corps avec ^ afin qu’il résiste à la poussée exercée par la teri’e par le comble. i
- On appelle pan coupé la suppression de V^s droit ou aigu formé par deux murs.
- Les ouvertures que l’on pratique dans les murs pellent baies, et elles présentent plusieurs pai^6’ 1° le tableau ou partie de l’épaisseur du mur; feuillure ou entaille pratiquée dans les pieds-dri" d’une porte ou d’une croisée ; 3° Y embrasement
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- MAÇONNERIE. 73
- enibrasure est l’évasement que l’on fait intérieure-aux jambages ou pieds-droits d’une porte ou y Une croisée, afin que la lumière ait plus d’action à Rttérieur du bâtiment et qu’on puisse plus aisément °tivrir les portes ou les fenêtres.
- L appui d’une croisée est la partie inférieure de ouverture. Il est formé par une tablette en pierre de briques un peu inclinées vers l’ex-e les eaux pluviales puissent s’écouler
- Le trumeau est la partie d’un mur de face com-Jl:iS(i entre deux ouvertures.
- Lorsqu’un mur est élevé verticalement, il prend le ^0lR de mur d’aplomb. On dit qu’il est en surplomb, ^ ÏS(ïue la partie supérieure est plus saillante que la ase. Un mur est dit avoir du fruit quand sa sur-^Ce extérieure est légèrement en talus de bas en
- «ne rangée ei’ieur pour qt Vilement.
- Li donne le nom d’enduit au revêtissement qu’on à un mur avec un mortier. Le crépi ou crépissage ürie couche de plâtre au panier ou de gros mor-r que l’on étend, avant l’enduit, sur des murs en plions ou en pierres.
- Les corbeaux sont des pierres de bonne qualité j 011 encastre dans les murs et qui saillissent sur s faces intérieures. Ils supportent des pièces de bois ^Jpartenant aux planchers ou aux combles. Les cor-• doivent traverser les murs dans toute leur tisseur.
- donne le nom d’entablement à un ensemble de jj°Rlures qui couronnent les maisons d’habitation, comprend la frise, partie lisse, unie et horizontale ce au-dessous de la corniche, ou saillie qui ter-Linstructions agricoles. 5
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- 74
- MISE EN OEUVRE DES MATERIAUX.
- mine le bâtiment et qui rejette les eaux un peu lfll de la base des murs en élévation.
- Le ravalement est le grattage que l’on exécute ^ un mur en pierre de taille, ou le nouvel enduit 0 crépi qu’on applique sur un ancien mur.
- Renformir un mur, c’est placer des moellonsfll des briques aux endroits mauvais ou dans les paf ties qui présentent des creux ou qui ne sont pas daj; l’aplomb de la surface. Piquer, est dégrossir les f rements d’une pierre. Enfin; faire une rocaille, orner le soubassement d’un mur de petites pierres' couleurs différentes, en les fixant avec un morti®1 ciment.
- Epoque des travaux. — Le printemps est la sais0' la plus favorable pour entreprendre une constructi®1' S’il s’agissait d’un bâtiment peu important, on polli rait retarder les travaux et ne les commencer que p®1' dant l’été. En général, il y a avantage à ne l’a'1' construire que pendant la belle saison : la mao®’1 nerie est toujours mieux faite et plus solide. Les c°1’ vertures doivent être terminées avant la fin de f1'1' tomne afin qu’elles protègent les murs contre dommages que causent toujours les pluies aux co^ tractions inachevées, lorsqu’elles durent pend®11 plusieurs mois. Enfin, terminés de bonne heure, ^ travaux de maçonnerie et de charpenterie péri®1® tent au menuisier de poser les portes, les fenêtres1 les planchers par un temps sec. Lorsque ces divers parties sont faites ou posées pendant une saison ^ rnide, le bois se gonfle et l’année suivante, il perd' sa force et de sa solidité, les assemblages n’étant p'11 aussi parfaits.
- Toutes choses égales, d’ailleurs, il ne faut jatf1^
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- MAÇONNERIE. 78
- j|egliger d’araser une maçonnerie, c’est-à-dire la em’e de niveau et la couvrir de mortier quand, de [>S-U^e IJ'u’es abondantes ou de gelée, on cesse
- élever.
- Murs
- CoRstri
- de fondation. — Avant de commencer une
- Préi
- Diction, il faut s’assurer de la résistance que
- _*>ente le sol sur lequel elle doit être élevée:
- 11 est par des sondages ou des fouilles qu’on re-RDaît la solidité du fond. Si, fouillé à une certaine pondeur, le sol n’est pas incompressible, il faut ^donner le lieu choisi, à moins qu’il y ait néces-j ' absolue à le conserver. Dans ce dernier cas, il j dra garnir le fond des fouilles de forts madriers ou C()Dsolider au moyen de pilotis avec palplanches, Pieux, de racinaux.
- divers moyens occasionnent souvent de gran-s dépenses ; on ne doit y recourir que dans des cir-e lances tout à fait extraordinaires. Le bétonage ’JI1 moyen aussi sûr et plus économique.
- _11 résumé, les fondations peuvent être établies sur re ferme, sur le roc, sur pilotis ou sur béton. s; °rsque le sol présente une compacité ou une ré-j dQce suffisante, on procède à l’ouverture des fon-ions. Ces fouilles sont plus ou moins profondes, ^importance et l’élévation des constructions. Sq général, elles doivent avoir, lorsque les murs ne ^O^Pas élevés immédiatement sur le roc, de 0m.4ü » '^8 de profondeur.
- }l(. 0l‘sque les fouilles sont faites, on arase le fond f0 IZ(,tdalement, afin que les pressions soient uni-es et pour éviter le glissement des matériaux. Pre^d 'e 1°U(1 a été bien nivelé, on commence la Ptière assise. Ce premier lit doit être formé de
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- MISE EN OEUVRE DES MATERIAUX.
- matériaux résistant à l’écrasement et à la gelée, e d’une épaisseur uniforme.
- Les pierres tendres ou de médiocre qualité doive11 être réservées pour les parties supérieures. Les fl19 çons ne peuvent négliger de bien affermir les fl19' tériaux au moyen de cales en pierre et de les gai’111' de mortier, si ce dernier est nécessaire. Une pi^ qui porte à faux peut compromettre la solidité et l'9' venir de la construction.
- Les murs de fondation ne sont jamais parement^ On les construit toujours avec des pierres bruteS' Lorsqu’on opère sur des sols humides, on relie pierres et les assises au moyen d’un mortier hydra11' lique.
- On donne aux murs de fondation de 0m.65 à mètre d’épaisseur, suivant la résistance du sol et ^ hauteur de la construction.
- En général, on ne doit commencer la constrüf tion d’un mur que quand une certaine quantité11 pierres et de briques ont été amenées à pied d'oeuf c’est-à-dire près du lieu où la maçonnerie doit faite.
- Le béton est préparé à l’aide de la griffe, pey‘ fourche à trois doigts recourbés. On dose les mate. riaux qui servent à le former à l’aide de brouetté1 coffre (voir p. 28).
- Quand les fondations sont profondes, on fait a1,11, ver ou le béton ou le mortier aux maçons, en ^ jetant dans une coulote, conduit formé par d^ planches clouées à angle droit et placé un peu oh1 quement.
- Terrassement. — Les fouilles pour les fondai!01' se font par couches de 0m.30 à ü“.50 d’épaisseur. ^
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- MAÇONNERIE. 77
- ^ri>e est projetée en dehors de la fouille à l’aide Rue pelle à manche légèrement recourbé. On la laRsporte au loin, si cela est nécessaire, au moyen brouette. Les relais sont ordinairement de 30 Mètres.
- Quand la fouille est considérable, comme dans le Cas d’une cave, d’un silo à pulpe, etc., on procède banquettes, et, au besoin, on construit un étage ^hnt à l’aide de tréteaux et de planches. Le premier ^ de terre se fait sur la banquette ou sur Véchafaud, second en dehors de la fosse. Les ouvriers, dans îette circonstance, procèdent par abattage, en fouillant s tranches en dessous au moyen de la pioche.
- . lorsque le bâtiment ne comporte pas de cave, on ^ejte la terre sur l’aire que les murs doivent circons-Par là, on élève, sans dépense, le niveau du S°1 du bâtiment au-dessus des terres environnantes.
- ^ mesure que les murs de fondation se construisit, on pilonne la terre pour qu’elle appuie bien CQütre la maçonnerie, dans les fondations.
- Murs d’élévation. — L’élévation des murs de face aussi que les pierres ou moellons soient con-^üablement placés. Cette élévation a lieu assise par Slse, de même épaisseur.
- Lorsqu’une assise est faite et qu’elle a été alfermie ®c le marteau, le maçon remplit les vides qui exis-
- tent
- entre les pierres, avec des matériaux de blocage
- ïüe 1 iiort;
- ns de pierres ou de moellons), en ayant soin
- 1 arasement soit parfait, et il recouvre l’assise de ’i’tier ou de plâtre. C’est sur ce bain que vient re-°®er l’assise suivante.
- ^Quelques maçons enduisent les joints à chaque ase d’assise, mais cette manière d’agir ne doit pas
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- 78 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- être suivie : on a reconnu qu’elle nuisait à la soltf1' de l’ouvrage, faisait perdre beaucoup de temps1 exigeait une très-grande quantité de mortier.
- Quand un bâtiment doit être plus tard prolongé qu’on a l’intention d’y attacher un mur, on y plal des pierres saillantes que l’on nomme pierres ^ tente. Ces pierres servent à lier la construction fl°‘: velle à la construction ancienne.
- On augmente la solidité de la maçonnerie en pj* çant de distance en distance, suivant l’épaisseur “ mur, soit des pierres en boutisse, soit des pierres f santés. Ces dernières pierres forment alors les d®11 parements ou faces du mur ; on les nomme souvd parpaings.
- Sous le nom de chaîne on désigne un pilierf pierres situé dans l’intérieur du mur, et qu’on él^ sous les portées des poutres et aux encoignures édifice. Les chaînes sont saillantes ou non; elles ^ construites avec d’excellents matériaux.
- Enfin, lorsque les murs doivent être élevés à ^ grande hauteur, on conserve l’épaisseur du mui,(j fondation jusqu’à 0m.80 ou 1 mètre au-dessus du ^ Cette plus grande épaisseur forme ce qu’on appea le soubassement; elle a pour but de donner aux nll,r plus d’assiette et de s’opposer à leurs vibrations.
- Une maçonnerie est mauvaise :
- 1° Lorsqu’elle offre de nombreux vides.
- 2° Quand les maçons ont employé le moins P°! sible de mortier. ,jt
- 3° Si les parements n’ont pas été réunis à de parpaings.
- 4° Quand chaque arase d’assise n’a pas été affermie et tassée.
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- MAÇONNERIE. 79
- f Lorsque les anciennes assises reprises n’ont pas 6 Préalablement mouillées.
- Un mur est arrivé à hauteur quand il est prêt à Revoir le comble.
- <iu
- Lori
- squ’un mur est mauvais à sa base et au-dessus
- S(d, on étaie les parties supérieures et on le re-vre>i(l en sous-œuvre.
- Tous les murs subissent un tassement par la des-1Cca.tion du mortier.
- Ln bâtiment a travaillé quand il a été mal cons-d ou qu’il a été élevé sur de mauvaises fondations. Ue fruit que l’on donne à la surface extérieure des de face, varie entre 0m.002 et 0m.004 par mètre e hauteur. Un mur auquel on donnerait 3 millimè-, es d’inclinaison et qui aurait 0m.65 d’épaisseur à sa ase, n’aurait plus que 0m.62 à la hauteur de 10 ^tres.
- h épaisseur des murs d’élévation varie entre 0m.40 hm.60, suivant la hauteur du bâtiment. Les murs es granges d’une grande capacité doivent avoir 0m.70 üiveau du sol.
- ^urs de refend. — Ces murs sont situés de dis-dce en distance à l’intérieur des constructions ; ils ehent les murs de face et supportent la charpente. 0 outre, ils ont l’avantage, lorsqu’ils s’élèvent jus-a" faîtage du toit, d’arrêter les incendies.
- Ces murs se montent d’aplomb, surtout lorsqu’ils 'enferment des tuyaux de cheminées. Lorsqu’on di-j 1I1Ue leur épaisseur dans les parties supérieures, s deux parements doivent présenter le même fruit. Cn leur donne de 0m .35 à 0“ .50 d’épaisseur, suivant élévation et le poids qu’ils ont à supporter. Tuyaux de cheminée. — Les tuyaux de cheminée
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- 80 MISE en oeuvre des matériaux.
- se font en pierres, en briques, en plâtre ou en potej rie. Ils sont élevés dans l’épaisseur des murs ouot les adosse à la maçonnerie. Dans le premier cas, ^ tuyau est dans œuvre, et dans le second il est pelé tuyau adossé. Un tuyau qui ne monte pas dro* est dit tuyau dévoyé.
- Lorsqu’on ne veut pas donner aux tuyaux un® grande épaisseur ou quand les pierres ne permette11 pas d’élever des parois à la fois solides et peu épaisse8» on emploie de préférence des briques de bonne qua' lité qu’on pose à plat sur les deux faces du mur.
- L’épaisseur du coffre des cheminées varie euh® 0m.10 et 0m.d6. Les tuyaux ont ordinairement 0®-^ à 0m.60 de longueur, et 0m.25 à 0m.30 de largeur Ceux des cheminées appartenant à des construction qui n’ont qu’un rez-de-chaussée, comme les boula11' geries, etc., ont souvent 0m.65 de longueur, et O®-3® de largeur.
- Les cheminées des cuisines de fermes ou de h1®' tairies se distinguent toujours des cheminées ord1' naires par une hotte très-large et un tuyau à grand® dimension, parce que souvent on y brûle beaucoup de combustible et qu’on y accroche ordinaireinen des jambons, des andouilles, etc., pour qu’ils subi5' sent pendant un certain temps l’action de la fumde'
- Un tuyau de cheminée est bien fait quand ses P‘r rois intérieures sont régulières et sans coude tm'5' prononcé, et lorsqu’il diminue légèrement de la base au sommet.
- Les cheminées des habitations peuvent être oo^' ronnées par une mitre ou poterie, ayant pour ouver' ture 0m.25 sur O®.15 et qui se vend de 4 à 5 fr.
- Murs de pignon. — Les murs de pignon des gra11'
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- MAÇONNERIE. 81
- ^ peuvent être construits à redents, c’est-à-dire, jdesenter de chaque côté du triangle une suite de £rés. Cette disposition est un peu coûteuse, mais elle ^ J'fftet de mieux arrêter les progrès d’un incendie.
- ^ ^oisons. — Les cloisons sont des constructions 8eres faites dans le but de diviser de grandes piè-s- Les unes sont pleines et les autres sont creuses; là eS"C*SOnt construites en carreaux de plâtre ; celles-sont faites à l’aide d’un pan de bois hourdé.
- leur donne de 0m.10 àOm.16 d’épaisseur.
- Les briques creuses ont l’avantage de moins char-j r les planchers que les briques pleines. On les pose champ ou à plat (fig. 1), c’est-à-dire en panneresse.
- c
- c
- I
- 3
- Fig. l. Mur en briques posées à plat.
- H
- ®st rare, à moins qu’il soit question d’établir des
- poisons au rez-de-chaussée et de leur faire supporter plancher, qu’on les construise à l’aide de briques ‘««tisses.
- . mètre carré exige dans le premier cas 38, dans 6 second 75 et dans le troisième 100 briques tendres ^ briques à cloisons, Les cloisons en briques de ^mp ont 0m.06, celles en briques à plat 0^.11, et 6 es en briques boutisses 0m.22 d’épaisseur.
- Plafond. — Le plafond est la surface unie du des-s üs du plancher. On l’établit en posant un lattis Us les solives et en couvrant ce dernier de plâtre ou e Liane en bourre.
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- 82 ' MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- Le lattis jointif doit être suffisamment espacé p°l1 que le plâtre puisse se gripper au-dessus des latte?'
- Quand les solives dépassent le lattis, on les de clous de bateaux ou de rappointis pour que1' plâtre ou le mortier y adhère.
- Les lattes sont espacées de 0m.06 à 0“.08, et il6 faut6 à 8 par mètre carré. L’enduit qui les recoud
- a de 0“.02 à 0m.03 d’épaisseur.
- Murs de soutènement. — Quand les murs de sol1 tènement ont une grande élévation, on ménage, 1^ de l’élévation du mur, de petites ouvertures quel8; appelle barbacanes, de 0m.10 de largeur, sur 0m.4^ 0m.50 de hauteur, afin de faciliter l’écoulement ^ eaux pluviales.
- Si les eaux qui s’infiltrent à l’intérieur du sol8
- trouvaient pas d’issue, elles pourraient gonfler 1 terres et augmenter sensiblement l’action de poussée.
- Lorsque les terres à soutenir sont très-élevée51 qu’elles sont d’une nature argileuse, elles peuve8! malgré les petits créneaux, exercer une poussée co"; dérable. Alors il faut butter le mur ou élever de ^ tance en distance des éperons ou contreforts.
- Ces éperons joignent la face du mur de terr^: et ont une inclinaison oblique.
- Dans ce dernier cas, les murs de soutènement $ vent avoir beaucoup de fruit, afin qu’ils résistent®' vantage à la poussée. ,
- L’épaisseur de ces murs est égale au 1/3 ou2/^8 la hauteur des terres à soutenir.
- On peut aussi diviser le talus ayant 45° en 6 f1 ties. Le résultat indique la largeur de la base du n^J Voûtes. — Les voûtes présentent trois parties:
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- MAÇONNERIE. 83
- issance, qui est le commencement de la courbure ; Miïrculos, qui est la surface interne, et Y extrados, Ç111 est la surface externe.
- ^°ici, d’après Peronnet, les dimensions des voûtes Ptein cintre :
- ÉPAISSEUR _
- ». . —— . — Epaisseur des pieds-droits
- ülam6tre. à la naissance. m. à la clef. m. ayant 2, 3 met. de hauteur. m. m m.
- 2 m. 0.40 0 20 0.70 0.80 0.85
- 3 0.43 0.22 0.80 0.95 0.95
- 4 0.46 . 0.23 0.90 1.10 1.20
- 5 0 50 0.25 1. » 1.20 1.30
- Pes dimensions des voûtes surbaissées sont les suicides :
- 2 0.43 0.22 0.90 1.05 1.10
- 3 0.50 0.25 1.10 1.35 1.45
- 4 0.56 0.28 1.35 1.65 1.80
- 5 0.61 0.30 1.55 1.85 2. »
- _ Il est indispensable de bien serrer la clef ou der-nier voussoir et d’employer de bons matériaux.
- Murs "de clôture. — Lorsque les murs de clôture 110 doivent recevoir ou supporter aucune construc-ils se construisent avec facilité et exigent moins Attention. Leurs fondations ont souvent 0m.50 à 65 Centimètres de profondeur.
- Il est exact de dire, néanmoins, que cette profon-^ur est toujours déterminée d’après leur élévation et la naturel du sol.
- Ils sont construits soit en pierres et mortier, soit en Pierres et terre, soit, enfin, enterre ou en pierres sèches.
- Construits sans mortier, ces murs exigent des ferres de bonne qualité et ordinairement plates et orgues. C’est dans cette circonstance, surtout, que 011 reconnaît l’avantage des pierres parpaing.
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- 84 mise en oeuvre des matériaux.
- Les chaperons ont un ou deux égouts. Ils présen-tent toujours la forme d’un dos d’âne, surtout lorsqu’ils sont en mortier ou en terre et qu’ils ont été construits à 0«.50 au moins d’une propriété voisine' Quelquefois on les couvre de dalles taillées en bah avec larmier plus ou moins prononcé ou de tuile8 maintenues par des faîtières.
- Quelquefois aussi cette saillie est formée de tuile8 scellées dans le chaperon, ou de paille recouvert0 d’un bahut de terre ou de mortier.
- Maçonnerie en briques. — La maçonnerie en briques est facile à exécuter, à cause de la régularité d0 ces matériaux.
- Lorsque les briques sont posées sur champ, elle8 forment des cloisons en briques de champ ; les brique8 posées à plat dans le sens de la largeur du mur» forment les murs en briques boutisses (fig. 2). Les gr°8
- Fig. 2. Mur en briques boutisses.
- murs ont, comme épaisseur, deux longueurs de briqu0 lorsque les constructions sont élevées, et une longueur et une largeur s’il s’agit de bâtiments n’ayant qu’un rez-de-chaussée (fig. 3).
- Fig. 3. Mur dont la largeur égale trois largeurs de briques.
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- MAÇONNERIE. 83
- tes briques gauchies ne peuvent servir à faire les juments d’un mur.
- e 6s briques posées de champ sur le sol et alternant j l>e e'les dans deux directions contraires sont dites rlUes à bâtons rompus (fig. 4). Les briques ainsi
- Fig. 4. Briques à bâtons rompus.
- Iéployées servent à garnir les aires des écuries, des j.^langeries, des trottoirs, etc. Lorsqu’elles sont so-elles remplacent très-bien les pavés.
- Ul* mouille ordinairement les briques avant de les :(i t|°yer. On les pose à bain complet de mortier, de l^mère que leurs joints correspondent au milieu des lc[ües de l’assise inférieure.
- Jf1 mouillage de la brique, avant son emploi, em-tjQ ie qu’elle enlève au plâtre son eau de cristallisa-ce qui ne lui permettrait pas de s’unir avec elle. % ^ a ^ briques façon Bourgogne, et
- [v. a "70 de briques flamandes pour construire un ja ,re cube d’ouvrage. Le mortier y est compris pour pour 100.
- î>la la(Jue annce, dans le nord de la France, on rem-en ï>art*e ^es planchers par des voûtes de bri-
- c^es solives sont en bois ou en fer ; elles, sont espa-s de 0m.50, 0m.75, 4 mètre, lm.50 et même 2 mè-
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- 86 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX,
- très. Les solives en bois portent intérieurement ( chaque côté une petite pièce de bois débitée en ^ latte; c’est contre ces arêtes que s’appuient les Pj mières briques. Les solives en fer sont à doubl® Ce sont les arêtes inférieures des poutrelles qui tiennent les premiers voussoirs (voir page 51).
- Les briques qui servent à faire ces voûtes, qui ^ toujours très-surbaissées et souvent presque pia*f sont posées de champ sur un rang ou à plat. Les. ceaux, dans ce dernier cas, sont formés à l’aid® | deux, et quelquefois de trois rangées de briques $ perposées.
- Les briques avec lesquelles on construit des ^ neaux doivent être hourdées avec de la terre ou terre à four.
- Murs en pierres sèches. — Ces murs se cons*1'! sent comme les murs ordinaires, à l'exception cp^1 matériaux n’y sont pas liés avec un mortier.
- On doit, autant que possible, les construire a des pierres plates et longues. Les parpaings leur <*' nent beaucoup de solidité.
- Enduits. — Avant de jeter un enduit sur un ^ neuf, dans le but de préserver les pierres de la Pj et de l’action de la gelée, on remplit les joints otf cavités très-apparentes des assises avec des pe pierres, du mortier ou du plâtre au panier.
- Le crépi se jette à la main ou à la truelle. ^ inutile de chercher à obtenir une surface un'6,' faut, au contraire, que le crépi présente des asp tés servant à gripper l’enduit. Le crépi mouché, crépi chiqueté se fait avec du plâtre ordinaire aP1' du plâtre en grains appelés mouchettes ; il est $
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- MAÇONNERIE. 87
- au balai. Dans la plupart des cas, on ne le couvre d’un enduit.
- 11 ^al'IJe^e crépi en plein lorsqu’il enduit tout le ü du mur, et crépi à pierres apparentes quand il ne Qasque que les joints.
- ^enduit s’applique avec la truelle ou la taloche. rtl01dier est uni avec une main de bois ; le plâtre.
- Scis est dressé avec la truelle bretée.
- Les crépis et les enduits doivent être faits par un au temps, au printemps ou pendant l’été. Lors-î11 on. fait usage de plâtre sur un vieux mur, il est ^dispensable de mouiller ou abreuver le mur avant °perer, afin que l’enduit y adhère bien.
- Les crépis et les enduits se crevassent ou se lézar-ent par suite de l’effet de la poussée et du tassement. Quelquefois on colore les enduits en gris noirâtre, ^ y ajoutant du noir de charbon, ou en rouge, en y jdant de l’ocre rouge.
- lorsqu’on veut simuler la brique, on ajoute au v atre de l’ocre rouge, et avec la règle et le tire-joints p11 crochet, on trace les joints en mettant à nu C|lduit blanc que couvre l’enduit coloré.
- Om ePaisseur des enduits n’excède pas ordinairement Celle des crépis est très-variable, mais elle ne VaPas au-delà de 0“.02.
- Les enduits fouettés ou mouchetés sont plus dura-que les enduits lisses.
- Les enduits hydrauliques conviennent spécialement ^ les murs humides.
- , Ce gobetage est le plâtre gâché clair qu’on lance au a ai sur les lattis.
- Ln général, le plâtre au panier ou plâtre ordinaire au crépissage des murs, et le plâtre au sas à
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- 88 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- faire les enduits; le plâtre au tamis est employé les crépis fins et les moulures.
- Les mouchettes sont les résidus du tamisage d plâtre.
- Les jointoiements des maçonneries de pierres ê'fî nitiques, calcaires, brutes ou taillées, se font en m°r< tier de chaux ou de ciment, appliqué au moyen d’ufl® spatule ou d’une petite truelle. Il faut lisser les joii1^ au fur et à mesure qu’on les remplit. ,
- Les soubassements des bâtiments humides doive11 être enduits d’un ciment.
- Blanc en bourre. — Dans quelques localités, ^ Bretagne par exemple, où le plâtre est cher, on $ souvent les enduits intérieurs avec le blanc en bou^ formé de chaux éteinte et de bourre. La couehe $ forme cet enduit n’a que 1 ou 2 millim. d’épaisse^ Avant de mêler à la chaux la bourre ou poil proV® nant des peaux tannées, on la bat avec des baguette1” afin de la bien diviser. Cet enduit se lisse avec 15 truelle.
- Le plus ordinairement on applique une second, couche de blanc de bourre quand la première est11 moitié sèche.
- 12 kilog. de bourre suffisent pour 1 mètre cube c chaux grasse éteinte.
- Ouvertures. — Les ouvertures ou baies sont coü' ronnées par un linteau ou palâtre portant en phJl1 sur les jambages des trumeaux.
- Les linteaux sont en bois, en pierres ou en ^ ques. Dans beaucoup de localités, les linteaux sof formés d’une seule pierre calcaire, granitique ou sc^ teuse. Les linteaux en bois doivent être placés $ retraite du nu des murs et plus haut que la haute11
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- DU PISÉ ET DU TORCHIS. 89
- des baies, afin gu’on puisse les couvrir d’un aïs ^ d’un enduit, fl est
- c°Dst
- ; essentiel de ne pas oublier dans le plan d’une Action qu’il doit y avoir, autant que possible, accordance dans les ouvertures entre le rez-de-^issée et les étages supérieurs, d aris tous les bâtiments bien construits, on établit 6s décharges ou arc de cercle au-dessus des linteaux (.fs Laies, pour décharger les pieds-droits. Ces dé-arges se font en briques ou en moellons taillés en t0t**«are.
- ^ Les tablettes formant les appuis des croisées doi-, rjt être posées après la construction. Elles sont entrées seulement sous les enduits.
- Les jambages sont toujours montés verticalement.
- . Le seuil est l’appui d’une porte ; il doit être en etre dure.
- j. ferme souvent les baies par des plates-bandes Serement cintrées et faites en briques ou en moellons PPa-reillés et de bonne qualité. Les moellons permet-c * de faire des plates-bandes très-droites, quand j Plerres ont été taillées d’après une épure.
- I’p , Lnteau des baies qui sont munies de volets à Prieur, doit présenter une feuillure.
- SECTION II.
- DU PISÉ ET DU TORCHIS.
- — Les habitations, les granges, les berge-Pké e*'C'’ dans plusieurs localités, sont construites en pj °u en terre battue ou pilonnée et desséchée sur (ij0- Cette construction est économique et fort utile s contrées où les pierres sont rares, où elle
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- 90 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX,
- peut être exécutée au moyen de terres franches1 sili co-argileuses.
- Les terres fortement argileuses sont impropre la confection de cette maçonnerie : elles se cretf
- sent et prennent du retrait en se desséchant
- • If
- terres sablonneuses ne conviennent pas non p^,
- elles manquent d’union et ne présentent jamais < de solidité. Les terres graveleuses ou calcaires aussi impropres à faire du pisé.
- Yoici comment on opère :
- Après avoir émotté la terre, on la passe à la < afin de la débarrasser des pierres qu’elles peut tenir, on l’arrose ensuite très-légèrement; il s' qu’elle soit assez humide pour qu’on puisse la pe* tonner entre les doigts et qu’elle conserve en t^ bant la forme qu’elle a reçue. Lorsque la terre a été préparée, le maçonpiseur la place sur l’empli ment du mur à construire, dont la largeur est déte: minée par un encaissement formé par des ch mobiles et par des tables appelées banches, et ^ comprime à l’aide de pilons connus sous le no# piloirs, battoirs. Pour faciliter la liaison des as=i:.
- entre elles,-on incline les sections des banché$
- sens contraire des premières ou des suivantes-plus ordinairement les sections des angles sont al<e, nés et d’aplomb, et elles sont consolidées par ufl rant en bois. A chaque assise, on appose les faces1 ternes des banches. j;
- On augmente la solidité du pisé en humectai, terre avec de Veau de chaux. On le rend plus duh\: encore en employant une terre silico-argileuse et y ajoutant 1/10 environ de chaux vive.
- Dans beaucoup de contrées, les fondations, la ^
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- DU PISÉ ET DU TORCHIS. 91
- ^ les angles des murs d’élévation et le contour des ^Vertures sont construits en pierres ou en briques, afin augmenter la solidité, la durée de la construction, j, garantir le pisé de l’action destructive de air et de la pluie, on doit le recouvrir, quand il est jeu sec, d’un enduit de chaux et de sable, ou de j* atre ou de blanc à bourre. Tous ces enduits sont Sse’s avec la main de bois.
- ^Ces enduits ne doivent être appliqués que quand P^é est parfaitement sec.
- Le pisé est répandu dans les départements de l’Ain, 11 Rhône, de l’Isère, de la Loire, etc., où il rend de faiids services lorsqu’il a été fait pendant la belle ls°n, c’est-à-dire de mars à octobre.
- , Lorsque la terre est à pied-d’œuvre, deux ouvriers abitués à ce genre de construction (le maçon-pileur son manœuvre), font environ 2 mètres cubes de , Sonnerie dans une journée de travail de dix Leureg.
- Les murs en pisé ont de 0m.40 à 0m.50 d’épais-seur. r
- Laque jour, à la fin des travaux, on protège les ies élevées avec de la paille dans la crainte qu’il Parvienne un orage pendant la nuit. jp ans ce genre de construction, il est très-utile de t)a j.'as °uhlier que le pisé, en général, adhère im-r aitement au bois et qu’il faut faire reposer les ^ fes et les solives sur de fortes planches encas-horizontaiement dans le pisé.
- °ou anS Velay’ 011 augmente la solidité du pisé en i. V|'ar|t chaque assise et toutes les sections d’un 111 de mortier. Ailleurs, on remplace le mortier par e forte ardoise.
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- 92 MISE en oeuvre DES MATÉRIAUX. I
- On fait aussi du pisé en béton. Voici comment ^ le compose :
- Chaux délitée...................10 partie5.
- Terre franche................... . 27 —
- Sable ou petit gravier.............63 —
- ou
- Chaux hydraulique..................14 partie5,
- Cendre de houille tamisée.......... S —
- Brique pilée. ......................8 —
- Sable ou petit gravier.............70 —
- Ces pisés-béton acquièrent beaucoup de durete-
- Torchis. ,— Il existe des contrées où les bâtimeîl ruraux, au lieu d’ètre élevés avec de la terre sei$ ment, sont,faits avec de la terre franche, à laquel; on a mêlé de la paille ou du foin. Ce mode de coé’ truction est connu sous le nom de torchis, baugt6 bauche.
- Le torchis sert aussi à faire les remplissages $ aires de plancher, ou des cloisons et dans les pa'5' de bois.
- Voici comment on le construit :
- La terre franche est gâchée avec de la pailla du foin haché, dont les brins ont de 0m.10 à 0,D,\ de longueur. On lisse les parois avec une truelle une main de bois. On a soin de mouiller les assis1’, pour qu’elles adhèrent les unes aux autres. Qual1 les murs sont secs, on les couvre d’un enduit. _ ,
- Il est très-important que le torchis, comme le p^! repose sur une fondation en pierres ou en bri<P,e excédant le niveau du sol de 0m.50 environ.
- Le torchis, comme le pisé, doit être proscrit les lieux exposés aux inondations.
- Colombage. — On donne le nom de colombage al1
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- CHARPENTERIE. 93
- j^s de bois hourdés en terre ou torchis et recou-(Y .s d’un mortier à chaux et à sable, ou de plâtre. |Jlr Planche IX, fig. 13 et U.)
- Nstruments employés par les maçons. — Le ma-
- ÇOR
- Se sert d’une truelle, d’une hachette, d’un mar-
- d’un marteau bretté, d’une règle méplate, d’une carrée, d’une main de bois, d’un niveau et d’un w 4 Plomb.
- ^ plâtrier fait usage du grattoir, de la truelle de la taloche, de règles, d’une truelle bretée, ^ guillaume, d’un riflard et de gouges de divers
- libres.
- deux ouvriers ont à côté d’eux une auge plus ^ moins grande, et dans laquelle le compagnon a sP°sé le mortier et gâché le plâtre, be mortier est placé à la portée du maçon par le aâceuvre qui le porte à l’aide de Y oiseau ou laye.
- SECTION III.
- CHARPENTERIE.
- Carpentier est chargé de disposer les pièces }|°ririenl les combles, de construire les escaliers c°is, ies aUges et les râteliers.
- }j|(. Initions. — Les pièces de charpente sont assern-e^es au moyen de tenons et de mortaises. Le tenon ïr0 Uri. ^out- de bois diminué dans son épaisseur ; la Jlaise est le trou qui le reçoit.
- Se ^ distingue deux principaux assemblages : 1° l’as-age carré, qui réunit les pièces à angle droit ; em^lage à onglet, qui sert à joindre les pièces
- Se rencontrent obliquement, assemblages les plus employés sont : 1° Y as-
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- 94 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX. !
- semblage à mi-bois ; 2° Y assemblage à tenon avec ^ fort; 3° Y assemblage à double tenon; 4° Yassetnb^ à queue d’aronde; 5° Y assemblage à trait de Jup^\ 6° Y assemblage carré; 7° enfin Y assemblage obttf à renfort d'équerre.
- On donne le nom de pièces moisées à des entaillées à mi-bois, afin de recevoir celles qu’e^ embrassent et dont elles augmentent la solidité. ^ moises sont liées par des boulons. On appelle potiVl‘ armées, celles qui ont été fortifiées par des armafi^ en fer.
- Comble.—Le comble détermine 1a, forme du toit- ’ manière d’être varie suivant les contrées et les riaux employés pour faire la couverture. En généi’11 les combles doivent présenter le moins de surftfi possible dans les contrées où les vents sont'violet c’est dans les localités où les neiges sont très-al^ dantes que leur inclinaison est le plus prononcée-
- On divise les combles en combles simples et en c0,il blés composés. Les premiers sont à un ou deux égo^: Les seconds offrent quatre pans inclinés en sens C()i: traire, deux à deux; on les nomme combles brisés^ combles à la Mansard ; ils sont peu employés en cc$ tractions rurales. ,
- Les combles simples qui présentent deux longs p^ et deux croupes, se nomment arêtiers. La croupe p toujours en retour de la face.
- Les appentis ne présentent toujours qu’une de^ croupe.
- La hauteur des combles varie suivant le genre couverture qu’on adopte et la contrée qu’on habd15'
- Ainsi, la tuile ne peut pas être posée sur un coiiff très-élevé, parce qu’elle n’est pas fixée comme la)
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- CHARPENTERIE.
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- f 0l.Se au moyen de clous ; le zinc, à cause de son faï!e P°ids> peut couvrir des toits ayant une très-1 *e inclinaison.
- SoLes combles construits dans les localités où les vents ^ dolents, où les couvertures sont faites en tuiles, fa’Vent être très-solides et présenter peu de sur-^C.e‘ Le contraire a lieu dans les contrées où l’ar-,lse couvre les bâtiments, où les neiges sont très-'Vantes.
- a neige qui tombe abondamment sur une toiture j^jfrciinée et qui y réside, la charge considérable-
- '-‘inclinaüon d’un comble est l’angle que forme le
- v ^ incliné qu’il présente avec l’horizon. Cet angle
- être de 15°, 25°, 33°, 45° et 60°. Dans ce dernier 1 « ’ 7 7 #
- ' Ja surface est double de la projection.
- figure 5 représente trois inclinaisons : A, 45° ;
- le». .
- |oe c°nible est formé des pièces suivantes :
- Jsttj ^balétriers, pièces de bois inclinées suivant 0 due le toit doit présenter, et assemblées d’un
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- bout dans l’entrait ou le blochet, et de l’autre ^ le poinçon.
- 2° Entrait, tirant, pièce posée horizontale#11 qui reçoit les extrémités inférieures des arbale# et quelquefois le poinçon.
- 3° Faux entrait, entrait retroussé, pièce placée ' rizontalement, assemblée aux dèux tiers de la11 gueur des arbalétriers, afin de les empêcher de pl°f cette pièce supporte le poinçon.
- 4° Poinçon, charpente verticale dans laquelle =;i semblent les arbalétriers et qui soutient le faîtage
- 5° Faîtage, filière, charpente composée de pi^ de bois placées bout à bout, les unes à la suit® autres, dans toute la longueur du comble.
- 6° Panne, pièce placée sur les arbalétriers ^ la longueur du comble, soutenue par des tass^ appelés chantignoles ou taquets, et destinée à sl)| porter les chevrons. Ces taquets sont fixés sur 1# balétriers à l’aide de forts clous.
- 7° Sablière, plate-forme, charpente qui repose1 le haut des murs dans le sens de leur longue111 qui reçoit la base des chevrons.
- 8° Contre-fiches, petites pièces assemblées ob#, ment dans les arbalétriers et le poinçon, et dest# à les fortifier. ,
- 9° Jambes de force, pièces inclinées, assené, dans les arbalétriers et le faux tirant ou reposa# un corbeau h, destinées aussi à les raidir.
- 10° Aisselier, pièce droite du comble desti# fortifier les entraits.
- 11° Blochet, petite pièce qui remplace l’ent#. qui est destinée à recevoir le pied des arbalétrier des arêtiers. Le blochet repose sur le haut des fi1 ou sur la sablière avec laquelle il s’assemble.
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- CHARPENTERIE. 97
- j Chevrons, pièces posées sur les pannes et sur esquelles on fixe le lattis des couvertures.
- Coyaux, petits chevrons reposant sür les che-
- VFons
- et l’entablement, destinés à donner plus de
- Saillie à l’égout du toit.’
- rj donne le nom (Vempanons à des chevrons d’i-sale longueur reposant sur la sablière et sur Va-}; ler 011 arbalétrier de croupe. L’empanon du mi-. 11 de la croupe est indiqué sous le nom de chevron e croupe.
- ^Sous le nom de fermes surhaussées (fig. 6), on dési-, e les combles qui ont en hauteur plus de la moitié a largeur du bâtiment.
- Fig 6. Comble surhaussé.
- ’’ bu j<
- Légende.
- enFrait ; b, poinçon ; c,c, arbalétriers ; d, d, contre-fiches ; e, e, f.t(, ef force ; f, f, blochets ; g, entrait ; li, corbeau en pierre ou 0ls J M, pannes ; k, k, chevrons ; l, l, sablières.
- °nstructions agricoles. 6
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- 98 MISE en oeuvre des matériaux.
- Les toits, dans les pays où la neige est abonda# ont une hauteur qui égale souvent les 3/4 de la W geur du bâtiment.
- Les combles surbaissés sont ceux qui ont en ha11' teur moins que la moitié de leur largeur (fig. 7 et $ Ces derniers combles sont très-répandus, parce qu’^: demandent moins de charpentes et qu’ils présenté moins de surface à couvrir.
- On distingue, en outre :
- Les combles à petite portée ;
- Les combles à moyenne portée ;
- Les combles à grande portée.
- Les premiers ont moins de 7 mètres, les seco# de 7m.50 à 13m.65, et les derniers, au-delà de 14 #" très de largeur.
- Fig. 7. Comble surbaissé de 40°.
- Légende.
- A, arbalétrier ; B, entrait ; C, entrait retroussé ; D, contre-fiel)e ' ^ jambe de force; H, faîtage; I, panne; K, chevron; L, sabl#' M, coyau.
- 1
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- CHARPENTERIE.
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- Pig. 8. Comble surbaissé de 35°.
- ^ Légende.
- > arbalétriers ; B, entrait ; D, poinçon ; E, E, contre-fiches ; F, F, anabes de force; I, I, jambes de force; O. faux entrait ; P, che-Vr°n;N, sablière.
- 9. Comble brisé ou comble à la Mansard.
- ^ Légende.
- ’ ®d>alétriers ; B, entrait ; D, poinçon ; F, jambes de force ; G, blo-p ets > H, jambettes ; I, aisseliers, L, faîtage ; O, éehantignolles ; > chevrons ; T, pannes de brisis ; w, chevrons de brisis.
- r^e comble brisé ou comble à la Mansard (fig. 9), ®st usité que dans la construction des maisons d’ha-ati°n ; on l’emploie peu dans les fermes ou dans
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- 400 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- les constructions agricoles. Cependant, comme cfir tains propriétaires désirent joindre leur demeure bâtiments de leur exploitation, nous avons cru d’en donner un dessin, afin de rendre plus comp*e cet aperçu sur les différents modes de charpente.
- Voici maintenant les dimensions moyennes && pièces de bois qui composent les charpentes :
- Ferme simple.
- Largeur Jambes ;
- dans Arbalé- Poin-
- œuvre. trier. Tirant. çon. Faîtage. de force-
- mètres, m. m. m. m. ÏD. m. m. m. u1.
- 6 0.19à0.22 0.27à0.32 0.19 0.16à0.19 »
- 9 0.24à0.26 0.33 à 0.40 0.24 0.17à0.20 ))
- 12 0.30 à0.32 0.37à0.47 0.30 0.20 à 0.22 ))
- Ferme avec entrait retroussé.
- 6 0.15à0.18 » 0.15 0.16à0.19 0.19 àO-J
- 9 0.19à0.22 » 0.18 0.17à0.20 0.24 à 0.^
- 12 0.23à0.27 » 0.22 0.21 à0.22 0.30 àO.^
- Les chevrons ont0m.09, 0m.40 etOm.12 de large111’ suivant la portée dans œuvre. On donne aux pan^ 0m.19, 0m.20 et 0m.22, suivant leur longueur.
- Les blochets ont 0m.22 de hauteur, sur Om.40 ^ largeur.
- Lorsqu’un comble ne présente qu’tm seul pan, o!j lui donne le nom de demi-ferme, et le bâtiment ff11 domine est appelé appentis.
- Un hangar est un bâtiment soutenu par des piÜ13^ en pierre ou des poteaux en bois. Chaque poteaua pour appui un dé ou piédestal en pierre ou en ^ connerie. Il a deux versants ou deux pans.
- Le long pan est le côté le plus long d’un comble-
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- CHARPENTERIE. 101
- donne le nom de travée à l’espace compris en-le deux fermes de comble. La ferme se compose do eux arbalétriers.
- O® nos jours, dans diverses exploitations, mais SUl'tout en Alsace, on prolonge très-fortement les c°nibles en avant des murs de face, de manière à av°ir une toiture formant une grande saillie.
- Oes avances de toit s’obtiennent en établissant une paierie qui soutient les coyaux ou en prolongeant es chevrons, dont les extrémités inférieures s’ap-Puient alors sur une petite panne soutenue par un Relier reposant sur un corbeau, et par une iam-behe de force.
- Enfin, on fait usage de nos jours de fermes en bois c* en fer, qUi ont Un tirant en fer boulonné à ses ex-«mités et qui remplace l’entrait. Ce tirant est hori-z°mtal ou composé de deux parties inclinées en sens c°Rtraires, fixées au bas des arbalétriers et soutenues °'1 rehées au poinçon à l’aide d’une tige en fer (voir Wanehe IV, fig. 15).
- Ean de bois.—Le pan de bois est un mur à claire-v°ie formé de pièces de bois, qui a l’avantage d’être e§er, d’occuper peu de place et de s’élever rapide-^ent ; il remplace les murs extérieurs et intérieurs.
- vides ou entrevouæ sont remplis de moellons, de P atras ; alors on les recouvre d’un lattis sur lequel applique un enduit. Quelquefois on le garnit de torchis.
- ^Ees pans de bois sont composés des pièces sui-
- /*° Sablières, pièces placées au-dessus et au-des-S0Us des planchers ;
- Coteaux corniers, pièces placées aux angles et
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- 102 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- dans lesquelles s’assemblent les sablières de cha^ étage ;
- 3° Poteaux d'huisserie, qui forment les côtés ^ baies et supportent les linteaux ;
- 4° Poteaux de remplissage, qui servent à garnireI1 partie les vides;
- 5° Décharges, pièces de bois inclinées poséese!l sens contraire les unes des autres et destinées à soü lager les sablières et les poitrails.
- 0° Poitrail, poutre horizontale reposant sur les fl teaux d’huisserie et destinée à porter un mur de ou un pan de bois, au-dessus d’une baie à graR^ ouverture.
- 7° Croix de Saint-André, pièces remplaçant p3-1' fois les décharges et qui s’assemblent à mi-bois ah1 les autres pièces.
- Tous les pans de bois ont pour soutien un mur d maçonnerie.
- Voici l’épaisseur des pièces composant les pans ^
- bois :
- Poteaux corniers.............. . 0“>.25 à 0m.27
- — d’huisserie.................0m.19 à 0m.22
- — de remplissage..............0“.16 à 0m.22
- Décharge, croix de St.-André. . 0m.16 à 0m.22
- Sablière..........................0m.12 à 0m.l8
- Les poteaux de remplissage sont espacés de à 0“33.
- Les poteaux des cloisons portant plancher ont ^ 0m.14 à 0m.16 au carré ; on donne aux poteaux ne p°f' tant pas plancher de Om.ll à 0m.14.
- Planchers.— Les planchers sont formés de pièce? .de bois posées horizontalement et toutes de niveaV
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- CHARPENTERIE.
- 103
- ^ Arment les étages des bâtiments et doivent af-î4rer le seuil des ouvertures.
- ^ fa poutre est une grande et grosse pièce destinée Rapporter les solives; elle repose sur les murs de
- lier;
- de pignon ou de refend ou sur des corbeaux,
- !(i Ies encastrées dans un mur sur lequel elles for-une saillie.
- les6S So^ves forment le plancher ; elles reposent sur ta !)(mtres dans les planchers composés ; elles sont en-^ rees dans les murs lorsqu’elles forment des plan-?rs Amples-, elles sont espacées de 0m.33. pi fsqUe les solives ont une grande portée, on em-p6 leur flexion en plaçant entre chacune d’elles eut 0ut de bois qu’on appelle étrésillon, et qu’on fait de force.
- que l’on place de manière à laisser un
- destiné à l’âtre d’une cheminée, s’appelle . elle s’assemble à tenons dans les solives caevêtrures qui passent de chaque côté de l’âtre.
- ie'°être
- Un,
- Voir est la chevêtre qui longe un mur dans le-
- f>asse un tuyau de cheminée ; il s’assemble
- Sl dans les solives d’enchevêtrures.
- Pes
- !*Ux
- te solives ne doivent jamais reposer sur les lin-
- °u les voussures des baies. Pour éviter cela, %;^astre une lambourde dans le mur et on lui fait Sfj^'uter les solives. On peut au besoin, ce qui vaut eut mieux, recourir à une chevêtre. y6 ^rsc[ue dans les planchers d’assemblage on ne diej ^as au.gmenter sensiblement l’épaisseur du plan-% ’ 0n fait reposer les solives sur des lambourdes éCr s ie long des poutres, à l’aide de boulons à 5*Us et soutenues au moyen de forts étriers.
- 11 accroît la rigidité du plancher à l’aide d’un ti-
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- 104 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- rant en fer, dont l’extrémité est engagée à Texte'1]
- du bâtiment dans l’œil d’un Y, d’unS ou d’une a")
- itÆ
- Quand le plancher doit porter de lourdes chaftj on fortifie les poutres avec des armatures enfer-] pièces ainsi consolidées, sont dites poutres arm^\ Les poutres doivent être en hauteur 1/8 de portée, et en largeur les 2/3 de leur hauteur. Les lives ont, en hauteur, 1/24 de leur longueur. 0#j espace toujours de manière qu’une latte puisse clouée sur quatre solives. j
- Les madriers de sapins formant plancher à W portée, ont 0m.22 de hauteur et 0m.05 à0m.07 de1! geur. ]
- On donne aux poutres des planchers les diineiT! moyennes suivantes :
- Portée dans œuvre. Largeur. Hauteur.
- 4 mètres. . . . . . 0m.27 0®.32
- 5 — . . . . 0m.30 0m.36
- 6 — . . . . 0m.33 Om.40
- 7 — . . . . 0^.35 0m.4i
- 8 — . . . . 0m.37 0m.48
- 9 — . . . . O'Ml 0>u.5l
- 10 — . . . . O» .43 0“>.56
- Toutes ces dimensions et celles qui précèdent n posent que les pièces sont en bois de chêne de boI> qualité. J
- On remplace quelquefois le bois dans les plann par des fers à double T; ces fers ont de0m.l0à^ de largeur (voir page 51). i
- Escaliers. — Les escaliers servent de moy^j communication entre les différents étages d’un j ment; on les construit : 1° en charpente; 2° eïl nuiserie ; 3° en pierre.
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- CHARPENTERIE.
- 105
- es deux premiers sont utilisés dans la plupart des hieï.l'Uct*ons’ depuis le rez-de-chaussée jusqu’au gre-1 ’ dernier ne sert que pour descendre dans les ju ® et monter à un premier étage, lorsque l’esca-°d être situé à l’extérieur du bâtiment.
- > üs les escaliers sont composés de marches ou
- La. i
- superposés les uns aux autres, et de limons.
- ^larc^e comPrend
- 1° le giron ou partie hori-
- tri(i sur laquelle on pose le pied ; 2° la contre-^ ,cLe ou partie verticale. Le limon est une pièce q 0ls rampante destinée à recevoir et à soutenir s. Lis entailles en crémaillères qu’il présente à la .-co lrherne, l’une des extrémités des marches et des
- Le
- marches.
- L'" Siron est dit giron droit quand il a la même i dans toute sa longueur ; on l’appelle giron
- quand il va en s’élargissant.
- ^ant
- a donné le nom de mur d'échiffre, au mur qui "mt l’autre extrémité des marches, hi a Caye est Parde vide du bâtiment dans laquelle 5e l’escalier.
- !|e 11 appelle palier la plate-forme d’un escalier où ^arches sont interrompues.
- %\6s PaHers permettent de se reposer à chaque ré-
- , La
- ,1(m ou demi-révolution de l’escalier.
- Pièce de bois qui soutient, à chaque étage, les
- forme la marche paliere ou dernière marche
- A C.
- j fi°nne ordinairement au giron de 0».27 à 0m.32 et de 0m.03 à Om.Od d’épaisseur. La con-( ai'clie doit avoir de 0ra.16 à 0m.18 de hauteur, lt}e ” -002 à 0m.003 d’épaisseur. Quant à la longueur emmarciiement, elle doit être assez grande pour
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- 106 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- que deux hommes puissent circuler librement ^ l’escalier. On lui donne delm.10 à lm.30 de Il est très-nécessaire que la pente des escali61^ soit pas trop rapide, afin qu’il soit commode au* vriers qui portent de lourds fardeaux.
- Le garde-fous qui enveloppe le jour de Fescaf afin de prévenir tout accident, se nomme rampe !11 supporté par. les limons et porte la main-courant'j La rampe, qu’on nomme aussi volée d’escale ^ avoir de 0m.90 à 1 mètre de hauteur, et ne paS passer 40° d’inclinaison.
- On divise les escaliers en escaliers à marché n rallèles ou escaliers droits et en escaliers à tournantes ou escaliers en limaçon. Ces derniers difficiles à construire et moins commodes aux oih1'1 portant de lourds fardeaux. ,
- Les escaliers qui conduisent aux greniers à doivent être, autant que possible, à girons drof;'
- L’escalier, dit échelle de meunier, n’a pas rement de contre-marche. J
- Les perrons sont des escaliers situés en dehors ^ bâtiments ; ils desservent les rez-de-chaussée °ü, premiers étages ; ils sont simples ou doubles. Le f généralement ils sont en maçonnerie. • |
- Lorsque les marches sont en pierre, on fa’jt' feuillures à chaque degré, pour qu’elles ne se cent point. Quand il s’agit de marches d’un pe^ on fait quelquefois des encastrements, afin que * ne s’infiltre pas au travers des joints. ,
- Outils du charpentier. — Le charpentier usage d’une herminette, d’une hisaiguë, d’une ry équerre, d’une hache, d’une cognée, d’un® de ciseaux, d’un bédane, d’un passe-partout, "
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- . COUVERTURES. 107
- ,|jv ere> de scies ayant diverses voies, de gouges de Ulerses grosseurs, d’ùn compas, d’un niveau et d’un
- aplomb.
- Ces outils, il faut ajouter la rainette qui sert à ^ les pièces, et le maillet, la masse et la pince
- SECTION IV.
- COUVERTURES.
- ,>S le nom de couverture, on désigne les maté-j, comme les ardoises, les tuiles, etc., que l’on 6 sur le lattis des combles.
- , httis se compose de lattes et de voliges. La jj| e Provient d’un brin de chêne refendu suivant son ^eUe a ordinairement lm.30 de longueur, 0m.033 ^ *041 de largeur et 0m.005 à 0“.007 d’épaisseur, pi est une planche mince de peuplier, de sa-kLetc-, ayant 2 mètres de longueur sur 0m.15 à lacgeur sur 0m.15 d’épaisseur ; elle pèse en-( kilog. le mètre carré.
- ' % a^s est désigné sous le nom de lattis à claire-du^and les lattes ou voliges sont espacées de 41 I«si Centdnètres, et sous celui de lattis jointif quand i des se touchent pour ainsi dire.
- .4 v!d°nne le nom de solin ou 1
- Plâtr
- ruellëe, à la bordure
- , ; lQ/re °u de mortier qu’on fait sur les couvertures ! SteJi * des murs de pignon ou de cheminées pour y *es tuiles ou les ardoises. Le pureau est la . de l’ardoise ou de la tuile qui est à découvert.
- , 'il,,). lLEs‘ —• Les tuiles plates sont munies d’un cro-Permet de les arrêter sur des lattes ou des Q es ou sapin clouées sur les chevrons.
- tuiles creuses se placent d’une manière diffé-
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- 108 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- rente. Les unes sont posées sur la partie convexe1 autres recouvrent les bords de deux rangées, à d1’1', et à gauche. Souvent, on les scelle sur le plal1 toit à l’aide d’un mortier ordinaire ou hydrauW Ces tuiles, ayant une tendance à glisser dans Ie ^ de la pente du toit, ne doivent être employée^ sur des toitures ayant une inclinaison de 15 à
- Les tuiles creuses ou tuiles à canal, reposent^ jours sur un plancher de voliges fixées sur des ^ vrons espacés d’axe en axe de 0m.32. Ces tuilesJl ment des rangées parallèles creuses ou conV®ÿ; Elles sont communes dans les régions du sud nord. Dans les pays où l’on redoute des ventsv lents, on les consolide avec des pierres.
- Les tuiles en S dites tuiles flamandes sont nées sur les joints.
- Ces tuiles, souvent inégales et gauchies, sou^ sées à recouvrement.
- Le pureau des tuiles creuses varie entre 0m-^ 0m.28, et celui des tuiles flamandes de 0m.24 à O01''
- L’égout des couvertures en tuiles plates ordina,f comprend deux rangs de tuiles.
- La pose des tuiles de Montchanin ou des tuiïe. recouvrement se fait sur des lattes en sapin aP. 27 sur 30 millimètres d’épaisseur. Il est trèS'iïflP. tant de latter parfaitement d’équerre et aussi de plf( d’équerre les tuiles sur les lattes qui doivent 6 espacées de 0m.35, sauf la deuxième qui sera rapP1
- chée de la première de 0m.33.
- Ardoises. — Au lieu d’accrocher l’ardoise à î'1, latte de cœur de chêne, on la cloue sur des voPfj, de bois blanc espacées les unes des autres de 0 1
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- COUVERTURES. 109
- ‘°V0, suivant la longueur de l’ardoise, afin qu’elles sachent mieux après la pluie, h ouvrier, chargé de la pose de l’ardoise, commence r établir l’égout, qui se compose de deux et quel-i etois de trois rangées superposées d’ardoises, selon i e l’égout doit être simple ou double. Lorsqu’il a j, ^mé cette pose, il trace sur la dernière rangée, à ^•ide d’un cor(jeau blanchi à la craie, une ligne; la6st SU1‘ cette ligne blanche que le bord inférieur de rangée supérieure doit affleurer. Cette rangée eeî il continue son travail en agissant de la même Oière pour les autres rangées supérieures, vaut de commencer son travail, le couvreur exalte 6 raPrdement les ardoises les unes après les au-Ce^’ ei sépare les ardoises fortes et les ardoises min-Les premières sont employées à la base du comble es secondes au sommet.
- hr u6St è s-e s s e ri ti cl de fixer çà et là d’excellents ^ ,cbets en fer sur les chevrons, à l’aide de boulons t^Cl'®Us- Ces crochets servent à fixer les échelles en liir ^ *ncendie ou lorsqu’il y a lieu à réparer la toi-joi6' ^ar ce^e disposition les couvreurs brisent tou-moins d’ardoises.
- ai dit que les ardoises d’Angers étaient gris plâtre ; celles de Renazé (Mayenne), et celles de ^8ne (Ardennes) sont d’un beau bleu foncé ; celles (à imay son^ rouge-violet, celles de Monthermé pennes), gris verdâtre.
- o ,es ardoises sont employées dans la Bretagne, les eïmes, le Bas-Limousin, l’Avranchin, etc. d (,h ^an®ral, les ardoises ont un aspect agréable, mais ;as s°nt légères, unies et brillantes, elles sont sus-P mies d’absorber l’humidité, parce qu’elles sont instructions agricoles. 7
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- 110 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- poreuses, et d’être détruites ou détériorées par la peur.
- Toutes les parties des toitures dépassant les fluf doivent être garnies, plafonnées avec des voliges, a*ll_ d’empêcher les grands vents de soulever les ardoi^ ou les tuiles. Ce voligeage se fait sous les chevro^f
- Lorsque le plan du toit est en saillie sur les P1 gnons, on cloue une volige sur le côté du derD,ej chevron et on y fixe une bordure ou rive en cuite à recouvrement. Cette rangée de tuiles a 0®-*’! de largeur; elle prévient les avaries causées par vents violents. On la fixe à l’aide de vis. On peut remplacer par une planche en sapin dont la pal’tlkj inférieure est découpée en festons. I
- Un mètre carré de couverture en ardoises e%$ 6 mètres linéaires de voliges, 36 pointes à volige®6 de 75 à 200 clous à ardoises, selon les dimensions celles-ci.
- Le pureau dans toutes les couvertures doit av°|,! environ le tiers de la longueur de l’ardoise ou de * tuile, soit 0m.ll environ de longueur. Si le pureaî!; présentait une surface plus grande, la toiture n’aui’a' | pas la solidité qu’elle doit présenter.
- Quand les deux pans d’un comble ont été couver*4: on s’occupe du faîtage et des solins. Le faîtage se *ai avec des tuiles creuses dites tuiles faîtières. Ces tuij^ sont posées sur une embarrure en plâtre et reÜee" les unes aux autres par un filet de plâtre ou de fier de chaux. Ces tuiles peuvent être remplacé avantageusement par des faîtières à bourrelet.
- Les noues ou angles rentrants que forment combles qui se rencontrent doivent être garnies av'e' | une feuille de zinc ou des tuiles creuses.
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- COUVERTURE. 111
- Laves. — On remplace quelquefois, comme je l’ai ^ précédemment, les tuiles par des pierres plates, c°ttûues sous le nom de laves. Dans la Bourgogne elles sont calcaires, dans les environs de Yesoul elles Proviennent de calcaires schistoïdes, dans les Vosges sont fournies par le grès bigarré, dans la Basse-tetagne elles sont schisteuses.
- Les pierres plates ont de 0m.02 à 0m.03 d’épais-
- seur.
- Zinc. — Le zinc est appliqué sur un voligeage Presque jointif en peuplier ou en sapin. Sur ce voli-^6age, on cloue parallèlement à la pente du toit des asseaux dont la section a la forme d’un trapèze, et ^lesquels on plie et on relève sur une hauteur de
- de
- ^3 à Oro.Oi les bords longitudinaux des feuilles
- Patt
- zmc. Ces feuilles sont maintenues au moyen de
- ;es
- en zinc passant sous le tasseau et se repliant à arete de la feuille sans gêner la dilatation. Les joints ^hzontaux sont formés par une agrafe. On termine
- Ouvrant l’intervalle correspondant aux tasseaux htoyen de couvre-j oints fixés avec des vis ayant J1 collier de plomb ou de clous de calotin soudés.
- couvre-joints ont aussi 2 mètres de longueur, j Le zinc ainsi employé, c’est-à-dire posé à dilatation r®, est durable, surtout s’il est de bonne qualité.
- vrai, qu’exposé à l’air, il s’oxyde, mais ar-vc à cet état il n’éprouve plus d’altération, s’il n’est J1.8 eri contact avec le fer, le plâtre et le bois hu-^de.
- (j; P11 le soude avec un alliage composé de 40 parties ctain fm et 60 parties de plomb, après avoir dé-Clq6 ^6S I)ai'Les avec un P'nceau imbibé d’acide 0l'hydriquc ou esprit de sel.
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- MISE EN OEUVRE DES MATERIAUX.
- Le zinc cannelé pèse aussi 7 kilogrammes le ib® , carré. On le fixe à l’aide de pattes soudées sous Ie" feuilles, qui ont O"1.80 de largeur, et 2m.25 de l°s gueur.
- Le vieux zinc a une valeur de 40 p. 0/o de son Prl> d’achat.
- Ardoises métalliques. — Les forges de Mo^ taire fabriquent des ardoises métalliques avec la ^1 galvanisée. Ces ardoises pèsent chacune 4kilog.,c°! tent 4 fr. 50 le mètre carré et se posent sur geage. On les fixe avec des clous munis d’une r°J, delle en plomb. Elles ont 0m.40 de longueur et O01-'1 de largeur. Le recouvrement varie de 0m.04 à O10-11 suivant l’inclinaison du comble. Le faîtage est e. tôle galvanisée. i
- Ces ardoises remplacent la tôle galvanisée et dulée qu’on appliquait il y a quelques années, grandes feuilles ayant 0m.002 d’épaisseur et pes^ de 20 à 22 kilogrammes. :
- Planches. — On emploie quelquefois les plan^ pour couvrir des constructions légères établies t^ porairement. Ces planches sont toujours posées à ^ couvrement.
- On les rend plus durables en les couvrant sur ^ deux faces d’une couche de goudron et en répété ce badigeonnage tous les 2 ou 3 ans.
- Ces planches doivent avoir la largeur d’une vol1?,'
- Bardeau. — Dans quelques localités, on empj01; pour remplacer les ardoises ou les tuiles de pe^ planches en cœur de chêne que l’on nomme ^, deau. Ces planchettes de chêne ou de châtaigP^j sont plus petites que les ardoises ; elles ont 0,n.2° longueur et 0“.18 de largeur; on les fixe à l’aid0 j
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- COUVERTURES.
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- ^ en p0;s ou qe cious à tête. Elles sont su-es à se gondoler par la chaleur et la pluie. On e cet inconvénient en les couvrant, tous les deux in/' Une ccmche (fe goudron. On les rend incom-stibles en les trempant dans une solution d’alun. ^ar(^eau a généralement 0m.02 d’épaisseur; on j cloue sur un lattis espacé de Om.lO. Il est rectangu-11 e) à pan coupé ou arrondi. Il faut le percer avec ® VriUe ou un vilebrequin pour éviter que le clou a cheville qui sert à le fixer, ne le fasse fendre, h pèse de 40 à 44 kilogr. le mètre carré.
- ^Les grandes planchettes ont 0™.30 de longueur et •20 de largeur.
- *Ur
- làlAUj
- me. — Il existe des contrées où les bâtiments
- l'a,Jx sont couverts avec des faisceaux de paille, de Seaux et de bruyères attachés aux chevrons. Ces Çüets sont placés à recouvrement et fixés sur les rchetles par des harts. On doit employer de la hle de seigle, qui est beaucoup moins altérable ç e ja paille de froment ou d’avoine. Chaque mètre emploie de 20 à 25 kilogrammes de paille. La se paie 35 à 40 centimes le mètre carré.
- 0 faîtage est toujours recouvert de tuiles creuses, *îe terre franche délayée ou de gazons, fhi compte que la charpente, qui est ordinaire-eRt formée de brins de chêne, de châtaignier, de
- Kg
- pniritime, etc., coûte de 1 àl fr. 50 le mètre et h,ie la couverture revient de 1 fr. 50 à 2 fr. ferrie superficie.
- ^ es chevrons sont des perches de 0m.05 à0m.06 ie e mètre’ (lu' sont arpétés sur les pannes à l’aide chevilles. Ils sont espacés de 0m.65. C’est sur ces
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- 114 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX,
- chevrons qu’on établit un clayonnage à l’aide ^ perchettes.
- L’ouvrier presse fortement les bottes de paille °u de bruyère les unes contre les autres. Il égalise *e brins inférieurement à l’aide d’un outil appelé paf^'
- La bruyère doit avoir 0m.50 de longueur. Le ros^ à balai (arundo phragmites) est supérieur à la ^ sette (typha latifolia) qui a des tiges plus mollese plus spongieuses.
- L’épaisseur des couvertures ne peut pas avoir moi11 de 0m.25.
- Carton. — Le carton bitumé est posé par bafld^ horizontales avec 0m.05 de recouvrement; il est cio11® seulement dans sa partie supérieure. On le mainti61! à l’aide de tringles espacées de 0m.30. Il a 0“.^a 0m.80 de largeur.
- Le carton non bitumé à enduit métallique de G111 ceste, est fixé aussi sur lattis jointif de voliges u
- déroule les rouleaux parallèlement à la pente du
- toi{
- pour faire passer les feuilles de l’autre côté du faita» et les clouer sur le larmoir ou égout. Toutes *e feuilles doivent être étendues bien à plat. La deuxiè^ feuille couvre la ^précédente de 0m.07 à 0m.08. couvre-joints sont des baguettes de peuplier ayaJl 0m.03 de largeur et couvertes d’un enduit hydroM0, On les espace de 0m.30 à O1».50 suivant la violet des vents.
- Le carton Guiceste a 0ra.70 à 0m.75 de largeur. baguettes coûtent 0 fr.08 le mètre courant et l’end111 15 fr. les 100 kilogrammes. Cette couverture pe0 être utilisée avec avantage sur des constructions Ie gères ou temporaires.
- Le goudron végétal ne corrode pas le bois.
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- CARRELAGE ET PAVAGE. US
- Inclinaisons et poids des couvertures. — La pente ii J doivent présenter les couvertures varie comme 11 süit :
- Tuiles à crochets..................35 à 40°
- — creuses......................21 à 27
- — à emboîtement................24 à 40
- Bardeau.......................... 35 à 45
- Ardoises......................... 33 à 45
- Chaume........................... 40 à 50
- Zinc...............................15 à 21
- Carton............................20 à 25
- Les couvertures ont, par mètre carré, les poids ,vens ci-après :
- Ardoises métalliques........
- Zinc........................
- Ardoises d’Angers...........
- — des Ardennes..........
- Tuiles de Bourgogne.........
- — à emboîtement.........
- — creuses................
- — pannes.............. • •
- Bardeau.....................
- Les poids ne comprennent pas le es Voliges, des clous et du mortier
- 4 kilog,
- 7 à 9 kilog. 18 à 22 —
- 22 à 30 —
- 90 à 92 —
- 40 à 42 —
- 95 à 100 —
- 40 à 42 —
- 40 à 44 poids des lattes, ou du plâtre.
- SECTION IY.
- CARRELAGE ET PAVAGE.
- ^RRElage. — Les carreaux carrés ou à six pans se (;||eent sur une aire formée de sable, de terre fran-tj °u de plâtras. On emploie pour les fixer dumor-«r °Ilaux et de sable fin ou de plâtre, auquel on ute un peu de suie, afin qu’il se durcisse moins ^Ptement.
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- 116 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- Le carreleur doit avoir le soin, avant de com®00 cer, de prendre le niveau du seuil des baies $, l’âtre des cheminées, et de placer ensuite, de d,s tance en distance, sur l’étendue de la forme, des ^ pères, des rangées de carreaux, appelées augées, da°' le sens de la longueur de la pièce. Ces lignes doh6 être éloignées les unes des autres de deux mètres e° viron. Chaque carreau se place sur un bain flotté, de mortier ; on l’asseoit ou moyen de la règle p0^, sur les augées et les repères. Les joints doivent $ très-serrés.
- L’ouvrier qui pose des carreaux carrés comme11, le long d’un mur dans le sens de la largeur ou de longueur de la pièce à carreler. Lorsqu’il pose ^ carreaux hexagonaux, il opère d’abord dans un ^ angles et suit toujours une ligne qui est oblique0 perpendiculaire aux diagonales du bâtiment. B ^ sujettit chaque rangée à l’aide delà règle ou bâtit' doit éviter de couvrir les carreaux de plâtre ou mortier.
- Quand on fait un décarrelage, on nettoie les ^ reaux avec la hachette et on sépare tous les carre^' qui sont pourris et qui ne peuvent plus servir. ,
- On peut, pour les salles à manger ou les vestil®1 ’ des habitations, faire un damier blanc et noir avec,| pierre calcaire de Tonnerre associée au marbre n01* Les carreaux ont 0m.20 au carré.
- Les carreaux, dans les étages des bâtiments, reP sent sur une aire soutenue par de petites planch^ minces en chêne ou des douves de tonneaux- ^ planchettes sont appelées bardeaux.
- Les aires à carreler situées dans les rez-de-oh^ sée non établis sur cave, ne doivent pas être foi’111
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- CARRELAGE ET PAVAGE. 117
- plâtras, qui ont le défaut d’être absorbants et de %dre le carrelage humide.
- On remplace le plâtre par du ciment, quand les Cai'i‘eaux doivent couvrir l’aire d’une laiterie, etc.
- Aires en terre.—Les aires des rez-de-chaussée sont s°üVent en terre. Ces aires sont solides quand elles 0tlt été bétonnées.
- Oans beaucoup de localités, les planchers des premiers étages et des greniers ont aussi des aires en ^rre ou en plâtre.
- ^ On établit ces planchers en couvrant les solives de ardeaux ou barrelets, et ceux-ci d’une couche de Wâtre ou de mortier de chaux grasse et de sable. Ce f6vêtement a de 0m.03 à 0m.0o d’épaisseur, j Ces aires conviennent très-bien pour des greniers a foin, mais comme elles ont le défaut de produire eaucoup de poussière, on doit éviter de les employer aGs les greniers à grains.
- Ravage. — Les pavés se posent sur une forme bien ^Velée et ayant 0m.10 à 0m. 15 d’épaisseur. La forme a sec est formée de sable seulement ; la forme humide f!:st en mortier de chaux et de sable, en gros béton 011 en mortier-ciment.
- On appelle gros pavé ou pavé de roule, celui qui a à 0m.22 de côté à la tête, et 0m.20 à 0m.22 de °ngueur ; il sert pour les grandes routes. Ces pavés refendent en deux; ces derniers pavés, que l’on ap-Pelle pavés de deux ou pavés refendus, sont ceux fnon emploie dans les écuries, les étables, les c°ürs, etc.
- On dit qu’on remanie à bout, lorsqu’on enlève les PaVés pour les retourner sens dessus dessous.
- Ces trottoirs que l’on établit dans les étables ou à
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- 118 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- l’intérieur des cours, doivent être bordés avec s°1^' Cette bordure peut être faite avec des pierres taillé ou de gros pavés.
- Tous les pavés doivent être séparés par une épais' seur de mortier ou de sable d’environ Û,n.01, qu’ils ne se touchent pas, et recouverts d’une coucb0 de sable, pour que le mortier se durcisse plus proiPP' tement. On les consolide avec un pilon appelé dem°v selle, et pesant environ 50 kilogrammes.
- Les petits pavés ont 0m.22 sur 0m/16, et 0m.22 d® hauteur; ils sont très-employés.
- Les pavés calcaires sont employés dans la CbaU1' pagne, la Lorraine, la Bourgogne, etc. On les nom1116 pavés d'échantillon ou pavés bâtards. Les premier sont cubiques, les seconds ont des dimensions vaflr blés. On peut remplacer les pavés calcaires par d03 moellons, quand il s’agit de paver des cours de p°r' cherie, etc.
- Pavage en briques. — Les briques bien cuites ^ sonores posées de champ sur une forme solide garRje d’un bain de mortier, constituent un bon pavage p°l11' les écuries et les vacheries.
- Toutefois, pour qu’un pavage en briques soit du' rable, il est important que les briques s’emboite11 bien les'unes avec les autres et qu’elles soient cées en épi ou à bâtons rompus (voir page 84).
- Chaque mètre carré exige 100 briques.
- Le pavage en briques posées à plat ne convient <lllC dans les poulaillers, les laiteries ou dans les établi sur les parties qui avoisinent les mangeoires. Ilexté0 par mètre carré 50 briques sonores et bien posées.
- Les bordures des trottoirs doivent être faites aV01’
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- MENUISERIE. 119
- j6s briques excellentes posées de champ. On leur f,J1me Cm. 12 à ()m.15 de hauteur.
- Caniveaux. — Les caniveaux que l’on établit dans es cours ou à l’intérieur des bâtiments pour conduire es eaux pluviales ou ménagères sur un point donné, Vivent être faits avec des pavés, des briques ou des CaiUoux roulés reliés à l’aide d’un mortier-cimênt.
- Les cailloutis ou blocages ont 0m.16 d’épaisseur, aVec une pente de 0m.002 à 0m.004 par mètre.
- Cavage en dalles. — Les dalles sont scellées à abi de ciment ou de mortier de chaux. Leur surface s,|)péi'ioui'c est piquée. On ne doit pas les lier avec du Plâtre.
- SECTION VI.
- MENUISERIE.
- , Ce menuisier est chargé de construire les portes, es croisées, les volets et les parquets.
- . Coûtes. — Les portes se divisent en portes d’exté-ïl(iUl' et en portes d’intérieur.
- A- Les portes d’extérieur, qui doivent être en chêne, comprennent : 1° les portes charretières, qui ferment entrée principale des fermes et des granges ; elles 0111 deux battants ou vantaux ; 2° les portes bâtardes, jCd n’ont qu’un seul ventail et qui servent à fermer 6s baies des écuries, caves, greniers, etc.
- Les portes charretières sont généralement consoles par une croix de Saint-André. Les portes sur Qrres sont très-solides; elles remplacent souvent les P°rtes pleines, qui sont emboîtées en haut et en bas PaF des traverses.
- Les portés à deux battants superposés sont très en
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- 120 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- usage dans les fermes ; elles ferment les berger'05' les étables, les écuries, etc.
- B. Les portes d’intérieur se divisent en portes à!lfl seul battant, en portes à deux battants et en pot$ vitrées ; elles sont souvent en bois blanc.
- On donne le nom de chambranle à un cadre eIj bois qui borde intérieurement les baies des portes0 reçoit les gonds destinés à soutenir les battants. ^ contre-chambranle est un autre encadrement qu’0® place de l’autre côté d’une baie, à l’intérieur habitations.
- La largeur des portes varie suivant la destinât!0® des bâtiments. On donne aux portes ordinaires ^ Gm .03a à 0m.04 d’épaisseur. Elles doivent porter ufl6 emboîture par le bas et par le haut, afin qu’eH6" soient le plus solide possible.
- Les portes lambrissées ou portes à panneaux e$' boités ferment les pièces habitées. Elles ont 2m.60 à** mètres de hauteur, sur Üm.03 à 0m.04 d’épaisseür' Elles sont encadrées par un bâtis dormant fixé daJlS la feuillure du tableau.
- Les portes-croisées s’ouvrant sur un balcon existe0* assez souvent dans les greniers à grains.
- Croisées. — Les croisées sont des châssis à compartiments dans lesquels on place des carreaux 11 vitre, destinés à laisser arriver la lumière et la chaleur dans les bâtiments.
- Une croisée se compose : 1° du dormant, châsSlS fixé dans la feuillure que la baie présente intérieur6' ment; 2° du châssis, assemblage de bâtis et de traverses auxquelles on donne le nom de petits bois.
- Les croisées sont à un seul vantail, à deux battu^ ou deux ouvrants et à coulisse, ou à tabatière. I'a
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- MENUISERIE.
- 121
- mobile reçoit le jet d’eau ou partie saillante, y Joigne les eaux pluviales et empêche qu’elles Vivent dans la feuillure.
- donne le nom d’imposte à un encadrement fixe Juvisé en plusieurs parties par des petits bois, et ^ °n place au-dessus des portes ou des croisées afin diminuer leur hauteur et les rendre plus faciles à
- Hr. ^
- u^6s dormants des croisées doivent avoir de 0m.070
- t "‘•080 d’épaisseur, et les châssis de 0m.048 à0m.060.
- s croisées ordinaires ont de lm.16 à lm.30 de lar-
- feuf<
- „ Les
- petits-bois ont deux feuillures et de 0“.02 à au carré.
- n
- ,°utes les croisées et les ouvertures des greniers t commencent au niveau du plancher, doivent être ûles d’une barre d’appui en bois ou en fer. Cette
- Si Le i
- peut être mobile ; elle prévient tout danger.
- Jet d’eau qu’on fixe à la partie inférieure des vj,,0s ou des châssis vitrés empêche les eaux plu-i(fs fLe pénétrer dans l’intérieur,du bâtiment. Il a m.03 àOm.OS d’épaisseur.
- [;, °lets. — Les volets sont des espèces de portes . riP°sées aussi de panneaux et de traverses; ils destinés à couvrir les croisées ou la partie vile V!es Por1;es ’> on les fixe à l’aide d’une ferrure sur j^âssis dormant.
- L^ntNNus. — Les persiennes sont des volets à e es parallèles inclinées du dedans au dehors, qui (.lâchent les rayons du soleil d’arriver dans le bâ-
- lent.
- mais qui permettent à l’air d’y avoir accès.
- v°lets demi-persiennes sont employés dans les
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- 122 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- exploitations pour fermer les baies des étables greniers, etc. Ils sont fixes ou mobiles.
- Les lames ont de 0m.10 à 0m.14 de largeur, elj 0m.009 à 0m.010 d’épaisseur. Leur longueur est vj riable. Le bâti a de 0m.027 à Om.03 d’épaisseur- j Contrevents. — Les contrevents sont des esp^ de volets composés de fortes planches assenJ^ et maintenues en haut et en bas, comme les ’v°‘1 par des traverses clouées ou emboîtées ; ces dern'e se nomment frises. ,
- Les contrevents sont fixés sur l’angle formé pa,f trumeau et le tableau des baies. Ils se font en^ de chêne de 0m.034 d’épaisseur. Souvent on les e‘ solide en y fixant des barres ayant la forme d’^1 Parquet. — Le parquet est un second plafif; avec lequel on couvre les planchers des habité' ou des greniers. Au rez-de-chaussée , on le fi*e moyen de clous d’épingles, sur des pièces en ^ placées horizontalement, que l’on nomme lawbf des; aux étages supérieurs, on l’attache aux solir Dans les deux cas, on les assemble à rainures et^ guettes, en les dirigeant perpendiculairement à rection des solives. On doit éviter de les poser 1 des temps très-humides.
- Les planches sont clouées à l’aide de pointes ^ tête ou à clous perdus.
- Les parquets se divisent comme il suit : droit, parquet à joints alternés, parquet enpoW Hongrie ou en fougère, et parquet à bâtons ro^f Ces deux derniers parquets ne peuvent être emp^ que dans les maisons d’habitation ; ce sont les P solides. .
- Lés lames ou frises ont dë O».07 à 0m.12 dë1?
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- SERRURERIE.
- 123
- 1^* On les cloue dans les joints à l’aide du mar->u et du chasse-pointes.
- . es planches qui servent à faire les parquets ont ^oins0m.025 d’épaisseur; elles sont en chêne, en y ^gnier ou en sapin du Nord, suivant les localités
- il
- destination du local où le parquet est posé.
- ASTIC du menuisier. — Le mastic du menuisier
- ^le mastic ordinaire coloré avec l’ocre jaune. Il sert ^cher les trous, les nœuds et les gerçures des bois, ti], Tùs du menuisier. — Les principaux outils du ^ler '6r S01lt * Rétabli et ses accessoires, scie à dé-(is r' Scù à chantourner, scie à main, varlope, rabot, %eUX’ bédane, râpe, vilebrequin, vrilles, compas, rres> trusquin, bouvets et guillaume.
- SECTION VII.
- SERRURERIE.
- I^(! Serrurier pose toutes les ferrures qui sont utiles. ide ï'rèces nécessaires à la solidité des combles et ^Planchers sont :
- !V] ^étrier, bande de fer plat ayant deux coudes à droits, qui sert à attacher les chevêtres aux ii1). Ves d’enchevêtrures ; 2° le harpon, barre de fer q(, Client des pièces de bois qui manquent de fixité, % ; 3° Vancre, barre de fer carré contournée
- °D en Y, que l’on passe dans l’œil d’un tirant s°Dtenir les murs qui menacent de prendre du Plomb; 40 le tirant, barre de fer que l’on emploie 1%* Ietenir deux poutres ou deux murailles et les |JîecW de s’écarter ; 5° les brides qui servent à as-^l:' les pièces de charpente.
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- Les pièces de serrurerie que l’on emploie p0^ fermeture des portes, croisées, etc., sont : 1° laî’,( à pointé ou patte à fiche, morceau de fer cai’t6 pointu dont la tête est plate, droite ou recourt60 percée d’un trou pour la clouer; 2° le boulon» c, ville de fer à tête, dont l’autre extrémité est peI\ d’un trou destiné à une clavette ou taraudé pu111' 1 cevoir un écrou ; 3° la charnière, composée de 6 lames qui s’engrènent à leur extrémité l’une 6 I l’autre, et dont on fait usage pour la ferrure de p°r j légères; 4° la pommelle, ferrure composée de 6 ! pentures ou d’un gond et d’une penture ; 5° la r j espèce de gond à charnière dont les nœuds son* filés par une seule et même broche ; 6° enfin, Ie ^ rou, barre de fer qui glisse dans deux crampon^ la targette, petit verrou monté sur platine, le M à bouton et le loquet poussier.
- Les pentures et les gonds sont à pattes ou à sc® ! ment, à écrous et à vis ; ils servent à ferrer les p°J des étables, granges, etc. ;
- Les grandes portes sont fermées ordinaire!»®11 l’aide d’une bascule ou fléau.
- Les équerres, simples ou doubles, sont empl°^ pour consolider les châssis vitrés.
- Les serrures sont de diverses sortes. Les pins6 ^ ployées dans les constructions agricoles sont : la5 s rure à pêne dormant dont le pêne ne se meut l’aide d’une clef; la serrure à demi-tour dont 1® P'u joue à l’aide d’un bouton et que l’on ouvre ans®1 moyen d’un demi-tour de clef; cette serrure se f®r, seule par le choc du pêne sur le sautillon de la ^ la serrure à deux fermetures qui se ferme à ^ pênes.
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- PEINTURE ET VITRERIE.
- m
- û&ns un grand nombre de localités, les portes des des vacheries, sont fermées à l’aide de ser-en bois.
- SECTION VIII.
- PEINTURE ET VITRERIE.
- Einture. — On donne le nom de peinture à l’huile couleurs qui ont été broyées et détrempées à jhle qe pn ^ l’essence.
- peinture en détrempe est celle qui est formée I c°uleurs broyées à l’eau et détrempées ensuite à ^le de peau!
- grosses détrempes se font avec du blanc d’Es-de la colle de peau, un peu d’ocre ou de arbon et de l’eau.
- 11 emploie ordinairement 50 grain, de colle de peau
- II
- colle forte par litre d’eau. L’eau est alors collée.
- est indispensable d’appliquer plusieurs couches et
- I Ilp pas employer la détrempe ni trop chaude, ni froide.
- ans les fines détrempes, on remplace la colle de ^ Par de la colle de Flandre.
- ^ 11 désigne sous le nom de peinture au vernis, celle copS ^a<iuehe les vernis sont employés comme corps ants pour fixer les couleurs.
- 1> peinture comprend les vernis gras, ceux où Remployé de l’huile; les vernis à l'essence dans Imbrication desquels on fait usage d’essence de c ®f>enfrfrne ; les vernis à l'alcool qui sont plus sic-5S> mais moins solides.
- v 11 donne le nom de badigeon à une espèce de dture en détrempe qu’on applique sur les murs
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- extérieurs et à l’intérieur des écuries, greniers, t°l nils, etc. On prépare ce badigeon avec un lait de chal du moellon écrasé et tamisé et un peu d’alun.
- Il faut 1 kilogramme de chaux par 25 litres d’ea On ajoute toujours un peu d’ocre jaune pour ob^1 I le ton de la pierre. ,,
- Les peintures à la colle ne s’emploient qu’à * térieur des bâtiments. Celle à l’huile est toujours a{ pliquée sur les objets exposés à l’action de la P1 et de la chaleur ; elle contribue beaucoup à la c° servation du bois. v
- Cés peintures s’appliquent par couche ; deux c°, ches de peinture à la colle sont suffisantes ; il en *aj trois, quand on fait usage de peinture à l’huile s, des objets situés à l’extérieur. On ne doit appM'v une nouvelle couche que lorsque la précédente6' bien sèche. J
- • ijy I
- La première couche est toujours précédée par rebouchage des cavités avec le mastic et par un eJ collage des noeuds quand on doit peindre du S&P j avec une peinture à la colle ou peinture en détr^f^ Toutes les couches à l’huile doivent être couc'1 à froid. jj
- La première couche d’impression sature environ1^ grammes de peinture à l’huile par mètre carre ; seconde en absorbe 130, et la troisième 100 grain11^. Dans un grand nombre de fermes, on ne P®1,, point les portes, les instruments aratoires, etc. C commettre une faute grave que de ne pas les rantir de l’action de l’air, du soleil et de la pluie P^ une couche de couleur. Cette opération est si^P.
- et peut être pratiquée avec succès dans toutes fermes.
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- PEINTURE ET VITRERIE. 127
- j^ici les couleurs qu’on peut employer et qui n’o-pas à de grandes dépensés :
- Vert américain.
- Blanc................. 37 parties.
- Bcre, jaune...................'. . 50
- Noir de charbon. ..................... 13
- Vert olive.
- Blanc................................ 25 parties.
- °cre jaune............................ 50
- Noir................................. 25
- Vert treillage.
- Blanc. .......................
- Vert de gris..................
- 100 parties. 33
- Bleu a%urè.
- Blanc............................. , 100 parties.
- Bleu de Prusse.................... 2
- Rouge brun.
- Blanc.....................
- Terre d’ombre............
- Bouge de Prusse..........
- Gris perle.
- Blanc. ..................
- Noir de charbon..........
- 100 parties. 100 25
- 100 parties. 1
- Nankin.
- ................................ parties.
- n°nge <je prusse................. ^
- °Cre jaune. . ................ 1/2
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- MISE EN ŒUVRE DES MATÉRIAUX.
- Marron.
- Rouge brun.....................100 part*eS
- Vermillon...................... 5
- 0jjj.
- Le blanc est du blanc de zinc. On ne doit paS . ployer du blanc de céruse ou blanc de plomb ii; l’influence des vapeurs ammoniacales, le vert-d0'® dans le vert de treillage se décompose et noii'Gl céruse.
- Ces couleurs sont achetées, broyées et on leS, trempe par l’huile de lin et l’essence de térébeid*1 Quand on les applique, il faut avoir le soin de remuer de temps à autre avec la brosse ou pioc afin qu’elles soient toujours également liquidé
- qu’elles conservent le même ton. Lorsqu’on reeod
- 4
- que la couleur que l’on emploie est trop épaissi y ajoute un peu d’huile ou d’essence. ^,|
- Quelquefois, on mêle aux couleurs qui sècheid > ficilement, comme le noir de charbon, par exeïd^j de la litharge. Toutefois, on ne doit pas employai siccatif dans les teintes où il entre du bla®0^ plomb, parce que cette substance est très-sic00 n par elle-même. Nonobstant, le siccatif n’est aj°u ( la couleur qu’au moment d’employer celle-ci'. kilogramme de couleur peut recevoir 30 grafl^ de litharge.
- 4 kilogramme de peinture détrempée à Lh01
- à l’essence employée par un ouvrier ordinaire,
- I#
- intelligent, sur des instruments, des véhicules,
- peut couvrir de 3 à 4 mètres carrés ; 1 kiJogi'a:
- d’huile et essence sert à détremper 3 kilogr&d1 de couleurs broyées.
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- PEINTURE ET VITRERIE.
- 129
- Er
- h v^n®ral> quand on donne plusieurs couches à tPe il y a avantage, pour la première, à dé-d> per ia couleur à l’huile seulement sans y ajouter ai)r(^snfe> et cela, pour que le bois en s,oit mieux
- ^G,11^ rem placer la peinture par Y huile de lin «st 1(^U('e très-chaude. Ce moyen de préserver les bois t(j|^Ssez souvent employé.dans les constructions agri-
- k'
- ^«ra Pemiure en détrempe est facile à faire, on llf Se du blanc d’Espagne, on le laisse infuser deux le environ dans l’eau et on agit de même pour fJri 0lr de charbon. Puis, on mêle le tout et quand <solle °ihenu la teinte voulue, on le détrempe à la hl e liquide. Voici les quantités qu’on emploie le WUs généralement :
- Blanc d’Espagne................ 1000 parties.
- Noir de charbon................... ?
- Eau............................. 500
- C°He.............................500
- rn,\t kilogramme de ce mélange sert à couvrir 40 carrés.
- H\badigeon appliqué à l’extérieur des bâtiments s«iuj! avec ^11 litres de chaux éteinte et 10 litres de de pierre qu’on peut remplacer par de l’ocre ty0j 0,1 de l’ocre de rue, selon la teinte qu’on veut y • Ee tout est détrempé avec 20 litres d’eau.
- «t ^REiUe. — On coupe le verre à l’aide d’une règle cl].' ÜIi diamant. On le fixe dans les feuillures des W/S *^es croisées ou des impostes à l’aide de ei de mastic.
- kilogramme de mastic suffit pour garnir 20 es de feuillure.
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- MISÉ EN OEUVRE DES MATÉRIAUX*
- Avant de mettre en place un carreau, on ûe j avec soin la feuillure pour qu’il pose bien à faut au minimum quatre pointes pour un carreâU petite dimension. .
- La taille du verre fait perdre 1/20 de la su1 sur laquelle on l’opère. .
- Papier de tenture. — Les papiers peints for^ ^ des rouleaux qui ont 8 mètres de longueur et 0 \ de largeur. Les papiers satinés ou passés au lafl11® sont luisants; la poussière n’y adhère pas. j Les rouleaux de bordures ont aussi 8 mètre3 j long. Ils sont à 1, 2, 3, 4 ou S bordures, suive11 largeur de celles-ci. .j
- Avant de poser un rouleau, on l’ébarbe sur Ie K gauche, on le divise en parties égales à la ha11, de la pièce qu’on veut tapisser et on enduit le P3* de colle de pâte délayée. (
- Un rouleau de papier emploie environ 1 ^ de colle de pâte.
- SECTION IX.
- TRAVAUX HYDRAULIQUES.
- $
- o P
- Gouttières. — Les gouttières qui servent a cueillir les eaux pluviales qui tombent sur Ie3 ^ tures se font avec le zinc n° 12, n° 13 ou n° les fixe sous les égouts des toits à l’aide de cr°e | ayant 0m.12 à 0m.15 de longueur et espacés d mètre à lm.50 les uns des autres. ^
- Ces conduits ont de 0m.15 à 0m.20 de large111’^ leur donne une pente de 0m.005 à 0m.01 par Dans les campagnes, on remplace souvent les ëu, tières métalliques par deux planches clouées enl0 de Y.
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- TRAVAUX HYDRAULIQUES. 131
- if fer-blanc se rouille et se perce très-facilement. dE descente. — Les tuyaux de descente des So * S°nt en %^nc n° en Poter^e ou en fonte’ ds \ j, assemblés par emboîtements et fixés sur le mur > aide d’un collier. Leur longueur varie de 0m.50 ^Qiètre.
- °lc'i le diamètre et le poids des tuyaux en fonte Ilt 1 mètre de longueur :
- Diamètre. Poids.
- (H054............................ 9 kilog.
- 0®.108 . . ......................17 —
- 0®.135..........................19 —
- tuyau le plus rapproché du sol, nommé dau-^ se termine par un coude et un bourrelet qui trente sa solidité.
- ^stics. — Le mastic de fontainier se compose de :
- Le
- Phin
- Le
- briques pilées et tamisées..........9 parties.
- Litharge...........................1
- tout détrempé avec de l’huile de lin.
- 4e ® Mastic s’emploie à froid et ne prend qu’au bout j a 6 jours.
- ^ 6 mastic qui sert à fixer des robinets, s’emploie à ' se comPose de brique pilée, de brai ou ré-et d’un peu de cire.
- » - j- — — --- ^
- tjs Mastic de limaille acquiert une grande dureté. eft à joindre les tuyaux en fonte. Il se compose de :
- Limaille décapée par le vinaigre.
- Soufre. ....................... .
- Chlorhydrate d’ammoniaque. . .
- On i>
- ^ t emploie à chaud.
- ni0rtier hydraulique sert comme le mastic de fon-6r à boucher des fuites d’eau. Il est formé de :
- 50 parties. 1 —
- 1 —
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- 132 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX.
- Sable............................ 10 parti*
- Chaux........................... 1
- Craie............................. 4 "
- Le tout broyé avec de l’huile de lin et un Peü litharge.
- Le mastic de Dihl se compose de :
- Brique pilée....................8 parti*
- Oxyde de plomb. ...............1
- mêlées et mises en pâte avec l’huile de lin.
- fit ^
- Tuyaux de conduite. — Les tuyaux qui serv* conduire les eaux sont en plomb, en fonte ou 611 .terie. _ j
- On trouvera, page 56, le diamètre et le poids F mètre courant, des tuyaux de plomb. . -
- Les tuyaux en fonte, voir page 131, sont son mais ils s’oxydent assez facilement. ^
- Les tuyaux en grès sont très-durables et d’un peu élevé. Ils sont à emboîtement comme les en fonte. On les joint avec un ciment hydrauM^ Les tuyaux en fonte sont réunis à l’aide du de limaille (voir page 131).
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- LIVRE TROISIÈME.
- BATIMENTS
- A édification des bâtiments agricoles n’exige point tj décoration, mais elle demande que leur distribu-^ lrdéi'ieure, leur orientement et leurs dimensions ^onisent avec la plus sévère économie. L’agri-qui fait construire un bâtiment doit, avant jJf|. ,f!r chose, étudier le climat qu’il habite, les pro-du sol sur lequel la construction doit être élevée 6s animaux ou les récoltes qu’il désire abriter. Wi>int de vue de la salubrité, les bâtiments doi-j)e être placés, autant que possible, sur des sols fl, diéâbles, accidentés ou éloignés des vallées ou u. ^oits marécageux. Si la nécessité oblige de cons-fl te sur des sols argileux, des terres humides, on ïa choisir de préférence un sol en pente, afin que 1llX P^viales s’écoulent aisément. Lorsque le sol Wq * at et eaux abondantes à sa surface pendant mois, on doit élever l’aire des bâtiments et [ ']rir aux gouttières.
- ^^Position est plus importante qu’on ne pense rlf|1 Xl:'ahanent. Lorsque les bâtiments sont situés au forçd ét au sud, en été la chaleur intérieure est moins siti l’hiver la température est plus élevée. L’expo-et de l’ouest doit être regardée comme mauvaise alsaine. Quant à celle du nord, elle est géné-0,18tructions agricoles. 8
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- 134 BATIMENTS.
- 1 {*1$
- néralement bonne, quoiqu’elle soit froide et glaC* ( pendant l’hiver. Les hommes et les animaux y en bonne santé, et les grains s’y conservent bie11'^ Les abris naturels et les plantations ont aussi1 influence marquée sur le bien-être des hommeset bétail. Ils protègent les habitations contre les ù { nuisibles, et qui arrivent toujours chargés de ^ mes ou d’odeurs méphitiques quand ils ont tra'e de grandes étendues de marais et d’étangs. (jl les arbres, en diminuant durant l’été l’action brûl^ du soleil, rendent les sources plus abondante^, permettent souvent de recueillir et d’utiliser daiU j( limentation des animaux les eaux qui tombent si’1 sol ou sur les bâtiments. ^1
- Les sources sont de véritables richesses. Qu elles manquent, on est forcé souvent de mener r les animaux à une grande distance des bàtiflie Lorsqu’il n’y a pas de sources, on doit choisir les p° où il est possible de creuser un puits. o(
- Après les sources et la facilité avec laqu^-, . peut avoir de l’eau, il faut avoir égard à la des chemins privés ou publics. Une ferme ne dodd; être éloignée des voies de communication, afin h les transports puissent être faits aisément pel (j toutes les saisons. Lorsque la ferme est prive6,, bonnes routes, les charrois s’exécutent à grands et les animaux et les équipages se détériorent ^ > ment.
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- de l’écurie.
- 435
- CHAPITRE PREMIER.
- Constructions servant à loger les animaux.
- ^es bâtiments dans lesquels on confine les animaux Astiques sont au nombre de dix, savoir :
- 1° Ecurie,
- 2° Vacherie et bouverie,
- 3° Bergerie,
- 4° Porcherie,
- 3° Poulailler,
- 6° Colombier ou pigeonnier,
- "ï0 Magnanerie,
- 8° Clapier ou lapinerie,
- 9° Rucher ou apier,
- HP Chenil.
- ^es bâtiments existent dans toutes les régions.
- SECTION PREMIERE.
- DE L ECURIE.
- v 11 donne le nom d'écurie à l’habitation des ani-Sjxüx appartenant aux espèces chevaline, mulas-ïe et asine.
- ^JXüation. — Les expositions qui conviennent le Pour les écuries sont celles du sud et de Vest. Sa U ' wort^ surtout celle de Vouest, sont re-le 6es l)0n droit, comme mauvaises, surtout dans contrées septentrionales.
- i}e 116 écurie exposée au sud ou au midi doit avoir Ÿem°UVertures au n°rd,et celles situées au nord doi-en présenter plusieurs au sud. Ces haies sont
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-
-
-
- BATIMENTS.
- 136
- très-utiles, très-favorables à la santé des animaux ^ ce sens qu’elles facilitent le renouvellement de 1 a'! En outre, elles permettent, pendant les fortes leurs et durant les temps froids, d’abaisser ou ^ lever la température intérieure. Ainsi, pendant l’^j' les ouvertures situées dans la face exposée au n°1’ j donnent accès à un courant d’air frais, et pend®1 l’hiver, celles que l’on a pratiquées dans la faÇa, sud, laissent pénétrer dans le bâtiment un cour®11 d’air chaud.
- Dispositions. — On connaît trois sortes d’écuri6’, 1° Les écuries simples, celles où les animaux sul1 placés sur une seule rangée. :
- 2° Les écuries doubles ou écuries à deux rangs, <r comptent deux rangées de chevaux.
- 3° Les boxes dans lesquelles on confin poulinières, des étalons, des poulains ou Les écuries simples sont, sans contredit, les avantageuses; mais elles sont plus coûteuses que écuries doubles quand il est question de loger grand nombre de chevaux.
- Lorsque l’écurie est simple ou ne comporte quul1, seule rangée d’animaux, on lui donne plus de largeW relativement qu’aux écuries doubles. ,
- Quant à la hauteur des unes et des autres, e , doit être telle que chaque animal puisse vivre d®1^ une capacité de 27 à 32 mètres cuhes d’air.
- En général, chaque cheval doit avoir assez d‘q pace pour que ses mouvements soient libres et (ill.n puisse se coucher et se relever avec facilité, c’est''1 dire sans toucher les animaux qui l’avoisinent. .
- Yoici les dimensions qu’il faut donner à ces b® ments :
- i les jumet1' des baud®1'
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-
- DE L’ÉCURIE. 137
- Ecurie simple. Écurie double. Largeur dans œuvre. . . Sm.00 8m.00
- Hauteur sous plancher. . 3m.30 3™ .80
- largeur dans œuvre de 5 mètres comprend :
- Longueur du cheval..............2m.50
- Auge, râtelier..................1
- Passage derrière les animaux. . . lia.50
- ^ ^'p élevées, les écuries sont froides en hiver ; trop ^Ses, elles sont trop chaudes en été. ph a°corde ordinairement à chaque animal lm.40 à ^ suivant la longueur du râtelier ou de l’auge.
- °hevaux de gros trait exigent souvent une lar-“"r de ln,.65.
- Ch;
- la
- aque tète occupe .donc, en comprenant la largeur moitié du passage situé derrière elle, une su-
- hiffi • * “
- u°ie de 7 à 9 mètres carrés.
- Jp- I, fig. 1, 2 et 3; pi. II, fig. 1, 2, 3, 13 et 14.)
- ^ °t- — L’aire de l’écurie doit être plus élevée que
- ^shrface du sol environnant, afin qu’elle soit le
- humide possible.
- jj a la couvre généralement d’un pavage ou d’un aHuage [voir page 118) placé sur une forme faite un fiain de sable et de chaux, afin que les urines etrent moins facilement dans les joints, p . Hioyen de garnir le sol n’est pas toujours à la dis-. sHion du cultivateur; aussi emploie-t-il souvent ^ a terre salpêtrée ou a-t-il recours au cailloutis ou 1 héton hydraulique.
- (|j Ch an d ces deux genres de travaux sont bien con-^nés, üs résistent ordinairement pendant long-pi tps h l’action destructive du fer des pieds des Cll°vaux.
- '4‘s aires en asphalte uni et en béton hydraulique
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- 138 BATIMENTS.
- sont glissantes quand elles sont humides. Cellese. béton ordinaire ne sont pas de longue durée. ^ meilleures sont celles recouvertes par des pM^[ d’asphalte quadrillées, qui coûtent 2fr. 80 le carré. Ces plaques sont faites avec du mortier da! phalte naturel.
- J’ai dit que l’humidité était nuisible aux cheval c’est pour cette cause que l’aire doit présenter ^ légère pente, afin que lea urines s’écoulent avec i cilité et ne séjournent pas à l’intérieur. Leur stagû tion est toujours fâcheuse, en ce qu’elle tend cesse à vicier l’air que les animaux respirent. .
- Les urines s’écoulent par une rigole construit1 chaux et ciment, et située parallèlement à la ^ gueur du bâtiment; elle doit avoir au moins O®-1 de pente par mètre.
- La pente, depuis l’auge jusqu’à la rigole, doit ^ de 0m.2 par mètre.
- (PL I, fig. 5, 7, 9, 14, 32.) _
- Portes. —La porte d’entrée d’une écurie doitet large, afin que les animaux y entrent et en sortent1 brement sans se heurter. ^
- Elle doit être à deux vantaux et avoir lm.40 à dITI-J de largeur et 2^.30 à 2».50 de hauteur.
- Les portes des écuries sont pleines, ou elles pré^1 tent à leur partie supérieure des ouvertures nvJ,11È, ou non d’une claire-voie ou d’un grillage métaUi^ on ferme ces ouvertures par un volet mobile-portes spéciales conviennent très-bien pour les b0*6 ' dans lesquelles les animaux vivent en liberté. ^
- La plupart des portes des écuries sont fixées ^ mur ou au dormant, et souvent elles se déploiente. térieurement sur la muraille. Ainsi, depuis quel*!11
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- de l’écurie.
- 139
- on a renoncé aux pentures et les portes, dans ^1C^es fermes, sont soutenues, à l’aide de galets, V(/Mie longue barre de fer fixée au-dessus de l’ou-,,J'tQï'e soit en dedans soit en dehors de l’écurie. Ces permettent de les faire glisser à droite ou à che de la baie, lorsqu’on veut laisser libre cette
- Vture.
- 6s portes à un vantail ont lm.20 à lm.25 de lar-«®Ur,
- ^fiin, souvent aussi les portes des écuries sont à vantaux. Alors, quand le temps est beau, on les deux vantaux inférieurs et on ouvre les Vantaux supérieurs. Par cette disposition l’air, y Minière, la chaleur pénètrent aisément dans le (,ti Ment, les animaux qui y sont confinés ne peuvent ,, s°rtir et on empêche les oies, les canards d’y pé-Bfier.
- seuil des portes est élevé de 0m.08 à 0m.10 au-qMs du sol de la cour.
- Uj 11 a intérêt à arrondir un peu les angles exté-0l^rs ou intérieurs des tableaux que présentent ces ;| j,0l'bires, selon que la porte est fixée en dehors ou Ultérieur de la baie.
- J1-I, fig. 1, 25, 26; pl. II, fi_g. 6, 7 et 15.) ^êtres et lucarnes. — Il importe que l’écurie Su^lsaminent éclairée et qu’il soit cependant pos->e de la priver de la lumière du jour.
- ^ es fenêtres sont ordinairement placées dans les ![J jï's disant face à la croupe des chevaux, afin que Mière ne leur fatigue pas la vue. ye ails les écuries bien construites, on garnit sou-t0jj Ces ouvertures d’un châssis, d’un volet ou d’une <! Métallique. Cette toile a l’avantage de ne pas
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- Il#
- 140 BATIMENTS
- s’opposer à la circulation de l’air, de rendre la mi ère plus douce et de ne pas permettre aux ches de pénétrer à l’intérieur et d’incommode1’ animaux.
- Les volets présentent aussi plusieurs avau
- Ils rendent, lorsqu’ils sont fermés, l’écurie coflip
- 0
- ment sombre, obscurité qui force les mouches a ter pour ainsi dire immobiles.
- Quand la chaleur est trop forte, on ouvre les oUv tures qui sont placées du côté opposé au soleilet ferme les châssis ou les volets des ouvertures éc rées par la lumière solaire.
- Une écurie est bien ventilée quand il y règne stamment une température de 15 à 18°.
- Les volets, comme les fenêtres, s’ouvrent de ^
- manières ditférentes ; les uns tournent sur deux
- rillons fixés vers leur milieu, jouent sur les deux h rois des bois, et peuvent prendre une position verticale, soit horizontale, de manière à donne1’ ^ jour ou à s’opposer à l’introduction de la lufl11^, Les autres s’ouvrent par le haut, parce que ^ partie inférieure est réunie au dormant à l’aid® . charnières; alors on les abaisse ou on les élè#j l’aide d’une corde qui s’enroule dans la gorge da 1 poulie située à la partie supérieure de la baie. quelques fenêtres s’ouvrent de bas en haut, à 1 aussi d’une corde et d’une poulie. Ces fenêtres ou 1 volets laissent beaucoup à désirer, en ce que l’air ; rive trop brusquement sur les animaux. jr;
- Autant que possible, les fenêtres doivent êti’e Lj
- cées plus haut que le bord supérieur du râtelier‘ ^
- leur donne ordinairement 0m.75 à de largeur.
- O».50 de hauteur»
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- . Quoi
- DE L ECURIE.
- 141
- qu’il en soit, il faut que l’air puisse circuler
- lk) ** i-----
- ^ent dans F écurie, que la lumière puisse y pé-tj) (‘1‘ & volonté, et que les mouches puissent en être éjSees promptement par l’obscurité. jHfig. l,35;pl. II, fig.6, 12.) h &E' —L’auge ou mangeoire est en pierre, en bois fonte. Elle sert à contenir l’avoine, le son, %pUe^S ^eau’ et eLe reçoit le foin qui tombe du
- Pîl
- y6rç 6 doit être plus étroite dans le fond qu’à l’ou-eS|. ^e- Ces deux parties sont entre elles comme 1
- sjjj^lquefois une des deux parois latérales, celle ^ ie long du mur, est perpendiculaire, tandis tj0ti 1 antre présente une inclinaison. Cette disposi-l6s ,11 est pas très-avantageuse ; il vaut mieux que s6 ';eux parois soient obliques ; l’animal alors ras-e0h e plus aisément l’avoine, le son, etc., qu’il doit
- Nommer.
- C*1 ^0Ilne à l’auge 0m.25 de profondeur et 0m.35 de ^6ür en haut et 0m.20 au fond.
- Sqj 11 Lord supérieur doit être de 1. mètre à lm.20 du j Sel0ïl la taille des animaux, heS au8'os en pierre sont-elles plus avantageuses %{Ce^eS en L°ls ? Sous le rapport de la propreté elles i’0j Préférables, parce qu’elles ne contractent jamais tfg ef qu’on les nettoie plus facilement ; en ou-“ll^'éant pius résistantes sous la dent du cheval, s °PPosent à ce qu’il tique. Les auges en bois Vt ^Us économiques et plus souvent employées, l’humidité les pénètre facilement, et les 6s internes contractent quelquefois par la négli-
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- 142
- BATIMENTS.
- gence du charretier ou du palefrenier qui y lal' séjourner les aliments, des odeurs malsaines.
- Pour qu’elles soient durables, il faut qu’elles sû1. faites en bois très-dur et épais, afin qu’elles gondolent pas par l’effet d’une humidité ou dj1 chaleur continue et élevée. Les joints doivent faits avec le plus grand soin.
- Elles sont ordinairement soutenues par des ^ ports ou des consoles fixées en terre et distant^ , unes des autres de lm.50 à 2 mètres. Ces poteau*1 chevalées ont de 0m.03 à 0m.04 d’épaisseur. f Les auges en fonte brute ou en fonte émaillé^ peuvent être utilisées avec avantage que dans boxes ou les écuries de luxe.
- Dans quelques localités, les auges sont en m^0, nerie ; alors elles sont revêtues intérieurement, carreaux unis et vernissés, bien jointoyés. On t au besoin les édifier avec le ciment de Portland- .
- (PL I, fig. 3, 4,10, 11,12, 18, 26, 38, 40, 4VJ Râteliers. — Les râteliers se composent com^j nément de deux longues pièces de bois traversée3* des petits barreaux qui leur donnent l’aspect ^ échelle renversée.
- Ils ont 0m.6S à 0m.80 de hauteur, 0m.03 mètre.
- Les barreaux ou fuseaux sont espacés entre ^ de 0ni.07 à 0m.08, et disposés de telle sorte ^ tournent sur eux-mêmes dans les cavités des pièces qui les retiennent, afin que les animaux Pll': sent plus facilement saisir les fourrages qu’o11 ' déposés. n
- Ces barreaux sont formés de bois dur et ào1^, être bien arrondis, polis, et ne présenter aucuf6
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- de l’écurie. 443
- th’6, ^es traverses dans lesquelles s’engagent les *eiiûtés des fuseaux ont 0m.09 à 0n,.10 d’épaisseur. ^ P^ace &la hauteur de la bouche du cheval, environ dû soi, suivant la stature des ani-j ou, ce qui vaut mieux, de 0m.40 à 0m.65 au-!SUs de la mangeoire.
- ^ doivent être très-peu inclinés ; ils doivent for-avec le nu du mur un angle de 25 à 30°.
- \ j'^nd, dans la localité que l’on habite, le bois est (j as prix et que l’on est propriétaire de la ferme 0,1 cultive, il est avantageux de renoncer à em-^ ?ef ies râteliers inclinés et d’adopter ceux qu’on ijd'îie sous le nom de droits. Par cette disposition, jj .finaux se fatiguent moins pour prendre le foin c s sont moins disposés à avoir l’encolure, dite en-ii |^re de cerf. En outre on peut, dans ce cas, placer îdi | iJa,'Üo inférieure du râtelier un grillage en bois aisse échapper les ordures et la poussière, qui f,('üt à terre derrière l’auge.
- ^^'sque l’inclinaison est de plus de 0m.50, la pous-i°mbe sur la tête de l’animal et la salit. lj aris les boxes, on remplace le plus ordinairement ^^’ateliers ordinaires par des râteliers en corbeille ûxe dans un des angles du compartiment. Ces dont le bord supérieur ne doit pas dépasser au-dessus du sol, sont placés au-dessus des cJ’es5 sur la surface du mur qui forme le fond du ^ 'Partiment ou dans un des angles de la stalle. CS le Premier cas, ils ont la forme d’une demi-cor-tje frès-évasée; dans le second, ils n’en représen-qf |(IUe le tiers environ. Le grand avantage de ces ®üers est qu’ils occupent peu de place. lPl- I, fig. 3, 4, 11, 42, 13, 15, 17, 32, 42, 43.)
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- BATIMENTS.
- Séparation. — Lorsque les animaux ne peuv#1 supporter mutuellement, qu’ils se battent, ou qu’il se trouve des juments et des chevaux eîl dans la même écurie, il convient, pour évite1’ accidents, d’y établir des séparations.
- Dans la plupart des cas, on place horizontale11 une barre en bois parfaitement arrondie, atta^, d’un côté à l’auge à l’aide d’un crochet et d’un • neau et soutenue de l’autre par une corde qui f du plafond et qui est munie d’une sauterelle. y Cette barre mobile est élevée du sol de O*-5 j, 0m.70, et sa longueur est telle qu’elle dépasge| croupe du cheval de 0m.30 à 0m.o0. Il est trèS'^(, que leur élévation dépasse de quelques centim6 le jarret de l’animal. Placées plus bas, elles em11 rasseraient le cheval; trop hautes, elles pourrai©11 blesser. v
- Quoi qu’il en soit, la barre a peu d’utilité : t, bilité effraie souvent les animaux lorsqu’elle j mouvement, et les excite à ruer ou à se cabr©1’^, vaut mieux, au lieu de la suspendre à une ©0l j l’attacher à un poteau bien arrondi, solidement en terre et ayant lm.30 de hauteur. ,|
- Mais ces séparations ne suffisent pas lorsqu’on ’,, isoler des animaux d’un caractère difficile ou sép® des attelages composés de 2 ou 3 animaux ; $ ; alors adopter les stalles. Ces dernières sont des rations en planches de chêne assemblées solidem0 , elles sont fixées d’un bout à l’auge, et souvent
- au râtelier, et de l’autre au poteau dont j’ai
- Quoi qu’il en soit, il est très-important que-ces les ou séparations soient très-solides et qu’aucunc n’y forme des saillies qui puissent blesser les anillia
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- de l’écurie.
- 145
- stalles volantes ou bat-flancs se composent de °ls planches assemblées et épaisses de 0m.05. Elles i ij soutenues et fixées à l’aide de ferrures à deux , 'Relies munies d’un crochet ou d’un anneau. Elles l^ent être très-solides. On leur donne 2m.10 à 2m.20 e longueur. Elles ont 0m.66 de hauteur. Les demi-jes n’ont que lm.30 de longueur.
- |. .es stalles fixes sont plus ou moins agréables à Qp selon leur manière d’être. Les unes sont for-p es de planches à bois de fil debout; les autres se Qposent de planches à bois de fil horizontal. Elles ~m-30 de longueur, lm.35 de hauteur postérieu-^ent et 2 mètres de hauteur antérieurement. Sou-1 elles divisent l’auge et le râtelier.
- /I I, fig. 3, 6, 7, 8,19, 20, 21, 22, 23, 24, 31, 33, Vi6, 39, 42, 43).
- (j l0l|E d’attache. — On place à droite ou à gauche Quelquefois aux extrémités de chacun des espaces
- Cllpés
- >el
- H
- Pi
- par chaque animal, un anneau en fer dans
- passe la longe ou les deux courroies fixées au
- ^ °nr éviter que l’animal puisse s’embarrasser dans Qgo, on attache à l’extrémité de cette dernière en bois qui, agissant comme contre-poids, Obtient sans cesse tendue. On évite par là des Qêfrwes toujours fâcheuses.
- Q 3, 4, 36; pl. II, fig. 2, 3).
- Q'Qssoiues. — Une écurie n’est complète que Q* eUe présente les supports qui sont nécessaires ijtl ' s,lspendre les harnais, et quand elle comprend
- coffre !Pas
- à avoine fermé par une serrure ou un ca-
- et une lanterne pour l’éclairage pendant la ^structions agricoles. 9
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- 446
- BATIMENTS.
- Les porte-harnais doivent être espacés de O"1-1 Il en est de même des porte-bride.
- Les charretiers, dans les fermes, couchent oui'11 rement dans des lits en bois situés dans même ou dans une pièce voisine, qu’on utilise oo-sellerie. Dans ce cas, une ou plusieurs ouverture, tuées au-dessus du râtelier permettent aux cba1’ . tiers de parler aux chevaux ou de s'assumer s’ils tous attachés. q
- (PI, I, fig. 27, 28, 29, 30, 37, 44 ; pl. II, fig- '' 44, 16 à 19).
- Jumenteries. — Les jumenteries sont des bâtiu1^, qui sont disposés intérieurement en boxes pluS ;]! moins spacieuses. Ces boxes sont fermées par » cloison dont la partie supérieure est à claire-voie> que les animaux puissent se voir. Les portes qui1 nent accès dans ces compartiments ouvrent su'1 passage situé intérieurement le long d’un des & de face. Souvent chaque boxe communique a
- paddock situé extérieurement et plus ou moins La claire voie qui domine les séparations esl fonte ou en bois. Elle est maintenue par une trav® horizontale.
- (Pl. II, fig. 6, 7, 8,12, 45, 49).
- SECTION IL
- DES ÉTABLES OU VACHERIES ET BOUVERIES-
- Sous le nom à?étable, on désigne l’habitatiou bêtes bovines de travail et de rente. J
- Les bouveries dans lesquelles on confine des ^ de trait ou des bœufs qu’on veut engraisser, sou*-P
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- DES ÉTABLES OU VACHERIES ET BOUVERIES. 147 ^Dples que les étables dans lesquelles les vaches vi-en stabulation permanente.
- Situation. — Les bêtes à cornes étant moins su-tëttes aux transpirations cutanées que les chevaux, Rivent séjourner dans des bâtiments exposés au le-tant et abrités du couchant. Ces animaux sont j0ujoiirs mal à l’aise durant l’été quand on les con-*Ile dans des étables directement exposées au midi, ?arCe que la chaleur intérieurement y est souvent r°P forte, et que les mouches et les cousins les in-Tjiiètent d’une manière continuelle. Ainsi tourmen-les vaches donnent toujours moins de lait, et s boeufs s’engraissent moins promptement. Disposition. — Les étables sont de trois sortes :
- ^° Les étables simples, celles où les animaux sont a°és sur une seule rangée
- Les étables doubles qui comprennent deux ran-^ de vaches ou de bœufs ;
- ^ Les étables à boxes qui se composent de boxes j118 on moins spacieuses et ayant quelquefois accès r nne prairie ou dans des paddocks.
- . Les étables simples sont au nombre de deux : J Celles dans lesquelles les auges et les râteliers sont ^ °ssés à l’un des murs de face ; B, celles où les ^§es sont séparées de la muraille par un corridor ^ couloir ou allée ayant 1 mètre à lm.50 de lar-
- seur.
- Dans le Limousin, la Vendée, etc., les étables sim-sont contiguës à des granges -, des ouvertures unies de volets permettent alors d’affourrager direc-^âient les animaux sans pénétrer dans l’étable. Ces a%ients conviennent spécialement aux animaux 011 veut engraisser.
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- ,eue!
- 148 BATIMENTS.
- 2° Les vacheries doubles sont aujourd’hui n011’ breuses en France. Elles sont de deux sortes : ,
- A. Dans les unes, les auges ou mangeoires s° disposées parallèlement aux murs de face ; al°^ dans certains bâtiments, les deux mangeoires adossées aux murs et les animaux sont placés qui
- à queue et séparés par un couloir ; par contre, d’autres, elles sont séparées du mur par un cou’0 qui sert à la circulation des brouettes à l’aide quelles on opère la distribution des rations ou lequel existe un petit chemin de fer qui permet ® faire circuler des wagonnets chargés de racines,a pulpe, de fourrages verts ou de foin.
- Cette disposition est économique sous le rapf de la construction, en ce qu’elle permet de loger l1}1" d’animaux sur un espace déterminé, mais elle al’1*! convénient de rendre le service plus coûteux ^ surveillance moins facile. Elle ne peut être adop^ que lorsque le bâtiment n’a pas intérieurement largeur que doit avoir une vacherie double bien ^ posée. >
- Enfin dans plusieurs vacheries, les animaux placés tète à tête avec deux rangées d’auges sépar6? par un passage et la surface qu’ils occupent est s, parée des murs de face par un trottoir de ‘
- lm.50 de largeur. ,
- B. Dans les autres étables doubles, les mange0’^ sont placées perpendiculairement à la longueur , bâtiment ; elles sont réunies deux à deux et sont  parées aussi par un passage ayant au moins
- de largeur.
- De ce qui précède, on peut dire :
- 1° Que les étables ou vacheries simples anci^,
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- 1JES ÉTABLES OU VACHERIES ET BOUVERIES. 149 J^Uvont être regardées comme de bons bâtiments jWand. il est question de loger quelques vaches seu-lo^t, mais qu’elles laissent beaucoup à désirer , rsqu’on doit y confiner 15 à 20 vaches, parce que service y est difficile.
- est vrai que lorsque l’espace compris entre la %ée de vaches et le mur est large, on y enlève . eiïient le fumier et qu’on peut aussi faire sortir Sj.0lI1Ptement tous les animaux. Mais si cette dispo-jj{i 011 a> en outre, l’avantage de permettre d’em-asser instantanément tous les animaux, elle a le tin V° défaut de rendre pénible et lente la distribu-^ 11 des fourrages et surtout des racines. Enfin, elle {ejjPerrtlet pas de s’assurer promptement si telle ou 6 Vache a reçu la ration qu’elle doit avoir. r ^es vacheries simples modernes sont mieux dis-sj^,es sous tous les rapports. Le couloir de service
- entre la mangeoire et le mur facilite d’une ma-pj remarquable la distribution des rations. De
- dière
- }> “yd permet, pendant le repas, de s’assurer de 'lü’tit des animaux et de constater si les aliments » _°n leur donne sont insuffisants ou donnés à proton.
- T
- f,q ^'riefois, pour que cette disposition soit bonne, il . désirable que le corridor de service soit en cornai Oication directe avec un magasin à fourrage ou rjj.0 Uli compartiment situé dans la \ tés * ^e<ïUel les fourrages seront déposés
- vacherie et ou prépa-
- teUe vacherie est parfaite si la largeur (4 à 5 du bâtiment permet d’établir un petit trot-en arrière des vaches et le long du mur. a Porte d’entrée peut être située dans un des pi-
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- BATIMENTS.
- 150
- gnons, ou, ce qui vaut mieux, au milieu du mur face. ,s
- 3° Les bouveries simples doivent être disp°se comme les vacheries simples modernes. ,
- Il en est de même des étables à engraissent parce que les animaux qui y sont confinés sont dérangés ou tourmentés par les bouviers, commece^ a toujours lieu dans les bouveries dans lesquelle® * j mangeoire et les râteliers sont adossés contre 1 ^ ; des murs. ,|
- Les bouveries d’engraissement qui sont séparêj des granges par des cloisons ayant des ouverte^' par lesquelles les animaux passent leurs têtes l°r^| qu’ils doivent manger ne sont pas des bâtiments $ disposés.
- Les bœufs, après leur repas, y restent ordinal, ment tranquilles. On peut même les plonger pend^ quelque temps dans une complète obscurité. .
- Les mangeoires ne sont pas toujours située® ( l’intérieur de la bouverie. Quelquefois les crèc^ sont placées à l’intérieur et du côté par eonséque^ des animaux. Cette disposition est mauvaise e111 qu’il est difficile de bien s’assurer de l’appétit d animaux. Lorsque les auges sont en dehors de bouverie ou le long de la cloison sur laquelle ouvertures sont fermées par volets, le bouvier pare les rations sans exciter les animaux. On n’oü’ ces portes mobiles que lorsque l’heure des repasc arrivée, et quand les nourritures ont été préparée®' 4° Les vacheries doubles anciennes compren^ deux rangées de vaches situées le long des mm’® face ou de pignon et de refend.
- L’espace qu’on remarque entre les animaux per111
- fi®
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- DES ÉTABLES OU VACHERIES ET BOUVERIES. 151
- tf> es faire sortir de l’étable aisément et d’y enlever ^'facilement'le fumier.
- 0f( n résumé, cette disposition peut être utile quand . est forcé d’avoir la porte d’entrée dans un des oDons et lorsque le bâtiment n’a pas la largeur s œuvre qu’exige une disposition plus commode. jf;s afïls le sens de la longueur du bâtiment, on peut ^ réunir deux à deux transversalement et ouvrir Porte vis-à-vis de chaque couloir de service. s Les vacheries doubles modernes sont préférables Lcd *°US ^es raPPorts> Parce que le service y est très-
- ètj"6 COri’idor qui sépare les deux mangeoires peut w occupé par un wagonnet qui va chercher les ya pliures, soit dans un local spécial attenant à la aerie, soit dans la grange.
- (jf} 11 Peut aussi établir en arrière de chaque rangée la 7ache un Pclll chemin de fer communiquant avec sej,(°SSe 0u la plate-forme à fumier. Cette voie ferrée chaque matin à enlever rapidement le fumier. f’'ta}!|lari<^ 1° local esf Irop étroit pour qu’on puisse j,, , 0' dans le sens de la longueur du bâtiment, on ja les réunir deux à deux transversalement en ayant ^caution toutefois d’ouvrir une porte vis-à-vis chaque couloir de service et de l’espace compris ce deux rangées d’animaux, yüoi qu’il en sojt5 ies étables doivent être élevées ; (IfJ , UI‘ hauteur est toujours moins grande que celle % eciH'œs, parce que les fumiers n’y dégagent pas ut de gaz ammoniacaux.
- yjj.11 °u se rappelle que l’espèce bovine, lorsqu’elle ^ cesse au milieu d’une atmosphère corrompue, être affectée de maladies graves, que les pou-
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- 152
- BATIMENTS.
- mons des vaches qui séjournent dans des basses et mal aérées sont presque toujours atta# de la phthisie calcaire ou de la pommelière, qu0 jeunes animaux qui séjournent dans des étables ^ ses, humides ou chaudes sont sujets à des toux f°r| et fréquentes, on reconnaîtra qu’une hauteur 3m.50 sous plancher n'est pas extraordinaire.
- Le plus ordinairement on accorde à chaque ^ dans les étables simples une longueur, y coiuP1 l’auge, de 4 mètres, à laquelle il faut ajouter 1 pour le passage situé le long du mur qui fait fa°e celui contre lequel l’auge est appuyée.
- Les vacheries doubles ne doivent pas avoir u10’11' de 10 mètres de largeur dans œuvre à cause du c,°l! loir médian qui sépare les deux mangeoires.
- Quant à la largeur que l’on donne à chaque vac^j elle n’est pas moins de lm.35 à lm.40, car il ^ qu’elle puisse facilement se coucher et se lever.
- En résumé, chaque tête doit, en général, occupa au minimum une superficie carrée de 4 mètres.
- (PL III, fig. 4, 5,16,17, 19, 20, 21, 22, 23, 25, f' 27, 28; pl. IV, fig. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. 9, 10, IV* 14, 15, 16, 17, 18, 19). !
- Sol. — L’aire d’une étable doit être solide, c’0^i à-dire revêtue d’un pavage ou d’un cailloutis ou ^ j cage formé de petites pierres reliées les unes aux^ très par un ciment-mortier ou hydraulique. Le b0t° est plus glissant que le pavage et le briquetage-
- Le pavage se fait avec des pierres de grès, de ëf nit, de schistes ou à l’aide de briques. Lorsqu<,1(l emploie des briques, on les place à plat sur tout0
- surface occupée par la partie antérieure du corps
- d0S
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- UES ÉTABLES OU VACHERIES ET BOUVERIES. 153 J^uiaux, et on les met de champ sur toute la sur-a°e qui reçoit les déjections solides et liquides.
- La pente de l’aire doit être de 0m.02 à 0m.03 par j, depuis la masse de maçonnerie qui soutient jusqu’à la rigole située derrière les animaux. Les vaches qui reposent sur des aires trop incli-es sont sujettes aux avortements.
- ^La pente de la rigole ne présente jamais plus de '^2 par mètre. Cette rigole doit communiquer avec 11 réservoir placé en dehors du bâtiment ou dans’ 6 citerne située sous l’aire de l’étahle.
- ^ trottoir doit excéder l’aire du bâtiment de 0m.16 à ^0. Dans quelques localités, surtout dans l’Agenais, ç L’ottoir a 0m.30 et quelquefois 0m.40 de hauteur. t,e disposition permet de laisser le fumier séjourner ® les pieds des animaux pendant 15 à 20 jours. j^L III, flg.2, 16, 17, 27, 15). v. °étes. — Les portes des étables sont moins éle-^ s que les portes des écuries, mais elles doivent Il 6 aussi larges et à 2 ou 4 vantaux (voir page 138). ij ^ utile qu’elles s’ouvrent aussi du dedans au l 0J:'s. Ces portes peuvent être dominées par une Poste vitrée.
- fée Eît^TRES- :— Les vacheries doivent être bien éclai-s et aussi aérées que possible.
- ^ ®Urs ouvertures peuvent être en tous points sem-*es à celles des écuries.
- !rij 11 Peut, pour ne point permettre aux rayons lu-eux de pénétrer à l’intérieur et d’exciter les mou-vj/f à incommoder les animaux, faire peindre les en bleu clair. Cette peinture légère tamise (Pi n la lumière et rend celle-ci moins vive.
- L III, fig. ^ 26, 27; pl. IY, fig. 19).
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- 154 BATIMENTS.
- Auges. — Les mangeoires doivent être larges f profondes, car les bêtes bovines consomment des $ ments volumineux. Elles reposent ordinairement un massif de maçonnerie. Elles sont en bois de O®'1 d’épaisseur, en pierre ou en ciment.
- Leur ouverture supérieure varie . entre 0m.i$ fiî 0m.70 et leur profondeur de 0m.35 à 0m.45. Le b°r du côté des animaux doit être à 0ni.60 ou 0m.70 $ dessus du sol. Le fond de ces mangeoires est tafl^ plat, tantôt courbe.
- Quand les auges ne sont pas adossées aux mursf'' qu’elles sont séparées de ces derniers par un c°f ridor, on les dispose de manière que le bord situé côté du passage soit en surélévation de l’autre 0“.12,0m.15, même 0m.2O. Cette disposition empé0*1 souvent les animaux de pousser les fourrages ^' ou secs en dehors de la mangeoire.
- Dans diverses fermes, l’auge est divisée, à la pal’^ supérieure, par de simples barres en bois ou en fer* dans toute sa profondeur, par de petites cloisons» , autant de compartiments que l’étable peut contetl, d’animaux. Ces dernières divisions séparent bien ^ rations, mais elles ont l’inconvénient de ne point mettre de nettoyer aisément et promptement la geoire.
- (PL III, fig. 1, 2, 3, 9, 10, 11, 13, 14, 28, ® pl. IY, fig. 12, 15, 16, 17, 18).
- Râteliers. — Les râteliers des étables et des veries sont toujours moins élevés que les râtebe des écuries et leurs barreaux sont plus écartés1 uns des autres.
- Le plus généralement on élève leur bord supéP1
- $
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- des étables ou vacheries et rouvertes. 155
- ^'dessus des mangeoires de 0m.70 à 0m.90, suivant ^ailie des animaux.
- Ces râteliers ont été supprimés dans un grand
- ItKi.,
- •es ;
- la
- ;lfJlQbre de vacheries. On a reconnu avec raison que
- ’ Animaux appartenant à l’espèce bovine consom-, lent mieux les fourrages secs, quand on les plaçait Ils les auges que lorsqu’on les déposait dans des
- eteliers.
- ,^!°rs, parfois on a établi devant l’animal une ^oisoix pleine ou à claire-voie ayant lm.50 à lm.65 ^ hauteur. Dans le premier cas, chaque animal a f|f;Vant lui une ouverture rectangulaire limitée par ,j l°rts poteaux ; dans le second, la cloison présente vant chaque vache une ouverture ovale suffisante j r fiu’elle puisse y passer sa tête et manger les ïTages déposés dans la mangeoire.
- ^ aus le Nord de la France, il existe des étables hs lesquelles les animaux ont devant eux une y1 geoire et un râtelier formé d’un côté vertical et j,'111 °été très-oblique. Par cette disposition, les four-^es secs sont toujours à la portée des animaux. Dfin, daus quelques étables du Centre, les étables «gués aux granges présentent des ouvertures mu-is T- c^acune d’un volet mobile. Les mangeoires sont ees les unes des autres et situées à l’intérieur euie du bâtiment dans lequel on prépare les ali-hts. Lorsque les animaux ont pris leur repas, on tt,*'Irie les volets et on les laisse dans une parfaite an(;[ml]ité. De telles bouveries conviennent parti-remont pour les bœufs qu’on se propose d’en-®faisser.
- ^ TI1, %• 2, 3, 14, 27, 28).
- Stable d’élevage. — Les bêtes bovines doivent être
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- 456
- BATIMENTS.
- élevées en liberté. Les étables qui conviennent ^ mieux pour cette spéculation, sont celles qui so*1 divisées intérieurement par des cloisons ayant i0-' de hauteur et dans lesquelles la mangeoire est $6' parée du mur par un couloir de service. Chacp1! compartiment ayant 3 à 4 mètres au carré est mul1' d’une porte qui communique à un paddock plus ^ moins grand selon les circonstances et dans lesqne‘s existent de petits abreuvoirs.
- (PL III, fig. 6, 7, 24; pl. IY, fig. 12 et 20). (
- Boxes pour veaux a l’engrais. — Dans la plup9f des exploitations, les veaux à l’engrais sont attaché dans un coin de l’étable après avoir été muselés aVeC un panier en Osier pour qu’ils ne mangent pas ** paille, ce qui nuit à la blancheur de la viande. PaI1' le Nord de la France, on les confine dans des bo*e? qui ont 0m.50 de largeur et lra.65 de longueur. Ai*1®1 enfermés, ces animaux ne peuvent se retourner s’agiter, et leur engraissement se fait mieux et p^’
- complètement. Chaque jour on ajoute de la
- nouvelle (Pl. III, fig. 18).
- Séparations. — La plupart des vacheries et bouveries n’ont pas de séparation. Il est vrai (lllt’ cette disposition est moins nécessaire que dans ^ écuries ; néanmoins il y a utilité, lorsqu’on le peut) séparer les animaux âgés ou délicats des animaU* plus jeunes ou maladifs, parce que les uns et les ^ très exigent des rations différentes. Ces séparatif présentent aussi de grands avantages quand on sPe cule sur l’engraissement des bêtes à cornes à l’étab^ On peut aussi établir dans les bouveries des stal^ doubles pour les animaux de travail. C’est une ei'i'011'
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- Ï>ES ÉTABLES OU VACHERIES ET BOUVERIES. 157 J croire qu’on peut séparer les animaux qui tra-
- %
- He:
- %U:
- (illt sous le même joug, qui se connaissent mu-
- rent. Lorsqu’on isole dans une étable les ani-x formant une paire, ils finissent toujours par K^Us se connaatrej et ils sont souvent disposés à battre.
- H °XES POUR LES ANIMAUX ADULTES ET d’ÉLEVAGE. — très-utile d’annexer à une vacherie importante, j0 Ultérieurement, soit extérieurement quelques ^ef destinées aux taureaux, aux vaches malades ou foun.es animaux.
- ,lrisi, on peut à l’intérieur d’une grande vacherie fle u’ à l’une des extrémités ou aux quatre angles ^Petits compartiments séparés par des murs de * ou simplement par des cloisons ayant 2 mè-
- f'Uv:iron de hauteur.
- ails ces petits bâtiments qui ne doivent contenir . des animaux adultes, les mangeoires et les râ-ïrs sont adossés contre le mur situé en face de la 6 d’entrée.
- Sœ
- G boxe destinée aux taureaux et celle regardée
- Citation
- nne infirmerie ne doivent pas avoir de com-
- avec la vacherie.
- V 11611 es^ Pas do même des compartiments des-
- la
- aax jeunes animaux; outre la porte qui donne
- - cour et par laquelle sortent les animaux, ces t^es doivent être en communication directe avec l’in-de la vacherie par une porte à claire-voie, ouverture permet aux vachers de surveiller les lsses ou les bouvillons qui y vivent en liberté. r,r^ band le local le permet, on a intérêt à placer la 1^iu’e°*re au mdfon du compartiment, en lui don-une forme carrée. Cette mangeoire peut être ac-
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- 158 BATIMENTS,
- compagnée d’une auge alimentée par un .robi^ Ainsi aménagée, la boxe offre aux bêtes bovinesto1 l’espace qui leur est nécessaire pour se promen^'p
- Chambre a fourrages. — J’ai dit combien ile j nécessaire d’avoir près de la vacherie une chaM^ fourrages. C’est dans cette pièce qu’on dépose ch&^ jour le foin, les fourrages verts, les racines, etc., destine aux animaux.
- C’est souvent dans ce local que sont situer coupe-racines et le hache-paille, et les cuves en ^ connerie ou les casiers dans lesquels on fait fer#16 ter les racines divisées et alliées à de la meI1 paille, ou du foin et de la paille hachée. , ,jf
- Ces casiers sont contigus. On les construit à l’al. de briques et de ciment. Les portes sont détef^ nées par deux poteaux à rainures dans lesquelle5
- fait glisser de fortes planches, comme s’il s’:
- de fermer une vanne à déversement (Yoir ci-aprl!j chapitre V, section XII). On enlève ces planche5 mesure qu’on vide le casier. ^
- Avant d’abandonner à lui-même le mélange dépose dans ces casiers pour qu’il fermente et j( quière une bonne odeur vineuse, on le tasse et011 couvre de planches.
- Chaque casier peut contenir 1 ou 2 mètres cub^ On doit en avoir trois : un qui est en vidange> qui fermente et l’autre qu’on remplit. ^
- Lits des vachers. — Les vachers couchent o) nairement dans les vacheries. Leurs lits sont sitlll\ long des murs, dans l’endroit le plus sain et le1110^ exposé aux courants d’air. Le plus généralement les fixe à lm.65 ou 2 mètres au-dessus du sol.
- Il est utile, lorsque la vacherie n’a pas de P*
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- ÜES ÉTABLES OU VACHERIES ET BOUVERIES. 159
- d’établir au-dessus de chaque lit, à l’aide de ^ <Ju.es planches, une sorte de baldaquin. l tla<iue vacher ou bouvier doit avoir une armoire Vt à clef, f IV, fig. 14, 16).
- ^ CcEssoires. — Lorsque les lits des vachers sont si-{jo.sIQ long des pignons, on peut, à l’aide d’une U *s°n, fermer la partie vide qu’ils dominent. On ob-< alors un cabinet dans lequel on place le coffre wClient le son et la farine. C’est aussi dans cette )e te pièce, qu’on peut éclairer par un châssis, que iv^her serre les couvertures qu’on place sur les t^ûes malades ou qui viennent de vêler, quand le l IJS est froid ; qu’il ramasse les cordes, les balais, ^Urches, les seaux, les brosses, les étrilles, les ^ §es, etc., objets qui se perdent assez facilement p*! *es grandes exploitations, parce que les bou-^ °u les charretiers viennent les chercher lors-hls trouvent pas ceux qui leur ont été confiés, dfi, il est très-utile, dans les vacheries impor-
- ta
- s
- Vs
- 1° d’inscrire sur des planchettes les noms
- ^ es aux vaches, afin qu’en cas d’accidents le va-pjiisse désigner la vache qui réclame des soins
- Ces noms lui permettront aussi plus facile®?* <le faire connaître journellement la quantité de ^onné par vache ;
- I’a ^ avoir dans la vacherie un tableau indiquant lJ0<IUe des saillies et les dates présumées des vê-^Yiiafln <IU’011 sache bien l’époque à laquelle telle tiv,.e I® Vache doit être surveillée ou isolée des au-
- (t>l III, fig. 29, 30, 31).
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- 160
- BATIMENTS.
- SECTION III.
- DE LA BERGERIE.
- La bergerie est le bâtiment dans lequel on oo^ les bêtes ovines et les bêtes caprines. ^
- Situation. — Ce bâtiment doit être situé dafls endroit sec. C’est une grave erreur de croire cp1® bêtes à laine peuvent bien prospérer dans des beI'5 ries basses, humides ou complètement closes. .
- Il faut, au contraire, que ce bâtiment soit tel 1 : l’air y soit sans cesse renouvelé. C’est pourq110^ est très-utile qu’il ne soit exposé aux vicissitude froid, de la pluie et de la chaleur. ,,
- L’exposition la plus convenable est celle de 1 et de l’ouest. Ainsi située, la bergerie est ni 1 r froide en hiver, ni trop chaude en été. Quand la pérature intérieure est trop élevée, les animaux^, frent beaucoup, parce que le suint apparait ? abondamment sur la laine. ;
- En général, les bêtes à laine sont toujours (y., un parfait état de santé quand elles vivent s , un climat tempéré ou dans un milieu où les ti'aîl tions atmosphériques ne sont pas très-variables- j Dispositions. — Les bergeries varient à l’lIJ^ quant à leur disposition. Les unes sont simple^ autres présentent plusieurs compartiments ; ceUe j sont dominées par un grenier à fourrage ; ceU®& sont abritées par un hangar qu’on ferme pet1® l’hiver à l’aide de paillassons. j
- Quoi qu’il en soit, il est utile quand l’on sp®0^ sur l’élevage, l’entretien ou l’engraissement, ^j, pas confiner ensemble un très-grand nombre da
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- DE LA BERGERIE.
- 161
- Dans les fermes bien dirigées, les bergeries - toujours divisées en plusieurs compartiments ^Hrés par des murs d’appui, des râteliers doubles, ,jj °laies ou par des murs de refend. Par cette position, on juge mieux de l’état des animaux,
- |est plus à même de déterminer les rations que t 8rger doit donner chaque fois qu’il les affourrage.
- en séparant les moutons à l’engrais par lots de |ljt 'l 60, on est plus certain du moment où tel ou tel Pourra être livré à la vente.
- ^ es brebis portières doivent toujours être séparées k génois ou gandins et des béliers. Ceux-ci peu-k a ^re réunis dans une bergerie spéciale ou dans Vp ComPai‘duients du bâtiment qui renferme les |6(i^ls, ou mieux, lorsque les animaux ont de la va-H ’ dans des boxes établies dans un des comparti-de la bergerie.
- lu s séparations en maçonnerie sont faites en bri-On f 011 en moellons. Dans le premier cas, elles ont * d’épaisseur, et dans le second 0m.33.
- ,ltl |(JI‘sque ces cloisons n’ont que lra.30 de hauteur,
- 6s consolide en les couvrant d’une lisse en bois Ulle rangée de briques posées de champ, séparations qui s’élèvent jusqu’au plancher ont i,; °rivénient d’empêcher la circulation de l’air. Elles :ejjSorit utiles que dans les grandes bergeries, et surtout qui sont froides pendant l’hiver.
- ! de bonne bergerie doit avoir au moins 3m.o0 sous Jucher.
- Suidace qu’il faut accorder à chaque tête, varie ^ x des animaux. Quand il est question de a laine de taille moyenne, métis-mérinos, de
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- BATIMENTS.
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- southdown, de dishley-mérinos, etc., on donne animaux les surfaces suivantes :
- Brebis et son agneau..................i®-8^
- Moutons...............................O®-8®
- Agneau d’un an....................... 0®-^
- t P $
- On détermine aisément la longueur totale que,. râteliers doivent avoir, si on a égard aux don116 suivantes :
- Brebis, longueur de râtelier par tête. . 0®-^
- Mouton.................................0®-^
- Agneau...............................0®-^
- Les béliers vivent toujours plus à l’aise que très bêtes ovines.
- (PL V, fig. 4, 2, 8, 9, 10, 11, 12, 13,17, 18).
- Sol. — Le sol de la bergerie doit être aussi sec possible. C’est pourquoi il est quelquefois nécess81 d’élever le niveau de l’aire du bâtiment pour qu6 eaux pluviales ne puissent y pénétrer. ,
- Le fumier séjournant toujours pendant plusie, mois à l’intérieur des bergeries, il est indispeB^j de disposer le seuil des portes de manière qu’il , en surélévation de 0m.30 à.0n,.40 de Faire qui Be être ni pavée, ni carrelée.
- Quand la surface du sol intérieur est trop eu tre-bas, on y répand de la marne, de la crafo gazons ou de la tourbe sèche. Ces matières absor' l’humidité des fumiers et constituent avec le • un engrais excellent pour les prairies natureHL>s les prairies artificielles. ^
- On peut assainir des bergeries mal situées blies sur des sols humides en les enveloppait 0 drain suffisamment profond.
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- DE IA BERGERIE.
- 163
- planchers à claire-voie ne présentent pas les qu’on s’est plu, un peu gratuitement, à Pj attribuer. Ils n’ont qu’un avantage, celui d’éeo-j, 1s®p la litière. Ces planchers sont coûteux à établir. J'^îes. — Les portes des bergeries sont moins 'res que les portes des écuries et des étables. On J16 généralement à ces baies 1 mètre à lm.20 de SUp g mitres à 2®.30 de hauteur. Dans le ^ler cas la porte est à un ou deux vantaux; dans } c°Rd, elle se compose de quatre battants qui sont s laés par une imposte. Ces battants sont pleins ou ^ 6llx supérieurs sont à claire-voie.
- ^sque la bergerie est grande, on a intérêt à mé-soit sur les murs de face, soit dans un des et dans une des façades une porte charre-
- aTant 2 mètres de largeur. Cette ouverture est grande pour qu’on puisse y faire entrer un ^tombereau ordinaire ou un traîneau et opérer (jS ^ enlèvement direct du fumier.
- ^ a proposé souvent de garnir les angles des it 6s ‘les bergeries de rouleaux unis et mobiles, ?Ue les animaux qui se pressent toujours les contre les autres puissent sortir ou entrer sans ,^ents. Ce moyen n’a pas répondu aux espérances
- en avait conçues.
- H /^eux consiste à élever un peu le sol des portes ij. dablir en avant de celles-ci un massif incliné. lt(is’ les bêtes étant obligées de s’engager sur cette se pressent toujours moins les unes contre les ^6s> en franchissant le seuil de l’ouverture.
- H ci ^Us généralement, les portes sont dominées par (bi ^Ss*s dormant formant imposte.
- V> ûg. 1, 8, 12, 17).
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- 164 BATIMENTS.
- Fenêtres. — Les bergeries bien établies possê^ outre les portes, des ouvertures destinées à éda' et aérer les divers compartiments.
- d*
- Ces ouvertures ont des formes très-variables-Les unes ressemblent à des créneaux très-ail011' et très-évasés intérieurement ; elles sont muni0^ térieurement d’un grillage et intérieurement volet très-étroit. Ces barbacanes ne sont bonn05 lorsqu’elles sont situées au-dessus des râteli01* qu’elles servent à renouveler l’air, modifié par moniaque que dégagent les fumiers et qui se conCfiIi sous le plancher.
- Les autres sont rectangulaires, situées à 4“.^ viron au-dessus du seuil des portes, et elles sont ^ nies de châssis vitrés qui s’abaissent de haut 011n à l’intérieur du bâtiment, ou qui tournent en Pc sur eux-mêmes à l’aide de tourillons fixés à la Ÿ médiane du dormant, soit horizontalement, soit verticalement.
- Enfin, dans d’autres fermes, les ouvertures 0 , nées à éclairer et à aérer les bergeries sont m01* de grillages métalliques et de volets ou de persiel\ •à lames mobiles qu’on fixe verticalement ou hoda talement à l’aide d’une petite crémaillère.
- Les barbacanes qu’on remarque quelquefois ^ les murs au-dessous des mangeoires doivent êtfe gardées comme pernicieuses pour les bêtes à lai116' On peut compléter l’aération d’une bergerie çant çà et là dans les murs à 2 mètres du sol, d0 ^ tuyaux en poterie qu’on bouche avec du foin F1, cela est nécessaire. Ce mode d’aération a été avec succès par M. Troehu, à Belle-Ile-en-Mer.
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- DE LA BERGERIE. 165
- ^ Peut garnir les fenêtres d’un canevas pour em-,®r la circulation des mouches.
- P' v, %. 1, 11, 12, 17).'
- AtELIERS et crèches. — Les râteliers en usage
- ^ sles bergeries sont simples ou doubles. Ils doivent
- J Peu inclinés, afin que les débris de foin et de
- ^ ® üe tombent pas sur les animaux et ne se mê-
- - a la laine. Leur longueur dépasse rarement 4 etres>
- ,^s est-il plus avantageux d’avoir des râteliers ^ °ü à demeure que des râteliers mobiles?
- les bergeries de peu d’importance et dans ( 6sdu Midi, où les bêtes à laine ne reçoivent pour ^re pas de paille comme litière, on peut sans r.lfl inconvénient fixer définitivement les râteliers, s soient simples ou qu’ils soient doubles. Il n’en de même dans les contrées où les troupeaux I bien nourris, où on leur fait chaque jour une ^ litière. Dans ces bergeries, il est indispensable,
- %
- d’avoir des râteliers mobiles. Sans cette dis-
- ;lllf'l°n, le fumier dont la masse augmente chaque (0 Priverait bientôt au niveau des mangeoires.
- s les animaux ne pourraient que très-difficilement ,Jitu r ^es alimenls déposés, soit dans les auges, i dans les râteliers.
- les r/5
- A rateliers simples sont toujours appliqués contre j dfiirs ou les cloisons. Ces râteliers varient beau-^ dans leurs dispositions.
- ? mis sont de simples échelles à barreaux écar-i,', 0m.O7 à 0m.10, et ayant, en moyenne, 0m.50 de ltls'l6ur- Ces râteliers sont ceux qu’on rencontre l 1®S localités où l’éducation des bêtes à laine est 6 mal comprise.
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- 466 BATIMENTS. 1 ^
- Les autres sont aussi des râteliers simples, sont mieux établis. Tous sont mobiles et se coflip0^ d’une auge ou crèche dominée par un râtelier' deux parties sont fixées à des montants où leu^ trémités sont encastrées dans deux planches. .
- On élève ou on abaisse ces râteliers à l’aide des, de chaînes à mailles, de boulons à écrousol! crémaillères qu’on observe sur les montants. D®5 premier cas, le mur présente à une hauteur u° < une suite de crochets en fer ou en bois ; dans Ie cond, on remarque dans le mur, à la même haü^ des contre-fiches ou des fourches en bois, percées trou dans lequel on engage un boulon à écrou011 cheville en fer.
- Les râteliers doubles sont aussi très-variés. ^
- Le plus simple est un râtelier ayant la forme Y ; on le suspend dans la bergerie à une hauteu1^ terminée à l’aide de cordes qui passent dans ^ neaux fixés aux solives du plancher. Ce râtehet pas de crèche. j:
- Les autres sont mieux établis et plus comple^j se composent de montants munis de roulettes °u mant quatre à six pieds suivant leur longueur ; sentent deux crèches et un râtelier ayant la forme ,j Y. Ce râtelier est quelquefois divisé, dans sa lou^ et à sa partie médiane, par une cloison en ou une ridelle placée verticalement. Cette sép^ a l’avantage de forcer les animaux à se distribué j tour du râtelier et de leur permettre de man»er tranquillement. ^
- Quelques bergeries possèdent au milieu d-eS ^ partiments des crèches circulaires à barreau* ^ eaux. Ces râteliers sont coûteux, mais, dans ^
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- DE IA BERGERIE. 167
- *S|ta»ces données, ils peuvent offrir des avantages ^ es râteliers doubles.
- !l(; jirns les localités où l’éducation des bêtes à laine ^ ,aiSse rien à désirer, on possède de petites crèches Port ' 6S ^0rm®es de deux ou de trois planches et sup-d>e®esPar des planches, des pieds ou des roulettes. veA dans ces crèches spéciales qu’on dépose la pro-6 qu’on destine aux agneaux, ttj^^lefois, pour que cette provende ne soit pas Co ^ee Par les mères, on place l’augette dans un ({;irjljariiiTient spécial et contigu au compartiment ^eduel sont confinées les brebis. Alors on fixe e deux des râteliers formant la séparation une
- ^cés
- claie verticale dont les barreaux sont assez es-
- ^, Pour permettre aux agneaux de passer aisément 5 Volonté d’un compartiment dans l’autre, l^riquefois cette petite barrière est agencée dans tf ïaiI1ures de deux poteaux fixes où ses deux barres sVersales sont percées de trous dans lesquels s’en-deux fortes tringles fixées sur une semelle et
- e°ïde
- P aUcher. Un poids attaché à l’extrémité d’une 4 p e fiol s’enroule dans la gorge d’une poulie fixée des solives du plancher, permet de l’élever et O^baisser très-promptement.
- . Encontre dans diverses bergeries des crèches ***** dominées par des râteliers simples. Ces ïiejj a ^aût ^xes ne sont ut^es due dans les berge-<k ans lesquelles on spécule sur l’engraissement y doutons.
- %ir°lta *es dimensions que présentent le plus ordi-ment les crèches et les râteliers : boverture supérieure du râtelier simple. 0m.40 — — double. lm.00
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- 168
- BATIMENTS.
- Hauteur de l’échelle...................0®-°"
- Largeur de l’auge simple...............0®-^
- 1 - double...................0».«?
- Profondeur de l’auge...................0*5*
- Elévation du bord de l’auge au-dessus
- de la litière.......................0®-^
- Ecartement des barreaux ou roulons. . . 0®-^
- (PL V, fig. 3, 4, 5, 6, 7, 14,15, 16, 19, 20).
- Accessoires. — Les bêtes à laine boivent peu, elles doivent trouver toujours de l’eau dans les geries.
- Généralement on met de l’eau à leur disposi
- en plaçant dans chaque compartiment un baqu0 bois ou un grand vase en fonte. QuelquefoisceS tensiles sont soutenus, à 0m.15 ou 0“.20 au-deS,, de la litière, à l’aide de cordes fixées à la chai’P6 du plancher. gj.
- Dans quelques bergeries, on a remplacé ces ^ j par des auges en ciment ou en zinc qu’on alimeIj volonté à l’aide d’un robinet fixé sur une coUd d’eau.
- SECTION IV.
- DE LA PORCHERIE.
- Le local destiné aux bêtes porcines est désigne
- soc-
- les noms ci-après : porcherie, écurie à porcs, ^ porcs, tect. , ^
- Situation. — Les porcheries dans la région ^ tentrionale doivent être construites en maçon11^, être exposées au midi, et avoir des fenêtres de ft' lation au nord et au sud. ^
- Dans les contrées du midi, on peut les con^J’^i en bois, mais il faut que leur façade principe6
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- DE LA PORCHERIE. 169
- ®*P°sée au nord, afin que les loges soient suffisam-Arrhes pendant les mois de juin, juillet et
- ûans les deux cas, il est nécessaire que ces bâti-e^ls soient éloignés de la maison d’habitation et .e ^ laiterie, à cause de l’odeur prononcée qui s’en aaPpe malgré la plus grande propreté.
- ^ ^Positions. — En général, les porcheries laissent r^coap ^ désirer ; elles sont humides, peu élevées, a Gérées et éclairées et mal tenues. es bâtiments sont bien disposés :
- Si le sol est sec, pavé, cimenté ou bétonné ;
- 2° Q* i 7 * 7
- , 01 la pente de Y aire est suffisante pour que les
- Mil,
- es puissent aisément s’écouler au dehors ;
- . Si les loges sont assez grandes pour que les ani-i Ux qu’elles doivent contenir puissent y circuler li-
- ^enient;
- \e Quand chaque loge communique à une cour où ^P°rcs peuvent aller prendre l’air ; ïe ^ tas ouvertures permettent d’établir intérieu-^erit des courants d’air pendant l’été -, v Si la toiture et les portes abritent bien les ani-Pendant l’hiver contre les pluies et le froid ;
- W]] le couloir intérieur rend facile la sur-
- ailCe des animaux et la distribution de la nour-
- Les
- La
- porcheries doivent être divisées en trois classes : y^e Première comprend les bâtiments qui servent à
- A ] ^ ?
- la seconde appartiennent les porcheries dans les-tas on spécule sur l'entretien des porcs ; l’e a troisième comprend les bâtiments destinés à pissement des porcs et des truies. t'On®tructions agricoles. 10
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- BATIMENTS.
- 170
- A. Les porcheries cl’élevage doivent avoir des 1°^, assez spacieuses pour contenir une truie et ses ou deux truies pleines. Dans celles destinées à 1 tretien, il faut qu’on puisse réunir dans chaque J partiment un certain nombre de jeunes porcs- ^ I les porcheries d’engraissement doivent avoir des 1°» I suffisamment grandes pour pouvoir contenir deu* trois animaux adultes. „
- La surface à donner aux loges ou comparût varie suivant la taille des animaux. Les porcs apP ( tenant aux grandes races exigent plus d’espace ? les animaux de petite taille. En outre, une truie P1 tière demande une surface plus grande qu’un c°clî à l’engrais. ,
- On doit donner aux loges les dimensions suivait1’
- Longueur. Largeur-
- Truie portière. . . lm.75 à 2 ra. lm.80 à 2*11.
- Yerrat..............lm.90 à 2m.30 lm.40 à l"1 ^
- Porc à l’engrais. . l"i.20 à lm.40 f™.10 à 1®^
- On peut donner aux compartiments qui dobe contenir :
- Longueur. Largeur.
- 6 à 10 gorets........2m.50 2 mètres- j
- 3 porcs d’un an. . . . 2"‘. » 2
- 2 porcs à l’engrais. . . lm.75 2
- Il résulte de ces dimensions générales que les l K auront les surfaces suivantes :
- Truie portière . . 3» Surface. c-15 à 4m-
- Yerrat . . 2 50 à 3 . })
- Porc à l’engrais. . . . . . 1 50 à 1 .
- 6 à 10 gorets 2 50 à 2 . »
- 3 porcs d'un an . . 3 . 50 à 4 . »
- 2 porcs à l’engrais. . . . . 3 » à 3 • $
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- DE LA PORCHERIE. 171
- tfV?11 (l°nn(; aux cours attenantes aux porcheries (:j!^Va9e de 3 à 5 mètres de longueur, suivant les i*asTStances‘ ^es Porc^eries d,'engraissement n’ont L , _e cours, parce que les animaux y vivent en sta-/p^0ïl permanente.
- U' i; Yl> %• 1, 2, 3, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, ^0 22, 24,25, 26).
- e°UyL' — L’aire des loges doit être très-solide. On la toHi ^ Pav®s’ de dalles, de briques posées à bâtons Ou PUs et bien jointoyées avec du ciment, de béton jj]a 6 ciment de Portland. On peut au besoin rem-n? Ces matériaux par des madriers ou de fortes Relies.
- ^ i0s montagnes du centre de la France, chaque *JJ**ède un lit de camp sur lequel les animaux se
- après avoir pris leur repas. Dans la Bresse, aires d’un grand nombre de porcheries sont tïeil{!es d’un plancher percé de trous ou disposé en
- cours des loges auront une aire très-solide et p0g f;|'rnéable. De plus, elles renfermeront, si cela est 6’ Un réservoir d’eau assez grand pour que les aux puissent s’y baigner facilement. On y plante li),Q (il1es arbres, principalement du sureau. Ces arbres le CUl’ent aux animaux, pendant l’été, de l’ombre et ()a fraîcheur.
- ^tdbs. — Les ouvertures pratiquées dans les * s des porcheries sont des portes ou des fenêtres, js P°rtes de service qui donnent accès à l’intérieur Wa Porcherie doivent avoir au moins 1 mètre de quand les porcheries sont simples, et lm.30
- le Jfro |es porcheries ont deux rangées de loges. Dans 'eiuier cas, elles sont à un seul vantail; dans le
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- 172
- BATIMENTS.
- -second, elles sont à deux vantaux ou à quatre tants.
- Les portes simples à deux vantaux et les portes doü blés à quatre vantaux sont celles qu’il faut adopte de préférence quand les circonstances le permette5' En ouvrant seulement le vantail supérieur, on doR11 accès à l’air, à la lumière et à la chaleur; alors 0 rafraîchit ou on élève la température suivant les ^ soins. On ne doit pas oublier que les bêtes porciR supportent mal les extrêmes de température. ,^ Les portes qui mettent les loges en communie^ avec les cours n’ont pas au-delà de 0m.75 de larg1 et lm.10 à lm.30 de hauteur; elles sont surmon d’un châssis vitré qui s’ouvre en dehors et se sur le mur. ^
- Les fenêtres pratiquées dans les murs de fa°e dans les pignons sont situées à lm.30 au-dessus l’aire du bâtiment. Elles s’ouvrent â l’extérieu1 haut en bas. On les retient à demi-ouvertes à l’al de deux petits supports en fer fixés dans les baies’ Séparations. — Les cloisons qui séparent les 1°^ et qui limitent la largeur du couloir de service s°
- g#
- tantôt en bois, tantôt en briques ou en maçonn
- .e#
- Elle doivent être solidement établies. Quand oR construit avec des briques de bonne qualité, 1 borne à les jointoyer avec du ciment et on app^
- p
- 0
- à leur partie supérieure des lisses en chêne très assemblées. Quand les cloisons ont une longue p°Tl^ on les consolide en y implantant tous les deux 11 très de forts poteaux à rainures. Ces poteaux soRt liés entre eux par les lisses. Les briques doivent ^ poser sur un massif en maçonnerie et être dans les poteaux d’angle ou de soutènement
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- DE LA PORCHERIE. 173
- j général, les enduits appliqués sur les cloisons î*s les porcheries ont très-peu de durée. ej.aris la région de l’ouest, on remplace la brique a planche par des tablettes d’ardoise.
- |Q' s Portes qui donnent accès du couloir dans les
- &6S se développent à l’intérieur du passage. Ces l6p, S’ c°mme celles qui mettent en communication
- 0g |
- a 10ges avec les cours, sont fermées avec un verrou ®r°chet. Ces dernières portes doivent se développer extérieur sur la façade du mur. e — Les auges des porcheries sont en pierre,
- fuient ou en fonte.
- lfi es auges en pierre ne sont bonnes que lorsque leur j ure est compacte. Quand elles sont poreuses ou ^^'pj’elios présentent intérieurement des inégalités es enfoncements, on les nettoie difficilement, et, ble 16 ’'eiûPs’ eHes contractent une odeur désagréa-
- l]i(/'es auges en bois sont plus portatives que les au-slle' Iïla^S 6^es 0n^ Peu ^ souvent aussi,
- 1 imprègnent de liquides qui deviennent acides
- les eVe^°PPent une mauvaise odeur; de plus, les porcs , rongent continuellement et les rendent bientôt j8 d’usage.
- ;; es auges en fonte sont plus durables et plus faciles Nettoyer. Ces auges sont d’une seule pièce. On les castre dans les murs ou les cloisons ; leur volet est |® Plaque courbe formant le quart d’un cylindre ;
- koi’ds extérieurs glissent dans une rainure ména-Cje a l’intérieur de chacune des deux faces qui sont Pilaires et à jour.
- (1er
- abaisse le volet quand les porcs doivent man-
- °n le soulève, pour le renverser à l’intérieur de
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- BATIMENTS.
- 174
- la loge, lorsqu’on veut nettoyer l’auge et y des aliments.
- Les auges en ciment de Portland sont aussi très-®0 lides et très-faciles à nettoyer, parce qu’elles ë° très-dures et bien lisses.
- Les auges sont ordinairement surmontées d’un ^ let en bois ou en tôle, à surface plane ou courbe-volet est destiné à, fermer l’ouverture qui do#11*1 chaque auge.
- Comme ce volet est attaché à charnière à la p^1 supérieure, on peut le fixer à volonté à l’aide d11 long verrou, soit au bord antérieur, soit au bord p°s térieur de l’auge, c’est-à-dire à l’intérieur ou à 1e* térieur de la loge.
- Les auges ordinaires doivent avoir les dimensi°p suivantes :
- Longueur. .....................0m.60 à 0m-^
- Largeur...................... 0m.35 à 0®.40
- Profondeur.....................0m.15 à 0“.20
- En général, le bord des auges excède la surface $ compartiment de 0m.16 à 0m.2(). ^
- Les auges des loges dans lesquelles on confine $ ( à dix gorets ou deux à trois porcs d’un an dob?fil1 avoir, en moyenne, 0m.80 de longueur.
- (PL YI, fig. 4,16,17,18,23).
- Porcheries simples. — Les porcheries simple afi, ciennes sont divisées intérieurement en plusielJ compartiments par des murs de refend. Ces 1°# n’ont pas de fenêtres. Pour surveiller les aid#1® ) qu’on y a confinés, il faut ouvrir la porte ou le tail supérieur si la porte est à deux battants, ce 4 g n’est pas toujours facile et possible quand le tefl®P est froid et glacial ou lorsqu’il est pluvieux. Les au»
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- ‘OU
- DE LA. PORCHERIE. 175
- y remarque sont situées en partie au dehors l'ile ^ûent, et quoique couvertes par un volet mo-. ’ eiles sont exposées à la pluie.
- , es porcheries simples modernes se composent de ^ et d’un couloir ayant 1 mètre à lm.20 de lar-couloir permet de surveiller les animaux it^ eiltrer dans les compartiments, et il rend la dis-^ion des rations plus facile et plus prompte. J^tes les loges ont chacune une cour spéciale, jr VI, fig. 1, 2, 5, 6, 7, 8,10,11,12,13, 14). dç^^HEREEs doubles. — Les porcheries doubles ont Hjjj ïangées de loges séparées l’une de l’autre au S;,g eu du bâtiment par un couloir de service. Tous i^^partiments sont aussi en communication avec \ )0i|Jedte cour lorsque la porcherie n’est pas destinée des animaux à l’engrais.
- V-S P0l'cheries, comme les porcheries simples, sont kf j es tantôt par un grenier, tantôt directement a charpente et la couverture. ails ce dernier cas, il est très-utile de garnir les
- dis de paillassons et de paille de seigle peignée
- Cte*ue par des lattes clouées sous le comble. Cette k ,I'^Ure intérieure rend la porcherie plus fraîche to,e et moins froide pendant l’hiver.
- ^ Vl> % 21, 22, 24,25,26).
- de service. — On doit annexer aux por-Gs ‘^portantes une pièce spéciale destinée à la ^i°n des aliments.
- e chambre de service, que l’on nomme habi-kstgIÏXerit cuisine de la porcherie, doit être assez te,.e P°llr contenir un fourneau muni d’une chau-W J i|IIe 0U deux cuves ou réservoirs en ciment dans ehes on met en réserve les liquides : petit-lait,
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- 176 BATIMENTS.
- eaux de vaisselle, etc., les farineux et les racial tubercules, puis les seaux,, les baquets, les augetj les pelles, etc., qui Sont nécessaires pour le serval la porcherie.
- On peut remplacer les fourneaux ordinaires ® tinés à la cuisson des aliments, par l'appareila peur inventé par Stanley, ou ce qui vaut mieih 1 l’appareil qui a été imaginé par Chandler. Cet : pareil fonctionne très-bien dans la porcher)6 Ville-Evrard, près Neuilly-sur-Marne. Il ne pi’6^ aucun danger. Il est plus solide que l’apparel Stanley.
- (PI. VI, fig. 19, 20, 27).
- SECTION V.
- DU POULAILLER.
- Le poulailler est le local destiné aux volaille8-^
- Ce bâtiment a plus d’importance qu’on ne Ie encore dans beaucoup de localités.
- Pour être complet, il doit comprendre quatre P1^ différentes : le poulailler proprement dit ; la chaj1 j à incubation ; la chambre pour l’éducation ; la c 1 I bre pour l’engraissement. J
- Poulailler. — Le poulailler, que l’on appelé quefois poulerie, est un bâtiment de moyenne el lf. tion terminé par un comble ou surmonté Pal grenier. . f
- Il doit être exposé au levant ou au midi, j| abrité en partie par des plantations. L’exposib0^; nord est mauvaise, parce qu’elle rend le bâ^i trop froid ; l’exposition de l’ouest n’est favorab1 dans les provinces méridionales.
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- DU POULAILLER.
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- fi1 général, ce bâtiment ne doit être ni trop chaud rJï0P humide. Dans les deux cas, les poules qui y
- (> eih ne donnent annuellement qu’un petit nombre
- Mlfs.
- A^re du bâtiment doit être bétonnée ou carrelée 4 6vée de 0m.20 au moins au-dessus du niveau de Les murs ne doivent offrir aucun trou. On , lanchit à la chaux chaque année. if,es ouvertures doivent être munies extérieurement Ha'li reaux en ^er et d’un grillage métallique à J fiS serrées, et intérieurement d’un châssis vitré ije 1 e> La porte d’entrée présente à sa partie infé-une ouverture .munie d’une trappe qui glisse lf. °uté dans des coulisses en bois. Cette ouverture l^le Naturellement, quant à sa largeur et sa hau-l^j’ vivant les volailles qui juchent dans le pou-Ordinairement on lui donne O™.^ de largeur à 0m.2o de hauteur.
- général, ce bâtiment doit être bien clos et eou-. ’ afin que les rats, les fouines, etc., et la pluie ne j!?eNt y pénétrer.
- , ^Ntérieur du poulailler est garni de juchoirs et
- \fciuchoirs sont des barres ou traverses en bois jJ^nt arrondies sur lesquelles les poules se ^eNt soit durant le jour, soit pendant la nuit. t^e,s ^averses occupent tantôt le fond du bâtiment, e^es sont situées le long d’un de ses côtés ; par e^es occupent aussi le centre du poulailler. Vt Sor^ disposées en gradins simples ou doubles ; f J^Nt inclinés ou elles sont disposées de manière ^Nier un plan légèrement oblique.
- Problème à résoudre consiste, suivant la dispo-
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- 178
- BATIMENTS.
- i-de^
- sition du local, à loger le plus possible de P°u^je( laissant beaucoup d’espace pour qu’on puisse cn'c aisément et placer tous les nids nécessaires. ^ Les juchoirs formant un chevalet sont les P : avantageux. ^
- Une poule ordinaire occupe sur le juchoir une geur moyenne de 0“.20 à 0m.30.
- La première traverse est située à 0“.40 au de l’aire du bâtiment; la seconde à 0m.33 à la précédente, et ainsi des autres. ,
- Les pondoirs ou nids sont faits en plâtre et bnî ou à l’aide de planches. Ils sont situés les uus dessus des autres, non loin de la porte d’eœ mais dans les endroits les plus sombres. ^
- La première rangée doit être élevée de dessus de l’aire du bâtiment. |
- Chaque nid doit avoir 0m.33 de largeur, O"1-^
- hauteur, et 0“.35 de profondeur, et présenter uü ^ bord un peu échancré à sa partie médiane de Q*'. à0“.09 de hauteur. Cette arête retient la paille les nids et elle empêche les poules d’en faire s°r les œufs. t|1,
- La rangée supérieure doit être terminée plan fortement incliné, afin que les poules ne P sent s’v jucher pendant le jour ou la nuit.
- Dans diverses fermes, on remplace ces p^,^ fixes par des nids en osier ou pondoirs mobiles fixe aux murs à l’aide de deux forts clous à cro^1 ^ On doit placer, non loin de la porte d’entree poulailler qui a 4“.80 de hauteur sur 0“.80 de geur, à l’extérieur, une auge en pierre ayant à 0“.04 seulement de profondeur. Les bords de^ bassin doivent être tels qu’on puisse prompt
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- DU POULAILLER.
- 179
- au moyen d’un balai et le remplir d’eau
- A incubation. — La chambre à incuba-p0ill°Uxc°MUM>, est le local dans lequel on met les a couver. Cette pièce doit être très-saine, bien u Jr®e et munie d’un calorifère ou d’un poêle et t: (;|, ^ccmomètre. Elle doit être carrelée et plafonnée 6 u’est pas dominée par un grenier. Sa tempé-
- N’e,
- ew, ne peut pas descendre au-dessous de 16° ni er 20° centigrades.
- iiij fj a garnit sur ses côtés de deux rangs de boîtes tejj •? Pamers en osier ayant un couvercle. Ces us-6S .S0nt P*us ou moins grands selon que les ^doivent être couvés par des poules ou par des
- s gcains destinés aux couveuses sont placés dans Mat- ^e^os- L’eau est contenue dans de petits bassins ç carrés ou circulaires.
- Ies . e chambre à mue sert aussi de couvoir pour ç. ^ades, les oies, les dindes ou les canards, lojj,es* ^ans cette pièce qu’est placée l’armoire à ti-^ dans laquelle on conserve temporairement les les( es volailles avant de les livrer à la vente ou ettre à couver.
- Les !s <loi
- Lmirs destinés aux œufs produits par les pou-
- W des
- Si
- Veut être au nombre de huit. On y inscrit les
- jours de la semaine : lundi. mardi, mer-vendredi, samedi et dimanche, le hui-lf;S est réservé pour les œufs des autres volailles, fiïoijrhu’on récolte le lundi sont déposés dans le
- H'i
- Portant le. même mot et ainsi de suite. En agis-aiûsL on ne mêle jamais les œufs frais avec les
- et
- on est plus certain de ceux qu’on place sous
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- BATIMENTS.
- 180
- les couveuses ou qu’on livre à la consoin®5 comme œufs du jour.
- Chambre pour l’élevage. — Les poulets, ^ leur naissance, ne peuvent pas rester dans lac’ bre à incubation, parce que par leurs cris, ils e#, les couveuses à quitter leurs nids. On doit les ^ porter le jour même, avec leur mère, dans la c* bre qui est spécialement destinée pour l’éducati011.
- Ce bâtiment, de forme variable, tantôt ad°^' une construction, tantôt isolé, est exposé au protégé par des plantations ou un mur coidrt vents froids. Il doit être très-sain, bien éclairé, ^ d’un poêle et divisé en compartiments sépa^ uns des autres par des cloisons ayant 0m.80 de. teur. Ces séparations intérieures correspondent ! petits enclos fermés par des treillages ou des $ ges, dans lesquels les poussins trouvent des Y sablées, du gazon, de l’eau contenue dans un ^ n’ayant que 0m.03 à 0m.04 de profondeur et un* abri sous lequel ils peuvent se réfugier en pluie ou d’un orage. Ces petits paddocks sont d’un mûrier et d’arbrisseaux à fleur : lilas, c| mahonia, etc., qui procurent aux poulets de brage pendant le milieu du jour.
- Quand les poules couveuses sont nombre1^ qu’elles sont disposées à se battre, on peut les $ dans une cour isolée ou un enclos, dans des à deux compartiments. Le premier est en pl£ , sans autre ouverture qu’une petite fenêtre il est occupé, la nuit, par la mère et les pouss*11' second a un côté à claire-voie au travers de ^ les poulets passent aisément pour aller eri’er l’enclos.
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- DU POULAILLER. 181
- Ces boîtes ont lm.30 de largeur et de longueur, et , -70 de hauteur.
- ^Les barreaux des grillages sont espacés de 0m.06 à I '
- I ^ VII, fig. 1, 2, 3, 6, 7, 14, 10,12, 11, 8, 13, 9,
- I^Sambre pour l’engraissement. — La pièce dans | ^oolle on engraisse des volailles est très-simple.
- | e est située dans un endroit tranquille, i s ^ y observe une ou plusieurs épinettes ou cages j piales, puis un coffre à plusieurs compartiments ^ lesquels on dépose la farine, le sarrasin, le |aj js) les noix, etc., que doivent consommer les vo-es qu’on veut engraisser.
- ij6 ePinette présente une série de loges ayant 0m.30 ^fondeur et 0m.20 à 0œ.25 de largeur. Chaque A ^He a devant elle une claire-voie, en dehors ff](; a<lUeHe est située une augette à deux comparti-; pun contient du grain et l’autre de l’eau.
- ^ es déjections tombent sur le sol du bâtiment, qui v lJI'esque sombre, mais dans lequel règne constam-i' une très-bonne température.
- °gements pour les oies et les canards. — Les
- j11^
- ef les canards ne juchent pas. mr ^6s condne dans de petits bâtiments carrelés ou dans lesquels on met, de temps à autre, de la
- Ch,
- fraîche.
- aque semaine, on nettoie le local occupé par
- L Cailards à cause de la fluidité et de l’odeur de
- «Hïg -
- “s
- déjections.
- lt( es °isons, aussitôt après leur naissance, doivent Portés dans un des compartiments de la chambre ^Qristructions agricoles. H
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- 182 BATIMENTS.
- pour l’élevage. Il faut éviter de les laisser avant la disparition de la rosée.
- Les oies qu’on engraisse en Alsace sont confié1’, dans des épinettes situées dans un lieu obscuï ^ tranquille. Chaque oie occupe une case ayant O®-3' de profondeur, 0m.50 de largeur, et 0m.40 de teur. Son engraissement dure un mois environ ;0 la gave 2 à 3 fois par jour. ;
- Les canetons sont plus rustiques. Ils vont à l’0, sans aucun inconvénient quand ils ont quehl1^ jours. A cet elfet, il est utile d’avoir dans un des P j docks, un bassin plus grand et plus profond qüe autres.
- SECTION YI.
- DU COLOMBIER.
- Le colombier ou pigeonnier est le bâtiment ha^ par les pigeons.
- Il doit être élevé, aéré, éclairé et être exposé au Les colombiers sont de deux sortes : les uns ^ en tour, les autres sont disposés dans un comble ^ dessus de la maison d’habitation, d’un grenier» poulailler, d’un grand hangar, etc. , *
- Les colombiers en tours sont à pied ou sur pü,c Ces derniers sont aujourd’hui peu nombreux. ,.| Les colombiers en tours sont plus ou moins él®\j ils occupent toujours la partie supérieure de ce ment circulaire, qui est tantôt isolé, tantôt atte^j à la maison d’habitation ou à une grange. La f inférieure est utilisée comme poulailler, co^J chambre à incubation ou comme magasin aux à main.
- Le plancher du colombier doit être carrelé-
- H
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- DU COLOMBIER.
- 183
- aires
- en planches se détériorent vite sous l’action des
- j Actions, qu’on laisse ordinairement séjourner dans
- colombiers pendant plusieurs mois, ci •
- H,
- Ultérieur est garni de cases appelées boulins ; ces es ont 0m.20 environ au carré. Ces cases com-
- s'(’) Cent à 1 mètre environ au-dessus du plancher et ^,°Vent souvent jusqu’à 0m.50 en contre-bas de la j^^nce du comble. On les fait en planches ou en 1(Pies. Les boulins en briques sont préférables aux q ïes> parce qu’on peut, au besoin, les flamber, ^ les pigeons sont attaqués par la vermine. î(lj|°Us les boulins construits en briques sont soute-m P43’ une banquette en maçonnerie établie sur le .er et dominés supérieurement par une rangée ^ Pùles formant une saillie de 0m.12 à 0m.16. Les to s doivent être enduits avec soin et badigeonnés v *es deux ans au moins.
- partie inférieure de chaque boulin peut,être I ,^le d’une tuile creuse ou faîtière et présenter un . bord, qui a pour but d’empêcher les pigeon-l(llx <le tomber à terre.
- les petits colombiers, on remplace les bou-Par des paniers, qui ont l’inconvénient de ne a c *pie quatre à cinq ans.
- J1 éclaire le colombier par un châssis dormant, Vitré, situé au midi.
- 6 larmier, ouverture qui sert d’entrée aux pi-v,s > doit être situé à moitié de la hauteur du co-i^ier et muni, extérieurement, d’une tablette en a® taille ou en ardoise, formant une saillie de :,îr., 9 0m.30,, sur la façade. Cette ouverture sera i^e bai‘ une petite porte mobile en forte tôle, glis-c^ns deux coulisses. On ouvre cette porte à l’aide
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- BATIMENTS.
- 184
- d’une corde qui s’enroule dans la gorge d’une p0^ fixée à 0m.50 au-dessus du larmier. Son poids ^ être tel qu’elle tombe d’elle-même lorqu’on If, glisser la corde. Par cette,disposition, on empf les oiseaux nocturnes de pénétrer dans le coloti^ et on peut aisément enfermer les pigeons au moi11' des semailles et de la moisson.
- Un colombier doit être tenu proprement. b0S’ geons aiment généralement la couleur blanche, f utile d’enlever la colombine tous les mois. Les deJ, tions qui séjournent longtemps dans le coloi^ perdent beaucoup de leur valeur fertilisante, et | leur odeur elles rendent le bâtiment peu habitr aux pigeons. Ce nettoyage doit être terminé midi, heure à laquelle les pigeons viennent se dans le colombier.
- On pénètre dans les colombiers isolés à l’aide <> escalier ou d’une échelle, soit intérieurement) “ extérieurement. Dans le premier cas, l’ouvertur01’ présente le plancher est munie d’un tambour, 01 le second une porte existe dans le mur circulait0 dessus du plancher. Ceux qui sont attenants à,, bâtiments ont une porte qui les met en commit11 tion avec ces constructions.
- On empêche les rats, etc., de pénétrer dans , lombiers, en grimpant le long des murs, en étf sant extérieurement à la hauteur du planché forte saillie à arête inférieure très-inclinée. ,
- On peut aussi, à la hauteur du larmier, établf' le pourtour du colombier une saillie plane de 11, pour que les pigeons s’y réfugient, se chauffent 8,0 leil et ne soient pas forcés de séjourner toujo«J’s les toitures.
- (PL VII, fig. 15,20, 22, 16, 17, 36,18, 19,
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- DE LA MAGNANERIE.
- 185
- SECTION VII.
- DE LA MAGNANERIE.
- J"*11 donne le nom de magnanerie au local dans le-® °n élève les vers à soie ou magnans. ù , bâtiment doit être, autant que possible, peu J’&Gé des plantations de mûriers et de l’habitation îRagnanier.
- ^ est indispensable, en outre, qu’il soit situé dans . ben salubre, aéré et éclairé, et qu’il ne soit pas f roché des écuries, des fosses à fumiers, etc., qui ^agent des vapeurs ammoniacales ou développent Mauvaises odeurs.
- ( 116 magnanerie est bien située quand elle a été fruité sur une colline exposée au sud-est, ou Qu’elle est située sur un plateau ou dans une perméable éloignée des marais ou des cours
- Jetant que possible, ses deux grandes faces referont l’est et l’ouest, afin que le soleil l’éclaire ^animent chaque jour.
- t>0s Sï>0siti°ns. — Les grandes magnaneries se com-
- Di
- sent .
- L’un rez-de-chaussée dans lequel sont situés :
- | _ ^a chambre d’aération ;
- ) ^ La chambre à incubation ;
- I Le magasin aux feuilles.
- ' L’un ou de plusieurs étages dans lesquels est I f e la magnanerie.
- . • L’un grenier ayant diverses ouvertures. es moyennes magnaneries se composent de deux
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- 186 . BATIMENTS.
- pièces contiguës. La première sert d’abord de ch^ bre à incubation, puis, après l’éclosion des œufs» j magasin pour les feuilles. Ces deux pièces sontoh8^ fées par un poêle ou un petit calorifère situé dan3 rez-de-chaussée.
- Les petites magnaneries ou chambrées se comP ( sent d’une seule pièce, située au premier étage> chauffée par un poêle et exceptionnellement par ü cheminée.
- Les fenêtres qui éclairent les magnaneries son! ê , nies intérieurement de rideaux blancs. Les murs® vent être tenus très-proprement. On les blanchita chaux tous les ans un mois environ avant l’ép0^ de l’incubation. |
- Les grandes et les moyennes magnaneries dobe être bien ventilées ou aérées. ^
- A cet effet, on établit un tarare dans la pièce cha,, fée par le poêle ou le calorifère. Ce ventilateur, ^ en mouvement, aspire l’air du dehors. Celui-ci, af avoir été chauffé, devient plus léger et s’élève ua Tellement dans la magnanerie en passant par les vertures que présente le plancher. Les trappes ^ biles agencées à ces ouvertures permettent de rejl plus ou moins actif le courant ascendant. :-l
- L’air chaud se répartit dans la magnanerie, comme il est indispensable que celle-ci soit aérée». . ménage çà et là, dans le plancher qui sépare l’ateJ f du comble, des ouvertures qui permettent à l’air® river dans le grenier, puis de sortir du bâtimenb K suite de la différence de température qui existe 611 l’air intérieur et l’air extérieur. .t
- Quand la température extérieure est suffisait111 élevée pour qu’il n’y ait pas lieu à chauffer la ^
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- DE IA MAGNANERIE.
- 487
- aération, on ouvre la porte de ce local et un
- . ar|t ascendant s’établit naturellement dans la
- Hoanerie.
- Jusque l’air extérieur est lourd, état que les ma-'tlo/11618 (lési8'lient sous nom do touffe, on est forcé s mettre en mouvement les tarares aspirateurs lier S°nt disposés de manière à faire arriver dans l’ate-(]) ,!m courant d’air provenant d’un bâtiment qui se h//^Ue Par sa fraîche111' intérieure. Cette ventilation câe prévient souvent beaucoup de mortalités.
- (h 3biüer. — La chambre à incubation est garnie a Poêle ayant un long tuyau, d’éohelettes sur les-rfirfi es reposent des cases mobiles garnies intérieu-
- re
- Le
- Nace
- <irit d’une feuille de papier, puis d’une table et
- petite balance.
- Magasin aux feuilles doit être carrelé. On y ^îieü Une dfrd6 sur l'icjiicllo on fixe le coupe-feuilles, ïort ^a^ance Pour Pouvoir peser les feuilles qu’on Ls 6 dans ~a magnanerie et de grands paniers dans (:(,jdUefr on opère le mouillage de la feuille, quand a I)ei'du sa fraîcheur et qu’elle est en partie
- La
- L Magnanerie présente intérieurement, selon son danee, un, deux et quelquefois trois étages de « etfrs soutenues par des échelettes qui vont du acfier au plafond.
- O ^blettes ne sont jamais adossées aux murs, rç as toutes les bonnes magnaneries, elles sont séparé des murs par un corridor ayant de 0m.70 à 1 S* de largeur. Les échelettes qui les supportent L dirigées transversalement ou parallèlement à la Lbeur de l’atelier. Quoi qu’il en soit, toutes les
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- BATIMENTS.
- 188
- '0
- travées sont séparées par des passages ayant 1 h11 de largeur.
- Les tablettes ont, suivant les circonstances, de O81' ‘ à lm.20 de largeur. Les poteaux qui les soutien^ sont espacés les uns des autres de lm.50 à lm-^ . réunis deux à deux par des traverses dans le de la largeur et de la longueur de la travée. Lad tance qui sépare les tablettes doit être de 0m.50. .
- Les planchers qu’on établit dans les passage5 ' 2 mètres les uns des autres dispensent les ouvfl6 ^ d’avoir des petites échelles doubles ou de graI1; marche-pieds pour alimenter ou déliter les veh soie sur la troisième ou quatrième tablette. Par °e disposition, on remplace les échelles par de sitaP tabouretsjm escabeaux munis de roulettes.
- Les cadres mobiles qu’on pose sur les traverses échelettes ont un fond à claire-voie ; ils ont de Q0‘ à 0m.05 de profondeur.
- Tous ces ustensiles ont pour complément , échelles et des sacs qui servent dans la récolte feuille et un fourneau spécial qui permet de y périr les chrysalides avant de livrer les coconsa vente. !
- Ce fourneau consiste en une. maçonnerie enw°| pant une chaudière en fonte, celle-ci est surnao11. d’un tonneau ou d’un cylindre en métal ferme y un couvercle qui est, comme le fond, percé de a0., breux trous. Cet appareil est muni dans tout0^ hauteur de séparations aussi percées de trous ^ lesquelles on place les cocons qu’on veut étow\( en les exposant pendant 15 à 20 minutes à l’a^, de la vapeur produite par l’eau déposée dans la dière.
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- DU CLAPIER OU LAPINERIE. 189
- Lorsque le tonneau ou cylindre ne possède pas de ^Parafions horizontales, on y introduit des corbeilles 'e]hplies de cocons.
- VII, fig. 23, 24, 25, 26, 27, 28).
- SECTION VIII.
- DU CLAPIER OU LAPINERIE.
- clapier, que l’on nomme aussi lapinerie, est le j liment dans lequel on élève et on engraisse les aPins domestiques.
- Le lapin est un animal rustique, mais délicat. Il 6 réussit bien que quand on le confine dans un le . t sec et saio- H redoute à un point extrême s lieux frais et les sols humides. C’est pourquoi il ^ placer le clapier dans un lieu aéré et à mi-soleil, «ans les circonstances ordinaires, on établit au a~est ou à l’est, le long d’un mur ou d’une con-Action, des çases superposées garanties de la pluie ar un auvent formant une saillie de 0m.50 à 0“.60 a r la façade de la lapinerie. Cette petite marquise aUssi pour avantage de protéger les ouvertures des a ânes d’un soleil ardent.
- fa première rangée de cabanes repose sur un s assH' de maçonnerie ayant 0m.40 à 0m.50 d'épais-c6Ul>- Ce soubassement a pour effet d’éloigner ces ases du sol et de l’humidité. Il est utile, si on le
- de construire ce massif avec de bons matériaux ]és par un mortier hydraulique.
- .es cases sont séparées les unes des autres par des ŸQ,1S(?ns montées en briques. Elles peuvent être toutes
- des
- ,ees avec des briques placées à plat et soutenues
- tringles de fer.
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- 190
- BATIMENTS.
- L’aire de chaque casé est revêtue de carreaux b, sonores, c’est-à-dire aussi peu absorbants que p°sSl
- ble et inclinée du dedans au dehors. Ces carre9 peuvent être posés sur un léger bain de ciment Portland, afin qu’ils soient bien reliés les uns
- U*
- d*
- ai)*
- autres et que les urines ne puissent plus tard s’m11 trer entre leurs joints.
- L’ouverture de ces cabanes doit être disposée , feuillure afin qu’on puisse y fixer un dormant ( d’un châssis garni d’une toile métallique à pe^ mailles, pour que les rats ne puissent y pénétrer-On donne à ces cabanes les dimensions subaJl tes :
- Largeur. . ........................0m.75
- Profondeur.........................0m.60
- Hauteur. 0m.30
- De telles cases conviennent très-bien pour un0 melle portière. On peut au besoin y loger peu01,, quelques semaines une portée de lapereaux w leur sevrage.
- Pour éviter que les urines tombent de caban0
- cabane, on dirige la pente des aires des cases
- $
- les cloisons, et on établit en ciment de Portland ^ petite rigole que l’on fait communiquer avec un Pfi() tuyau de descente en poterie fixé dans la faead0 formant sur celle-ci une saillie de 0m.06 à Lorsqu’on veut spéculer plus en grand sur 1 ® p vage et l’engraissement du lapin, il faut établir 9 * un véritable clapier, soit à l’intérieur d’un bâtifl1^ soit sous un hangar fermé au nord et à l’ouest P un mur et à l’est et au sud par un grillage. J Ce clapier doit être aussi situé sur un terrait1 g j
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- et bie:
- DU CLAPIER OU LAPINERIE.
- 191
- SeDt
- iri pavé ou carrelé, afin que les lapins ne puis-
- gi’atter.
- lo^nd le bâtiment a été ainsi disposé, on établit le jn du mur, à l’aide de membrures, des cases ayant de largeur, 0m.75 de profondeur et 1 mètre de 6f, eilI“- Les femelles exigent environ 1 mètre carré e’e fS ^âles lm.50 carré. Les séparations sont pleines, Hjj '^~dire en planches ou à claire-voie, ce qui vaut car les lapins ont besoin de se voir. La façade % °U'*0UI'S S'urine d’un grillage métallique. Chaque î,lffne est munie d’une petite porte et d’un châssis Wa 6 formant couvercle. Ce châssis doit être gril-
- (6ï cases, destinées aux femelles lapinières, ren-fotérieurement un nid à demeure construit J>lctues ou en bois. L’un des côtés de cette petite l^e Présente une ouverture ogivale. d Partie du hangar non occupée par les cabanes
- PpUr le service. On peut la sabler et y laisser en Wn e tous les jeunes lapins pendant le jour si le <fs beau.
- Case doit être garnie d’une augette dans 6 0n Repose l’avoine, le son, les carottes divi-4g ’ etc., et d’un petit râtelier fixé à 0m.10 au-dessus cL 0 et destiné à recevoir le foin ou les feuilles de etc.
- fomier de lapin développe une odeur peu agréa-
- it
- due conservent facilement les murs, les plan-
- lï^ejje sol. Pour que le clapier puisse être toujours
- ifjyj dé comme bon, il est utile tous les trois mois
- 'loi 11 oe bien laver à l’eau de chaux les cabanes j^fot momentanément vides, departement des Bouches-du-Rhône possède des
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- 192 BATIMENTS.
- clapiers bien disposés et à l’aide desquels on speCU; très-heureusement sur la multiplication et l’en»1'^, sement du lapin domestique et du lapin bélier-clapiers ont, outre les loges pour les lapinières, cases ayant 2 mètres à 2m.50 au carré dans lesqu^ on réunit les jeunes lapereaux après leur sevrai On doit prendre toutes les précautions vowl pour que les chats et les gros rats ne puissent truire les lapereaux.
- (PL VII, fig. 29, 30, 40, 31, 32, 33, 34, 35.)
- SECTION IX.
- DU RUCHER.
- Le rucher est une petite construction qui se1'1, abriter les ruches contre la pluie, la neige, le »^ les vents violents et les rayons trop ardents du leil. ;
- Un rucher doit être aussi simple que possi^6) moins qu’il soit placé dans un jardin ou un par(h qu’il soit regardé avant tout comme une constmc décorative. ' j
- Lorsqu’on a pour but principal de réaliser de^ néfices en élevant des abeilles, on dispose le de manière qu’on puisse y loger plusieurs de ruches situées les unes au-dessus des autres- | Un rucher simple n’occasionne pas de grand6* ,, penses. On l’établit à l’aide de petits poteaux r ; sur deux lignes, comme s’il était question de c ; truire un appentis très-étroit. Les poteaux situe*ilf le fond peuvent avoir 2m.30 à 2«.50 de hatdj ceux de la deuxième ligne établie sur le deV®11^ rucher n’ont que 1«.33 à lm.75 de hauteur.
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- DU RUCHER.
- 193
- es autres reposent sur des dés en pierre ou sur un I. Passif de maçonnerie ; ils sont reliés entre eux eurs parties médianes et à leurs parties supé-D ïes par des traverses. Le tout est couvert par de ^ Js chevrons qui supportent un toit de chaume, k.Ce, fI11' vaut mieux, par des ardoises. Le fond est par des voliges ou une cloison en briques po-s sur champ. On peut aussi le fermer à l’aide de
- ^aSSons.
- u.; est utile de ménager une porte dans un des f pour qu’on puisse passer aisément derrière les aes, et d’établir dans chacun des côtés une petite ^erture, munie d’un volet mobile, pour pouvoir ( >er le rucher quand la température est très-élevée.
- . a proposé souvent de garnir le fond des ruchers, Sl établis, par un treillage sur lequel on laisse lQiper de la vigne vierge ou de la clématite. Ce - yen laisse beaucoup à désirer, car s’il est favorable iri a circulation de l’air pendant l’été, il a le grave j °Uvénient de ne pas protéger les ruches pendant jver contre les vents froids.
- J"a partie supérieure, sur la façade, pourra être dis-See de manière à former un petit auvent, j ^rt tel rucher sera muni de deux ou trois rangées 0«! Le premier rang est élevé de Üm.20 à
- Q ‘’l't au-dessus du sol, selon que ce dernier est plus ‘hoins sec. La deuxième rangée est située à 1 mètre apV!r011 (ie l’aire du premier étage. En général, les filles chargées de butin ne volent pas très-haut, s°uvent elles tombent à terre quand elles doivent eindre des ruches placées à plus de 2 mètres au-dessus du sol ; c’est pourquoi on se borne le plus or-'Uaicernent à établir deux rangées de ruches.
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- 494 BATIMENTS.
- Un rucher à deux tablettes et ayant 5 mètre® longueur, peut contenir vingt ruches ordinaires 0m.36 à 0m.40 de diamètre.
- Les tablettes doivent avoir 0m.3o à 0.40 de *9 geur. En outre, il existera entre les ruches et ^ fond du rucher un passage ayant environ largeur. Cette allée dispense d’établir çà et là ; portes dans la cloison, et elle facilite la circulé1 de l’air.
- Les ruchers très-étroits, ceux dans lesquels le® ’q ches sont adossées contre la cloison du fond, ^ défectueux, en ce que la chaleur, pendant l’été, 1 t très-élevée et oblige les abeilles à déserter les rucl^' De plus, à la lin de l’hiver, c’est-à-dire vers la j de février, les premiers rayons du soleil y la température, ce qui engage les abeilles à s°ïü des ruches souvent beaucoup trop tôt.
- Le devant et les côtés du rucher seront sablés0 garnis de graviers et toujours exempts d’herbes. (
- Exposition. — Un rucher est bien situé lorsqu’il Ç5 exposé au sud, à l’est ou au sud-est, et qu’il est ab1'1 des grands vents et surtout des vents du nord. -
- En outre, il est très-utile qu’il soit un peu éloia1)' des routes qui deviennent poudreuses pendant les cheresses, des granges ou des greniers dans lesqüe on procède au battage ou au nettoyage des gra^ des étangs et des marais qui donnent naissance de fréquents brouillards.
- Laboratoire. — Quand le rucher a une certalP importance et lorsqu’il est un peu éloigné de l’habit9 tion, on a intérêt à y annexer une petite maisonn®^ faite avec des planches ou des briques. Ce laio^' toire sert de magasin. Il renferme les ruches videS'
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- DU CHENIL. 195
- '51
- stensiles de l’apiculteur : le masque, le couteau, p ^oir, les vases nourrisseurs, etc., etc. n !^° petite maison peut être adossée au rucher C • er^,0im'e à l’est, au sud et à l’ouest par des L6ll^s garnis de ruches. La porte qui donne accès Ce laboratoire, ainsi que les fenêtres qui l’éclai-, > sont situées dans la partie exposée au nord.
- 1 *• VU, fig. 37, 38, 39).
- SECTION X.
- DU CHENIL.
- ues exploitations possèdent ordinairement des Us de garde et des chiens de bergers. Ces ani-J?* s°nt logés dans des constructions spéciales ap-ç®8 loges à chien.
- st es4 loges sont construites en pierres ou en briques l}./JOtées, afin qu’on puisse les flamber quand les a118 °nt des tiques ou des puces.
- Nf1 (^onûe à ces loges 0m-90 de largeur, 1 mètre de ^ °hdeur et û“.90 de hauteur. On les termine par toit, et on peut au besoin les établir dans K lJelfie cour grillagée, si les animaux doivent vi-eri liberté..
- CHAPITRE II.
- G
- °Dstructions servant à préparer les produits des animaux.
- VfS ^Hoïents dans lesquels on manipule les pro-s fournis par les animaux sont les suivants :
- fo Laiterie, ç Fromagerie.
- 08 bâtiments ont une grande importance dans la
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- BATIMENTS.
- 196
- région septentrionale de la France. Les laiteries P tent pour ainsi dire pas dans la Bretagne, le ' la Sologne, le Limousin, le Quercy, «te.
- SECTION PREMIÈRE.
- DE LA LAITERIE.
- à
- La laiterie est le bâtiment dans lequel on le lait après la traite des vaches.
- Situation. — Ce bâtiment doit être situé r l’habitation, afin qu’on puisse y apporter une sût lance de tous les instants. Lorsque la laiterie est gnée : 1° de la maison de l’exploitant; 2° de la^ rie, non-seulement on perd beaucoup de temps les travaux, mais le nettoiement des ustensiles6 jours lieu avec moins de succès, surtout si la h1 ne comporte pas une pièce accessoire destinée à1’ voir un fourneau et une chaudière.
- Quelquefois il est nécessaire de sacrifier le r& chement au voisinage d’un puits, d’une fontai d’un cours d’eau. Ainsi, il n’est pas rare de fermes où la laiterie est éloignée de la maison f cipale de 40 à 60 mètres, soit qu’elle soit isole6 qu’elle soit attenante à d’autres bâtiments.
- Toutes choses égales d’ailleurs, il faut que la rie soit située dans un endroit sec et aéré, efi autant que possible au nord et au midi. Il est P tant, en outre, qu’elle soit éloignée de lieux m6 et infects, des bâtiments ou des routes qui pel1 produire de la poussière.
- L’exposition du nord et de l’est doit être reg* comme mauvaise dans la région septentrionale- j
- Il est très-utile que la laiterie soit abritée, au11
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- DE LA LAITERIE. 197
- des bâtiments, soit par des murs, et au midi (jjl6s arbres qui modèrent, d’une part, les vents s et violents, et l’autre les rayons solaires très-
- Peut décorer la façade de la laiterie en y lais-k}] ^niPer du chèvrefeuille de Chine, arbuste à ( ^persistantes et à fleurs ayant une odeur très-^ ei du jasmin, des rosiers multiflores, etc. ^Position. — Une laiterie doit être simple, pro-®t élégante, mais commode ou bien disposée. e se compose de deux pièces :
- ^ la laiterie proprement dite ;
- la laverie ou pièce de service.
- ^ laiterie
- sera parfaite si la laverie est précédée ^e petite pièce formant antichambre et se trou-
- lt
- a ailssi en communication avec la laiterie.
- ^ bâtiment varie beaucoup dans sa manière d’être, j/ diverses fermes, il est situé au rez-de-chaussée ; d’autres, en Flandre par exemple, il occupe la d’une cave.
- ^ |aiteries situées au rez-de-chaussée, mais ayant ^aire en contre-bas de 0m.20 à 0“.30 du sol de la sont les meilleures et les plus commodes, si jj 'dcinent des eaux de lavage y est possible. ails diverses localités, ces bâtiments sont termi-tjar une voûte surbaissée ou en plein cintre ; dans . tïes contrées, elles sont dominées par un plan-^ Plafonné.
- t6s Coûtes sont préférables aux plafonds, parce que Illpérature de la laiterie y varie beaucoup moins,
- Pari
- que les araignées y attachent plus difficile-leurs toiles.
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- 198 BATIMENTS.
- Sol. — L’aire de la laiterie doit être un pel’ ^ née, afin que les eaux de lavage puissent passf,r la chambre de service ou directement au deh^ On la couvre d’un béton, d’un ciment hydr^i ou de pierres calcaire, granitique ou schiste^ , jointoyées, ou bien encore de carreaux ordinal ^ de carreaux calcaires blancs et noirs cimente5 soin. _
- Les aires en terre ne valent rien ; le lait <1% répand les pénètre aisément, ne tarde pas à aiS { à développer une odeur qui est peu favorable àd servation du lait. . m
- Les murs devront être enduits avec un ®ortu | draulique. Les enduits en plâtre y durent Pe # doivent être garnis, au-dessus de l’aire, d’uni’9^ pierres de taille ou de grands carreaux de b°°n0^p lité. Ces pierres ou ces carreaux formeront un ^ table soubassement placé en arrasement avec j, pissage ; elles ont l’avantage de rendre le laVa® la laiterie beaucoup plus facile. _ .,0_ P
- Les murs ne peuvent pas être peints à l’^11*# peinture à la colle ou la peinture au lait s°n dont il faut faire usage. ,
- Ouvertures. — Les fenêtres doivent être ». $ vantaux sans imposte et ouvrir intérieure®6 ^ fenêtres peuvent être vitrées avec des v&ttBS ^ bleu, orange ou rouge, afin de modérer l’action^ pÿ lumière sur le lait déposé dans la laiterie, et a ^ venir l’activité des mouches qui pénètrent dan ^ ^ timent. Cette décoration n’occasionne p&s. ul^ge i6 gTande dépense supplémentaire ; elle dup^g^ mettre des rideaux aux fenêtres et rend très l’intérieur de la laiterie.
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-
- ‘est'
- DE LA LAITERIE. 199
- itl} ‘ nécessaire de garnir ces fenêtres extérieure-^, Uri(‘ toile métallique destinée à empêcher les \lt 'es les pailles et les feuilles chassées par le 1^’ e Pénétrer dans la laiterie.
- i^0'^e d’entrée, si cela est possible, aura accès S ,p Vestibule. Quand elle établit une communica-entre la cour et la laiterie, on est souvent let laisser momentanément ouverte. Alors, si les jï*s est chaud ou si le vent est violent, les mou-a P°!issière, etc., arrivent facilement dans la ^ Xou‘dent le lait déposé dans les terrines. Si^MENT de la laiterie. — L’intérieur de la b p n°it être occupé :
- ‘6Str vUn ^assin ou une vasclue alimenté par un > p° ‘net ou un jet d’eau ;
- Ya r une rangée de tablettes destinées à recevoir 3o pes Emplis de lait ;
- s:: ^De table à tiroir sur laquelle repose une
- Ig h
- sera assez profond pour qu’on puisse, 'Map. Y mettre à rafraîchir les vases remplis
- ^ Schi | c^es doivent être en pierre calcaire dure ^ lesS 6llSe ’ e-d°s sont soutenues par des corbeaux J0llSoles en fer scellés dans la muraille. Il faut fv j Soutenir ces tablettes par des jambages en f.^le e eP°sant sur l’aire de laiterie et le long du fi iaiRE Pierre de taille qui est à la base de l’enduit.
- Présentent des angles qu’on nettoie dif-
- MtsitD'116 ^ Ces tablettes 0m.60 de largeur; elles %ïie °es à Üm.75 environ au-dessus de l’aire de la
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- BATIMENTS.
- 200
- On garnit le mur qui les domine d’un ou de d rangs de carreaux de faïence. Ces carreaux ren le nettoyage des tablettes beaucoup plus facile' On peut, si cela est nécessaire, établir, à O01-'*1 la tablette en pierre, une tablette en chêne aî 0“.35 de largeur. Cette tablette sera munie d’u11 bord de 0m.03 à 0m.04 ; elle sera destinée à rec^ les vases vides.
- Laverie. — La laverie sera garnie d’un muni d’une chaudière avec robinet de vidange»a évier et de quelques tablettes en bois.
- On fera une excellente chose, au moment construction du fourneau, de le disposer de mal11 qu’il puisse chauffer la laiterie pendant l’hiver.
- Enfin, si cela est possible, on établira dans la^ rie un robinet destiné à procurer de l’eau. , Les vases une fois bien nettoyés sont exposés àd tion du soleil sur des bancs spéciaux situés au-d^ de la laiterie. i
- C’est dans la laverie qu’on opère le barattage 11 crème, le délaitage et le pétrissage du beurre. ,,
- Le beurre une fois préparé est porté dans la ^ rie. On peut le mettre dans le bassin s’il a b® d’être raffermi. ,
- Les eaux de lavage doivent se perdre, à l’inté1’1^ de la laverie, dans une gargouille ou dalle cr0ljS communiquant avec l’extérieur. ^
- Ustensiles nécessaires. — La laiterie doit po@s® des seaux à traire, des vases destinés à recev°* lait, une passoire ou un tamis, une crémière baratte, un vase à délaiter, une table et une bo* et ses poids.
- Les vases dans lesquels on met le lait à crémer
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- DE LA FROMAGERIE. 201
- ; ils sont en grès, en terre non vernissée ou en s blanc. La crème monte plus promptement et plus
- Kj^Plétement à la surface du lait, dans des vases . s ou des terrines plus étroites à leur fond qu’à la JÇrficie, que dans des vases étroits et élevés. Dans e Hues exploitations, à l’abbaye de Meilleraye par jj^Ple, on emploie de préférence des vases plats en
- crémière est un vase étroit, un véritable pot à 'te ouverture, afin que la crème qu’on y dépose se serve fraîche plus longtemps. La crème sur la-l’air agit avec intensité s’aigrit assez prompte-
- (f>1- VIII, fig. 1, % 3, 4, 9, S, 6, 8, 13, 17).
- #
- SECTION IL
- | DE LA FROMAGERIE.
- fromagerie est le bâtiment dans lequel on fa-ÎUe des fromages.
- H 6 bâtiment comporte toujours plusieurs pièces;
- ,jjls celles-ci varient quant à leur nombre et à leur position intérieure, suivant le fromage qu’on se JPose de fabriquer.
- fabrication des fromages à pâte molle, comme ^r°mage de Brie, le fromage de Camembert, le fro-de Neufchâlel, etc., oblige à avoir trois locaux I ^différents les uns des autres : 1° la laiterie, où » ad est mis en présure et dans laquelle le caillé s’é-l^tte dans les moules ; 2° le séchoir ou haloir, dans H(d les fromages se sèchent et commencent à fermier ; 3» Yaffinoir ou cave dans laquelle les froma-s s’affment ou se perfectionnent.
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- 202 BATIMENTS.
- La fabrication des fromages à pâte cuite, coin1111' : fromage de Gruyère, le fromage de Hollande, etc->J cessite aussi trois locaux spéciaux : 1° la ,
- à lait; 2° la cuisine, avec son foyer et la presse;^' magasin aux fromages. .
- Les autres fabrications, comme le fromage & que fort, par exemple, obligent à avoir des 1°6J particuliers. .
- Les séchoirs à fromages et les caves dans lesque, se fait l’affinage, sont garnis de tablettes plus ou fl10’ espacées et résistantes selon le poids et le volufii® fromages qu’on fabrique. ,
- Dans la fabrication des fromages à pâte fl1^
- comme dans celle du fromage de Roquefort, Vf, ripur du haloir est occupé par une ou deux étage*1 Les caves dans lesquelles on dépose le Gruyère 0 seulement leurs murs garnis de tablettes.
- Les tables à égoutter sont en bois ou en pierre rainures ; elles sont situées dans la laiterie ou $ la pièce qu’on désigne sous le nom de fromaS^ Le petit-lait tombe sous la table dans un baque (PL VIII, fig. 14, 16, 17, 11, 12, 20, 7, 19).
- CHAPITRE III.
- Constructions servant à loger les produits des Végétaux.
- \i
- Les bâtiments dans lesquels on emmagasine ^ produits fournis par les végétaux sont au nombre six, savoir :
- 1. Granges,
- 2. Greniers,
- 3. Silos,
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- 203
- DES GRANGES.
- Bâtiments vinaires et alcooliques, h. Fournils et buanderies,
- 6. Séchoirs.
- Pressoirs et les magasins à cidre sont complètes des bâtiments vinaires.
- SECTION PREMIÈRE.
- DES GRANGES.
- ^ granges sont de vastes bâtiments dans lesquels ; e°âserve les céréales en gerbes et quelquefois les Nnbottelés.
- ^ bâtiments ont une grande importance dans à céréales. Ils ont de 7 à 12 mètres de lar-! ’ sur une hauteur de 6, 7 ou 10 mètres. Leur tur est très-variable, mais chaque travée ou ^ compris entre deux fermes, a ordinairement f a 5 mètres de largeur. Ils doivent être exposés i'stj ou au nord.
- ^ granges sont de deux sortes : les unes sont (tûtes en pierres ; les autres se composent de reposant sur des massifs de maçonnerie ou s dés en pierre de taille, reliés entre eux par ,tPfhx de Saint-André, et revêtus extérieurement de tes en parties superposées. Ailleurs, la pierre et ,, 's sont remplacés par des murs en briques ayant I tnde solidité.
- Quirs en maçonnerie doivent être faits avec des jtux n’ayant pas l'inconvénient d’absorber et de , * humidité atmosphérique pendant l’automne et On s’oppose à la poussée des murs par la thte et la toiture quand les granges ont une ^ portée, en fixant à chaque travée, un ti-
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- 204
- BATIMENTS.
- rant en fer armé d’une ancre à ses deux extre^ (voir p. 123).
- Quand ces constructions sont très important' a intérêt à terminer la partie supérieure des par une suite de degrés. Ces pignons à red sont pas très-coûteux, lorsque les matériau* ployés sont de bonne qualité. Ils ont l’avant^6 rendre plus facile et plus .prompte l’extinction de cendies.
- Lorsque les granges sont vastes et élevées,0,3 consolide par des contre-forts adossés aux fact>’ térieures des murs. Ces gros piliers permettenta derniers de résister contre la poussée du comb^
- Les murs de face présentent à chaque travee> toutes les deux travées, une ouverture ayant i de largeur. Cette baie est fermée par une p°f, deux vantaux, lorsque ceux-ci se développent rieurement, ou à un seul vantail, quand la porte®, plique extérieurement contre la façade. Ce d^ mode de fermeture des baies des granges n’es * parfaite, parce que la porte s’applique mal conb'l ouvertures que les brocs des calvaniers ont(l riorées. .
- Ces ouvertures doivent être situées à 3 rnètr6® viron au-dessus du sol. j
- Les granges présentent ordinairement de g^. ouvertures qui permettent aux voitures d’y aisément. On a intérêt, lorsque les circonstaU^ permettent, d’établir dans les deux faces des P0( charretières vis-à-vis l’une de l’autre. Alors la c. rette chargée entre par une porte, s’arrête d^ grange, et sort par l’autre ouverture, quand 6 été déchargée.
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- DES GRANGES.
- 205
- .Ces grandes baies sont fermées par des portes P^etières ayant deux battants qui se déploient ex-^eiirement et complètement, que Ton ferme inté-ePeinent à l’aide d’une bascule en bois, à laquelle ^ fixée une tige en fer qui donne le mouvement, portes ont de 3 à 4 mètres de largeur, et 4 à 5 de hauteur. L’un des deux vantaux est muni llI1e petite porte fermant à clef, afin qu’on ne soit ^ toujours obligé d’ouvrir l’un des battants quand _yeut pénétrer dans la grange. est dans les granges que sont situées les ma-qui servent à égréner les céréales. Ces ma-0GCupent, dans ces bâtiments, des positions
- %
- diverses. Tantôt, elles sont situées au centre de frange ; tantôt, elles ont été établies à l’une des
- ,f3Iuités. Dans le premier cas, le battage des cé-se fait plus vite et plus économiquement, qu’il faut moins d’ouvriers pour déplacer les Pes et alimenter la machine. Dans le second, on . d moins de place, et on peut souvent établir le çi eUr de la machine à l’extrémité de la grange, en „ors du pignon.
- j ,^and
- les circonstances le permettent, on a intérêt
- la machine à battre entre les deux passages ^Vorsaux ou les quatre portes charretières qui se ^ esP°ndent deux à deux, c’est-à-dire au centre tri))Irie de la grange, mais parallèlement à l’un des qd'8 de face. Alors, on établit le manège ou la ma-tjj^6 fi vapeur en dehors de la grange, dans un bâ-
- ^liônt annexe et spécial. Ce bâtiment est en eom-qfifiication directe avec la grange, à l’aide d’une ou deux petites portes.
- fies murs intérieurs et extérieurs des granges doi-^Wstructions agricoles* 12
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- 206 BATIMENTS.
- vent être bien enduits et ne présenter aucune ou* ^ ture dans lesquelles puissent se réfugier les soui’lS les rats. ,
- Il est utile que l’aire soit bétonnée et un peu è vée au-dessus du niveau de la cour.
- Depuis quelques années, dans diverses expb^. tions, on protège les portes charretières des g|,allrf par des marquises couvertes en ardoise ou en 21 ^ Ces grands auvents empêchent la pluie et la neig0 pénétrer dans la grange quand les portes sont oib ( tes, et elles permettent d’entasser momentané®1^ et pendant le battage, un grand nombre débotté paille en dehors du bâtiment.
- Chaque mètre cube permet ordinairement u ' granger 100 kilogrammes de tiges et grains oü gerbes.
- Dans la région septentrionale de la France» f gerbes ayant, en moyenne, lm.30 de longueur 0m.40 de diamètre, pèsent de 10 à 12 kilog. OU compte, après l’engrangeaient, de 8 à 10 par i11'-1 cute. j
- Aire a battre. — Lorsque le battage est e%1-1 .. au fléau, on établit une aire à battre sur le sol I la travée dans laquelle est située la porte P1'111 pale. I
- L’aire à battre d’une grange doit avoir 4 môtreS . largeur ; on la prépare de diverses manières :8 { quelques localités, on y délaie de l’argile plaStJ'|j|, ou de la terre franche, que l’on bat ensuite trèï'1^, formément. Lorsque cette terre a été bien coi'^ â on la couvre d’un peu de paille, on ferme la et on la laisse sécher très-lentement, afin qu’efle l^i sente le moins possible de crevasses. Quand
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- DES GRANGES.
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- ^que sèche, on la couche d’une couche de sang j,eûoeuf! Ce liquide, en se séchant, glace l’argile et i%êche de devenir poudreuse sous l’action de la ^ du fléau.
- Paris
- d’autres contrées, on forme des aires de
- très-solides en y appliquant un béton hydrau-11 e °u une couche de ciment de Portland.
- Eiüi
- Relient
- «ume
- au, quelques cultivateurs renoncent àcesmoyens, et battent le sol, le couvrent d’une couche de
- et y fixent, pendant qu’il est encore chaud et
- j^de, des lambourdes sur lesquelles on établit un ^ett^61? ^'en j°int°yé ^ Euide de rainures et lan-
- es.
- k Pu°i qu’il en soit, les aires à battre établies d’a-i.j ,‘s Ces divers procédés doivent être limitées à droite gauche par une pièce de bois appelée rabal-grain Ijn un petit massif en maçonnerie ayant 0m.50 à Wt ” ^auteur- Ces petits murs protègent l’aire à ue permettent pas la circulation des véhicules (]f; Ultérieur de la grange et ils empêchent le grain ^ Se uièler aux céréales emmagasinées dans les tra-e* Voisines.
- Æ IX, % *, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10,11, 12,13,
- ’19 et 30).
- ^uvrs-gerbiers. —Les fermes qui n’ont pas de <fo.p®es assez vastes pour loger toutes les céréales ^ç?^es récoltent, mettent en meules les gerbes qui l(l)ij((lent la quantité que les bâtiments peuvent con-
- (ju^Verses exploitations, pour éviter les inconvénients Qtlt Présente la conservation des céréales en meules, (jllejait construire de grands hangars-gerbiers. Dans fiues-uns de ces bâtiments il existe une machine
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- 208 BATIMENTS.
- à battre, mise en mouvement par un manège ou P3Î une transmission.
- Ce moyen de loger les gerbes que les grangesot' dinaires ne peuvent contenir, est très-économi^1 parce que le transport des céréales à l’intérieur de ferme se fait vite et facilement par tous les temps-Ces grands hangars servent aussi à loger les pa^e. lorsque les céréales ont été battues, ou au furet mesure que le battage laisse une travée vide.
- (PL IX, fig. 15, 16, 17, 18, 21, 22, 28, 29).
- SECTION II.
- DES GRENIERS.
- goi)S
- Les greniers sont de deux sortes : les uns serV' à loger les grains, les autres sont utilisés dans conservation des foins.
- A. Greniers a grains. — Les greniers à gfa sont simples ou à plusieurs étages.
- Les greniers à grains ordinaires sont situés les combles et au-dessus des étables, des écuries des maisons d’habitation. Ils doivent être exp°f ' autant que possible, au midi et au nord. L’exposd10. de l’est est excellente, mais celle de l’ouest est p®( favorable à la bonne conservation des grains, sm’t° dans les régions de l’ouest et du nord-ouest.
- Ces greniers doivent être dominés par une $$ pente ayant un entrait retroussé, afin qu’on puis8®, circuler librement. Il importe aussi que la nmral , qui excède le plancher ait au moins 1 mètre de teur. Quand le toit, le long des murs, est très-^
- proché du plancher, un ouvrier est forcé de Prel1
- dre de grandes précautions pour ne pas se bleSse
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- DES GRENIERS. 209
- c°ntre les chevrons quand il procède au pelletage des
- ^’aiiis.
- Le plancher est simple ou composé, suivant la fartée dans œuvre. Nonobstant, il doit être suffisam-^eiit résistant pour porter, sans fléchir, une épais-Seur de hlé ou de seigle de 0m.60
- Le plancher est revêtu de carreaux ou de planches Semblées à rainures et languettes. Les carreaux s°ûores, réguliers et à surface unie constituent des ^res qu’on peut regarder comme bonnes, surtout si carreaux ont été posés sur un excellent mortier.
- ^’en est pas de même des carreaux tendres, mal Cllits ou de mauvaise qualité; ces carreaux s’usent ^'e et produisent successivement une poussière rou-Seâtre qui ternit le grain et diminue sa valeur alimentaire et commerciale.
- Les souris et les rats dégradent souvent le crépisse à la hauteur de l’aire, pour pouvoir se réfugier ans la muraille ou passer de la pièce inférieure dans e Renier. On s’oppose toujours à ces dégradations 611 Plaçant les rangées de carreaux les plus externes de manière à ce qu’elles touchent bien le nu du mur. vUand le carrelage a été ainsi exécuté, on le com-mete en appliquant le long du mur une rangée de ^1>ands carreaux carrés ou deux rangées de carreaux ®arrés ordinaires. Ces carreaux doivent affleurer l’en-. Ulb et ils reposent sur le carrelage placé horizonta-enient.
- Le bandeau a aussi pour avantage d’empêcher la Lmie, pendant le pelletage des grains, de détériorer 0 Cl>épissage.
- i Les planchers en bois sont plus légers que le car-lelage, mais ils sont moins bons, parce que les rats
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- 210 BATIMENTS.
- et les souris les percent souvent, parce que les plaI1 ches qui les composent se déjètent, se fendillent $ prennent du retrait, et laissent voir alors des dans lesquelles se réfugient aisément les char811 çons, alucites, teignes, etc.
- Les fenêtres et les lucarnes qui ne servent paS a la réception et à la sortie des grains, doivent ^ dominées par un auvent pour que la pluie ne totf^f pas dans le grenier, et être munies d’un grillag6 ® mailles serrées, afin que les oiseaux, lorsqu’elles soa ouvertes, ne puissent pénétrer dans le bâtiment.
- Les persiennes aèrent bien les greniers, mais eHe? ont l’inconvénient de ne pas empêcher les rats, ^ souris, les oiseaux, etc., d’y pénétrer.
- Les lucarnes, les portes et les fenêtres par lesquel^ on sort les grains ensachés, sont fermées par des porte' pleines à un seul vantail ou à deux vantaux, s’oir vrant soit en dedans, soit en dehors. Ces ouverture sont appelées déchargeons.
- Lorsque les greniers ne comportent pas de très vitrées, on établit parfois, çà et là sur la toituï®1 des châssis à tabatière munis de verres doubles, a^ que ces derniers puissent résister à l’action de grêle. Ces châssis doivent être fixes. Ceux qu’on oih'10 pour aérer le grenier peuvent, par négligence, rester ouverts pendant la pluie et permettre à celle-ci a mouiller le grain et d’altérer sa qualité. ,
- Les greniers à grains ayant plusieurs étages s011 économiques, mais on ne les rencontre que sur Ie5 grandes exploitations ou dans celles qui possèdent bâtiments de construction moderne.
- Les divers étages communiquent entre eux par seul escalier. Us ont les uns et les autres 2m.500
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- 5 DES GRENIERS. 211
- j ^ètres de hauteur au maximum. Ils sont munis de ou de portes grillagées, ou leurs ouvertures /' garnies de persiennes à lames mobiles.
- centre du bâtiment ou à l’une de ses extrémi-011 remarque à chaque étage, depuis le premier ^cber, une ouverture carrée fermée par deux volets j, ^les. C’est par ces trappes successives et à l’aide
- corde engagée dans une poulie et s’enroulant
- un treuil à manivelle, qu’on élève ou qu’on dessacs remplis de grains. Ce monte-sacs ou
- es^ disposé pour elever ou des-
- (lr® les sacs en dehors du bâtiment.
- ^ 11 établit parfois dans ces greniers des conduits qui communiquent d’un étage donné à un à inférieur. Cette poche sert à déplacer les grains j7e manière rapide et économique.
- ^oine étant moins lourde que les autres grains, j ebe emmagasinée dans l’étage supérieur.
- % ïez“de-chaussée de ces greniers à étages succes-jpj, est souvent disposé en hangar. On y loge alors Ma. ^uinnes, les appareils, les voitures qu’on doit ^Cer dans de bonnes conditions de conservation.
- |ûf ^ctre carré peut contenir 6 hectolitres de grain, ^îu’on donne au tas 0m.60 de hauteur.
- 6 hectolitres représentent un poids total de ^ de froment. Cette charge est le poids maxi-se î11 <ïu’un plancher composé bien établi et ayant j. fuient 5 à 6 mètres de portée, peut supporter J5 fléchir.
- général, dans l’établissement des planchers à |6s lt|S5 il faut éviter les longues portées et adopter planchers composés. Quand on doute de la force Poutres, on soutient celles-ci à leur partie mé-
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- BATIMENTS.
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- diane par des poteaux reposant sur des dés en W et engagés à leur partie supérieure dans des chapP en fonte fixées sur la face inférieure des poutres-
- (PI. IX, %. 20, 23, 24, 25, 26, 27). _ ^
- Mobilier des greniers a grains. — Le mobilier greniers à grains se compose d’appareils et d’us* siles spéciaux.
- Suivant les localités et les plantes cultivées sur ploitation, on trouve dans ces greniers :
- 1° Des tarares ou ventilateurs ;
- 2° Des trieurs ou des cylindres cribleurs;
- 3° Des cribles à main ;
- 4° Des pelles, des balais et un râble;
- 5° Des mesures et une bascule ;
- 6° Des sacs ;
- 7° Une planche à charger ou décharger ou p^ glissoire, ayant des rebords longitudinaux.
- La planche à charger repose d’un bout sur déliés de la voiture (à charger, et de l’autre s’,!l seuil du déchargeoir. , I
- Puis des planches munies de consoles, afin ^ restent verticales et qu’elles empêchent les P déposés en tas d’arriver sur les passages ou Ie des murs.
- Monte-grains. — Dans diverses exploitations installé des chaînes à godets, sorte de chaîné Vaucanson, soit verticalement, soit obliquemeP^ montent les grains, à mesure que le battage se tue, de la grange dans le grenier à grains.
- Ce mode d’élever les grains battus est très-cou^ et peu dispendieux ; malheureusement on ne P®. mettre en pratique que lorsque les circonsta1111 permettent.
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- DES GRENIERS.
- Ces
- %
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- monte-grains sont mis en mouvement par la
- motrice qui fait marcher la machine à battre. ” "e meuvent dans des conduits fermés. cSauffement des grains. — Les grains, après le >.5&e, s’échauffent plus ou moins selon leur nature, rçCl. (fans quel ordre ils fermentent quand ils sont 1118 en tas avant d’être bien secs :
- Sarrasin ou blé noir.
- Orge.
- Seigle.
- Froment.
- Avoine.
- Ce
- sarrasin doit être pelleté tous les trois ou quatre s pendant les premières semaines qui suivent le age.
- ‘ Greniers a foin.—Les greniers dans lesquels on l^erve les foins mis en bottes ou non bottelés sont ^es au-dessus des bergeries, des vacheries ou des 1 ïl®s. Leur capacité cubique varie suivant les cir-
- stances.
- ^Uoi qu’il en soit, ces greniers ne sont bien dispo-quand le comble est élevé et qu’il a été établi 1,1 ^°chet. Dans le cas contraire, c’est-à-dire lorsque o ^ait est à 2 mètres seulement du plancher et qu’il 6 'ent un long poinçon, les ouvriers chargés de tas-Jf! foin opèrent mal et avec lenteur. e ' falluat du Besset vient de faire construire à )^vieux (Loire) une étable très-remarquable. Cette 1 j ? Vacherie est dominée par un très-vaste grenier lft0lm La charpente de cet immense fenil se compose [6 hanches de pin formant arbalétriers et espacés 'fètre en mètre. De longues jambes de force
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- BATIMENTS.
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- maintenues et soutenues par des blochets leur â nant la rigidité qu’elles doivent avoir pour rés's au poids de la couverture qui est formée de tuüeS emboîtement. En résumé et par suite de l’entrad^ troussé qui est très-élevé, ce beau grenier resse#1 au vaisseau des anciennes églises. La portée a œuvre est de 12 mètres. ^
- On peut remplacer les greniers clos, dans les?1^
- le foin ne se conserve pas toujours très-bien à de la forte chaleur qui y règne pendant l’été, pal’"3 grands hangars. Ces bâtiments présentent tous avantages que possèdent les meules oblongues blies en plein air sans avoir les inconvénients qu’e présentent. t
- Un fenil ou un grenier à foin d’un mètre cube contenir de 65 à 70 kilogrammes de foin ou 12 a bottes de 5 kilogrammes chacune.
- SECTION III.
- DES SILOS.
- Les stlos servent à loger les pommes de terre» s betteraves, les pulpes, etc. Les uns sont temporaJ j et ont une durée de quatre à six mois ; les autress ^ permanents et peuvent durer vingt à cinquante aIV Silos temporaires. — Les silos temporaires so# simples fossés creusés dans un endroit peu hu^1 et à une faible distance des bâtiments d’exploüatl ^ des féculeries de pommes de terre, des sucrerie . distilleries de betteraves. Ces fossés ont 1 1™.50 de largeur; leur profondeur est toujours^ raison directe de la perméabilité du sol. En ces silos sont creusés dans le sol depuis 0ra.33
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- DES SILOS.
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- Po, • Lorsque les racines y ont été déposées et dis-supérieurement en forme de prisme triangu-^ ’ 011 les‘couvre de paille, puis d’une couche de
- - ayant 0m.33 environ d’épaisseur. On obtient la
- he
- Nécessaire en creusant, parallèlement à la direc-On;du silos et à droite et à gauche, une rigole de a dm.50 de largeur. Ces fossés doivent être plus n °Nds que le fond du silos sur lequel reposent les eraves, afin qu’ils puissent bien l’assainir. j, ,IIj0s permanents. — Les silos permanents ou silos t,.ertleure sont plus importants. On les construit de ^ Manières différentes :
- - L’abord, on creuse dans le sol une tranchée large
- f INufbnde, et on y élève de chaque côté une mu Ht 611 L'erres sèches. Ce silos est fermé par une
- u e faite également en pierres sèches et couverte ç m-40 à 0m.50 de terre.
- 6 SL° présente une grande ouverture à chacune Ses extrémités, et çà et là des soupiraux par les-^s ou y introduit les betteraves, les carottes, etc. %T 0Uvertures sont fermées par des portes à deux V )ailX' Lu protège ces ouvertures contre les grands
- en y amoncelant, pendant l’hiver, de la paille ee à être employée comme litière.
- doit relier les pierres à l’aide d’un mortier quand V Sontj de petites dimensions, et lorsqu’on veut à la construction une plus grande solidité ou
- second lieu, on ouvre dans le sol une tran-a^ant f mètre à lm.50 de profondeur et 4 à 6 HfGS de far8'cm'- Quand le déblai est terminé, on les terres à l’aide d’un mur ordinaire, mais
- autant que possible par des pierres plates.
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- BATIMENTS.
- Alors on y établit une légère charpente faite ave, fortes perches de chêne. Les pièces formant ad1, trier s, pannes et faux-entraits, sont réunies à 1^ de longues pointes ou de petits boulons à écrou»'^ peut consolider cette charpente en élevant un $ pignon à chacune des extrémités du silo. Cos c1 présentent l’un et l’autre une porte ayant lm*f largeur, et à laquelle on arrive par une rampe $ née. La charpente présente çà et là quelques pet lucarnes se fermant par des volets.
- Quand la charpente a été ainsi établie, on lac vre d’un toit épais de bruyère. Cette couverture, f nomique et favorable à la conservation des rat1 et des tubercules, repose sur les chevrons qu’on9 tachés aux fermes avec de l’osier et sur lesquel a appliqué préalablement une couche de paiUe seigle. Bien entretenue, une semblable couvee1 dure longtemps. ,,
- On termine le silo en creusant à 0m.50 en^ des murs de soutènement deux petites rigoles tinées à recevoir les eaux pluviales provenant ^ toiture.
- Quand, pendant l’hiver, le froid est intens6’ garantit les portes des lucarnes et des pignon* de la paille ou du fumier pailleux.
- On peut établir des rails en bois à l’intérieOf , silo et sortir les racines ou les tubercules à ^ de petits wagonnets.
- 3° Enfin, en troisième lieu, on creuse une oblongue ayant 1 mètre de profondeur, 2m.50 geur et de longueur variable ; on maintient les à l’aide d’un mur en briques, on pave le fon^ ménageant dans toute la longueur du silo 1
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- DES SILOS.
- 217
- Soie qui aboutit à un petit puisard et qui est des-à assainir la pulpe pendant son séjour dans le eryoir. Les murs de pignon doivent excéder le sol I ^-40 à 0m.50, et les murs de face de 0m.15 seu-
- Vt.
- ^Quand le tout a été ainsi disposé, on pose une tra-«Se en chêne sur le sommet des deux petits pignons mètre en mètre on soutient ce faîtage par des perses ayant des rainures. Ces barres transversales j^Puient à leur partie inférieure sur les murs de l e- Alors on entasse dans le silo de la pulpe de bet-ou les betteraves divisées et mêlées à de la paille ou de la paille hachée, et on couvre le ^ Par des panneaux en bois de chêne qui, par leur ^hhblage, représentent un véritable toit; on enlève I (Vivement les deux panneaux de chaque travée ^esure qu’on prend la pulpe ou le mélange pré-
- A silo est peu coûteux ; il a l’avantage de bien l^erver la pulpe et d’empêcher par conséquent ^le perde, avec le temps, de sa valeur alimentaire. ;ir‘s les circonstances actuelles, la plupart des cul-i ^teurs emmagasinent directement la pulpe qu’ils . *ent conserver dans des silos temporaires. C’est jj,tc[üoi cette pulpe éprouve souvent de notables Actions pendant les pluies ou les gelées.
- ^ Les grandes exploitations dans la Flandre, l’Ar-5 ’ la Picardie, etc., ont des fosses à pulpes creusées des hangars, et revêtues intérieurement d’une ^°nnerie en pierres et en briques. Ces fosses ont U» dimensions diverses suivant la quantité de pulpes A*1 fd°'t Y conserver.
- XII, fig. 1, 2, 3, 4, 14,15,19, 20, 21, 33, 34). ^üfistruciions agricoles. 13
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- BATIMENTS.
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- Les silos pour l’ensilage du maïs vert haché s0"* de véritables cuves. Elles ont 3 mètres de hauteur® 4 à 5 mètres au carré. Elles sont construites en ^ ques. Celles établies à Cercay (Loir-et-Cher), P3 M. Lecouteux, sont très-bien entendues. Elles ^ protégées par une toiture en ardoises.
- SECTION IY.
- DES BATIMENTS VIN AIRES.
- Les bâtiments dans lesquels on fabrique et conserve le cidre, le vin, la bière, etc., sont désig^ sous les noms de celliers, de cuveries, de caves chais.
- Cellier. — Le cellier est situé au rez-de-chaus*6® il tient souvent lieu de cave.
- Il est indispensable qu’il soit exposé au nord abrité du midi par des constructions ou des pla^3 tions.
- Dans beaucoup de fermes, le cellier est un app$n fermé par des murs et adossé à une construction»
- quelquefois à la maison d’habitation. On n’y
- alors qu’une seule rangée de barriques. Sa — . intérieure n’excède pas trois mètres. Il est muni ou de deux portes à deux vantaux. On y reinart, des ouvertures étroites, allongées et garnies d’un de deux barreaux de fer. Ces barbacanes y établit une bonne ventilation et y maintiennent beauc° de fraîcheur pendant l’été. j}
- Le sol est souvent en contre-bas du niveau de cour de 0m.16, 0m.20 ou 0m.30.
- Les celliers des pays vignobles ont plus d’iiUJ^j tance. Leur largeur, dans œuvre, est souvent deÿ
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- . DES BATIMENTS VIN AIRES. 219
- (O ,
- Métrés. On y loge deux et trois rangées de barri-in6! ^parées par des passages. ayant au minimum ^'7 de largeur. Ces bâtiments sont ordinairement j^és par un grenier.
- ^ ails d’autres contrées vinicoles, on donne le nom jft ailiers aux bâtiments dans lesquels on convertit ^ïaisin en vin. Ces celliers sont aussi situés au rez-^c^aussée ; on y réunit, les cuves, les fouloirs et les ^Ppoirs. Les uns sont de grands hangars clos par ,je ^ürs, présentant de grandes baies fermées par I fenêtres et des volets, ou par des portes à deux L aids. Ces bâtiments sont bien aérés et nul acci-; n’y est à craindre pendant la fermentation des .^s> Les autres sont plus exigus, peu aérés et do-
- ^ - par un plancher. Il est utile, quand on y pé-^re Pendant la cuvaison, d’être muni d’une bougie, ffe s’assurer si l’acide carbonique n’y est pas en Jusqu’à un ou deux mètres au-dessus du sol.
- ^es
- les'
- pressoirs, dans les deux cas, sont situés dans V°C&1 spécial et peu éloigné du cellier.
- cuviers, qu’on appelle quelquefois cuveriez, ’jj, Aujourd’hui parfaitement disposés dans les loca-^s (fui produisent de grands vins ou qui spéculent ^ eU grand sur la culture de la vigne. Ces bâti-, % n’ont qu’un rez-de-chaussée, ou un rez-de-^âssée et un grenier ; ils sont occupés sur un côté ,f(i fes cuves, et sur l’autre par les fouloirs et les ySs°irs. Les cuves sont souvent remarquables par L capacité; elles sont supportées par des massifs aQttünerie ayant0m.33 à 0m.50 d’épaisseur, ou, ce va\n mieux, par des tins très-forts en bois ou en de taille.
- es cuves en maçonnerie sont carrées ; elles sont
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- BATIMENTS.
- revêtues intérieurement d’un ciment hydraulique0 de grands carreaux vernissés.
- Ces cuviers ou chais sont très-aérés. Les graU^’ ouvertures qu’on y observe ont cependant l'incon*6 nient, quand elles sont ouvertes de très-bonne hel\ le matin, alors que l’air est très-frais, de laisser f, nétrer dans le bâtiment une température qui raie11* la fermentation.
- Dans divers vignobles du sud-ouest, la partie supe rieure des cuves domine un plancher de 0m.40à0'"-,r Entre les lignes sur lesquelles elles ont été établi
- règne un petit chemin de fer qui aboutit grande ouverture près de laquelle est fixée une
- mobile ou une potence tournante munie d’un treu ' Lorsqu’une charrette chargée de raisins arrive vignoble, on élève les futailles (balonge ou ^l \ qu’elle contient, les unes après les autres, pour ^ placer soit directement sur une maie, soit sur un Pe\ charriot établi sur les rails. Ce véhicule sert alorS conduire chaque vase plein de vendange près d® ^ maie, sur laquelle on le vide. Cette maie repose aUSk sur le chemin de fer. Les raisins sont jetés alors ^ cessivement dans la trémie d’un fouloir ; on les * ensuite glisser dans une des cuves qui sont enc° vides et qui est la plus voisine de la maie. e Quand la cuve est pleine, on la ferme, et lorSr. la fermentation est terminée, on presse le rai»111^, l’aide des pressoirs situés dans le bâtiment mème établis dans un local qui est voisin de la cuverie-Ailleurs, le cellier est désigné sous le nom de parce que le raisin, au lieu de fermenter dans , cuves ouvertes ou fermées, est introduit, après passé dans le fouloir, dans de grands tonneau* ^
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- DES BATIMENTS VINAIRES. 221
- jjf^s foudres et qui contiennent jusqu’à 500 hecto-Jures,
- Le telles caves sont très-remarquables. Les unes sont aHées sous des hangars fermés ; les autres sont Ornées par un plancher offrant autant d’ouvertures a de foudres dans le bâtiment inférieur. Enfin, aines caves sont situées au rez-de-chaussée, tandis 6 d’autres sont complètement enterrées ; alors le acher du grenier sous lequel elles existent, est de eau avec le sol environnant.
- 0. °üs les grands foudres reposent sur des dés en ,erî'e de taille; ils coûtent de 1,500 à 2,000 francs Mue.
- ^a température de ces importants celliers et de ces ^ifiques caves doit être un peu fraîche. Aussi v .~Ce à tort qu’on dirige quelquefois leurs ouvertures M'aies au midi. Il existe dans les environs de °utpellier une cave très-bien installée, mais cette p,^e est imparfaite, malgré sa belle porte en métal, Ce que cette ouverture reçoit directement le soleil ^dant le moment' le plus chaud de la journée, et jlll^eurs de ces caves possèdent une canalisation fe? PomPes assez puissantes pour qu’il soit facile s ail'e aisément et très-économiquement tous les dpages et les mélanges que le vin exige.
- J11- X, fig. 3, 4, 5, 6, 7, 19, 20, 8, 9, 10, 11, 12, ’17> 18, 21, 22).
- We. — La cave proprement dite est un local sou-
- (JM fiui sert à la conservation des vins. Elle est ^aifeinent située sous un rez-de-chaussée, à moins i, ede n’ait été creusée sur un versant ou à la base
- ^ coteau.
- 116 cave est bonne quand sa température est con-
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- 222
- BATIMENTS.
- stante en été comme en hiver ; lorsqu’elle est
- ,dlJ
- c’est-à-dire ni trop sèche, ni trop humide; quan1 lumière qui la pénètre est très-modérée ; lorsqn est à l’abri de l’action des voitures qui circulent S le pavé ; quand, enfin, ses abords sont d’un a' facile.
- Les caves humides sont mauvaises, parce que futailles, les bouchons et les paniers y moisissent y pourrissent facilement. Les caves trop sèches lal sent aussi beaucoup à désirer, parce que un air? dessèche les tonneaux et fait transsuder le vin. ,.
- Les caves bien construites sont voûtées. Dans
- circonstances ordinaires, elles ont de 3 à 4 de hauteur sous clef. Elles doivent avoir autant possible des soupiraux ou baies en glacis, au nord au midi. On bouche les ouvertures situées au nord ' quelquefois aussi les autres, lorsqu’il fait très-fr011 Quand la cave est trop sèche, on ferme complètent6 les soupiraux exposés au midi ou on en suppr^ une partie; lorsqu’elle est trop humide, on agra^ les ouvertures ou on en pratique de nouvelles. , Les soupiraux sont ménagés dans les murs de ou dans les murs de pignon; on leur donne O01,5 de largeur à leur partie supérieure et lm.30 à Ie naissance dans la cave. Leur ouverture extérieu]\ ment n’a que 0m.30 de hauteur; elle excède le ni^®9 du sol de 0m.30 à O0". 50 et elle est munie d’une de fer qui empêche qu’on puisse s’y introduire.
- Lorsqu’une cave doit être construite sur une
- sur
- face ayant une grande largeur, on la divise par
- Hf1
- iiP'
- mur de refend, ou on établit des piliers sur la médiane, et on la termine en établissant deux V°] sures qui sont alors soutenues par des pieds-dro
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- DES BATIMENTS VINÀIRES. 223
- Les futailles reposent toujours, dans les caves, sur longues et fortes pièces de charpente appelés tins. /s bois élèvent les barriques de 0ra.12 à 0m.16 au-Vs du sol.
- ÜQe barrique de 225 litres occupe 1 mètre de lon-et 0m.70 de largeur.
- * a porte d’entrée d’une cave doit être, autant que ®Slble, tournée vers le nord.
- ^ lorsqu’une cave est située dans un terrain humide pl (lUe l’eau y pénètre un peu pendant les saisons Yleuses, on donne à l’aire une légère inclinaison v 011 établit à l’extrémité de celle-ci un petit réser-. r en ciment ou mortier hydraulique. Une pompe Crante et foulante munie d’un long tuyau en btchouc passant par un des soupiraux, permet de
- • l^er facilement les eaux de suintement en dehors
- cave.
- "«la
- ^.Les caves ou chais du commerce de Bordeaux sont ku* ^posées. La plùs remarquable est celle que , ^°haunaër ont fait construire il y a quelques seulement. Cette cave se compose d’une série i, V()ütes situées transversalement à la direction du lrrient, et ayant toutes accès dans un large corri-Lotte cave est dominée par un beau cellier, et ^ dernier par un vaste grenier dans lequel on en-J^ashie les osiers, les bouchons, les merrains, les etc. Les cases destinées aux grands vins mis Mp °ut:eiiies5 sont fermées par une double porte mé-fat^üe pour qu’il y règne toujours la même tempé-
- f^11 a intérêt à éloigner de la cave tous les objets Peuvent vicier l’air qui y pénètre.
- ' L x, fig. 1, 2),
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- BATIMENTS.
- SECTION Y.
- DU FOURNIL ET DE LA BUANDERIE.
- Fournil. — Le fournil ou la boulangerie est le^9 timent dans lequel on fabrique le pain. Ce local ^ ordinairement attenant à la maison d’habitation situé dans la cour de la ferme du côté opposé & granges et aux fenils. ^
- Dans les régions de l’ouest et du nord-ouest) four est presque toujours isolé des autres bâtime11’’ mais il n’a aucune dépendance. Le pétrissage du p9, a lieu alors dans la maie qui est placée dans la cl)' sine de l’habitation.
- Les exploitations qui nourrissent un nombreux F j sonnel ont intérêt à avoir un fournil bien dispose convenablement éclairé.
- Ce bâtiment est ou non surmonté en partie a , grenier. Il comprend deux pièces. Celle où le ^ est situé ; celle qui renferme le coffre à farine» coffre à son et le pétrin et qui est adossée au fou1.
- Le fournil est plus ou moins grand, selon lescl constances. Dans quelques fermes, le four occupe » emplacement en dehors de la boulangerie ; dans d’a, très, il existe entièrement à l’intérieur du fou^ Cette dernière disposition est-la meilleure, parce ^ le four se refroidit plus lentement, lorsque l’ai? très-froid.
- Tous les fours bien construits ont des parois t épaisses, afin qu’ils conservent mieux leur chaleur se composent de diverses parties : de l’âtre, du de la bouche, de l’autel, de la cheminée et du 06,1 drier. Les meilleurs ont la forme elliptique.
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- DU FOURNIL ET DE LA BUANDERIE. 225
- \ o r ) *
- l, aire est la partie sur laquelle repose la pâte **** la cuisson. Il doit être carrelé avec de grands feaux de terre cuite, bien sonores et bien posés orn^Ue *es J°^rits s°ient peu apparents. Ces carreaux ü®.33 au carré, et 0m.06 d’épaisseur.
- 0 La voûte ou dôme ou chapelle du four est légè-cintrée ; elle est faite au moyen de briques et , eiquefois de tuiles bien cuites. En général, la hau-^ r de la voûte égale les 2/6 de la largeur du four, ^qu’elle est moins- grande, la température de la ^Pelle n’est pas toujours très-uniforme.
- ^ La bouche est aussi petite que possible ; elle est O^i-ovale ; on lui donne ordinairement 0m.60 à ^ •’iO de largeur, et 0U*.40 à 0m.45 de hauteur. On la ^ ^ Laide d’une plaque en tôle munie d’une c C’est accidentellement, dans les fermes, que porte est en fonte.
- j L’ autel est la partie qui forme une saillie au-
- î%ail*; ^ouri ü esi en pierre de taille et situé au h 6au de l’âtre. C’est sur cette pierre que repose la le inférieure de la porte, et c’est sur sa surface rje 0rL rassemble la braise avant l’enfournement, afin P Pouvoir s’en servir plus tard pour bien clore la jrjF,lle inférieure de la porte. L’autel est situé à un y>e environ du sol.
- g La cheminée par laquelle s’échappe la fumée s * Sorf du four, est en saillie au-dessus de l’autel ; ^,nianteauest distant de l’aire du fournil de lm.75; t»», °tl,e est pins ou moins large, selon les circons-"hces.
- 6° T ï . ,
- W CRn^rier est la voûte situee sous l’âtre et dans pelle on emmagasine du bois. e dessus du four est protégé par une toiture lors-
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- 226 BATIMENTS,
- que le four est situé au dehors du fournil. Il est so^ vent carrelé quand le four a été construit à rieur du fournil. Ainsi disposé, il sert de séchoir p°u les châtaignes, les noix ou le linge quand le tel# ne permet pas de l’étendre en plein air. {
- Les fours ordinaires, ceux dans lesquels on p^ faire cuire la pâte obtenue avec 40 kilogrammes farine, ont 2 mètres de diamètre, s’ils sont circula^ Quand ils sont elliptiques on donne au plus g1’8,11 diamètre 2m.25, et au plus petit lm.75.
- La chapelle n’a pas au-delà de 0m.10 à 0 hauteur sur le contour intérieur du four. Cette ébPf
- sition permet à la voûte de chauffer plus facileme8J L’espace compris entre la. bouche du four et le ^ de face ou de pignon doit être tel qu’on puisse ^ ment enfourner et défourner le pain à l’aide pelle ayant un manche de 2 mètres de longueur" Le fournil proprement dit n’a pas de plancher-Mobilier du fournil. — Le fournil et la chat# qui y est quelquefois annexée, doit contenir un cotP à farine, une huche ou maie, un chaudron en cui^1 un tamis, une boîte contenant du sel, des corb&l\ rondes et des corbeilles allongées, des linges à un rouable ou fourgon en fer, une pelle en bois ro® une pelle en bois ovale et un étouffoir pour la br ' Buanderie. — La buanderie est le bâtiment ^ lequel on coule la lessive. Dans quelques ferme8- ,j fournil sert en même temps de buanderie parce contient une grande cheminée dans laquelle on chauffer l’eau nécessaire, ou parce qu’on y éta® un fourneau muni d’une chaudière avec robinet vidange. , 0„
- La buanderie doit être pavée, carrelée, dallée
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- DIS SÉCHOIRS. 227
- et°ünée. Elle sert souvent, pendant le temps des Ailles, de chambre à chauler les grains,
- ^ Lotte pièce contient un ou plusieurs trépieds en /ls> et un ou plusieurs cuviers de diverses grands.
- L est dans la buanderie qu’est situé le coffre à la Hre, de j)0is? boîte plus ou moin grande, qui est f;t'JJours fermée par un couvercle, afin que les poules chats ne puissent salir la cendre qu’on y dé-Se- Cette cendre sert au lessivage du linge. ^l.XI,fig. 1,2, 3,4, 5, 6).
- SECTION VI.
- DES SÉCHOIRS.
- „ Les séchoirs sont des bâtiments fermés ou des han-^Fs particuliers qui servent à sécher le houblon, le a*S5 le tabac et le linge.
- Les séchoirs fermés sont répandus dans la région , Plentrionale ; les hangars-séchoirs n’existent que ails les régions du sud et du sud-ouest, et en Algé-6 en Espagne.
- Les premiers sont de vastes bâtiments en maçon-ou en bois et à plusieurs étages. Chaque étage Petite de nombreuses ouvertures fermées par des .^siennes à lames mobiles verticales ou horizontales, 6 Manière qu’on puisse aisément aérer, plus ou °ins, chaque étage ou empêcher l’air humide d’y Métrer.
- Le tabac, le maïs ou le linge qu’on veut faire sé-
- o 'ef dans ces bâtiments, sont suspendus à des per-6s ou à des cordes tendues horizontalement. Gha-e étage n’a pas au-delà de 3 mètres de hauteur.
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- BATIMENTS.
- Toutes les ouvertures commencent au-dessus ^ plancher et se terminent sous le plancher de 1’#^ supérieur. La dessiccation du tabac exige que le leil ne puisse arriver sur les feuilles, ce qui nuii’alt leur qualité. Les cônes de houblons sont étendussllf les planchers en couche plus ou moins épaisse, sel°® leur degré d’humidité. Quand ils sont secs, on les serve en gros tasdans les endroits du bâtiment où l’alt ne se renouvelle pas, afin qu’ils gardent leur savea ; aromatique ou on les ensache, ce qui vaut mieU*'
- Quelques séchoirs sont munis d’un calorifère P^ ou moins puissant, qui sert à terminer la dessù6^ tion du houblon et des épis de maïs, quand pendaa l’automne, l’air est très-chargé d’humidité. Ce'o^° rifère chauffe une touraille établie au premier oua second étage.
- Les hangars-séchoirs ont un ou deux versants;1 sont plus ou moins vastes, selon la quantité de pi6® de tabac ou d’épis de maïs qu’on récolte annuel ment. Le toit de ces séchoirs forme souvent l,1j. très-forte saillie sur le plan dans lequel sont sù^ les poteaux de soutènement, afin que l’eau qui goutte des toits arrive le moins possible sur les pla® tes qu’on veut dessécher, et pour que le soleil6 puisse agir sur les feuilles de tabac. Quelquefois^ protège le côté de ces hangars qui est exposé soi! la pluie, soit au soleil, par des nattes ou des paillé sons, ou des branchages garnis de leurs feuiUeS' Les épis de maïs et les pieds de tabac sont enc°r suspendus à des perches qui reposent sur les enh’al? des fermes.
- Les larges auvents servent souvent de séchoir dal1 les fermes du sud-ouest.
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- DES MAGASINS AUX OUTILS A MAIN.
- 229
- CHAPITRE IV.
- C ’
- °Q*truetions servant à abriter les Instruments et les Véhicules.
- bâtiments dans lesquels on abrite Nicole
- comprennent :
- le matériel
- 1. Le magasin aux outils à main,
- 2. Les hangars et les appentis,
- 3. La forge et la charronnerie.
- menuiserie fait ordinairement partie de la ohar-'âiierie.
- SECTION PREMIERE.
- DES MAGASINS AUX OUTILS A MAIN.
- J1 est utile, dans une exploitation, d’avoir un local ^e°ial, fermant à clef, dans lequel on loge les outils main-d’œuvre : bêche, pioche, faux, etc. s I local sera naturellement plus ou moins vaste, l’importance de l’exploitation et les plantes fe ^lvées. Les fermes dans lesquelles les binages, la Jmison, la moisson, etc., sont confiés à des tâchent8 ont moins besoin d’outils que l’exploitation qui peut employer que des journaliers, be magasin aux outils doit être sain et aéré. Lors-^ d est humide, le tranchant des bêches, des pioches, ^8 l'aux, etc., se rouille facilement et ces outils per-1 de leur valeur. Il faut le bétonner, le paver ou
- Carreler.
- te^6S ®ros outds, les pioches, les bêches, lesbinet-’ etc., peuvent reposer sur l’aire dans des cases
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- BATIMENTS.
- particulières, surtout lorsqu’ils sont nombreux, les instruments coupants : les faux, les serpes, e“': doivent être suspendus le long des murs. Il 611 \ de même des fauchets ou râteaux à dents de ^i' des râteaux à dents de fer et surtout des cordeau* .
- Les petits instruments à mains, les plantoirs, serpes,les sécateurs, etc., sont ordinairement dép0^ sur des tablettes fixées autour du local, mais ^ dessus des manches des bêches, des pelles, etc. ^ aussi sur ces tablettes qu’on pose les arrosoirs, cordeaux, les paniers à mains, etc.
- SECTION II.
- DES HANGARS ET DES APPENTIS.
- Hangars. — Les hangars sont des bâtiments c0” verts très-utiles ; ils servent à abriter les véhicul61 les instruments et les machines agricoles. .
- Ces bâtiments sont tantôt isolés, tantôt adossé d’autres constructions, soit à l’intérieur des cou^ soit au dehors du corps de ferme. Les hangars nl1
- deux versants ou deux égouts. Ces bâtiments-Q>'
- -0
- sont formés d’un comble soutenu par des poteaU' reposant sur des dés en pierre. La pièce formant ^ blière doit être assez élevée au-dessus du sol P . qu’on puisse y loger aisément une charrette de ses cornes ou un charriot ayant encore son écfrel verticale.
- Les hangars sous lesquels on veut loger, au ^ soin, une charrette chargée de paille ou de foin, ^ vent être terminés par une charpente avec entrait r® troussé. Les arbalétriers ainsi disposés présentent11 vide ayant de 6m.50 à 7 mètres de hauteur.
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- DES HANGARS ET DES APPENTIS.
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- j
- ^es hangars qui ont des entraits à chaque ferme Ul1 grand avantage, en ce sens qu’on peut loger e jS vide du comble, des madriers, des perches, a volige, etc. Ces entraits permettent aussi de former momentanément le hangar en séchoir à s 0u à tabac. Dans ce cas, il suffit de placer sur ^ des perches ayant 4m.b0 à 6 mètres de
- Piliers en maçonnerie ou en briques ayant ije' u au carré, pe sont adoptés que quand il s’agit j^°hstruire des hangars à grande portée ou des 9ars~greniers ou lorsqu’on se procure difficile-> ‘ d’excellents poteaux en bois. tet6S t,ravées des hangars et des appentis ont 4 à 5 Lres de largeur.
- es hangars isolés doivent avoir de 8 à 10 mètres ai‘geur, si on veut y loger des charrettes en pla-ces véhicules transversalement à leur longueur.
- faut ,, En
- général, on a intérêt à placer les hangars à Imposition la moins humide pendant l’automne et J61', et la moins chaude durant l’été.
- ^pentis. — Les appentis, que l’on nomme sou-5 ^ rernises1 sont des hangars à un seul égout. Ils Jd toujours adossés contre des murs plus élevés ® partie supérieure de leur toiture.
- !fi es bâtiments sont destinés à abriter les instru-4 fdts aratoires, les tombereaux, etc. Ils ont au moins v ** tuètres de largeur.
- t ^ appentis, comme les hangars, sont couverts en 5j e> en ardoise, en chaume ou en bruyères. Leurs i es doivent être un peu inclinées du dedans au de-^ s et être aussi un peu en surélévation de la cour, 11 fiue lesfeaux pluviales n’y séjournent pas.
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- BATIMENTS.
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- On a aussi intérêt, quand les circonstances 1® ^ mettent, à les placer à l’est, afin que le soleil ® pluie y pénètrent le moins possible.
- Les voitures agricoles ont de 5 à 8 mètres d® gueur et 2 mètres à 2m.50 de largeur.
- Dans plusieurs fermes, les hangars sont doi^j! par des greniers à grains (voir pl. IX, fig. 23 et '
- Les remises destinées à loger un cabriolet, u11, bury, une calèche, etc., sont toujours fermées paJ, portes pleines à deux vantaux ayant 2m.50 à 3 d’ouverture.
- Les appentis destinés à abriter des engrais cl merciaux : guano, poudrette, etc., des bois d’œ'1' des machines agricoles qu’on n’emploie qu’à des ^ ques données, peuvent être fermés à leurs extréà11 par des murs, et sur leur façade par une claire'f munie de portes à deux battants et à barreaux a“ rapprochés les uns des autres pour que les volal1 ne puissent s’y réfugier.
- (Pl. IX, fig. 16, 17, 18, 28, 29, 15).
- SECTION III.
- DE LA FORGE ET DE LA CIIARRONNERIE.
- Forge. — Toutes les fermes ayant une ce étendue ont intérêt à avoir une forge. ^
- Cet atelier n’exige pas un grand local. Il ^ qu’on puisse y établir un foyer surmonté d’une b°c et près de laquelle sera placé le soufflet, une enfilé un établi avec un étau et diverses tablettes. ,.
- Si ce bâtiment n’est pas voisin d’un hangar ou d appentis, il sera utile, si on le peut, de choisjr
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- de la forge et de la charronnerie. 233
- ,lQCal
- !ïaj assez grand pour qu’on puisse y ferrer un che-au besoin ou opérer l’embattage d’une roue.
- 6 lrava,iï hui serf à ferrer les bœufs sera natu-Ia Dient situé en dehors, à une faible distance de . Porte d’entrée, qui aura, au minimum, lm.20 de
- ^Wonnérïe. — La charronnerie doit être conti-W. a la forge. On peut même l’installer dans ce Cgg ^lleDt, en ayant la précaution, toutefois, de séparer a oeux ateliers par un mur d’appui de lm.30 de feur, afin que les battitures de la forge n’allument *les copeaux.
- charronnerie aura nécessairement pour corn-, Dient un local destiné à conserver les bois et les Relies.
- pilier de la forge. — La forge se compose d’un
- foyer
- au milieu duquel est située la tuyère, qui est
- (.jj ütle par un massif de briques. La tuyère débou-est fi^ails UIle cuvette qui contient le fraisil. Le foyer Naf 0rthné par une hotte en plâtre suspendue au )0 0I1(1 par des tringles en fer. Le soufflet est situé le s de la muraille, à droite ou à gauche du foyer, 'i-ciij ey}c^umei dont la planche (le dessus) est en fer ^ ïe> est terminée d’un bout par une partie carrée ^ 6 l’autre par une partie conique appelée bigorne.
- p es! située à une faible distance du foyer. ttfi établi, muni d’un étau, est placé près de la fenê-» c est-à-dire dans l’endroit le plus éclairé.
- (e 6s 0ufils nécessaires au forgeron sont des mar-m des pinces à forger, des limes, des burins, un ))tp rectuin, des forets, des filières, un étau à main, clef anglaise, etc. Enfin, il doit y avoir un ba-’ Un balai et des broches pour attiser le feu.
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- BATIMENTS.
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- Lorsque le ferrage des animaux se fait à la la forge doit posséder les outils suivants : ten^ marteaux spéciaux, étampe, poinçon, brochoif loir, triquoises, râpe, rogne-pied, repoussoir, cio Mobilier de la charronnerie. — L’atelier du ch^ étant voisin de la forge, ne peut pas avoir de foyeh Il contient un établi avec ses accessoires : va^[ rabots, bouvets, sergents, compas, ciseaux, guill^ trusquin, équerre, etc.
- Le râtelier doit être garni, en outre, des outils vants : gouges, vilebrequin, tarières-tarauds, scies, herminette, cognée, hache, masse, etc. i Ces divers objets ont pour complément une ^ à aiguiser, une chèvre, un chevalet, un jantitf' moyoir, etc.
- CHAPITRE Y.
- Constructions Hydrauliques.
- Les constructions hydrauliques comprennent ^ travaux ci-après :
- 1. Abreuvoirs,
- 2. Puits,
- , 3. Lavoirs,
- 4. Citernes,
- 5. Norias,
- 6. Fosses à engrais liquides,
- 7. Fosses à fumier,
- 8. Plate-forme à fumier,
- 9. Fosses d’aisance,
- 40. Chaussées d’étangs,
- 41. Barrages,
- 12. Vannes,
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- DES ABREUVOIRS.
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- 13. Puits absorbants,
- 14. Canaux et ruisseaux,
- 13. Moteurs hydrauliques,
- 16. Réservoirs.
- T°us ces travaux seront examinés seulement sous Point de vue agricole.
- SECTION PREMIERE.
- DES ABREUVOIRS.
- fj(^es abreuvoirs ou mares sont situés, soit à l’inté-de la ferme, soit en dehors des bâtiments, c’est-s lre dans l’endroit où il existe une ou plusieurs jg rces, ou encore sur le point où les eaux pluviales ^semblent.
- ,e û’est que très-accidentellement qu’on peut les i, oiir près des ruisseaux en dérivant une partie de '*» courante.
- ^ est très-important, pour que l’eau ne soit pas ÿ;tfCePlible de corruption ou de devenir boueuse, de ^dtir les abreuvoirs de l’arrivée des urines ou du ^111 ) ou des eaux qui charrient des parties argileu-j 011 calcaires pendant les pluies ou les orages.
- !ri(. ® P°ud de tout abreuvoir doit être incliné, imper-^ et pavé ou macadamisé. Lorsque le sous-sol e,(/lliceux, crayeux ou perméable, on le rend étan-i-iir ed le couvrant d’une couche de glaise ou d’ar-P^re bien corroyée. Avant d’y établir un pavage % r ^re un cailloudis, on couvre la glaise d’une ^coe de sable de 0m.I0 à 0m.15 d’épaisseur. j)je es Parois doivent être soutenues par un mur en \j[^es saches, si le sol et le sous-sol sont imperméa-’ par un mur à chaux et ciment si le terrain
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- â36 BATIMENTS.
- est perméable. Au besoin, on peut soutenir les par un clayonnage bien établi. :
- Les murs de soutènement qui excèdent le sol. ronnant de Ûm.o0 à 0m.66, empêchent souvent vent ne chasse dans l’abreuvoir les pailles, les ie les, la poussière, etc. i
- Lorsque l’abreuvoir est alimenté uniquement ^ des eaux pluviales, il faut, pour éviter qu’elles n sablent le bassin après les orages ou les fortes p^, les recevoir dans un petit puisard en maçon116 ayant 0m.75 de diamètre et 1 mètre de profond Ce puisard communique à l’abreuvoir par un^ . verture supérieure munie d’une petite grille- y cette disposition, les parties terreuses, le graviez ^ pailles et les feuilles restent dans le puisard, et J arrive plus limpide dans l’abreuvoir. On nettojfi, récipient avec une écope en fer toutes les fois cela est nécessaire. I
- Les abreuvoirs à moutons ont de 0m.33 à'0m>^ profondeur. Les abreuvoirs pour les chevaux autres animaux ne peuvent pas avoir moins ^ mètre de profondeur à leur partie inférieure. Le-5 sont circulaires, les autres sont rectangulaires ;ce ( ci présentent une pente unique ; ceux-là ont la f°r d’une cuvette. _ j;
- Tous les murs de soutènement sont un peu ino^ en talus intérieurement et couronnés par des,^ ou une rangée de longues pierres posées de cW^ Lorsque l’abreuvoir n’est pas alimenté par uuec. vive ou des sources, on a intérêt à l’entourer à6 ^ gétaux ligneux qui préservent l’eau de l'action recte du soleil. Les arbres ou les haies vives toutefois qu’on enlève chaque automne les feul
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- DES PUITS.
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- ?e s’eû détachent. Ces feuilles, lorsqu’elles sont nom-^iJses, noircissent l’eau en se décomposant et for-J1, un dépôt dans le fond de l’abreuvoir. On doit |lr le soin d’y enlever aussi les lentilles d'eau /hfes aquatiques) à mesure qu’elles se développent.
- XI, fi g. 7, 8, 9, 10).
- SECTION II.
- DES PUITS.
- profondeur des puits est très-variable. Il existe w Entrées où il suffit de creuser jusqu’à 3 à 5 l',es pour avoir sans cesse de l’eau ; il est des lo-^,;ésî par contre, où on est forcé de descendre jus-. a3o, 50, 80 et même 100 mètres pour trouver une ^Ce intarissable.
- te plus ordinairement les sources coulent sur des Cs d’argile ou de roches.
- q,0l'squ’on présume la présence de sources, et qu’on j’J^Pérance que les ouvriers n’auront pas à vaincre L.^les difficiles, on détermine le point où le puits ^ ebe creusé.
- \ .e fusement d’un puits se fait à la tâche ou à tJ^ttée depuis la mi-juillet jusqu’à la fin de séparé.
- >*que le sol doit être creusé profondément et Ojj, es terres peuvent s’ébouler pendant le travail, fe^^lit des étais à mesure que le creusement s’ef-<],, ll(!- Ce cuvelage se compose de fortes planches ou *><irierS et quelquefois de fascines placés verti-s,!s dans l’intérieur du puits et soutenus contre ^ Par°is par de légers bois de charpente. Ainsi es> ces étais ne gênent nullement les travaux.
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- BATIMENTS.
- Les terres que l’on retire, soit de la première, seconde et quelquefois de la troisième tranchée, jetées en dehors du puits à l’aide de la pelle et moyen d’échafaudages. Lorsque la profondeur puits est telle que ce moyen de retirer les rnatén^ offre des difficultés et ne permet pas par consé(Iue aux ouvriers d’agir avec célérité, on place un he à la partie supérieure de l’ouverture et on eiJ^ les pierres et les terres à l’aide de baquets ouu paniers. .
- Lorsque l’eau arrive dans le puits, mais qu ® n’est pas considérée comme suffisante, on l’épuisé moyen de seaux ou de baquets selon la profond®“ à laquelle sont parvenus les ouvriers. Cet épuise#1® est opéré chaque matin et plusieurs fois souV^ pendant la journée, surtout si elle gêne la mam des travaux.
- Quand les ouvriers ont atteint une bonne coafiP aquifère ou lorsque la source est trouvée suffis^ ment abondante, on nivelle le fond du puits, et 1 garnit son contour d’une bonne maçonnerie faite ^ pierres sèches. Si le fond du puits ne présentait y.
- assez de solidité pour asseoir le massif, il faudra1 établir un radier de bois de chêne. On enlève
- étais à mesure que la maçonnerie s’élève. On me#99 dans celle-ci de distance en distance de petits afin qu’un homme puisse aisément descendre ^ le puits une fois les travaux terminés.
- La maçonnerie, près de l’ouverture du puits, ^ être à chaux et à sable ; on l’élève jusqu’à O®- ‘ ’ 0m.80 et 0m.90 au-dessus du sol; on la nomme ^ teur d’appui.
- La maçonnerie qui excède le sol est couronnée r
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- DES NORIAS.
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- Pierre de taille plus ou moins épaisse que Ton j^Hie margelle. C’est sur, la margelle qu’est fixé le 1 °u rouet qui sert à élever les seaux remplis Cv' eor<^e ou la chaîne en fer qui s’enroule sur sii/ du rouet est proportionnée quant à sa lon-t5et à sa force, à la profondeur du puits et à la (3ité des seaux. La chaîne est lourde, mais elle Ura^e‘ La corde en écorce de tilleul est la plus 4le î elle dure souvent autant que les cordes de
- ^vre.
- Cf reiïlP^ace quelquefois le rouet par une poulie, !ffjj eri,Je à lm.65 au-dessus du puits par une ou qS %es en fer ou par deux piliers en maçonnerie. I^arid les puits ont peu de profondeur, on y tire l’aide d’une perche armée d’un crochet des-I, a recevoir le seau. Cette perche est plus longue ^ a Profondeur du puits ; elle est très-mobile et lt) acée à un long levier qui bascule aisément sur i|u P°tence ; son extrémité est chargée de pierres p 0,1 moins pesantes.
- dje rn°de de puiser de l’eau est très-ancien et peu Il est très en usage dans les contrées du (hiet sud-ouest.
- L XI, fig. 13, 14, 15, 18).
- SECTION III.
- DES NORIAS.
- |l’^s norias sont des machines qui servent à élever \v ^^mquement ; ces appareils, que l’on appelle ttw ^ puits à roue, sont mi§ en mouvement par un i ils consistent en une chaîne sans fin à la-6 sont attachés de distance en distance des
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- BATIMENTS.
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- seaux ou augets métalliques et qui tourne sur tambour placé horizontalement. ^
- Lorsque le tambour est mis en mouvement soit P le manège, soit par une manivelle, tous les g°û ; arrivent à la partie supérieure du puits et déver® l’eau qu’ils ont puisée à 3, 5 ou 8 mètres de deur, dans un réservoir d’où elle se dirige à 1ai de tuyaux sur le terrain qu’elle doit arroser.
- La bouche du puits, le manège qui est du® , mouvement par un cheval ou mule et le mécan1® qui fait tourner le cylindre ou tambour, sont él0 , de 1 mètre à lm.30 au-dessus du terrain qu’on Ÿ irriguer. j
- Ces norias sont répandues dans les régions du et du sud-ouest. Les puits dans lesquels elles ®ü installées sont revêtus intérieurement d’une ibuÇ j, nerie, et leur ouverture supérieure, c’est-à-dir0 : partie qui comprend le tambour sur lequel les chaînes et les augets, a toujours un diatf10, plus petit que l’intérieur du puits, afin que cel^1 renferme la plus grande quantité d’eau poss'0 lorsque la noria est mise en mouvement.
- Les norias, appelées souvent puits à roues, ®° surtout utilisées dans les cultures à l’arrosage 3' partenant à la petite ou à la moyenne culture.
- Les norias munies de godets en fer-blanc ou euP, terie sont désignées sous le nom de chapelets. Co^ les précédentes, elles sont mises en mouvement P un cheval ou une mule.
- Le poids de la chaîne et celui des seaux vide®^ pleins d’eau maintiennent toujours la chaîne saD® convenablement écartée.
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- DES CITERNES.
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- SECTION IV.
- DES CITERNES.
- \ ^es citernes sont des réservoirs souterrains destinés ^ecevoir et conserver les eaux pluviales. Elles sont. i(|J ^’diles aux exploitations qui possèdent des puits l'ét'®S ^on^Iies d’un très-faible débit d’eau pendant ,e- Leur capacité varie suivant le volume d’eau elles peuvent recevoir et qu’elles doivent contenir. I* général, un homme adulte exige par an de 35 !j(l, Mètres cubes d’eau, et une tête de gros bétail de (,t mètres cubes. En outre, suivant les régions î^tude du sol, il tombe annuellement par mètre de surface horizontale de 300 à 600 litres d’eau.
- exploitation ayant, en moyenne, 12 personnes fêtes de gros bétail, doit donc pouvoir disposer f*uMlement au maximum de 3,500 mètres cubes H' aiJp mais si la surface couverte par les toitures I Xcede pas 800 mètres carrés, on ne pourra annuelle eilt, recueillir, en moyenne, 250 à 320 mètres ^6s d’eau.
- :tt.ails les circonstances ordinaires, l’eau d’une ci-^e bien établie se renouvelle au moins une fois 'L rïl°is, sauf pendant l’été, saison durant laquelle, t, , .s diverses localités, le ciel reste souvent sans , Ses pendant un ou deux mois.
- ,bes
- citernes doivent être établies autant que pos-
- le e au centre des bâtiments qui peuvent fournir Pveaux pluviales. On doit les éloigner des fosses à des trous à fumier et des fosses d’aisance. On [e *donne de 3 à 4 mètres de profondeur et on les e Par une voûte très-solide.
- agricoles.
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- BATIMENTS.
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- Les fonds de toutes les citernes doivent être un P1'1' concaves et présenter au centre une petite cuve^ destinée à rendre le nettoyage plus facile. Les internes doivent être arrondis. Un trou ménagé la voûte, mais fermé par une dalle en pierre, per# d’v descendre au besoin. Un trou de trop-plein d° conduire au dehors l’eau qui y arrive en excès.
- Les eaux pluviales qui tombent sur les toitlll'f‘ arrivent dans la citerne à l’aide de gouttières, de $ neaux et de tuyaux de descente (voir page 130).
- Quand la citerne doit recevoir les eaux d’un r#" seau, on lui annexe une petite citerne dite citer dont le fond est à 0m.30 ou 0m.i0 en contre-bas®1 l’ouverture par laquelle les eaux tombent dany citerne. Par cette disposition, on force les eaux à ^ poser le sable ou les matièTes terreuses qu’elles nent en suspension. Ce citerneau doit pouvoir ^ nettoyé aisément.
- Les murs intérieurs des citernes sont toujours $ vêtus d’un enduit de ciment de Yassv, de Porté# etc. Il importe qu’ils soient bien étanches.
- On y puise l’eau que contiennent les citerne®f moyen d’une pompe.
- L’eau contenue dans ce réservoirs ne gèle jai1^ en hiver et elle est toujours fraîche en été.
- (PL XI, fig. 11, 12).
- SECTION Y.
- DES LAVOIRS ET DES BASSINS.
- lljlL'
- Les lavoirs sont des réservoirs alimentés par’ source ou un filet d’eau dans lesquels on lave le Ü11'
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- DES LAVOIRS ET DES BASSINS. 243
- Mes abris situés sur le bord d’un ruisseau, d’une '^'ère, etc.
- Lavoir établi sur le bord d’un cours d’eau. — Les simples sont ceux qu’on construit sur le bord ®s cours d’eau ou des étangs. Ils consistent en un aLpentis soutenu par quatre ou six poteaux montés p"1' des dés en pierre et reposant sur une maçonnerie. M abris peuvent avoir de 2 à 3 mètres de largeur. s De doivent pas être très-élevés, puisqu’ils sont estimés à abriter les laveuses contre la pluie et le ^eil. Qn ]eg ferme en partie quelquefois par une foison en planches ou par un mur de 0m.35 à 0“.40 épaisseur.
- j, L aire que couvre l’appentis est soutenue le long de f!a') par de forts pieux reliés les uns aux autres par 116 forte traverse. On peut remplacer ces pieux par ^ Riur lorsque la rivière n’est pas profonde et qu’elle °«re un f0I1q solide. Ce mur est incliné à sa partie Mérieure du côté du cours d’eau. C’est sur cette Slll'face que repose obliquement la dalle sur laquelle ^ °père le lavage du linge. On peut remplacer cette ™rre par un madrier de chêne ou une forte planche. > Les boîtes à lessive dans lesquelles s’agenouillent 6s laveuses viennent s’appuyer contre la saillie de aHe ou de la pièce de bois.
- Lorsque les laveuses ont l’habitude de se tenir !eLout pendant le lavage, on ménage çà et là dans oV^r de soutènement des ouvertures ayant 0m.50 à •63 cle largeur. Les parties qui les séparent et qui ^ de 0m.50 à 0,n.6o de plus en hauteur, sont réouvertes par une pierre unie un peu inclinée vers 16 co
- VeÜSi
- cours d’eau. C’est sur cette pierre que chaque la-e opère le lavage et le battage du linge.
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- BATIMENTS.
- Le linge qui a été lavé est placé sur un cheV»1 situé sous l’appentis et à la portée des ouvrières.
- (PL XI, fig. 26).
- Lavoir alimenté par une source. — Lorsqu’on6 forcé d’établir un lavoir sur un point où il existe $ ou plusieurs sources, on creuse le sol jusqu’à \ m^1 et on soutient les terres par une maçonnerie hydralj lique. Le fond de ce bassin doit être pavé ou béton®6, On y établit une bonde ou une vanne, afin de p°l! voir le vider lorsque l’eau doit être renouvelée.
- Le couronnement de la maçonnerie est disp°se comme dans le précédent lavoir.
- On abrite les laveuses par un appentis disposé manière que les eaux pluviales tombent dans le ^ sin qui est à découvert.
- L’enceinte de ce lavoir est fermé par un mur 1,4 une haie vive.
- L’eau qui alimente ce lavoir doit arriver dans
- #
- petit réservoir. Ce dernier bassin sera assez profo® pour qu’on puisse y puiser un seau d’eau et vei^ celui-ci dans un baquet, quand on voudra faire11,1 rinçage à l’eau claire ou passer le linge au bleu.
- (PL XI, fig. 24, 25, 33).
- Bassins. — La culture des jardins exige beauco^ d’eau. On a donc intérêt, quand on le peut, à y c°,r; struire un bassin circulaire, ovale ou carré, dans ^ quel le jardinier, à un moment donné, pourra faoÜe' ment remplir ses arrosoirs.
- Ce bassin doit être creusé dans le sol, revêtu d’nJl6 maçonnerie enduite de ciment, afin qu’elle soit l®el1 étanche. On y établira un trop-plein.
- Cette petite pièce d’eau pourra être alimentée P*f une eau courante ou une eau jaillissante. Dans
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- DES FOSSES A ENGRAIS LIQUIDES.
- 245
- eQiier cas, on aura intérêt à y établir quelques 4 r°^es pour pouvoir y puiser de l’eau avec facilité i le cas où la hauteur de la nappe viendrait à ‘hisser,
- SECTION YI.
- DES FOSSES A ENGRAIS LIQUIDES.
- (lJ4!s fosses à engrais liquides ou purinières sont les s eriles dans lesquelles se rendent les urines à leur t le des étables et des écuries, les liquides qui suin-j t ues tas de fumier ou les eaux-vannes qu’on achète a^s les villes.
- <qsses a purin. — Les fosses à purin sont situées ^ Us les aires des étables ou en dehors des bâtiments
- ails lesquels sont confinés les animaux domesti-
- toes.
- Les premières sont toujours voûtées ; les secondes pj ent souvent ouvertes ou elles sont fermées sim-
- %
- "hient par des madriers situés les uns à côté des fes ot formant alors un plancher à claire-voie.
- ^ 6s fosses ouvertes sont mauvaises et doivent être , ^données, parce qu’elles donnent lieu à de nom-accidents et que les volailles s’y noient assez Vent.
- sef11 V" donne une capacité plus ou moins grande ^°h la quantité d’urine qu’elles doivent recevoir. ètji^art*e supérieure de la voûte qui les ferme doit
- et, e& contre-bas du sol de la cour de 0m.20 à 0m.30 dep1'6 &ai‘anti par un petit mur ayant G™. 40 à s>^ auleur. Ce mur continu empêche le liquide de Paiicher dans la cour lorsque la citerne est pleine, jtte pSt d’avoir deux fosses contiguës. Lors-
- 1 une d’elles est pleine, on ferme le conduit qui
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- BATIMENTS.
- 246
- )a
- l’alimente et on fait arriver les liquides dan» deuxième. Alors les urines contenues dans la Pre mière fermentent, perdent de leur action corr°sl et on peut les utiliser avant que la seconde foss6 soit pleine. , s
- On évite que les débris de paille ou les déjecti0 solides arrivent dans ces citernes, en établisse^ leur partie supérieure une petite cuvette destine6 recevoir directement les urines ou le jus de fum1^ Ces liquides, après s’être épurés, arrivent dans des fosses par le conduit qu’on n’a pas fermé à l’al d’un tampon de bois.
- Chaque fosse est munie d’un trou fermé par ü pierre de taille, afin qu’un homme puisse y desce® dre quand cela est nécessaire. Le tuyau de la po^
- è'
- qui sert à y puiser l’engrais liquide, pénètre chaque fosse par une ouverture spéciale.
- On a intérêt, quand les circonstances le per#1! tent, à disposer les gouttières qui descendent toits, de manière à pouvoir faire arriver à vol011 dans chacune des fosses, une certaine quantité pendant les saisons pluvieuses. Cette eau, en dant les urines, permet de les utiliser à l’état
- Caves a engrais. — Les citernes dans lesq«el^ on prépare 1 "engrais flamand sont désignées sous nom de caves à engrais.
- Ces caves sont construites en briques et voû^ En général, elles ont 4m.50 de largeur, 5 mètres longueur et 2m.50 de hauteur sous clef. Les pi6^ droits des murs qui soutiennent la voûte ont Û®' de hauteur.
- Chaque cave a deux ouvertures : l’une est sit# dans la voûte; l’autre, qui est beaucoup plus petite’
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- FOSSES A FUMIER. 247
- vtMei'mée Par un v°let et elle est placée sur la face ^'eale exposée au nord.
- ik 0llVerture supérieure sert à remplir et à vider la ÿ lle- L’ouverture latérale permet d’y faire arri-| l’air pendant la fermentation de l’engrais. ^es caves à engrais flamand ont leur voûte recou-^ar une Lu'te couche de terre ou elles sont ÎU’ sous un toit en paille épais et très-bas, afin ij0j Je conserve toujours la même température, qui ^ être peu élevée.
- tes6S rriat'éres fertilisantes que l’on introduit dans ^ternes spéciales sont des vidanges, des urines dj, ^aux et des tourteaux de colza réduits en pou-
- §rossière.
- ' XI, fîg. 21).
- SECTION VII.
- FOSSES A FUMIER.
- donne le nom de fosses à fumier ou trous à fu-s,,jJ ’ ailx creux dans lesquels on dépose et on con-^ e les fumiers.
- Plus généralement, ces fosses sont concaves,
- ^ablies, reçoivent et conservent les eaux qui fa,* eri^' des toitures ou qui ruissellent à la sur-sjjj la cour. Alors, le fumier reste pendant plu-ijt) ïs semaines et même durant plusieurs mois dans Dm ?llieu qui lui fait perdre une partie de ses pro-fertilisantes.
- ^sses bien établies sont très-utiles lorsqu’elles ÎU’o Vastes’ parce que la conservation du fumier yjy-, 11 y dépose n’exige pas beaucoup de main-d’œu-qu’une charrette y circule très-aisément. Il
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- 248 BATIMENTS.
- n’en est pas de même des petites fosses. CeUeS sont certainement moins favorables que les p'a formes.
- Une fosse à fumier, pour être bonne, doit don® cuper une certaine surface. En outre, elle doit ® entourée sur trois de ses côtés par un mur de s® nement excédant le sol de la cour de 0m.50 à O®' Enfin, son aire sera imperméable, très-solide et ^ clinée. On donne au fond de la fosse toute la,f sistance qu’il doit avoir pour que les véhicules y , culent aisément pendant les saisons pluvieuses le macadamisant ou remplaçant ce moyen de solidation par un pavage ou un cailloutis fait des pierres quartzeuses et un mortier de chaux et sable. ÿ
- La rampe de ces fosses ne peut pas excéder O1"' à 0m.04 par mètre. ^
- Afin que les liquides ne séjournent pas sous 1®,,, mier, on donne à Faire deux pentes qui se sent au centre de la fosse et qui conduisent Ie P | dans une citerne située dans la fosse même, pr$ ; mur de ceinture, ou en dehors de ce dernier, ce {J1 vaut mieux, parce qu’on constate alors plus fn®,! ment la hauteur du liquide. ,
- Le purin qui arrive dans la citerne sert à arï°\ le fumier. Quand il est en excès ou lorsqu’il r0 j sur l’aire de la fosse ou sous le fumier, on l’enl^ l’aide de la pompe située dans le réservoir.
- Les fosses à fumier doivent être placées au cen^ pour ainsi dire, des bâtiments dans lesquels sont®01'; finés les animaux. On peut planter le long du ^ qui limite son étendue des lilas, du syringa, du ^ guenaudier, du cytise des Alpes. Ces arbustes ne ^
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- DES PLATES-FORMES A FUMIER.
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- Aen aucune manière à la circulation des voitures s °ut pour avantage de modérer un peu, pen-la belle saison, l’action desséchante des vents et secs.
- i j11 grand nombre de fermes situées dans le midi A ,a France ont des fosses à fumier bien établies %itées du soleil par un hangar assez vaste pour ^eles voitures ordinaires puissent y circuler. Ce .îen de conserver le fumier avec toutes ses pro-etés fertilisantes, mérite d’être adopté. Il est plus a°niique qu’on ne le .pense généralement.
- [l1' XI, %. 27, 28, 29, 30, 39, 40).
- SECTIONJVIII.
- DES PLATES-FORMES A FUMIER.
- Plates-formes à fumier sont les surfaces un peu L>S sur lesquelles on dépose et on conserve les . ers. EHes g0nt pius commodes que les fosses L. *es cours 0Ilt une faible étendue ; en outre, le l^aier qu’on y dépose est plus aisément chargé dans Voitures que lorsqu’il est situé dans une fosse, hes plates-formes ne doivent pas être moindres que % Elles sont contiguës et séparées par un ruis-LEa fosse ou citerne qui reçoit les liquides des lets est aussi située entre les deux plates-formes te^u milieu de la rigole séparative. La pompe que s j ^0sse doit contenir permet d’arroser aisément j eux tas de fumier qu’on peut y établir.
- , 6ss°l de ces plates-formes doit être imperméable ,|v f?s~s°lide. On le couvre d’abord d’une couche | &Ue. Lorsque cette argile a été bien corroyée ou ^bée, on y répand du sable et une couche d’un
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- BATIMENTS.
- bon cailloutis qu’on tasse aussi fortement
- sible. Ce macadam peut être remplacé très-a?8 geusement par du béton. La surface de chaque P forme doit être un peu convexe, en dos-d’ànt( deux 'pentes, afin que les liquides n’y séjourne11! h Les ruisseaux qui entourent chaque plate-doivent être pavés et il est nécessaire que leur se dirige à droite et à gauche vers la citerne. , On borde les ruisseaux ou rigoles extérieure*8, de deux, trois ou quatre rangées de pavés, afu1 v les voitures chargées de fumier ne détériore!^ le sol pendant les saisons pluvieuses, lorsqu6 s’éloignent des plates-formes. Cette bordure disposée de manière qu’elle empêche les eau* | pluies qui tombent dans la cour d’arriver da^ fosse, sans offrir cependant un obstacle au dép ment des voitures chargées d’engrais.
- (PL XI, fig. 31, 32, 38, 41).
- SECTION IX.
- DES LIEUX D’AISANCES.
- Les lieux d’aisances ont une grande imp01’^ dans une exploitation. Ils permettent de recueil^; engrais très-fertilisant et ils concourent à la prop1 des abords des bâtiments. {
- Quand les cours sont vastes et lorsqu’une est annexée à la fosse à fumier, on peut, sans | vénient, établir les lieux d’aisances au-dessus ^ fosse citernée. Dans le cas contraire, il faut un emplacement convenable et y élever la coûsl tion nécessaire. ^
- Mais lorsque par nécessité on doit édifier u11
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- DES LIEUX D’AISANCES.
- 254
- ^6l)t . •
- üjoj^ spécial, faut-il préférer la fosse fixe à la fosse
- Première a des avantages incontestables, mais trouve pas toujours dans les fermes des ou-
- W
- îui veuillent les vider.
- seconde ne présente pas cet inconvénient ; aussi ? <4 cette fosse qu’il faut adopter de préférence
- tes
- les locaux le permettent, lieux d’aisances destinés au personnel de la n ont pas de siège. Celui-ci est ordinairement
- par une lunette en pierre, en bois ou en
- V.
- fit
- e e,sur laquelle figurent deux parties en saillie sur j eHes la personne pose ses pieds. jto® Cabinet doit avoir lm.10 de largeur et 4m.30 de sjt^^eur. U est éclairé par une ouverture grillagée ee à lm.5o du sol, et il est fermé par une porte
- U Açjf . ' x
- jj 1 uiume intérieurement d une targette. e,st utile, quand la ferme est importante, d’éta-
- L
- (les lieux d’aisances destinés spécialement aux
- es- Ces cabinets doivent être fermés à clef.
- lieux d’aisances à récipients mobiles n’obligent Cl)nsti’uire une fosse. On peut les disposer au ijJ|:i 0rt d’un bâtiment dans un endroit retiré de la manière que la tinette repose sur le sol et k Jî^uée dans le rez-de-chaussée d’une petite cons
- l0u. Alors le cabinet sera élevé au-dessus de la 4 mètre à lm.20, et six à sept marches suffi-Pour y parvenir.
- ifiri.ri.| enlève la tinette quand elle est pleine et on la Place par une autre qui est vide, if/j* yases peuvent être des barils à huile cerclés en 1 ayant deux anses solidement fixées. Deux hommes
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- 252 BATIMENTS.
- r ^
- munis de deux bâtons les portent aisément fumier. .t,
- On peut, avant de les vider, y verser une dis30 tion de sulfate de zinc, agiter le tout et le 1^, pendant 24 à 48 heures dans le local. Ce m0(^ désinfection est simple, peu coûteux et très-effica<f'{ Lorsqu’on est forcé d’établir des fosses nau^ mais à ciel ouvert, on peut, avant de les vider»1 désinfecter par le même procédé ou y répand^ temps à autre du poussier de charbon de bois. , Les fosses d’aisances pour les maisons d’habit sont voûtées, creusées dans le sol et revêtues de df, bien étanches. Une fosse pour 8 à 10 personnes a() avoir 3 mètres de largeur, 4 mètres de longue**1’
- 3 mètres de hauteur sous clef.
- (PL XI, fig. 34, 35, 36).
- SECTION X.
- DES CHAUSSÉES d’ÉTANGS.
- l'oJl
- Les chaussées d’étangs sont les barrages que établit dans une dépression pour y retenir l’eau- < Ces barrages doivent être construits avec toute3 précautions voulues. Leur élévation et leur long1*6 varient suivant les circonstances. j
- La chaussée d’un étang est bonne quand eue ^ imperméable, et que l’eau agitée par le veid grossie par un violent orage n’y cause aucune dér dation. ...
- En général, on donne à ces barrages, à leur pa* • inférieure, plus des deux tiers de leur hauteur. Ils j vent excéder la hauteur du déversoir de 0m.7u il mètre.
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- DES CHAUSSÉES D’ÉTANGS. 253
- 0JJ qu’une chaussée ait toute la solidité voulue, kïfUVre un ^ar8'e fossé sur la ligne médiane de la
- Pour.
- “•75
- ace que la digue doit occuper, en ayant soin qu’il Plus profond que le fond de l’étang de 0m.50 à suivant la nature du sous-sol, et on remplit tlanchée avec de l’argile bien corroyée. Ceci l °n construit du côté de l’étang un mur en pierres f0f es ayant la propriété de résister à l’eau. Ce mur !hi 6ra *e ta^us intérieur, il présentera une incli-de 30°. A mesure que ce talus s’élèvera, on de la terre très-fortement entre le mur de 'fuient et le corroi. et entre ce dernier et les li-^es de la digue.
- )a chaussée sera construite lorsqu’elle aura atteint aUteur déterminée avant les travaux.
- C ®(3me temps qu’on construit le talus, on établit kn 6l^ure qui doit recevoir la vanne de vidange ou ça f d’êcmlemeut. Cette ouverture et l’acqueduc ou Vj(j s°uterrain dans lequel l’eau s’écoulera lorsqu’on %6l>a ^ étang de fond à l’époque de la pêche ou du ïgj^e’ doivent être faits avec de bons matériaux Us uns aux autres par un mortier hydraulique. i0 ails rïivcrs étangs, on remplace la vanne par une Gn ^0^'S, i’aqueduc par un tuyau d’écoule-ttfl ' Ces moyens de vidange exigent aussi que les Sfiiîiaüx de maçonnerie soient exécutés avec tout le tard. ^°SSJhie5 afin que l’eau ne puisse causer plus ^ ^cun dommage à la chaussée. î*ïor . de’ comine la vanne de vidange, doit être qui 6gee Pai‘ une 9rille en i'cr ou un grillage en bois pla S °PP°se au passage du poisson et des feuilles ou d’^o^ aquatiques qui pourraient obstruer le tuyau
- ement ou la buse. °nstruclions agricoles.
- 15
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- 2M
- BATIMENTS.
- Lorsque le sol n’offre pas une grande solidité1
- lorsqu’on doit mettre l’étang à sec tous les deux
- trois ans, on a intérêt à consolider en arrière
- delJ
- chaussée la maçonnerie qui forme la bouche de1 queduc ou du tuyau de la bonde par de forts pieU' formant pilotis.
- Les déversoirs sont aussi difficiles à construire 4 les vannes de vidange. Leur hauteur et leur larg® sont toujours déterminées par F administration ponts et chaussées. Ils consistent en une ouver en maçonnerie bien arasée, qui se prolonge en
- g’jp'
- clinant dans toute l’épaisseur de la digue. Cette ^ chée est bordée du côté de l’étang par une pien’0.^ taille; de l’autre, elle est limitée par une mn^ verticale ou elle s’incline très-fortement jusqu’3, base de la chaussée.
- Les murs latéraux qui limitent la largeur du té versoir sont appelés bajoyers. Ils doivent être all^; construits très-solidement. Souvent on les garnit pierre de taille.
- Dans les contrées où les pierres sont rares, on ^ place la maçonnerie par des plats-bords en bois- ,
- Quoi qu’il en soit, il importe de prendre toutes précautions voulues pour que l’eau, soit pendant chute dans le fossé d’écoulement, soit lorsqu’elle ^ viendra torrentueuse, ne puisse produire aucun a,
- lement ou excavation, jusqu’à l’extrémité infén
- de la maçonnerie, et causer en quelques heures quelques jours des dégâts qui ne pourraient t réparés qu’à l’aide de fortes dépenses.
- Les brèches ou ouvertures que les eaux font d les chaussées ou les digues en terre doivent êti’6 parées le plus tôt possible, car les eaux ruisselant^ augmentent très-promptement.
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- DES BARRAGES.
- 255
- SECTION XI.
- DES BARRAGES.
- > barrages sont des digues plus ou moins im-(;j^arites que l’on établit dans les cours d’eau pour Se eï leur niveau, ou dans les dépressions que pré-eût les montagnes dans le but de modérer Faction Active des torrents.
- t), esbarrages sont de quatre sortes : 1° en fascines; ^rie Iïla<^raers ’ en pierres sèches ; 4° en maçon-B
- Sq Aî{_rages en fascines. — Les barrages en fascines Uj0 Amples et peu coûteux. On les établit dans les (je rita8nes lorsqu’il est question d’empêcher les eaux Cl’euser les ravins et d’alfouiller leurs berges, ^barrages sont .formés avec des pieux ayant fo b à lm.65 de longueur, et implantés obliquement P®nte du sol. On relie ces pieux entre eux à Ces 6.^e Peines de saules (tiges de deux à trois ans).
- pieux sont espacés les uns des autres de 0m.40.
- 9», (^sque la largeur du ravin excède 2 mètres à °n augmente la solidité de ces barrages par ^ Petites pièces de bois placées en aval et consoli-Par de forts piquets implantés dans les berges. es barrages ont de 0m.75 à 4 mètre de hauteur, w ,es pièces ou piquets de saules prennent souvent (»Q quand ils ne sont pas de forte dimension, et t0 S^tüent plus tard des haies vives étagées dans le
- g
- I%)+V,UUGKS en charpente- ~~ Les barrages en charte )6 SOnt Principalement établis sur les ruisseaux es petites rivières.
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- BATIMENTS.
- 256
- Ils consistent en pièces de charpente enfoncées
- d#
- C*
- le cours d’eau et reliées entre elles par des ma ou de fortes planches placées horizontalement diverses pièces sont reliées les unes aux autres P de fortes chevilles en bois ou par de longs boulot écrous. t|
- Lorsque le courant est rapide et qu’on se pw^ d’établir un barrage ayant une grande solidité» consolide les charpentes implantées dans le c° ^ d’eau ou dans le ravin par des pièces placées aval et dirigées obliquement. Ces jambes de mettent au barrage de résister à la pression de 1e et à la force du courant. ^
- Barrages en pierres sèches. — Les barrages ^ pierres sèches sont très-utiles quand le torrent ou cours d’eau a plus de 3 mètres de largeur.
- On établit ces barrages de deux manières : D’abord, on se borne à ouvrir un fossé porpen lairement à la pente du ravin et on le rempli |( grosses pierres. On continue à élever cette mui’al brute jusqu’à 1 mètre ou lm.50. La base de cet ^ chôment doit avoir lm.50 à 2 mètres de largeur-peut, en amont, v planter des boutures de saules En second lieu, on établit un quadrillé à raid6' madriers consolidés par de forts pieux, excédant la y, face du barrage de0rn.30 environ. Ce barrage doit incliné d’amont en aval. Quand la charpente a6 ainsi disposée, on remplit tous les carrés par un ^ cage fait avec de longues pierres solidement Ce dernier barrage a l’avantage d’élever le nb^( du ruisseau ou du torrent, de modérer la vitess6 l’eau et de former un véritable réservoir. Bien co11 fectionné, il est très-solide.
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- DES BARRAGES. 257
- .^JîJiAGE en maçonnerie. — Les barrages en ma-' ’^erie sont de véritables digues. Ils sont coûteux, A s résistent à de grandes pressions et à l’action Jouxtes plus torrentueuses, quand ils ont été bien .J, stl>uits et lorsque, surtout, ils ont été établis sur °tis réunis par des moises longitudinales et transies.
- t^6s dimensions qu’il convient de donner à ces bar-Jes varient suivant la hauteur de la nappe d’eau *ls doivent soutenir et le but qu’on se propose joindre. Quoi qu’il en soit, les parois seront toujours jjf; lri(,;Gs ; les barrages à parois verticales présentent 5e résistance, surtout lorsque la maçonnerie est
- 0rsque le barrage est à la fois une digue et un % rS°.^r’ 011 construit le glacis qui est alors plus ou incliné et prolongé, avec de gros moellons aU m°ins 0m-50de longueur, posés très-jointi-a et P1’68?116 perpendiculairement à la directs • déversoir i le côté en amont doit présenter -Ul1 P*an incliné. Quelquefois on garantit l’arête îüe l leUl’e ^u barrage, qui sera aussi horizontale li0j Passible, par une longuerine ou longue pièce de ç,Il( .aen arasée et solidement fixée. Cette charpente souvent le courant d’agir sur les joints des
- :lres et de les désunir.
- ^hauteur des barrages en maçonnerie ne dépasse
- hiw a ----------------------•
- ls 2 mètres au-dessus de l’étiage du cours d’eau.
- t^i^UïLLEMENT. — Tous les barrages bien établis longtemps si les eaux ne produisent pas des ht,Ü/t^emerds, e’est-à-dine des excavations sous les l)(j^es 0U sous 1©S fondations des ouvrages liydrau-
- on aval et en amont.
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- BATIMENTS.
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- C’est pour prévenir ces dégradations qu’on ^ en aval soit un fort enrochement à l’aide de gros soit un radier au moyen de pièces de charpente et ^ madriers. Les enrochements bien établis empêobe toujours l’eau, quelle que soit la hauteur de la ch111 de creuser le sol en contrebas de la maçonnerie- , Observation. — Tous les barrages mentionnésel dessus sont fixes. Les barrages mobiles ou établis ^ porairement, se font toujours à l’aide de pieux et branchages ou de fascines ou de poutrelles.
- SECTION XII.
- DES VANNES.
- Les vannes sont les constructions que l’on établi^ les cours d’eau dans le but d’y retenir à volonté ^ certaine quantité d’eau. ,
- Elles se composent d’un massif de maçonnerie , frant deux feuillures verticales et une rainure zontale ou d’un bâti en charpente et d’une ^ que l’on élève ou que l’on abaisse à volonté. j Les vannes sont de trois sortes : les unes ser^ dans les irrigations ; les autres retiennent les e» ( dans les étangs et les réservoirs; les dernières s°,, utilisées pour empêcher la mer d’envahir, à mar' haute, les prairies et les champs situés à l’intérie des terres. j
- Vannes pour les irrigations. — Ces vannes $ de faibles dimensions ; elles servent à barrer de P tits ruisseaux ou des canaux de dérivation. ( Les unes se composent d’une seule vanne qu’on $ ou qu’on abaisse avec les mains, ou qu’on fait voir à l’aide d’un petit treuil ou au moyen d’un
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- DES VANNES.
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- d ^es Autres sont plus grandes; elles comprennent l;ix et quelquefois trois portes.
- Les premières s’abaissent ou s’élèvent dans une j 2°Unerie en briques ou en pierres de taille, ou j s deux poteaux reliés par un seuil horizontal sur ÏUel repose la vanne.
- Les secondes se meuvent dans des cadres en charge ou dans des montants en pierre. Lorsque les pelles sont larges et lourdes, on les élève et on les a*sse à l’aide de crics situés sur la traverse qui do-110 les montants.
- Lorsqu’on veut maintenir l’eau dans une rigole ou fossé à un niveau pour ainsi dire constant, on ,0 ^Pfoce les vannes à écoulement par une vanne à dé~
- 4 ,Sewient. Cette vanne, que l’on nomme aussi vanne ^ dusse, se compose de deux montants à rainures Qs lesquelles on introduit un nombre déterminé de hches mobiles munies chacune d’un anneau. On l Perpose ces planches pour exhausser ou abaisser foveau de l’eau.
- Lorsque les vannes sont établies sur un canal tra-üiri'Sailt une Prair*e> on Y adosse, en aval ou en . °nt, une poutrelle qui permet de franchir aisé-le cours d’eau et de passer d’une rive à l’autre, traverse supérieure sert de main courante et de «^de-corps.
- Cannes pour les étangs. — Les vannes destinées x étangs sont de deux sortes : j.Les unes se composent d’un cadre en bois plus ou Pa/nS *°n^’ se*on tuteur de la chaussée, et d’une Cf'6 du’on manœuvre à l’aide d’un levier ou d’une eihaillère et d’un cric fixé sur le chapeau supé-
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- BATIMENTS.
- 260
- empaM^
- é
- les
- rieur. Cette vanne ou empellement ou ferme ou ouvre le canal de vidange.
- Les autres sont appelées bondes. Elle se comp°se, d’une tige en bois ou en fer qui glisse dans des91 matures fixées sur le talus d’amont de la chaussee à l’extrémité de laquelle est située une bonde en f de 0“\25 à 0m.30 de diamètre. Cette bonde est quefois garnie de cuir; elle est destinée à un aqueduc dallé ou une buse (conduit formé a des planches assemblées) ayant une ouverture c°111 que très-régulière.
- Les bondes bien agencées ferment très-bien les c duits situés sous les digues, mais, en général, 0,11 manœuvre plus difficilement que les vannes.
- Vannes a clapets. — Les vannes à clapets sont ^ vannes mobiles encastrées dans les digues qui pr°f, gent les terres contre les marées ou les crues d fleuves, et elles ferment des aqueducs ou des can^j
- Ces vannes fonctionnent d’elles-mêmes; elles fixées à leur partie supérieure et sont, par conséqu®11 ' mobile à leur partie inférieure. Elles s’ouvrent 9 terres vers la mer ou le fleuve et laissent l’eau con(, librement. Quand la marée arrive et que la mer lève, l’eau, par sa charge, pousse la vanne dan9 feuillure de l’ouverture et ferme celle-ci. Lorsqn0 , mer baisse, la charge de l’eau arrêtée dans le caIia. intérieur pousse la vanne et l’eau s’écoule alors le rivage ou dans la rivière. '
- Les vannes à clapets ne sont pas parfaites, 111, elles peuvent rendre de grands services aux agric0, teurs qui ont des prairies situées sur les bords de Ji vières,que les pluies d’orage transforment en quel*!1'6 heures en cours d’eau très-torrentueux.
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- DES PUITS ABSORBANTS. 261
- 0Hv°L'CE fontainier' — Le pouce fontainier est une (jj ertui>e circulaire de 27 millimètres (un pouce) de ^tre ; il débite par heure 754 litres d’eau.
- SECTION XIII.
- ’ DES PUITS ABSORBANTS.
- 6s puits absorbants ou boitouts, sont des puits secs
- Ciliés
- Ktfac
- Ces
- ,, — à absorber les eaux qui sont nuisibles à la
- du sol.
- puits ne sont possibles que lorsqu’il existe à 1 § ' A - * * 1
- > 10 ou 20 mètres au-dessous de la couche arable couche de gros sable, de gravier ou de galets, yn leur-donne jusqu’à 2 mètres de diamètre. Ils 1Veut aussi être revêtus intérieurement d’une ma-’ Rerie faite à pierres sèches. v On ferme leur orifice, mais on y ménage une ou-_ tture p0ur qU’on puisse y descendre quand cela (jj nécessaire. Les eaux y pénètrent par l’intermé-d’un trou spécial.
- j °ur que les eaux ruisselantes n’y entraînent pas S Matières limoneuses, qui diminueraient avec le j^Ps la propriété absorbante de la couche inférieure (j^ée de cailloux ou de gros gravier, on les reçoit nn citerneau (voir p. 242) qu’on nettoie alors Volonté.
- Ces puits absorbants, que l’on a aussi appelés boi-h/s 0ll engouletout, sont assez communs dans les dé-|‘tements voisins de Paris.
- j) f1 existe dans le Quercy, la Franche-Comté des ^louts naturels qu’on nomme gouffres et dans les-^ els disparaissent aisément les eaux pluviales.
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- BATIMENTS.
- SECTION XIV.
- DES CANAUX ET DES RUISSEAUX.
- Les canaux et les ruisseaux sont très-utiles &1 ^ griculture ; les premiers servent à l’assèchement, * colmatage et à l’irrigation des terres ; les ruissea • fournissent de l’eau pour les arrosages et ils serve de moteurs.
- Canaux. — Les canaux ont des sections moins grandes, suivant les circonstances. — toujours creusés dans le sol quand ils doivent ser^ aux dessèchements. Il n’en est pas de même l°r^ qu’ils ont été créés dans le but de dériver un rlll?. seau et de porter un volume d’eau donné sur point déterminé. Dans ce cas, ils sont tantôt en c0° tre-bas ou au niveau du sol, tantôt en suréléva#0 des terres qu’ils traversent. .
- Quelle que soit la largeur du canal, la largeur plafond ne doit pas excéder le tiers ou les 3/5 de 1 verture, afin que les berges soient suffisamment clinées et qu’elles résistent à l’action érosive de l’e° et à celle des pluies.
- Les berges qui protègent les canaux dans les r^ biais doivent avoir l’épaisseur voulue pour qu’e^’ puissent résister aux affouillements.
- Les eaux fertiles qui parcourent des canaux ^ sés dans des terres argileuses favorisent la végéta#0 des plantes indigènes ; celles qui sont limoneuse3 ; destinées aux arrosages ou aux colmatages dépo3e:[ sur le plafond des dépôts terreux plus ou moins ab00 dants. Il est utile, chaque année, de faucard&f premiers et de curer les seconds.
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- DES CANAUX ET DES RUISSEAUX. 263
- Le faucardement se fait pendant la mise à sec, soit etl juin, soit en septembre ; on l’opère avec un fau-ou faux à lame courte, mais solide. Il consiste le fauchage de toutes les herbes qui croissent Sllï les talus.
- (|, Le curage a lieu aussi lorsque le canal est privé eau. On l’opère à l’aide de la pelle en fer ou d’une 'L'ague à main.
- Lorsque le canal doit franchir une route, un vallon 011 un ruisseau, on évite la construction d’un aqueduc ^ établissant un siphon, conduit souterrain qui e%e l’eau à s’infléchir et à suivre, par conséquent, 116 ligne courbe pour reprendre bientôt le niveau ^ eUe avait avant son entrée dans cet aqueduc.
- Les siphons se font en briques ou à l’aide de gran-es poteries s’emboîtant les unes dans les autres. Ces Induits sont revêtus extérieurement d’une couche 6 ciment. Lorsque le siphon traverse un vallon, on Ménage une ouverture à sa partie médiane; cette ^verture est fermée par une porte en fonte garnie e cuir ou de caoutchouc; elle sert à débarrasser e siphon des particules terreuses que l’eau y a déliées.
- La bouche, située en amont, doit être garantie par ^ grillage, afin que les herbes, les feuilles, etc., ne s Prêtent dans le conduit et finissent par l’obstruer.
- Ces canaux souterrains sont utilisés avec succès . aûs la région méridionale sur les domaines où les égalions sont exécutées sur des sols accidentés.
- Ruisseaux. — Les ruisseaux sont toujours en-Caissés.
- Lorsqu’on veut les faire servir à l’arrosement des Mairies ou des terres labourables, ou les utiliser pour
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- BATIMENTS.
- mettre en mouvement une machine à battre,
- 00e
- scierie, un moulin, etc., on se trouve souvent da®s la nécessité de les détourner de leur cours naturel-Alors, à une distance plus ou moins grande ^ point où le récepteur doit être établi, on ouvre
- canal de dérivation plus ou moins large et profo®1 de manière à obtenir une chute ou alimenter bassin de retenue. Ce bief est naturellement plus
- us
- moins large et profond, selon les circonstances;1 est situé en amont de la roue hydraulique ou de turbine.
- Dans la plupart des cas, le bief est bordé par u^ levée plus ou moins élevée. Lorsque cette digue ei formée de terres qui n’ont pas une parfaite liaison on la consolide à l’aide d’un clayonnage. Quelq®6' fois, pour que les eaux de suintement ne rende® pas humides les terres situées en contre-bas de lil berge, on pratique au bas de celle-ci un contre-fosSl plus ou moins profond qui conduit l’eau dans l’ajr cien lit du ruisseau.
- Le bief ou béai peut être canalisé.
- Pour empêcher que les glaces, au moment du dégeJ' ne viennent s’amonceler contre la vanne, on établi une estacade ou un brise- glace à l’aide de pilotis.
- On faucarde et on drague ou on cure les bie^ lorsqu’ils sont remplis d’eau ou pendant les chôm8'' ges. Ils doivent être munis d’un déversoir garni d’a® bon perré et d’un déchargeoir ou vanne de fond. CeS ouvertures d’écoulement1 empêchent l’eau, penda®4 les grandes pluies, de passer sur les levées et de leS détériorer. La vanne de fond est située dans Ie thalweg de la dérivation ou du ruisseau.
- Gué. — Le gué est l’endroit d’un cours d’eau °li
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- DES MOTEURS HYDRAULIQUES. 265
- J1 Peüt passer ordinairement, sans danger, à che-°ü en voiture.
- ^ ,°Ur cIue les piétons puissent aussi le franchir, ^ 'llsPose sur la ligne qu’il doit suivre des massifs ttiaçonnerie ayant 0>».50 à lm.80 de hauteur, et l *esquels reposent des poutrelles contiguës ou de ^es plats-bords. Cette passerelle est munie ensuite Cfh,5 el quelquefois de chaque côté, d’un garde-
- Quand les cours d’eau sont larges et très-guéables J^ant la belle saison, il est utile, si le fond- pré-«U h ^6S cav^®s’ d’indiquer par de grandes perches ,j.. aÜses plantées dans la rivière, la direction que 1Veid suivre les voitures et les animaux.
- SECTION XV.
- DES MOTEURS HYDRAULIQUES.
- V
- tour
- i1*
- Se trois:’
- agriculture utilise souvent l’eau comme moteur lettre en mouvement divers appareils, f récepteurs dont elle fait usage sont au nom-
- Le
- roues hydrauliques à augets, qui tournent à vitesse et qu’on regarde comme des moteurs
- Qa°niiques. Ils nécessitent une chute de 3 mètres ^auteur.
- 1 roues hydrauliques à aubes. Les palettes étant J’Pées en dessous, on n’est pas forcé d’avoir une 6 hauteur d’eau. Celle-ci arrive sur les palettes
- Le:
- iS
- Une buse. Ces roues ont l’inconvénient d’exiger aüc°up d’eau et de la dépenser d’une manière peu
- ticon
- °iïiique.
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- 266 BATIMENTS. > ^
- Les turbines marchent horizontalement. EHeS s très-utiles dans les rivières sujettes à de fortes ci’ Le coursier, espace dans lequel tourne une r„. hydraulique, est plus ou moins large, selon la ®al11 d’être de cette roue. ,,,
- Les roues à palettes exigent toujours moinsa pace que les roues à augets. . j
- La partie inférieure du coursier est cintrée sue un axe concentrique à la roue. Il doit y avoir 1 peu d’espace entre les extrémités des aubes oü palettes et le coursier. I
- Le coursier est limité, quant à la largeur, par parties latérales en maçonnerie ou formées par . plats-bords. Son extrémité inférieure va en s’élaI'% sant et constitue la partie que l’on nomme fuite. j
- Le plus généralement les roues hydrauliques0 protégées contre le soleil par des hangars ou desa" pentis adossés à l’usine.
- SECTION XYI.
- DES RÉSERVOIRS.
- Les réservoirs sont des bassins qu’on établit ^ une gorge ou une vallée en construisant une f°r, digue en maçonnerie hydraulique. Cette muraille e plus ou moins élevée et plus ou moins épaisse, 80 Û_ les circonstances. On y remarque une vanne àe !" dange, une ou plusieurs prises d’eau et un déver®°irj Ces étangs factices servent à concentrer les eau* sont nécessaires pour alimenter des canaux d’ird^ tion pendant la saison des arrosages.
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- DES MURS ORDINAIRES.
- 267
- CHAPITRE VI.
- Clôtures.
- tas clôtures en usage sur les exploitations agri-U es> sont très-diverses. Les plus répandues sont au de huit, savoir :
- 1. Murs ordinaires,
- 2. Murs en pierres sèches,
- 3. Haies sèches et palissades,
- 4. Fossés,
- 3. Haies vives,
- 6. Lisses,
- 7. Barrières et échaliers,
- 8. Fils, rubans ou grillages en fer.
- tas plaines nues, comme celles de la Beauce, de la de la Champagne, etc., sont les seules dans les-
- foell
- es on ne rencontre pas de clôtures.
- SECTION PREMIÈRE.
- DES MURS ORDINAIRES.
- y tas murs qui enclosent les cours, les jardins, les ^gers, etc., sont de quatre sortes : les murs en l6rres, les murs en briques, les murs en terre, les l'rs en moellons de craie.
- j ^üRs en pierres. — Les murs en maçonnerie se dt avec des pierres reliées à l’aide d’un mortier de d’un mortier de chaux et de sable ou avec du
- Mtre.
- Le mortier de terre est bon quand les pierres sont
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- 268
- BATIMENTS.
- assez plates, lorsque le mur n’est pas crépi et tfr il n’a pas une trop grande hauteur.
- On ne doit pas hésiter à lier les pierres aVeC bon mortier lorsque le mur entoure une cour. ,
- Quand on veut avoir un mur très-propre, oJl construit en moellons piqués ou en moellons blof bien jointoyés. La meulière bloquée, jointoyée a' du ciment, permet de faire des murs très-solideS très-agréables à la vue.
- On doit crépir ou enduire les murs en pierres co^ lesquels on veut appuyer des arbres fruitiers, afio boucher les trous qu’ils présentent, et dans lesqü6, se logent les animaux et les insectes qui s’attaqué aux légumes et aux fruits.
- Murs en briques. — Les murs en briques sont co^ muns dans le nord de la France. Leurs surfaces a° unies et ils sont solides, si la hauteur des joints fl’6* cède pas 0m.008, et si les briques sont de qualité.
- Ces murs en briques n’ont pas besoin d’être crép1^ on se borne à faire un bon jointoiement. ,,
- Murs en terre. — Les murs en terre, ou en PlS et torchis, sont ceux qu’on construit dans les l°c3 lités où la pierre est rare et d’un prix élevé.
- Ces murs ne reposent pas directement sur le s° Ils ont pour appui un soubassement en pierres ou briques qui excède la surface du sol de 0m.30 à 0®-^ Si le pisé ou le torchis touchait le sol, l’eau plutial et celle de l’égout du chaperon jailliraient sur laba?e du mur et détruiraient peu à peu sa solidité.
- Murs en moellons de craie. — Les murs en m°e* Ions de craie remplacent avantageusement les en terre dans la Champagne et la Picardie.
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- DES MURS ORDINAIRES. 269
- ®est utile aussi de les asseoir sur un petit mur en eîres.
- Quelquefois, quand les bons moellons de craie sont on se borne à couronner le soubassement en ,efJÏres par deux ou trois rangées de moellons, et on le mur avec le torchis.
- .Ferons. — Tous les murs en maçonnerie se ter-fJlerit par un chaperon, c’est-à-dire par une couver-
- eu mortier, en tuile, en ardoise ou en chaume. ' Appelle bahut quand il est bombé.
- chaperon à un seul égout couronne toujours les ;f;IJl's qui sont situés à l’extrémité du terrain appar-Sj^t à celui qui les fait construire. Alors l’égout est î1® sur la propriété et non sur celle du voisin, i j"® chaperon est à deux égouts quand le mur est si-au milieu d’un terrain n’ayant qu’un proprié-
- r. chaperon fait toujours une saillie de 0m.0o en , 0yerme sur le mur, afin que l’égout ne tombe pas jjr crépissage. Quand le mur doit être garni d’ar-(j.ries en espalier, on a intérêt à établir une' saillie de jit;â0 à 0“.2o avec des tuiles plates de bonne qua-e- Ces tuiles sont fixées sur le mur et sous le cha-(Z011") on les incline légèrement en avant. On peut ^placer les tuiles par deux rangées d’ardoises supposées, de manière que les ardoises du deuxième forment bien couvre-joints sur la rangée infé-teüre.
- (^es chaperons sont quelquefois couronnés par des Pes faîtières, surtout quand ils sont revêtus de tuiles ^es ou d’ardoises.
- ^auteur des murs. — Les murs ordinaires de clô-r®s ont 3 mètres de hauteur sous le chaperon, et
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- BATIMENTS..
- 270
- 0m.35 à 0™.50 d’épaisseur, selon leur élévation e‘ matériaux avec lesquels on les construit.
- Les murs qui ont 4 mètres doivent avoir t°u ( fruit nécessaire pour qu’ils ne soient pas un jour surplomb.
- Auvents. — Les murs contre lesquels on app1 des arbres fruitiers peuvent être couronnés par £ auvents un peu inclinés et ayant 0M.50 à 0m.^ longueur. Ces auvents sont fixes ou mobiles ; il®s( destinés à protéger les fleurs et les fruits contre
- 00
- fer e'
- gelées, les brouillards, la grêle et la pluie, établit à l’aide de consoles en bois ou en planches ou de petits paillassons.
- (Voir fig. S, 6, 7, 8, 0, 10 et 11, pi. XII).
- SECTION IL
- DES MURS EN PIERRES SÈCHES.
- Les murs en pierres sèches rendent de grands ^ vices à l’agriculture. Les uns servent de clôtures; autres sont employés pour soutenir les terres ara™ sur les versants des collines ou des montagnes.
- Les murs de clôture en pierres sèches ont pin® moins de largeur, selon les pierres avec lesqüel on peut les construire. Ceux que l’on, élève avec(l pierres plates ont une longue durée. 1(
- Les murs qui limitent une prairie, une vigne
- jardin, une cour ou qui bordent un chemin, PrèS?,i tent deux parois. On les termine en y plaçant les P* j belles pierres, soit horizontalement, soit vertie0, ^ ment. Ainsi couronné, le mur a plus de solidité. Qu0f. les murs forment des clôtures près des villages on lieux très-fréquentés, on les termine par un chap
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- DES HAIES SÈCHES ET DES PALISSADES. 271 ^ en maçonnerie, afin qu’ils soient moins exposés à j6 dégradés par les enfants, les murs de soutènement en pierres sèches n’ont J Uüe paroi régulière. Leur hauteur et leur épais-'Jr Varient suivant les circonstances, les murs en pierres sèches formant la clôture des rj Mips sont très-communs en Auvergne, dans le à(fi*cy, etc.
- SECTION III.
- des HAIES SÈCHES ET DES PALISSADES.
- donne le nom de haies sèches ou palissades aux
- ’fires formées avec des échalas, des branchages, v11, teillage ou des pierres plates. On les emploie de Jïeférence dans les localités où les terres sont peu Mondes ou peu fertiles, ou lorsque leur valeur vé-M est très-élevée.
- s. Les clôtures en échalas sont solides et durables Mlles sont faites avec des échalas d’acacia ou de âtaignier, et si elles sont soutenues tous les deux Mes par de bons pieux.
- Les haies ont lm.10 à 1“.20 de hauteur, j Lu augmente la durée des échalas en les sulfatant Mqu’ils sont encore verts ou en les goudronnant Près qu’ils ont été placés.
- La partie inférieure des pieux, celle qu’on enfonce ferre, doit avoir été carbonisée.
- Les échalas sont maintenus par deux ou trois tra-çMes horizontales. On les espace de 0m.03 à 0m.05 Viron les uns des autres.
- ^ Les clôtures peuvent très-bien protéger un jardin, fi verger et une haie vive nouvellement plantée, ou Oore une prairie ou une pépinière.
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- 272 BATIMENTS.
- On sulfate ou on injecte les échalas en les géant pendant 48 heures dans une cuve ou un kaS, contenant une dissolution étendue de sulfate de c ^ vre. Il faut 2 kilog. de couperose bleue (sulfate cuivre) par 100 litres d’eau. j
- Les haies en branchages sont assez durables <ïuaI1 elles ont été faites avec des pousses vertes de safa 1 de châtaignier ou d’aulne. ^
- Pour les établir, on implante sur la ligne <Pe v haie doit occuper, des échalas d’une hauteur dé*eI
- minée. Ces piquets doivent être éloignés les uns
- des
- autres de 0m.12 à 0m.15. Lorsqu’ils ont été bien ^ en terre à l’aide d’un maillet, on les enlace avec , branches flexibles de manière à donner à la haie 1 pect d’un clayonnage. L’ouvrier qui opère engajj( d’abord entre les échalas la base des branchest 8 manière qu’elle reste à la partie supérieure de haie. Les ramilles garnissent les parties inférieur Ainsi employées, toutes les branches ont une dii'et tion oblique de haut en bas.
- Ces haies sont solides lorsqu’elles sont bien fa^! Les clôtures en treillage sont peu durables et f solides, mais celles qu’on forme avec les treittaf mécaniques peuvent, dans certains cas et temp(3l‘al rement, rendre des services. (
- Les treillages mécaniques livrés en rouleaux, ay8^ 1 mètre de hauteur et formés de tringles écartées
- 0m.05 et soutenues par quatre fils-de-fer sont veR1
- 0 fr. 60 le mètre courant. Ceux qui ont lm.20 de h®11 teur valent 0 fr. 80. Les pieux de lm.50 sont vefa^ 25 fr. le cent.
- Murs palissades. — On clôt souvent des cours
- o11
- des paddock à l’aide de murs peu élevés, mais saî
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- DES HAIES SÈCHES ET DES PALISSADES,
- 273
- jj^és d’une palissade ou d’une grille en bois ou en
- J*8 clôtures sont- très-durables lorsque la palissade j. s°utenue par des poteaux en bois ou en fer bien astrés dans la maçonnerie, ÿ 68 grilles en fer qui servent à couronner des murs (jaPpui ayant 0m.80 à lm.20 de hauteur, se vendent 10 à 12 fr. le mètre carré y compris les supports. j.68 barreaux de ces grilles sont ronds et pleins ; leur '^Dètre varie de 0m.008 à 0m.010. jj. 11 peut remplacer la grille en bois par des briques ^Posées de manière qu’elles forment une muraille ^§ère à claire-voie. Ces briques sont surmontées par s ^blettes en pierre.
- ^ , es tuiles creuses remplacent avantageusement les tl(ÏUes quand elles sont de parfaite qualité. s , ,es clôtures en palis sont faites avec des pierres ç^steuses plates plus ou moins élevées et larges, clôtures sont communes dans la région de l’ouest, consolide les grandes ardoises avec lesquelles p ^es établit, en les reliant avec de longues pousses gênant des châtaigneraies ou taillis de châtai-4 fl?8' ^es l*1'1118 ou hcirts sont principalement situés j ou 0m.20 de la partie supérieure de la clô-le- L’extrémité inférieure des pierres schisteuses est errée de 0m.08 à 0m.12.
- 8Ht
- f;â^i!'S^U'°n cl°re un Jar(lin avec des palis, on le </loisit 'Iu' ont 4m.20 à lm.30de longueur et dont S(j Lords latéraux ont été dressés. Ces pierres ont 0“.02 d’épaisseur. Quand elles ont été fixées
- Part]
- ierre perpendiculairement, on les consolide à leur
- ,le supérieure à l’aide de deux fortes planches
- 0®.40 environ de largeur. Ces pièces en bois
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- BATIMENTS.
- m
- sont situées sur les deux faces des palis et elles $ réunies l’une à l’autre par des chevilles arrêtées P des coins ou à l’aide de boulons à écrous. ^ Ainsi utilisés, les palis qui ont 0m.40 à 0m-^ largeur constituent de bonnes clôtures pour les P dins, les vergers, les cours, etc.
- (Voir fig. 16, 17 et 18, pl. XII).
- SECTION IV.
- DES FOSSÉS.
- Les fossés sont les rigoles dominées par un ^ ou levée de terre que l’on ouvre pour enclore champs ou les héritages.
- Ces fossés ne sont pas toujours simples. Dans F sieurs contrées on en rencontre qui sont formés d® seule berge et de deux fossés latéraux. Ces fossés ° , ce grand avantage qu’ils supportent deux haies et souvent des arbres à tiges situés au milieu d® berge, et qu’ils contribuent à l’assainissement ® terres qui les limitent à droite et à gauche. ..
- Ces fossés doubles sont très-utiles dans les plis terrains formés par deux pentes, en ce qu’ils rcÇ0’ vent les eaux de l’une et de l’autre. ,,
- Quelquefois ces fossés n’ont qu’une douve ( f°sse limitée de chaque côté par une berge.
- Dans les deux cas, la largeur et la profondeurü fossé varient suivant les circonstances.
- Toutes choses égales, d’ailleurs, le talus des ^J ges doit être suffisamment incliné pour que la ieFi ne s’éboule pas après les gels et les dégels. Un f°, en terre, dont le talus de la berge est à pied-dr01 ’ est regardé comme ayant été mal exécuté.
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- DES HAIES VIVES.
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- SECTION y.
- DES HAIES VIVES.
- ]3es haies vives sont formées d’arbres ou d’ar-!es; elles remplacent les murs ou autres clôtures. (0f SsEnces. — Les essences que l’on emploie pour te/*1?1 ^es haies vives varient suivant la nature du Haj^ climat sous lequel la haie doit être
- ^ essences épineuses sont au nombre de sept : lj ' Le pruneliér ou épine noire forme des haies rus-j^es ; il convient très-bien pour les terrains sujets i.(- ^ffrir de la sécheresse et de l’humidité, mais il lentement.
- k ; L’aubépine est un excellent arbuste ; elle végète Mement dans les bons terrains. On la taille très-Vent.
- Le genet épineux ou ajonc marin, forme des haies ^ensives, mais il a l’inconvénient de se dégarnir ^6nîent du pied. On doit le recéper tous les quatre CKClnq ans. Il ne croît pas dans les sols calcaires ou ^eux.
- ^épine-vinette, arbrisseau rustique qui réussit ^"Lien sur les sols crayeux.
- L’acacia forme aussi de bonnes haies, mais il de-un sol léger, profond; il trace beaucoup.
- Il * Le houx végète avec lenteur, mais il fait des toujours vertes et serrées ; il exige un sol un peu ^ h vient bien sur les terrains primitifs.
- (ij, ' Le grenadier est employé avec succès dans la j*vence et le Bas-Languedoc. es essences non épineuses sont très-nombreuses.
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- BATIMENTS.
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- On emploie souvent les saules, le chêne, le ch<* ^ gnier, le charme, le coudrier, l’éraôte, le boulet' sureau, Xaulne, le troène et le ôm's.
- On peut aussi utiliser l’épî'cea, arbre résineux 4U taille aussi aisément que Vif et le thuya.
- Les haies vives sont de trois sortes : ^
- 1° Les haies simples, qui sont formées de Py disposés sur une seule ligne ; elles sont impéu6 blés quand les brins ont été entrecroisés de mal11 à former de grands losanges.
- .A'
- 2° Les haies doubles, qui comprennent deux gées parallèles de plants ; elles conviennent très'-1’ pour séparer des héritages mitoyens. .
- 3° Les haies avec fossés et talus sont cornui1111^ dans un grand nombre de localités. Elles enclos 1 les champs et concourent en même temps à leur sainissement. ,
- Plantation des haies. — Lorsqu’une haievix® ^ avec fossés, il faut que la terre soit rejetée su1, terrain du propriétaire qui doit en jouir. On d01^ ordinairement 0ni.50 de largeur au fossé; le talus la berge doit être incliné à 40 ou 45°. Dans la r ( part des cas, 0m.50 de profondeur suffisent pourries eaux pluviales s’écoulent librement dans le Lorsque les fossés doivent être garnis d’esseUc on ameublit la terre sur laquelle la berge sera jet^ et on place le plant de manière qu’il soit plaid6 ^ peu obliquement et qu’il soit au niveau de la , supérieure de la douve. Les plants âgés de 2 à 3 sont ceux qu’il faut préférer. A mesure que l’on °r j la pose du plant qui a été préalablement sou#11* t l’opération dite habillage, on creuse le fossé en
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- DES HAIES VIVES.
- 277
- Want.
- de placer la terre végétale directement sur le
- °Ps les plants doivent être espacés de 0m.16 à 0m.20. ^rsqu’on veut avoir une haie simple, on pioche fcahde de terre de 0m.33 de largeur, sur (K30
- 40 de profondeur. Lorsque les plants sont forts, rabat avant ou deux ans après la plantation.
- a0'
- ^ les
- (jj ^aPs diverses localités, on plante de distance en jStaHce, soit tous les 3, 4 ou S mètres, des plants âgés et plus forts destinés un jour à former des res forestiers' ou fruitiers à haute tige.
- S°Ir*s d’entretien. — Les haies vives exigent des lVaux d’entretien. Tous les 6 ou 9 ans, suivant les
- ,ePces et les usages de la localité, on les rabat he sur la souche et on cure la douve du fossé.
- ^daiis les contrées où les haies vives défendent des ^ Priétés limitées par une route contre les ravages
- ^ animaux, on les taille tous les ans avec des ou à l’aide du croissant, ou on les rabat tous °n 4 ans à 1 mètre ou 4m.30 au-dessus du sol.
- Pis,
- le comte Des Cars est parvenu à posséder des vives très-défensives et très-durables en réu-!SaPf deux à deux les jeunes branches des essences 'Psées à l’aide d’un fd-de-fer à petit diamètre. En
- Sant les rameaux et en les serrant assez forte-
- on opère une greffe par approche. Alors, les
- j parties se soudent et le fil-de-fer est bientôt noyé i Ps ie bourrelet qui se développe à la jonction des ^ches.
- t^e moyen peut être utilisé pour fermer les ouver-
- qu’on observe dans une haie vive; il est supé-à tous les procédés employés pour opérer les
- !'‘ePr
- *0)1 L ----JT--------------------------------JT
- Maures dans le Bourbonnais, l’Anjou, etc. instructions agricoles. h»
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- 278
- BATIMENTS.
- Avantages et inconvénients des haies vives. ^ Les haies vives contribuent à rendre le sol #10llj aride; elles protègent les récoltes contre les '"eI violents, la grêle et la dent du bétail ; elles pe#11 tent aux animaux de pâturer plus tranquille*11 enfin, elles assurent au cultivateur la paisible ,j°il1' sance du sol qu’il cultive.
- Ma s à côté de ces avantages se rangent les i**Ç0^ vénients qu’elles présentent. Dans les contrées oi* ‘ terre est fertile, elles occupent souvent un espa(^ qui pourrait être utilisé d’une maiïière plus lucia, tive; elles favorisent la multiplication des plal1^ nuisibles ; elles obligent souvent à faire de g'1>aJl. détours lorsqu’on veut arriver à des pièces situer ‘ côté de celles qu’elles enclosent, etc. _ .
- Quoi qu’il en soit, les baies vives sont nécessa1^
- dans les contrées où l’agriculture entretient des $ °
- maux en dehors des bâtiments d’exploitation-sont elles qui ont permis à la Normandie, au N**f nais, etc., d’obtenir les excellents résultats écon°Jl11, ques que ces provinces réalisent chaque année l’élevage et l’engraissement des animaux appartenu à l’espèce bovine et à l’espèce chevaline.
- SECTION YL
- DES LISSES OU LICES.
- On remplace quelquefois, dans les pays à herMê[ les clôtures sèches et les haies vives, par des clôt*11 faites avec des bois de charpente de moyenne gv0i seur. Ces clôtures spéciales, que l’on nomme $ . ou lices, sont très-solides et elles durent longt°I1]{ si on a soin de les entretenir. Elles conviennent
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- 279
- fjieu
- DES BARRIÈRES ET DES ÉCHALIERS.
- Pour les herbages ou pour les parcs dans les-
- ÎUehY"* ‘T j— —
- . l0s animaux vivent en liberté.
- UIlges Rotures se composent de poteaux espacés les
- aVoi^S autres 2 à 3 mètres. Ces poteaux, après
- 8. f été charbonnès ou goudronnés, sont scellés avec
- Sol*1" 0nt ^“.10 à l'".20 de hauteur au-dessus du
- ** sont reliés à mi-hauteur par des traverses et
- ce$ l0?n®S Par c^es Hsses ou pièces de bois. Toutes
- K Pièces sont bien assemblées les unes aux autres
- ®Il0n et mortaises.
- 'vtieiquefoig on se pome -, établir la lisse au som-,ij ^es poteaux, et on remplace les traverses mé-aQes par du gros fil-de-fer n° 19 à n° 22. f. ’ fil-de-fer qu’on emploie dans les clôtures se ^ ‘fie aisément s’il n’est pas galvanisé ou si on a Jfi'gé de le couvrir d’une couche de minium et de future.
- (V,
- oir fig. 22, 23 et 24, pl. XII).
- SECTION VII.
- DES BARRIÈRES ET DES ÉCHALIERS.
- j barrières sont des portes qui servent à fermer s ouvertures que présentent les clôtures ou qui ^placent les portes des hangars, des remises, etc. Les unes sont à claire-voie, les autres sont pleines; tel) ^ Lvi‘eni un passage seulement aux piétons, j es-c.i sont assez larges pour qu’une voiture puisse attchir l’ouverture qu’elles ferment.
- “Arriéres pour les hommes. — Les barrières qui s Mettent le passage à l’homme sont très-nombreu-Les plus en usage sont au nombre de quatre : La première, la plus simple, est une ouverture
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- BATIMENTS.
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- étroite au milieu de laquelle a été implanté un ^ poteau. ^
- La seconde est un tourniquet dont les bras ont 0“.50 à 0m.60 de longueur. Chaque bras, en l°ur. nant, passe à 0m.10 ou 0m.15 des poteaux ou des P1 liers qui limitent l’ouverture. j
- La troisième est plus compliquée, mais elle est to aussi commode et moins sujette à être détérioi’ee' Elle se compose d’une partie fixe formée de claires-voies assemblées de manière à présenterü angle de 90° et d’une partie mobile soutenue pal‘ , poteau qui est éloigné de 0m.90 du centre de la part, fixe. La porte, ou partie mobile, a 0m.40 de large111 ; chaque partie fixe a 0m.90 de longueur.
- La quatrième est la plus solide et la plus efficaCe‘ Elle consiste en deux barrières fixes composées cha cune de deux montants et d’une traverse. Ces ^ rières se croisent un peu, mais elles sont éloignee l’une de l’autre de 0m.35 à 0m.40. Elles se posent ^ la manière suivante :
- Ces diverses barrières ne peuvent être franchi par le bétail.
- (Pl. XII, fig. 28, 32, 35 et 36).
- Barrières pour les voitures.—Les barrières p°üt, les voitures varient aussi. Les barrières à un van^ les plus en usage sont au nombre de six :
- La première, la plus simple, consiste en deux P0' teaux avec mortaises dans lesquelles glisse à vole111’6 une traverse. Cette barrière est commune dans ^ forêts ; on la ferme à l’aide d’une serrure,
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- La
- DES BARRIÈRES ET DES ÉCHALIERS.
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- ej, seconde a du rapport avec la.précédente, mais t e est plus rustique; elle comprend deux ou trois perses qu’on fait glisser dans les ouvertures que ^ ^entent les poteaux lorsqu’on veut l’ouvrir.
- troisième est répandue dans l’ouest et le centre ta France. Elle comprend une cl ai re-voie fixée à ai‘bre équarri auquel on a laissé sa base. Cette ^ Ce de bois se pose horizontalement et elle est fixée ,Sa partie postérieure sur un poteau à l’aide d’une deville en fer; son autre extrémité s’applique dans ebfourchement que présente le deuxième poteau. Ofsqu’on veut, ouvrir cette barrière, on soulève la ^‘be antérieure de la pièce de bois et on la fait °Uriter sur elle-même avec une grande facilité, j taa quatrième est répandue en Normandie. Le mon-âId auquel elle , est fixée est muni d’un pivot qui re-^°Se dans un trou pratiqué dans une pierre de taille, 5 eHe est fixée par un collier à l’un des arbres qui ,0[btent l’ouverture de l’herbage. L’écharpe qu’on y ^barque augmente sa solidité et lui permet de tour-6ï aisément sur elle-même.
- . La cinquième convient spécialement pour les gran-es ouvertures. Elle est munie d’une roulotte qui )fîlTrjet facilement de l’ouvrir et de la fermer.
- La sixième est une barrière anglaise ; elle s’ouvre
- Ies deux côtés et se ferme d’elle-même par suite de JLrrure particulière qu’on observe à la partie instaure, Cette barrière est solide et doit être adoptée ( e Préférence quand on veut fermer un passage de îloyenne largeur qui est très-fréquenté. i Les barrières à deux vantaux sont aussi très-nom-^^eüses. Elles ont 3 mètres à 3IB.5Û d’ouverture, et ".30 à lm.5ü de hauteur.
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- '23SZ BATIMENTS.
- Souvent elles sont accompagnées, sur le côté, petite porte pour le passage des hommes ou (i'\ échellier. Cette disposition permet de ne pas ouvra' chaque instant des barrières qui sont lourdes, fiu °? ne referme-pas toujours ou qui doivent être ordi&al rement fermées à clef.
- La forme des barrières à deux vantaux varie bealJ> coup. Les unes sont en bois; les autres sont en f&'’ celles-ci sont droites à leur partie supérieure, ceUeS là ont une forme cintrée ou concave.
- (PL XII, fig. 26, 27, 30, 31 et 33).
- Echelliers. — Les échelliers ou échaliers sont ^ passages disposés en échelles et établis près des baf' rières pour éviter de les ouvrir, ou dans les hai0S vives lorsque celles-ci coupent des sentiers sur quels il existe un droit de servitude.
- Ces échelliers sont communs dans la Bretagne l’Anjou, le Bourbonnais, la Normandie, etc. Ils ^ rient beaucoup dans leurs dispositions. Les anima11* ne peuvent les franchir.
- Dans beaucoup de cas, ces petites barnères P^ sont situées sur l’ados ou la berge des fossés.
- Autant que possible, il faut établir les échelliers ;l côté d’un arbre ou y planter un fort pieu, afin qu’011 puisse s’y appuyer au moment où on les franchit-
- (PL XII, fig. 37 et 38).
- SECTION VIII.
- DES FILS DE FER, DES RUBANS ET DES GRILLAGES MÉTALLIQUES.
- On peut diviser ou enclore une prairie, un herbag0 ou un gazon avec du fil de fer nos 19 à 22 ou à l’a’(
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- DES FIIS-DE-FER, ETC. 283
- c°Pdes fabriquées avec du fil de fer galvanisé (voir lêe 54^
- ^6s ûls et ces cordes métalliques sont maintenus à tuteurs déterminées au moyen de poteaux en su8 arant de 0m.07 à 0m.10 au carré ou à l’aide de I^Ports en fer. Ces montants sont espacés de 3 mè-Pu ’ ds ont de lm.20 à lm.50 de hauteur et ils sup-t ^eux ou trois dis ou une cor(^e métallique à j Partie supérieure et un ou deux en dessous.
- |,la e,s cordes métalliques ordinaires peuvent être rem-;|efjC(:!es par des rubans unis, des rubans épineux ou cordes épineuses.
- eu es Pub ans épineux présentent des bords entaillés Uj Sangles et relevés; ils se vendent à Chemazé jeune) 35 centimes le mètre courant, lu es cordes épineuses sont de deux sortes ; celle dite ^cnce est composée de trois fils galvanisés hérissés brf0l'ntef! e^e vau^ aussi 25 centimes le mètre ; celle l^elée églantier est formée de deux fils auxquels sont des morceaux de zinc en forme de triangles ; on ^ond 30 centimes le mètre linéaire.
- ^ grillages métalliques servent à garantir des j apes, de jeunes bois contre le gibier, ils ont de ije f b'e à 2m.43 de largeur ou hauteur. Ceux qui ont v Vailles ayant 0m.041 de diamètre sont vendus Pdter, à Paris, 0 fr. 85 en fil n° 8 et 1 fi*. 35 al n° lo le mètre carré. Les grillages ayant des 5o*les de 0m.050 de diamètre valent 1 fr. 10 en fil et 1 fr. 35 en fil n° 10.
- 6s grillages sont maintenus verticaux à l’aide de iC* 0rdiuaires espacés de 2 à 3 mètres. Ces pieux j] aVent être en bois ou en fer. Dans ce dernier cas, aht les sceller dans un moellon enfoncé en terre.
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- 284
- BATIMENTS.
- CHAPITRE YII.
- Routes Agricoles.
- Les routes et les chemins d’exploitation ont P°fl l’agriculteur une grande importance. Si les départementales et les chemins vicinaux sont râlement en bon état, il n’en est pas de mème ^ chemins ruraux. Le plus ordinairement, ces voieS , communication sont boueuses en hiver et elles P^ sentent souvent de profondes ornières et même 1 fondrières.
- Les chemins que les cultivateurs peuvent créer qu’ils ont intérêt à maintenir en bon état, son1 deux sortes :
- 1. Les routes en terre,
- 2. Les routes empierrées.
- Les premières desservent le domaine ; les seco11 relient les bâtiments d’exploitation ou les usines coles aux chemins vicinaux ou aux routes dépaI mentales ou nationales.
- SECTION PREMIÈRE.
- >*
- ROUTES EN TERRE.
- Les routes en terre ou chemins de terre sont c®1 . que le cultivateur regarde comme secondaires $ \ desservent les champs qui sont éloignés des v°' principales de communication. I
- Ces routes étant peu fréquentées et ne se^
- qu’aux transports des fumiers et des récoltes rarement empierrées. Nonobstant, elles sont
- son1
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- ROUTES EN TERRE.
- ROUTES EN TERRE. 285
- 4^ent être entretenues quand elles appartien-1 a 1Jue grande exploitation, surtout quand elles 11, es seules voies qu’on peut suivre pour arriver e ou telle partie du domaine.
- W S rou^es sont assez bonnes, quand elles sont si-k S Sur des terrains graveleux, sablonneux, grani-^ 6s ou schisteux à sous-sols perméables. Dans la w^art, des cas, elles nécessitent alors peu de tra-^ d’entretien annuel.
- . Q en est pas de même quand ces voies de com-los 1Cation reposent sur des terres argileuses, argile ficaires, argilo-siliceuses ou crayeuses. Si les vé-jjei ies les parcourent assez facilement pendant la e saison, durant l’automne et principalement y1Vei> ou pendant la saison des pluies, les animaux foncent souvent jusqu’aux boulets et les voitures acent de profondes ornières, rç e Mauvais état des routes agricoles non empier-^s a de graves conséquences. Il augmente les frais djj UeIs de l’exploitation, parce qu’il oblige à moins 'es voitures, à augmenter le nombre des L ^aux de trait et à réparer plus fréquemment les diais et les véhicules.
- faire dans cette circonstance ?
- Combler les ornières pendant la belle saison ;
- ;je Ouvrir au printemps de petits fossés latéraux ^üés à égoutter le chemin ; h„ fondre le chemin convexe avec la terre prove-aat des fossés;
- Vi ^erser et rou^ei‘ ensuite l’aire bombée ainsi ob-^°us ces travaux n’occasionnent pas de bien gran-
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-
- 286 BATIMENTS.
- des dépenses. Tout cultivateur propriétaire du ^ qu’il exploite, comme tout fermier ayant un lo!l’ bail, ne doivent pas hésiter un seul instant à leg treprendre.
- Ces travaux peuvent être exécutés en avril et à*3' époque de l’année où les travaux de main-d’œ1^ ne sont pas encore considérables.
- Chaque année, on s’impose la tâche, pendant Ie de combler les ornières à l’aide de quelques ouvi’1 ^ munis de pioches et de pelles en fer. Ce rabats» des frayés dans les ornières présente toujours phlS difficultés quand on l’exécute lorsque le soleil a du1 la terre ou la boue. ^
- Quand le chemin de terre ne comporte pas cailloux et que la direction est assez régulière, ü peut le labourer en adossant, c’est-à-dire en enray^ sur son axe. Ce labour donne de bons résultats il est exécuté au printemps par un temps conven&y et qu’il est suivi par un hersage et un roulage éfl gique. . t
- Il existe des contrées dans lesquelles les cufib teurs se contentent d’empierrer le passage des ro^3' Cet empierrement partiel est une bonne opératif et il mérite d’être adopté par les exploitations 4 peuvent annuellement faire ramasser sans grafl^, dépenses une certaine quantité de pierres sui_ , terres qui leur appartiennent. Lorsque les orré^ ont été remplies de cailloux, on rabat à la pioclie à la pelle les arêtes de terre qui dominent le nbea de la route sur le frayé suivi par les chevaux.
- Nonobstant, les travaux qui ont pour but de liter l’écoulement des eaux stagnantes, amélio1’011 toujours les routes en terre.
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- ROUTES EMPIERRÉES.
- 287
- SECTION II.
- ROUTES EMPIERREES.
- Les
- chemins qui relient les exploitations aux che-
- ij . Vicinaux, aux routes départementales ou routes ^ l0^ales, doivent être en très-bon état. Il est né-^aipe qe pouvoir les parcourir sans crainte aucune Jour et de nuit avec des voitures chargées, u 6s principaux chemins qui desservent les terres ' Arables doivent être aussi très-viables en toute ^on.
- t0Les bonnes routes, les chemins à parcours facile, gourent puissamment à la prospérité d’une exploi-jj, l0li. Elles ont pour effet de diminuer les frais l^tretien des harnais et des voitures et elles n’o-# %ent pas avo[r (jes animaux nombreux, très-forts ^une grande valeur.
- , ®s chemins, suivant les circonstances, auront de L mètres de largeur. On sait que la voie d’une %re agricole a, en moyenne, Im.70 de largeur, i, °ur qu’une route soit bonne en été comme en Vil faut:
- Que le terrain sur lequel elle existe soit solide; Qu’elle soit à l’abri de l’action nuisible des eaux lriales et courantes ;
- h^° Que sa pente soit au moins de 0m.005 par %e;
- Que son aire ait une forme convexe, afin que eaux pluviales n’y restent pas stagnantes;
- Quelle soit, dans la généralité des cas, limitée 'h'oite et à gauche par un fossé.
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- 288 BATIMENTS.
- Toutes les routes empierrées comprennent ® parties : la chaussée et les accotements. 0
- L&chaussée occupe le centre de la route sur largeur de 3 à 4 mètres. Elle est empierrée. i Lorsqu’on trace un chemin, on détermine la direction de l’axe ou directrice, qui devient, auss1 le tracé effectué, la ligne médiane de la chaussée- A ^ sitôt ce travail terminé, on procède au nivelle1116. du profil en long et du profil en travers, et on plaCL tous les points où l’inclinaison du terrain change,0 piquets numérotés. Les numéros correspondent àce. du plan et ils indiquent les déblais et les rembldlS exécuter. , ,.
- Dans les tracés courbes, les rayons ont au U10 j 30 mètres; dans celui des pentes et des ramp^ | faut chercher à établir une inclinaison moyen111’ régulière de 0m.03 par mètre. Quant au profil en ^ vers,le bombement doit être de 1/50 de la largeur6, chemin. Ce bombement de la chaussée a pour de faciliter l’écoulement des eaux, mais il ne faut P
- qu’d soit trop fort, car les voitures arriveraient11 ! facilement sur les accotements et seraient exposé verser. Le plus généralement, la pente transver56 des routes empierrées est de 0m.14 à 0m.15.
- La limite supérieure de l’inclinaison des ramp^ dépasse pas 0m.15 par mètre. Dans les plaines, °e inclinaison n’excède pas souvent 0m.025 par mètr^
- Lorsque le terrassement est terminé et qu’oU donné à la route le bombement nécessaire de mau1^ qu’elle présente le profil d’un arc de cercle, oU , ouvre une ouverture profonde de 0m.05 à 0m.07 ^ le fond a la même forme que celle que doit avoff ^ chaussée ; c’est dans cette rigole très-large et r
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- ROUTES EMPIERRÉES. 289
- j^onde qu’on opère Y empierrement avec les maté-dont on peut disposer.
- .^épaisseur de l’empierrement varie depuis 0m.09 1 sÏR’à 0m.15. Il n’est pas nécessaire qu’il soit con-j0 dable. Le point essentiel, c’est qu’il repose sur un ^ solide, sur un encaissement très-sec ou uneplate-%e bien tassée. Aussi souvent termine-t-on le terminent à la fin du printemps et n’opère-t-on remuement qu’à la fin de l’été.
- ^les pierres les meilleures sont celles que fournis-ç ^ terrains cristallisés et volcaniques. Les pierres paires et les silex se transforment assez facilement ^ ooue pendant l’hiver et elles produisent une abon-VA 6 Poussière blanc jaunâtre pendant les temps de cWesse.
- Hans quelques localités, on remplace avantageuse-Jnt les cailloux, lorsque ceux-ci font défaut, par du . 0 peu terreux ou du gravier.
- sables graveleux et les cailloux de petites dissions que transportent les rivières servent aussi d’excellentes routes.
- S °n ne peut pas faire passer un rouleau com-.6sseur sur la. chaussée, on doit la couvrir d’un peu
- " SaVil/v ^ -, * 1 ^ la nnnlûp
- sable pur si cela est possible et la rouler avec
- 1>0nleau en pierre ou en fonte ordinaire.
- 'H Hit qu’il n’est pas nécessaire que la couche (fl cnilloux soit très-épaisse ; il suffit, en effet, qu’elle j^de complètement le sol et qu’elle s’oppose à la 5ï?.^1’ation des eaux pluviales. Dans les circonstances paires, elle a de 0m.08 à 0m.12 d’épaisseur. Les (J l°nx, après avoir été divisés ou cassés, ont de à 0m.06 de diamètre. Un homme peut casser
- ‘•OS
- %i
- don 1 mètre cube de pierres dans une journée. instructions agricoles. * 17
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- 290 BATIMENTS.
- Les chemins que l’on construit avec des caiH01^ qui n’ont pas été placés dans un bon encaisseiB0111 n’ont pas une très-grande durée et solidité. t
- Les accotements ne sont jamais empierrés; ils S011 destinés à soutenir la chaussée. Ils sont limités Pa* un fossé ou une rigole.
- Les fossés que l’on ouvre le long des accoterue^’ sont destinés à recevoir les eaux qui tombent sur route. Leur profondeur doit être telle que le fou01 j trouve à 0m.20 au moins au-dessous du bord de f banquette. Leur talus est ordinairement à 45 degda Quand ces talus ont une très-grande longueur, sont formés par des remblais considérables et pd01’ redoute des éboulements, on établit un mur de ^ tènement en pierres sèches. Le talus de ces mui'S alors 1/4 ou 1/6 au plus de leur hauteur, et ^ épaisseur est au moins les 40 centièmes de la haI) teur totale.
- L’ouverture des fossés varie suivant la quaid^ d’eau qu’ils peuvent recevoir. Le plus ordinairedeI1 on leur donne 1 mètre de largeur à leur partie périeure et 50 centimètres au plafond.
- Lorsqu’un fossé présente une forte pente et $ les eaux qu’il doit recevoir peuvent le raviner?011 établit de distance en distance de petits barra#®5' Ces gradins en pierres ont pour effet de diminue1’ vitesse de l’eau et son action érosive.
- Annuellement ou tous les deux ans, on procè® au curage des fossés. Cette opération se praW16 depuis le printemps jusqu’en automne.
- Les chemins qui ont été ainsi créés exigent d0S
- soins annuels d’entretien. Ainsi, chaque hiver on
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- les curer ou ramasser la boue qu’on y observe, r0lfl
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- DES PONCEAUX, DES PONTS, ETC.
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- Üph ca'^oux les ornières ou les fortes fiaches et ^er les fossés si les eaux s’y écoulent difficile-
- LorsqU’une r0utc doit recevoir des eaux pluviales ds Un form£ par le passage d’une rampe à une ou l’eau d’une source, et quand on ne peut fe passer ces eaux sous la chaussée et les accote-{ à l’aide d’un ponceau ou d’un pont, il faut de e nécessité établir un cassis.
- D donne le nom de cassis à un ruisseau construit Pendiculairement ou obliquement à l’axe de la te* Ce ruisseau n’est durable que lorsqu’il est |Di d’un blocage bien fait.
- lorsque dans les montagnes le cassis sert à l’é-jeDûment d’une chute, on est forcé, pour prévenir [> DP'ouiliements, d’établir un ferré sur l’endroit où tombe et ruisselle.
- SECTION III.
- ût:s PONCEAUX, DES PONTS ET DES PASSERELLES.
- yj Ponceaux et les ponts rendent de grands ser-v .®s a l’agriculture. Les premiers permettent aux ti. Ul‘es chargées de fumier et de récoltes de fran-^ *es fossés situés le long des routes ou les rigoles Renversent les prairies naturelles. Les seconds Dt principalement établis sur des ruisseaux ou de pDds fossés d’assèchement.
- — Les ponceaux ont de faibles dimen-
- tio ^eur ouverture correspond toujours à la sec-D des fossés au-dessus desquels ils sont établis. br Ves construit en pierres ou en briques. Dans le btier cas, l’ouverture située entre les deux massifs
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- BATIMENTS.
- de maçonnerie, est fermée par de fortes pierres pl^e' ou dalles recouvertes de terre; dans le second,^ deux piliers supportent un arceau. L’écartement deS pieds droits varie de 0ra.50 à 1 mètre.
- On peut au besoin remplacer les pierres plates 0 la voûte en briques par de forts madriers pla°eS transversalement à l’axe du ponceau.
- Les ponceaux ont généralement 2m.30 à 2m.S0 ^ longueur.
- Ponts. — Les ponts sont plus difficiles à établif et plus coûteux, parce qu’il importe d’asseoir leurS culées sur un terrain solide, afin que celles-ci résfi' tent à la poussée des arches et à celle des terres.
- Les ponts sont voûtés ou leur tablier est en chai" pente ou en fer.
- Les premiers ont des voûtes en plein cintre ou anse de panier, suivant la largeur que le pont do>| avoir. Ces ponts sont ceux qu’il faut construire quai10 ils doivent avoir peu de hauteur et lorsqu’ils so^ situés dans des endroits humides. (
- Les ponts en bois sont durables quand ils ont ^ construits avec des bois sains et lorsqu’on a le soi11 de les goudronner de temps à autre. Leurs culé^ peuvent être en maçonnerie ou en bois. Quoi qu1 en soit, le tablier se compose de quatre poutres soü' tenues aux deux tiers environ de leur longueur paï des jambes de force ou des contre-fiches qui s'ap' puient sur les culées. Le plancher doit avoir 0m-^ d’épaisseur ; il repose directement sur les poutres ^ transversalement à leur direction.
- Lorsque les piliers sont en bois, on les réunit deih à deux en dessous du tablier à l’aide de croix d0 Saint-André qui remplacent alors les contre-fiches-
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- DES PONCEAUX, DES PONTS, ETC. 293
- |"es ponts en bois ont 4 mètres de largeur et n’ont g ÿuDe travée. Lorsque la distance des piliers est de 8 mètres, on doit soutenir le tablier à sa partie ^Hiane par un troisième pilier ayant aussi des con-,e'fiches à droite et à gauche. Le pont présente alors (:l>x travées.
- Chaque pilier des ponts en bois se compose d’une %ée de pieux ou pilots.
- ^Ce parapet ou garde-corps doit avoir de 0m.80 à •90 de hauteur. Les poteaux qui soutiennent de a a<ïUe côté du pont les traverses et les lisses sont shj.ettis par des .contre-fiches afin de présenter une j 1(ie solidité.
- Les extrémités du tablier doivent être garanties J un pavage ou un blocage.
- XI, fig. 16 et 17).
- ^-Sserelles. — Les passerelles sont des ponts lé-ïs que l’on jette sur les ruisseaux ou les petits rs d’eau, afin que les piétons puissent les franchir.
- . s petits ponts consistent en deux poutrelles en ^°ls ou en fonte soutenues à leurs extrémités, à 1 ou Mètres au-dessus de l’eau, à l’aide de massifs de ,j ǰPnerie. Ces pièces sont reliées entre elles par ^traverses ou de longs boulons à écrous.
- Cn y p0Se un tablier fait avec des planches ou des Ldins de chêne.
- Co^e tablier est dominé de chaque côté par un garde-
- ^Cn donne aux passerelles de 0m.80 à lm.20 de lar-On peut aussi les consolider au moyen de es de force quand le tablier a 3 ou 4 mètres de 0QgUeur.
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- CHAPITRE VIII.
- Emplacement des Bâtiments.
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- L’emplacement des bâtiments qui composent uîl* ferme a une grande importance. Ces constructif ne sont bien situées ou groupées que lorsque la f veillance peut s’y exercer à tous les instants du jf et de la nuit et que les services y sont faciles.
- Les écuries et les bouveries destinées aux animai de travail doivent être le plus rapprochées possn16 de la maison d’habitation. Le chef de F exploitai doit non-seulement pouvoir aisément s’assurer si ^ charretiers et les bouviers se lèvent et se couoheI1 aux heures réglementaires ; il lui importe aussiA savoir si les animaux reçoivent exactement, à l’hef de leurs repas, les rations qu’il a indiquées.
- Les vacheries peuvent être plus éloignées sans ^ convénient aucun. Toutefois, il est utile, autant les circonstances le permettent, qu’on puisse les sa1' veiller de l’habitation et qu’elles n’aient pas de pof communiquant avec une arrière-cour, afin que f ouvrier ne puisse venir y traire des vaches en l’a^f sence du vacher ou de la fille de basse-cour. Ile nécessaire, en outre, que ces bâtiments ne soient très-éloignés des fenils, des granges et des endroJ où le fumier est conservé ou entassé. ,
- Les étables destinées aux jeunes bêtes bovines s°1^ toujours plus éloignées. Elles sont bien situées quaa elles sont en communication directe avec une praif naturelle ou un herbage clos par une haie vive, ^ haie sèche, un fossé ou un mur. C’est dans cet end0
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- les veaux, après qu’ils ont été sevrés et séparés e{ mères, prennent l’exercice qui les fortifie lend leur tempérament excellent.
- .es Jumentmes ne sont pas très-bien placées à l’in-le|ir de la ferme, à moins qu’elles soient en com-j ^cation directe avec ün pâturage ou . que chaque °*e ait, comme annexe, un paddock établi dans une ^itie voisine des bâtiments, hes étables d’engraissement pour les bêtes bovines doi-(|Jlt être construites dans l’endroit le moins bruyant ,e la ferme, c’est-à-dire à une certaine distance des j dries, de la machine à battre et des greniers dans ^sïüels peuvent fonctionner les tarares ou moulins . Vaner. Leurs fenêtres sont ordinairement munies (j lêrieurement de volets qui permettent, à volonté, e les rendre presque obscures pendant le jour lors-jj^e les animaux ont besoin d’une complète tranquil-® pour ruminer avec profit. es laiteries et les fromageries doivent être aussi j ^rapprochées de la maison d’habitation, parce que IJr surveillance appartient spécialement à la femme f, cultivateur. Toutefois, la nécessité d’y faire de equents lavages, d’y nettoyer chaque jour les us-Usiles qui ont servi, oblige à ne pas trop les éloi-er des puits ou des fontaines, à moins qu’on puisse maire arriver de l’eau et disposer d’un robinet à ddérieur -ou à l’extérieur du bâtiment, bes constructions sont bien situées quand elles oc-lient un endroit sain et aéré. C’est pourquoi il est de de les éloigner des porcheries, des lieux d’ai-écpCes’ des fosses à purin, etc., qui laissent toujours dapper des odeurs qui peuvent nuire à la qualité lait et du beurre.
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- BATIMENTS.
- Le poulailler doit aussi être placé à une faible ^ tance de la maison d’habitation, dans un endroit et aéré. Toutes les volailles, surtout les poules, ai#1®11 le soleil pendant l’automne, l’hiver et le printe#1?5 et l’ombre pendant l’été. A ce bâtiment, on peut $ nexer un petit enclos destiné à l’élevage des p°l1’ lets. Ce paddock occupera une portion du jardin 'l'1’ doit toujours être attenant à la maison d’habitati00’ si les circonstances ne permettent pas de l’étab^1 dans un coin de la cour à bonne exposition.
- Les bergeries peuvent, sans inconvénient, être él°j' gnées du centre des bâtiments ; mais il est uw qu’elles soient bien orientées et voisines de la gran#e et des tas de fumier.
- Quand les bergeries sont spacieuses et qu’elles r#1' ferment un troupeau important, on doit les construit sur l’endroit de la cour le moins fréquenté par Ie’ animaux de travail et les véhicules.
- Les granges sont édifiées dans le fond de la oo®1’ ou sur l’un de ses côtés. Dans le premier cova^ dans le second cas, il est bien utile qu’elles soie11^ attenantes à la cour des meules de céréales ou qu’ellf forment bordure sur un chemin accessible aux tures, afin qu’on puisse y emmagasiner les gerbe3 sans être forcé d’entrer dans la cour les voiture3 chargées.
- Les cours des meules sont toujours closes par 1111 mur ou par une bonne haie vive, afin que personD6 ne puisse y pénétrer. C’est en disposant ainsi leS cours dans lesquelles on construit des meules d® céréales, de foin ou de paille qu’on prévient des cendies. La clôture empêche aussi les animaux de s’approcher des meules et de les détériorer.
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- Les porcheries sont reléguées à l’extrémité de la 1‘ à cause de l’odeur nauséabonde qui s’en échappe, Uelque bien tenues qu’elles soient.
- fournil ne peut pas être très-éloigné de la mai-jJ1 ^habitation, parce qu’il doit être surveillé toutes fois qu’on y boulange ou qu’on y fait la lessive. ® Plus généralement, on lui assigne un endroit qui Il Voisin de la laiterie ou du poulailler ou des ate-(j('r's ot qui est en même temps éloigné des granges, 6s greniers à foin et de la cour des meules.
- I Les magnaneries sont établies dans le premier ou 6 second étage de la maison d’habitation, ou dans J* bâtiment isolé et construit sur un endroit sain, ^ et très-éclairé. Ce bâtiment doit être rapproché |,f"s champs de mûriers, si ces arbres ont été plan-sur les terres voisines de la ferme, afin que l’ap-0l>t de la feuille se fasse plus aisément et plus
- *%Jïnpternent.
- j Les greniers ont leur emplacement déterminé. Dans ^ Plupart des cas, ils sont situés dans la maison ^ habitation ou au-dessus des écuries, des bouveries, es bergeries ou des hangars, des chais ou celliers,
- . Quelquefois au-dessus des poulaillers.
- Les greniers à foin dominent ordinairement les va-. et'ies et les bergeries ; les greniers à grains sont sltués dans la maison d’habitation, sur les écuries ou ,Ur des hangars spéciaux. Les ouvertures des uns et ^ autres, situées sur le côté extérieur de la cour, 0lVent être munies de volets.
- Les vehdangeoirs, les celliers et les chais sont édi-dans un endroit non humide, un peu ombragé, eré et d’un accès , facile pour les hommes et les °hures. Ces locaux ont pour complément, dans di-
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- verses contrées, une tonnellerie, c’est-à-dire un l°ca dans lequel on répare ou on fabrique les tonneatb'
- Les pressoirs, dans les pays à cidre, sont étaW1 sous des hangars fermés situés près du cellier etd verger dans lequel on laisse les pommes ou poires $ tas pendant quelques semaines avant de les piler °u de commencer la fabrication du cidre.
- Les distilleries, les sucreries et les féculeries oec11' pent, presque toujours une cour annexe à la c°l11' principale et dans laquelle sont situés les silos à teraves, les silos à pommes de terre, les silos à pulfiS et les réservoirs pour l’eau ou pour la vinasse ou Ie* eaux de lavage.
- La forge et la charronnerie sont généralement v°1' sines de la boulangerie ; elles occupent des hangarS fermés et éclairés par des fenêtres placées horizoir talement. Ces ateliers ont de grandes portes à de^ battants qui permettent d’y faire entrer un cheval °l1 charrue.
- Les hangars ou remises servant à abriter les v°v tures et les instruments aratoires n’ont pas d’efl1' placements déterminés. On les établit sur les parti6* qui ne sont pas occupées par les écuries, vacherie5’ bergeries et granges, en ayant la précaution, tout®' fois, qu’ils ne soient pas exposés au midi et au* pluies de l’ouest.
- Dans les grandes exploitations où les bâtime^* encadrent souvent plusieurs cours contiguës, on coü' struit les remisés à l’intérieur près de la porte pri11' cipales de la ferme, afin que les charrues, les herS®5 ne traversent pas toute la cour, ce qui la dégra^6 assez promptement. Quelquefois, on les établit à l’e*' térieur des bâtiments, le long des granges ou ^
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- lubies, lorsque, à la ferme et près de la porte d’en-> ee est annexé un enclos destiné aux meules et aux ai'§es de fagots.
- lapinières ou les cases à lapins doivent être Construites près de la porte d’entrée du jardin, soit à Ultérieur de la cour, soit dans le jardin même, afin ?ü °n puisse leur donner, sans déplacement, des dé-de légumes.
- Les grands clapiers ne peuvent être édifiés dans la ®°Ur principale. L’odeur assez désagréable qui s’en male oblige de les éloigner de la maison d’habita-1o;d et de la laiterie. Ces bâtiments exigent un en-r°it sec, éclairé et aéré. Il faut aussi les disposer e manière que les maraudeurs ne puissent s’y in-r°duire sans être vus par le personnel de la ferme.'
- , Les ruches ou apiers sont éloignés des écuries, des fables et des endroits sur lesquels la circulation est 1>equente. Le plus généralement, on les établit dans jardin ou le verger, sur un endroit isolé et bien mité des grands vents et non loin d’un réservoir ou a Un ruisseau.
- Les fumiêres sont toujours situées à l’intérieur des c°Urs et devant les bâtiments occupés par les animaux de travail ou de rente. Leur surface varie sui-vaut l’importance de l’exploitation. Quoi qu’il en ,S°'L 11 est indispensable qu’il existe entre la plate-°rme ou la place à fumier et les bâtiments un es-fa°e suffisant pour le libre passage des voitures, des 6les à cornes, des troupeaux, etc.
- Les abreuvoirs ou grandes auges en bois, en fonte °u en ciment et alimentés par une prise d’eau, une L°mpe ou au moyen d’un puits, doivent être placés ( ans la cour principale à 10 mètres environ de la
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- maison d’habitation, afin qu’il soit possible, chaque jour, de s’assurer si les charretiers, bouviers, etc-’ font boire les animaux qui leur ont été confiés, j Ces abreuvoirs peuvent être aussi adossés dan® j la cour contre les murs extérieurs des écuries, va'
- | cheries, etc. Il existe des exploitations dans la régi011 | du nord où la largeur dans œuvre des bâtiment } permet de les établir à l’intérieur des écuries, bon-| veries, etc.
- 1 Quant aux mares, elles doivent occuper un de$
- | côtés de la cour ou être creusées' à l’extérieur des bà'
- ! timents. Il est préférable, quand cela est possible) i qu’elles soient situées dans la cour même, parc**
- ! qu’elles servent alors de réservoir en cas d’incendie-! On y lave les pieds des animaux de travail lorsque - les terres labourables ou les chemins d’exploitation I ont été détrempés par les pluies. Le plus générale'
- ; ment ces réservoirs sont alimentés par les eaux phi' j viales. Il faut éviter que les purins y arrivent.
- Il est essentiel, en outre, que les mares soient i abritées du soleil une partie du jour par des bâti'
- ; ments, si on veut y conserver le plus d’eau possible l pendant les grandes chaleurs. On doit éviter, quand ; on le peut, de les établir près des machines à battre ; et des greniers dans lesquels fonctionnent les tarares,
- : à cause de la poussière qui se dégage de ces bâti' ments. Il est utile, aussi, de ne pas les protéger par des plantations. Les feuilles des arbres ont l’incon' ; vénient d’altérer les eaux stagnantes et de former, | avec le temps, un fort dépôt dans le fond de ces ré' 6 servoirs.
- Les colombiers sont situés dans la cour même de la-ferme pu sous le comble d’un bâtiment un peu élevé.
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- Le;
- MAISONS D’HABITATION
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- s volières ont leur emplacement à côté du jardin ' u poulailler, ou dans le jardin même. Lorsque ®ïnie comprend plusieurs cours contiguës, quel-, ei°is on établit au centre de la cour principale et 'v^t l’habitation, un enclos à l’aide d’un treillage ‘Lois ou métallique. C’est dans ce petit enclos, i(j1 (!s-l orné d’un gazon, de touffes de lilas, de se-de laurier ou de troëne du Japon, et qui ren-, de petits bassins très-peu profonds et plusieurs
- 1)ïlS. rr..’_________________0 _ . 1________1_ ^............. ni
- N
- qu’on confine, dans le jour, les poulets, les oi-et les canards, huit à quinze jours après leur ît ,Ss;arice- Ce jardin ou paddock est à la fois très-utile rès-agréable.
- toges pour chiens de garde ont leur place à droite I a gauche de l’entrée principale de la ferme. Ces eûils sont voûtés et construits en maçonnerie ou en afin qu’on puisse les flamber de temps à |esïe avec de la paille sèche dans le but de détruire ^sectes qui s’attaquent aux chiens. s chiens de bergers ont leurs loges en dehors de ergerie et près des portes d’entrée.
- CHAPITRE IX.
- Maisons d’habitation.
- I § 1. HABITATION DU CULTIVATEUR.
- L^a maison d’habitation de l’agriculteur a plus ou Cm ^ mvpmtance, suivant l’étendue des terres qu’il
- Ce 6 et Sel°n SOn instruction’ et surtout sa for-
- Autrefois, dans les contrées productives de la ré-
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- gion septentrionale, l’habitation du cultivateur Pf priétaire ou fermier comprenait, au rez-de-chauss ' une grande cuisine, une chambre à coucher s&'ÿ de salle à manger, une chambre à coucher pour enfants, une chambre à coucher pour les servaU et un local destiné aux provisions du ménage-premier étage était occupé par une ou deux chaf bres à coucher et par des chambres à grains, *1 communiquaient souvent avec les greniers situés a11 dessus de l’écurie et de la vacherie.
- Le jardin était attenant généralement à F. tion, mais on y cultivait surtout des légumes. w fleurs qu’on y observait n’occupaient pas une gra11 surface et elles se composaient de pied d’alouetf de julienne, d’aconit, de croix de Jérusalem, d’®1 let, etc. ,
- De nos jours les maisons d’habitation des agrictI; teurs sont plus confortables,- parce qu’elles sont F1 bitées par des familles qui ont reçu de l’instructif' qui ont plus de capitaux et qui comprennent très-i31 ^ que pour vivre aujourd’hui dans une ferme éloig11, de plusieurs kilomètres des centres populeux, il ^ pouvoir y trouver quelques-uns des plaisirs qu'o** ( le séjour des villes. C’est ce bien-être inconnu ^ anciens cultivateurs, qui a conduit la classe insti'U1 à ne pas craindre de prendre en main la direct^1 d’une exploitation à laquelle, souvent aujourd’h111' est annexée une industrie agricole.
- Selon l’importance des fermes et des bâtiments, f trouve maintenant au rez-de-chaussée, dans les U191 sons d’habitation des agriculteurs, une cuisine, ^ salle à manger, un salon avec piano et souvent f billard, puis un bureau où est située la comptait
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- HABITATION DU CULTIVATEUR. 303
- fit la
- Djj °aisse. Le premier étage est occupé par des ambras à coucher et par la lingerie. Les servantes ^chent toujours au rez-de-chaussée, près de la cui-. • Toutes ces pièces, sauf la cuisine et la salle à jj, &er> sont parquetées et souvent très-confortable-meublées. La cuisine sert encore dans diverses 01 étions de salle à manger pour le personnel i a ferme, mais quelquefois aussi les charretiers,
- , tiers, hommes de cour, etc., prennent leur repas s une salle spéciale appelée réfectoire, et qui est jjtte de la cuisine.
- je ans plusieurs exploitations de la région du nord, h ï(^e(d°ire du personnel a pour complément un je^°d\ salle spéciale garnie de bancs et dans laquelle charretiers, vachers et ouvriers doivent venir fu-j-> r- Cette pièce est chauffée et éclairée pendant JH"er,
- ^hans les fermes nouvellement construites ou dans t s anciennes où les maisons d’habitation ont été hn aiJJ:'ées, agrandies ou modifiées, le bureau et la 7e à manger sont situés de manière qu’on puisse Soient voir l’entrée ou la sortie de la ferme, et ^Veiller ce qui se passe dans la cour, j. hes maisons d’habitation des moyennes et des pe-6s> exploitations ne présentent pas un confortable e,Ssi parfait; nonobstant, on y trouve au rez-de-^afissée une grande cuisine, une salle à manger wrvant à la fois de salon et de bureau et une ou ^sieurs chambres à coucher. Toutes ces pièces sont Celées, bien éclairées, convenablement meublées Parfaitement tenues. Le premier, lorsqu’il existe, °ccupé par des chambres à coucher. ans les deux cas, la salle à manger est séparée
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- BATIMENTS.
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- de la cuisine par un vestibule plus ou moins lai'g® dans lequel est situé l’escalier qui conduit au pre mier.
- Les nouvelles fermes construites d’après un pjaI1 bien étudié comprennent des maisons d’habitaü01’ qu’on peut signaler comme de bons modèles. les unes, la maison est isolée des autres bâtime^
- de plusieurs mètres, afin qu’elle puisse être aiséme
- protégée en cas d’incendie. Dans les autres, elle e*î attenante aux autres bâtiments. Alors, on a ét^*1 un corridor à l’extrémité du pignon qui limite * cuisine. Ce couloir communique, d’une part, ^ cette pièce, et de l’autre avec le jardin. Il résulte ^ cette disposition que le personnel de la ferme pénètre plus dans la cuisine par le vestibule de bitation, et que le service du jardin se fait sans ha verser la maison comme cela a lieu encore assez sol1' vent. Ce corridor de service à lm.b() à 2 mètres^ largeur, afin qu’on puisse y circuler au besoin une brouette. L’apport des légumes, du bois, ^ l’eau, du charbon, etc., dans la cuisine, se fait aü;:î par ce couloir.
- Lorsqu’on doit construire une maison d’habitatio9’ il est utile, après avoir examiné la nature du terra1'1 et les matériaux qu’on peut ou qu’on veut emploY131' de ne pas oublier que l’aire du rez-de-chaussée d°l être élevée de 0“.40 à 0m.50 au-dessus du sol, si °l! veut avoir une habitation salubre et toujours profit' On franchira cette élévation à l’aide de deux à tr°'s marches, si on donne au sol l’inclinaison voulue p°ut que les eaux pluviales s’éloignent aisément de construction. Cet exhaussement du rez-de-chaussea suffira, dans la plupart des cas, pour qu’on pui^e
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- , HABITATION DU CULTIVATEUR. 305
- la maison sur cave et aérer celles-ci au moyen soupiraux.
- L est bien important, lorsqu’on construit une ha-L/1 on Sur une rampe prononcée, de s’assurer préa-erQent si on n’a point à craindre des affleurements gUr }es pancs d’argile ou de glaise, ou des tor-s d’eau venant des parties supérieures pendant ^^ges ou les grandes pluies. Il est très-essentiel :t:(; ,S( de ne pas choisir un endroit trop bas si la val-j est humide ou s’il y règne des brouillards persis-Jds à des moments déterminés. En outre, il est né-
- j,.SSaire, si cela est possible, de placer les façades de Sj Station au nord et au midi, ou à l’est et à l’ouest ( ’ 'L cette dernière exposition, il existe un abri natu-> Une colline, ou un abri artificiel, un bois ou de laaïldes plantations. Enfin, on ne peut oublier, dans . choix de l’emplacement de la maison, qu’elle soit Pétante ou non, qu’elle ne doit pas être éloignée ^ puits ou d’une source.
- jjj °utes choses étant égales d’ailleurs, si on fait d611 souvent de profiter des plantations existantes le but de rendre la maison plus habitable, il pas toujours avantageux de construire une ferme )®s d’un grand bois, parce qu’on expose alors les vo-l. es à être détruites par les renards, fouines, etc.
- ^ d distribution intérieure variera selon les circon-rt*ces. Nonobstant, la cuisine étant la pièce princi-e> on devra la faire aussi grande que possible, {^H-dire assez, vaste pour que le personnel de la ÿ llle> qui a droit à la nourriture, s’y rassemble ai-t()Iïleilt aux heures des repas. La cheminée sera nasillement très-grande pour qu’on puisse y entre-u> temporairement un bqn feu. quand les charre-
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- 306 BATIMENTS.
- tiers ou les bouviers rentreront mouillés de leurstra vaux.
- Les cuisines des fermes, outre la cheminée, c°^ prennent aujourd’hui un fourneau économique j|llP ou moins grand, selon l’importance de l'exploitât^' . Une table et deux bancs occupent le centre de $ pièce. _
- L'office destiné à contenir les provisions : viaD0' beurre, sel, etc., doit être situé au nord et avoir111 fenêtre grillagée, afin que les mouches ne puisse^* pénétrer et qu’elle soit sans cesse aérée.
- Les eaux ménagères sortant des éviers doivent.^ ber dans un baquet qu’on a soin de bien laverA temps à autre ; elles sont utilisées dans l’alimenta^11 des porcs. C’est commettre une grande faute que11 laisser ces eaux s’écouler dans la cour où elles res^ souvent croupissantes et fétides devant. la mai^ d’habitation.
- Les maisons destinées aux métayers sont to«^ spéciales. Sous le même toit, on trouve réunis lafl)1 sine, les chambres à coucher, la laiterie, le cellier ® le fournil. (Voir pi. XIII, fig. 2, et pi. XIY, fig. 2 et ^
- Les maisons d’habitations des petits propriété, agriculteurs ne comportent ordinairement. que à trois pièces au rez-de-chaussée et un grenier.
- Le rez-de-chaussée comprend une cuisine et llJl; chambre à coucher. L’entrée de la maison dan»16 meilleures constructions a accès dans un tanil)^1 qui a lm.o0 au carré; à droite est située la porte d la cuisine, et à gauche celle de la chambre à couobel ou vice versa. Ces deux pièces possèdent chacune ^ alcôve destinée à recevoir un lit.
- Lorsqu’on veut augmenter l’espace du rez-de-cha^
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- I HABITATION DU CULTIVATEUR. 307
- L ’ 0n construit en arrière de la maison une annexe iev, ,Uïl plancher et un demi-comble, et on sépare la atinient en deux parties à l’aide d’une cloison. t0) ^mière pièce communique avec la chambre à cher et la seconde avec la cuisine. Par cette dis-; bon, on peut avoir deux chambres à coucher, une 4aSlïle contenant le lit de la servante et une pièce !?s laquelle on dépose des provisions, des sacs, etc. L . J1 peut compléter encore cette construction en ^ lant une annexe à demi-comble le long de cha-,e pignon. Ces deux constructions occupent la lar-o r de la maison et elles n’ont pas de plancher. h sert de poulailler et de porcherie ; l’autre est formée en cellier et en magasin aux outils à main . L Pommes de terre.
- !,j. °rsqu’une semblable construction est surmontée i ,j ^ premier étage, on établit un escalier à la place alcôve de la chambre à coucher et à la suite du j)ïe 0u tembour. Les deux chambres, situées au Uq teier, permettent de transformer la chambre à i (; ter du rez-de-chaussée en une salle à manger teant aussi salon.
- nest pas inutile d’indiquer ici les dimensions donner aux maisons d’habitation situées en °rs des villes ou gros bourgs.
- ^ 1 la maison n’a qu’un étage, on donne au rez-de-. tessée 3m.50 à 4 mètres de hauteur, et au premier *8® à 3m.75.
- ]e '"üand l’habitation a deux étages, le rez-de-chaussée, Premier et le second sont dans les rapports sui-ytS:.7A4.
- ty. 0lci maintenant la superficie carrée que doivent 0lr les diverses pièces :
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- 308 BATIMENTS. Petites. Moyennes. Grand^ 40 a ôft
- Salle à manger. . . 12 à 15mc 20 à 30®=
- Salon 15 à 24 30 à 45 50 à 6»
- Vestibule. 8 à 10 12 à 18 18 àï- 35 à ^
- Chambre à coucher. 12 à 15 15 à 30
- Cabinet de toilette. 6 à 8 10 à 14 18 à 86
- On donne aux salles de 6am3m.15 de longueur^ , lm.65 de largeur.
- Les cheminées varient dans leurs dimensions,5111
- vant la grandeur des pièces :
- Petites. Moyennes. Grandi
- Largeur...............0®.90 1®.15 1®-^
- Hauteur de la tablette. . 0m.90 lm.00 1®-^
- Largeur de la tablette. . 0®.25 0m.33 0®-^
- Leur profondeur varie de 0m.45 à 0m.65. En 8 néral, on donne aux jambages 1/10 de la largeur® la cheminée.
- Les tables à manger ont de lm.30 à lm.50 de ^ geur. Leur longueur est variable. Il est nécess^ que leurs extrémités soient éloignées des murs/, 1 mètre et qu’il existe lm.20 à lm.50 entre leurs ^ latéraux et les murs de la pièce.
- Les croisées varient aussi dans leurs dimensions
- Petites. Moyennes. Grande®1
- Largeur..........1®.10 lm.30 1®.60
- Hauteur..........lm.50 1®.65 2®.00
- La hauteur des appuis varie entre 0m.75 et O®-85' Les portes d’appartement à un vantail ont, moyenne, 2 mètres de hauteur et 0m.85 de large111/ celles à deux vantaux ont 2®.30 de hauteur et lm'^ de largeur.
- Les châssis à tabatière pour les chambres mansar dées ont ordinairement 0®.83 de hauteur et 0m.70 ^ largeur.
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- MAISON DU VIGNERON.
- 309
- § 2. maison du vigneron.
- Les vignes., dans le Maçonnais, le Beaujolais, le e^y, etc., ne sont pas toujours cultivées par des , t'lei's travaillant à la journée pour le compte des %iétaires des vignobles. Très-souvent elles sont fiées à des vignerons qui, moyennant un loge-quelques ares de terres labourables et une
- s
- %Iïi,
- ^ — annuelle, se chargent d’exécuter tous les tra->)lx de culture : taille, labour, accollage, binages, etc. ^ habitations occupées par ces tâcherons viticoles j désignées sous le nom de vigneronnages.
- ^ fs maisons des vignerons du domaine de La Loyère h°Re-et-Loire), appartenant à M. le vicomte de La ^®te, sont très-bien disposées. Elles ont l’aspect yJri châlet et servent à loger deux ou trois familles °a leur importance. A chacune de ces habitations r°uvent annexés un four et une loge à porcs.
- . es logements sont sains, aérés, et chaque division d pour une famille composée de quatre personnes.
- | h XIII, fig. 5, 6, 7 et 8).
- . es vigneronnages du Thil (Rhône), propriété qui ^ tient à M. le vicomte de Saint-Trivier, sont dif-parce que chaque vigneron a à sa disposi-f;|h une surface plus grande en terres labourables, ^tie famille dispose d’une cuisine sur cave, d’une , jïibre à coucher et d’une petite pièce contenant k d’une remise et d’une écurie dans laquelle on (e h)ger cinq animaux : bêtes chevalines et bovines.
- enil est situé au-dessus de l’étable et de la re-l ei le local qui domine le logement du rez-de-Ussée sert de grenier à grains.
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- BATIMENTS.
- 310
- Un petit bâtiment annexe comprend une loge P0^ une ou deux bêtes porcines et un poulailler, fl ^ un four pour deux familles.
- Les constructions de La Loyère, comme celles Thil, méritent d’être signalées comme de bons illû dèles de vigneronnages sous tous les rapports.
- § 3. MAISON DU GARDE.
- Les grandes propriétés forestières sont placées la surveillance de gardes chargés de veiller à la C(J)I servation des bois. Les habitations occupées parc agents doivent être construites sur le bord route d’un accès facile et près d’une source ou d ^ puits. Elles doivent avoir pour annexes une couJ' un jardin clos par une haie vive.
- Les maisons de garde se composent, au reZ'6 chaussée, d’une cuisine et d’une petite pièce servait magasin, ou au besoin de cellier, si la maison $ pas été établie sur cave, et de deux pièces au-desS6;' L’escalier qui conduit au premier occupe un de^ °0 tés de la cuisine. On ne doit pas, lorsque la mai^ est isolée ou située au milieu d’un grand ma^1’ établir cet escalier à l’extérieur de l’habitation l’intérêt du garde ou de sa famille. Les fenêtres 6 rez-de-chaussée doivent être munies intérieure]#6' de volets doublés avec du feuillard dans le but6 paralyser des vengeances exercées le soir par des l>f, conniers. Au besoin, les baies peuvent être gai#169 extérieurement de barreaux en fer.
- A cette maison doit être annexée un hangar-état destiné à abriter une ou deux vaches, un cheval, ^ carriole et du bois. Le poulailler et la porcherie PelJ
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- MAISON DU GARDE.
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- 311
- e*re construits dans les cours. Tous ces bâti-vi^s secondaires doivent être bien clos et couverts ^Use des i0UpS ou des renards.'
- 6s faisons de garde qui servent de rendez-vous e^a$se sont toujours plus importantes. La cuisine k sert alors de salle à manger doit avoir plusieurs ^des fenêtres et être bien éclairée; elle possède
- grande cheminée, afin que les chasseurs puis-
- au besoin, se sécher avant le déjeuner ou le Quelquefois, le rez-de-chaussée comprend une s Ce spéciale qui renferme un fourneau économique fjjs une hotte qui est en communication avec la j^^ûée de la cuisine. C’est dans cette chambre qu’on jïare alors le déjeuner ou le dîner des chasseurs
- K
- administration des forêts a fait construire dans
- put
- 61’S cantonnements des maisons forestières qu’on
- signaler comme de bons modèles.
- ( Plaque maison, située entre cour et jardin, a -d2. de façade avec six fenêtres et 5m.80 de pro-Meur avec "deux murs de refend. Le rez-de-chaussée % dej.
- * 3^ ÈeUt:
- Prend : une cuisine ayant dans œuvre h mètres °ngueur et 3m.52 de largeur et une étable; celle-ci
- de largeur. Ces deux pièces sont séparées au >1 lXl>e du bâtiment par une petite chambre et une (je J*'6 pièce dans laquelle est situé l’escalier. Du côté P cour et attenant à l’habitation, existe un han-grenier ayant 2m.60 de largeur et qui va jusqu’au Au rez-de-chaussée sous cet appentis se trou-- m porte de l’étable, la porte de la maison, l’es-la cave située sous la cuisine et
- ^ er conduisant a
- 4 6 Porte qui communique dans le toit à porcs qu’on Possé à l’un des pignons du hangar. e premier étage comprend deux chambres situées
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- 312 BATIMENTS,
- au-dessus de la cuisine et de l’étable, un cabinet^ un escalier qui aboutit au comble de l’habitation. U porte située sur le palier de l’escalier communal dans le grenier qui domine le hangar-appentis.
- Le four est adossé au pignon de la cuisine, i#9 sa bouche est située à l’intérieur de la pièce.
- Les portes d’entrée de l’habitation sont au nom# de deux : celle qui donne accès dans la cuisine e située dans le pignon ; celle qui établit une com# nication entre la cuisine et le hangar ouvre dans vestibule dans lequel a été construit l’escalier.
- On rend les maisons de garde très-agréables à vue en leur donnant l’aspect d’un chalet. Le bois ^ sapin employé dans la confection du plancher, l’escalier, des portes, etc., n’est pas peint; on 1’# prègne d’huile de lin bien chaude, et quand ce coi’f gras est sec, on couvre le bois d’une légère coud,e de vernis commun, mais de couleur citronné. L’sf plication de ces deux couches conserve bien le b°19 et n’occasionne pas une bien grande dépense.
- Lorsqu’une maison de garde est située à l’extréfl# d’une avenue conduisant à une maison importa#’ elle devient souvent alors une maison de garde-port^' Comme dans cette circonstance elle est considéré comme devant servir à la décoration de la propriété on peut lui donner beaucoup d’élégance, sans # dépense importante, en la faisant précéder par # marquise en bois de sapin rappelant la décorât# des maisons de la Suisse. La galerie qui préc# le rez-de-chaussée est très-utile quand la famille 9 de jeunes enfants ou lorsque plusieurs personnes, p°ul éviter la pluie, viennent s’y abriter. Le rez-de-chauS' sée comprend une cuisine, une pièce servant de sali6
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- MAISON DE L’OUVRIER AGRICOLE. 313
- a Ranger ou de salle d’attente pour la famille du Propriétaire, un. cellier et un escalier conduisant à etage supérieur qui comprend une chambre et un Minet.
- (PI. XIII, dig. 11, 12, 13).
- Cette habitation, par son élégance, sa simplicité et bonne distribution, peut très-bien convenir à un Mit propriétaire n’ayant pas d’enfants ou à un ou-Mier marié.
- 4. MAISON DE L’OUVRIER AGRICOLE.
- bans le but de fixer la main-d’œuvre agricole et ,e lui venir en aide, divers propriétaires agriculteurs, Mtant ce que l’industrie a fait en Flandre et en Al-
- | aCe, ont construit des habitations pour les ouvriers lui veulent être sédentaires et assurés d’une occupa-l0h constante.
- Ces maisons sont isolées ou contiguës les unes aux Mes. Les mieux disposées, celles qui offrent à .l’ou-.tIei> et à sa famille le meilleur confortable, compren-un petit jardin à fleurs situé sur le devant de Mbitation, une maison ayant deux pièces moyennes Marées par un corridor et deux petites chambres, |,,e cour dans laquelle sont situés, d’un côté, lepou-aiHer et le cellier, les lieux d’aisances et une loge à-|;,JJ'C> puis un jardin clos par un treillage ou une pa-Jsade, Ces habitations ne sont pas établies sur cave, ais l’aire du rez-de-chaussée est élevée de plusieurs ^ches au-dessus des terres environnantes. Par cette s position, l’habitation qui est suffisamment élevée Ms plancher est très-saine, puisqu’elle est aérée et Mée par quatre fenêtres et deux portes. Une des Constructions agricoles. 18
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- 3 \ 4 BATIMENTS.
- grandes pièces du rez-de-chaussée sert à la fois de cuisine, de salle à manger et de chambre de travail pour la femme lorsqu’elle reste à la maison. Toutes les pièces sont carrelées et blanchies à la chaux cha' que année, ainsi que l’extérieur de l’habitation. Le corridor et la salle à manger sont lavés une fois pal’ semaine.
- Lorsqu’on pénètre dans ces maisons, on est agréa' blement surpris par la propreté qui y règne. Le pet^ jardin à fleurs qui précède l’habitation est très-bien tenu, et il ajoute beaucoup au bien-être dont jouiS' sent les familles qui habitent ces constructions.
- La figure 9, pi. XIII, représente le plan de quah’e maisons ouvrières contiguës ayant chacune detb pièces, deux dépendances et un jardin. Ces habita' tions ont été construites à Virelade (Gironde) par M- de Caraydn-Latour.
- Quand on compare l’existence de ces familles agi'1' coles à celle de la plupart des ouvriers des campr gnes, on est conduit naturellement à se demande1 pourquoi depuis longtemps on néglige d’élever Ie rez-de-chaussée des maisons qu’ils habitent. Ces ha' bitations, par leur mauvaise disposition, leur défallt d’aération, leurs fenêtres étroites et basses, sont preS' que toujours humides et malsaines et les familles 1 contractent aisément des fièvres intermittentes ou de*’ rhumatismes. Sans doute, il est souvent difficile p°ul ne pas dire impossible d’améliorer les anciennes col1' structions, parce qu’il faudrait alors élever les plair chers, démonter les toitures et modifier les haies i mais lorsqu’on constate combien les nouvelles col1' structions dans les villages ou les hameaux laisseHt à désirer, on est en droit de dire qu’il aurait soi11
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- EXPLOITATIONS. 315
- : -°Uvent d’élever l’aire du rez-de-chaussée de 0m.50 ! de carreler les pièces pour obtenir une habitation Nus saine, plus hygiénique. Cette amélioration n’oc-j lionne pas une dépense bien grande, puisqu’elle 111 exige que quelques mètres cubes de maçonnerie c°ttime travaux supplémentaires.
- Il existe en France un grand nombre de maisons ' ^ouvriers qui n’ont pas une fenêtre et dans les-! belles les aires sont malheureusement encore en ! teTre battue.
- CHAPITRE X.
- Exploitations.
- Les bâtiments composant les exploitations rurales s°Ht simples ou groupés autour d’une cour plus ou ^oins vaste, selon l’étendue des terres labourables, *es prairies et des cultures fruitières et suivant aussi 6s spéculations adoptées.
- Nous diviserons ces constructions en trois groupes ; 1° Petite culture,
- 2° Moyenne culture,
- 3° Grande culture.
- Nous nous bornerons à signaler quelques exemples.
- § 1. PETITE CULTURE.
- _ La petite culture ne possède pas de nombreux bâ-tirnents, parce qu’elle a peu d’animaux domestiques qu’elle vend ordinairement la plupart de ses profits à mesure qu’elle les récolte.
- Le plus généralement, lorsqu’elle ne possède pas cour, outre la maison d’habitation et ses annexes,
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- 316
- BATIMENTS.
- elle dispose d’une écurie-vacherie, d’une grange et d’un hangar ou appentis qui sert à abriter le mol)1' lier agricole. Ce hangar, lorsqu’il est situé sur le bord d’une rue dans un village ou le long d’une route» est fermé par une porte charretière. Le battage des céréales a lieu au fléau dans la grange. Le foin est emmagasiné dans le grenier situé au-dessus de l’é' curie-vacherie.
- De telles constructions laissent beaucoup à désire1’ en ce qu’elles obligent de sortir les animaux directe' ment sur la voie publique et de transporter le funuer chaque fois qu’on le retire de l’écurie ou de l’étable» sur un endroit éloigné de l’habitation.
- Les petites fermes bien construites sont similaire5 des grandes exploitations quant à la disposition de leurs bâtiments. Ainsi, ceux-ci sont toujours dispos®5 autour d’une petite cour rectangulaire ou quadrad" gulaire suivant les circonstances. La maison d’hab*' tation est située en face de la porte d’entrée où ell0 occupe un des côtés latéraux de la cour ou bien eb' core elle forme façade sur une route ou une rue 6 elle comprend une porte charretière à deux battait La grange est située en face de l’écurie ou de ia maison d’habitation. Le fumier occupe le centre d0 la cour qui est close entre les bâtiments soit par un0 haie vive, soit par un mur en pierres ou en tordu5* Le hangar est situé près de l’habitation ou à l’extre' mité de la vacherie. Ces petites fermes n’ont géné' râlement pas de bergeries, mais elles possèdent nUe petite laiterie, un poulailler et quelques loges à p0l’c‘ Le jardin est attenant à l’habitation ou situé à l’eX' trémité de la cour.
- Lorsqu’il existe un cellier, ce bâtiment est toujou1’5 rapproché de la maison.
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- MOYENNE CULTURE.
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- § 2. MOYENNE CULTURE.
- j Les exploitations qui appartiennent à la moyenne biture varient beaucoup quant à leur disposition, Vivant les contrées et selon aussi le système de cul-adopté.
- . Les pays à colonnage partiaire ont, en général, des piments défectueux. Non-seulement les maisons habitation y sont basses, humides, mal éclairées et ^1 aérées, mais l’aire des pièces habitées est en .^e et souvent très-mal nivelée. En outre, la cui-dont les murs sont presque toujours noircis par fumée centenaire, sert à la fois de chambre à c°ücher à deux, trois et même quatre personnes. On éprend dès lors que tels logis accusent une grande J^ouciance, une incurie inexplicable de la part de ( eérs propriétaires. Ces maisons et les étables et les Ranges ne sont souvent pas crépies à l’intérieur et 1 ^'extérieur.
- Ces véritables masures heureusement disparaissent f année en année dans les pays de métayage. Beau-de propriétaires, depuis la création des primes honneur, se sont imposé la louable mission d’améliorer, de modifier les bâtiments de leur métairie de remplacer les anciennes constructions par des .Ciments nouveaux, dont la disposition leur fait Mineur.
- Les propriétaires-agriculteurs qui ont amélioré les ^tiennes constructions, ont fait ouvrir de larges fenê-!es, agrandir les portes, carreler les aires de la cui-!lîle et disposer de nouvelles pièces, comme chambres a coucher. Ces nouveaux logements ont beaucoup
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- BATIMENTS.
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- contribué à rendre meilleure la santé des faraiHeS.f ils ont stimulé le zèle de tous. Les bâtiments desti°eS aux animaux ont aussi subi des améliorations llir portantes; les planchers ont été élevés, des jours(l» été percés dans les murs de face et le sol a été b6' tonné ou pavé; enfin, les cours ont été nivelées etl0S purins ont pu être recueillis dans des fosses spéciale . Comme exemple de ces importantes amélioration®» on peut citer les métairies du domaine de la L(lfl( (Mayenne) et les métairies du domaine de TheneuüM (Allier).
- Le bâtiment principal de la métairie de la Hape' lière (Mayenne) comprend, à droite, la maison d’ba' bitation, l’écurie, le fournil et le cellier, et à gaucbe deux étables qui sont séparées par une grange.
- Dans la cour sont situés la porcherie, un hangal pour les véhicules, les instruments aratoires et la fos®e à fumier.
- (Voir fig. 1 et 2, pl. XIV).
- La métairie de Grand-Fy, appartenant à L. Bign011’ se composait, il y a quinze ans, de misérables b^1' ments couverts en chaume et groupés sans ordre. cour est aujourd’hui régulière et vaste et ornée pal des bâtiments bien distribués.
- La maison d’habitation est située au fond de ^ cour, en face de la porte d’entrée. Le bâtiment qu’011 trouve dans la cour à droite, comprend la vacher10» la bouverie. Ces deux étables sont séparées par 1100 grange qui est ep communication avec le fenil fiul règne sous le comble du bâtiment.
- La construction qui fait face à ce bâtiment r enfer1110 l’écurie, la bergerie et une petite grange.
- La porcherie est séparée de l’habitation par Fabre11'
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- MOYENNE CULTURE. 319
- Le bâtiment situé à gauche de la maison com-, bd le magasin aux outils, le fourmi, la laiterie et Volailler.
- Les jardins sont situés à droite et à gauche du che-tl.b qui conduit à la métairie et qui est orné de peu-
- V
- (voir fig. 8 et 9, pl. XIY).
- Les métairies nouvellement construites sont sou-•eid aussi très-bien disposées. Parmi ces nouvelles fIâes, il faut citer la métairie du Boulay (Cher), et ' Métairie d’Archambault (Lot-et-Garonne), j La métairie du Boulay appartient à M. le marquis
- 'ogué. De la maison d’habitation on voit tout ce
- I.,se passe dans la cour qui est rectangulaire. Les Ciments comprennent tous les locaux que doit avoir e ferme de moyenne étendue. s Lu entrant dans la cour, on laisse à gauche la mai-V' d’habitation et à droite l’abreuvoir.
- La maison, fig. 3 et 4, pl. XIII, comprend une grande I lsine, deux chambres à coucher, une laiterie, une ^langerie et une laverie. La laiterie et le fournil I 'desportes sur la façade de l’habitation. C’est dans boulangerie qu’est situé l’escalier qui conduit au ®Oier à grain.
- Le bâtiment situé dans la cour à droite renferme * Vacheries, la bouverie et la bergerie. Celui de bche comprend la grange, le cellier et un hangar. [.L’écurie, le poulailler et la porcherie occupent des l^biïients situés dans le fond de la cour, en face de haison d’habitation.
- Voir fig. 14, pl. XIY).,
- La métairie du Plessis (Cher) appartient aussi à •de Vogué. La maison d’habitation (fig. 1 et2,pl.XIII)
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- 320 BATIMENTS.
- est bien distribuée. Elle comprend, au centre, te cUl sine, la laiterie et la laverie ; à droite, les chante1 à coucher; à gauche, la boulangerie, une petite chal11 bre et un escalier conduisant au grenier.
- Cette maison étant sur cave possède un perr0l| double. Chaque escalier possède sept marches. L calier qui conduit à la cave est situé à la base dn P1 gnon de droite.
- La métairie d'Archambault (Lot-et-Garonne) appar tient à M. le vicomte d’Auber de Peyrelongue; ne comprend qu’un seul bâtiment, comme la plupa1^ des constructions agricoles de la vallée de la & ronne. Ainsi, sous le même toit existent la mai^ d’habitation, la vacherie, la grange, le poulailler les loges à porc. Cette métairie est d’une surveillai® et d’un service faciles. Elle a un cachet d’élégance de simplicité qui séduit.
- L’étable contient 24 bêtes bovines et quehF veaux.
- Le bâtiment a 50 mètres de longueur, 21 met1 de largeur et 10 mètres de hauteur dans sa pal médiane qni forme une belle grange.
- (Voir fig. 3, 4 et. 5, pl. XIY).
- La métairie de Kervent (Morbihan) appartenant M. Belbéoc’h, se compose de quatre bâtiments
- è
- maison d’habitation, les étables, les services divers la grange. Cette ferme peut être citée comme un P°J1 modèle pour la Basse-Bretagne. Elle est remarqi ble par sa grande simplicité et la facilité avec lacpie se fait la surveillance.
- La maison d’habitation est située au fond de cour, en face la porte d’entrée.
- (Voir fig, 6 et 7, pl. XIV).
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- MOYENNE CULTURE.
- 321
- il faut citer comme exemple d’une distri-(l0n simple et bien coordonnée, une petite ferme i1ll(inde, située à Bailleul. Cette exploitation ne j^Prend que trois bâtiments situés sur les trois ; es d’une cour rectangulaire bordée d’arbres et close .^ttne haie vive. La maison d’habitation est située ( tace de l’entrée de l’enclos ; le bâtiment de gauche 5erme l’écurie, l’étable, un magasin, le poulailler | *a porcherie ; le bâtiment de droite comprend ftuiigc, la remise et la charronnerie. La fosse à tatar a été établie dans la cour devant l’étable et tarie. Le jardin est attenant à l’habitation.
- , *a maison d’habitation comprend une cuisine, trois libres à coucher et une buanderie. La laiterie qui
- ‘I Y * ••
- mutée est située sous la cuisine.
- V fig. 10, pi. XIY).
- jtas fermes normandes ont un caractère particulier.
- les bâtiments qui les composent sont isolés et Kpersés dans un enclos limité par une haie vive r'élevée et un fossé profond. Le sol de cette cour l jfczonné et ombragé par des pommiers. Ces arbres jtatiers et les arbres forestiers qui dominent la haie l 'taant clôture, rendent la ferme très - bocagère et I, abritent et masquent en grande partie la maison, ‘table, la grange, la charreterie, etc. yu divers points, dans les département de la Seine-h'ieure, de l’Eure, etc., les cours sont closes par 6s murs en torchis dominés par de larges chape-ta en chaume ou en tuiles. l°Us les bâtiments des cours normandes sont consuls en colombage. (Voir fig. 13 et 14, pi. IX.) tas fermes, dans les Vosges, ont aussi un aspect 1 leur est propre. Tous les bâtiments, maison d’ha-
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- 322
- BATIMENTS.
- * PL J
- bitation, étables, granges, etc., sont reunis B forment souvent qu’une seule construction.
- 1 4
- Les unes rappellent ces vastes bâtiments qu ou contre en Auvergne, et qui ont, sauf les ouve# une analogie avec les belles granges qu’on a^1 dans la Brie, la Picardie et la Beauce. ,
- La ferme représentée fig. 11, 12 et 13, pb}, se compose d’un grand bâtiment limité et dorn'1^ droite et à gauche par deux pavillons. Cet ense1^ exige une dépense complémentaire, mais il a m1 chet qui ne déplaît pas. Les greniers à grainse fourrages occupent la partie supérieure du bâtin^ ils sont très-vastes.
- Comme très-bon modèle d’une moyenne exp^ tion, il faut aussi signaler la ferme que M. Cor®1 nier a fait construire à Beaulieu (Ardennes). L’d1*1
- principale de la cour est un porche couvert s), dans la maison d’habitation. Il résulte de cette ® position que personne ne peut entrer ou sortir ^ cour sans être aperçu. .
- Le côté gauche de la cour est occupé par 1’^ et le côté droit par les granges. Au fond de la®11, et en face de la maison d’habitation sont situ®8, poulailler, la forge, la charronnerie et la porche1 La laiterie est située dans la maison d'habit^1’ qui comprend au rez-de-chaussée une cuisine, salle à manger et un salon et un bureau. Les ch®1 bres à coucher sont situées au premier étage. (Voir fig. 15 et 16, pl. XIY).
- La cour est suffisamment vaste pour que le s ' tures traînées par deux chevaux de file puisses* circuler librement,
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- GRANDE CULTURE.
- 323
- § 3. GRANDE CULTURE.
- ^ fermes qui appartiennent à la grande culture quant à la manière d’être des bâtiments qui imposent, suivant le système de culture suivi.
- 'r‘s exploitations de la culture céréale qui se livrent %ie toujours à l’élevage, à l’entretien ou à l’en-bernent des bêtes ovines, possèdent, outre l’écume ou plusieurs bergeries et une ou plusieurs ‘Ses. La vacherie a ordinairement peu d’impor-(,Ce> à moins que la ferme, par suite de son faible Renient d’une station située à 60 ou 80 kilo-tj'es de Paris, ait intérêt à spéculer sur la produc-? du lait.
- granges, dans de telles fermes, surtout dans es appartenant aux régions du Nord et du Nord-’ Sont presque toujours insuffisantes. C’est pour-. 11 on est dans l’habitude, dans ces contrées, de Server en meules une partie plus ou moins grande . c,‘!'éales qu’on y récolte. ferme de Ville-VEvêque (Loiret), exploitée par aibault, appartient aussi à la culture céreale. Cette f 8 ferme est située dans la Beauce orléanaise. Le J|1Peau est très-remarquable sous tous les rapports.
- ^a maison d’habitation limite la cour au sud ; elle j ^’un côté en communication avec la cuisine qui JAttenante à l’écurie, et de l’autre elle touche le 1,riont dans lequel on emmagasine le bois, et au-duquel est situé un réservoir qui est alimenté üfte pompe située au-dessus d’un puits et qui est
- ]6 i
- Iles
- par im manège.
- bâtiments situés à droite de la cour renferment
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- la sellerie, une remise, les appareils : baratte, cQl)^ racines, etc., qui sont en mouvement par un à un cbeval, la vacherie, une bergerie et la g'l’ari: dans laquelle est installée la machine à battre. , Les bâtiments qui occupent l’autre côté de lac t comprennent une seconde grange, deux grandes^ geries, le fournil, la buanderie, une laiterie-cate la porcherie. ,
- Il existe derrière la vacherie et la grange qui 1 ^ attenante une vaste cour close par un mur, dan0,. quelle est situé le hangar pour les voitures et les ^ truments aratoires. C’est dans cette cour qu’on ^ pose les meules de grains et les meules de paill0,. beau silo en maçonnerie pouvant contenir 200,000 . logrammes de racines est adossé au bâtiment lequel on divise les aliments pour le bétail.
- Le réservoir permet de faire arriver de l’eau l’écurie, la vacherie, les bergeries, la laiterie cuisine.
- (Voir fig. 2, pl. XY). M
- La bergerie nationale de Rambouillet (Seine-et-û1*1 (voir fig. 1, pl. XY), construite en 1789, est, contredit, le meilleur modèle qu’on puisse signf comme ferme à moutons. Il faudrait y apporter peu de modifications pour pouvoir la consid^ comme un parfait modèle d’une exploitation naire. La maison est occupée par Yècole des ber (fi Là ferme de Thonville à Denain(Nord) a une gra#1 importance et elle comprend d’excellents bàtin#1 construits en briques. Cette belle ferme appartient M. Crépin-Delinsel, qui la fait valoir; elle poss^ deux cours qui sont séparées par la maison d’h^j tation. Le jardin a l’inconvénient, par cette disp
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- de ne pas être attenant à la demeure du prolétaire. Ce défaut, à Thonville, est considérablement Jtténué par la serre-promenade qui règne le long de .Citation du côté de la grande cour, et qui est tou-J°Urs ornée de verdure et de fleurs.
- L ecurie, la bouverie, la bergerie et la grange sont 6 Vastes et très-belles constructions. L’écurie est Coûtée, éclairée au gaz et possède divers robinets ;ehi. La bouverie est divisée en compartiments à ai4e de cloisons ayant 2m.50 de hauteur. Chaque ^tpartiment contient 12 bêtes bovines.
- La fosse à fumier située dans la grande cour est Gourée d’une lice, afin que les bêtes bovines puis-Seilt y passer chaque jour quelques heures en liberté ^ opérer un excellent tassement sur les fumiers qu’on ^ dépose.
- (Voir fig. 6, pi. XY.)
- Lette exploitation comprend comme annexe une Ucrerie de betterave, une distillerie de mélasse et 11116 potasserie. Elle spécule sur la production des cé-Vaies et des betteraves et Y engraissement du bétail. ,La ferme de l’Hôpital (Calvados) a des bâtiments leit disposés.
- La maison d’habitation est située au centre d’un ,(is cotés qui limitent une cour presque carrée, j droite de cette maison existent la vacherie, la lai-6ïie, le cellier, et à gauche, les écuries et la grange.
- , Le bâtiment qui limite la cour à droite comprend a bergerie, les magasins pour les racines et un han-(h-étable. Celui de gauche renferme une écurie, des °Ves avec paddocks, une sellerie et une remise.
- Les constructions qui forment le fond de la cour éprennent les poulaillers et leurs cours, le fournil-Construetions agricoles. 19
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- buanderie, la porcherie, un hangar et un local pollf préparer les aliments destinés au bétail.
- Tous ces bâtiments sont situés au milieu d’herf*9' ges.
- La ferme de Vincennes (Seine) a été construite les plans dressés par mon savant collègue M. Ëu*' Tisserant. Elle appartient, comme la précédente, catégorie qui comprend les fermes à bélaü. Cette $ ploitation, bien connue aujourd’hui en France l,a! l’excellente disposition de ses bâtiments, peut opposée aux meilleures fermes de l’Angleterre.
- (Yoir fig. 14 et 15, pl. XIII).
- La ferme de Masny (Nord) a une grande importait par la surface qu’elle occupe, l’excellente distributi0’1 de ses bâtiments, l’agréable maison d’habitation qu’0,! y admire et par la verdure qui encadre et orne to^ les bâtiments. Cette magnifique ferme appartient;I M. Fiévet, qu’on regarde à bon droit comme le mier agriculteur de la région du Nord. M. Fiévet c^' tive les céréales, les plantes industrielles et il spécül6 très en grand sur Y engraissement du bétail.
- Les étables, les écuries, les granges, etc., de V$' ploitation de Masny, sont remarquables par leur $ cellente distribution et leur bonne tenue.
- Le grenier-cylindre dans lequel on conserve le F a été très-bien disposé.
- (Yoir fig. 1 et 2, pl. XYI). , ,
- La ferme de Masny a comme annexe une magoJ/ fique sucrerie de betteraves.
- La ferme de Hougeville (Nord) a été construite p9’ M. Edouard Hamoir. Par sa bonne organisation son élégance, cette belle ferme peut être opposée?3 bon droit, aux plus belles exploitations de la Belgique
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- e renferme tous les locaux exigés par la culture
- 5 céréales et des plantes industrielles, et par Vêle-
- du cheval, de Y espèce bovine, des bêtes à laine, Spores et des volailles.
- La ferme de Rougoville offrira d’excellents mode- • , s aux propriétaires riches qui voudront faire conspire des bâtiments agricoles près de leur habitation.
- 6 est située dans un parc admirablement tenu °rné çà et là de beaux massifs et de brillantes
- Veilles de fleurs.
- La maison d’habitation du régisseur forme un pa-i5°n isolé à l’entrée de la ferme ; elle renferme une Rerie voûtée avec ses accessoires, f droite de cette charmante demeure se trouve la Pisine de la ferme et les poulaillers. De l’autre côté Pt situés les magasins pour le mobilier agricole et combustible.
- fu milieu de la cour existe un vaste bâtiment W comprend, au centre, une fosse à fumier couverte, droite, l’étable des vaches et à gauche l’écurie, droite de cette construction centrale se trouvent la [pcberie et les cours qui la précèdent, et à gauche 5 boxes avec les paddocks dans lesquelles on con-le les bêtes chevalines et bovines qu’on élève.
- Les divers bâtiments sont dominés par des gre-fifs.
- t Le quatrième côté qui forme le fond de la cour est püpé par une vaste grange avec un large auvent.
- * Partie centrale dans laquelle existent la machine
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- attre et la machine à vapeur divise cette belle
- 'âge en deux parties.
- (Voir fig. 1 et 2, pl. XVI.)
- La ferme de Bonavis (Nord) appartient aussi à
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- M. Crépin-Delinsel ; elle se distingue par des b»®' ments qui sont très-yastes et d’une construction vère, et par la position qu’elle occupe à la joncti05 de deux routes nationales. Il n’est pas inutile cp1’0?1 sache comment on doit agencer ou grouper les b^1' ments lorsqu’une ferme peut ou doit être constm^ à l’angle formé par deux routes ou deux chemins-(Voir fig. 3, pl. XV).
- La ferme de N otre-Dame-des-Champs (Ain) se dfi tingue par la superficie trop considérable accordé03 la cour et aux bâtiments. Cette exploitation est à ^ fois agricole et industrielle. Elle comprend les coir structions que nécessitent l’élevage et l'entretien °l! l’engraissement des bêtes bovines, Y éducation du val, Vélevage des bêtes à laine, l’élevage et Y^ graissement des bêtes porcines, une distillerie et brasserie.
- Cette ferme n’est pas parfaite; la porcherie ei trop importante, et le fumier qu’elle produit ne d6' vrait pas séjourner entre les loges ; mais telle qu’^ est, elle présente dans ses détails des dispositions permettent de la signaler à l’attention des agrio^' teurs. Tous les bâtiments sont reliés les uns aux ^ très par un petit chemin de fer.
- Les murs sont en briques et en pisé.
- La plupart des bâtiments ne possèdent pas de pl^ chers.
- En résumé, comme l’exploitation ne possède ^ 50 hectares de terres labourables et 50 hectares $ prairies naturelles, soit, au total, 100 hectares, 011 aurait pu construire les bâtiments plus économie^®) ment et les coordonner de manière que les servi06’ et la surveillance y fussent plus faciles. Cette co$'
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- Action prouve une fois de plus avec quelle lenteur ^ Quelle économie on doit agir quand on se propose 6 construire un corps de ferme.
- (Voir fig. 4, pl. XV.)
- Le domaine du Grand-Caumon (Aude) est cultivé par s°u propriétaire, M. Auguste Sarda ; il ne comprend ^e des vignes. Ses bâtiments sont très-remarquables. a maison d’habitation est située au milieu de la qui est limitée dans toute sa largeur par une ^gnifique grille. Le cellier (voir fig. 6, 7, 19 et 20, P • X) est parfaitement disposé ; la terrasse qui y est ^°ssée permet aux voitures d’apporter les raisins .^'dessus des foudres. Les autres bâtiments servent à °Ser les mules et mulets nécessaires pour le travail 511 sol des vignes ; les moutons qu’on engraisse avec marc, la distillerie, la tonnellerie, etc. Le fumier * conservé sous un hangar situé près du poulailler. (Voir fig. 7, pl. XV.)
- Le domaine de Villedieu (Tarn-et-Garonne) est excité par son propriétaire, M. de la Mothe-Mouchet.
- comprend, comme le domaine du Grand-Caumon, *ta important vignoble. Les bâtiments sont entourés un beau ruisseau.
- La maison d’habitation est à gauche en entrant ; ta est attenante, d’une part, à un beau jardin anglais, et de l’autre à une petite cour dans laquelle S°m situés la volière et le bûcher. A gauche de la torte d’entrée se trouve l’habitation qui est occupée le personnel agricole.
- Les autres bâtiments de droite comprennent la Valérie et les bâtiments vinaires. Les constructions si-taées sur le côté gauche de la cour renferment une ^angerie, la forge, la boulangerie, etc. Les bâtiments
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- qui occupent le fond la cour sont occupés par l’écuH0’
- la remise et les boxes.
- À gauche, sur le premier plan et derrière la son des agents, existent le jardin potager, Faire, battre, les fosses à fumier et à composts et une pr&1 rie pour l’élevage.
- C’est à l’extrémité de l’enclos, qui comprend les bâtiments précités, que sont situés la bergerie» chenil, le magasin au bois, le serre-pile (magasin grains), un grand hangar et le magasin pour les tils à main.
- (Voir fig. 10, pl. XIII.) # t
- La propriété de Saint-Sauveur (Hérault) appartie11 à M. Gaston Bazille. Elle possède des prairies, vignes et quelques hectares de terres labourables. ^ prairies permettent d’entretenir de 30 à 40 vacb^ qui fournissent du lait pour Montpellier et du fui»^ pour les vignes.
- Le cellier est desservi par une rampe qui perW de faire arriver les raisins sur le plancher qui d°' mine les foudres.
- Les fumiers sont déposés et conservés sur $ plates-formes situées dans la cour, entre les établi et le cellier.
- (Voir fig. 8, pl. XY.)
- CHAPITRE XI.
- Cours, Clôtures et Portes des fermes.
- Les fermes composées ont toutes une ou plusieu^ cours, dont la forme et la grandeur varient à l’infi111'
- Les fermes bien construites, appartenant à la Ve' tite ou à la moyenne culture, n’ont qu’une seu^
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- C°l!t‘ carrée ou rectangulaire et autour de laquelle Sojû situés les bâtiments.
- Les grandes exploitations anciennes qui ont été grandies depuis qu’elles ont été édifiées et les fer-tr|es nouvellement construites, ont presque toujours püsieurs cours qui sont séparées par des bâtiments, ette disposition est nécessaire lorsque les construc-!°ns sont importantes et que les vacheries, berge-1>les) etc., ont une grande longueur. Vouloir, dans Cette circonstance, n’avoir qu’une seule cour, est presse impossible, à moins de pouvoir disposer d’un Va-fie terrain.
- Les grandes cours ont des avantages incontesta-pes, mais elles ont aussi des inconvénients. D’abord, ®s vents y régnent avec plus de violence, le froid y ^ plus intense et les pluies y sont souvent plus Rentes ; ensuite, le transport des pailles, foins, etc.,
- ,,s granges aux écuries et étables, et du fumier des furies, bergeries, etc., à la fosse à fumier ou sur les Plates-formes, se fait lentement et devient, par con-s%uent, plus coûteux.
- Quand on possède une exploitation ayant une très-^nde cour, on ne doit pas hésiter à établir un petit ,emin de fer qui relie les fenils et les granges aux furies, bergeries, etc. ; cette voie ferrée permet aussi Enlèvement des fumiers avec une grande prompti-^e. Les vagonets qui y circulent sont planchéiés 011 â claire-voie suivant les objets à transporter.
- , Lorsque la cour est divisée en deux parties par un atiment transversal, on a intérêt à utiliser le comble
- °ette construction comme grenier à grains, surtout Ce bâtiment est en contact avec la grange par un ses pignons. Alors à l’aide d’une chaîne à godets
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- située dans un conduit en bois, on peut, si la macld116 à battre est installée dans la grange, faire arriver ^ rectement les grains du tarare dans le grenier. Pâ| cette disposition mécanique peu coûteuse, on prévit des vols et diminue un peu le prix de revient du î>^' tage. Le grain, en quittant la chaîne à godets, toiï^ dans une hélice en fer-blanc ou en zinc un peu AJ' clinée, qui le distribue successivement, à voloid6’ dans toute la longueur du grenier.
- Le bâtiment transversal précité doit présenter, s6' Ion la longueur, une ou deux ouvertures assez g rat1' des pour que les voitures puissent facilement pasSel d’une cour dans l’autre.
- Ce bâtiment peut être occupé par l’écurie, la ^' cherie ou par la maison d’habitation. Dans ce de1" nier cas, le cultivateur voit aisément ce qui se paSse dans les deux cours. (Voir ferme de Thonville, p. 3
- Les aires des cours de fermes doivent être bien fl1' velées et très-solides. On leur donne toute la résif tance voulue en les couvrant d’un épais caillou^ fortement tassé à l’aide d’un rouleau en fonte ufl1. C’est accidentellement que les cours des fermes soflt pavées. Enfin, elles doivent avoir la pente nécessaire pour que les eaux pluviales n’y restent pas stag' nantes.
- Les ruisseaux qui traversent les cours doivent êtt0 pavés ou disposés en cassis (voir page 291), afin qfl0 les voitures et les eaux très-ruisselantes ne les dégradent pas.
- Les fermes bien construites ont toutes aujourd’hu1 des trottoirs le long des bâtiments à l’intérieur de ^ cour. Ces trottoirs ont, au minimum, 1 mètre de lar' geur et 0m.16 de saillie au-dessus du sol de la coiû'
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- fendent plus facile et plus prompte la circulation
- , a personnel de la ferme pendant les saisons pluvieu-Ses et les neiges, et ils contribuent, lorsqu’ils ont été instruits avec de bons matériaux : pavés ou briques ^sées sur champ, à l’assainissement des bâtiments.
- Quand de larges auvents ont été établis sur la fa-•ade des vacheries, des écuries et des granges, ces Jfottoirs servent souvent de dépôts temporaires pour d®s bottes de foin ou de paille.
- Il existe dans diverses contrées des cours de ferme l^i sont souvent boueuses pendant les saisons plumeuses, parce que leur sol est argileux ou glaiseux °U qu’il est pénétré par des eaux qui y viennent soudainement des fonds supérieurs. On peut obvier à Ces inconvénients par un drainage bien exécuté, soit Seulement dans la cour, soit à la fois dans la cour et sUr les terres qui environnent partiellement ou en totalité les bâtiments.
- Les cours des fermes bien closes par une excellente uaie vive ou par un mur, ont de grands avantages.
- clôture solide et bien établie empêche le ma-toüdage et ne permet pas aux volailles de vaguer en dehors de la ferme ; enfin, elle permet aussi d’abandonner en liberté pendant un temps déterminé, soit des vaches laitières soumises à la stabulation, soit de tonnes bêtes bovines, soit des bêtes à laine.
- Les portes d'entrée des fermes varient beaucoup tofant à leur position et leur hauteur. Comme les ailles et les barrières, elles doivent avoir de 5 à 6 toètres de largeur, c’est-à-dire être assez grandes P°Ur qu’on puisse entrer ou sortir aisément une voi-lüre, guimbarde ou charriot chargés de foin, de gerbes ou de paille. Les portes charretières pleines,
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- comme celles à claire-voie, doivent avoir deux tants se fermant à l’aide d’une bascule.
- Ces grandes portes d’entrée n’étant pas toojoU1’3 ouvertes et étant, en outre, d’une fermeture as»e2 difficile, on est dans l’usage de ménager dans un u leurs battants une porte ordinaire pour les piétons-Cette petite porte se ferme au loquet pendant le j°ul et à la clef durant la nuit.
- On évite la construction de cette petite porte <ï111 nuit toujours à la solidité du battant dons lequel existe, en établissant une porte ordinaire dans la ina' connerie qui relie l’un des piliers de la porte charr0' tière à l’un des bâtiments de la ferme. C’est à cett0 porte qu’on fixe le goujon qui met en mouvementé sonnette qui avertit si quelqu’un sort ou entre da0S la cour.
- Il existe encore dans les contrées de l’Ouest et d0 Centre, un grand nombre de fermes où les cours soi1*' de véritables cloaques pendant plusieurs mois d0 l’année. Ces cours, souvent même, ne sont par fcr' mées par un mur ou une haie et une barrière.
- CHAPITRE XII.
- Constructions Horticoles et Jardins.
- L’horticulture acquiert chaque année plus d’inn portance dans toutes les régions, par suite de se$ progrès incessants. C’est pourquoi il a paru utile d0 dire un mot sur les sujets ci-après :
- 1. Maison du jardinier.
- 2. Serre à légumes.
- 3. Jardin potager et verger.
- 4. Fruitier.
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- DE IA MAISON DU JARDINIER.
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- 5. Orangerie et serres.
- 6. Jardin paysager.
- 7. Glacières.
- . Beaucoup d’exploitations possèdent aujourd’hui des fàrdins bien tracés et très-productifs.
- SECTION PREMIÈRE.
- DE LA MAISON DU JARDINIER.
- Les maisons habitées par les jardiniers sont souvent isolées et elles ont beaucoup de rapport avec les habitations occupées par les gardes (voir page 310), biles sont situées près ou dans le jardin ou elles sont Voisines de la porte d’entrée de la propriété. Dans ce dernier cas, on leur donne la forme d’un pavillon ou d’un petit chalet, et on y fait grimper du lierre, du chèvrefeuille de chêne, le rosier Rank, la vigne vierge, h' rosier Maria-Léonida, la glycine ou le bignonia.
- Lorsque la maison du jardinier ne concourt pas à ^ ornement d’un parc, elle se distingue par sa simplicité et sa bonne distribution. Alors on y adosse Souvent un appentis qui sert de remise pour les brouettes, les paillassons, les châssis, les rames, les treillages, etc.
- Quelquefois cette habitation est située sur la cave, et elle comprend, au rez-de-chaussée, outre la cuisine du jardinier, un fruitier et un magasin dans lequel on conserve les graines, les outils à main, les potirons, les cloches et les arrosoirs. Au premier existent deux chambres à coucher.
- Un appen tis est un bâtiment très-utile pour un jardinier. On y fait sécher les tiges porte-graines, et on T fabrique, pendant les mauvais jours, les paillassons
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- que nécessite la culture forcée et les treillages doivent servir à garnir les murs ou à établir des ooH' tre-espaliers.
- C’est dans la cave qu’on conserve les poinrn0-de terre, les tubercules de dahlia, les rhizomes d® canne, etc., qu’on plantera l’année suivante.
- SECTION II.
- DE LA SERRE A LÉGUMES.
- Il est très-utile dans les fermes importantes ou dairi les grandes propriétés d’avoir une serre à légumes.
- Sous ce nom on désigne une galerie ou une caVe voûtée, ou une pièce située au rez-de-chaussée ayaGt des fenêtres munies de volets et dans laquelle la g6' lée ne pénètre pas. Le sol de ces bâtiments n’est carrelé, ni pavé. On y observe une couche de sabl0 de 0m.20 à 0m.30 d’épaisseur.
- Une serre à légumes est bonne quand elle n’est nJ trop sèche, ni trop humide et qu’on peut aisémeid empêcher la lumière d’y pénétrer.
- C’est dans ce local qu’on conserve pendant rhrv'ef les carottes, les navets, les panais, les chicorées fri' sées, les cardons, etc. Les racines y sont déposées eâ petits tas. Chaque ht comprend deux rangées de ca' rottes ou de betteraves ayant leurs têtes extérieurement et un peu en saillie. Les lits sont séparés par une légère couche de sable ou de terre sableuse. Leg chicorées, les céleris, etc., sont plantés dans le sable comme s’ils végétaient encore dans un des carrés du jardin légumier, à cette exception cependant qu’ils sont très-rapproches les uns des autres.
- Par suite de la fraîcheur du sable, les légumes ainsi
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- ^gasinés avant les gelées à glace se conservent !'bien. L’obscurité qui règne constamment dans le l ^ient permet aux cardons, aux chicorées, etc., de ichir et d’acquérir par là plus de qualité.
- temps à autre on doit visiter les serres à légu-s> soit pour opérer quelques mouillures si le sable k *r°p sec, soit pour enlever les chicorées qui comment à s’altérer.
- les caves voûtées sont d’excellentes serres à légu-^ quand on peut y arriver par un plan incliné as-’ Marge pour qu’une brouette y circule librement. ^ est dans ces caves qu’on prépare la barbe de ca-^ln à l’aide des racines de la chicorée sauvage, et °U cultive le champignon comestible ou champi-de couche.
- SECTION III.
- DU JARDIN LÉGUMIER ET VERGER.
- j;6 jardin potager a une grande importance, puisai doit produire les légumes consommés dans la ^e. Son étendue est variable selon l’importance de exPloitation, et suivant qu’il est ou non précédé par jardin d’agrément.
- ^ejardin doit être clos par un mur, une haie vive Jj une palissade. Si la haie vive est peu coûteuse, 6 est lente à devenir défensive et elle a le grave ^otivénient de favoriser la multiplication des li-J^ces, des limaçons et des mulots, ennemis très-re-0lltés des jardiniers, parce qu’ils ne sont pas tou-d’une destruction facile. Le mur occasionne de s fortes dépenses, mais il a l’avantage de clore de te le jardin et de payer par les fruits que produi-
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- sent les arbres qu’on y adosse, un intérêt très-e‘ de la somme qu’il a engagée. s
- Les murs ont généralement 2m.75 de hauteur s le chaperon (voir page 269). Leur crépissage, dan® contrées septentrionales, doit avoir une teinte Ie» rement grisâtre, nuance qui a l’avantage de conct>!) trer une plus grande somme de chaleur que le® faces blanches et qui n’a pas les inconvénients 4 présentent les teintes noires ou noirâtres.
- A mesure que se fait le crépissage, on scelle le mur des os de mouton auxquels on fixe plus t®1, les treillages. Ces os sont plus durables et plus sobd que les clous à crochets.
- Dans tous les jardins clos par des murs, on niéD3^ à la base de la clôture une plate-bande bordée P. une allée ayant au moins un mètre de largeüô moins que la surface du jardin ne soit très-limité6. Les carrés sont bordés de contre-espaliers ou d ^ bres fruitiers dirigés en quenouille, en pyramide \ en gobelet. On doit éviter de planter à l’intérieur6 carrés des arbres-tiges ou demi-tiges. t
- Dans les grands jardins légumiers, les carrés S° i bordés par des plates-bandes ayant lm.30 de large^ Ces plates-bandes sont aussi plantées en arbres ftll! tiers.
- Le centre d’un jardin potager doit être, autant ^ possible, occupé par un bassin alimenté par uu ! d’eau ou un robinet. Quand les circonstances ne mettent pas d’établir ce réservoir, on enterre le l°f) des carrés dans l’allée centrale, de distance en d]i
- tance des tonneaux goudronnés ou bien huilés.
- Ce>
- récipients communiquent les uns avec les autre® ^ l’aide de tuyaux souterrains. Ces tonneaux, dans ^
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- DU JARDIN LÉGUMIER ET VERGER. 339
- j^s les jardiniers puisent l’eau qui sert à l’arrosage us légumes, sont alimentés par un filet d’eau ou Ue pompe placée dans un puits et mise en mouve-> eril par un homme ou un manège (voir Norias, 23!)).
- L ^ général, l’allée centrale est en face de la partie ; .6(liane de l’habitation-, elle peut être ornée de ro-6ïs et de plantes à fleurs. Dans les grands jardins,
- .a intérêt à avoir une voie charretière centrale r Permet l’apport facile et rapide du fumier, des e^Hes, etc.
- j, Quand le jardin est exposé à certains moments de aUuée à des vents violents ou des vents très-froids, ^. établit çà et là des brise-vents en plantant des ^ d’épicéa ou de thuya. Ces brise-vents ont 3 à Piètres de hauteur. Dans les contrées méridionales .s haies toujours vertes et qu’on taille très-aisé-ePl, sont remplacées par le cyprès pyramidal ou le Seau-canne ou arundo.
- i. Lorsque le jardin potager doit être séparé de l’ha-Pation par un petit jardin anglais, on dispose ce tRier de manière qu’on puisse y créer un gazon /Pé çà et là, près de l’allée qui l’encadre, par des j Veilles de fleurs : géraniums, pétunias, rosiers ^atics de pied, hortensias, etc. C’est sur cette pe-^°Pse que les jeunes enfants prendront leurs ébats.
- ce cas, il faut séparer par une barrière, une panade, etc., le jardin à fleur du jardin potager. On °Riplète l’ornement du jardin d’agrément en confisant un kiosque ou une tonnelle et en établissant iPelques bancs.
- ^ Le verger peut être clos par une haie vive à défaut UR mur. Son sol sera gazonné, afin qu’on puisse y
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- confiner un animal malade, quelques jeunes b® bovines venant d’être sevrées ou des béliers de cho^
- Lorsque le verger renferme un rucher (voir pa° 492), on garantit ce dernier de l’approche des a maux en établissant une balustrade à quelques des ruches.
- SECTION IV.
- DU FRUITIER.
- Iflj
- Le fruitier ou local dans lequel on conserve poires, les pommes, le raisin, etc., doit être situéa nord et au rez-de-chaussée ou dans un sous-sol a minant une cave. Il est indispensable qu’il soit b1 sec et que la lumière n’y pénètre pas. En outre, \ fenêtres doivent être bien closes et munies rieurement de volets. Les fruitiers dans lesquels ‘ température est très-élevée et l’air très-sec ou b'es( humide, se conservent mal, parce qu’ils s’altèi’eP promptement.
- L’intérieur de ce bâtiment est garni de tabl^ , ayant 0m.50 environ de largeur et étagées les r$e’ au-dessus des autres de 0m.30 à 0m.35. Chaque blette présente 4 à 5 petits gradins, disposition 4, permet de mieux surveiller les fruits que quand toüte> les tablettes sont horizontales.
- Laporte d’entrée doit être aussi bien ajustée,^ a avantage lorsque les circonstances le permette^1 faire ouvrir la porte d’entrée du fruitier dans ^ seconde pièce ou dans un corridor. Par cette disp0, sition, l’air extérieur agit moins directement sur ^ fruits lorsqu’on pénètre dans le fruitier.
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- DE L’ORANGERIE ET DES SERRES.
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- SECTION V.
- DE L ORANGERIE ET DES SERRES.
- On
- conserve les plantes qui ne peuvent passer l’hi-’'u'611 pleine terre, soit dans une orangerie, soit dans 5lle serre.
- . Okangeme. — L’orangerie ou serre froide sert à jouter les orangers, les grenadiers, les lauriers-roses, S lftyrtes, les camélias, les rhododendrums en arbre ^es azalées de l’Inde.
- Oes conservatoires ne sont chauffés que lorsqu’il rvient de grands froids et que le thermomètre ac-f,Se quelques degrés au-dessous de 0 à l’intérieur
- I bâtiment. Nonobstant, comme pendant l’hiver, la i ^pérature peut être maintenue sans aucun incon-
- à 2 ou 3° au-dessus de 0, il s’ensuit qu’un ele ordinaire suffit toujours pour préserver les des atteintes d’une forte gelée, orangerie doit être exposée au midi et avoir de ^odes fenêtres pour que la lumière y pénètre aisé-ent même lorsque le temps est couvert. Ces fenêtres ^Ottiencent à 0m.50 du sol et s’élèvent jusqu’à 0ra.40
- II contre-bas de l’entablement du bâtiment.
- t, ^s meilleures orangeries sont celles qui sont voû-Les- Celles qu’on peut signaler ensuite comme bien ahfies ont un seul versant comme toiture et forment lors un véritable appentis fermé sur le devant r* One muraille percée de grandes baies et terminée c,rj One corniche. Le toit peut être : 1° en chaume, , °u en ardoises ou en tuiles ; dans le premier cas, le alond est revêtu de planches jointoyées, et dans le c°od, il est hourdé de plâtre ou de mortier.
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- BATIMENTS.
- 242
- i#
- Les fenêtres, comme les portes qui sont touj vitrées si elles sont situées sur la façade, sont à d ^ vantaux, afin qu’on puisse aisément les ouvrir q#{ l’orangerie est garnie de plantes, et lorsqu’il estU' de faire pénétrer dans le bâtiment le plus grand ^ lume d’air possible.
- r 'n 1)1'
- Serres. — Les serres sont des constructions a trage qui servent à conserver ou à cultiver des p^ tes qui demandent plus de chaleur que les orang011 les camélias, etc.
- Les serres froides ou jardins d’hiver remplacent orangeries. Pendant les grands froids, on couvre partie du vitrage exposée au nord d’une bonne c°l! che de feuilles sèches.
- 1($
- Les serres tempérées sont plus répandues que serres chaudes qui sont réservées pour les palnu# les bananiers, les orchidées, les fougères, pla# dont la culture occasionne souvent de grandes 0 penses.
- Les serres ont une charpente en bois ou en fer»e elles sont à un ou deux versants. Le vitrage des t res en bois est à surface plane ; celui des serres ^ fer est presque toujours à surface curviligne. Les ^ vrons qui soutiennent les panneaux vitrés sont ou mobiles.
- Quand les serres n’ont qu’un versant, on les ad(# contre un. mur vertical ayant de 0m.50 à 0m.65 d’e' paisseur, afin que la gelée ne puisse y pénétrer. ^ hauteur de ce mur d’appui varie suivant les dimeir sions de la serre. Lorsque celle-ci est à deux versa#’ on construit deux murs ayant 0m.65 à 1 mètre ^ hauteur au-dessus du sol. Ces murs d’appui sont ter minés par un dalle portant extérieurement et à
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- Nie
- DE L’ORANGERIE ET DES SERRES.
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- Y inférieure un larmier pour que les eaux plu-les ne glissent pas le long des murs.
- Les serres à surfaces planes présentent deux dissions différentes. Dans le premier cas, les che-/fJIJS en bois ou en fer reposent sur le mur d’appui ;
- sUr
- le second, les extrémités inférieures reposent Urie partie verticale vitrée qui donne plus de leur à la serre et contre laquelle on fixe intérieu-‘nent une ou deux rangées de tablettes sur les-eües on met des plantes basses qui exigent beau-j(! P de lumière, comme les fraisiers, les cyclamens, Jacinthes, les primevères de la Chine, etc. loUs les chevrons présentent à leur face supérieure s 6 Rainure formant gouttière. La faîtière, dans les ^ Fes a double versant, est protégée par une feuille zinc n° 14 qu’on fixe à l’aide de clous galva-
- Les
- châssis ont de 1 à lm.65 de largeur et 2 mè-
- de longueur. Les verres qu’on y fixe doivent être fifidis à leur partie inférieure, afin que l’eau des ries coule sur la partie médiane du vitrage infé-lgUr.
- j Le fond de la serre à un seul versant est garni de dettes ou d’un gradin quand la porte d’entrée est fiée au milieu d’un des pignons. Quand il existe Passage entre le mur du fond et un petit mur e^é dans la serre, à la distance de 0m.75 à 1 mètre, , ta couvre d’un treillage sur lequel on fait monter Plantes grimpantes : vigne, passiflore.
- Les serres tempérées sont chauffées à l’aide de l^aux dans lesquels circulent de l’air chaud ou de tapeur, ou de l’eau chaude. Les thermosiphons à 11 chaude sont les plus simples, les plus économi-
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- BATIMENTS.
- ques et les plus parfaits. Ce mode de la construction d’un fourneau et la métalliques.
- SECTION VI.
- DES JARDINS PAYSAGERS.
- Les jardins d’ornement se divisent en deux clas^' les parterres français et les jardins anglais. {
- Parterres français. — Les jardins français so toujours disposés très-régulièrement. Ainsi ils ne P1® sentent que des plates-bandes droites ou contourne^ bordées de buis et séparées par des allées sable,^ plus ou moins larges. Quelquefois ces planches tes forment un simple parallélogramme au ceiR duquel existe un gazon.
- Ces plates-bandes, toujours symétriques et dont ^ embrasse d’un seul coup-d’œil toute l’étendue, P^ sentent sur leur partie médiane, de distance en ^ tance, des rosiers, des lilas, des hibiseux, etc.) entre ces arbrisseaux il existe des dahlias, des santhènes, des roses trémières, des aconits, ^ phlox, etc., plantes qui parviennent à plus d’un tre de hauteur. A droite et à gauche de cette florale, c’est-à-dire entre ces plantes et la bordu^’ on remarque des conéopsis, des reines-marguerfle5’ des géraniums, des penstemons, des héliotropes, ^ pétunias, etc.
- Tous ces végétaux y sont plantés de manière à marier les feuillages et les fleurs. On espère, en sant ainsi, que la plate-bande sera moins mono ton8» parce qu’elle offrira sans discontinuité, depuis le p1'111 temps jusqu’en automne, une réunion de fleurs
- chauffage eX ® nose de tuyal1
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- DES JARDINS PAYSAGERS.
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- '<Ht
- fables par l’éclat et la variété de leurs couleurs, éteint ce résultat en remplaçant les plantes qui Perdu leur éclat par d’autres plus fraîches.
- ^ comprend que pour obtenir ainsi une exposition plongée et non interrompue de fleurs, il faut que m Plantes-bandes du fleuriste (lieu où le jardinier 5ses semis), offrent des plantes très-diverses quant 6ür ordre de floraison.
- -Usque, par prédilection ou par caprice, on pré-le style symétrique au style régulier, il est bien, fj.ed même nécessaire pour former un parterre digne ( eùe imité, de ne planter que des végétaux dont on .!JI)ffiît parfaitement le port, la hauteur, la disposi-1011 et le coloris des fleurs et la durée de floraison. Quoi qu’il en soit, la floraison des plantes-bandes éprend trois périodes bien distinctes :
- . 1- La floraison du printemps, c’est-à-dire les plan-j qui - fleurissent depuis le mois de mars jusqu’à la de mai.
- j La floraison d’été, période pendant laquelle les ; pûtes épanouissent leurs fleurs pendant les mois de | ^ juillet et août.
- ^ La floraison d'automne, qui comprend les plan-qui fleurissent depuis la fin d’août jusqu’aux pre-froids.
- dehors de ces trois classes, il en existe une ^prenant les plantes qui montrent leurs fleurs de-la fin de juin jusqu’au commencement de nombre. Cette catégorie renferme donc toutes les fautes à floraison prolongée.
- ^Rdin anglais. — Les jardins anglais se compost d’un tapis de gazon traversé par des allées si-‘^uses et sablées, et orné çà et là de corbeilles de
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- BATIMENTS.
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- fleurs semées sur place ou transplantées, ou de sifs d’arbustes plus ou moins élevés, mais touj°u appropriés au climat, à l’exposition et au site. ,
- Les jardins anglais ont le grand avantage sut jardins français ou à style régulier de s’harrnoff6, avec toutes les étendues et de dissimuler parfit^, ment l’exiguité d’une surface. C’est cette supériod incontestable qui les a fait adopter dans les jardin fleurs d’une faible étendue.
- Le gazon, dans ces jardins, présente tantôt une ^ face régulière, tantôt une superficie naturellement dulée ou rendue telle par le travail. La surface pi0,11 est nécessaire quand le jardin est petit; elle doit, ^ contraire, présenter des ondulations quand le jar^111 est vaste. Alors, elle offre dans une surface restreint la miniature d’une campagne accidentée.
- Les allées sont toujours sinueuses. Leur tracé pre, sente des difficultés qui obligent à bien les étudier-faut, en effet, avant d’arrêter leur direction, se ren^ compte de l’effet qu’elles produiront. Ces allées ne vent pas être multipliées, surtout dans l’espace sur l0' quel la vue se porte habituellement. Une allée estbie!j tracée quand elle fuit légèrement en s’arrondissant 0 qu’elle se déroule ou serpente à la vue. Lorsque la ^ rection des allées a été déterminée, on marque, a l’aide de jalons, les endroits qu’occuperont les corb6^ les de fleurs et les massifs d’arbustes.
- C’est commettre une faute que d’émailler confus0' ment un gazon de massif nombreux. Les massifs P® sont un véritable ornement d’une pelouse bien vert0 que lorsqu’il existe entre les points qu’ils occupent un0 distance en rapport avec l’ensemble total du jardin Ordinairement, on ne place sous les fenêtres de l’&a'
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- DES JARDINS PAYSAGERS.
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- ^ °ti que des corbeilles de fleurs basses, et encore |l’e°n |a précaution de les disposer de manière qu’elles ^pêchent pas de contempler une grande étendue I §a.2on. C’est au premier plan, mais à droite et Aüche de la maison, qu’on dispose les premières h Ailles qui se rattachent souvent à des massifs Sj Pentes odoriférantes situés directement au-des-: des fenêtres.
- { lorsque les corbeilles ont été bien disposées et b pies alternent de manière à dissimuler l’exiguité L11 surface sans contrarier ni heurter le regard, et le eÜes ont été garnies de plantes diverses quant à
- >pl,
- coloris, la vue, en errant sur l’ensemble, con-
- Wi
- toujours un délicieux tableau, et elle cons-
- pue les corbeilles apparaissent toujours comme
- juches broderies encadrées dans un beau tapis de
- 0,UIE DES CORBEILLES ET DES MASSIFS. — La forme corbeilles et des massifs a une importance plus i ^de qu’on ne le suppose généralement. Dans une e de jardins, on a adopté la forme circulaire. De U6s corbeilles s’harmonisent très-bien avec des ates-bandes symétriques et des allées droites, mais forment un véritable contraste avec les formes .p'Udies des allées des jardins anglais. Il faut remuer que les cercles, dans les jardins où les pla-s'Wdes ont des formes anguleuses, sont toujours foloppés par une allée sablée, ce qui permet de eüx juger des fleurs qu’on y a plantées. Il n’en est p de même dans les jardins irréguliers : les cor-^ples sont toujours encadrées par le gazon. Il est qu’elles sont situées à une faible distance des ees; mais lorsqu’elles ont la forme d’un cercle et
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- 348 BATIMENTS.
- qu’elles ont un grand diamètre, on ne peut ad®'1'6
- que les fleurs situées du côté du sentier. .
- Il résulte de ce qui précède qu’on a dû nature ment préférer, dans les jardins irréguliers, la i°r, ovale au cercle. Cette forme ovale est, du reste, ^ qui plaît le mieux, à cause de la fuite excentrique définie de sa ligne de contour.
- Arbres isolés.—On complète l’ornement du ga?L en y plantant des arbres isolés qui ont l’avantag6 détruire la monotonie que présente la pelouSe d’orner les inégalités du sol.
- Ces arbres ne peuvent pas être plantés sy®^ quement au milieu du gazon. Il faut les placer là sur un des côtés et en dehors des points de ' qu’on peut avoir des fenêtres de l’habitation, aP avoir réfléchi à l’effet qu’ils produiront lorsqu’ils ront élevés et que leurs branches inférieures rep- . ront sur le gazon. Ainsi plantés isolément, ces ari^ contribueront beaucoup à l’ornement et au pittoi'6’ que du jardin potager.
- SECTION VII.
- DES GLACIÈRES.
- Les glacières sont des constructions dans lesque^ on emmagasine de la glace pendant l’hiver pour disposer pendant la belle saison.
- La glace n’est pas uniquement un objet de lu*, elle sert aussi à conserver durant les grandes chale|iF les viandes et les poissons, et elle est employée succès dans plusieurs maladies.
- Les glacières sont des fosses creusées en totalité en, partie dans un sol sain, exposé au nord ou ab®
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- DES GLACIERES.
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- ; s°leil par un bosquet ou des plantations. Celles 011 considère comme les meilleures sont presque
- |,)rilpléteinent enterrées. Elles sont circulaires et ont
- H
- 0l>nie d’un cône tronqué et renversé. Elles sont re-
- ^ües intérieurement d’une maçonnerie à parois incli-ees construite avec des pierres très-peu poreuses et ® 'ôos les unes aux autres avec un mortier ou un ci-ûeot hydraulique. Leur partie inférieure se termine p un puisard muni d’un grillage en bois et destiné à devoir les eaux provenant de la fonte de la glace.
- ^ toiture qui couronne les glacières est simple ou 0ld)le suivant les localités et l’endroit où elles sont |^ées. Lorsqu’une glacière est formée par un double le premier, celui qui situé à l’intérieur, est en '^his, et le second, celui qui domine la construction, j,,ùn chaume très-épais, afin qu’il empêche le soleil élever la température intérieure de la glacière, ce jj ferait fondre la glace. Lorsque le toit est unique,
- I 6sf aussi en paille ; nonobstant, dans les deux cas charpente est formée de bois brut. On peut, ce 1 Vaut mieux quand cela est possible, remplacer Comble et la toiture en paille, par une voûte en Relions couverte d’une couche de terre épaisse de •^0 à 0m.65 au minimum.
- ^es glacières bien construites ont leur ouverture ^°fégée par un avant-corps formant vestibule, ex-°S(-' au nord et muni d’une porte. Cette petite cons-uction permet, pendant l’été, de bien garnir la ^ intérieure à l’aide de hottes de paille (PL XI, *22 et 23.)
- descend dans une glacière à l’aide d’une échelle wand à l’intérieur, il n’existe pas un escalier. Avant ^ déposer de la glace on la nettoie et on fait sé-Vonstructions agricoles. 20
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- BATIMENTS.
- cher la muraille, si celle-ci est humide, en alluma'11 du charbon de terre ou du charbon de bois ; puis0,) couvre le grillage de broussailles et on garnit toü*8 la surface intérieure de paille de seigle qui est m^j vaise conductrice de la chaleur. Plus la masse grande et mieux la glace se conserve. Un mètre cü^ pèse en moyenne 500 kilogrammes.
- Pendant la belle saison, on évite autant que poS@i' ble d’ouvrir les portes des glacières depuis 9 heur6’ du matin jusqu’à 6 ou 7 heures du soir. C’est prin06 paiement le matin, lorsque l’air est encore frais, $ la récolte de la glace peut être faite. La persom1® qui est chargée de ce travail doit avoir la précaution de fermer la première porte lorsqu’elle est arrbe6 dans le vestibule, c’est-à-dire avant d’ouvrir la conde. En procédant ainsi, on évite que l’air extérie1’1 n’arrive en grande masse à l’intérieur de la glacier6'
- Pendant la saison des pluies, on exécute toutes $ opérations : creusement des rigoles, réparations ^ glacis extérieurs, etc., qui peuvent empêcher des lir filtrations dans la glacière.
- Beaucoup de glacières, quoiqu’elles soient en graO^ partie enterrées, dominent les terres où elles soP* situées, et elles ont la forme d’un petit montic^6 décoré par du lilas, du noisetier, du cytise des AlpeS'
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- EXPLICATION
- DES
- PLANCHES ET DES FIGURES.
- PLANCHE Ire. — icuRiES. fîï
- 4. Vue d’une écurie simple surmontée d’un grenier à foin. La porte comprend deux ouvertures d’aération munies intérieure-. ment chacune d’un volet mobile.
- 2. Plan de l’écurie précédente qui peut loger
- six animaux. Un emplacement est réservé pour les lits des charretiers et le coffre à j,. avoine.
- 3. Coupe de l’écurie précédente. Les chevaux
- sont séparés par des barres mobiles. La mangeoire et le râtelier ne présentent au-j,. cune particularité.
- JS- 4. Coupe d’une écurie simple ayant un râtelier à paroi verticale et à fond oblique à claire-voie pour que les graines et la poussière se séparent du foin et tombent à terre derrière la cloison qui éloigne la mangeoire j,. de la muraille.
- ri&- 5. Bloc ou pavé d’asphalte quadrillé qui se pose sur une forme solide et qu’on fixe à l’aide d’un ciment.
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- 352
- Fig. 6.
- Fig. 7.
- Fig. 8. Fig. 9. Fig. 10.
- Fig. 41.
- Fig. 12. Fig. 13.
- Fig 14.
- EXPLICATION
- Stalles mobiles soutenues par des cordes |lul sont reliées les unes aux autres pour eO ter que chaque stalle soit fortement agi*ee par les animaux et ne devienne un ^ flancs. , :
- Stalles fixes assez élevées près de la murai* pour que les chevaux ne puissent se v°lf lorsqu’ils mangent dans l’auge.
- Stalles ordinaires fixes à traverses supérit’11' res horizontales.
- Aire asphaltée et quadrillée d’une éciH’1® pour empêcher les chevaux de glisser.
- Mangeoires en fonte émaillée pour les grai^ et l’eau accompagnées d’un râtelier d’a1’*' gle en fer.
- Mangeoire en bois soutenue par des melir brures obliques dans lesquelles sont encasj trées les planches qui forment le deva11 de l’auge. Cette mangeoire a l’avanta^ d’accroître un peu la surface sur laque^ se couchent les animaux. Le râtelier raf pelle celui de la figure 4.
- Mangeoire en briques à fond demi-circulai1’1' soutenue par un massif de maçonner^' Le râtelier est trop incliné. .
- Mangeoire en bois reposant sur un massj1 de briques. Le râtelier demi-droit est pte' férable au précédent. La planche étroit qui éloigne du mur la partie inférieur du râtelier doit être un peu inclinée S^1 l’auge.
- Stalle ayant une mangeoire d’angle et corbeille en fer. Le cheval est attaché a1’
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES.
- 353
- poteau qui divise le fond de la stalle en deux parties. L’aire présente les rigoles
- h, nécessaires pour l’écoulement des liquides.
- ^8- 15. Râtelier-corbeille en fonte.
- ^ 16. Mangeoire d’angle en fonte.
- 17. Râtelier d’angle à barreaux droits en fer
- p. creux.
- 18. Mangeoire demi-circulaire en brique n’étant
- pas dominée par un râtelier et mieux faite
- j,. que la mangeoire de la figure 12.
- 19. Stalle pour une écurie de luxe et maintenue
- verticale par une colonne en fonte. La partie en bois est dominée par un grillage métallique qui permet aux animaux de se voir. La colonne en fonte est munie d’un porte-bride ou porte-selle.
- ^ 20. Stalle fixe ne dépassant pas la partie infé-
- Y rieure du râtelier.
- 21. Stalle fixe assez élevée pour diviser la mangeoire et semblable aux stalles de la
- Y figure 7.
- ^ 22. Un des côtés d’une boxe en bois ayant la partie supérieure médiane à claire-voie, afin que les animaux puissent s’apercevoir et voir les personnes qui circulent à l’in-
- Y térieur de l’écurie.
- 23. Stalle mobile soutenue à Paide d’une forte corde fixée à l’une des solives du plancher
- Y qui domine l’écurie.
- j,î§* 24. Stalle fixe moins solide que la stalle fig. 21.
- ‘S- 25. Porte d’écurie glissant le long de la muraille sur une barre de fer fixe à l’aide de deux
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- 354
- Fig. 26.
- EXPLICATION
- t#
- illt
- Fig. 27, Fig. 28
- Fig. 29 Fig. 30. Fig. 31
- Fig. 32
- Fig. 34 Fig. 35
- Fig. 36
- Porte à deux battants superposés pour écurie ordinaire. La partie supérieure pe être laissée ouverte pendant le jour ou F nuit, suivant l’état de la température.
- Fourche d’écurie à dents aciérées.
- Coffre à avoine en bois pour une grande e* ploitation. Le couvercle supérieur est & taché à l’aide de fortes charnières. On fixe à l’aide de la serrure que porte partie mobile située sur le devant ^ coffre.
- Coffre à avoine en tôle à deux comparé ments.
- Crible à toile métallique pour séparer -;î poussière de l’avoine.
- . Stalle à lames verticales pour une écurie $ chevaux d’attelage ou de selle. Le rât0' lier est incliné à 45°.
- et 33. Stalles d’une écurie de luxe. Cha<Illê' stalle est munie de deux auges et d’0!l râtelier semblables aux appareils repre/ sentés par la figure 10.
- Stalle semblable à la stalle fig. 31, mais9 râtelier vertical.
- , Fenêtre s’ouvrant à l’intérieur de l’écuri0. Le châssis est fixé à sa partie inférieur et maintenu ouvert ou fermé à l’aide d’u0® corde et d’une petite poulie. Quand il ouvert et oblique, le courant d’air se rige vers la partie supérieure de Fécur'6 et non sur les animaux.
- Ecurie double anglaise pour chevaux $ luxe. Les stalles sont fixes.
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-
- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 355
- h
- 37. Lanterne marine de suspension pour écurie, h. On y brûle de l’huile.
- '§'• 38. Stalle munie d’une grande auge en fonte émaillée, dans laquelle les animaux peuvent barboter, avec un réservoir à claire-j,. voie par le foin et la paille.
- 39. Stalle de luxe garnie sur les trois côtés d’un
- ^ lambris en chêne.
- 40. Stalle semblable à la stalle fig. 38, mais
- munie de deux auges en fonte émaillée et d’un réservoir à claire-voie pour le foin ^ ou la paille.
- 'S- 41. Ancienne lanterne d’écurie dans laquelle on brûle de la chandelle.
- '&• 42. Stalles de luxe, avec grillage, ayant les us-tensiles que possède la stalle fig. 40.
- %• 43. Boxes pour animaux vivant en liberté, et munies de mangeoires et de râteliers construits suivant le système anglais.
- PLANCHE II. — écuries, jumenteries.
- ï1
- 1. Ecurie double. Le passage médian sépare les deux râteliers et sert de dépôt temporaire pour les fourrages secs ou verts. Une semblable écurie exige un bâtiment ayant une grande largeur dans œuvre. Le coffre à avoine est placé dans l’embrasure de la fenêtre qui éclaire le couloir. L’écurie est desservie par trois portes.
- ''S- 2. Coupe transversale de l’écurie précédente.
- Les râteliers étant doubles saillissent dans le passage, ce qui facilite la distribution du foin ou de la paille.
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-
-
- 356 EXPLICATION
- , b
- Fig. 3. Ecurie double. Les animaux sont fixes long des murs de face.
- Fig. 4. Porte-selle en bois et en fer.
- Fig. 5. Mur de fond d’une boxe. L’ouverture sfij1®6 sous la fenêtre sert à la sortie du futfU61'
- Fig. 6. Mur extérieur d’une boxe muni d’une p°r d’entrée, de deux fenêtres et d’une part*° à claire-voie qu’on peut fermer à l’ald d’un volet et qui est destinée à aérer l’10 térieur, soit pendant le jour, soit duraîl la nuit.
- Fig. 7. Cloison d’une boxe avec porte à claire-v01® dominée par un grillage.
- Fig. 8. Mur de fond d’une autre boxe. L'ouvert^ située sous le râtelier en corbeille Sri aussi à la sortie du fumier.
- Fig. 9. Porte-collier en fonte.
- Fig. 10. Haras. Les boxes a, a, a, etc., sont occupa par les étalons et les juments. Les boXeS b, b, b, etc., qui sont deux fois plus grair des que les précédentes, sont réservé pour les juments suitées, ou pour les p°u' lains et pouliches qui ont été sevrés. Cba' que boxe b est précédée par deux paddock /, f sont des endroits dans lesquels 0Ï1 place les coffres à avoine, les armoires au* couvertures, les brides, les selles, etc.
- Fig. 41. Porte-harnais et porte-bride en fer.
- Fig. 12. Yue d’une jumenterie pour un étalon et si* juments poulinières. (Voir le plan fig. 19-)
- Fig. 13. Ecurie double. La porte d’entrée est situé® dans un des pignons. Le compartiment qu’on observe à l’autre extrémité de l’écU'
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES.
- 357
- rie sert à la fois de chambre à coucher pour les charretiers et de sellerie. (Voir pour la coupe transversale la figure 3.)
- 14. Ecurie double, mais disposée de manière que le service intérieur soit beaucoup plus facile. La sellerie dans laquelle sont situés les lits des charretiers est plus vaste que la sellerie de l’écurie précédente. Les deux bâtiments ont la même longueur et largeur dans œuvre et chacun peut recevoir vingt animaux.
- '*• 15. Cloison surmontée de panneaux à jour en fonte et destinée à fermer une boxe à l’in-térieur d’une écurie de luxe.
- 1^- 16. Porte-bride à deux branches. j.%. 17. Porte-bride à une branche.
- 18. Porte-collier en fonte.
- '&• 19. Plan de la jumenterie fig. 12. Chaque jument occupe une boxe a qui communique avec un paddock e. Le couloir c dans lequel s’ouvrent toutes les boxes rend le service intérieur très-facile. La pièce b est I destinée à l’étalon. La chambre d est oc-
- cupée par le palefrenier ; elle peut aussi servir de sellerie.
- PLANCHE III. — VACHERIE, BOUVERIE.
- \
- 1. Mangeoire en bois divisée par des demi-stal-
- les en usage autrefois à la vacherie natio-nale du Pin.
- 2. Vacherie simple. Mangeoire en bois reposant
- sur une maçonnerie et dominée par un
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- 358
- Fig. 3.
- Fig. 4.
- Fig. 5. Fig. 6. Fig. 7.
- Fig. 8. Fig. 9.
- Fig. 10. Fig. 11.
- EXPLICATION (
- râtelier ordinaire. Le sol est béton*16 légèrement incliné vers le ruisseau H reçoit les liquides. ,.
- Mangeoire en maçonnerie avec un rât6"^ vertical et une claire-voie située de^a l’auge. Cette barrière verticale prése®, çà et là des ouvertures par lesquelle , animaux passent leurs têtes ; elle 1®S s6 pare lorsqu’ils mangent.
- Vacherie à deux rangées pour douze maux, ayant comme avant-corps un gar fermé par une claire-voie et une rière et sous lequel on dépose les fou1’1* ges et les litières.
- Plan de la vacherie précédente.
- Vacherie d’élevage, système de Béhagu0, v
- Plan de la vacherie précédente. Chaque mal occupe une boxe à laquelle est < nant un paddock a. Chaque auge b ^ sert deux paddocks. Le service se fait f le couloir d.
- Auge mobile pour donner des boissons bl^ ches aux vaches et aux bœufs.
- Mangeoire en bois sur laquelle repose hor! zontalement une échelle mobile fixée la muraille à l’aide de crampons. échelle divise l’auge en autant de pal ties que la vacherie peut contenir de ^ ches.
- Mangeoire ordinaire en bois soutenue un massif en maçonnerie.
- Vue perspective de la mangeoire dont profil est représenté par la figure 3.
- F
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- L des planches et des figures. 359
- tin. .g
- '**• Profil de la mangeoire et d’une des demi-jfj stalles de la figure 1.
- 13. Mangeoire divisée par de petites cloisons. Cette mangeoire permet aisément de rationner les animaux, mais elle oblige le vacher à bien nettoyer de temps à autre les angles intérieurs de chaque comparti-f ment.
- 1-h Mangeoire et râtelier analogues à ceux de la figure 1, mais avec des demi-stalles sépa-[>• rant les animaux.
- *>• Profil d’une vacherie avec trottoir en surélévation situé le long du mur de face et formé avec des pavés ou des briques poil sées à bâtons rompus.
- 16. Coupe transversale d’une vacherie à deux rangées d’animaux. Les deux mangeoires situées dans le sens de la longueur du bâtiment sont séparées par un couloir de |. service.
- ^ 17. Vacherie ayant aussi deux mangeoires situées au centre du bâtiment et limitées du côté des animaux par une cloison en planche maintenue verticale à l’aide de poteaux qui soutiennent le plancher du grenier. Chaque partie située entre deux poteaux présente deux ouvertures ovales dans lesquelles les animaux passent leurs tètes pour manger les aliments déposés dans la mangeoire qui est située de l’au-> tre côté et dans le couloir.
- 18. Case à deux compartiments pour les veaux qu’on engraisse.
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- 360
- Fig. 19. Fig. 20. Fig. 21.
- CD'
- Fig. 22.
- Fig. 23. Fig. 24.
- Fig. 25'.
- Fig. 26. Fig. 27.
- Fig. 28.
- EXPLICATION
- Vacherie d’élevage. Elévation suivant le^ AB. (Voir fig. 21.)
- Vacherie d’élevage. Elévation suivant (Voir fig. 21.)
- Plan de la vacherie précédente. Les a^11', corps 1 et 2 servent à loger les jeunesa. maux-, ils renferment des boxes forU1^ par des claires-voies ayant 1 mètre hauteur et dans lesquelles les veaux vbe ( en liberté. Ces quatre compartiments0 chacun une petite mangeoire et un Pe râtelier.
- Coupe de la précédente vacherie suivant ligne GH. Les vaches sont séparées P des stalles fixes.
- Coupe de la même vacherie suivant la ^ gne EE. h
- Coupe transversale suivant la ligne A fi la vacherie d’élevage de M. de Bélia-)1 La mangeoire et les murs de séparât1"" des boxes sont construits en briques. » clôture des paddocks est faite à l’aide poteaux en fer et de fils-de-fer galvani^’
- Vacherie à deux rangées d’animaux. mangeoires sont adossées aux deux müP de face. .
- Coupe longitudinale de la vacherie fig* 1
- Vacherie flamande sous l’aire de laquefle existe une citerne qui reçoit les eng1’9 liquides.
- Mangeoires et stalles suivant le système ^ glais. Les auges sont posées à terre à 1
- #
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 361
- térieur des stalles et le long du couloir de p. service.
- ^ 29. Chaîne d’attache simple ou à une branche j,. pour vaches.
- 30. Chaîne d’attache à deux branches pour tau-p. reaux.
- %• 31. Mouchette pour maîtriser et conduire les p. taureaux ou autres bêtes à cornes.
- JQ- 32. Mangeoire pour bouverie d’engraissement.
- Chaque animal mange dans une auge en maçonnerie située devant l’ouverture qui lui est assignée. Une semblable bouverie peut être contiguë à une grange dans laquelle on dépose les aliments et on divise les racines. Des volets glissant dans des rainures permettent de fermer les ouvertures après chaque repas et de laisser les animaux tranquilles dans l’obscurité.
- PLANCHE III. — VACHERIES, BOUATÏIUES.
- b-
- %• 1. Vacherie à trois rangées d’animaux construite par M. Benoît d’Azy. Vue du côté . méridional.
- 2. Même vacherie. Elévation du côté où le corps annexe forme un hangar sous lequel on p, peut conserver du foin et de la paille.
- p!&‘ 3. Plan de la vacherie précédente. p|&- 4. Elévation d’un pignon de cette vacherie. p1^- 5. Coupe transversale de la même, vacherie.
- ^ G. Elévation de la vacherie construite près de p, Limoges par M. E. Pouyat.
- ^ 7. Plan de la vacherie précédente. Les boxes
- Constructions agricol&s, 21
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- 362 EXPLICATION
- a, a, a servent à loger les jeunes anifflaU!’ celles b, b, b renferment les animaux forme qu’on engraisse. La partie cenh’3, peut contenir 48 bêtes bovines adultes-Fig. 8. Coupe transversale de la vacherie fig. 6-Fig. 9. Coupe transversale de la bouverie du
- maine des Plans (Charente), appartenu11 à M. Cad. Les deux mangeoires, situees au milieu du bâtiment et dans le sens ^ la longueur, sont séparées par un coul0'1 dans lequel on a établi un petit che#1111 de fer qui est en communication avec vaste grange et le silo à pulpe.
- Fig. 10. Coupe transversale de -la vacherie de Ch3 lamont (Ain) qui peut contenir 30 bèteg cornes. ^
- Fig. 11. Plan de la vacherie précédente. Le hang’ar qui y est annexé sert à abriter le fumief! Les urines des animaux et le purin (Ii:l1 s’écoule du fumier arrivent dans la fosse (' Les deux parties qui renferment les alllt maux situés en a, a, a, a sont séparées p31 un passage assez large pour qu’une V1 ture puisse y circuler.
- Fig. 12. Vacherie limousine appartenant à M. TeSSe renc de Bort. Lès cloisons situées en 31 rière des auges rappellent celles que ^ présente la figure 26, planche III.
- Fig. 13. Coupe transversale de la vacherie suivait3 Les jeunes animaux occupent l’étable 1 établie dans le bâtiment annexe.
- Fig. 14. Plan de la vacherie d’Allichamps (Chef)) Cette étable comprend deux mangeoii’05
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- DES PLANCHES EX DES FIGURES. 363
- séparées par une large allée et deux compartiments. L’un est disposé en boxes d’engraissement et l’autre sert de logement à des bœufs. Une forte lanterne marine fixée au point O éclaire très-bien toutes les parties du bâtiment.
- 15. Coupe transversale d’une grande vacherie
- alsacienne. Les deux mangeoires sont desservies par un chemin de fer sur lequel circulent de petits wagonnets. Le long des murs de face et à l’intérieur du bâtiment sont situés des robinets qui fournissent l’eau nécessaire et divers becs de gaz.
- 16. Plan de la vacherie précédente. Les compar-
- timents a, a sont occupés par des taureaux ou des vaches malades. La pièce c est réservée pour les vachers. La laiterie occupe le compartiment b.
- 17. Coupe transversale de l’étable fi g. 19.
- %• 18. Plan de l’étable construite par M. Du Mirai, à Villeneuve (Creuse). Les mangeoires sont situées longitudinalement au centre du bâtiment et séparées par un large pas-
- f ‘Sage'
- 19. Elévation de la vacherie précédente. Les avances de la toiture, fîg. 17, permettent de déposer temporairement, le long des deux façades et à l’abri de la pluie, des bottes de foin ou de paille.
- *%• 20.' Etable d’élevage de la vacherie nationale de Corbon (Calvados). A chaque boxe est attenant un paddock fermé par une clôture en bois. Les animaux vivent continuelle-
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- 364 EXPLICATION
- ment en liberté, soit à l’intérieur, soü a l’extérieur du bâtiment.
- PLANCHE Y. — BERGERIES.
- Fig. 1. Bergerie dominée par un grenier et ay®^' des cheminées d’appel ou d’aération. portes sont à deux compartiments super' posés. La partie supérieure peut rest®1 ouverte sans que les animaux puisse®1 sortir. Des fenêtres étroites disposéeseJl longues barbacanes, munies de deux b®1’” reaux en fer et d’un volet intérieur, s®b fisent pour éclairer et aérer l’intérieur d® bâtiment.
- Fig. 2. Plan de la bergerie précédente. Les fourré ges peuvent être déposés et préparés da®^ le compartiment du milieu, où est sit®6 le lit du berger. Ce lit, renfermé dans u®® cabane, est ordinairement élevé de au-dessus de l’aire de la bergerie. On Pe' nètre dans le grenier par les ouverture situées dans les pignons.
- Une petite rampe en maçonnerie, liî®1' tée à droite et à gauche par une grand® pierre verticale, empêche les bêtes à lai®® de se presser contre les angles des baifc’5 quand elles rentrent dans la bergerie.
- Fig. 3. Râtelier fixe sans augette.
- Fig. 4. Râtelier et mangeoire fixes.
- Fig. 5. Râtelier et mangeoire circulaires mobiles.
- Fig. 6. Râtelier double mobile suspendu à l’aide d® cordes ou de chaînes en fer.
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 365
- fi
- 7. Râtelier double avec deux mangeoires pouvant être élevé à mesure que le fumier y,, s’accumule sous les pieds des animaux.
- ^ 8. Bergerie-hangar de Petit-Bourg dans laquelle on engraisse des lots de moutons avec la pulpe de betterave. Pendant les grands froids, on peut fermer les ouvertures situées au-dessus du mur d’appui au moyen j,. de paillassons.
- 9. Plan de la précédente bergerie.
- 10. Coupe transversale de la bergerie-hangar de
- j,. Petit-Bourg, fig. 8.
- 11. Petite bergerie avec barbacanes d’aération
- qu’on peut boucher avec de petites bottes p. de paille quand l’air est très-froid.
- 12. Elévation d’une bergerie ayant les dimen-
- sions de la bergerie fig. 1, mais aménagée intérieurement d’une manière différente. Les barbacanes sont remplacées par des fenêtres à châssis mobiles.
- 13. Plan de la bergerie précédente. Les com-
- partiments situés aux deux extrémités sont occupés par les brebis qui sont sur le point d’agneler, ou par les agneaux quand on veut les nourrir plus fortement pendant l’allaitement ou lorsqu’on veut p, les sevrer.
- 14. Râtelier et mangeoire qu’on élève à volonté
- le long des murs à l’aide de chaînes ou y,. de crémaillères.
- 15. Râtelier et mangeoires mobiles pouvant être
- aussi élevés ou abaissés, mais ayant une disposition différente.
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- 366 EXPLICATION
- Fig. 16. Porte mobile pouvant être à volonté ma10' tenue élevée ou abaissée, selon qu’on vetl laisser les agneaux ou les bêtes adubeS passer ou non d’un compartiment da^s un autre.
- Fig. 17. Bergerie construite suivant le système adm15 à Rambouillet. L’auvent compris entre Ie5 bâtiments formant pignon aux extrémité de la bergerie principale sert à abriter leS fourrages ou la paille qu’on apporte cha' que jour du fenil ou de la grange. Les lifé des bergers sont placés de manière qu’i|s puissent surveiller les trois comparé' ments.
- Fig. 18. Plan de la bergerie précédente.
- Fig. 19. Augette mobile qu’on pose dans les chaîné pendant le passage sur de petites traveï' ses présentant des entailles en forme d® Y, lorsqu’on veut donner des grains °lï des racines divisées aux animaux.
- Fig. 20. Mangeoire et râtelier mobiles pour faire cofl' sommer, dans les champs ou à l’intériet*1 des compartiments composant la bergerie des fourrages verts, des navets ou des pr0' vendes.
- PLANCHE YI. — porcheries.
- Fig. 1. Porcherie simple avec hangar au-dessus d$ mangeoires qu’on alimente à l’extérieid du bâtiment en soulevant un volet.
- Fig. 2. Plan de la porcherie précédente.
- Fig. 3. Coupe transversale du même bâtiment.
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 367
- Jjl*
- p- 4. Auge en fonte pour deux animaux adultes.
- ; 5. Porcherie à une seule rangée de loges avec
- une cuisine pour la préparation des rations. Le service se fait à l’aide d’un couloir situé entre le mur du fond et les mangeoires. Ce bâtiment comprend un petit . grenier.
- 6. Plan de la porcherie précédente.
- !%• 7. Coupe transversale de la même porcherie.
- 8. Petite porcherie contenant trois loges ayant
- .. chacune une petite cour,
- 9. Plan de la porcherie précédente. Le service
- . .se fait par un couloir intérieur.
- 'o- 10. Porcherie circulaire contruite par M. le comte . de Launay à Courcelles (Aube).
- ^S-ll. Coupe transversale de la porcherie précédente. Chaque loge c est en communi-. cation avec une cour d.
- '&• 12. Plan de la même porcherie. On arrive dans la partie centrale qui renferme le fourneau a dans lequel on fait cuire les ali-ments, par le couloir b.
- Jo- 13. Porcherie d’élevage de la ferme de Vincen-nes. Elle ne possède qu’une seule rangée ,v de loges avec des cheminées d’aérâtion.
- 14. Plan de la porcherie précédente. Chaque
- cour renferme un bassin-abreuvoir. Le centre du bâtiment est occupé par la cuisine de la porcherie et une chambre pour le porcher.
- 15. Coupe transversale du bâtiment précité. La
- largeur du couloir permet d’y circuler avec une brouette ou avec un wagonnet.
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- 368 EXPLICATION
- Fig. 16. Auge en fonte à couvercle mobile glissé dans deux rainures. On élève ou on abab56 ce couvercle à volonté.
- Fig. 17. Auge en fonte à quatre séparations q11’011 peut placer dans une cour dans laque^e vivent plusieurs animaux.
- Fig. 18. Auges en fonte à plusieurs compartiment pour gorets. Tous les bords sont arrondi pour que les animaux ne puissent blesser.
- Fig. 19. Petit wagonnet en tôle et à trois roue® dont une tournant sur elle-même, serval à l’intérieur des fermes pour transporte1" des aliments liquides destinés aux bete® porcines.
- Fig. 20. Appareil Stanley pour cuire les pommes d® terre, etc. L’eau qui alimente la chaudi®1'0 est élevée par la pompe b. La soupape d® sûreté a empêche tout accident. La 'v'a' peur arrive dans les récipients d et e paf le tube c qui est muni de deux robmets' Un des réservoirs, celui de gauche, ha®' cule aisément sur lui-même.
- Fig. 21. Porcherie double ou à deux rangées d® loges ayant chacune une cour fermée pal une palissade. Les séparations des loge®’ les murs de face et les murs de -pign0*1 jusqu’à 1 mètre de hauteur sont construit avec de bonnes briques apparentes, ma1® bien jointoyées avec du ciment.
- Fig. 22. Plan de la porcherie précédente. La large111 du couloir permet d’y circuler très-facil6' ment avec une brouette.
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 369
- , hj
- *§• 23. Auge en bois à volet mobile fixé à l’aide de pentures sur une traverse supérieure. Ce volet se fixe au bord postérieur de l’auge, c’est-à-dire vers l’intérieur de la loge quand il est question de nettoyer la man-. geoire ou d’y déposer des aliments.
- % 24. Coupe d’une porcherie à deux rangées de . loges n’ayant pas de cour.
- *£• 25. Porcherie analogue à la porcherie fig. 21, mais couverte en zinc et plafonnée directement sous les chevrons après la pose . d’un lattis.
- h*
- 26. Coupe de la porcherie précédente.
- 27. Appareil à vapeur de Richemond pour
- chauffer ou cuire les aliments. Les deux réservoirs peuvent basculer librement. L’eau qui alimente la chaudière a est versée dans le récipient b où elle s’échauffe. Un robinet permet de la faire arriver dans la chaudière, lorsque le flotteur indique qu’il est utile d’en ajouter. La vapeur arrive dans les récipients e et f par les conduits c, c, qui sont munis des robinets d’alimentation d,d.
- PLANCHE VII. — POULAILLERS, COLOMBIERS, MAGNANERIES, CLAPIERS, RUCHERS.
- ?1&.
- 1. Poulailler avec volière pour jeunes poulets.
- 2. Plan du bâtiment précédent. Le comparti-
- ment a est le poulailler proprement dit; il est garni de perchoirs et de pondoirs. Le local b est la chambre à incubation;
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- 3^0
- EXPLICATION
- elle est éclairée par une fenêtre et chauffe0 par un poêle qui chauffe en même temps la pièce c dans laquelle on confine les P00' lets dès qu’ils sont éclos. C’est dans M qu’on met pendant le jour les poussins et leurs mères. Le paddock d peut être aussi occupé par une ou plusieurs cages.
- Fig. 3. Perchoir horizontal pour les jeunes volaill0S'
- Fig. 4. Boîte à deux compartiments pour les poufes qui ont des poulets. La poule occupe fe case qui est munie d’une petite fenêtr0 grillagée ; les poulets, en passant au tra' vers de la claire-voie que présente le pr0' mier compartiment, peuvent sortir de la boîte, manger les graines déposées po01’ eux et revenir sous leur mère.
- Fig. 5. Intérieur de la boîte précédente.
- Fig. 6. Perchoir en chevalet qu’on peut placer 00 centre d’un poulailler.
- Fig. 7. Perchoir en gradins occupant le fond d0 poulailler.
- Fig. 8. Boîte pour les couveuses se fermant à l’aid0 d’un couvercle et d’un crochet.
- Fig. 9. Augette pour poulets.
- Fig. 10. Pondoir en bois à six compartiments 00 nids.
- Fig. 41. Meuble en bois blanc et à dix tiroirs po0r conserver les œufs et qu’on place dans l0 compartiment c du poulailler ou dans la cuisine de l’habitation. Sept tiroirs porteU1 des étiquettes indiquant les jours de la semaine ; ils sont réservés pour les ceu$ de poule. Les autres tiroirs servent à coO'
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 371
- server les œufs des oies, des canards, des dindes et des pintades.
- Fig. 12. Panier-pondoir qu’on fixe à la muraille à l’aide de forts clous à crochets.
- Fig. 13. Panier pour couveuses se fermant à l’aide d’un couvercle à claire-voie.
- Fig. 14. Perchoirs situés sur les côtés latéraux d’un poulailler.
- f’ig. 15. Pigeonnier-tourelle. La partie basse du colombier peut être utilisée comme poulailler ou comme magasin pour les outils à main.
- ^ig. 16. Coupe du pigeonnier-tourelle.
- Fig. 17. Coupe d’un colombier-tourelle ayant à la partie médiane une échelle droite fixée à un arbre vertical tournant sur lui-même. Cette échelle permet de visiter aisément tous les nids.
- Fig. 18. Coupe indiquant les dispositions des boulins ou nids.
- Fig. 19. Boulins construits avec des briques.
- Fig. 20. Pigeonnier établi dans un grenier situé au-dessus d’un poulailler.
- Fig. 21. Panier-pondoir pour les colombiers.
- Fig. 22. Bâtiment comprenant au rez-de-chaussée un poulailler et au-dessus un colombier.
- Fig. 23. Coupe de la magnanerie fig. 24 ayant quatre étages occupés par des étagères et des claies.
- Fig. 24. Plan de la magnanerie précédente. Les étagères b, b, b, à chaque étage, sont séparées par des passages a, a. Le calorifère à l’aide duquel on élève la température à
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- 372 EXPLICATION
- l’intérieur du bâtiment, est établi dans l’appentis c. L’air chaud arrive dans la magnanerie au-dessus du troisième plan' cher. L’air vicié entre au rez-de-chausse0 dans les conduits situés à l’intérieur dans les deux angles de droite pour s’échapper en dehors du bâtiment par suite du courant ascensionnel qui s’établit dans chacun d0 ces conduits.
- Fig. 25. Vue extérieure de la magnanerie prend' dente.
- Fig. 26. Magnanerie chambrée établie dans le pre' mier étage.d’une habitation.
- Fig. 27. Magnanerie pour l’éclosion des œufs et l’e' ducation des vers pendant le premier et le deuxième âge. C’est dans la pièce c chauffée par le poêle b qu’on fait éclôt’0 les œufs. Après l’éclosion, on maintient aussi la température de la pièce a à Laid0 du même appareil.
- Fig. 28. Plan de la magnanerie chambrée fig. 2d-Les étagères a, a occupent le centre de I0, pièce ; on peut aisément circuler dans l0 magnanerie pour donner de la feuille ath vers à soie, les déliter ou préparer les ca' banes qui servent à la montée. La chant' brée est chauffée par la cheminée f éclairée par deux fenêtres garnies de ri' deaux blancs.
- Fig. 29. Lapinière comprenant six cases qui sont protégées contre le soleil et contre l0 pluie par le toit prolongé et formant au' vent.
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- UES PLANCHES ET DES FIGURES. 373
- j|l'
- riS- 30. Plan d’un clapier comprenant huit cases
- a, a,a, etc., ayant chacune une niche
- b, b, etc. Toutes les cases sont grillagées
- k,. et desservies par le couloir central.
- !,!&• 31. Niche à couvercle horizontal.
- 32. Case grillagée mobile avec sa niche.
- 33. Râtelier avec pieds pour les lapinières.
- !%• 34. Niche à couvercle incliné.
- 35. Râtelier circulaire qu’on suspend à l’aide
- > d’une corde.
- 36. Pigeonnier-volière situé au-dessus des cases
- occupées par des lapins et desservies intérieurement à l’aide d’un couloir de ser-. vice.
- b*
- 37. Rucher protégé contre la pluie par un au-
- vent établi le long d’un mur.
- 38. Rucher comprenant deux parties. La pre-
- mière située au midi est occupée par deux rangées superposées de ruches ; la seconde exposée au nord est le laboratoire dans lequel on opère l’extraction du miel et la préparation de la cire. Cette pièce sert aussi de magasin.
- 39. Coupe transversale du précédent rucher, a
- est le laboratoire.
- ^8- 40. Clapier établi sous un hangar avec une cour grillagée. Le grillage repose sur un massif de briques ou de maçonnerie assez profondément enterré pour que les lapins ne puissent, en creusant, passer sous la première assise. Le seuil de la porte doit aussi être profondément enterré.
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- 374
- EXPLICATION
- PLANCHE VIII. — LAITERIE, FROMAGERIE.
- Fig. 1. Plan d’une laiterie comprenant trois parti63 ' la pièce dans laquelle on lave les uste# sites, le vestibule dans lequel, on bara-t la crème, et la chambre où le lait est C11 à crèmer.
- Fig. 2. Plan d’une laiterie ayant aussi trois co#1 partiments. La laiterie, proprement dde’ située aussi à droite, est précédée par tambour qui permet d’y maintenir llIie température plus régulière.
- Fig. 3. Coupe longitudinale de la laiterie fig. 4.
- Fig. 4. Laiterie n’ayant que deux pièces : celle dit0 laverie et la laiterie proprement dite.
- Fig. 5. Laiterie flamande voûtée située sous un de-chaussée.
- Fig. 6. Fromagerie flamande aussi voûtée et siWee dans une cave.
- Fig. 7. Magasin dans lequel on conserve les froin06 ges de Gruyère nouvellement fabriquée Les étages, à cause du grand poids d^ fromages, doivent être solidement établi0,
- Fig. 8. Laverie de la laiterie du Cbâlet (Orne), W partenant à M. Briand.
- Fig. 9. Laiterie à trois compartiments mieux disposée que les laiteries fig. 1 et 2. La laitefl0 proprement dite est située au fond dit vestibule ; elle est éclairée par trois feu6' très. La pièce de gauche sert de laveri0 et celle de droite est convertie en froma' gerie.
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 375
- Pi
- g- 40. Bassin en pierre ou en ciment alimenté par un robinet et dans lequel, pendant les grandes chaleurs, on met les vases pleins j,. de lait à rafraîchir avant de les expédier.
- 11. Fourneau circulaire en usage dans la fabri-cation du fromage de Gruyère.
- !%• 12. Potence soutenant un chaudron en cuivre.
- 13. Laiterie d’Isigny. Les vases pleins de lait
- reposent sur un petit massif en maçonnerie. L’aire est dallée, afin qu’on puisse, pendant les jours chauds de l’été, y maintenir 0m.10 à 0m.16 de hauteur d’eau dans le but de rafraîchir la laiterie ou les vases contenant le lait. C’est dans cette pièce qu’on prépare les mottes de beurre qu’on doit livrer à la vente.
- Les laiteries d’Isigny sont situées au rez-de-chaussée et éclairées par des fenê-.. très garnies de rideaux blancs.
- 14. Magasin garni de larges étagères sur les-
- quelles on met les fromages de Brie à fermenter et à affiner.
- 16. Haloir ou magasin muni d’étagères et de nom-
- breuses ouvertures ayant des directions diverses dans lesquelles on dépose les fromages de Camembert quand ils sont bien égouttés.
- 17. Plan d’une pièce dans laquelle existe un
- fourneau circulaire et une potence servant à la fabrication du fromage de Gruyère.
- 18. Baratterie de la ferme du Chalet (Orne). La
- grande baratte normande est mise en mouvement par un manège situé en de-
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- 376
- EXPLICATION
- hors du bâtiment. C’est aussi dans cet pièce qu’on prépare les mottes de beurr0 qu’on veut expédier.
- Fig. 19. Magasin muni de tablettes étroites sur leS quelles on conserve les fromages d’Ed^ ou de Hollande avant de les livrer à vente.
- Fig. 20. Laboratoire du fromager chargé de la fa^11 cation des fromages de Gruyère. A gaud10 est situé le foyer avec deux potences ^ presses occupent le côté droit du local <ïuJ est carrelé ou dallé, afin qu’on puisse laver aisément.
- PLANCHE IX. — GRANGES, GRENIERS, HANGARS-
- Fig. 1. Petite grange sans grenier. ,
- Fig. 2. Petite grange avec grenier et toit prolong0 et soutenu sur la façade en formant aü" vent ou marquise.
- Fig. 3. Coupe transversale de la grange préce' dente.
- Fig. 4. Grande grange pouvant être traversée PaT des voitures. Les baies situées sur les deu* façades l’aèrent aussi complètement du0 possible.
- Fig. 5. Coupe de la grange précédente. Les fermeS sont soutenues par un tirant.
- Fig. 6. Coupe de la grange fig. 7 et 8.
- Fig. 7. Elévation d’un des pignons de la grange fig. 8.
- Fig. 8. Plan d’une grange ayant une porte charrC' tière dans chacun de ses pignons et de$
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 377
- ouvertures sur ses deux faces longitudinales. Les fermes sont établies sur blo-
- j,, chet. (Voir fig. 6.)
- 'S- 9. Elévation d’un des pignons de la grange
- j, %• 10-
- riS- 10. Plan d’une grange pouvant être traversée longitudinalement par les voitures. Les murs de face sont soutenus par des contreforts ou piliers en maçonnerie. La machine à battre est située au centre du bâtiment ; elle est mise en mouvement par une machine à vapeur fixe établie dans un bâtiment annexe situé en dehors de la • grange.
- 11. Grange pouvant être traversée par les voitures et ayant quatre portes charretières, dont deux sur chaque façade.
- *%• 12. Plan de la grange précédente. La machine à battre, située au centre du bâtiment, est mise en mouvement par un manège a situé dans un appentis-rotonde adossé à la grange.
- 13. Grange normande en colombage et couverte
- en chaume.
- 14. Elévation d’un des. pignons de la grange
- précédente.
- flg- 15. Hangar-fenil fermé sur les quatre côtés par une claire-voie reposant sur un petit mur.
- 16. Hangar-grange du pays Toulousain sous lequel on emmagasine les céréales avant de procéder au battage. Ce bâtiment, couvert en tuiles creuses, sert aussi de magasin temporaire pour les épis de maïs.
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- EXPLICATION
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- Fig. 17. Hangar-gerbier à six travées construit 011 bois et couvert en ardoises. Il peut au^1 servir de fenil.
- Fig. 18. Coupe* transversale du hangar précédent' Les avances du toit éloignent les égouts des piliers, ce qui protège les gerbes le foin contre une humidité toujours nu1' sible.
- Fig. 19. Grange en bois ou gerbière de la fer1110 d’Aussu (Oise), avec une transmission ^0 mouvement c, b faisant marcher la machine à battre a. L’appentis adossé contf0 la face longitudinale de gauche sert a abriter les instruments aratoires.
- Fig. 20. Grenier à grains planchéié divisé en de11* parties par l’escalier. La pièce située 011 arrière de la cage de l’escalier sert de mr gasin pour les sacs, cribles, etc. Chaq110 partie est éclairée et aérée par des ouvertures grillagées et munies intérieuremen de volets à un ou deux vantaux.
- Fig. 21. Coupe transversale du bangar-fenil fig.
- Fig. 22. Hangar très-allongé destiné à servir de ma' gasin pour le foin. Le comble est cons°' lidé par de longues jambes de force rep0' sant sur les dés de piliers. Les deux pJ' gnons sont fermés par un mur. On pï°' longe le toit (voir fig. 18) pour éloign01’ l’eau qui tombe des égouts.
- Fig. 23. Grenier à grains situé au-dessus d’un hafl' gar remise. Il est construit en colombage et en briques. On y parvient par un escalier double en pierre situé à l’une de s
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES.
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- extrémités. Il est à deux étages et bien aéré et éclairé.
- 24. Plan du grenier précité.
- 25. Elévation du pignon et de l’escalier du gre-
- nier fig. 23.
- 26. Coupe transversale du même bâtiment.
- 27. Grenier à grains situé aussi au-dessus d’une
- remise appartenant à la ferme de Vincen-nes (voir pl. 13, fig. 14 et 15). On y arrive par un escalier droit situé dans la remise près du pignon de droite. Les ouvertures, au nombre de huit, sont fermées par des portes-volets à deux vantaux. Chaque vantail possède une ouverture grillagée qui assure la bonne aération du grenier. Ces baies sont munies extérieurement d’une balustrade en bois formant balcon.
- 28. Hangar-grange à trois travées. L’aire de la
- travée du milieu est bétonnée et sert pour le battage au fléau.
- 29. Coupe transversale du hangar précédent.
- 30. Grange cantalienne servant à loger le foin.
- Elle est précédée par une rampe qui permet aux chars d’y arriver très-aisément.
- PLANCHE X. — BATIMENTS VIN AIRES.
- 1 et 2. Caves voûtées avec soupiraux qui diffèrent l’une de l’autre par leur largeur dans œuvre et leur hauteur sous clef.
- 3. Cuverie médocaine. Le plancher, situé en contre-bas de l’ouverture des cuves, porte un chemin de fer sur lequel circule une
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- EXPLICATION
- Fig.
- Fig.
- Fig.
- 5.
- maie carrée sur laquelle a lieu l’&L r page des raisins. Les râfles sont jet0 dans le rez-de-chaussée par les ouvertur situées entre les rails. Les vases vinaU qui contiennent la vendange sont élev à l’aide de la potence munie d’un treu qu’on observe au-dessus de rouverte® qui domine la porte d’entrée de la cüve rie.
- Plan de la cuverie précédente.
- Cellier précédé par un magasin qui PeU servir de chais. La cuverie renferme ^ foudres, des pressoirs et des cuves pour! raisin et le marc.
- 6. Une perspective du cellier du Crand-Ca-11' mon (Aude). Les foudres contiennent ^ 350 à 450 hectolitres de vendange ou Ç vin. Ils reposent sur des dés en graU^' Les voitures chargées de comportes re#1' plies de raisin, arrivent près du cellieï par la terrasse qui le domine à droit0. C’est par les ouvertures du premier éta£6' grenier que la vendange est versée la trémie de l’égrappoir (voir fig. 19).
- Fig. 7. Vue longitudinale de la partie centrale ^ cellier précédent. L’égrappoir situé sur 1® plancher qui domine les foudres est xu°' bile. On le place successivement au-deg' sus des ouvertures du plancher qui cor' respondent aux bords des futailles.
- 8. Chais bordelais dominé par un grenier. C0 bâtiment est aéré et éclairé par des ou' vertures situées sur les deux façades. CeS
- Fig
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 381
- baies sont munies intérieurement de vo-. lets.
- b»
- 9. Chais bordelais à trois rangées de futailles.
- 10. Elévation du pignon du cellier du Mineur
- (Landes).
- 11. Façade du bâtiment précédent.
- 12. Plan du chais ou cellier du Mineur. Les cu-
- ves sont situées en arrière du bâtiment dans lequel sont situés les pressoirs et les foudres. Les avances du toit sur la façade de droite empêchent le soleil d’agir directement sur les baies qu’on y observe.
- *%. 13. Coupe transversale du bâtiment fig. 15, dans lequel a été installée une distillerie de betterave suivant le système Cham-ponnois.
- 14. Coupe longitudinale du même bâtiment. Le
- centre est occupé par des appareils distil-latoires ; le côté droit par les macérateurs, et le côté gauche par les cuves à fermentation.
- 15. Plan de la distillerie précédente. Le laveur
- est situé sous le hangar annexe ; le coupe-racine est placé près des macérateurs. Enfin, le magasin à l’alcool est situé dans le local qui est voisin du bâtiment qui renferme les cuves à fermentation.
- Fig. 16. Plan du cellier de la Loyère (Saône-et-Loire). Le chemin de fer avec ses plaques tournantes permet d’amener aisément la vendange près des pressoirs.
- Fig. 17. Cellier situé dans le Beaujolois sur le flanc
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- de la colline. Le chemin situé à Tinteri^ du bâtiment et au-dessus des cuves, P0^ met très-facilement l’apport de la veJ^ dange. Les futailles situées dans le l°c que dominent les cuves reçoivent le directement de ces vases vinaires. Le ch6 min situé en contre-bas du bâtiment i’eîl. très-facile l’enlèvement des futailles pl0j nés.
- Fig. 18. Yue perspective du bâtiment fig. 16
- Fig. 19. Plan du cellier du Grand-Caumon, fi»; }‘ Le bâtiment renferme deux pressoir^ vingt-quatre grands foudres et deux cuVeS pour la conservation du marc.
- Fig. 20. Plan du premier étage du même cellier slJl lequel est établie une canalisation qui pef met, à l’aide de pompes vinaires, de a1e' langer les vins contenus dans les fou<fi’eë dans le but d’avoir un vin homogène toutes les futailles.
- Fig. 21. Yue perspective du cellier de Château-M3'1'" gaux. Les grandes baies qu’on obser^'e sur la façade permettent de verser proiaf tement la vendange sur les maies. C’es sur ces plates-formes que les ouvrieïS opèrent d’abord P égrappage ou l’égreüV?6 des raisins, puis le foulage de ces de,r niers. Le vin est porté dans les cuves3 l’aide de comportes soutenues par de^ vignerons.
- Fig. 22. Yue perspective du premier étage du
- lier de Yirelade (Gironde). Les cuves> après avoir été remplies, sont foncéeset
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES.
- 383
- garnies cl’une couche de plâtre. L’acide carbonique s’échappe de la cuve pendant •la fermentation à l’aide d’un siphon plongé d’une part dans la cuve et de l’autre dans un vase rempli d’eau. Par cette disposition l’air extérieur n’agit pas sur la vendange.
- Ce cellier possède une potence-treuil et des maies établies sur chemins de fer, comme le cellier représenté par les fig. 3 et 4.
- PLANCHE XI. — fournil, abreuvoirs, puits,
- LAVOIRS ET FOSSES A ENGRAIS.
- Fi»
- $
- %
- ^g.
- 1. Elévation intérieure du fournil fig, 3.
- 2. Coupe longitudinale du même bâtiment.
- 3. Plan d’un fournil. La pièce située à droite
- du four comprend la maie et le coffre à farine ; elle sert aussi à renfermer les corbeilles et les linges à pain.
- Le fourneau situé à gauche de la bouche du four sert à chauffer de l’eau ou à couler la lessive. La pièce dans laquelle il est situé peut être utilisée pour chauler les grains au moment des semailles d’automne et de printemps.
- 4. Maie ou huche à fond plat dans laquelle on
- opère le pétrissage de la farine, h. Maie à fond curviligne ayant l’avantage de ne pas offrir d’angles intérieurs et de mieux se prêter à la préparation de la pâte.
- 6. Etouffoir ou vase en tôle dans lequel on
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- Fig. 7 Fig. 8
- 384 EXPLICATION
- éteint la braise qu’on retire du four aVaî1^ l’enfournement de la pâte.
- Coupe longitudinale de l’abreuvoir fig-Plan de l’abreuvoir précédent. L’aire de réservoir est pavée.
- Fig. 9. Plan d’un abreuvoir muni d’un citerneaü qui est alimenté par une dérivation les eaux pluviales qui ruissellent a surface du sol.
- Coupe longitudinale d’un abreuvoir à de ' rampes.
- Coupe d’une citerne alimentée par un c^el* neau a.
- Fig. 10 Fig. 11
- Fig. 12. Fig. 13.
- Plan de la citerne et du citerneau précité'
- Puits dont l’ouverture est dominée par treuil-tambour sur lequel s’enroule corde qui sert à descendre ou à éle/er seaux.
- le$
- Fig. 14. Puits dont l’ouverture est dominée par
- tige en fer fixée dans la margelle et 4 soutient une poulie en fer, dans la g01’^ de laquelle est engagée la corde ou chaîne.
- Fig. 15. Puits dont l’ouverture porte aussi un rou° ou treuil, mais dont la margelle prop1^ ment dite* est moins élevée que le gaf(^ fou. Cette disposition a l’avantage de peï mettre d’attirer très-facilement un seal1 plein d’eau en dehors du puits.
- Fig. 16. Pont en bois soutenu par deux massifs $ maçonnerie, et consolidé à sa partie h10 diane par des jambes de force.
- Fig. 17. Passerelle pour les piétons, établie au-de:!
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 38g
- sus d’un large ruisseau et soutenue par dés piliers en bois ou poteaux.
- Fig. 18. Potence en usage dans les contrées méridionales pour tirer de l’eau de puits n’ayant que 4 à 6 mètres de profondeur. La tige verticale qui élève ou abaisse le seau est en fer ou en bois ; elle est fixée au levier à l’aide d’une couplière en fer.
- Fig. 19. Chaussée revêtue d’une maçonnerie à l’intérieur de l’étang et rendue étanche par une couche d’argile ou de glaise bien corroyée qui occupe sa partie médiane.
- î'ig. 20. Déversoir d’un étang ou d’un bief construit à l’aide de pierres longues et fortes. Les pierres situées en aval et sur lesquelles l’eau tombe en chute doivent être très-bien consolidées, afin qu’elles s’opposent à l’action érosive de l’eau.
- Fig. 21. Citerne flamande pour engrais liquide.
- Fig. 22. Coupe d’une glacière, de sa toiture, de son puisard et l’annexe qui précède la porte par laquelle on y pénètre.
- Fig. 23. Vue perspective d’une glacière et de sa porte d’entrée.
- Fig. 24. Coupe transversale du lavoir fig. 25.
- Fig. 25. Plan d’un lavoir à demi-couvert. L’eau qui l’alimente arrive d’abord dans un petit réservoir, dans lequel on ne lave pas, pour passer ensuite dans le bassin-lavoir. Les laveuses sont abritées du soleil et de la pluie par le hangar qui couvre la partie pavée ou dallée.
- Constructions agricoles. 22
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- 386 EXPLICATION
- Fig. 26. Hangar-lavoir situé sur le bord d’un cours» d’eau.
- Fig. 27, Fosse à fumier à deux rampes et dans Ie fond de laquelle existe un réservoir pou1 les liquides. Ce réservoir est garni supe' rieurement par un grillage en bois pou1 que les pailles ne se mêlent pas au purin-
- Fig. 28. Plan de la fosse précédente.
- Fig. 29. Fosse à fumier à une seule rampe ayant uU réservoir pour le purin en dehors de la surface qu’elle occupe. Le fond de cette fosse est pavé ou garni d’un bon blocage-
- Fig. 30. Plan de la fosse précédente.
- Fig. 31. Plates-formes à fumier séparées par uu6 fosse à purin.
- Fig. 32. Plan des plates-formes précédentes. Chaque plate-forme est légèrement convexe et b' mitée par un ruisseau pavé qui condub les liquides dans la fosse cà purin.
- Fig. 33. Vue perspective du lavoir fig. 25.
- Fig. 34. Plate-forme en fonte ou en pierre de taille pour latrines de ferme.
- Fig. 35. Latrine de ferme dominant une fosse et revêtue d’une maçonnerie étanche et fermée par deux dalles.
- Fig. 36. Plan de la latrine précitée.
- Fig. 37. Auge en ciment reposant sur un massif
- maçonnerie et destinée à abreuver leS bêtes chevalines et les bêtes bovines.
- Fig. 38. Hangar rustique et léger servant à abriter le fumier contre le soleil et la pluie. Le® côtés latéraux sont fermés en partie a l’aide d’un mur en briques ou un mur en
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES.
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- pierres ayant 0m.30 seulement d’épaisseur. La charpente est consolidée par des tirants en fer.
- Fig. 39. Fosse à fumier circulaire. Le mur de clôture n’ayant que 0m.80 de hauteur, permet de charger ou décharger facilement les voitures.
- Fig. 40. Plan de la fosse précédente. L’aire de cette fosse est pavée. Au centre existe un réservoir pour le purin muni d’une pompe rustique.
- Fig. 41. Intérieur de la ferme de Présau (Nord). La fosse à fumier est entourée d’une barrière solidement établie qui permet d’y laisser le bétail en liberté pendant plusieurs heu-' res chaque jour. Par cette disposition, les animaux tassent le fumier, ce qui accroît ses propriétés fertilisantes et ils prennent de l’exercice.
- PLANCHE XII. — silos, clôtures, barrières.
- Fig. 1. Vue longitudinale d’un silo à racines ou à tubercules, fîg. 2. La toiture est en chaume et la maçonnerie est presque complètement enterrée, afin que la gelée ne pénètre pas à l’intérieur. Ce silo a beaucoup d’analogie avec les silos construits à Trappes (Seine-et-Oise) par M. Dailly.
- Fig. 2. Plan du silo précédent. On arrive aux portes situées dans les pignons par une rampe douce.
- Fig. 3. Elévation d’un des pignons du silo précité.
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- EXPLICATION
- Fig. 4. Coupe transversale du même silo.
- Fig. 5. Mur couronné par un chaperon à deux égouts.
- Fig. 6. Mur ayant aussi deux égouts formant cha-cun une très-forte saillie sur l’aplomb de la muraille.
- Fig. 7. Mur dominé par un chaperon à un seul égout.
- Fig. 8. Mur terminé par des dalles placées horizon' talement.
- Fig. 9. Mur terminé par une rangée de pierres p0' sées verticalement. Ce couronnement rend les murs en pierres sèches plus solides, plus durables.
- Fig. 10. Murs soutenant des terrasses. Ces murs son!
- à pierres sèches ou en pierres reliées pal’ un mortier. On leur donne beaucoup de fruit, afin qu’ils résistent à la poussée des terres.
- Fig. 11. Mur limitant un fossé profond et formai clôture. Un tel mur doit reposer sur un fond solide et présenter çà et là des bat' bacanes. (Voir fig. 12.)
- Fig. 12. Mur de soutènement percé çà et là de bar' bacanes, c’est-à-dire des espèces de meur-trières pour que les eaux pluviales ou Idéaux de sources qui pénètrent les terres à soutenir puissent librement s’écouler ^ ne pas compromettre la solidité du mur en gonflant les terres.
- Fig. 13. Ados de fossé soutenu, du côté d’un fosse dans lequel les eaux peuvent devenir éro-sives à des moments donnés, par un mur
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 389
- en pierres sèches. Cette maçonnerie présente aussi de grands avantages quand les terres d’une nature légère, formant un ados de clôture, sont susceptibles d’être dégradées par les pluies ou par les véhicules.
- Fig. 14. Silo à pulpe de betterave abrité par une toiture.
- Fig. 15. Coupe d’un silo à pulpe dominé par un hangar. Le fond de ce magasin est sillonné dans toute sa longueur par un petit canal qui conduit les liquides dans un réservoir ou puisard. Le déchargement ou le chargement se fait entre les poteaux qui déterminent le nombre des travées.
- Fig. 16. Claire-voie soutenue par un massif en maçonnerie et formant une clôture très-solide.
- Fig. 17. Mur palissadé, c’est-à-dire dominé par un grillage en bois léger ou en fer. >
- Fig. 18. Clôture à claire-voie soutenue par de forts poteaux solidement encastrés. Cette claire-voie peut être faite avec des tringles en sapin ou en chêne ayant 0™.02 environ d’épaisseur et 0m.05 de largeur. On les fixe sur les traverses à l’aide de clous ou de vis.
- Fig. 19. Silo à pulpe couvert, à deux fosses séparées par une terrasse sur laquelle est établi un petit chemin de fer. Dans le fond de chaque fosse existe une rigole pour l’écoulement des liquides.
- Fig. 20, Plan du précédent silo à pulpe.
- Fig. 21. Fosse à pulpe revêtue intérieurement d’une
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- EXPLICATION
- maçonnerie en briques. Le fond de cette fosse présente une légère pente et une m gole médiane pour l’écoulement de la vi' nasse.
- Fig. 22. Lisse en bois utilisée pour clore ou diviser des prairies ou des herbages.
- Fig. 23. Lisse dans laquelle la traverse inférieure est remplacée par un fil-de-fer.
- Fig. 24. Lisse formée de poteaux et de trois fils-de-. fer galvanisés.
- Fig. 25. Barrière simple pour fermer une route ou une avenue aux voitures.
- Fig. 26. Barrière rustique utilisée pour les champ® ou les prairies.
- Fig. 27. Barrière formée de deux barres qui glissent dans des mortaises faites dans deux po-teaux à demeure et viennent reposer sut un échelier situé en dehors de la voie quand celle-ci est libre. Cette barrière est souvent utilisée pour clore des routes dans les bois et les forêts.
- Fig. 28. Tourniquet situé entre deux poteaux fixes établi dans les haies, les ados de fossés, etc., pour permettre le passage des pié-fions.
- Fig. 29. Passage pratiqué dans un mur pour le pas-sage des hommes.
- Fig. 30. Barrière en fer de luxe située entre deux poteaux en bois.
- Fig. 31. Barrière en bois soutenue à l’aide d’un piton reposant sur un dé et d’un collier, s’ouvrant ou se fermant très-facilement.
- Fig. 32. Barrière pour piétons composée d’une partie
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- fixe ayant la forme d’un Y très-ouvert et d’une partie plane mobile. C’est cette dernière partie qu’on pousse d’abord devant soi et ensuite en arrière quand on veut franchir la barrière.
- *?!g. 33. Petit silo couvert en chaume pour conserver des feuilles de betteraves ou du maïs haché.
- ^ig. 34. Coupe du silo précédent.
- 35. Barrière se fermant à clef à laquelle est annexé un échelier.
- f’ig. 36. Passage ouvert dans une clôture en treillage, mais que les animaux ne peuvent franchir par suite du poteau qui le divise en deux parties.
- ^ig. 37. Echelier situé dans une haie. Les pierres ou les troncs d’arbres qui le limitent à droite et à gauche, permettent de le franchir aisément.
- ^ig. 38. Echelier permettant aux piétons de franchir un ados de fossé très-élevé.
- PLANCHE XIII. — maison d’habitation
- ET EXPLOITATION.
- ^ig. 1. Maison d’habitation de la métairie du Plessis (Cher).
- ^'g. 2. Plan de l’habitation précédente, a, cuisine ;
- b, laiterie et laverie; c, fournil; d,d, chambres à coucher; e, escalier conduisant au grenier; escalier de la cave.
- ^ig- 3. Maison d’habitation de la métairie du Bou-lay (Cher).
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- EXPLICATION
- Fig. ,4. Plan de l’habitation précédente, a, cuisiner b, b, chambres à coucher ; c, laiterie ; h magasin ; e, fournil et escalier conduisait au grenier.
- Fig. 5. Vigneronnage de La Loyère (Saône-et-Loire) i pour quatre familles.
- Fig. 6. Plan du rez-de-chaussée du précédent vigne' ronnage. 1,1, chambre et cabinet; 2, chambre et cabinet; 3, 3, chambre et cabinet ; 4,4, chambre et cabinet.
- Le premier étage présente la mêm0 distribution.
- L’étable A est commune.
- Fig. 7. Vigneronnage de La Loyère (Saône-et-Loire)» pour trois familles.
- Fig. 8. Plan du rez-de-chaussée du précédent vign0' ronnage. 1,1, chambre et cabinet; 2,2,2» chambres et cabinets; 3,3, chambre et cabinet.
- A, galerie.
- Le premier étage présente la mèh10 distribution.
- Fig. 9. Plan de quatre maisons contiguës d'ouvrit agricoles du domaine de Virelade (G1' ronde), a, a, a,a, cuisine; b, b, b, b, chah1' bres à coucher ; c, c, c, c, poulaillers '» d,d,d,d, loges à porc; e,e,e,e, cellier bûcher ; f, f, f, f, jardin.
- Fig. 10. Plan des bâtiments du domaine de Bonhou^ (Tarn-et-Garonne). a, maison d’habitation; b, lapinière ; c, volière ; d, tinal ; e, cellier'1 f, étable ; g, logement des aides ; h, boxes i i, remise ; j, écurie; k, fournil ; l, atelier3
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 393
- et orangerie; m, outils; n, serre-pile; o, hangar; p, p, bergerie; q, magasin au bois ; r, prairie pour l’élevage ; t, meules de sarments et de chaume ; u, u, u, fosse à fumier; v, compost; x, jardins des métayers; y, parc et jardin, A, ponts et passerelles.
- Fig. 11. Elévation d’une maison de garde.
- Fig. 12. Plan du rez-de-chaussée de l’habitation précédente. a, galerie ; b, parloir ou bureau ; c, cuisine ; d, cellier ; e, escalier.
- Fig. 13. Plan du premier étage de l’habitation précitée. a, a, chambres.
- Fig. 14. Vue à vol d’oiseau de la ferme de Vincennes (Seine).
- Fig. 15. Plan de la ferme précédente, a, habitation;
- b et c, écuries; d, dortoir; e, infirmerie; f, cuisine; g, réfectoire; h, laverie; i, laiterie; j, remise; k, bûcher; Z, magasin aux outils ; m, hangar avec grenier à grains au-dessus; n, n, bergerie; o, bergerie-hangar; p, vacherie double; q, hangar; r, fosse à purin; s, vacherie simple; t, grange; u, boxes;n, cour des boxes; x, cour des meules ; %, porcherie.
- Fig. 16. Dépendance du vigneronnage fig. 5 et 6.
- a, a, a, a, loges à porcs ; b, fournil commun ; c, c, lieux d’aisance.
- Fig. 17. Dépendance du vigneronnage fig. 7 et 8.
- a, a, a, loges à porcs ; b, fournil commun, c, c, lieux d’aisance.
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- 394
- EXPLICATION
- PLANCHE XIY. — exploitations.
- Fig. 1. Elévation de la métairie de la llapeli^ (Sarthe).
- Fig. 2. Plan de la métairie précédente, a, cuisine» b, chambre; c, fournil; d, écurie ave° boxe; e, cellier; f, f, étables; g, grange.
- Fig. 3. Elévation de la métairie d'Archambaud (Lot-et-Garonne).
- Fig. 4. Coupe du bâtiment précité, a, habitation; &> grange; c, étable.
- Fig. 5. Plan de la métairie précédente, a, cuisine ;
- b, b, chambres; c, fournil avec étuve pour dessécher les prunes ; d, poulailler ; e, loges à porcs; /, grange; g, g, étable; h> étable pour les veaux ; i, i, fosses à fumier» j, cour.
- Fig. 6. Vue perspective de la métairie de Kerven1 (Morbihan).
- Fig. 7. Plan de la précédente métairie, a, maison d’habitation ; b, écurie ; c, hangar ; d, h étables ; e, grange ; f, fumier, g, fosse à purin ; h, cour aux pailles et aux foins ;
- i, abreuvoir.
- Fig. 8. Vue perspective de la métairie de Grand-Fÿ (Allier).
- Fig. 9. Plan de la précédente métairie, a, maison d’habitation ; b, abreuvoir ; c, porcherie 5 d, laiterie ; e, fournil ; f, magasin aux ou-tils; g, cellier; h, h, étables; v grange;
- j, bergeries ; k, écurie ; l, boxes ; m, m* poulaillers.
- Fig. 10. Plan d’une ferme flamande, a, cuisine sous
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 398
- laquelle est située la laiterie ; b, ô, b, chambres; c, hangar; d, abreuvoir; e, vacherie à deux rangs; f, écurie; g, étable; h, h, magasins; l, loges à porc; m, petit hangar ; n, remise pour les voitures et les instruments aratoires ; o, grange ; p, char-ronnerie; r, emplacement des meules de paille, de bois, etc. ; s, fosse à fumier ; t, t, t, t, haies vives.
- ^ig. 41. Elévation d’une ferme vosgienne.
- Fig. 42. Plan du rez-de-chaussée de la ferme précédente. a, cuisine; b, b, chambre; c, passage; d, vacherie à deux rangs; e, écurie; /', grange ; g, latrines ; h, four.
- Fig. 13. Plan du premier étage de la ferme vosgienne. ci, a, a, grenier à grains; b, grenier à foin ; c, grange.
- Fig. 14. Plan de la métairie du Boulay (Cher), a, maison d'habitation ; b, cellier; c, grange;
- d, hangar ; e, écurie ; f, f, petites étables;
- g, bergerie; h, bouverie; i, i, étables;;, porcherie; k, plate-forme à fumier; l, abreuvoir.
- Fig. 15. Ferme dans les Ardennes. Vue perspective. Fig. 16. Plan de la ferme précédente, o, a, a, habitation : cuisine, salle à manger, salon; b, laiterie ; c, cuisine de la ferme ; d, bureau ;
- e, e, e, logement du garde; f, passage;
- h, logement des aides; charretier, etc. ; i, étable; j, j, chenil; k, écurie; 1, loges à porcs; m, étable pour les veaux; n, poulailler ; o, charronnerie et forge ; p, grange-hangar.
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- 396
- EXPLICATION
- PLANCHE XY. — exploitation.
- Fig. 1. Vue perspective delà bergerie de Rambouiï' let (Seine-et-Oise).
- Fig. 2. Plan de la ferme de Villevêque (Loiret).
- maison d’habitation; b, cuisine de ^ ferme ; c, écurie ; d, bûcher ; e, porche' rie; f, remise et sellerie ; g, bâtiment polU préparer les aliments et opérer le barab tage du lait, précédé par un manège ; ^ silo pour les racines ; i, vacherie;;, petit® vacherie; k, magasin à.fourrage; l, écü' rie pour jeunes chevaux; m, m, m, bergeries ; n, hangar pour les voitures et instruments; o,o,o, enclos pour les bêtes à laine ; p, magasin à paille ; q, q, grange r, manège de la machine à battre; s, ba' timent pour préparer les provendes ; ^ fournil; u, buanderie; v, petite écurie A, enclos pour les poulains; B, cour au* meules; C, abreuvoir; D, fumier.
- Fig. 3. Plan de la fermeAe Bonavis (Nord), a, ©a1' son d’habitation; b, écurie; c, bouverie^ vacherie; d, d, d, d, d, grange; e, beuverie ; f, hangar ; g, <y, bouverie d’engraissement; h, porcherie; i, fosse à fumier» j, abreuvoir ; l, hangar ; o, o, citerne ; entrées de la ferme.
- Fig. 4. Plan de la ferme de Notre-Dame~des-Charflps (Ain), a, cuisine; b, salle à manger; c,c,e> chambres; d, infirmerie; e,e, galerie ouverte; f, hangar; g, lieux d’aisance;
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 397
- cave; i, office;;, poulailler; k, fournil; Z, réservoir ; m, hangar ; n, chevaux de travail; o, boxes pour les poulains; p, ju-menterie et boxes pour les juments; q, distillerie; r, étable d’engraissement; s, s, vacheries; t, t, porcherie; u, u, u, toits abritant les fumiers ; v, v, hangars abritant la marne et la chaux ; x, bâtiment dans lequel on prépare les aliments; y7 laiterie et bureau ; %•, bascule ; 1 et 2, manège et pompe.
- Fig. 5. Plan de la ferme de l’Hôpital (Calvados), a, cuisine ; b, salle à manger ; c, bureau ; d, office; e, e, e, écurie; f, grange; g, manège de la machine à battre ; h, hangar, i, boxes; j, sellerie; k, remise; Z, pièce pour la préparation des aliments ; m, bergerie ; n7 hangar-étable ; o, o, magasin pour les racines ; p, puits et pompe ; g, vacherie; r, laiterie et.laverie; s, sellerie; t, fournil, buanderie; u, poulailler; v, v, cours pour les volailles ; x, porcherie ; y, y7 plates-formes à fumier ; %, fosse et pompe à purin. A, entrée de la ferme.
- Fig. 6. Plan de la ferme de Thonville (Nord), a, maison d’habitation; b, écurie voûtée; c,-bergerie ; d, vacherie ; e, e, bouverie d’engraissement ; f, f, écuries ; g, bœufs de travail; h, h, granges; i, hangar;;,;,;, remise; k, salle pour le personnel; Z, Z, fumiers; m, m, jardins; w, entrée de la ferme; o, porcherie.
- Fig. 7. Plan de la ferme du Grand-Caumon(Aude).
- Constructions agricoles. 23
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-
- 398
- EXPLICATION
- a, maison d’habitation; b, logement régisseur; c, écurie; d, contre-maître °u ramonet; e, tonnelier; f, magasin p°u.r les comportes; g, remise; h, fournil; ^ porcherie; j, forge; k, bergerie; /, fl18"' gasin au bois ; m, distillerie ; n, cellier ; n, descente du cellier; o, hangar; p, l'11' mier couvert ; r, volière et colombier ; s> logement des aides agricoles.
- Fig. 8. Plan de la ferme de Saint-Sauveur (Hérault)-
- a, salon; b, salle à manger; c, cuisine; d, d, magasin; e, cour ; /, hangar; g, dis-tillerie; h, magasin aux marcs; i, bel' gerie; j, vacheries; k, magasin auA tourteaux ; l, remise ; m, fumier couvert; n, n, n, n, plates-formes à fumier; o, Oi fosses à purin; p, bascule; g, hangar; f, cellier ; s, rampe; t, entrée de la ferme.
- PLANCHE XYI. — exploitations.
- Fig. 1. Vue à vol d’oiseau de la ferme de Roug&' ville (Nord).
- Fig. 2. Plan de la ferme précédente, a, maison d’habitation avec bureau, laiterie et laverie;
- b, magasin et cuisine du personnel; c, poulailler pour les couveuses et cases pour les poulets ; d, remise ; e, combustible; /> écurie en boxes avec paddocks ; g, écurie pour chevaux de trait; h, grand hangar abritant le fumier ; i, vacherie, étable à veaux et poulailler; j, porcherie avec cours ; k, bouverie d’engraissement ; l, l?
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- DES PLANCHES ET DES FIGURES. 399
- granges ; m, pièce pour la manutention des aliments, avec hache-paille, coupe-racines, etc.; n, caves pour les racines; o, machine à battre; p, p, hangar; q, lo-comobile.
- Fig. 3. Vue à vol d’oiseau de la ferme de Masny (Nord).
- Fig. 4. Plan de la ferme précédente, a, maison d’habitation ; c, c, c, c, étables ; d, d, écuries ; e, e, e, e, granges ; f,f, f,f, hangars pour les voitures et les instruments aratoires ; g, remise; h, machine à vapeur et machine à battre ; i, magasin à la menue paille ; j, j, pavillon occupé par le concierge et le jardinier et entrée de l’habitation; k, manège et colombier; l, porcherie ; m, n, maison occupée par le personnel de la ferme; o, chenil; p, entrée de la ferme; q, entrée des granges; r, sortie du fumier ; s, abreuvoir; 1, fumier.
- FIN.
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-
-
- TABLE ALPHABETIQUE
- DES MATIÈRES.
- A Pages.
- Abreuvoirs. 235
- — à moutons. 236
- — pour les chevaux. 236
- Acacia. 42
- Accotement. 290
- Acier. 52
- — fondu. 52
- Affouillements. 237
- Aire. 105
- — à battre. 206
- — en terre. 117
- Aisselier. 95
- Ajusteur. 71
- Ancres. 123
- A pied d’œuvre. 76
- Aplomb. 73
- Appentis. 100, 231
- — fermé. 218
- Appui. 73
- Arbalétriers. 95
- — de croupe. 96
- Ardoise. 59, 108
- — arrondie. 60
- — cartelette. 59
- — d’Angers. 59, 109
- — de Fumay. 60
- Ardoise en écaille.
- — en losange.
- — métallique.
- — triangulaire. Arêtier.
- Arraser.
- Asphalte.
- — quadrillée. Assemblage à double
- tenon.
- 60
- 60
- liî
- 60
- fl#
- i>
- 33
- 13»
- 9*
- — à mi-bois.
- — à queue d’aronde.
- — à onglet.
- — à tenon avec ren-
- fort.
- — à trait de Jupiter.
- — carré. 93,
- — oblique.
- Atre.
- Auge d’écurie.
- — d’étable.
- — de porcherie.
- — en bois.
- — en fonte brute. 142,
- — en fonte émaillée.
- — en pierre. * L
- Augées. . *
- 93
- 9i
- 93
- 93
- 93
- <0
- 0
- 0
- 0
- 0
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-
-
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 401
- Pages.
- Auvent. 206, 270
- Avances de toit. 101
- B
- Badigeon. 125
- Barbacanes. 82,218
- Bardeau. 64,112,117 Barrages. 255
- — en charpente. 255
- en fascines. 255
- — en maçonnerie. 257
- en pierres sèches. 256
- fixes. 258
- — mobiles. 258
- Barre d’appui. 121
- Barreaux de râteliers. 142 Barrelets. 117
- Barrières. 279
- •— à deux vantaux. 281
- pour les hommes. 279
- — pour les voitures. 280
- — simples. 281
- Basalte. 5
- Bascule. 124
- Bassin. 244
- Bat-flancs. 145
- Bâtiment qui travaille. 79
- — vinaires. 218
- Bâtis dormant. 120
- Bauche. 92
- Bauge. 92
- Bergerie. 160
- — de Rambouillet. 324
- Berges. 262
- Béton. Pages. 28,66
- — aggloméré. 29
- — Coignet. 66
- — demi-gras. 28
- — économique. 32
- — demi-maigre. 28
- — gras. 28
- — moyen. 28
- — ordinaire. 28
- Biefs. 264
- Bitume. 33
- — minéral. 34
- Blanc de bourre. 88
- — de céruse. 128
- — de plomb. 128
- — de zinc. 128
- Blocage. 119, 391
- Blochet. 96
- Bois. 35
- — à brûler. 47
- — abattus. 44
- — altérés. 41
- — blanc. 42
- — cassant. 38
- — de charpente 47
- — fente. 47
- — de sciage. 47
- — d’échantillons. 47
- — du Nord. 47
- — durs. 41
- — élastique. 35
- — en grume. 44
- — équarris. 44
- — flacheux. 45
- — gélif. 41
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-
-
- 402 TABLE ALPHABÉTIQUE
- Bois gras. Pages. 45
- — maigre. 45
- — piqué. 41
- — ronds. 47
- — rouge. 43
- — roulif. 41
- — sains. 47
- — tendre. 35,42
- Boi tards. 261
- Boitouts. 261
- Bombement d’une rou-
- te. 288
- Bonde en bois. 253
- Bordure. 110
- Bouche du four. 225
- — du puits. 240
- Boulangerie. 224
- Boulins. 183
- Boulons. 124
- Bourre. 90
- Bouveries. 146
- — simple. 150
- Boxes. 136
- — pour animaux adul-
- tes. 157
- — pour veaux. 156
- Brides. 123
- Briques. 12
- — à bâtons rompus. . 85
- — à cloisons. 81
- — à conjonction. 17
- — à! plat. 81
- — à tuyaux. 16
- — boutisses. 17, 81
- — carrées. 17
- Pages*
- Briques creuses. ^
- — crues. ^
- — cintrées. $
- *— creuses ordinaires. $
- — creuses doubles. ^
- — de Bourgogne. I5
- — dure. 16
- — double.
- — en panneresse. 81
- — de champ. 81
- — flamande. 1*>
- — grandes. 1®
- — noires. 18
- — petites. 18
- — pleines. 16
- — poreuses. 16
- — réfractaires. 15
- — rouge. 16
- — sèches. 12
- — simples. Il
- — semi-double. Il
- — tendres. 16
- — tubulaires. 15
- — vernissées. 16
- Brise-glace. 264
- Brosse. 128
- Buanderie. 226
- G
- Cabanes à lapins. 190
- Cadranures. 41
- Cadres pour magnaneries. 188
- Cage d’escalier. 105
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-
-
-
- 403
- DES MATIÈRES.
- Caillasse. Pages. 6
- Cailloutis. 119
- Cailloux roulés. 6
- Calcaires. 8
- Calcination de la chaux. 21
- Canal de fuite. 264
- Canaux. 262
- Caniveaux. 119
- Carie des bois. 40
- Carreaux. 18, 65
- — à bande. 18, 65
- — à six pans. 18,65
- — de faïence. 66
- — carré. 18, 66
- — polychromes. 19
- — pour four. 65
- — grand moule. 18
- — petit moule. 18
- Carrelage. 65
- Carrelage. 115
- Carreleur. 71
- Caiton à enduit métal-
- lique. 64, 144
- — à goudron végétal. 64
- — bitumé. 64
- — Guicestre. 114
- — non bitumé. 64,114
- Case à lapins. 190
- Casss. 291
- Cave 221
- — i engrais. 246
- — lu commerce. 223
- Cellisr. 218
- Cencrier. 225
- Chas. 220
- Pages.
- Chambranle. 120
- Chambrées. 186
- Chambre à coucher. 308 — à mue. 179
- — à chauler les grains. 227
- — pour les poulets. 180
- — pour l’engraisse-
- ment des volail-
- les. 181
- — à incubation. 179,183
- — à fourrages. 158
- Chantignolles. 96
- Chapelets. 240
- Chapelle du four. 225
- Chaperon. 84,269
- — à un égout. 269
- — à deux égouts. 269
- Charge de rupture des
- bois. 36
- Charme. 41
- Charpenterie. 93
- Charpentier. 71
- Charronnerie. 233
- Châssis. 120
- — à tabatière. 308
- Châtaignier. 42
- Chaume. 113
- Chaussée. 288
- — d’étangs. 252
- Chaux. 19
- — grasse. 19, 20
- — hydraulique. 20
- — hydraulique artifi-
- cielle. 23
- — hydr.. d’Antony. 20
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-
-
-
- 404
- TABLE ALPHABÉTIQUE
- Pages.
- Chaux hydr. de Roba-
- che. 20
- — hydraulique de Ro-
- quefort. 20
- — hydraul. de'Theil. 20
- — naturelle. 19
- — maigre. 20
- Cheminées. 308-
- Chêne pédonculé. 41
- — rouvre. 41
- — vert. 41
- Cheneaux. 242
- Chenil. 195
- Chevêtres. 103
- Chevrons. 97
- — de croupe. 97
- Ciment. 29
- — à prise lente. 31
- — à prise rapide. 31
- — de Boulogne. 30
- — de Moissac. 30
- — de Porte de France. 31
- — de Portland. 30
- — de Pouilly. 30
- — de Yassy. 29
- — de Yitry-le-Fran-
- çais. 31
- —- de Roquefort. 31
- — romain deBoulogne. 30
- — des fontainiers. 32
- Citerne. 241
- Citerneau. 242
- Clapiers. 189
- Cliquart 8
- Cloisons. 81
- Pages-
- Clôture en échalas. 271
- — en treillages. 272
- — des cours. 333
- Clous de zinc. 38
- Colle de Flandre. 89
- — de peau. 69
- Colombier. 182
- — en tours. 182
- Comble. 94
- — à grande portée. 98
- — à la Mansard. 94, 99
- — à moyenne portée. 98
- — à petite portée. 98
- — brisé. 94
- — composé. 94
- — simple. 94
- — surbaissés. 98
- Commerce des bois. 47
- Conservation des bois. 38
- Conservatoires. 341
- Constructions pour les
- animaux. 1 53
- Contre-chambranle. 120
- Contre-liches. 96
- — marche. 105
- Contreforts. 71, 82, $4 Contrevents. 22
- Corbeaux. 73
- Cordes en fil-de-fer. 54
- — métalliques. 283
- — de transmission. 55
- Corniche. 73
- Couches d’impression. 126
- Couleurs. 68
- — diverses. 127
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-
-
-
- DES MATIÈRES. 405
- Pages. Pages.
- Cours. 330 D
- Coursier. 264
- Couvertures. 107 Dalles. 66
- — en bruyère. 114 — en bahut. 84
- — en planches. 112 — avec larmier 84
- — en roseau. 114 Dans œuvre. 72
- Couvoir. 179 Dé. 100
- Couvreur. 71 Débit des bois. 44
- Cramponnets. 124 Décarrelage. 116
- Crèches de bergeries. 165 Décharges. 89, 102
- — circulaires. 166 Déchargeoirs. 210
- Crépi. 73 ,86 Degrés. 105
- Crépi à pierres appa- Demi-croupe. 94
- rentes. 87 — ferme. 100
- — chiqueté. 87 — stalle. 145
- — coloré. 87 Dessiccation des bois. 43
- — en plein. 87 Détrempes fines. 125
- — moucheté. 87 — grosses. 125
- Crépissage. 73 Déversoirs. 254
- Croisée. 120, 308 Diamant. 129
- — à coulisse. 120 Dôme du four. 225
- — à tabatière. 120 Dormant. 120
- — à un vantail. 120 Dosses. 47
- — à deux vantaux. 120
- Croix de St.-André. 102 E
- Croupes. 94
- Croûtes. 47 Eau seconde. 69
- Cuisine de la porcherie. 175 Echaliers. 279, 280
- Cuisson de la brique. 14 Echeliers. 280
- Cuivre. 57 Echelle de meunier. 106
- Curage des canaux. 263 Echiffre. 105
- Cuvelage. 237 Ecurie. 135
- Cuverie. 219 — à deux rangs. 136
- Cuves en maçonnerie. 219 — double. 136
- Cuviers. 219 — simple. 136
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-
-
-
- 406
- TABLE ALPHABÉTIQUE
- Pages.
- Embarrure en plâtre. HO Emboîture. 120
- Embrasement. 73
- Embrasure. 72
- Empanon. 97
- Emplacement des abreuvoirs. 299
- — de la charronnerie. 298
- — de la forge. 298
- — des bergeries. 296
- — des bouveries. 294
- — des écuries. 294
- — des colombiers. 300
- — des cours de meu-
- les. 296
- — des celliers et chais. 297
- — des étables d’en-
- graissement. 293
- — des fromageries. 295
- — des fenils. 297
- — du fournil. 297
- [— des granges. 296
- — des greniers. 297
- — des jumenteries. 295
- — des grands cla-
- piers. 299
- — des hangars. 298
- — des fumières. 299
- — des laiteries. 295
- — des lapinières. 299
- — des loges à chiens. 301
- — des mares. 300
- — des magnaneries. 297
- — des poulaillers. 296
- — des porcheries. 297
- Pages.
- Emplacement des ru-
- ches. 299
- — de vendangeoirs. 297
- — des volières. 301
- Encastrement. 106
- Enduits.' 73,87
- — fouettés. 87
- — hydrauliques. 87
- — lisses. 87
- — mouchetés. 87
- Engouletout. 261
- Entablement. 73
- Entrait. 96
- — retroussé 96
- Entrevous. 101
- Eperon. 72,82
- Epicéa. 43
- Epinette. 181
- Equarrissage. 46
- Escaliers. 104
- — à limon. 106
- — à marches parallè-
- les. 106
- — à marches tournan-
- tes. 106
- — droits. 106
- Essence de térébenthine. 68 Estacade. 264
- Etable. 146
- — à boxes. 146
- — double. 146,148,151
- — simple. 146,149,150
- — d’élevage. 155
- Etriers. 123
- Exploitations. 315
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-
-
-
- DES MATIÈRES.
- Pages.
- Extinct. de la chaux. 21,22 Extrados. 83
- F
- Faîtage. 96
- Faîtière à bourrelet. 110
- Faucardement. 263
- Faux entrait. 96
- Fenêtre de bergerie. 163
- — d’écurie. 139
- — des greniers à
- grains. 210
- — de laiterie. 198
- — de vacherie. 153
- Fer. 49
- — à T. 51
- — à carillon. 50
- — carré. 50
- — côte de vache. 50
- — dur. 49
- — étiré. 50
- — en lames. 50
- — de fenderie. 50
- — de forge. 50
- — façonné. 50
- — plat. 50
- — rond. 50
- — sec. 49
- — tendre. 49
- — rouverain. 49
- Fer-blanc. 53
- Ferme. 101
- — en bois. 101
- — en fer. 101
- 407
- Pages.
- Ferme simple. 100
- — à entrait retroussé. 100
- — à moutons. 324
- — à bétail. 326
- — de Bonavis. 327
- — du Grand-Caumon. 329
- — de l’Hôpital. 323
- — de Masny. 326
- — de Notre-Dame-des-
- Champs. 328
- — de Rougeville. 326
- — de St.-Sauveur. 329
- — de Thonville. 324
- — de Yincennes. 326
- — de Ville-l’Evêque. 323
- — normande. 321
- — dans les Vosges. 321
- — dans les Ardennes. 322
- Feuillure. 72
- Fiches. 124
- Fil de zinc. 38
- — métallique. 283
- — de fer. 33
- — galvanisé. 34
- Filière. 96
- Flaches. 40
- Fléau. 124
- Fondations. 75
- Fonte. 49,33
- — à fer. 53
- — blanche. 53
- — douce. 53
- — dure. 35
- — grise. 55
- Force de résist. des bois. 35
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-
-
-
- 408 TABLE ALPHABÉTIQUE
- Forge. Pages. 232 Gouffres. Pages. 261
- Forgeron. 71 Gouttières. 130, 242
- Forme. 116 Grande culture. 323
- Fosses à engrais liqui- Granges. 203
- des. 245 Granit. 4
- — à fumier. 247 Greniers. 208
- — à pulpes. 217 — à grains. 253
- — à purin. 247 — à foin. 253
- — d’aisance fixe. 254 Grès. 5
- — d’aisance mobile. 254 — argileux. 5
- Fossés. 274 — bigarré. 5
- — doubles. 274 — calcaire. 5
- Fouilles. 76 — siliceux. 5
- Fouloirs. 224 Grillage en bois. 253
- Fournil. 224 — en fer. 253
- Fours. 224 — métallique. 283
- Frêne. 41 Gué. 264
- Frise. 73,122 Gypse. 27
- Fromagerie. Fruit. 201 73,79 H
- Fruitier. 340 Habitation du cultiva-
- G teur. 301
- Gâcher clair. 27 Haies de branchages. 272 — double. 276
- — serré. 27 — simple. 276
- Gerbier. 207 — sèches. 271
- Gerçures. 41 — vive. 275
- Giron. 105 — vive avec fossé. 276
- — droit. 105 Hangar. 100,230
- — dansant. 105 — à grande portée. 231
- Glacière. 348 — gerbier. 207, 231
- Gobetage. 87 — séchoir. 227, 228
- Gonds. 124 Harpon. 123
- Goudron minéral. 34 Hors-d’œuvre, 72
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-
-
-
- DES MATIÈRES. 409
- Pages.
- Hotte de cheminée. 225
- Huile pour peinture. 68
- I
- Immersion des bois. 39
- Impostes. 121
- Inclinaison des combles. 95,115
- Intrados. 83
- J
- Jambages. 73
- Jambes de force. 96
- Jardin anglais. 345
- — d’hiver. 342
- — français. 344
- — légumier. 337
- — paysagers. 344
- Jet d’eau. 121
- Jointements. 88
- Juchoirs. 177
- Jumenteries. 146
- L
- Lambourdes. 8,103
- Lames. 122
- Laiteries. 196
- Lapinières. 189
- Larmier. 183
- Latte. 107
- Lattis à claire-voie. 107
- — jointif. 107
- Lattis. 101,107
- Laverie. 197,200
- Laves. Pages. 5, 110
- Laves en calcaire. 111
- — en grès bigarré. 111
- Lavoirs. 242
- Liais. 8
- Lices. 278
- Lieux d’aisance. 254
- Limon. 89
- Linçoir. 103
- Linteau. 105
- Lisses. 278
- Litharge 68, 128
- Lits des vachers. 158
- Logement pour les ca-
- nards. 181
- — pour les oies. 181
- Loges à chien. 195
- Long pan. 100
- Longuerines. 257
- Loquet à bouton. 124
- — poussier. 124
- Lucarnes. 210
- M
- Maçon. 70
- Magasin aux feuilles. 187
- — aux outils à main. 228
- Magnaneries. 185
- — grandes. 185
- — petites. 185
- Main courante. 106
- Maison d’habitation. 301
- — du garde. 310
- — du jardinier. 335
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-
-
-
- 410 TABLE ALPHABÉTIQUE
- Maison de l’ouvrier a Pages.
- gricole. 313
- — du vigneron. 309
- Mangeoire. 141
- Marbre. 8
- Marche. 105
- — palière. 105
- Mares. 239
- Margelle. 235
- Marquise. 206
- Mastic. 67
- — bitumineux. 34
- — d’asphalte. 34
- — de Dihl. 132
- — du fontainier. 131
- — de limaille. 131
- — du menuisier. 123
- — du vitrier. 129
- Matériaux de blocage. 77
- — pour carrelage. 65
- — pour couverture. 58
- — pour les peintres. 66
- — terreux. 2
- Mélèze. 43
- Menuiserie. 119
- Menuisier. 71
- Métairie du Boulay. 319
- — d’Archambault. 320
- — de Kervent. 320
- — de la Lande. 318
- — du Plessis. 319
- — de Theneuille. 318
- Métaux. 49,
- Meulière. 6
- — bloquée. 268
- Pages.
- Meulière compacte. 6
- — de Corbeil. H
- Mitre. 80
- Mobilier de la charron-
- nerie. 234
- — de la forge. 233
- — du fournil. 226
- — des greniers à
- grains. 212
- — de la laiterie. 199, 200
- — des magnaneries. 187
- Moellons. 9
- — appareillés. 89
- — brut. 10
- — bloqués. 268
- — esmillé. 10
- — piqués. 10,268
- Monte-grains. 212
- — sacs. 211
- Mortiers. 25
- — ciment. 24
- — de chaux. 23
- — de terre. 23
- — fin. 24
- — gras. 24
- — gros. 24
- — maigre. 23
- Moteurs hydrauliques. 265 Mouchettes. 86,88
- Moyenne culture. 317
- Mur de clôture. 83
- — de face. 72
- — de fondation. 72
- — de hauteur. 269
- — de pignon. 72,79
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-
-
-
- DES MATIERES. 411
- Pages.
- Mur de refend. 79
- — de soutènement. 82,270
- — en élévation. 75
- — en briques. 268
- — en briques de champ. 84
- — en briq. boutisses. 84
- — en pierres. 267
- — en pierres sèches. 86,
- 270
- — en terre. 268
- — en moellons de
- craie. 268
- — ordinaires. 267
- — palissadé. 272
- N
- Naissance d’une voûte. 83 Nid pour les poules. 178 Norias. 239
- Noues. 110
- O
- Office. 306
- Orangerie. 341
- Orme. 42
- Outils de charpentier. 106
- — de maçon. 90
- — du menuisier. 123
- Ouvertures. 72,88
- P
- Paddocks pour poulets. 180 Palâtre. 88
- Pages.
- Palier. 105
- Palissades. 271
- Pan de bois. 101
- — coupé. 72
- Panne. 96
- Panneaux. 121
- Papier peint. 130
- — de tenture. 130
- — satiné. 130
- Parapet. 293
- Parement. 78
- Parpaing. 78
- Parquet. 122
- — à joints alternés. 122
- — à bâtons rompus. 122
- — droit. 122
- — en fougère. 122
- — en point de Hon-
- grie. 122
- Passerelles. 293
- Patte à fiche. 124
- — à pointe. 124
- Pavage. 117
- — en briques. 118
- — en dalles. 119
- Pavé bâtard. 118
- — d’échantillon. 118
- — de deux. 117
- — de route. 117
- — gros. 117
- — refendu. 117
- — petit. 118
- Peintre. 71
- Peinture. 125
- — à la colle. 126
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-
-
-
- M2 TABLE ALPHABÉTIQUE
- Pages.
- Peinture en détrempe. 125
- — au vernis. 125
- Pentures. 124
- Perron. 106
- Persiennes. 121
- Petite culture. 315
- Peuplier. 43
- — grisard. 43
- — d’Italie. 43
- — noir. 43
- — suisse. 43
- — tremble. 43
- Pierre à plâtre 27
- — argileuses. 4, 7
- — à feu. 6
- — à fusil. 6
- — calcaires. 4, 7
- — d’attente. 78
- — de Caen. 9
- — de Calissanne. 9
- — de libage. 11
- — de taille. 10
- — de Tonnerre. 9
- — de roche. 8
- — de Saint-Leu. 9
- — dures. 8
- — en boutisse. 8
- — gelisses. 3
- — gélives. 3
- — quartzeuses. 4
- — siliceuses. 4
- — taillées. 9
- — tendres. 8
- Pin. 42
- — maritime. . 42
- Pages.
- Pigeonnier. 182
- Pignon à redents. 204
- Pilier en maçonnerie . 72,
- 204
- Pilotis. 73
- Pisé. 89
- Plafond. 81
- Planche-glissoire. 212
- Planchers. 102
- Planchers composés. 103
- — simples. 103
- — à petite portée. 104
- — avec fer à T. 104
- Plantation des haies vi-
- ves 276
- Platane. 43
- Plate-forme. 96
- — bande. 89
- — à fumier. 249
- Plâtras. 9
- Plâtre. 26
- — au panjer. 27, 87
- — au tamis. 27, 88
- — au sas. 27, 87
- — bon. 27
- — blanc. 28
- — éventé. 27
- — gris. 28
- — mauvais. 27
- — ordinaire. 87
- — rose. 28
- Plâtrier. 70
- Plomb. 56
- — en tables. 56
- — en tuyaux. 56
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-
-
-
- DES MATIÈRES. 413
- Pages. Pages.
- Poids des couvertures. 115 Poulailler. 176
- — des pierres. 11 Poulerie. 176
- Poinçon. 96 Poteaux corniers. 101
- Pointes pour verres à — d’huisserie. 102
- vitre. 67 — de remplissage. 102
- Poitrail. 102 — portant plancher. 102
- Pommelle. 124 — ne portant pas plan-
- Ponceaux. 291 cher. 102
- Pondoirs. 178 Pourriture sèche des
- Ponts. 292 bois. 40
- — en bois. 292 — humide. 40
- Porcherie. 168 Poussé. 82
- — double. 175 Poutre. 103
- — simple. 174 — armée. 104
- Porte à un battant. 120, 308 Poutrelle. 293
- — à deux vantaux. 119 Pouzzolane. 32
- — à deux battants. 119, — artificielle. 33
- 120 — naturelle. 32
- — bâtardes. 119 Puits 237
- — charretières. 119 — absorbants. 261
- — pleines. 119 — secs. 261
- — sur barres. 119 — à roue. 239
- — à panneaux. 120 Pureau. 107, 110
- — croisées. 120
- — lambrissées. 120 R
- — ordinaires. 120
- — vitrées. 120 Racinaux. 75
- — d’écurie. 138 Rampe. 106
- — de bergeries. 163 Rappointis. 82
- — de granges. 205 Râtelier de bergerie. 165
- — de porcheries. 171 — d’écurie. 142
- — de vacheries. 153 — de vacherie. 154
- Porte-bride. 146 — droit. 143
- — harnais. 146 — double. 166
- Poudingue. 7 — simple. 165
- Constructions agricoles. 23*
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-
-
-
- TABLE ALPHABÉTIQUE
- Pages.
- Bâtelier en corbeille. 143
- Ravalement. 74
- Rebouchage. 126
- Rédents. 81
- Remanié à bout. 117
- Remises. 231
- Renformir. 74
- Reprise en sous-œuvre. 79 Réservoirs. 266
- Résistance des bois à
- l’écrasement. 36
- — au frottement. 36
- — à la traction. 36
- Rive en terre cuite. 110
- Rocaille. 74
- Roche dure. 5
- — tendre. 5
- Roues hydrauliques à
- aubes. 265
- — hydrauliques à au-
- gets. 265
- Rouleau de bordures. 130 Roulures. 40
- Routes agricoles. 284
- — empierrées. 287
- — en terre. 284
- Rubans métalliques. 283
- Rucher. 192
- Ruellée. 107
- Ruisseaux. 263
- S
- Sables. 23
- Sable de carrière. 24
- Pages.
- Sable de mer. 24
- — de ravine. 24
- — de rivière. 24
- — de terre. 24
- — dits arènes. 24
- — fin. 24
- — gros. 24
- — moyen. 24
- — volcanique. 24
- Sablières. 96 101
- Sablon. 24
- Salle à manger. 308
- — de bain. 308
- Salon. 308
- Sapin. 42
- — blanc. 42
- — rouge. 42
- Sauterelle. 144
- Sautillon de la gâche. 124
- Schiste. 7
- — ardoisier. 7
- Sciage du bois. 46
- Scieur de long. 70
- Séchoirs. 227
- — fermés. 227
- — pour fromages. Séparations de vache- 201
- rie. 156
- — d’écurie. 144
- Serre à légumes. 336
- — froide. 342
- — tempérée. 342
- Serrure en bois. 125
- — à demi-tour. 124
- — à pêne dormant. 124
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-
-
-
- DES MATIÈRES.
- Pages.
- Serrurerie. 123
- Serrurier. 71
- Seuil. 89
- Siccatif. 128
- Silex. 6
- Silos. 204
- — à demeure. 205
- — permanents. 205
- — temporaires. 204
- Solin. 107
- Solive. 103
- — d’enchevêtrure. 103
- Soubassement. 78
- Stalles fixes. 145
- — volantes. 145
- Surplomb. 73
- T
- Table à égoutter les fromages. 202
- Tableau. 72
- Tablettes. 89
- — pour la laiterie. 199
- — pour les magnane-
- ries. 188
- Tablier de pont. 293
- Taquets. 96
- Targette. 124
- Tassement. 79
- Terrassement. 76,288 Terrassier. 70
- Tirant. 96
- — en fer. 123
- Toiles-chaînette en fer. 55
- Toile métallique. Pages. 55
- Tôle. 52
- — fine. 52
- — forte. 52
- — galvanisée. 52
- — moyenne. 52
- Torchis. 92
- Trappes. 211
- Travée. 100
- Traverses. 121,122
- Trottoirs. 117
- Trous à fumier. 247
- Trumeau. 73
- Tuiles. 60
- — à crochet. 61
- — à double courbure. 62
- — à emboîtement. 61
- — à canal. 108
- — creuses. 61,107
- — de Montchanin. 61
- — de Gilardoni. 62
- — émaillées. 63
- — en S. 61
- — flamande. 61,108
- — pannes droites. 62
- — faîtières. 110
- Tuyau adossé. 80
- — dans œuvre. 80
- — dévoyé. 80
- — de conduite. 132
- — de descente. 131, 242
- — en fonte. 56,131
- — en poterie. 131
- — en zinc. 131
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-
-
-
- 416 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES.
- Tuyau d’écoulement. Pages. 253
- — de cheminée. 79
- V
- Vacherie. 146
- Vannes. 258
- Vanne à clapets. 260
- — à déversement. 259
- — d’écoulement. 253
- — de vidange. 253
- — pour les étangs. 259
- Vantelle. 259
- Vergelé. 8
- Verger. 339
- Verges. 49
- Vernis à l’alcool. 425
- — à l’essence. 125
- — gras. 125
- Verre d’Alsace. 67
- — coloré. 67
- — cannelé. 67
- — de Choisy. 67
- Verre de Lyon. Pages. 66
- — du Nord. 66
- — dépoli. 67
- — double. 67
- — ordinaire. 67
- — dit de marine. 67
- Verrou. 124
- Vestibule. 308
- Vigneronnages. 309
- Vitrerie. 129
- Volée d’escalier. 106
- Volets. 121
- — demi-persiennes 121
- Volige. 107
- Voûtes. 82
- Voûte du four. 225
- — plein cintre. 83
- — surbaissée. 83
- Voussoir. 89
- Voussures. 83
- Z
- Zinc. 67, 63,111
- FIN DE LA TABLE ALPHABÉTIQUE.
- BAR—SUR-SEINE.
- 1MP. SA1LLARD.
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-