Nouveau manuel complet des constructions agricoles
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- Manuel du Briquetier, Tuilier, Fabricant de Carreaux, de tuyaux de Drainage et de Creusets réfractaires, contenant la fabrication de ces matériaux à la main et à la mécanique, et la description des fours et appareils actuellement usités dans ces industries, par F. Male-peyre et A. Romain. 2 vol. accompagnés de planches. 6 fr-
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- MANUELS-RORET, A.
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- NOUVEAU MANUEL COMPLET
- CONSTRUCTIONS
- AGRICOLES
- DES MATÉRIAUX ET DE LEUR EMPLOI
- DANS LES CONSTRUCTIONS
- DESTINÉES
- AU LOGEMENT DES CULTIVATEURS, DES ANIMAUX ET DES PRODUITS AGRICOLES DANS LES PETITES, LES MOYENNES ET LES GRANDES EXPLOITATIONS
- ustave HEUZÉ
- Çhevkl ;r de la Légion d’Honneur,
- gj< néral de l’Agriculture, Professeur l’Ecole de Grignon.
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- AVIS
- Le mérite des ouvrages de l’Encyclopédie-Roret leur a valu les honneurs de la traduction, de l’imitation et de la contrefaçon. Pour distinguer ce volume, il porte la signature de l’Éditeur, qui se réserve le droit de le faire traduire dans toutes les langues, et de poursuivre,, en vertu des lois, décrets et traités internationaux, toutes contrefaçons et toutes traductions faites au mépris de ses droits.
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- INTRODUCTION
- Le Livre que précède cette Introduction est destiné aux agriculteurs. Il renferme la plupart des Leçons que J ai professées pendant plusieurs années sur les constructions agricoles.
- Désirant avant tout que cet ouvrage soit aussi pratique que possible, j’ai négligé les dissertations qui l’auraient fendu plus volumineux sans accroître son utilité. C’est pourquoi souvent son texte est presque aphoristique.
- Après avoir examiné les divers matériaux qui servent a édifier les bâtiments agricoles, je me suis occupé de leur mise en œuvre. Cette tâche terminée, j’ai passé en revue successivement tous les bâtiments qui, groupés, constituent les fermes ou les exploitations appartenant a la petite, à la moyenne ou à la grande culture.
- L’Atlas qui accompagne cet ouvrage renferme 16 planches, qui comportent ensemble 389 gravures. Il eût été Licite d’augmenter le nombre de ces planches et de reproduire d’autres plans de bâtiments d’exploitation ; mais pour agir ainsi, il aurait fallu élever de beaucoup Ie prix de l’ouvrage.
- L’Auteur et l’Editeur n’ignoraient pas, avant d’entreprendre la publication de ce Livre, que l’agriculture a été dotée, dans ces dernières années, de grands Traités sur les constructions agricoles, ouvrages qui ne sont pas ù la portée, quant à leur prix, d’un grand nombre de •cultivateurs.
- Offrir aux agriculteurs un ouvrage simple, mais com-
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- VI
- INTRODUCTION
- plet, sur les constructions agricoles et à un prix relativement peu élevé, tel est le but qu’ils se sont proposé en publiant ce nouveau Manuel. Ils conservent l’espérance qu’ils ont rempli leur tâche, et que cet ouvrage sera un guide utile dans la construction de nouveaux bâtiments d’exploitation, ou dans la réparation ou l’amélioration des constructions agricoles existantes qui laissent encore tant à désirer dans un grand nombre de localités.
- Les ligures gravées sur les planches ne comportent pas d’échelle ; les lecteurs trouveront dans les paragraphes qui les concernent toutes les dimensions qu’il importe de donner aux bâtiments agricoles, selon leur destination. Ces ligures ont été expliquées dans les pages qui terminent le volume et portent les numéros 364 à 405.
- Une table alphabétique, placée à la lin de ce volume, permettra de trouver promptement le sujet sur lequel on voudra posséder quelques renseignements détaillés,
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- NOUVEAU MANUEL COMPLET
- DES
- PREMIÈRE PARTIE
- matériaux employés dans les constructions
- Les matériaux en usage dans les constructions sont très nombreux. Les uns servent à élever les ^urs et à les enduire; les autres sont utilisés pour établir les planchers et les combles; ceux-ci sont employés pour exécuter les couvertures; ceux-là servent à faire les portes, les croisées, etc., et à les garantir contre l’action des agents atmosphériques ; duelques-uns sont utilisés pour couvrir les aires ^es habitations, des bâtiments agricoles et des eours; enfin, divers matériaux servent à confectionner les tuyaux qui permettent de recueillir les eaux pluviales ou d’écouler les eaux surabondantes
- et nuisibles.
- Tous ces matériaux seront examinés dans l’ordre suivant :
- U Matériaux terreux : pierres, plâtre, chaux, Uments, etc.
- Constructions agricoles. 1
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- 2 MATÉRIAUX TERREUX
- 2. Bois : qualités, défauts, conservation.
- 3. Métaux : fer, fonte, fil de fer, etc.
- 4. Matériaux pour les couvertures : tuiles, ardoises, zinc, etc.
- o. Matériaux pour le carrelage : carreaux, pavés, briques, etc. '
- 6. Matériaux pour la vitrerie et la peinture.
- 7. Tuyaux pour la conduite des eaux : gouttières, tuyaux, etc.
- L’examen de ces divers matériaux a surtout pour but d’apprécier leurs qualités, leurs défectuosités et leur emploi dans les constructions agricoles.
- CHAPITRE PREMIER
- Matériaux terreux
- Sommaire. — I. Des pierres. — II. De la brique et du carreau. — III. De la chaux. — IV. Des sables.
- — V. Des mortiers. — VI. Du plâtre. — VII. Du béton. — VIII. Des ciments. — IX. De la pouzzolane.
- — X. De l’asphalte et du bitume.
- I. DES PIERRES
- Le plus ordinairement le cultivateur utilise les matériaux que lui fournit la localité qu’il habite, en ayant le soin, toutefois, de choisir ceux qui, à prix égal, présentent le plus de ténacité, de dureté et le plus de durée. Il existe des pierres qui n’éprou-
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- Vent pas, pour ainsi dire, d’altérations lorsqu’elles sont exposées à l’action des agents atmosphériques ; il en est d’autres, au contraire, qui se fendillent à l’air ou qui éclatent sous l’action de la gelée. Parmi ies premières, on distingue les marbres, les granits durs, les calcaires compacts, les meulières, etc. Au nombre des secondes, on peut citer les schistes friables, les granits et les grès tendres, les calcaires poreux, etc.
- Les pierres qui s’altèrent à l’air sont désignées sous le nom de pierres yelires, pierres gelisses. Elles doivent cette fâcheuse propriété à la facilité avec laquelle elles absorbent l’humidité. On doit éviter de les employer dans la construction des granges, des étables, des écuries, des bergeries et des maisons d’habitation; elles rendent ces bâtiments humides et insalubres.
- On reconnaît qu’une pierre est gelive quand, après l’avoir plongée dans une solution de sulfate de soude et exposée à une température de 12 à 15° pendant cinq à six jours, elle s’est plus ou moins altérée.
- On doit aussi avoir égard à la contexture des pierres. Celles qui n’ont pas de lit, dont la cassure est arrondie, conchoïde, se lient plus difficilement au mortier.
- La résistance des pierres à l’écrasement et leur Poids ont une très grande importance. Une pierre qui s’écraserait sous une faible pression serait Mauvaise. En général, on a dans chaque localité des données sur la résistance des pierres dont on peut disposer.
- Les pierres employées dans la construction des
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- MATÉRIAUX TERREUX
- murs se divisent en trois classes : 1° les pierres siliceuses ou quartzeuses; 2° les pierres argileuses; 3° les pierres calcaires.
- Les pierres siliceuses étincellent sous le choc du briquet et ne font pas effervescence sous l’action des acides.
- On range dans cette division les granits, les grès, les silex, la meulière et les cailloux roulés.
- Granit. — Les granits sont abondants dans la Bretagne, l’Avranchin, les Vosges, le Limousin, l’Auvergne, les Pyrénées, les Alpes, le Morvan, la Bourgogne, etc.
- Ceux qui contiennent beaucoup de quartz et de mica sont durs, difficiles à travailler, mais ils constituent les pierres d’une très grande durée. Les granits qui renferment peu de quartz sont tendres; ils se taillent facilement, mais ils conservent mal leurs arêtes et se délitent souvent à l’air et à l’humidité.
- Les granits de la Bretagne et de l’Avranchin sont gris, très micacés et à grain lin; ils se taillent facilement et sont durables.
- Le kersanton, bien connu dans la Basse-Bretagne, est une roche micacée d’une durée séculaire.
- Le granit est souvent remplacé dans le Velay et l’Auvergne, par des trachytes et des brèches volcaniques.
- Les roches porphyriques ne contiennent pas de mica et de quartz ; elles sont très dures. Elles fournissent d’excellents pavés.
- Les granits durs forment d’excellents soubassements, de très bonnes marches d’escalier.
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- Basalte. — La basalte est une pierre volcanique gris noirâtre et quelquefois verdâtre. Elle est très dure et susceptible d’un beau poli. Elle sert à faire d’excellentes constructions, mais de couleur sombre. On l’utilise aussi dans la construction des trottoirs.
- La lave de Volvic est d’un noir très foncé ; elle fournit d’excellentes dalles.
- Grès, — Ces pierres ne sont employées dans la construction des murs que lorsque leur grain est un peu serré, quoiqu’elles se lient difficilement avec le mortier. Alors on les casse pour en faire des moellons. On rencontre à Carcassonne et à Brives beaucoup de maisons construites avec des grès.
- Les grès argileux employés dans le Languedoc sont gris et se durcissent quand ils ont été utilisés.
- Les grès calcaires sont de couleur très variable. On les emploie aussi dans les constructions quand ds sont résistants.
- Les grès siliceux très compacts, à grain fin et difficiles à tailler, sont divisés en blocs d’une forme déterminée qui servent au pavage des rues, des cours, etc. Les grès très tendres sont employés pour faire des meules à aiguiser les instruments tranchants, à filtrer les eaux, etc.
- En général, on divise les grès en roche dure et en roche tendre.
- Le grès bigarré des Vosges fournit de bonnes meules pour moudre les grains.
- Silex. — Les silex se présentent ordinairement sous forme de rognons ; on leur donne souvent les noms de pierres à feu, de pierres à fusil. Ces pierres laissent beaucoup à désirer, parce qu’elles sont plutôt rondes que plates, Dans les localités où ou
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- les emploie dans la construction des murs, on est forcé de les lier avec du mortier de chaux et d’employer des maçons habitués à les utiliser. Dans les contrées ordinairement crayeuses, on les réserve souvent pour les fondations.
- Meulière. — La meulière est une variété de silex; elle est plus ou moins caverneuse et se lie très bien avec le mortier ou le plâtre. On l’utilise avec avantage dans les constructions hydrauliques, parce qu’elle résiste parfaitement, quoique légère, aux intempéries. Cette pierre se taille aisément et fait d’excellents parements.
- La meulière compacte est désignée sous le nom de caillasse. On ne peut l’employer que dans les murs de fondations ou de rez-de-chaussée.
- La meulière que l’on extrait à la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), Moissey (Jura), Châtel-lerault (Vienne), etc., sert principalement à faire des meules de moulins à farine.
- Cailloux roulés. — Dans plusieurs vallées traversées par de grands fleuves ou des rivières alimentées par des torrents, on emploie beaucoup de galets roulés, matériaux solides, mais que leur forme plus ou moins arrondie rend peu favorables pour les murs en élévation, si on ne les relie pas avec d’excellent mortier. Beaucoup de constructions dans les Basses-Pyrénées sont faites avec des cailloux que le Gave de Pau amène des montagnes.
- Poudingue. — Le poudingue est formé de cailloux agglutinés par un ciment siliceux et ferrugineux. Il prend bien le mortier et peut être utilisé avec avantage dans les fondations ou les murs des
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- rez-cle-chaussée. On l’utilise aussi dans le macadamisage des routes.
- Les pierres argileuses ne font pas effervescence avec les acides; elles sont douces au toucher, ef se séparent par lits ou feuillets plus ou moins épais.
- Schistes. — Les schistes sont, pour ainsi dire, les seules pierres argileuses qu’on emploie dans les constructions. Ces pierres sont communes dans la Bretagne, la Vendée, les Ardennes, les Pyrénées, etc.
- Leur contexture lamelleuse permet d’en faire des assises bien horizontales. Les murs élevés avec des schistes durs sont très durables; ils ont en °utre l’avantage d’être moins accessibles au froid cl à la chaleur que les murs en granits.
- Les schistes tendres sont de mauvais matériaux : Us se délitent assez facilement à l’air, et absorbent et retiennent beaucoup d’eau pendant l’hiver et le Printemps.
- On emploie souvent les schistes durs pour daller les maisons, les laiteries. Ces pierres fournissent aussi dans quelques localités des linteaux, des aPpuis de croisées et des seuils de portes.
- Les schistes ardoisiers du Maine et de l’Anjou se laissent scier et polir. On en fait des chambranles et des tablettes de cheminées, des consoles, des tables, etc.
- Les pierres calcaires font effervescence avec les acides, et elles s’y dissolvent. Sous Faction du leu, elles se Convertissent en chaux plus ou moins Pure. Leur couleur varie du blanc jaunâtre au gris loncé.
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- Ces pierres comprennent les marbres, les calcaires et la craie.
- Marbres. — Les marbres ne sont employés comme matériaux de construction que dans les Pyrénées, les Alpes, les Vosges, etc., localités où ils sont abondants.
- Ces pierres ont un grain fin et serré, et sont susceptibles de recevoir un beau poli. Leur couleur varie du blanc au noir et au rouge.
- Calcaires. — Les pierres calcaires sont, parmi les matériaux de construction, les plus généralement employées en France. Elles forment des habitations très saines.
- Ces pierres se divisent en pierres tendres et en pierres dures.
- Les premières comprennent les tuffeaux, dont la résistance à l’écrasement est très faible et qui se laissent souvent traverser par l’humidité ; le vergeté qui est beaucoup plus résistant, et la lambourde qu’on divise ordinairement avec la scie à dents.
- Ces pierres calcaires ne résistent à la gelée que lorsqu’elles ont perdu leur eau de carrière ; mais elles se taillent aisément, et leur parement a l’avantage de se durcir à l’air quand elles ont été employées entièrement sèches.
- Les secondes, qui se débitent toujours à la scie sans dents, comprennent : le liais, pierre à coquilles d’excellente qualité; le cliquart, dont le grain est fin, égal et plus dur que celui du liais ; la pierre de roche, qui est très dure et quelquefois remplie d’empreintes de coquilles.
- Ces diverses pierres calcaires fournissent des matériaux de bonne qualité, mais on ne doit les
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- employer que lorsqu’elles ont jeté leur eau de carrière. Celles qu’on exploite à Paris, Orléans, Bordeaux, Montpellier, Arles, Avignon, Seyssel, Tonnerre, Tournus, Rouen, etc., etc., sont d’excellente qualité.
- La pierre de Tonnerre est compacte, jaunâtre ou grisâtre; elle fournit des dalles, des carreaux; la pierre de Cnen est très belle et résiste bien à l’action de l’air; la pierre de Saint-Leu ou ver gelé sert à faire d’excellents filtres; la pierre de Calissanne (Bouches-du-Rhône) est remarquable par sa blancheur; elle est de bonne qualité.
- Craie, — Cette pierre est un calcaire friable et à grain fin; elle résiste peu à l’humidité et à la gelée. Quand on est forcé de l’employer, comme cela a lieu dans la Champagne et sur quelques points de la Normandie et de la Picardie, il faut choisir la résistante et la tailller avec soin, afin qu’elle soit pressée sur la plus grande surface possible.
- Plâtras, — Les plâtras non salpétrés ou nitrés sont employés avec avantage dans la construction de murs légers ou de cloisons. On peut les réunir à l’aide d’un bain de plâtre et en former des carreaux ayant 0m40 à 0mo0 de côté. Ces carreaux ne chargent pas les planchers. Quand on les emploie dans un rez-de-chaussée, il est nécessaire de les asseoir sur un massif formé de matériaux reliés avec la chaux hydraulique ou un mortier-ciment.
- Observations générales. — Les matériaux qui précèdent s’emploient à l’état de fragments ou pierres, à l’état de moellons et de pierres taillées, auxquelles on donne souvent, les noms de pierte $e faille, 4e libelle, etc,
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- Le moellon est tantôt brut, ou piqué, ou esmillé, c’est-à-dire uni sur une ou plusieurs faces.
- Quoi qu’il en soit, dans les constructions rurales, on emploie le plus ordinairement les matériaux à l’état de pierres ou de moellons bruts.
- Le cultivateur se procure souvent les pierres dont il a besoin, en les faisant extraire par des ouvriers et conduire par ses attelages. Lorsque la pierre est superficielle, l’extraction est peu dispendieuse; quelquefois même elle est payée par la plus-value que le sol acquiert après cette opération.
- Les carrières s’exploitent à ciel ouvert ou par galeries, s’ouvrant tantôt dans un puits, tantôt sur un versant. On doit, avant d’entreprendre un tel travail, évaluer les frais qu’occasionneront les déblais, l'extraction, les remblais et Y emmétrage de la pierre.
- Dans les circonstances ordinaires, un homme extrait un mètre cube de moellons calcaires, de pierres schisteuses ou de pierres meulières en quatre ou cinq heures. L’emmétrage de ce mètre cube demande une heure.
- En résumé, les pierres à bâtir les meilleures sont celles qui résistent le mieux aux agents atmosphériques, à l’écrasement et à la rupture, qui se distinguent par l’homogénéité de leur grain, la finesse et la compacité de leur texture et la facilité avec laquelle elles se laissent travailler et adhèrent aux mortiers.
- Il est utile, quand les pierres calcaires poreuses doivent séjourner à l’air après leur extraction, de les garantir pendant l’hiver de l’action des gelées,
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- DE LA BRIQUE ET DU CARREAU
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- a l’aide d’une certaine quantité de paille placée sur leur face supérieure.
- Poids des pierres. — Le poids d’un mètre cube de pierre est très variable. Voici les chiffres moyens due l’on a constatés :
- Granit..................2.356 à 2 956 kilog.
- Grès ........................ 1.700 à 2.700
- Marbres.................2.199 à 2.870
- Meulière compacte. . . . 2.485 à 2.613
- Calcaire cliquart....... 2.499 à 2.713
- — liais dur....... 2 284 à 2.427
- Pierres schisteuses. . . . 2.100 à 2.300
- Calcaire liais tendre. . . 2.142 à 2.284
- — de roche........ 1.713 à 1.999
- Meulière poreuse........ 1.242 à 1.285
- Voici maintenant le poids de pierres spéciales :
- Basalte d’Auvergne............... 2.930 kilog.
- Granit vert des Vosges............2.830
- — de Bretagne............. . 2.740
- — de l’Avranchin............2.910
- — gris des Vosges...........2.645
- Pierre calcaire de Châtillon . . . 2.292
- Boche de Château-Landon.......... 2.653
- Roche de Saint-Nom................2.391
- Pierre de liais de Bagneux. . . . 2.443
- Roche de Contlans.................2.077
- Vergelé...........................1.791
- Lambourde.........................1.564
- La meulière de Corbcil, la plus caverneuse, ne Pèse pas au delà de ÎJIOO kilogrammes le mètre cube.
- II. DE LA BRIQUE ET DU CARREAU
- La brique est une pierre artificielle composée principalement d’argile. On en distingue deux es-
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- MATÉRIAUX TERREUX
- pèces : les briques crues ou sèches et les briques cuites.
- Briques crues. — Les briques crues sont d’un usage assez répandu dans quelques localités. On les fabrique avec des argiles mêlées de sable ou avec la boue qui se forme sur les routes dans les pays calcaires et qui est composée d’argile, de craie et de silex broyé.
- On ne doit employer ces briques que lorsqu’elles sont parfaitement sèches, et il ne faut pas négliger de recouvrir les maçonneries qu’elles forment de plusieurs badigeonnages à la chaux.
- Lorsqu’elles ne sont pas recouvertes d’un enduit, elles résistent mal à l’humidité et n’ont pas une très grande durée. En Champagne, on voit beaucoup de ces briques; elles portent ordinairement 0m33 de longueur sur 0"’15 de largeur et 0m08 d’épaisseur.
- Briques cuites. — Les briques cuites sont bonnes lorsqu’elles donnent un son clair sous le choc du marteau, quand trempées dans l’eau elles l’absorbent difficilement, et lorsque leur cassure est nette, sans aspérités et ne donne pas de poussière. La brique est mauvaise quand elle s’émiette sous les doigts, rend un son sourd et absorbe l’eau avec avidité. Les briques fabriquées avec des argiles trop tenaces sont susceptibles de se fendiller et de se déformer à la cuisson ; celles faites avec des argiles calcaires deviennent fusibles.
- En général, leur longueur égale deux fois leur largeur qui elle-même égale deux fois leur épaisseur, Ainsi, les briques ordinaires nnt P” il à ÛB23
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- DE LA BRIQUE ET DU GARREAU 13
- de longueur, 0m10 à 0mlo de largeur sur 0"'05 d’épaisseur.
- La fabrication des briques constitue une opération simple. Après avoir extrait l’argile et l’avoir débarrassée des corps étrangers qu’elle pouvait contenir et humectée, on la piétine jusqu’à ce elle forme une pâte homogène, on la moule et °n la pose sur le séchoir ou aire battue. Quand eÜe a perdu de son humidité, on la relève, on la Pare afin que les arrêtes soient plus vives et on la couvre de planches ou de paillassons dans le but de la garantir de la pluie et de l’action du soleil.
- Lorsque les briques sont sèches, ce qui a lieu ordinairement au bout de trente jours, on procède a leur cuisson. Pour cuire 50,000 de briques, il faut un four ayant 7 mètres de longueur, 6 mètres de. largeur et 1"'60 de hauteur. On range les briques de champ en ayant soin de ménager du l°ur entre chacune d’elles. Lorsque le four est Plein, on allume le feu qui doit être faible d’abord et augmenter graduellement pendant trois ou ÇPiatre jours. La cuisson dure ordinairement huit jours.
- Quand la brique est cuite, on bouche toutes les ouvertures, afin que le refroidissement ait lieu très lentement et qu’il dure de cinq à six jours.
- On compte qu’il faut environ 2 mètres cubes d argile plus siliceuse qu’argileuse pour confectionner 1,000 briques et que l’extraction de ce volume de terre, son corroyement, l’opération du Roulage, l’enlèvement des bavures et la pose des briques sur le séchoir, exigent dix heures de M’&v&iJ, TOjgg p f0Up 4’un millier de briques
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- MATÉRIAUX TERREUX
- occupe un ouvrier et son aide pendant une heure.
- Il faut compter pour la mauvaise cuisson et les briques cassées environ un dixième de la totalité.
- 1,000 briques pèsent de 1,935 à 2,250 kilogr., selon qu’elles sont plus ou moins tendres. Les briques pour cloison, qui sont très fragiles et très légères, ne pèsent que 1,750 kilogr.
- La fabrication des briques cuites à l'air libre et à la houille, d’après la méthode flamande, a pris un très grand développement dans le nord de la France et elle a presque transformé les constructions rurales de cette contrée.
- Voici comment ces briques sont fabriquées :
- Lorsque les briques moulées sont sèches, on les dispose en une masse carrée qui prend le nom de four. Ces briques sont placées sur champ et par couches; elles alternent sur leur longueur et leur largeur, et sont séparées les unes des autres par un intervalle de quelques millimètres seulement. Sur chaque lit de briques, on répand de la poussière de charbon de terre. Quand le four est arrivé à la hauteur d’un mètre environ, on allume le combustible placé dans de petites rigoles qu’on a établies sur l’aire occupée par le four et qu’on a surmontées de petites voûtes faites avec des briques. Lorsque la chaleur se fait sentir à la surface de la masse, on continue la confection du four. Le travail est terminé quand la masse de briques a 2 mètres de hauteur. On a eu soin de bien consolider les angles, de monter les faces en talus et d’enduire celles-ci de terre détrempée. Avant d’abandonner le four à lui-même, on le couvre d’une légère couche de terre pour concentrer la
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- DK LA BRIQUE ET DU CARREAU
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- °haleur
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- au sein de la masse. On règle la cornbus-en fermant ou en ouvrant les bouches préci-s‘ Quand le vent est violent ou lorsque la pluie s abondante, on protège un ou deux des côtés du r en établissant à 1 mètre environ de la masse, La ^a^ssa(^e avec des perches et des paillassons.
- cuisson est terminée quand la houille est nrulée.
- On emploie dans les constructions des briques la MSCS 0U l>rulliCX tubulaires. Ces briques joignent ^ solidité à la légèreté; en outre, elles mettent les aliments presque entièrement à l’abri des incen-de S’ ^es sei’vent à construire des murs légers et s cloisons ou à. établir dans des murailles expo-Sa l’humidité des moyens de ventilation.
- 0„, ^es briques de Bourgogne ont 0“'ll de largeur,
- i n d’épaisseur et O1"22 de longueur. Elles sont dures
- la
- compactes et excellentes. Elles ont surtout
- r Propriété de résister à l’action de la gelée et du clegel.
- 2° T
- 0mn tiques flamandes ont Omll de largeur, , d’épaisseur et O1"21 de longueur. Le mille
- ^ 1,200 kilogr.
- O» ne Ij6S briques anglaises ont 0mll de largeur, ^ d’épaisseur et 0m25 de longueur.
- 0»q ^es briques réfractaires ont 0mll de largeur,
- Les br
- épaisseur et 0m22 de longueur.
- , iques réfractaires ont la propriété de résis-
- au feu le plus violent. On les utilise dans les instructions des fours et des foyers de distillées, etc.
- La résistance des briques à l’écrasement varie inime il suit :
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- MATÉRIAUX TERREUX
- Brique tendre........................ 18 kilog*
- — crue bien sèche............... 33
- — mal cuite (rouge pâle). ... 40
- — rouge.......................... 60
- ,— dure bien cuite..............150
- Les demi-briques fabriquées dans la Bourgog111 ont 0m054 de largeur, 0n'054 d’épaisseur et 0"’ il' de longueur.
- Les briques vernissées ou briques noires se fo,: avec de l’argile à laquelle on a ajouté des escarbü^ ou du mâchefer.
- Les briques foreuses ne peuvent être employé que pour des travaux d’intérieur : cloisons, chanr branles, etc.
- Voici le poids d’un mètre cube de briques ordi' naires :
- Briques très cuites de Bourgogne. 2.095 kilog-
- — cuites de Bourgogne. . . 1.780
- — des environs de Paris.. . 1.520
- Les briques ordinaires sont souvent désigné sous le nom de briques pleines, et les briques creu^ sous celui de briques à tuyaux.
- Dans diverses localités, on fabrique trois so# de briques ordinaires : les petites, les moyennes ^ les grandes. Voici leurs dimensions moyennes :
- Longueur Largeur Epaissei'r
- Petites. . . 0m16 à 0m19 0m08 à 0m09 0m06
- Moyennes. . Q'"22 à 0m24 0m 11 à O11112 0m06
- Grandes.. . O"130 à 0"'36 0"'20 à O"126 0m05
- Enfin, dans quelques contrées, les briques 1,1 diffèrent les unes des autres que par leur épajs' S§UF, qui varie eomipe 11 suit ;
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- DE LA BRIQUE ET DU CARREAU
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- Briques simples.....................0m03
- — semi-doubles...............O"1045
- — doubles....................0m06
- Outre les briques ordinaires, on utilise des brigues spéciales qui sont au nombre de quatre, savoir :
- 1° Les briques creuses ordinaires ont Omll de largeur, 0ra046 d'épaisseur et 0m22 de longueur. Elles s°nt percées de trois conduits tubulaires.
- Le mille pèse 1,500 kilogr. Chaque mètre cube, y compris les joints, en contient 548. Ces briques s°nt employées avec succès pour faire des cloisons lui sont à la fois légères et sourdes. Elles sont d lln grand usage à Paris.
- Quelques briquetiers fabriquent des briques creuses carrées qui ont six et même neuf conduits.
- 2° Les briques creuses doubles ou briques carrées ont 0ra22 de longueur, 0ra14 de largeur et 0m085 d’épaisseur. Elles sont percées de quatre conduits.
- Le mille pèse 3,000 kilogr. Chaque mètre cube, y
- compris les joints, en contient 322.
- 3° Les briques boutisses représentent des briques tubulaires placées l’une à côté de l’autre. Elles ont huit conduits transversaux.
- 4° Les briques à conjonction, fabriquées à Mézières-en-Brenne (Indre), sont solides et résistent bien à gelée; elles servent à faire des cheminées à yapeur, des cuves, des colombiers, des réservoirs a grains, des réservoirs d’eau, etc.; elles ont 0"'25 de longueur, 0m12 de largeur et 0ra06 de hauteur.
- Ces briques, qui sont droites ou courbes, sont réunies les unes aux autres à queue d’aronde à taide d’une conjonction,
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- MATÉRIAUX TERREUX
- 5“ Les voûtes que l’on établit avec des fers à double T et au moyen de briques pleines ou de briques creuses exigent l’emploi de briques spéciales qui varient quant à leur forme ou leur manière d’être, suivant la voussure, mais qui s’appliquent dans la partie évidée de la solive en fer.
- Cos briques sont désignées sous le nom de sommiers; elles permettent de donner plus de solidité aux voûtes.
- Carreaux. — Les carreaux qui servent à carreler les maisons d’habitation, les greniers, les chambres à chauler, les magnaneries, les laiteries, etc., se fabriquent exactement comme les briques, à l’exception, toutefois, qu’on unit bien leur face supérieure.
- Les carreaux ont la forme carrée, la forme hexagonale ou octogonale.
- Voici les dimensions et le poids des carreaux carrés ou carreaux à bande :
- Largeur Epaisseur Poids du cent
- 0m 16 0m 023 870 kilog.
- 0m 22 0m 028 2010
- 0"133 0m035 5640
- 0m 33 0"105 8020
- Les carreaux ù six pans ont les dimensions et les poids ci-après :
- Longueur Nombre Poids
- d’nn des côtés par mètre carré du carreau
- Petit modèle. . 0m088 50 0 k. 800
- Grand modèle. 0"’123 25 1 600
- Les. grands carreaux carrés sont employés pour couvrir les aires des cheminées et des fours à cuire le pain.
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- DE LA CHAUX
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- On rend les carreaux luisants en les glaçant, avant la cuisson, avec un mélange de litharge, de Se marin et d’ocre rouge.
- On fabrique dans le Vivarais, le Dauphiné, à aris> etc., des carreaux colorés ayant l’aspect du marbre ou de toiles peintes. Ces carreaux sont remarquables par leur solidité.
- Çes carreaux polychromes à dessins incrustés, ?u°n fabrique à Viviers (Ardèche), sont carrés ou
- hexagonaux.
- Ht. DE LA CHAUX
- La chaux joue un très grand rôle dans les cons-c0ons; elle sert à confectionner les mortiers. Chaux naturelles. — On connaît trois variétés 6 chaux naturelles :
- 1 La chaux grasse, qui provient de pierres cal-bJlres Lien pures ou de marbre. Cette chaux est anche, foisonne beaucoup, mais elle ne durcit P^dans l’eau.
- La chaux maigre, que fournissent les pierres caires contenant de l’argile dans une forte pro-sah/011' Oette chaux foisonne peu, prend peu de ^oe ef durcit promptement à l’air. t La chaux hydrmüique, qui est naturelle, con-j,erit de 10 à 30 0/0 d’argile; elle se durcit dans 6au sans addition d’autres substances, après quel-es jours d’immersion. La chaux hydraulique de en°nches pèse 850 à 900 kilogrammes le mètre
- cube
- après avoir été blutée.
- /i?^a c^aux hydraulique de Theil (Drôme), la chaux dCrmdique de Roquefort (Bouches-du-Rhône), la
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- MATÉRIAUX TERREUX
- chaux hydraulique d'Antony (Seine), la chaux hydrate lique de Robache (Vosges), sont aussi très utilisées-
- Voici la composition des chaux hydrauliques :
- Chaux Argile
- Très hydraulique........... 80 0/0 20 0/0
- Hydraulique.................83 17
- Peu hydraulique.............89 11
- En résumé, avec 10, 15 ou 30 0/0 d’argile, les chaux sont plus ou moins hydrauliques.
- On reconnaît qu’une pierre calcaire donnerai après avoir été calcinée, de la chaux grasse ou de 1® chaux maigre, en la soumettant, dans un ven’e contenant de l’eau, à l’action de l’acide chlorhy' drique. Si le morceau sur lequel on opère s’y dis" sout complètement, la pierre calcaire fournira de la chaux grasse; s’il reste après l’opération un résidu insoluble et que ce résidu soit du sable, la chaux que fournira la pierre sera de la chaié maigre; enfin, si le résidu n’était que de l’argile» il y aurait présomption que le calcaire donnera de la chaux hydraulique.
- Calcination. — C’est par la calcination qu’on transforme les pierres calcaires en chaux vive-Ainsi, sous l’action d’un feu vif et continu, ceS pierres perdent d’abord leur eau de cristallisation et abandonnent ensuite leur acide carbonique.
- La chaux qui provient de pierres qui n’ont pa® été assez calcinées foisonne peu ; les pierres qu1 ont éprouvé l’action d’un feu trop violent se vitri' lient très souvent et forment ces pierres dures qu’on appelle biscuits.
- On procède à la calcination des pierres çalcgir^
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- DE LA CHAUX
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- aLl moyen de fours ordinaires ou à l’aide de fours c°ntinus. Les premiers sont ordinairement chauffés au bois, les seconds le sont presque toujours à la bouille.
- Les fours ordinaires consomment un demi-mètre, cube de bois par chaque mètre cube de chaux ; les f°urs continus exigent trois hectolitres de houille P°Ur la même quantité de chaux.
- La cuisson d’un mètre cube de chaux exige :
- 1 stère 2/3 gros bois de chêne ; on 15 fagots de chêne ; ou 25 à 30 fagots de bois léger;
- et dure de 110 à 130 heures.
- La chaux vive, à sa sortie du four, pèse 800 kilogr. le mètre cube. Le poids de la chaux éteinte, en pâte, es^ de 1,328 kilogrammes.
- Extinction. — On connaît quatre méthodes d'éteindre la chaux.
- Le procédé le plus répandu est connu sous le n°m d'extinction par fusion. Il consiste à jeter la chaux dans un bassin fait en maçonnerie ou creusé dans le sol, dans lequel on a versé suffisamment d eau, pour qu’elle se réduise en bouillie épaisse. Si on ajoute trop d’eau, la chaux est noyée et perd en Partie ses qualités. Quand la chaux a pris de la insistance, on la recouvre de sable, si elle ne doit Pas être employée immédiatement, afin qu’elle Poisse conserver toutes ses qualités.
- Le second procédé consiste à. la plonger dans ,eau et à la retirer avant sa fusion. Alors elle siffle, ilate avec bruit et se réduit en poudre. Ce pro-Cedé est connu sous le nom d'extinction par immer-
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- MATÉRIAUX TERREUX
- sion; il est coûteux et rarement en usage. Si ^ chaux ainsi éteinte doit être conservée longtemps il faut qu’elle soit mise à l’abri de l’humidité d privée de l’action de l’air.
- Le troisième procédé est dit extinction par aspet' non ; il consiste à placer la chaux vive dans uC bassin fait avec du sable et à jeter dessus une suf' lisante quantité d’eau pour la réduire en pâte. & procédé est souvent employé.
- Le quatrième est connu sous le nom d'extinction spontanée; il consiste à laisser la chaux vive expo' sée à l’action lente de l’atmosphère, afin qu’elle s6 réduise en poudre fine. Ce procédé facilite le dur cissement de la chaux.
- 100 kilogr. de chaux grasse absorbent par :
- Le premier procédé..............291 fit. d’eau
- Le second — 172
- Le troisième — 188
- 100 kilogr. de chaux hydraulique absorbent par :
- Le premier procédé..............105 lit. d’eau
- Le second — 71
- Le troisième — ....... 68
- Le premier procédé d’extinction est celui qui divise mieux la chaux grasse et la chaux hydrau' lique.
- En général, la chaux grasse éteinte en bouilli® épaisse augmente en volume de 2,50 à 3,50 pour 1 » les chaux maigres et hydrauliques ne donnent qu® 1,25 à 1,50 pour 1.
- L’extinction d’un mètre cube de chaux vive, y compris le service d’eau, exige huit heures de tra' vail.
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- DES SABLES
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- Le service d’eau en exige trois seulement.
- ^ La chaux éteinte se conserve bien si on la couvre d une bonne couche de sable.
- Chaux hydraulique artificielle. — Cette chaux se fabrique en mélangeant de la chaux grasse réduite en bouillie et de l’argile.
- ^ On pétrit le tout pour en former des boules que * °n calcine à l’aide d’un feu modéré et longtemps soutenu, après les avoir laissées sécher à mi-soleil.
- Lorsque l’argile dépasse 34 pour 66 de chaux, le c°mposé, après sa calcination, ne fait plus pâte avec l’eau; son degré d’hydraulicité est très faible duand la proportion d’argile est de 10 0/0 de chaux.
- Les chaux hydrauliques doivent aussi être conservées dans des tonneaux à l’abri de l’action de l’air.
- Les bonnes chaux hydrauliques artificielles sont, Comme les véritables chaux hydrauliques natu-relles, un peu verdâtres, parce qu’elles sont fabri-Çnées avec des glaises ou des argiles plastiques.
- IV. DES SABLES
- Les sables que l’on mêle à la chaux dans la con-tection des mortiers sont de plusieurs sortes :
- Les sables de terre, dits sables de carrière. Ils doi-Vent être fins, anguleux et purs. Le sablon doit être r®ioté, car il absorbe une trop grande quantité de ^aux. Les sables fins qui contiennent de l’oxyde e fer sont très estimés.
- Le sable de ravine que les eaux descendant des Montagnes déposent dans les vallées est souvent
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- MATÉRIAUX TERREUX
- très bon. — Le sable fin ou sablon fait de bon mortier pour l’intérieur.
- Les sables de rivière sont généralement préférés, surtout lorsque leurs grains ne sont pas très gros et très arrondis.
- Les sables de mer sont trop imprégnés de sel et souvent trop limoneux pour qu’on puisse les employer avec avantage. Pour pouvoir les utiliser, il faut les laver dans l’eau douce et les faire sécher.
- Le sable volcanique qu’on trouve en Auvergne, dans le Vivarais et près de Lodève (Hérault), fait avec la chaux grasse un mortier qui acquiert une très grande dureté.
- Le bon sable, pressé entre les doigts ou dans la main, doit crier et ne rien laisser aux doigts. Pour s’assurer s’il ne contient pas de terre, on le lave dans un verre rempli d’eau; si l’eau, dès que les petits grains se sont déposés, reste trouble, épaisse, c’est qu’il contient une notable quantité de terre-
- Les grains de sable ont les diamètres ci-après :
- Sable lin..................0"'001
- — moyen................0m001 à O111002
- — gros.................0'D002 à 0m003
- Les sables dits arènes à grains quartzeux, qu’on trouve en Bretagne et dans le Périgord, contiennent de 15 à 20 0/0 d’alumine. Ils servent à faire de bons mortiers avec la chaux hydraulique.
- Le sable lin et sec pèse 1,400 kilogr. le mètre cube.
- Sable de rivière humide 1,700.
- Sable ordinaire humide 1,900.
- Le poids des graviers et des cailloutis ne dépasse pas 1,600 kilogrammes.
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- DES MORTIERS
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- V. DES MORTIERS
- Les mortiers sont les mélanges que l’on emploie pour joindre les matériaux. Ils se divisent en deux classes : 1» ies mortiers de terre ; 2° les mortiers de chaux.
- Mortiers de terre. — Ces mortiers se font avec upe terre un peu argileuse. Les terres sablonneuses n °nt pas assez de liant pour pouvoir être converties en mortier.
- Les terres franches qui sont ni trop légères, ni tr°P plastiques, sont les plus appréciées.
- La terre doit être exempte de pierre et bien cor-l0yée avec un rabot en fer.
- Mortiers de chaux. — Les mortiers de chaux s°ot un mélange de chaux et de sable.
- Les mortiers gras sont ceux dans lesquels la chaux
- domi
- ceux
- Le
- me; on donne le nom de mortiers maigres à
- qui renferment peu de chaux.
- e gros mortier, que l’on compose avec deux Parties de sable et une de chaux éteinte, s’emploie a 1 intérieur des murs.
- Le mortier maigre, résultant du mélange de deux Pitiés de bon sable et de deux parties de chaux éteinte en pâte, sert aux jointements et aux enduits.
- Le mortier ciment est composé de deux parties de
- nhdition d’eau pour citerne, puits, fontaine, aire d ét~’ ’
- .e iuiles ou briques pilées et passées au panier et nue partie de chaux éteinte; il s’emploie sans
- efnble.
- pavage, etc.
- T°ns les mortiers sont
- Constr
- préparés ou corroyés avec
- uctions agricoles.
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- MATÉRIAUX TERREUX
- une massue en bois appelée aussi rabot. Un mètre cube de mortier de chaux et de sable exige, pour être confectionné, deux heures de travail.
- La solidification des mortiers de chaux est attribuée à l’absorption de l’acide carbonique de l’air par la chaux sous l’influence de l’humidité.
- Voici les proportions des diverses substances qui entrent dans les mortiers :
- Gros mortier. . 2 part, de sable. 1 part, de chaux éteinte.
- Mortier fin. . . 2 — 2 — —
- Mortier ciment. 2 part, de tuile. 1 — —
- On ajoute ordinairement à la :
- Chaux grasse............. 50 0/0 de sable
- — moyenne.............55 .—
- — maigre..............60 —
- La chaux hydraulique exige 10 0/0 de sable.
- Le mortier ciment, je le répète, s’emploie sans addition d’eau.
- VI. DU PLATRE
- Le plâtre sert à lier les pierres, à construire des cloisons, à jeter des plafonds et des enduits. Il sup' porte mal l’action du feu et s’altère dans l’eau-C’est pourquoi on doit éviter de l’employer dans les constructions souterraines et hydrauliques.
- Pour l’employer, il faut le faire cuire à une température de 120° et le réduire en poudre. La durée de la cuisson du gypse ou pierre à plâtre varie entre 10 et 15 heures. Lorsque le plâtre n’est pas assez cuit, il absorbe lentement l’eau et ne forme pas un corps solide; quand il a été trop
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- DU PLATRE
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- calciné, il est graveleux et s’égrène après qu’il a cte employé.
- Le bon plâtre est doux au toucher et s’attache facilement aux doigts de l’ouvrier qui l’emploie; le plâtre réputé mauvais est généralement d’une couleur jaunâtre et très long à prendre. Enfin, lorsqu’il est resté longtemps au contact de l’air et a Perdu toutes ses propriétés, on dit alors qu’il est éventé.
- On désigne sous le nom de plâtre au panier, celui fiue l’on a tamisé avec un panier d’osier ; on l’em-Ploie pour hourder les murs et faire des crépis.
- Le plâtre au sas est celui qu’on a passé dans un Inuais de crin; il sert à faire les enduits et les foulures.
- Un sac de plâtre contient 25 litres et pèse environ u kilogrammes; pour le gâcher, quand il a été Passé au sas, il faut environ 30 litres d’eau ; il n’en exige que 18 litres s’il l’a été au panier.
- Quand le plâtre doit être très énergique ou 9aché serré, on met dans l’auge la quantité d’eau Necessaire pour qu’il y forme une pâte de bonne insistance ; on ralentit la prise du plâtre en obte-Nnnt une pâte un peu liquide, c’est-à-dire en Sachant clair.
- Le plâtre s’attache avec beaucoup de force contre s Pierres à surface raboteuse et sur les briques ; iais fi adhère difficilement sur le bois, à moins U n’ait été garni de clous ou de rapointis.
- , mètre cube de plâtre cuit battu pèse de 1,199 f ^>^8 kilogrammes. Le plâtre tamisé pèse de ’ ^ n 1,250 kilogrammes.
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- MATÉRIAUX TERREUX
- La pierre à plâtre est plus pesante; son poids varie entre 1,899 et 2,299 kilogrammes.
- La cuisson d’un mètre cube de plâtre exige de 300 à 400 kilogrammes de fagots.
- Suivant les localités, le plâtre est blanc, gris ou rose.
- VII. DU BÉTON
- Le béton est un mortier hydraulique composé de pierres réduites en petits fragments très anguleux, de chaux hydraulique et de sable. Il est formé de :
- Chaux vive..............................1 partie
- Sable...................................2 —
- Cailloux................................3 —
- On l’emploie dans les fondations qui ont lieu dans l’eau, ou dans les constructions qu’on veut rendre imperméables ou étanches.
- Le béton varie dans sa composition suivant les circonstances. Voici comment on le forme pour des travaux spéciaux :
- Mortier
- liydraulif[. Caillons Usages
- Béton gras .... 0.55
- — demi-gras. . 0.52
- — ordinaire . . 0.48
- — maigre ... 0.38
- — demi-maigre. 0.45
- 0.77 Chaussée d’étang. 0.78 Maçonnerie sous l’eau-0.84 Pavage.
- 1 » Fondations en sol sec-0.90 Fondations en sol humide.
- Les pierres ou blocailles doivent avoir de 0™02 à 0m03 de diamètre ou au plus de 0"'04 à 0"'05.
- On pilonne fortement les bétons par couches de Qm25 à 0m30 d’épaisseur,
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- DES CIMENTS
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- Le béton aggloméré proposé par M. Coignet se compose de chaux et de sable gravier. Il est destiné à remplacer le pisé. Le béton aggloméré employé dans la confection des égouts de Paris, se compose de :
- Chaux hydraulique.................. 1 m. c.
- Sable de rivière................... 5 —
- Ciment de Portland................250 kilog.
- L n’exige pas d’enduit,.
- VIII. DES CIMENTS
- Les ciments sont des mortiers qui possèdent à un L'es haut degré les propriétés de la chaux hydraulique.
- Ciment de Vassy. — Ce ciment se fabrique à Vassy, près Avallon (Yonne), et il jouit d’une grande renommée. On le désigne souvent sous le n°m de ciment romain.
- Le ciment est le résultat de la calcination d’un Calcaire argileux-magnésien particulier. On le Lyre, après l’avoir broyé et tamisé, en barils de 100 à 233 litres, pesant 130 à 300 kilogrammes.
- Le ciment, tassé dans les barils, pèse 1,200 kilogr. e mètre cube.
- On l’emploie à l’état de mortier mêlé d’un peu sable. Il fait prise au bout de deux à six minutes et acquiert la dureté de la pierre.
- Le ciment de Vassy s’altère sous l’action de la mer> Le ciment de Pouilly est long à prendre et dé Çouleur noirâtre, U égale le ciment de Vassy.
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- MATÉRIAUX TERREUX
- Ciment de Boulogne. — Ce ciment est connu depuis longtemps sous le nom de ciment romain de Boulogne. On le fabrique avec un calcaire argileux ; sa couleur est jaunâtre et rappelle celle de la pierre de taille. Sa prise est prompte; aussi doit-on éviter de le gâcher avec trop d’eau.
- Quand on l’emploie sur des maçonneries exposées au soleil, on le mêle avec deux parties de sable; ce mélange l’empêche de prendre du retrait.
- On le livre en baril ; il pèse, bluté et non tassé, 847 kilogr. le mètre cube.
- Ce ciment permet de faire des enduits durables et d’excellentes conduites d’eau.
- Ciment de Portland. — Ce ciment se fabrique en Angleterre avec de la craie mêlée à une vase argileuse. Il pèse 1,200 kilogrammes le mètre cube. Il est aussi en poudre fine. On en fabrique aussi à Boulogne. Ce dernier est plus dense que le Portland anglais.
- Ce ciment prend lentement, ce qui permet à tous les maçons de pouvoir l’employer. On peut Ie regâcher après 12 et même 24 heures. On l’emploi6 seul ou mêlé avec 2, 3 ou 4 fois son volume de sable. Il sert à faire des enduits d’une grand6 dureté, des aires, des auges, des bassins ou de$ rigoles.
- Ciments divers. — Le ciment de Moissac (Tarn) ne prend qu’au bout de 48 heures: le ciment de ^ Porte-de-France, que l’on fabrique dans le Dan' phiné, est à prise lente ou à prise prompte. C6* divers ciments sont recherchés dans les contré^ du midi.
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- DES CIMENTS
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- Le ciment de Vitry-le-François et le ciment de Roquefort (Bouches-du-Rhône) sont aussi réputés P°ur leurs qualités.
- En résumé, il existe des ciments à prise rapide et des ciments à prise lente.
- Voici les principaux éléments qui entrent dans la composition des ciments :
- Chaux Silice Alu- mine Magné- sie Oxyde de fer Sulfate de chaux
- 38 21 13 2 6 ))
- î 50 33 ; 9 1 7 ))
- de France. 65 20 13 1 1 ))
- France . . 56 30 20 2 )) 3
- 22 15 1 3 3
- ' 55 24 13 1 2 t)
- 62 22 11 » 5 ))
- Vassy. houlognç p°rtland Voissac. porte-de-Eorbigny Vitry.
- L expérience a prouvé, d’après les belles expériences de M. Vicat, l’inventeur des mortiers ^uients, que sans argile, la chaux donne un mor-ler qui durcit à l’air, mais qui se délaie et se issout dans l’eau avec une grande promptitude. 1 elee d’argile, elle acquiert sous l’eau une dureté qui égale celle de la pierre.
- En général, les ciments éprouvent, quand ils s°nt employés, une contraction plus ou moins c°nsidérable et ils augmentent de poids.
- Le
- ciment de Vassy pèse 900 kilogr. Le ciment de
- ----- ^ , U.OOJ
- *"°rtland français, 1,200 kilogr., celui de la Porte-de-France, 1,300 kilogr. le mètre cube.
- Etant broyés et tamisés, ils se présentent sous °rrne de poudre qui varie, quant à sa couleur, du laUne blanchâtre au rouge-brun clair.
- Le béton ciment
- propose par
- Coignet est
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- MATÉRIAUX TERREUX
- excellent. Il se compose de 70 parties de sable et gravier, 13 parties de chaux grasse ou hydraulique, 9 parties de cendres de houille pilées et 8 parties de briques pilées.
- Ce béton ciment prend facilement et acquiert une grande dureté. Il a servi à couvrir les aires de la vacherie, de la grange et de la porcherie de Ville-Evrard, près Neuilly-sur-Marne (Seine-et-Oise).
- Le béton économique, imaginé par M. Coignet, remplace le pisé ou le torchis, auxquels il est bien supérieur. Il se compose de : 64 parties de sable et gravier, 27 parties de terre argileuse et 9 parties de bonne chaux non délitée. La chaux lui donne une solidité que ne possède pas le pisé.
- Ciment des fontainiers. — Le ciment que l’on nomme ciment des fontainiers, est un mélange bien broyé de brique pilée, de mâchefer et de pierre meulière, allié à la chaux vive.
- Ce ciment durcit rapidement dans l’eau.
- IX. DE LA POUZZOLANE
- La pouzzolane est une matière pulvérulente prû' duite par la désagrégation des roches volcaniques-On en extrait à Pouzzola, en Italie, et dans les départements du Puy-de-Dôme, de l’Ardèche, de D Haute-Loire, de l’Hérault, etc.
- On la pulvérise et on la mêle avec de la chau* grasse pour former d’excellents mortiers hydrau-liques.
- ka pouzzolane naturelle pren4 $vee le temps uîl0
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- DE L’ASPHALTE ET DU BITUME
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- solidité qui égale celle des meilleures pierres. Elle a l’aspect du gravier que donne la pierre ponce et la lave poreuse qui ont été broyées. Elle renferme les éléments ci-après :
- Silice.........................36 à 75 0/0
- Alumine........................20 à 40
- Oxyde de fer ... ..............15 à 20
- Chaux.......................... 3 à 6
- On peut remplacer la pouzzolane naturelle par de la brique ou de la tuile pilée et tamisée.
- On fabrique, en France, des pouzzolanes artifi-CleUes, en calcinant des argiles. Celle de Fagnières (Marne) pèse 1,300 kilogrammes le mètre cube. On la mêle au sable et à la chaux dans les proportions Vivantes :
- Pouzzolane..........................13 parties
- Chaux hydraulique...................50
- Sable...............................35
- , Annsi employée, elle prend au bout de deux l°urs. On l’allie quelquefois à deux parties de ohaux grasse ; alors elle fait prise en vingt-quatre
- heures.
- La pouzzolane artificielle de Chartres prend sous eau au bout de trois jours. On l’emploie mêlée à eux tiers de chaux hydraulique. Elle pèse 1,200 kilogrammes le mètre cube.
- X. DE L’ASPHALTE ET DU BITUME
- ^ asphalte est exploité dans les départements de bi et du Puy-de-Dôme.
- de ^emploie pour couvrir des aires de porcherie, laiterie, de poulailler, de buanderie, etc.
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- MATÉRIAUX TERREUX
- L’asphalte est un calcaire imprégné de bitume. Il est coulé par plaques de dimensions déterminées. Une dalle de 1 mètre carré ayant 0m OIS d’épaisseur exige 1 kil. 500 de bitume minéral ou goudron minéral, 23 à 24 kilogr. de mastic naturel de Seyssel et 13 à 13 kilogr. de sable gravier lavé, séché et tamisé.
- Séparé de son calcaire, l’asphalte est une matière noire ayant une odeur agréable. Elle se solidifie au-dessous de 7 à 8° et elle devient liquide au delà de 60".
- Voici l’épaisseur des dalles en asphalte et leur poids par mètre carré :
- Epaisseur Poids du mètre carré
- O^OIS......................36 kilog.
- O-020 ..................... 48
- 0"' 030 ................... 78
- O” 040 .................... 96
- Ces dalles peuvent être quadrillées superficielle' ment pour empêcher les personnes et les animaux de glisser.
- Le mastic bitumineux ou mastic d'asphalte est livré sous forme de pains ronds du poids de 23 à 23 kilogr.
- Le bitume peut être aussi utilisé dans les habita' tions dont le i-ez-de-chaussée est humide. On l’emploie alors pour couvrir le sol qui a été préala' blement damé et quand il est appliqué, on fixe l®5 lambourdes du plancher à l’aide de niellées de b>' tume chaud.
- On le coule par bandes de 0ra60 de large sur uue aire de béton et on les couvre d’un peu de sable.
- Les rez-de-chaussée qui ont été ainsi dispos^
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- sont très sains, parce que le bitume empêche ^ humidité de pourrir les lambourdes et le parquet.
- Le bitume ne peut pas être employé pour faire aires à battre, parce qu’il a l’inconvénient de s amollir par la chaleur et de perdre son élasticité Par le froid.
- CHAPITRE II Des bois
- Qualités et propriétés. — Les qualités et les Propriétés générales des bois sont : la densité et la Planteur, la cohésion et la ténacité, la dureté et la Urée, la résistance à la rupture, Vélasticité, la d’absorber l'humidité et de se gonfler, ou de Prendre du retrait. Plusieurs de ces propriétés sont C°rrélatives. Ainsi, les bois denses sont ordinairement pesants, durs, résistants et durables ; les bois Cliques ont de la ténacité ; les bois tendres sont Ceux qui prennent le plus de gonflement et de retrait.
- La dureté a surtout été prise en considération Par les charpentiers et les menuisiers pour diviser es bois en deux classes : l’une renfermant les bois l'autre contenant les bois tendres.
- Un a essayé de mesurer la force de résistance des e.ren^s bois. Les résultats constatés permettent e dire que cette force n’est pas constante. Toute-1S! une pièce de bois de 3 mètres de longueur acee horizontalement supporte sans se rompre un
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- poids double du poids qui occasionnerait la rupture d’une même pièce de bois ayant une longueur deux fois plus considérable. Le hêtre, le charme, l’orme sont les bois qui sont doués de la plus grande résistance à la rupture après le chêne et le frêne. Le châtaignier supporte un poids beaucoup moins considérable.
- En général, les bois résistent d’autant plus qu’ils sont plus élastiques. L’acacia est le seul bois qui fait exception.
- Voici les charges de rupture par millimètre carré
- à la section :
- kilogr.
- Frêne.................................11.86
- Acacia............................... 10.93
- Pin laricio........................... 8.06
- Chêne vert........................... 7.93
- Noyer................................ 7.32
- Orme.................................. 7.07
- Platane............................... 6.71
- Cormier............................... 6.95
- Chêne maigre.......................... 6.90
- Tilleul............................... 6.48
- Pin sylvestre......................... 6.33
- Sapin................................. 5.34
- Chêne gras ........................... 4.70
- Mélèze................................ 4.61
- En pratique, on ne fait pas supporter aux bob au delà du cinquième de la charge qui occasion^0 leur rupture.
- Employé verticalement comme bois debout, b chêne a moins de résistance à l'écrasement que l6 hêtre et le frêne. Dans l’ordre de leur résistant à la traction, le frêne se place le premier, puis b'
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- chêne, le sapin, le hêtre, enfin l’orme. Cette Propriété est un signe de la ténacité de ces bois.
- Pa cohésion et la dureté des bois se lient jusqu’à Un certain point à la propriété précédente. Les bois *es plus durs, tels que le yaxjac, le grenadier, ne s°nt employés que pour quelques usages industriels.
- Les bois se placent sous le rapport de leur dureté hans l’ordre suivant : le cormier, l’acacia, Me h'êne, le chêne, le charme, l’orme, le hêtre, le châtaignier, le sapin, le pin, le bouleau, l’aulne,
- tremble, le peuplier blanc de Hollande, le tilleul, e Peuplier noir, le peuplier d’Italie et le saule. Cet ordre se rapproche beaucoup de celui de la Pesanteur.
- Voici le poids moyen du mètre cube des princi-Pales essences employées dans les constructions :
- Chêne vert ........................ 993 kilogr.
- Chêne ordinaire...................... 934
- Acacia............................... 800
- Hêtre.................................779
- Mélèze. ...........................750
- Charme.............................737
- Platane............................737
- Erêne..............................725
- Orme...............................724
- Bouleau............................688
- Tilleul............................687
- Sorbier des oiseaux................669
- Noyer. . . ........................629
- Erable plane.......................... 618
- Châtaignier........................588
- Peuplier blanc.....................550
- Tremble............................538
- Aulne. . ..........................510
- p
- -'(instructions agricoles. 3
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- Sapio.................................. 463 kilogr.
- Peuplier noir...........................437
- Saule...................................392
- Peuplier d’Italie.......................360
- La résistance au frottement est souvent eu raison de la dureté des bois. Toutefois, les frottements sont plus ou moins doux suivant les bois qui les supportent.
- Il est une autre propriété tenant à la cohésion ou à l’arrangement des fibres qui rendent les bois plus propres à certains travaux. Ainsi les bois de chêne, de hêtre, de châtaignier qui ont des fibres conti' nues, sont excellents pour les ouvrages de fente.
- L’élasticité est une propriété importante, surtout pour les bois d’œuvre. Le frêne, l’orme et le chêne jouissent de cette propriété. L’orme a en outre une qualité qui tient de sa nature fibreuse. Ainsi, il est liant, peut plier sans se rompre et supporter les chocs et les frottements. Cette propriété le fait re' chercher, ainsi que le frêne, par la charronnerie.
- Les bois peu élastiques, comme l’acacia, son1 désignés sous le nom de bois cassants.
- Les bois ne se contractent ou ne se dilatent pouf ainsi dire que dans le sens longitudinal, c’est-à' dire parallèlement à la direction des libres. C’est ordinairement dans le sens de leur diamètre oU perpendiculairement à la direction des fibres qu’il5 prennent du retrait ou qu’ils se dilatent.
- Plus le bois renferme de sève, plus il se con' tracte.
- En résumé, ce n’est pas une seule propriété, mais la réunion de plusieurs qui peut donner dela
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- supériorité à une essence comme bois de charpente.
- Les mêmes essences de bois peuvent varier dans ^eurs qualités suivant le lieu où elles ont végété, leur traitement pendant la croissauce, leur aba-jage et leur conservation ; les bois des endroits humides sont plus tendres, ont plus d’aubier ; les . °is mal venus sont maigres, noueux. Il est ^portant pour celui qui veut faire construire de Lien connaître son bois.
- Conservation des bois. — Les propriétés des ù°is dépendent, en outre, de leur bonne conservation.
- Les agents destructeurs des bois sont : 1° l’humidité; 2° la chaleur; 3° les insectes. Les bois tendres sont beaucoup plus accessibles, en génépi, que les bois durs à ces causes d’altération, ^ûisi, ils absorbent plus facilement l’humidité hui, sous l’action de la chaleur, les fait travailler, Rejeter ou pourrir à l’air ou à la pluie. Le chêne ou acacia sont les essences qui s’altèrent le moins tacilement. Quand ils ont été bien exploités, ils s°nt ordinairement à l’abri de l’attaque des insectes. Le hêtre et le châtaignier se conservent, au con-jraire, très mal s’ils ne sont à couvert. L’aulne et e Sapin se conservent bien dans l’eau.
- Lans la conservation des bois, on doit éviter de as laisser exposés à un courant d’air vif et sec, à Umidité, à une chaleur élevée, au soleil, à la
- . ee et à l’action permanente de l’acide carbonique.
- ^ans les chantiers, sous les hangars ou
- aans tes
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- magasins, on empile ou on engerbe les bois les uns sur les autres en ayant soin de séparer les madriers, les poutres ou les fortes pièces par des taquets. Les membrures, les planches sont toujours dressées, à moins que le local soit très sain.
- Les planches provenant d’un sciage récent restent quelques mois empilées à l’air. Les meules sont disposées soit en prismes triangulaires, soit en prismes quadrangulaires au travers desquels l’air circule librement.
- Une bonne dessiccation augmente toujours la force et la durée des bois.
- L'immersion des bois dans une eau courante ou dans une mare ou un étang, augmente la dessiccation du bois et accroît leur durée d’une manière remarquable. Cette immersion a pour but principal de dissoudre la sève ou les matières fermentescibles. Elle dure de trois à quatre mois et rend toujours le bois plus foncé en couleur.
- Les bois qui ont été immergés dans Veau de mer sont impropres aux constructions civiles.
- Les bois constamment plongés dans l’eau sont impérissables.
- On peut augmenter les chances de durée des bois en les faisant écorcer et fendre, en évitant de les mettre dans les chantiers en contact avec le sol et en les enduisant de peinture.
- Depuis quelques années, on y fait pénétrer divers liquides tenant en dissolution des sels, entre autres des pyrolignites de fer ou du sulfate de cuivre qui les rendent moins accessibles à la pourriture; mais ce procédé est dispendieux et diminue l'élasticité des bois.
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- L’action du feu sur les échalas et les pieux assure également leur conservation dans le sol.
- Maladies et défauts, — Les bois sont aussi exposés à la pourriture. La pourriture humide a Pour cause l’humidité; la pourriture sèche est due aux cryptogames.
- La carie est occasionnée par une sève viciée ou Par des fentes qui se sont produites pendant la végétation de l’arbre.
- Les bois ne sont pas toujours exempts de défauts. On devra éviter d’employer des bois qui ne seraient Pas secs et qui auraient trop d’aubier, qui présenteraient des roulures, plaies occasionnées par l’humidité; des floches, creux que les pièces présentent aux arêtes après l’équarrissage. En outre, on fera attention qu’ils ne soient pas piqués ou altérés par ^es insectes, n’offrent pas de gelivures, inégalités du on aperçoit dans la coupe transversale et qui s°nt dues à la gelée, et ne présentent pas de nœuds dui modifient toujours l’arrangement des libres.
- Le bois est dit roulif quand il présente des rou-iures; on lui donne le nom de gelif lorsqu’il est rempli de gelivures.
- Les gerçures sont causées par les hâles et les sécheresses. Les cadranures sont des gerçures circu-laires.
- durs, — Les principaux bois durs sont :
- Le chêne, remarquable par sa dureté, sa force, ®°u élasticité et sa faculté de résister à l’action de eau et de la chaleur.
- Le chêne rouvre fournit un beau bois de travail ; 6 Lojg du chêne pédoncule est recherché par la ip&rine ; celui du chêne vert, qui est commun daqs
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- la région méridionale, est tortueux et très maillé.
- Le charme, que l’on emploie principalement dans les frottements mécaniques à cause de sa grande dureté et du beau poli qu’il acquiert; il n’est pas employé en charpente, parce qu’il résiste mal à l’humidité.
- Le hêtre est le meilleur des bois de fente; on l’emploie peu en charpente, parce qu’il résiste mal à la chaleur et à l’humidité; il est sujet à être attaqué par les vers. Le charronnage ne le recherche pas, parce qu’il est cassant.
- Le bois de hêtre est assez léger; il est très employé dans la confection des meubles, des caisses et des objets de boissellerie.
- Le frêne est flexible, résiste parfaitement à toute pression, mais il est plus corruptible que le charme. On ne l’emploie qu’en charronnage et en menuiserie.
- L'orme est beaucoup moins précieux que le chêne dans la charpenterie, car il se tourmente, mais il est excellent pour le charronnage et la menuiserie; il se travaille bien et n’éclate pas. Toutefois, il ne se conserve pas très bien ^en terre.
- L’acacia ne pourrit ni à l’eau, ni à l’air, et les insectes ne l’attaquent pas; c’est un bois excellent et qui se polit bien; il est très cassaut quand il est encore vert.
- Il est peu employé en charpente, parce qu’il est recherché par la menuiserie, etc.
- Le châtaignier se pourrit facilement et est sujet à la vermoulure. Il est beaucoup employé dans la menuiserie commune. C’est bien à tort qu’on dit
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- (ïu il a été employé autrefois comme bois de charpente.
- &°is tendres. — Au nombre des bois tendres ou rnous on remarque :
- Le sapin qui fournit d’excellentes pièces de char-Pente, s’il est noueux, peu flexible ; il est léger et Se conserve bien dans l’eau.
- Le bois du sapin a une nuance assez claire. Le c°tnmerce le nomme sapin blanc, bois blanc.
- |e^e. Lois que fournit dans le Maine et la Sologne, Pln maritime, est aussi désigné sous le nom de On en extrait principalement de la planche, Petites poutrelles et des chevrons. Ce bois est de Qualité secondaire si on le compare aux bois rési-ux des Vosges ou du Nord. Le bois du pin mari-ciel ^ a épuisé par le gemmage dans le Bor-ais> est regardé comme étant de bonne qualité. Le pin egj- aussi employé dans la charpente et le ^ excellents corps de pompe. La menuiserie rejette à cause de son odeur. Il n’a pas les qua-s qui distinguent le sapin et surtout l’épicéa.
- I Le bois de pin est désigné par le commerce sous u°m de sapin rouge, bois rouge.
- L^p^a est un excepent bois; il sert à faire de Cnes charpentes et des planches solides.
- Le bois de cet arbre résineux est plus blanc, plus
- ,k re que le bois de sapin. Son grain est aussi Plus fln.
- ^ Le bois du mélèze est impérissable dans l’eau. On j P*°le avec succès en Suisse et dans la Savoie la construction des chalets. auhie se travaille bien et se conserve longtemps
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- dans l’eau. On le teint facilement en noir. Sa com texture est fine et serrée.
- Le peuplier est léger et facile à travailler.
- Le peuplier grisard se prête à l’assemblage et reçoit un beau poli ; le peuplier tremble n’a pas de noeuds et il est employé dans la confection des pan' neaux destinés à être plaqués ; le peuplier noir est utilisé dans la charpente légère; le peuplier d'ItaÜt se pourrit facilement; on l’emploie principalement dans la menuiserie de placage; enfin, le peuplief suisse, qui est moins noueux que le peuplier d’Ita-lie, fournit des planches qui se vendent aisément.
- Tous les peupliers se débitent en voliges et en planches.
- Le bois du platane a un grain assez fin, mais les vers l’attaquent facilement.
- Le bois du saule est mou et poreux.
- Dessiccation des bois. — Tous les bois contien' nent, à l’état frais, une quantité d’eau qui varie de 18 à 50 0/0. L’orme, le châtaignier, le sapin, le tih leul en contiennent les plus fortes proportions ; Ie chêne et le hêtre en renferment de 33 à 38 0/0 ; Ie frêne et le bouleau 28 à 30, et l’acacia et le charme 18 à 20 seulement.
- On dit que les bois sont arrivés à l'état sec quand ils ont perdu les 3/4 de leur eau de végétation.
- Voici la quantité d’eau contenue dans les bois an moment de leur abatage :
- Charme..........................* 18 0/0
- Erable...............................27
- Bouleau..............................30
- Chêne rouvre.........................34
- — pédqnçulé........................33
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- Sapin........................... . 37 0/0
- Pin sylvestre...................... 39
- Hêtre................................ 39
- Tremble ..............................43
- Orme..................................44
- Epicéa................................45
- Mélèze................................48
- Peuplier d’Italie................... 48
- — blanc .......................50
- — noir.........................51
- Les bois qui ont végété dans les contrées méridionales contiennent toujours moins d’eau que les Lois provenant des localités septentrionales.
- Le bois arrivé à sa dessiccation complète, .mais naturelle, contient encore de 15 à 17 0/0 d’eau.
- La présence de l’écorce retarde la dessiccation.
- Débit des bois. — Les bois abattus ou en grume s°nt exposés à Véchaufj'ement, à la vermoulure, à la C(irie sèche, aux insectes et aux moisissures.
- Les bois équarris sont sujets à se fendre. Il faut les débiter ou les scier par le milieu, et les sous-traire aux altérations des pluies et du soleil si l’on Veut prévenir des grandes fentes.
- Le débit des bois est une opération très impor-Lante. Aussitôt l’abatage exécuté, on doit s’empresser de procéder à l’équarrissage, afin de hâter ia dessiccation des troncs. Le bois qui n’a pas été efiuarri est appelé bois en grume ; on appelle bois ^équarrissage celui qui a été équarri sous la forme d un parallélipipède rectangle. Lorsqu’un arbre n’a Pas été équarri à vive arête, que ses faces présentent encore de l’aubier, qui occupe communément /u du rayon dans les Ifois de chêne, on dit que le est flacheux,
- 3.
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- On donne le nom de bois gras aux bois à tissus mous, lâches, légers et pénétrables à l’eau. On appelle bois maigres les bois à tissus serrés, à grains fins, lourds, modérément humides et enclins à la fente.
- L’aubier est la partie la plus rapprochée de l’écorce. C’est un bois imparfait. Son peu de solidité fait qu'on ne l’utilise pas. Le bois proprement dit est la partie la plus solide et la plus foncée en couleur. Il est recouvert par l’aubier.
- L’équarrissage se pratique à la cognée ou à la scie de long. Lorsqu’on se propose d’équarrir un arbre, il faut toujours chercher à obtenir la plus grande quantité possible de bois équarri. C’est à l’aide du cordeau qu’on trace les directions des faces à dresser. Quand il s’agit de tracer des lignes courbes on se sert de patrons ou de gabarits.
- Les plus grosses pièces, soit les poutres, soit les entraits, doivent avoir pour hauteur 1/24 de leur longueur totale; leur épaisseur est 1/4 moindre. Lorsqu’une pièce de bois n’a que 8 à 16 centimètres d’équarrissage, elle reçoit le nom de solive; quand on obtient des pièces de bois de 9 à 10 centimètres, on les emploie comme chevrons.
- Le sciage se pratique en débitant un arbre dans sa longueur. Les traits de scie sont plus ou moins nombreux, suivant le nombre de madriers que l’on veut obtenir.
- Le sciage d’un mètre carré de surface sur tréteaux, compris le levage et la pose, par deux scieurs de long, exige environ 1 heure 1/2. Le sciage seul d’un mètre cube de charpente, par trait de scie, exige 5 heures 1/2. Un stère de bois de chêne
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- e(IUarri, rend ordinairement 100 mètres de plantes ; un stère en grume n’en rend que o5 à 60 mètres.
- Chaque trait de scie occasionne une perte en ePaisseur de o à 6 millimètres.
- Commerce des bois. — Les bois sont livrés au commerce et à l’industrie sous diverses formes* Suivant leur destination, on les a divisés en Quatre grandes classes : bois de charpente, bois de Sciage, bois de fente, bois à brûler. Les bois de char-Pente se vendent au décistère ou au stère, soit en ^rume, c’est-à-dire tels qu’ils sont abattus, soit e</w«m's; les planches et les madriers sont vendus au mètre superficiel ou au mètre linéaire.
- Le commerce désigne, sous le nom de bois sains, ms bois qui n’ont pas de défauts ; il appelle bois de Sciage tous les bois qui ont été débités à la scie ; 0ls d:échantillons, tous les bois qui ont les dimen-sions demandées par la menuiserie, etc. ; bois u équarrissage, les billes qui ont des surfaces P^nes ; pièces, les bois à quatre faces, et bois ronds, es arbres qui ont été équarris à huit pans.
- Les dosses sont les croûtes qu’on enlève pendant équarrissage des bois.
- . Les bois connus sous le nom de bois du nord sont l0flPortés de la Baltique, de la Russie ou de la Nor-Vege. lis comprennent le chêne, le pin et le sapin.
- ^°ici les dimensions de quelques pièces :
- Paris. _ Chêne : ordinaire équarri, 0m30 ; petit grimage, 0m31 à 0m40; gros arrimage, O1" 41 à u“ 30.
- Sapin : ordinaire : 0m18 à 0ra26; poutrelles, à 0m36 ; gros bois, 0m37 à Qm60.
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- Jura. — Sapin en grume : petit bois, 0m20 à 0"'50; moyen bois, 0™55 à 0“60; gros bois, 0“70 à la base.
- Vosges. — Sapin en grume : chevrons, S mètres; largeur de base, 0m20 à 0m2o; pannes simples, 12 mètres; largeur de base, 0m30 à 0'”35; pannes doubles, 12 mètres ; largeur de base, 0m40.
- Sapin équarri : grosse charpente, 0m30 à 0m34 au carré.
- Voici maintenant les dimensions des bois de sciage :
- Chêne
- Longueur Largeur Epaisseur
- Membrure.............. 2 à 4 m. 0”'167 ûm083
- Grand battant. . . 4 à G 0m333 O"1126
- Petit battant ... 3 à 6 0“‘230 O"1083
- Entrevous.........lm50 à 4 O"1250 0,u028
- Chevrons.............. 2 à 4 0m083 0"‘083
- Lames de parquet. 1 à 3 0m420 0”'030
- Panneau. ..... 2 à 4 0"‘216 à 0ra243 0'“021
- Volige................ 2 à 4 0m2l6 à 0m243 0™014
- Feuillet.............. 2 à 4 O"1216 à 0m243 0m006
- Sapin du nord
- Longueur Largeur Epaisseur
- Madrier............... 2 m. 0"'22 0m08
- Chevron............... 2 0ra08 0m08
- Panneau............... 2 0m22 0m02
- Planches.............. 2 0">22 0m027 à 0“‘ 034
- BVuillet.............. 2 0m22 0U1013
- Sapin de Lorraine Longueur Largeur Epaisseur
- Madrier. . 3m90 0m22 0ni054 à O'"(0
- Planches. . 3“57 à 3“90 Q“32 à 0“>35 0ra027 à 0“04l
- Feuillet . . 3m51 0“32 O-ûlS
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- DES MÉTAUX 49
- Les planches des Vosges, se divisent comme suit :
- Largeur Epaisseur
- Ordinaires...............O'" 244 0™027
- Réduites..................O01216 0“027
- Larges...................Om 325 0m027
- CHAPITRE III
- Des métaux
- j emploie dans les constructions le fer, l’acier, a RRe, le plomb, le cuivre et le zinc.
- ^er. __ l6 fer est je pius tenace de tous les etaux. Il s’obtient, du minerai, ordinairement à e^at d’oxyde qu’on réduit, dans de hauts four-^aux, par la fusion à l’état de fonte. Celle-ci auffée, forgée ou laminée, produit le fer. yn. France, on fabrique du fer sur beaucoup de p ms ; les meilleurs sont ceux du Berry, des yrénées, de la Franche-Comté, de la Champagne ae l’Alsace. Les fers de la Meuse, de la Moselle la Bourgogne sont phosphatés et souvent Cassent à froid.
- j es dualités du fer varient un peu suivant ses mations. En général, pour les machines et les
- °uUls.
- on demande qu’il soit doux, souple et ner-
- forf ^Gr ^ent^re pli© à chaud et casse à froid ; le fer °u mou est nerveux et plie à chaud et à froid;
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- DES MÉTAUX
- le fer sec ou dur casse à froid et à chaud ; enfin Ie fer rouverin casse à chaud et plie à froid.
- On fait subir au fer beaucoup de préparations' On le forge à froid, c’est ce qu’on appelle écrouie A chaud on le forge, on le soude, on l’étire ou ofl le lamine.
- On distingue quatre degrés de chaleur : 1" Ie rouge brun, température nécessaire pour dilater Ie fer ; 2° le rouge cerise, celle qui est nécessaire poiH’ le forger ; 3° le rouge blanc, celle à laquelle ofl l’étire ; 4° le rouge blanc soudant, qui est nécessaire pour le souder.
- Le fer se vend sous trois formes différentes : Les fers de forges, ou fers battus ou façonnés au martel se divisent : 1“ en gros, moyen et petit fer carf^ suivant qu’ils sont en barres plus ou moin5 grosses ; 2° en fer plat, dont la largeur est doubî® de l’épaisseur ; 3° en fer en lame, dont la largeuf est plus du double de l’épaisseur.
- Les fers étirés se divisent aussi en trois classes • 1° en fer rond ; 2° en fer bandelette ou fer plat ; 3° e11 carillon ou fer carré en botte.
- Les fers fendus ou de fenderie se nomment ordi' nairement verges. On les appelle côte de vacM< feuillard, etc., suivant leur grosseur et les profeS' sions dans lesquelles ils sont employés.
- Les défauts du fer provenant de la fabrication sont : les doublures ou soudures mal faites ; Ie5 pailles, petites solutions de continuité dans les fibreSt les cendrures, petits points grisâtres, qui n’ont p&s' du reste, l’importance des défauts précédents ; lf crevasses, qu’on observe soit dans le travers, so>1' dans la longueur des barres.
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-
- DES METAUX
- 51
- Les épreuves du fer consistent à le plier, replier,
- ^°ndre, percer et l’étirer en pointe suivant l’usage j^quel on le destine. Pour les essieux, on engage t6Urs extrémités dans deux points fixes et on laisse ^ÛIïiber un poids sur leur milieu ou on laisse ^®aber l’essieu d’une hauteur de 2 mètres. Beau-°^P de fers deviennent cassants par la gelée.
- , a densité du fer est très grande. Un mètre cube ^ environ 7,800 kilogr. Ce poids permet de dé-J***r la pesanteur d’une barre de fer dont le I ®est connu. Ainsi un morceau de fer qui aurait ^ètre de Ions: sur 10 centimètres de largeur et
- ^ütiinètres de hauteur pèserait 23 kilogr.
- 0lci les dimensions des fers du commer
- ce
- Moyen
- échantillon
- Per
- ber
- ber
- ber
- ber
- carré.
- Plat.
- Maréchal J rond . . , Odelette.[
- millim.
- 22 à 27 47 à 54 11 à 16 sur 29 à 32 14 sur 16 à 18 11 à 14 6 sur
- Petit
- échantillon
- millim.
- 20 à 25 34 à 45 10 27 14
- 9 à 11 11 à 14 6
- Gros
- échantillon millim.
- . 30 à 82 52 à 135 sur 13 à 18 sur 36 à 40
- sur 16 à 18 sur . 20 à 34 20 à 34
- ^ v sur 5 à 7 sur
- kiilp Car^on est livré en bottes ; il a de 9 à 16 Vetidtïl^res sur chacIue face- Le fer fonderie se chnU aussi en bottes ; il a de 7 à 27 millimètres sur
- °>eface.
- les ^ ^6rs a ^ ont 0"’^ a de liauteur- On felieCarte 01" 60 à 0"175 les uns des autres. On de Ces> solives par du fer carillon ou côte de vache, de niere à former un grand treillis, qui permet ^Plir de plâtre les espaces qui les séparent.
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- 52
- DES MÉTAUX
- Voici leurs poids par mètre courant:
- Hauteur des solives Mètre couraid
- 0" '10 9 kilog1'
- 0"’ 12 10
- 0'" 14 14
- 0” 16 . 15
- 0"' 18 20
- 0“ '20 24
- 0" '22 26
- Les solives les plus employées ont de 0"' l1 0"‘22 de hauteur.
- Acier. — L'acier est une combinaison de fer, de carbone ; on le fabrique avec le fer foïf Fabriqué avec la fonte, il prend le nom d’ade fondu. ,.|
- L’acier est d’autant plus difficile à forger , est plus dur, plus aciéreux, plus carboné. par la trempe qu’il acquiert plus de dureté, après avoir chauffé et trempé l’acier, on le recü1. il devient élastique et plus sonore. On juge de 1 chaude du recuit par la couleur que prend V&cl\ en le chauffant. La surface se colore successif ment en jaune paille, jaune orange, rouge viol6’ bleu foncé, bleu clair ou gris. Ces diverses colo^, lions sont les indices de la dureté de l’acier !
- \i
- jaune indique que l’acier est encore très dur! bleu clair indique son minimum de dureté.
- L’acier sert à aciérer les socs et les coutreSü charrues, les lames des hache-paille et des coup® racines, les parties tranchantes des serpes, had1^ etc.
- è
- Tôle. — La tôle est du fer en plaques unie^. façonnées au laminoir. Pour être bonne, la t0
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- DES MÉTAUX 53
- ^°it être élastique, d’une épaisseur égale et conve-nable, sans doublures ni pailles.
- La tôle se livre au commerce en plaques de O"180 a 1 80 de longueur sur 0m40 à 0”60 de largeur; s°n épaisseur est variable.
- La tôle forte a une épaisseur qui varie entre 6 et y millimètres ; la tôle fine a une épaisseur qui est m°indre que un millimètre et demi. La tôle t^oyenne a une épaisseur comprise entre celles des aeilx tôles précédentes.
- La tôle galvanisée est peu employée pour couverte dans les constructions agricoles, parce qu’elle Occasionne une plus forte dépense que l’ardoise et la tuile.
- Fer-blanc, — Le fer-blanc est une tôle peu ePaisse recouverte d’une très mince feuille d’étain SUr ses deux faces. On vend depuis quelques années e tôle galvanisée dont la surface est recouverte ae zinc.
- Le fer-blanc est aussi oxydable que la tôle laiuinée.
- zf de fer. — Le fil de fer est le produit de l’éti-ëe des barres de fer très minces qu’on fait passer ccessivement par des filières ou trous dont le métré va en décroissant. Le fer éprouve ainsi le f^.rand ecrouissement et une grande dureté. On ait recuire pour lui donner plus de souplesse.
- ^e fll de fer de bonne qualité a une cassure lre, sans excavation à l’un des bouts. On peut le er et replier sans qu’il se fende ou se casse, lie fi ^ ^er r^s*ste ordinairement à une traction bO kilogr, par millimètre de diamètre,
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- 54
- DES MÉTAUX
- Les fils de fer correspondent suivant leur grosseur à des numéros compris entre 0 et 30. Le diamètre du numéro 0est d’un demi-millimètre; celui du numéro 30 est de 14 millimètres.
- Voici le poids de 100 mètres de longueur et la longueur des fils que contient un kilogramme des
- numéros les plus employés : Poids Longueur
- Numéros Diamètre mill. de 100 mètres kil. d’un kilogran mètres
- 14 1.98 2.381 41
- 15 2.20 2.852 35
- 16 2.50 3.667 27.5
- ‘ 17. 2.90 4.950 20
- 18 ' 3.40 6.429 15.5
- 19 3.90 8.580 11.5
- 20 4.50 11.877 8.5
- 21 5.10 15.321 6.5
- 22 6.35 19.611 5
- Les numéros 10, 11 et 12 sont employés par les treillageurs; ils ont de 1,38 à 1,64 de diamètre; 100 mètres pèsent de 1 kilogr. 169 à 1 kilogr. 596 et 1 kilogr. contient de 62 à 85 mètres de fil de fer.
- Les numéros 18, 19, 20, 21 et 22 servent à faire des clôtures.
- Les numéros 3, 4, 5 et 6 sont utilisés dans la fabrication des toiles métalliques.
- Les [ils de fer galvanisés ont les poids ci-après :
- Poids Poids
- N"s des 100 met,. NIIS des 100 mèL
- kil. kil.
- 5. ................ 0.60 8.............. 1 »
- 6 ............... 0.70 9................. 1.20
- 7 ................0.90 10. .... , . 1.40
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-
- DES MÉTAUX
- 55
- • • . . . 1.50 19. . . . ... 9 »
- • • . . . 2 » 20. . . . ... 12 ))
- • . . . . 2.50 21. . . . »
- • • . . . 3 » 22. . . . ... 18 »
- • - . . . 3.50 23. . . . ... 21 ))
- 4.50 24. . . . ... 25 ))
- • • . . . 5.50 25. . . . ... 30 »
- • • . . . 7 »
- corf^ Maintenant les numéros et; les poids des es fil de fer galvanisé :
- Diamètre Poids des 100 mètres
- 16
- 17
- 18
- 19
- 20 21 22
- 23
- 24
- 25
- millini.
- 2.7 3 ))
- 3.4
- 3.9
- 4.4
- 4.9
- 5.4
- 5.9
- 6.4 7 »
- 8.5^ 10
- 11.50
- 16.50 21.60
- Les
- cordes de transmission ont les poids suivants :
- diamètre
- 10 millim U
- 12 __
- 14 _
- 16 __
- Poids des 100 mètres
- ... 35 kilogr. ... 45 . . . 54
- ... 67 . . . 85
- opér°^ — La fonte se produit dans la première aU J^0n qu’on fait subir dans les hauts fourneaux iiél lnerai de fer en le faisant fondre à l’aide d’un Les^6 cLarbon et de castine. s i°ntes sont dites fontes grises ou de moulage,
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-
- DES MÉTAUX
- 56
- fontes à fer ou fontes blanches. Ces dernières foot^ sont cassantes. Les premières sont douces ou dur mais elles ont toujours une certaine élasticité. ^ sont elles qu’on utilise pour tous les objets de lage. La fonte s’emploie en première et secow fusion. Cette dernière est plus solide, et elle laisse facilement travailler par le ciseau et la lin^' Les tuyaux en fonte ayant 1 mètre de longue^ pèsent les poids suivants :
- 0m055 de diamètre....................... 9 kiMr'
- 0m 085 — 13
- O"1090 — 15
- O"1110 — 24
- d
- Plomb. — Le plomb, si remarquable par malléabilité et sa ductilité, est employé p0^, fabriquer les tuyaux de conduite, les corps pompe, etc.
- Le mètre carré des plaques pèse, savoir :
- kil.
- 11.350 17
- 22.700
- 28.400
- 34.400
- 45.400 56.800
- Le poids d’un mètre de tuyaux varie com^1 suit :
- 0“ '025 de diamètre ... 3 à 4 kiM1’
- 0"1 '030 - . . . . . . . . 4 à 5
- 0“ 040 — . . . . ... 6 à 7
- 0"' 050 — . . . , , . . . 10
- QŒ '100 -r- . , . , ... 17
- 1 mi 11. d’épaisseur
- 1.5 —
- 2 —
- 2.5 —
- 3.5
- 4 —
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-
- DES MÉTAUX
- 57
- Les deux premiers ont 3 à 4 millimètres d’épais-’ te troisième 4 à 4 1/2; le quatrième 5 milli-
- p P^°tiib se dilate presque autant que le zinc. A r> '1 se couvre d’une patine préservatrice. es plaques de plomb servent à garnir les ché-Ux et les noues des combles.
- all^'UiVre— Le cuivre à l’état de pureté est rouge ; e au zinc, il prend une couleur jaune et sert à e des robinets, etc. On l’appelle alors laiton. cal a.^rande aptitude du cuivre à transmettre le car ridUe te fait employer à l’état pur dans la fabri-°n des chaudières destinées aux distilleries et
- sucreries.
- ^ •
- ^ n0, ~~ Le zinc est très employé aujourd’hui tik s tes constructions. Il sert à faire des gout-res- des tuyaux de descente, à couvrir les bàti-
- s> etc., etc.
- Puent
- Prêtai s’emploie en plaques laminées; il est aaî 16 Ptus tenace que le plomb, quand il est jj et ne présente ni boursouflures, ni paille.
- ^ numéros d’épaisseur, depuis le numéro 9 qU’, a au numéro 25, c’est-à-dire depuis 0mm4 jus-j0 *" m®6. Les feuilles ordinaires ont 2 mètres de bUeur et 0m50 de largeur.
- . s uuméros dont on fait usage dans les couver-* es
- s°ut les suivants
- uiuéros
- 12
- 13
- 14
- Poids du mètre carré
- 4 k. 70
- 5 10
- 5 40
- Epaisseur
- 0'" 00069 O"100078 0’" 00087
- Poids des feuilles
- 4 k. 65
- 5 30
- 5 95
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-
-
-
- 58
- DES MÉTAUX
- Le zinc, une fois posé, pèse de 7 à 9 kilogr. ^ mètre carré, suivant le numéro employé.
- Le zinc a l’inconvénient de se dilater sous le! effets du soleil, de se contracter sous l’influeB^ du froid, de s’oxyder lorsqu’il est en contact aVcC le fer, d’entrer promptement en fusion et de disperser en étincelles pendant les incendies.
- Les clous et les fils de zinc ne rouillent pas.
- Voici les dimensions et les poids des fils de
- Poids Longueur d’une
- Nos du mètre de 5 kilogr.
- grammes mètres
- 1 .... 2.31 2262
- 3 .... 2.33 1379
- 5 .... 6.60 894
- 7. .... . .... 7.49 669
- 10 .... 10.00 417
- 15 .... 24.07 192
- 20 .... 107.14 47
- 25 250.00 20
- Voici maintenant le poids et les longueurs ^ clous de zinc :
- N"s Noms Clous au kilogr.
- .46 Semences 8000, 1800, 1400
- MO Têtes rondes. . . . 2120, 850
- 11 Pointes de Paris . . 830
- 12 — à têtes rondes. 620
- 14 — à couvre-joints. 280
- 16 Clous à ardoises . . 1380
- 20 à pannes. . . 300
- Longue^ n milliin^1 9,15, l9 14,26
- 26
- fl
- Tous ces clous sont moins rigides que les cl°l1' ordinaires.
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-
-
-
- DE L’ARDOISE
- 59
- CHAPITRE IV
- Mat
- eviaux employés dans les couvertures
- k°JiMAiRE. — i De l’ardoise. — II. De la tuile. — III. Du zinc. — IV. Du bardeau et du carton.
- I. DE L’ARDOISE
- es ardoisières les plus importantes sont celles dgers, de Charleville et de Fumay; viennent dite celles des départements de la Manche, du distère, de l’Ille-et-Vilaine, de l’Isère, de la Dor-j’ne> de la Corrèze et de la Meurthe. j es ardoises que l’on regarde comme les meil-es viennent de Fumay; elles ont une couleur dit ' et résistent très bien au choc et à l’humi-
- °bt i^e^es d’Angers sont gris bleuâtre, mais elles ie défaut d’être cassantes, d’absorber facile-SeUl ^Umidité et de se décomposer à l’air. Le (j-. avantage qu’elles possèdent est leur peu Passeur et la finesse de leur grain, k ^ général, les meilleures ardoises ont une cou-,5 ^0llcée et elles sont fermes et luisantes.
- c°nnaît à Angers plusieurs sortes d’ardoises :
- Poids Prix
- Longueur Largeur Epaisseur du mille du mille p, mill. kil. l’r. r.
- U'rée forte . 0"324 0-222 2.5 à 4 560 23 50
- 3« p;rnse- • . . 0m297 0™ 195 2.1 à 3 410 17 50
- V „„fee- • . . 0-243 0"' 180 2.1 à 3 310 10 »
- 1 Ute écaille. 0'"216 0-162 2.1 à 3 260 8 »
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-
-
- 60 MATÉRIAUX EMPLOYÉS DANS LES COUVERTURES
- La 3“ carrée ordinaire est souvent désignée soib le nom de cartelettê.
- Les ardoises de Sainte-Anne (Fumay) ont une durée indéfinie. Les ardoises Unes ne durent 25 ans ; mais celles qui sont épaisses peuvent duref un siècle. La charge nécessaire pour rompre u°Ê ardoise d’Angers de 3 millimètres d’épaisseur ^ de 50 kilogr.
- ° fl
- On compte, lorsqu’on emploie le numéro -d’Angers, qu’il faut 44 ardoises par mètre carré, que ce dernier pèse environ 17 kilogr. GhaqL,e mètre carré couvert avec le numéro 3 exige 76 doises et pèse environ 22 kilogr.
- L’ardoise ne charge pas les couvertures, elle résiste moins bien au vent que la tuile, quoi' qu’elle lui offre moins de prise. Elle exige combles ayant au moins 45° d’inclinaison, sP qu’elles puissent promptement se sécher.
- Les ardoises arrondies ou en écailles, les ardo$‘ triangulaires et les ardoises en losanges ne soi1 utilisées que dans les constructions de luxe.
- II. DE LA TUILE
- Les tuiles que l’on fabrique en Bourgogne etll Marseille sont regardées comme les meilleures ^ France. En général, les tuiles sont bonnes qual,| elles sont sonores et quelles sont cuites au p°f d’avoir une partie de leur surface un peu vitriû^ On connaît quatre sortes de tuiles : la tuile pK ou tuile à crochet; la tuile à emboîtement; la ^ creuse; la tuile flamande ou tuile en S.
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-
-
-
- DE LA TUILE
- 61
- i Parmi les tuiles plates, on distingue celle dite
- ae grand, moule ; elle a 0m30 de longueur, 0™25 de
- jai’geur et 0"’015 d’épaisseur. Le mille pèse 2,400
- ül°g . je m^r0 cari<é qui en contient 37, pèse 88
- kilog.
- Le petit moule a 0m24 de longueur, 0m19 de lar-
- ?eur et 0ra 015 d’épaisseur. Le mille pèse 1,320 kilog. ;
- , ,en faut 65 par mètre carré, et celui-ci pèse 85 kilog.
- 0 tuile plate est munie, sur sa face inférieure °ü }^revers’ (f’une partie saillante appelée crochet
- ge a tuüe à emboîtement ou tuile de Montchanin pp Propage de plus en plus chaque année en lkoc06’ e^e a ®té importée d’Espagne en
- ette tuile présente une rainure sur le côté che de la face supérieure et une saillie sur le e droit de la face inférieure. Son bord supérieur sente inférieurement deux crochets et supérieu-®nt une rainure dans laquelle vient reposer la ne inférieure de la tuile de la rangée supérieure. tuil^Ue se frouve ainsi très bien liée avec les les eS Vcasines’ parce que les parties saillantes et })f, Prèles creuses qui sont bien accentuées s’em-p®nt parfaitement.
- Pav 6aU ne Pas s’introduire dans le bâtiment 1 ies joints verticaux.
- d® Montchanin a 0m40 de longueur et V* -^e iar&eur- Le mille pèse 3,000 kilog. Il entre 40 t. es par mètre carré, et ce dernier ne pèse que
- h °ê'- environ, parce que les tuiles sont toutes aecouvert'
- C°nstructions agricoles.
- 4
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-
-
-
- 62 MATÉRIAUX EMPLOYÉS DANS LES COUVERTURES
- La tuile fabriquée à Montchanin-les-Mines (Saône-et-Loire) est regardée la meilleure.
- Les tuiles pannes droites sont aussi à emboîte' ment. Elles ont 0m28 de longueur et 0m20 de lar' geur et pèsent chacune 2 kilog. Il en entre 20 a11 mètre carré.
- Ces tuiles sont très répandues dans diverses loca' lités de la Flandre et de l’Artois.
- La tuile creuse offre une partie de cône de ma' nière à ce que là plus petite dimension s’imbriqd0 dans la seconde. Cette tuile a 0m3o de longueur» 0m20 de diamètre à un bout et 0™ 15 à l’autre. Celle5 fabriquées en Bourgogne sont plus petites; elle5 ont 0"’ 25 et 0m 20 de base. Le mètre carré pèse 90 à 100 kilog. Il en faut 45 à 50 par mètre carré'
- Le mille de tuiles creuses ordinaires pèse 2,6^ kilog.
- Ces tuiles sont communes dans la Provence, Ie Languedoc, le Velay, etc.
- La tuile à double courbure ou en S que l’on e®' ploie en Flandre; elle est moins durable et soli^ que la tuile plate et la tuile creuse; mais elle charge moins les combles. Cette tuile est souvea1 gauche et inégale. On l’appelle panne dans la r6' gion du Nord.
- Le mille de tuiles pèse 1,530 kilog. Il en faut ^ par mètre carré, et ce dernier pèse 34 kilog.
- Voici le poids moyen des diverses tuiles :
- kil.
- Bourgogne, grand moule.................2.400
- — petit moule.....................1.320
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-
-
-
- DU ZINC
- 63
- kil.
- Montchanin, losangée.....................3.100
- — panne droite............2 »
- — marine..................6 »
- — écaille....................0.900
- — faîtière................3.100
- Creuses ordinaires....................2.600
- Flamandes ou en S.....................1 500
- Ln général, les couvertures en tuiles ontl’incon-^enient de s’imprégner d’humidité, de présenter lv" surface moins lisse que l’ardoise, d’exiger des rpentes très fortes et d’avoir une durée moins
- due
- cha
- lo
- ngue que l’ardoise.
- Les tuiles émaillées et diversement colorées ne Sorit pas employées dans les constructions agri-°eles. Ces tuiles sont solides, mais leur valeur est elevée; il en faut 70 par mètre carré.
- III. DU ZINC
- zinc sert aussi à couvrir de petits bâtiments
- Le
- rui“aux.
- des^ ^ ^inconvénient de ne pas mettre l’intérieur s bâtiments à l’abri des variations de la tempé-a Ure extérieure.
- ; Se dilate beaucoup si la température s’élève, se contracte quand l’air est froid. C'est pour-r 1 ^ ^en(i sans cesse à se gondoler et à se déchirai' ^Xb°s® a l’air, il se couvre d’oxyde de zinc j>.1 Je Préserve de toute altération, si on a soin de ler du fer, du plâtre, du chêne humide par une he de peinture ou du papier bitumé. n n emploie dans les couvertures que le n° 14
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-
-
-
- 64 MATÉRIAUX EMPLOYÉS DANS LES COUVERTURES
- qui a 0mm087 d’épaisseur. Chaque feuille aya°* 2 mètres de longueur et 0'"50, 0m65, 0ra80 de lau geur, pèse 5 kil. 95, 7 kil.70, 9 kil. 50.
- Chaque mètre carré de couverture pèse 8 kilog-
- J’observerai que les numéros 1 à 9 servent a faire des cribles, les numéros 10 et 11 des objets de ferblanterie, et les numéros 12 et 13 des seaux» des arrosoirs et des brocs.
- IV. DU BARDEAU ET DU CARTON
- Le bardeau est une plaquette en bois refendu chêne, châtaignier ou sapin. Il a 0'"22 de longueur et 0ra08 de largeur; on l’attache comme l'ardoise-
- On le rend suffisamment incombustible en le fa1' sant tremper dans une dissolution d'alun.
- Le bardeau n’est employé que dans les contré^ où le bois est abondant et la tuile ou l’ardoise ^ très mauvaise qualité.
- Le carton bitumé, les cartons à enduit à base tallique, le carton enduit de goudron végétal, ^ carton non bitumé, etc., peuvent être utilisés aVeC avantage pour couvrir des hangars temporaire5' Ces cartons n’exigent pas une forte charpente. $ sont sablés ou non.
- On doit les goudronner de nouveau chacp16 année.
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-
-
- MATÉRIAUX employés dans le carrelage
- 65
- CHAPITRE Y
- Matériaux employés dans le carrelage
- Carreaux. — Les carreaux en terre cuite doivent e sonores, résistants, réguliers et avoir la face uPérieure bien plane et lisse.
- Cn appelle carreau carré ou carreau a bandes, qui a quatre côtés, et carré à six pans, celui qu‘est hexagonal.
- Ulî emploie deux carreaux carrés et deux car-6jUx à six pans :
- ^, 6 9rand carreau carré a O"1225 de côté et 0m036
- épaisseur. Il pèse 2 kilogr. Il en faut 20 au mètre earré.
- (j, fjt! petit carreau carré a 0m16 de côté et 0m022 ePaisseur. Il pèse 1 kilogr. Il en faut 40 au mètre earré.
- (we yrand carreau à six pans a O"1123 de côté et au d’épaisseur. Il pèse 1 kilogr. 600. 11 en faut 0 au mètre carré.
- (we t'eût carreau à six pans a 0"'086 de côté et u ^ d’épaisseur. Il pèse 0 kilogr. 800. Il en faut au mètre carré.
- Le carreau carré est maintenu en place par atre carreaux voisins; le carreau à six pans en
- touche siï.
- les grands carreaux carrés conviennent très bien f r carreler les greniers à grain, les laiteries, les ^ageries, les cuisines, etc. eu donne le nom de carreaux à four aux grands
- 4.
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-
-
- 66
- MATÉRIAUX EMPLOYÉS PAR LES VITRIERS
- carreaux que l’on emploie pour carreler les fou^ et les aires de cheminées.
- Ces carreaux ont 0ra33 au carré et 0"'03o d’épais' seur. Ils pèsent chacun 5 kilogr. 500. Il en faut 9 au mètre carré.
- On emploie les carreaux de faïence pour garnir Ie dessus des fourneaux ou la partie des murs situe6 dans les laiteries et les fromageries, au-dessus tablettes.
- Dalles. — On remplace quelquefois les carreau* par des tranches de pierres de 0™ 03 à 0"‘ 08 d’épai9' seur auxquelles on donne le nom de dalles. On dall6 les laiteries, les fromageries, les chambres à chauler les grains, les cuisines, etc. Ces pierres sont cal' caires, schisteuses, granitiques, basaltiques, etc-suivant les localités. Quand elles sont bonnes, elleS forment des carrelages très solides.
- Béton. — Le béton est utilisé avec avantag6 pour couvrir les aires de granges, de porcherie9’ etc., etc.
- CHAPITRE VI
- Matériaux employés par les vitriers et les peintres
- Les verres à vitre doivent être blancs et clairs > ceux qui ont des bouillons et gouttelettes d’air, des stries ou côtes, filets saillants qui se sont formé9; parce que le soufflage a été trop rapide* ceux qul
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- matériaux employés par les vitriers
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- üt été mal recuits ou qui sont gauchis sont mau-,ls; ils sont sujets à se fendre et à éclater à la 1 e °u pendant la pose.
- Le verre du Nord est vert, le verre de Lyon est ^ , natre, le verre de Choisy est blanc, mais le verre disace est le plus blanc.
- e verre ordinaire a de 1 à 2 millimètres d’épais-seur_
- Le verre double a une épaisseur de 3 Métrés-
- les ,
- à 4 million l’emploie pour vitrer les châssis placés combles ; il résiste très bien à la grêle.
- Le verre
- v • - dépoli, le verre cannelé ou strié et le (j re c°loré servent à garnir les fenêtres des pièces jd-1 intérieur ne doit pas être accessible à la vue. es verres sont vendus en feuilles. Les dimen-s les plug courantes sont les suivantes :
- 1.
- 2.
- 3.
- 4. 3. 6.
- 0“ 134 0“ ‘69
- 0“ 151 0" ‘75
- 0» l48 0" ‘81
- 0" '45 0“ ‘84
- 0" '42 0" '90
- 0" '39 0“ >96
- à p/ dimensions sont celles qui sont déterminées prj guerre. Les bavures des rebords, qu’on sup-per)t6 tou.iours quand on emploie le verre, occu-o c des bandes qui ont, sur chaque côté, de 4 à p^timètres de largeur.
- P^e feuille de 0m237 pèse environ 2 kilogr. le v Verre ordinaire se divise en trois catégories :
- t?.„, erre de premier choix, de deuxième choix, de lHè
- e'me choix.
- Le
- s°us-sols,
- ^%sn.Verre ^ de marine est utilisé pour éclairer
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- MATERIAUX EMPLOYES PAR LES VITRIERS
- Les pointes qui servent à fixer le verre ont O"1^ de long; un kilogramme en contient 4,700.
- Le mastic se fabrique avec du blanc d’Espag°e et de l’huile de lin. On emploie 180 à 200 gramm# d’huile par chaque kilogramme de blanc. On rédu'1 le blanc en poudre bien sèche, on l’arrose d’hui^j on le malaxe en le pétrissant avec soin. On ensuite la pâte par morceaux de 2 kilogr., afi*1 qu’elle soit très liante et très homogène.
- On conserve le mastic en le couvrant d’une toi'e
- )t
- cirée et on le ramollit en le malaxant; enfin on 1 durcit avec un peu de litharge ou de céruse.
- On fabrique à Saint-Gobain des tuiles en verre qui résistent aux grêles les plus violentes.
- Les peintures sont fabriquées avec des couleur5' des huiles, de l’essence de térébenthine et de ^ litharge.
- Les huiles en usage sont :
- L’huile de noix ) , , ,
- _.. ... ,, > qui servent a broyer.
- L huile d oeillette ) J
- L’huile de lin qu’on emploie pour détrempa parce qu’elle est regardée comme la meilleure.
- L'essence de térébenthine sert aussi à détrempa les couleurs; elle les rend plus coulantes, P^11 faciles à appliquer ou à étendre.
- La litharge, ou oxyde de plomb, est emploi comme siccatif ou pour hâter le séchage de la c°l1 leur.
- Voici les couleurs qu’on peut employer dans1 constructions agricoles :
- Blanc. — Blanc de zinc.
- Noir. — Noir de fumée, noir de charbon.
- Brun, — Terre de Cologne, terre d’ombre.
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- matériaux employés par les vitriers
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- Jaune.
- ftoi
- mge. bleu. ~ vert. -
- ~ Ocre jaune, terre de Sienne naturelle. — Ocre rouge, rouge de Prusse.
- - Bleu de Prusse.
- Terre verte, vert de Scheele. à l'h^ .^^verses couleurs servent à faire des peintures Ulle ou des peintures en détrempe ou à la colle. déta Co^e Tui entre dans la composition des Jenipes est la colle de peau ou la colle de Flandre. vip’n^ seconde qui sert à lessiver et dégraisser les les peintures se compose de 5 litres d’eau paaU(|e et 4 kilogrammes de potasse, le tout étendu p12 litres d’eau froide.
- ^Ur plus de détails sur ce chapitre, consulter nuel du Peintre en bâtiments, Vernisseur,
- le Ma
- 1% 1 En
- ler et Colleur, 1 vol., 3 fr., faisant partie de
- Cyclopédie-Roret.
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- DEUXIÈME PARTIE
- CHAPITRE VII
- Mise en œuvre des matériaux
- Sommaire. — f. Maçonnerie. — TI. Du pisé et du chis. — ITT. Charpenterie. — IV. Couvertures. ' V. Carrelage et pavage. — VI. Menuiserie. — Y1V $e{ rurerie. — VIII. Peinture et vitrerie. — IX. Trava11' hydrauliques.
- Les ouvriers du bâtiment sont nombreux. V°'c la nomenclature des principaux :
- Le terrassier se recrute parmi les hommes f°_r** et actifs. Il ouvre les fondations suivant les témolIî’ qui ont été plantés par l’entrepreneur ou 1’ard11 tecte.
- Le maçon a pour mission d’aligner les pierres la cave au grenier.
- Le maître compagnon surveille les ouvriers, cü" et accuse réception des matériaux, distribue ^ profils, tend les lignes et les cordeaux et ha.f, l’élévation des murs et la direction des tuyaux cheminées.
- Le maçon a généralement l’habitude de défi1911 der un pourboire après la pose de la pretid^ pierre, le couronnement de la première chenal et à l’achèvement total des travaux.
- U'
- Le plâtrier est un maçon plus habile que
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
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- rniJeS* ^ emploie le plâtre avec adresse et écono-et connaît quelques principes de dessin, et a sc*eur de long est tributaire des charpentiers £es menuisiers.
- scieur de long s’accouple pour un certain chejPS' Cette association est appelée mariage. Le de la communauté est celui qui aff'ûte et qu’on a°**e Hme.
- ^ e ^ravail du scieur de long exige plus de force ^sculaire que d’intelligence, ta] 6 C^arPen^r est un ouvrier de travail et de tp*- C doit être hardi, mais prudent. Il cons-11 ri c^arPentes> les planchers et les escaliers. cb,e •tnande pour boire à la pose de la première ^dle et après l’élévation du comble, ton- menuisier est un ouvrier manuel et il exécute le ni ^1>S ^’aPr®s des plans et des profils fournis par mtre. On l’appelle souvent pot à colle au fond
- du,
- bien
- .^hiel se trouve la force des assemblages. On doit ^ examiner le bois qu’il emploie, plio Carre^eur est l’ouvrier le plus exercé sur l’ap-pe^ 1011 du nivellement. Il est généralement de taille et travaille toujours à genoux.
- H’est C0,uvreur est agile, hardi, intelligent, actif. p0§. 1 ouvrier du bâtiment qui travaille dans la ^l0n la pius périlleuse.
- rent s®rru7'ier comprend quatre ouvriers très difïé-Vrie les uns des autres : le forgeron qui est l’ou-ïpa , dUl fatigue le plus ; le daubeur ou ouvrier qui a(Wt ^er ehauffé; l'ajusteur qui est le plus
- hom Plus intelligent ; le poseur qui est un
- Lg1116 hulule.
- Ventre est l’ouvrier qui termine les travaux
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- du bâtiment. Les études professionnelles et l’hab1'
- leté que déploient parfois certains peintres, surto
- ceux qui s’appliquent à la partie dite décoration permettent souvent de les mettre au rang de vra)i artistes.
- I. MAÇONNERIE
- Le maçon est chargé de construire les murs de les enduire.
- On doit lui donner les mesures dans œuvre e hors d'œuvre, c’est-à-dire celles : 1° de dedans ed dedans; 2° de dehors en dehors.
- Définitions. — Le mur est un corps de maço*r nerie d’une épaisseur variable; on le construit el1 pierres ou en terre.
- On distingue deux espèces de murs : 1" ^ murs de fondation, situés au-dessous de la surf^6 du sol; 2° les murs en élévation, construits hors ^ terre.
- Les murs en élévation comprennent : 1° les M11'] de face ou murs extérieurs des bâtiments; 2° Ie" murs de pignon dont la partie supérieure a la forf^ triangulaire du comble ; 3° les murs de refend <ll'j séparent intérieurement les bâtiments ; 4° les nlilh de soutènement destinés à soutenir les terres; 3° ^ murs de clôture servant à enclore un terrain.
- Le contrefort ou éperon est un pilier en maçon111’] rie adossé contre un mur et faisant corps avec l1'1' afin qu’il résiste à la poussée exercée par la ter‘ ou par le comble. ^
- On appelle pan coupé la suppression de l’an^1 droit ou aigu formé par deux murs.
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- MAÇONNERlË
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- , ^es ouvertures que l’on pratique dans les murs ^Ppellent baies, et elles présentent plusieurs par-£0 ® : l°le tableau ou partie de l’épaisseur du mur; j a feuillure ou entaille pratiquée dans les pieds-°its d’une porte ou d’une croisée; 3° l'embrase-inr - U em^rasure est l’évasement que l’on fait ei'ieurement aux jambages ou pieds-droits d’une q, te ou d’une croisée, afin que la lumière ait plus action à l’intérieur du bâtiment et qu’on puisse s aisément ouvrir les portes ou les fenêtres, so^ d’une croisée est la partie inférieure de ouverture. Il est formé par une tablette en Vp re,0U une rangée de briques un peu inclinées sent \®xlérLeur pour que les eaux pluviales puis-s écouler facilement.
- Le trumeau est la partie d’un mur de face com-lSe entre deux ouvertures.
- ^Lorsqu’un mur est élevé verticalement, il prend ÏÏomb1 mUr d'aPl°mb- On dit qu’il est en sur-' Pt te ’
- lant ’ ^ors(îue la partie supérieure est plus sail-
- q hue la base. Un mur est dit avoir du fruit de h Sa suriace extérieure est légèrement en talus as en haut.
- LiiP ^0nne le nom à.'enduit au revêtissemenl qu’on sa d Un mur avec un mortier. Le crépi ou crépis-Une couclie cle plâtre au panier ou de gros tqq ler hue l’on étend, avant l’enduit, sur des s eu moellons ou en pierres, qq. s Corbeaux sont des pierres de bonne qualité l6s°fn eucastre dans les murs et qui saillissent sur L>ois &Ces intérieures. Ils supportent des pièces de r aPPartenant aux planchers ou aux combles. nstruclions agricoles. 5
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- Les corbeaux doivent traverser les murs dans tout6 leur épaisseur.
- On donne le nom d'entablement à un ensemble é6 moulures qui couronnent les maisons d'habitatic01. Il comprend la frise, partie lisse, unie et horizon' taie située au-dessous de la corniche, ou saillie (p11 termine le bâtiment et qui rejette les eaux un peli loin de la base des murs en élévation.
- Le ravalement est le grattage que l’on exéd1^ sur un mur en pierre de taille, ou le nouvel end01 ou crépi qu’on applique sur un ancien mur.
- Renformir un mur, c’est placer des moellons °l1 des briques aux endroits mauvais ou dans les paf^ ties qui présentent des creux ou qui ne sont pf' dans l’aplomb de la surface. Piquer, c’est dégrosS*1 les parements d’une pierre. Enfin, faire une roca^' c’est orner le soubassement d’un mur de petite pierres de couleurs différentes, en les fixant a^e‘ un mortier-ciment.
- Epoque des travaux. — Le printemps est saison la plus favorable pour entreprendre ,1ll‘ construction. S’il s’agissait d’un bâtiment peu P1.
- portant, on pourrait retarder les travaux et ne1 ’ commencer que pendant l’été. En général, il 31' avantage à ne faire construire que pendant la be,
- saison : la maçonnerie est toujours mieux fait0
- $
- plus solide. Les couvertures doivent être termU1' avant la fin de l’automne afin qu’elles protêt les murs contre les dommages que causent touj°lj!'. les pluies aux constructions inachevées, lorsqu'e" durent pendant plusieurs mois. Enfin, terminés bonne heure, les travaux de maçonnerie et . charpenterie permettent au menuisier de poser
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- suite de plaies abondantes ou de gelée, on
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- P°ries, les fenêtres et les planchers par un temps ^ec'r Lorsque ces diverses parties sont faites ou Sees pendant une saison humide, le bois se sa^ 6 ^ ^'ann®e suivante il perd de sa force et de solidité, les assemblages n’étant plus aussi P^faits.
- Toutes choses égales, d’ailleurs, il ne faut jamais Shger d’araser une maçonnerie, c’est-à-dire la ure de niveau et la couvrir de mortier quand, îar suite de pl de l'élever
- 1 urs de fondation. — Avant de commencer instruction, il faut s’assurer de la résistance ® Présente le sol sur lequel elle doit être élevée, est par des sondages ou des fouilles qu’on re-t • la solidité du fond. Si, fouillé à une cer-H e Profondeur, le sol n’est pas incompressible, ait abandonner le lieu choisi, à moins qu’il y m^eeessité absolue à le conserver. Dans ce der-fort CaS’ ^ faU(lra garnir le fond des fouilles de pilot- Iïlac^r'ei‘s °u le consolider au moyen de ls avec palplanches, de pieux, de racinciux. es divers moyens occasionnent souvent de des • ^Penses '> 011 ne doit y recourir que dans bét CllConstances tout à fait extraordinaires. Le j^j^aage est un moyen aussi sûr et plus écono-
- sür resutïl®, les fondations peuvent être établies \^rre ferme, sur le roc, sur pilotis ou sur béton. rés' rS(fUe S°1 présente une compacité ou une fowd • 06 suffisante, on procède à l’ouverture des Ces fouilles sont plus ou moins pro-es> selon l’importance et l’élévation des cons-
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- tructions. En général, elles doivent avoir, lorsq^ les murs ne sont pas élevés immédiatement sur Ie roc, de 0"'40 à 0ra65 de profondeur.
- Lorsque les fouilles sont faites, on arase le foi^ horizontalement, alin que les pressions soiefl1 uniformes et pour éviter le glissement des ma^ riaux.
- Quand le fond a été bien nivelé, on commence l3 première assise. Ce premier lit doit être formé ^ matériaux résistant à l’écrasement et à la gelée, d’une épaisseur uniforme.
- Les pierres tendres ou de médiocre qual^ doivent être réservées pour les parties supérieure^' Les maçons ne peuvent négliger de bien afïer®)f
- les matériaux au moyen de cales en pierre et
- les garnir de mortier, si ce dernier est nécessaire Une pierre qui porte à faux peut compromettre^ solidité et l’avenir de la construction.
- Les murs de fondation ne sont jamais parf mentés. On les construit toujours avec des pier^' brutes. Lorsqu’on opère sur des sols humides, ^ relie les pierres et les assises au moyen d’un iu°f tier hydraulique.
- On donne aux murs de fondation de 0"’6°‘| 1 mètre d’épaisseur, suivant la résistance du s0^' la hauteur de la construction.
- En général, on ne doit commencer la constr1^. tion d’un mur que quand une certaine quantité pierres et de briques ont été amenées à pied d’œu f c’est-à-dire près du lieu où la maçonnerie doit ^ faite.
- Le béton est préparé à l’aide de la griffe, Pet; fourche à trois doigts recourbés. On dose les i#8
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- iaux qui servent à le former à l’aide de brouettes a coffre (voir p. 28).
- Quand les fondations sont profondes, on fait priver ou le béton ou le mortier aux maçons, en s jetant dans une coulote, conduit formé par deux auches clouées à angle droit et placé un peu obli-"ttement.
- se f errassement- ~ Les fouilles pour les fondations ter°n^ ^ar coucLes de 0"'30 à 0"'50 d’épaisseur. La re est projetée en dehors de la fouille à l’aide ^ne Pelle à manche légèrement recourbé. On la ^usporte au loin, si cela est nécessaire, au moyen ta brouette. Les relais sont ordinairement de 30 métrés.
- 1 Quand la fouille est considérable, comme dans cas d’une cave, d’un silo à pulpe, etc., on pro-^ e Par banquettes, et, au besoin, on construit un 9e volant à l’aide de tréteaux et de planches. Le mier jet de terre se fait sur la banquette ou sur echafaud,
- °Uvri
- ahtt
- et le second en dehors de la fosse. Les lei>s, dans cette circonstance, procèdent par a9e, en fouillant les tranches en dessous au uyen de la pioche.
- j °rsclue le bâtiment ne comporte pas de cave, on . e la terre sur l’aire que les murs doivent °nscrire. Par là, on élève, sans dépense, le ni-11 du sol du bâtiment au-dessus des terres
- envi
- A
- r°nnantes.
- q, . Mesure que les murs de fondation se consument, on pilonne la terre pour qu’elle appuie contre la maçonnerie, dans les fondations, j Urs d’élévation. — L’élévation des murs de ' e exige aussi que les pierres ou moellons soient
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- convenablement placés. Cette élévation a lieu assi^ par assise, de même épaisseur.
- Lorsqu’une assise est faite et qu’elle a été affer' mie avec le marteau, le maçon remplit les vid^ qui existent entre les pierres, avec des matériaux ^ blocage (débris de pierres ou de moellons), en ayauf soin que l’arasement soit parfait, et il recouvré l’assise de mortier ou de plâtre. C’est sur ce bo$ que vient reposer l’assise suivante.
- Quelques maçons enduisent les joints à chaqu6 arase d’assise, mais cette manière d’agir ne do^ pas être suivie : on a reconnu qu’elle nuisait à solidité de l’ouvrage, faisait perdre beaucoup de temps et exigeait une très grande quantité de m°r tier.
- Quand un bâtiment doit être plus tard prolonge ou qu’on a l’intention d’y attacher un mur, on ) place des pierres saillantes que l’on nomme pierf^ (Vattente. Ces pierres servent à lier la constructio11 nouvelle à la construction ancienne.
- On augmente la solidité de la maçonnerie eI1 plaçant de distance en distance, suivant l’épaisseur du mur, soit des pierres en boutisse, soit des pierr(i passantes. Ces dernières pierres forment alors 1®S deux parements ou faces du mur ; on les nornâ^ souvent parpaings.
- Sous le nom de chaîne on désigne un pilier et> pierre situé dans l’intérieur du mur, et qu’on élèv® sous les portées des poutres et aux encoignure d’un édifice. Les chaînes sont saillantes ou noU’ elles sont construites avec d’excellents matériau*'
- Enfin, lorsque les murs doivent être élevés à u°e grande hauteur, on conserve l’épaisseur du mur^e
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- ^dation jusqu’à 0'"80 ou 1 mètre au-dessus du • Cette plus grande épaisseur forme ce qu’on Ppelle le soubassement ; elle a pour but de donner x murs plus d’assiette et de s’opposer à leurs
- dations.
- ^ne maçonnerie est mauvaise :
- 9o Lorsqu’elle offre de nombreux vides, sihi ^Uar|d les maçons ont employé le moins pos-de mortier.
- , ‘ Si les parements n’ont pas été réunis à l’aide ^’Paings.
- Quand chaque arase d’assise n’a pas été bien et tassée.
- Pas .^,°rs(ïue les anciennes assises reprises n’ont et® préalablement mouillées, u 'mur est arrivé à hauteur quand il est prêt à 'j'voir le comWe.
- sUs rSc^ll un mur es^ mauvais à sa base et au-des-s°^ on ©taie les parties supérieures et on le rlen<t en sous-œuvre.
- sio U.S ^es murs subissent un tassement par la des-^atioii du mortier.
- trili^ bâtiment a travaillé quand il a été mal cons-tî0ll °u qu’il a été élevé sur de mauvaises fonda-
- C^t due l’on donne à la surface extérieure Ptèt1X1111,8 ^e face, varie entre 0m002 et 0m004 par 3 r)I'-6|1^e hauteur. Un mur auquel on donnerait ct’én . ^mètres d’inclinaison et qui aurait 0™65 Jîfmf1SSeur à sa base, n’aurait plus que 0m62 à la de 10 mètres.
- Paisseur des murs d’élévation varie entre u et 0m 60, suivant la hauteur du bâtiment. Les
- Qu
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- murs des granges d'une grande capacité doive^ avoir 0m70 au niveau du sol.
- Murs de refend. — Ces murs sont situés de di$' tance en distance à l’intérieur des construction5’ ils relient les murs de face et supportent la char pente. En outre, ils ont l’avantage, lorsqu’il s’élèvent jusqu’au faîtage du toit, d’arrêter Ie5 incendies.
- Ces murs se montent d’aplomb, surtout lorsqu’^ renferment des tuyaux de cheminées. Lorsqu’0’1 diminue leur épaisseur dans les parties supérieure5, les deux parements doivent présenter le niên^ fruit.
- On leur donne de 0"'35 à 0'"50 d’épaisseur, s°r vant leur élévation et le poids qu’ils ont à sup' porter.
- Tuyaux de cheminée. — Les tuyaux de chefl1’ née se font en pierres, en briques, en plâtre ou $ poterie. Ils sont élevés dans l’épaisseur des ou on les adosse à la maçonnerie. Dans le prenUelj cas, le tuyau est dans œuvre, et, dans le second) ’ est appelé tuyau adossé. Un tuyau qui ne moi^ pas droit est dit tuyau dévoyé.
- Lorsqu’on ne veut pas donner aux tuyaux grande épaisseur ou quand les pierres ne permett®11 pas d’élever des parois à la fois solides et Ve épaisses, on emploie de préférence des briques bonne qualité qu’on pose à plat sur les deux du mur.
- L’épaisseur du coffre des cheminées varie . 0“10 et O”116. Les tuyaux ont ordinairement 0m60 de longueur, et 0m2o à 0m30 de largeur. des cheminées appartenant à des constructions 4
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- 11 °nt qu’un rez-de-chaussée, comme les boulange-î'les> etc., ont souvent O"165 de longueur et 0m35 de argeur.
- Les cheminées des cuisines de fermes ou de Métairies se distinguent toujours des cheminées binaires par une hotte très large et un tuyau à fraude dimension, parce que souvent on y brûle eaUcoup de combustible et qu’on y accroche ordinairement des jambons, des andouilles, etc., pour subissent pendant un certain temps l’action la fumée.
- Ln tuyau de cheminée est bien fait quand ses Parois intérieures sont régulières et sans coude très Prononcé, et lorsqu’il diminue légèrement de la ase au sommet.
- Les cheminées des habitations peuvent être cou-r°nnées par une mitre ou poterie, ayant pour 0uverture 0m25 sur 0m15.
- •^nrs de pignon. — Les murs de pignon des Ranges peuvent être construits à redents, c’est-à-lre présenter de chaque Côté du triangle une suite e degrés. Cette disposition est un peu coûteuse, î^ais elle permet de mieux arrêter les progrès d’un lllcendie.
- léo^02'SOns' — Les cl°lsons sonl rles constructions gérés faites dans le but de diviser de grandes r e°es. Les unes sont pleines et les autres sont Uses; celles-ci sont construites en carreaux de , aire; celles-là sont faites à l’aide d’un pan de 0ls hourdé.
- Ou leur donne de OmlQ à 0™ 16 d’épaisseur.
- Les briques creuses ont l’avantage de moins
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- charger les planchers que les briques pleines. On les pose de champ ou à plat (fig. 1), c’est-à-dire en panneresse. Il est rare, à moins qu’il soit question d’établir des cloisons au rez-de-chaussée et de leur faire supporter un plancher, qu’on les construise à l’aide de briques boutisses.
- I
- n
- 3
- Fig-. 1. Mur eu briques posées à plat.
- Le mètre carré exige dans le premier cas 38, dans le second 75 et dans le troisième 100 briques tendres ou briques à cloisons. Les cloisons en briques de champ ont 0M06, celles en briques à plat 0”‘11» et celles en briques boutisses 0'“22 d’épaiseur.
- Plafond. — Le plafond est la surface unie du dessous du plancher. On l’établit en posant un lattis sous les solives et en couvrant ce dernier de plâtre ou de blanc en bourre.
- Le lattis jointif doit être suffisamment espace pour que le plâtre puisse se gripper au-dessus des lattes.
- Quand les solives dépassent le lattis, on les larde de clous de bateaux ou de rappointis pour que Ie plâtre ou le mortier y adhère.
- Les lattes sont espacées de 0m06 à 0m08, et il en faut 6 à 8 par mètre carré. L’enduit qui les recouvr6 a de 0"*02 à 0m03 d’épaisseur,
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- Murs de soutènement. — Quand les murs de ^ütènement ont une grande élévation, on ménage, rs de l’élévation du mur, de petites ouvertures l'on appelle barbncanes, de 0m10 de largeur, fUr à 0,n50 de hauteur, afin de faciliter l’écou-
- lerni
- ei;d des eaux pluviales.
- tro
- Si les
- eaux qui s'infiltrent à l’intérieur du sol ne
- te^Uvaient pas d’issue, elles pourraient gonfler les res et augmenter sensiblement l’action de la Passée.
- Lorsque les terres à soutenir sont très élevées et elles sont d’une nature argileuse, elles peuvent, aigré les petits créneaux, exercer une poussée üsidérable. Alors il faut butter le mur ou élever 6 distance en distance des éperoris ou contreforts. e^Les éperons joignent la face du mur de terrasse 0llt une inclinaison oblique, pans ce dernier cas, les murs de soutènement 1Vent avoir beaucoup de fruit, afin qu’ils résistent dyantage à la poussée.
- d/i ^aisseur de ces murs est égale au 1/3 ou 2/5 a hauteur des terres à soutenir.
- tie^n ^611^ aussl diviser le talus ayant 45° en 6 par-trtn r®suHa,i indique la largeur de la base du
- ]a °d£es, — Les voûtes présentent trois parties : puissance, qui est le commencement de la cour-Le’ l'intrados, qui est la surface interne, et rados, qUj est la surface externe.
- voût*^’ d’après Peronnet, les dimensions des tes plein cintre ;
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- 84 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- Diamètre ÉPAISSEUR à la naissance à la clef Epaisseur des pieds-droUs ayant 2, 3 met. de haute11'
- 2 m. m. 0.40 m. 0.20 m. m. m. 0.70 0.80 0.83
- 3 0.43 0.22 0.80 0.95 0.93
- 4 0.46 0.23 0.90 1.10 1.20
- 5 0.50 0.25 1 » 1.20 1.30
- Les dimensions des voûtes surbaissées sont Ie5
- suivantes 2 0.43 0.22 0.90 1.05 1.40
- 3 0.50 0.25 1.10 1.35 1.43
- 4 0.56 0.28 1.35 1.65 1.80
- 5 0.61 0.30 1.55 1.85 2 »
- Il est indispensable de bien serrer la clef ou de1" nier vonssoir et d’employer de bons matériaux.
- Murs de clôture. — Lorsque les murs de clôtur0 ne doivent recevoir ou supporter aucune construC' tion, ils se construisent avec facilité et exige11* moins d’attention. Leurs fondations ont souve11* 0m50 à 65 centimètres de profondeur. •
- Il est exact de dire, néanmoins, que cette pr° fondeur est toujours déterminée d’après leur él®' vation et la nature du sol.
- Ils sont construits soit en pierres et mortier’ soit en pierres et terre, soit, enfin, en terre ou $ pierres sèches.
- Construits sans mortier, ces murs exigent pierres de bonne qualité et ordinairement plates6 longues. C’est dans cette circonstance, surtout" que l’on reconnaît l’avantage des pierres parpaiu^' Les chaperons ont un ou deux égouts. Ils pre
- sentent toujours la forme d’un dos d’âne, surto
- ut
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- MAÇONNERIE
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- rsqu’ils sont en mortier ou en terre et qu’ils ont
- . instruits à O"150 au moins d’une propriété e^T116' Quolqnefois on les couvre de dalles taillées ^ a^ut avec larmier plus ou moins prononcé ou ^oiles maintenues par des faîtières.
- Ouelquofoig aussi cette saillie est formée de es scellées dans le chaperon, ou de paille ouverte d’un bahut de terre ou de mortier.
- . aǰnnerie en briques. — La maçonnerie en
- 1(ïnes est facile à exécuter, à cause de la régulante de Lo
- ces matériaux.
- for
- csque les briques sont posées sur champ, elles
- ^ toent des cloisons en briques de champ ; les ^h[Ues posées à plat dans le sens de la largeur du ’ forment les murs en briques boutisses (tîg. 2).
- Fig. 2. Mur en briques boutisses.
- ng. 3.
- Le;
- Mur dont la largeur égale trois largeurs de briques.
- 8Uevfr°S IIlurs onb comme épaisseur, deux lon-élev,rs de brique lorsque les constructions sont dejj» s’ ef une longueur et une largeur s’il s’agit lrnents n’ayant qu’un rez-de-chaussée (fig. 3).
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- Les briques gauchies ne peuvent servir à fa'r les parements d’un mur.
- Les briques posées de champ sur le sol et nant entre elles dans deux directions contrai'f! sont dites briques ù bâtons rompus (lig. 4). ^' briques ainsi employées servent à garnir les a’r; des écuries, des boulangeries, des trottoirs, ^ Lorsqu’elles sont solides, elles remplacent ^ bien les pavés.
- Fig. 4. Briques à bâtons rompus.
- On mouille ordinairement les briques avan^ les employer. On les pose à bain complet mortier, de manière que leurs joints correspond au milieu des briques de l’assise inférieure. Le mouillage de la brique, avant son ennp, empêche qu’elle enlève au plâtre son eau de cl’\ tallisation, ce qui ne lui permettrait pas de s’u° avec elle. ei
- Il faut de 700 à 730 briques façon Bourgogn0’^ 750 à 770 de briques'flamandes pour construir0 mètre cube d’ouvrage. Le mortier y est comP pour 12 à 15 0/0. (
- Chaque année, dans le nord de la France)
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- >Place
- MAÇONNERIE
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- nctues.
- en partie les planchers par des voûtes de
- solives sont en bois ou en fer; elles sont
- 50 et même solives en bois portent inférieure-
- Les
- 2 ^?es de 0ra50, Om'75, 1 mètre, 1 lmett>es. Les trient a
- ^ébit ’c^aciue côté une petite pièce de bois s’a e en chanlatte ; c’est contre ces arêtes que sotp ; Bïl*; ^es premières briques. Les solives en fer p°utY°uble T. Ce sont les arêtes inférieures des (v0jr ^ es Oui soutiennent les premiers voussoirs
- Les br
- 51).
- sont t„’\1(ïUes Oui servent à faire ces voûtes, qui
- pl^^jeurs très surbaissées et souvent presque Plat t S°n^ Pos®es de champ sur un rang ou à àp„-,es arceaux, dans ce dernier cas, sont formés brin, 6 deux, et quelquefois de trois rangées de bes6s ^Perposées.
- i0llrrie tiques avec lesquelles on construit des /hwaux doivent être hourdées avec de la terre
- friche
- ^ fs
- ^ °u terre à four.
- Upiso** en Pierres sèches. — Ces murs se cons-,qne^ COlnme les murs ordinaires, à l’exception lier, ^teriaux n’y sont pas liés avec un mor-
- des autant que possible, les construire avec donpp rres P!ates et longues. Les parpaings leur .^eauc°up de solidité.
- PiUp ü^s- — Avant de jeter un enduit sur un la pimeUL dans le but de préserver les pierres de ioints ^ l’action de la gelée, on remplit les aVec ,°Ll les cavités très apparentes des assises pan.s Petites pierres, du mortier ou du plâtre
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- Le crépi se jette à la main, ou à la truelle. Üe' inutile de chercher à obtenir une surface uni01 faut, au contraire, que le crépi présente des rités servant à gripper l’enduit. Le crépi mou^ ou crépi chiqueté se fait avec du plâtre ordifl3 allié à du plâtre en grains appelés moucheté' est appliqué au balai. Dans la plupart des cas» ne le couvre pas d’un enduit.
- On l'appelle crépi en plein lorsqu’il enduit t£>uj nu du mur, et crépi à pierres apparentes qua0( ne masque que les joints.
- L'enduit s’applique avec la truelle ou la lai'*: Le mortier est uni avec une main de bois; le r au sas est dressé avec la truelle brettée.
- Les crépis et les enduits doivent être faits pa' beau temps, au printemps ou pendant l’été, n qu’on fait usage de plâtre sur un vieux mur,11 indispensable de mouiller ou abreuvrer le 111 avant d’opérer, afin que l’enduit y adhère bief' Les crépis et les enduits se crevassent ou se dent par suite de l’effet de la poussée et du ^ ment.
- Quelquefois on colore les enduits en g ris noha ' en y ajoutant du noir de charbon, ou en rouff6’ y mêlant de l’ocre rouge. .
- Lorsqu’on veut simuler la brique, on ajoibe,
- plâtre de l’ocre rouge, et avec la règle et Ie joints ou le crochet, on trace les joints en à nu l’enduit blanc que couvre l’enduit colore-
- L’épaisseur des enduits n’excède pas ordif , ment 0m01. Celle des crépis est très variable» elle ne va pas au delà de 0m02.
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- MAÇONNERIE
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- j^es enduits fouettés ou mouchetés sont plus dura-s due les enduits tisses.
- s enduits hydrauliques conviennent spécialement les murs humides.
- a 9°betage est le plâtre gâché clair qu’on lance p alai sur les lattis.
- sert ^n®ra,l’ Ie Plâtre au panier ou plâtre ordinaire îaireaU Cr®PlssaSe des murs, et le plâtre au sas à •V)6 enduits; le plâtre au tamis est employé s les crépis fins et les moulures. pl;\trS ?nouc^ettes sont les résidus du tamisage du
- i0int°iements des maçonneries de pierres gra-^ dues, calcaires, brutes ou taillées, se font en q* ler de chaux ou de ciment, appliqué au moyen les .e.sPa*u^ ou d’une petite truelle. Il faut lisser ^0lnts au fur et à mesure qu’on les remplit. s soubassements des bâtiments humides doi-
- veat
- fit
- e|;re enduits d’un ciment.
- m an° en bourre. — Dans quelques localités, en lait ^ne Par exemple, où le plâtre est cher, on 60 Souvent les enduits intérieurs avec le blanc en CQ i ^ formé de chaux éteinte et de bourre. La (W due forme cet enduit n’a que 1 ou 2 millim. ^Paisseur. Avant de mêler à la chaux la bourre
- ^Vec
- Poil
- provenant des peaux tannées, on la bat
- ead ,(^es baguettes, afin de la bien diviser. Cet ^ d Se lisse avec la truelle.
- Co Plus ordinairement on applique une seconde , de blanc de bourre quand la première est à " sèche.
- Moitié
- 12 tu
- de ,Kl °gr. de bourre suffisent pour 1 mètre cube cdaux grasse éteinte,
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- Ouvertures. — Les ouvertures ou baies s011 couronnées par un linteau ou palâtre portant plein sur les jambages des trumeaux.
- Les linteaux sont en bois, en pierres ou en ques. Dans beaucoup de localités, les linteaux so® formés d’une seule.pierre calcaire, granitique ol) schisteuse. Les linteaux en bois doivent être pla°f en retraite du nu des murs et plus haut que *9 hauteur réelle des baies, afin qu’on puisse les co11 vrir d’un lattis et d’un enduit.
- Il est essentiel de ne pas oublier dans le p*8 d’une construction qu’il doit y avoir, autant cp,e possible, concordance dans les ouvertures entre ^ rez-de-chaussée et les étages supérieurs.
- Dans tous les bâtiments bien construits,
- OU
- établit des décharges ou arcs de cercle au-desso115 des linteaux des baies, pour décharger les pie^s droits. Ces décharges se font en briques ou el1 moellons taillés en voussure.
- Les tablettes formant les appuis des crois^ doivent être posées après la construction. sont encastrées seulement sous les enduits.
- Les jambages sont toujours montés vertical
- ment.
- Le seuil est l’appui d’une porte ; il doit être ^ pierre dure.
- On ferme souvent les baies par des plates-ba^ê‘ légèrement cintrées et faites en briques ou $ moellons appareillés et de bonne qualité. E moellons permettent de faire des plates-ban^ ^ très droites, quand ces pierres ont été tail^ d’après une épure.
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- DU PISÉ ET DU TORCHIS
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- t^dnteau des baies qui sont munies de volets à ei>ieur, doit présenter une feuillure.
- (p 01,11 Plus de détails, voir Manuel du Maçon ^cyclopédie-Roret).
- II. DU PISÉ ET DU TORCHIS
- riegJs®-" Les habitations, les granges, les berge-eti ;6tc-’ dans plusieurs localités, sont construites Süp Se °u en lerre battue ou pilonnée et desséchée fort ^ace' Cette construction est économique et r^^'le dans les contrées où les pierres sont tep ’ e^e peut être exécutée au moyen de ^ s franches ou silico-argileuses. la e S terres fortement argileuses sont impropres à Seat I1^ec^ori de cette maçonnerie : elles se crevas-terre Prennent du retrait en se desséchant ; les ellegs Sat»lonneuses ne conviennent pas non plus ; asse^ nian(ïuent d’union et ne présentent jamais c^ip^ solidité. Les terres graveleuses ou cal-y6s s°ut aussi impropres à faire du pisé.
- °lc* comment on opère :
- claie S avo^r emotté la terre, on la passe à la Peut’ a^ln débarrasser des pierres qu’elle
- il Slliî0ntenlï‘, on l’arrose ensuite très légèrement ;
- suffît : Pdoti
- ffu’elle soit assez humide pour qu’on puisse to^lulonner entre les doigts et qu’elle conserve en a anf lu forme qu’elle a reçue. Lorsque la terre
- aiUsi
- cte préparée, le maçon-piseur la place sur
- Cï.!cen,<*1 du mur à construire, dont la t*ar a1*1, 6S*i déterminée par un encaissement formé es ehüssis mobiles et par des tables appelées
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- hanches, et il la comprime à l’aide de pilons con^' sous le nom de piloirs, battoirs. Pour faciliter1* liaison des assises entre elles, on incline les secti011; des banchées en sens contraire des premières ou ^ suivantes. Le plus ordinairement les sections angles sont alternes et d’aplomb, et elles consolidées par un tirant en bois. A chad11* assise, on appose les faces internes des banches.
- On augmente la solidité du pisé en humectant * terre avec de Veau de chaux. On le rend durable encore en employant une terre siÜc(,( argileuse et en y ajoutant 1/10 environ de chal,) vive.
- Dans beaucoup de contrées, les fondations, * base et les angles des murs d’élévation et contour des ouvertures sont construits en pie^ ou en briques, afin d’augmenter la solidité, durée de la construction. M
- Pour garantir le pisé de l’action destructive l’air et de la pluie, on doit le recouvrir, quand est bien sec, d’un enduit de chaux et de sable, jj* de plâtre ou de blanc à bourre. Tous ces end11 sont lissés avec la main de bois. j
- Ces enduits ne doivent être appliqués que qlia(i le pisé est parfaitement sec. ^
- Le pisé est répandu dans les départements j l’Ain, du Rhône, de l’Isère, de la Loire, etc., °ll;i rend de grands services lorsqu’il a été 1. pendant la belle saison, c’est-à-dire de ma^ octobre.
- id'1
- Lorsque la terre est à pied d’œuvre, deux vriers habitués à ce genre de construction piaçon-pileur et son nianœuvre), font envi
- o11'
- fOl1
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- bU PlSE Et DU TORCHIS
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- métrés cubes de maçonnerie dans une journée de ^Va*l de dix heures.
- es murs en pisé ont de 0m 40 à 0"' 50 d’épaisseur, haque jour, à la fin des travaux, on protège les des élevées avec de la paille dans la crainte
- qii’u F
- ne survienne un orage pendant la nuit.
- ne
- ans ce genre de construction, il est très utile i 16 Pas oublier que le pisé, en général, adhère j^^^itement au bois et qu’il faut faire reposer Ca ?°u^res et les solives sur de fortes planches en-^rees horizontalement dans le pisé. e ans le Velay, on augmente la solidité du pisé Couvrant chaque assise et toutes les sections rt^.^ain de mortier. Ailleurs, on remplace le
- ler par une forte ardoise.
- . ^n faq aussj (p, piM en béton.
- c°nipose :
- Voici comment on
- Chaux délitée. . . ....................10 parties
- Terre franche............................27
- Sable ou petit gravier.................63
- Chaux hydraulique.......................14 parties
- Cendre de houille tamisée............... 8
- brique pilée............................ 8
- Sable ou petit gravier..................70
- ^es pisés-béton acquièrent beaucoup de dureté.
- Tn
- rchis. — H existe des contrées où les bâti-s ts ruraux, au lieu d'être élevés avec de la terre la eirtent’ sont fuit® avec de la terre franche, à qnelle on a mêlé de la paille ou du foin. Ce t0‘ u- constraction est connu sous le nom de ?c bauge ou bauche.
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- Le torchis sert aussi à faire les remplissages aires de plancher, ou des cloisons et dans les pall‘ de bois.
- Voici comment on le construit :
- La terre franche est gâchée avec de la paille0! du foin haché, dont les brins ont de 0,n 10 à 0"' de longueur. On lisse les parois avec une triie^ ou une main de bois. On a soin de mouiller Ie' assises pour quelles adhèrent les unes aux autroS Quand les murs sont secs, on les couvre d’1*11 enduit.
- 11 est très important que le torchis, comme ^ pisé, repose sur une fondation en pierres ou ^ briques excédant le niveau du sol de 0mo0 envir00' Le torchis, comme le pisé, doit être proscrit da^ les lieux exposés aux inondations.
- r
- Colombage. — On donne le nom de colomb aux pans de bois hourdés en terre ou torchis ^ recouverts d’un mortier à chaux et à sable, ou plâtre (Voir planche IX, fig. 13 et 14).
- Instruments employés par les maçons. —' ^ maçon se sert d’une truelle, d’une hachette, d'llt marteau, d’un marteau bretté, d’une règle mëpl^ d’une règle carrée, d’une main de bois, d’un niv^ et d’un (il à plomb.
- Le plâtrier fait usage du grattoir, de la truelle ^ plâtre, de la taloche, de règles, d’une truelle brett£ê' d’un guillaume, d’un riflard et de gouges de divefS calibres.
- Ces deux ouvriers ont à côté d’eux une auge pd1’ ou moins grande, et dans laquelle le compagnon9 disposé le mortier ou gâché le plâtre.
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- CHARPENTERIE
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- Le mortier est placé à la portée du maçon par le noeuvre qui le porte à l’aide de l'oiseau ou laye.
- III. CHARPENTERIE
- c^arPentier est chargé de disposer les pièces Upl Arment les combles, de construire les esca-s en bois, les auges et les râteliers.
- initions. — Les pièces de charpente sont te ITl^)^es au moyen de tenons et de mortaises. Le Se^n est un bout de bois diminué dans son épais-r> la mortaise est le trou qui le reçoit, p j,n distingue deux principaux assemblages : (jj. assemblage carré, qui réunit les pièces à angle ’ Passemblage à onglet, qui sert à joindre les es qui se rencontrent obliquement. sen , * assembla.ges les plus employés sont : 1° l’as-hrt . . e U nu~bois; 2° l'assemblage à tenon avec, ren-l'assemblage à double tenon; 4° l'assemblage Çop eue d’aronde ; 5° l'assemblage à trait de Jupiter; re nfSSern^lage carré; T entin Y assemblage oblique à q ^ d’équerre.
- eç, n d°nne le nom de pièces moisées h des pièces S >A m^'Lois, alin de recevoir celles qu’elles • lassent et dont elles augmentent la solidité. Les s S°n^ Par ^eS Voulons. On appelle poutres
- tures
- °ises j
- %ees> celles qui ont été fortifiées par des arma-en fer.
- ®°ïQble. — Le comble détermine la forme du manière d’être varie suivant les contrées Matériaux employés pour faire la couverture.
- l°it. sa etles
- général, les combles doivent présenter le moins
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- MISE EN OEUVRE t>ES MATERIAUX
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- de surface possible dans les contrées où les ve^ sont violents ; c’est dans les localités où les nei^ sont très abondantes que leur inclinaison est l3 plus prononcée.
- On divise les combles en combien simples et e( combles composés. Les premiers sont à un ou deu> égouts. Les seconds offrent quatre pans inclinés sens contraire, deux à deux ; on les nomme com$ brisés ou combles à la Mansard; ils sont peu eî>] ployés en constructions rurales.
- Les combles simples qui présentent deux loi^ pans et deux croupes, se nomment arêliers. ^ croupe est toujours en retour de la face.
- Les appentis ne présentent toujours qu’llI1‘ demi-croupe.
- La hauteur des combles varie suivant le ge^ de couverture qu’on adopte et la contrée habite. .
- Ainsi, la tuile ne peut pas être posée sur
- comble très élevé, parce qu’elle n’est pas
- 0,
- comme l’ardoise au moyen de clous; le zinCt cause de son faible poids, peut couvrir des t0) ayant une très faible inclinaison.
- Les combles construits dans les localités où '
- vents sont violents, où les couvertures sont fa',
- nf1
- en tuiles, doivent etre très solides et présentera de surface. Le contraire a lieu dans les coutr®1 où l’ardoise couvre les bâtiments, où les sont très abondantes. I
- La neige qui tombe abondamment sur une v ture peu inclinée et qui y réside, la charge co11' dérablement.
- L'inclinaison d’un comble est l’angle que f°rP
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- CHARPENTERIE
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- Plan incliné qu’il présente avec l’horizon. Cet Peut ®lre cle PU0’ 2o\ .SS", 45° et 60u. Dans ce jhier cas, la surface est double de la projection, n a hgure 5 représente trois inclinaisons : A, 45°;
- *’32°;c, 18».
- Fig. 5.
- e comble est formé des pièces suivantes :
- Peut'^r^ersi pièces de bois inclinées suivant la k0l e (îUe le toit doit présenter, et assemblées d’un ip ^ns l’entrait ou le blochet, et de l’autre dans
- pinçon.
- reço. ra^i tirant, pièce posée horizontalement, qui qo les extrémités inférieures des arbalétriers et p Çüefois le poinçon.
- ZqJÏUx entrait, entrait retroussé, pièce placée hori-Süe a 6lTlenl’ assemblée aux deux tiers de la lon-
- r des arbalétriers, afin de les empêcher de
- 7er; cette pièce supporte le poinçon.
- r ---- . -
- %er
- se^np0ï?, charpente verticale dans laquelle s’as-^ lent les arbalétriers et qui soutient le faîtage, ç ta9ei filière, charpente composée de pièces de °nstructions agricoles. 6
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- bois placées bout à bout, les unes à la suite deS autres, dans toute la longueur du comble.
- Panne, pièce placée sur les arbalétriers dans ^ longueur du comble, soutenue par des tasseau* appelés chantignoles ou taquets, et destinée à sup' porter les chevrons. Ces taquets sont lixés sur leS arbalétriers à l’aide de forts clous.
- Sablière, plate-forme, charpente qui repose sur ^ haut des murs dans le sens de leur longueur el qui reçoit la base des chevrons.
- Contre-fiches, petites pièces assemblées obliqué ment dans les arbalétriers et le poinçon, et desh' nées à les fortifier.
- Jambes de force, pièces inclinées, assemblées dau* les arbalétriers et le faux tirant ou reposant sur ll!l corbeau h, destinées aussi à les raidir.
- Aisselier, pièce droite du comble destinée à f°r tifier les enlraits.
- Blochet, petite pièce qui remplace l’entrait et P1 est destinée à recevoir le pied des arbalétriers °l1 des arêtiers. Le blochet repose sur le haut des ou sur la sablière avec laquelle il s’assemble.
- Chevrons, pièces posées sur les pannes et sur Ie* quelles on fixe le lattis des couvertures.
- Coyaux, petits chevrons reposant sur les chevroflS et l’entablement, destinés à donner plus de saP à l’égout du toit.
- On donne le nom d'empanons à des chevf<P d’inégale longueur reposant sur la sablière et ^ l'arêtier ou arbalétrier de croupe. L’empanon A milieu de la croupe est indiqué sous le non1 chevron de croupe.
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- CHARPENTERIE
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- , Sous le nom de fermes surhaussées (flg. fi), on dé-Sl§ne les combles qui ont en hauteur plus de la Moitié de la largeur du bâtiment.
- Les toits, dans les pays où la neige est abon-^ïite, ont une hauteur qui égale souvent les 3/4 e la largeur du bâtiment.
- Fig. 6. Comble surhaussé.
- Légende
- a, fau
- e ' ,enlTait; b, poinçon ; c,c, arbalétriers; d, d, contre-fiches ; Jambes de force; j\f, blochets; g, entrait; h, corbeau en ou en bois; i,,i, pannes; k,k, chevrons; l, l, sablières.
- c°mbles surbaissés sont ceux qui ont en hau-8) ^aoins que la moitié de leur largeur (fig. 7 et q^’,. es derniers combles sont très répandus, parce s demandent moins de charpentes et qu’ils Se9tent moins de surface à couvrir.
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- Fig. 7. Comble surbaissé de 40°.
- Légende
- A, arbalétrier; B, entrait; G, entrait retroussé; D, contre-fic^' E, jambe de force; H, faîtage; I, panne; K, chevron; L, sS blière; M, coyau.
- Fig. 8. Comble surbaissé de 35°.
- Légende
- A, A, arbalétriers; B, entrait; D, poinçon; E, E, contre-S^, F, F, jambes de force; I, 1, jambes de force; 0, faux ' P, clievron ; N, sablière.
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-
- CHARPENTERIE
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- distingue, en outre :
- Les combles à petite portée ;
- Les combles à moyenne portée ;
- Les combles à grande portée.
- Les premiers ont moins de 7 mètres, les seconds e ^mo0 à 13m6o, et les derniers, au delà de 14 mè-res de largeur.
- ,Le comble brisé ou comble à la Mansard (fig. 9), est usité que dans la construction des maisons
- 9. Comble brisé ou comble à la Mansard.
- Légende
- ’q ad)al étriers ; B, entrait,; D, poinçon; F, jambes de force;
- ’ hochets; H, jambettes; I, aisseiiers ; L, faîtage; O, échanti-fn.oHes ; p chevrons ; T, pannes de brisis ; u, chevrons de "Osis.
- d'K
- , Citation ; on l’emploie peu dans les fermes ou caàs Jes constructions agricoles. Cependant, comme rtaius propriétaires désirent joindre leur demeure x bâtiments de leur exploitation, nous avons cru
- 6.
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- 102
- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- utile d’en donner un dessin, afin de rendre ph,s complet cet aperçu sur les différents modes & charpente.
- Voici maintenant les dimensions moyennes pièces de bois qui composent les charpentes :
- Ferme simple
- Largeur
- dans Arbalé- Poin- Jam^*
- œuvre trier Tirant, eon Faîtage de l'oi‘ce
- met. ni. ni. m. m. m. ni. m. ni. 111 ’
- 6 0.19 à 0.22 0.27 à 0.32 0.19 0.16 à 0.19 »
- 9 0.24 à 0.26 0.33 à 0.40 0.24 0.17 à 0.20 »
- 12 0.30 à 0.32 0.37 à 0.47 0.30 0.20 à 0.22 »
- Ferme avec entrait retroussé
- 6 0.15à 0.18 » 0.15 0.16 à 0.19 0.19à0$
- 9 0.19 à 0.22 » 0.18 0.17 à 0.20 0.24 à 0.v
- 12 0.23 à 0.27 » 0.22 0.21 à 0 22 0.30 à O.*1
- Les chevrons ont 0m09, 0m10 et CT 12 de largelir’
- suivant la portée dans œuvre. On donne au* pannes 0“19, 0"'20 et 0"22, suivant leur longueur'
- Les blochets ont 0"'22 de hauteur, sur 0"'l6 largeur.
- Lorsqu’un comble ne présente qu'un seul pan, lui donne le nom de demi-ferme, et le bâtinie11 qu’il domine est appelé appentis.
- Un hangar est un bâtiment soutenu par ^ piliers en pierre ou des poteaux en bois. Chaque poteau a pour appui un dé ou piédestal en pier,e ou en maçonnerie. II a deux versants ou deU* pans.
- Le long pan est le côté le plus long d’un comï^'
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- CHARPENTERIE
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- donne le nom de travée à l’espace compris (j re deux fermes de comble. La ferme se compose e ^üx arbalétriers.
- nos jours, dans diverses exploitations, mais tout en Alsace, on prolonge très fortement les Obleg en ayant des murs de face, de manière à lr une toiture formant une grande saillie. üt^es avances de toit s’obtiennent en établissant B galerie qui soutient les coyaux ou en prolon-^ tes chevrons, dont les extrémités inférieures . *enl alors sur une petite panne soutenue par n ^1Sselier reposant sur un corbeau, et par une J^bette de force.
- ln> on fait usage de nos jours de fermes en et en fer, qui ont un tirant en fer boulonné à est ®xtrémités et qui remplace l’entrait. Ce tirant etl °rizontal ou composé de deux parties inclinées Sens contraires, fixées au bas des arbalétriers et
- s°at
- etl fer
- eaues ou reliées au poinçon à l’aide d’une tige
- (voir planche IV, fig. 15).
- clair&fl de bois' ~ Pan est un mur a
- tagee'yoie formé de pièces de bois, qui a l’avan-
- s’éle léger, d’occuper peu de place et de
- rieilVer rapidement; il remplace les murs exté-intérieurs. Les vides ou entreroux sont recc) 1S m°ellons, de plâtras ; alors on les *re d’un lattis sur lequel on applique un ^ • Quelquefois on le garnit de torchis.
- Var,tes^anS SOnt cornPos®s ^es pièces sui-
- blières, r,,^
- ^anchers •
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- MISE EN OEUVRE UES MATÉRIAUX
- Poteaux comien, pièces placées aux angles
- é
- dans lesquelles s’assemblent les sablières de chadLie étage ;
- Poteaux d'huisserie, qui forment les côtés ^ baies et supportent les linteaux ;
- Poteaux de remplissage, qui servent à garnir 0,1 partie les vides ;
- Décharges, pièces de bois inclinées posées en se'1' contraire les unes des autres et destinées à soula^ les sablières et les poitrails.
- Poitrail, poutre horizontale reposant sur les f teaux d’huisserie et destinée à porter un mur face ou un pan de bois, au-dessus d’une bai0 ‘ grande ouverture. ,,
- Croix de Saint-André, pièces remplaçant part01' les décharges et qui s’assemblent à mi-bois ^ les autres pièces.
- Tous les pans de bois ont pour soutien un rfl en maçonnerie. ,
- Voici l’épaisseur des pièces composant les Pal> de bois :
- df
- Poteaux corniers...................û"‘25 à 0™27
- — d’huisserie................0m19 à 0®22
- — de remplissage.............0m16 à 0®22
- Décharge, croix de St-André. . . Ûml6 à 0®22
- Sablière............................0m12 à 0®1^ /
- Les poteaux de remplissage sont espacés de e à O"133. ^
- Les poteaiix des cloisons portant plancher ont 0m14 à 0m16 au carré ; on donne aux poteaux tant pas plancher de 0”11 à 0m14. ^
- Planchers. — Les planchers sont formés pièces de bois posées horizontalement et tout00
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- CHARPENTERIE
- 105
- Ils forment les étages des bâtiments et lyent affleurer le seuil des ouvertures.
- ^ La poutre est une grande et grosse pièce destinée fa^PP°rter les solives ; elle repose sur les murs de
- Pier
- ’ de pignon ou de refend ou sur des corbeaux, I res encastrées dans un mur sur lequel elles rtlient une saillie.
- S(^es clives forment le plancher ; elles reposent Poutres dans les planchers composés; elles des eilCastrées dans les murs lorsqu’elles forment Planchers simples ; elles sont espacées de 0ra33.
- etn °5S(fUe les solives ont une grande portée, on d’eP^C^e ^eur flexion en plaçant entre chacune qu, es On bout de bois qu’on appelle étrésillon, et °o fait entrer de force, la
- solive que l’on place de manière à laisser ün c/i, destiné à l’âtre d’une cheminée, s’appelle
- 6sPace
- ù'eTi!'6 ’ e^e s’assemble à tenons dans les solives \'.u oêtrures qui passent de chaque côté de da ^nP°ir es^ che^être qui longe un mur s’ass passe un tuyau de cheminée ; il
- Les
- mble aussi dans les solives d’enchevêtrures, date! S0^ves ne doivent jamais reposer sur les
- aux ou les voussures des baies. Pour éviter
- Oq I encastre une lambourde dans le mur et ce Ul /ad supporter les solives. On peut au besoin, e^O1 vaut souvent mieux, recourir à une
- ye^rs<îUe dans les planchers d’assemblage on ne Map î!aS auê>menter sensiblement l’épaisseur du kitr(f Qv' 0n fait reposer les solives sur des lam-es fixées le long des poutres, à l’aide de
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- 106 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- boulons à écrous et soutenues au moyen de f°rl étriers.
- On accroît la rigidité du plancher à l’aide d’115 tirant en fer, dont l’extrémité est engagée fi l’extérieur du bâtiment dans l’œil d’un Y, d’ufl’ ou d’une ancre.
- Quand le plancher doit porter de louh^ charges, on fortifie les poutres avec des armaturf' en fer. Les pièces ainsi consolidées, sont dP" poutres armées.
- Les poutres doivent être en hauteur 1/18 delell| portée, et en largeur les 2/3 de leur hauteur- ^ solives ont, en hauteur, 1/24 de leur longueur-, les espace toujours de manière qu’une latte plllS' être clouée sur quatre solives.
- Les madriers de sapins formant plancher à pe^[ portée ont 0“ 22 de hauteur et 0“ 05 à 0“ 07 de $ geur.
- On donne aux poutres des planchers les dim®11 sions moyennes suivantes :
- Portée dans œuvre Largeur Hauteur
- 4 mètres 0m 27 0m32
- 5 — 0m 30 0™ 36
- 6 — 0'" 33 0ra40
- 7 — 0m 35 0m 44
- 8 — 0® 37 0m 48
- 9 — 0-41 0m51
- 10 — 0m 43 O™ 56
- Toutes ces dimensions ' * et celles qui prece*-*
- supposent que les pièces sont en bois de chêne
- bonne qualité.
- On remplace quelquefois le bois dans les P
- la"'
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- CHARPENTERIE
- 107
- Par des fers à double T ; ces fers ont de 0”'10
- d ()m 4 9 i ' ’
- 4 ue largeur.
- c CaHers. — Les escaliers servent de moyen de y.^^ication entre les différents étages d’un jj, . ; on les construit : 1° en charpente ; 2° en
- auiserie ; 3° en pierre.
- des S ^eux Premlers sont utilisés dans la plupart qu, destructions, depuis le rez-de-chaussée jus-ceti^U ®renier i Ie dernier ne sert que pour des-e dans les caves et monter à un premier du h1' J01,80!116 l’escalier doit être situé à l’extérieur
- unent.
- de,
- Tous les 9rës La
- escaliers sont composés de marches ou superposés les uns aux autres, et de limons. *om ïnarc^ie comprend : 1° le giron ou partie hori-sur laquelle on pose le pied ; 2° la' contre-de k • 0u Partie verticale. Le limon est une pièce dail 0ls rampante destinée à recevoir et à soutenir face ervt-ai lies en crémaillères qu’il présente à la
- dpc 1Ilterne, l’une des extrémités des marches et Sco“tre-marcheS.
- Ijjj. ^lr°n est dit giron droit quand il a la même d«n<5 ^ans toute sa longueur ; on l’appelle giron q quand il va en s’élargissant, qm a donné le nom de mur d'échifjre, au mur ^soutient l’autre extrémité des marches, laq. ,Ca9e est la partie vide du bâtiment dans e existe l'escalier.
- les aPpetle palier la plate-forme d’un escalier où Les^k08 son* iuterrompues.
- Mlx/^ers permettent de se reposer à chaque ré-011 ou demi-révolution de l’escalier.
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- 108
- MISE EN OEUVRE DES MATERIAUX
- La pièce de bois qui soutient, à chaque étage» j85 limons, forme la marche palière ou derni^' marche d’un étage. .
- On donne ordinairement au giron de 0m27 de largeur, et de O” 03 à 0m0i d’épaisseur. ^ contre-marche doit avoir de 0m16 à 0ml8 a hauteur, sur 0'“002 à0m003 d’épaisseur. Quant à** longueur de l’emmarchement, elle doit être &sS, grande pour que deux hommes puissent circi^ librement dans l’escalier. On lui donne de lm'^ lm30 de largeur. Il est très nécessaire que la peD,j des escaliers ne soit pas trop rapide, afin qu’il so commode aux ouvriers qui portent de lolir ' fardeaux.
- Le garde-fous qui enveloppe le jour de lier, afin de prévenir tout accident, se noto11^ rampe; il est supporté par les limons et porte main-courante.
- La rampe, qu’on nomme aussi volée d'escd1®^ doit avoir de 0n,90 à 1 mètre de hauteur, et ne Pa’ dépasser 40° d’inclinaison.
- On divise les escaliers en escaliers à marches rallèles ou escaliers droits et en escaliers à mM'f, tournantes ou escaliers en limaçon. Ces dev^' sont difficiles à construire et moins commodes aU' ouvriers portant de lourds fardeaux. I
- Les escaliers qui conduisent aux grenie^ . grains doivent être, autant que possible, à glr° droits.
- L’escalier, dit échelle de meunier, n’a pas °r nairement de contre-marche.
- Les perrons sont des escaliers situés en deP Ll
- des bâtiments; ils desservent les rez-de-cha®
- SS*
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- COUVERTURES
- 109
- oU }e
- L h Premiers étages ; ils sont simples ou doubles.
- P Us généralement ils sont en maçonnerie.
- , *que les marches sont en pierre, on fait des déni Ures a chaque degré, pour qu’elles ne se pepracenl point. Quand il s’agit de marches d’un que^’ 0n fait quelquefois des encastrements, afin eau ne s’infiltre pas au travers des joints.
- \^Utils charpentier. — Le charpentier fait ^ une herminette, d’une bisaiguë, d’une fausse de J*1' d’une hache, d’une cognée, d’une doloire, hrièleailx' d’un bédane, d’un passe-partout, d’une diye 6' SCîes ayant diverses voies, de gouges de d'un ^6S grosseurs, d’un compas, d’un niveau et Jf11 à plomb.
- tnat,Ces °ntils, il faut ajouter la rainette qui sert à Phir»^ ^es Pièces, et le maillet, la masse et la
- P
- Vol
- en fer.
- ,/Plus de détails, voir Manuel du Charpentier, bois ! e*; Atlas, et de la Construction des escaliers en v°h et Atlas (Encyclopédie-ftoret).
- IV. COUVERTURES
- Soug |
- riaux 6 ri0m de couverture, on désigne les maté* P°se ’ Cornme les ardoises, les tuiles, etc., que l’on Le uf ?e ^aüis des combles. htte lst se compose de lattes et de voliges. La S°U f)}°V^ent d’un brin de chêne refendu suivant ^033 d e^e a ordinairement lm30 de longueur, senf ^ h” 041 de largeur et 0m005 à 0ra007 d’épais-de Sap.a v°tige est une planche mince de peuplier, q0 ’ eic-5 ayant 2 mètres de longueur sur 0ra15 * étions agricoles. 7
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-
- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- 110
- à 0ra20 de largeur sur O”015 d’épaisseur; elle P^e environ 5 kilogr. le mètre carré.
- Le lattis est désigné sous le nom de lattis à cl^ voie quand les lattes ou voliges sont espacées de 1 à 14 centimètres, et sous celui de lattis jointif quaD les lattes se touchent pour ainsi dire.
- On donne le nom de solin ou niellée, à la border6 de plâtre ou de mortier qu’on fait sur les couver tures le long des murs de pignon ou de cheminée5 pour y sceller les tuiles ou les ardoises. Le est la partie de l’ardoise ou de la tuile qui esta découvert.
- Tuiles. — Les tuiles plates sont munies
- d'ue
- crochet qui permet de les arrêter sur des lattes des tringles en sapin clouées sur les chevrons. ,
- Les tuiles creuses se placent d’une manière diS6 rente. Les unes sont posées sur la partie convese; les autres recouvrent les bords de deux rangées) droite et à gauche. Souvent, on les scelle sur plan du toit à l’aide d’un mortier ordinaire ou draulique. Ces tuiles ayant une tendance à gl’f dans le sens de la pente du toit, ne doivent e\ employées que sur des toitures ayant une incli°al son de 15 à 25°.
- Les tuiles creuses ou tuiles à canal, reposent l°]l
- jours sur un plancher de voliges fixées sur
- de»
- chevrons espacés d’axe en axe de 0m32. Ces
- U#
- forment des rangées parallèles creuses ou convev^ Elles sont communes dans les régions du sud du nord. Dans les pays où l’on redoute des velV violents, on les consolide avec des pierres.
- Les tuiles en S dites tuiles flamandes sont maCo11 nées sur les joints.
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- COUVERTURES
- 111
- 0®
- Ces tuiles, souvent inégales et gauchies, sont Posées à recouvrement.
- Le pureau des tuiles creuses varie entre 0m2o et et celui des tuiles flamandes de O"124 à O1" 26.
- L’égout des couvertures en tuiles plates ordinaires c°Uiprend deux rangs de tuiles.
- La pose des tuiles de Montchanin ou des tuiles à ^couvrement se fait sur des lattes en sapin ayant J* SUr 30 millimètres d’épaisseur. Il est très impor-ant (je jajjer parfaitement d’équerre et aussi de . acer d’équerre les tuiles sur les lattes qui doivent
- etre
- espacées de 0ra3o, sauf la deuxième qui sera
- Approchée de la première de 0m33 Ardoises. — Au lieu d’accrocher l’ardoise à une atte de coeur de chêne, on la cloue sur des voliges , Lois blanc espacées les unes des autres de 0m07 a P™ 10, suivant la longueur de l’ardoise, afin ^ elles se sèchent mieux après la pluie.
- L’ouvrier, chargé de la pose de l’ardoise, com-
- ^Qce
- par établir l’égout, qui se compose de deux
- ^ quelquefois de trois rangées superposées d’ar-j^lses, selon que l’égout doit être simple ou double. rsqu’il a terminé cette pose, il trace sur la der-
- rangée, à l’aide d’un cordeau blanchi à la
- Uièpe
- une ligne; c’est sur cette ligne blanche que
- afïiei
- Lord
- inférieur de la rangée supérieure doit /Urer. Cette rangée posée, il continue son tra-u en agissant de la même manière pour les tres rangées supérieures.
- ^Vant de commencer son travail, le couvreur auiine rapidement les ardoises les unes après les tres, et sépare les ardoises fortes et les ardoises
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- 112
- mise en œuvre des matériaux
- minces. Les premières sont employées à la base du comble et les secondes au sommet.
- Il est très essentiel de lixer çà et là d’excellents crochets eu fer sur les chevrons, à l’aide de boU' Ions à écrous. Ces crochets servent à fixer les échelles en cas d’incendie ou lorsqu’il y a lieu de réparer la toiture. Par cette disposition les coii' vreurs brisent toujours moins d’ardoises.
- J’ai dit que les ardoises d’Angers étaient gris bleuâtre; celles de Renazé (Mayenne), et celles de Rimogne (Ardennes) sont d’un beau bleu foncé; celles de Fumay sont rouge-violet, celles de Mon' thermé (Ardennes), gris verdâtre.
- Les ardoises sont employées dans la Rretagne, les Ardennes, le Ras-Limousin, l’Avranchin, etc.
- En général, les ardoises ont un aspect agréable mais si elles sont légères, unies et brillantes, elle® sont susceptibles d’absorber l’humidité, parce qu’elles sont poreuses, et d’être détruites ou détériorées par la vapeur.
- Toutes les parties des toitures dépassant les murs doivent être garnies, plafonnées avec des voligeSi afin d’empêcher les grands vents de soulever les ardoises ou les tuiles. Ce voligeage se fait sous leS chevrons.
- Lorsque le plan du toit est en saillie sur les pignons, on cloue une volige sur le côté du demie1* chevron et on y fixe une bordure ou rive en ter cuite à recouvrement. Cette rangée de tuiles a 0m 30 de largeur ; elle prévient les avaries causées par les vents violents. On la fixe à l’aide de vis. O*1 peut la remplacer par une planche en sapin doi^ la partie inférieure est découpée en festons.
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- COUVERTURES
- 113
- g mètre carré de couverture en ardoises exige métrés linéaires de voliges, 36 pointes à voliges . 75 à 200 clous à ardoises, selon les dimen-
- smns (je ceues_ci#
- 6e pureau dans toutes les couvertures doit avoir viron le tiers de la longueur de l’ardoise ou de mie, soit 0m 11 environ de longueur. Si le pureau ^sentait une surface plus grande, la toiture n’au-j” Pas la solidité qu’elle doit présenter. vUand les deux pans d’un comble ont été cou-
- verts
- on s’occupe du faîtage et des solins. Le faî-
- se fait avec des tuiles creuses dites tuiles fa?-
- Hères Plâtre
- Plâtre
- être
- Ces tuiles sont posées sur une embarrure en et reliées les unes aux autres par un (llet de ou de mortier de chaux. Ces tuiles peuvent remplacées avantageusement par des faîtières
- a bourrelet.
- es noues ou angles rentrants que forment deux blés qui se rencontrent doivent être garnies c une feuille de zinc ou des tuiles creuses, l’ai aV.es’ ~~ On remplace quelquefois, comme je Plat Précédemment, les tuiles par des pierres g es> connues sous le nom de laves. Dans la de v °^ne e^es sont calca^resi dans les environs . esoul elles proviennent de calcaires schistoïdes, ^ s les Vosges elles sont fournies par le grès
- < ' réi dans la Basse-Bretagne elles sont schismes.
- Ces
- Pierres plates ont de 0'"02 à 0m03 d’épais-
- seur.
- Près C ~~ zlttG es^ aPP^cIu® sur un voligeage li»pniUe îmmif en peuplier ou en sapin. Sur ce vo-ou çloue parallèlement à la pente du tçjt
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- H4
- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- des tasseaux dont la section a la forme d’un trapèze et sur lesquels on plie et on relève sur une hauteur de O"103 à 0'"04 les bords longitudinaux des feuilles de zinc. Ces feuilles sont maintenues a11 moyen de pattes en zinc passant sous le tasseau et se repliant à l’arête de la feuille sans gêner la ch' latation. Les joints horizontaux sont formés par une agrafe. On termine en couvrant l’intervaUe correspondant aux tasseaux au moyen de couvre' joints fixés avec des vis ayant un collier de plon^ ou de clous de calotin soudés. Ces couvre-joinh ont aussi 2 mètres de longueur.
- Le zinc ainsi employé, c’est-à-dire posé à dilata' tion libre, est durable, surtout s’il est de bon110 qualité.
- Il est vrai qu’exposé à l’air, il s’oxyde, nia^ arrivé à cet état il n’éprouve plus d’altération, s1 n’est pas en contact avec le fer, le plâtre et le bo^ humide.
- On le soude avec un alliage composé de 40 partit d’étain lin et 60 parties de plomb, après avoir d0' cape les parties avec un pinceau imbibé d’acid6 chlorhydrique ou esprit de sel.
- Le zinc cannelé pèse aussi 7 kilogrammes ^ mètre carré. On le fixe à l’aide de pattes soudée^ sous les feuilles, qui ont 0m80 de largeur, et 0"’ ^ de longueur.
- Le vieux zinc a une valeur de 40 0/0 de son pr)* d’achat.
- Ardoises métalliques. — Les forges de Monta taire fabriquent des ardoise,s’ 'métalliques avec ^ tôle galvanisée. Ces ardoises pèsent chactb10 4 kilogr., et se posent sur voligeage. On les
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- COUVERTURES
- 115
- l?!ec des clous munis d’une rondelle en plomb. ^es ont 0"'40 de longueur et O"128 de largeur.
- recouvrement varie de 0"'04 à 0'"10, suivant ltlclinaison du comble: Le faîtage est en tôle gal-Vanisée.
- àul^ ar(^0^ses remplacent la tôle galvanisée et on-o, ee du’on appliquait il y a quelques années, en feuilles ayant 0"’002 d’épaisseur et pesant ~'J a 22 kilogrammes.
- £>7 0
- anches. — On emploie quelquefois les planches te^r - couvrir des constructions légères établies ^ Porairement. Ces planches sont toujours posées Recouvrement.
- c les rend plus durables en les couvrant sur les
- faces d’une couche de goudron et en répétant
- 'feux
- e badigeonnage tous les deux ou trois ans.
- Voj.es planches doivent avoir la' largeur d’une
- — Dans quelques localités, on emploie pi r rerïlPlacer les ardoises ou les tuiles de petites . ches en cœur de chêne que l’on nomme bar-
- O i
- So ' '-es planchettes de chene ou de châtaignier lo^Plus petites que les ardoises; elles ont 0m2o de chebUeur et Om 18 de largeur ; on les fixe à l’aide de jette* > en ou cf°us à Effes sont su-éyjtg a se gondoler par la chaleur et la pluie. On
- de
- üx
- cet
- ans.
- inconvénient en les couvrant, tous les
- •tic (f'une couche de goudron. On les rend
- (i’ah^bUStibles en les trempant dans une solution
- le of ^deau a généralement Ora 02 d’épaisseur ; on gm .Ue sur un lattis espacé de 0'"10. Il est rectan-e> à pan coupé ou arrondi. II faut le percer
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-
- 6^'
- 116 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- avec une vrille ou un vilebrequin pour éviter 4l*e le clou ou la cheville qui sert à le fixer, ne le f»sSf fendre.
- Il pèse de 40 à 44 kilogr. le mètre carré. ,
- Les grandes planchettes ont 0“30 de longueure 0n,20 de largeur.
- Chaume, — Il existe des contrées où les b^1 ments ruraux sont couverts avec des faisceaux paille, de roseaux et de bruyères attachés chevrons. Ces paquets sont placés à recouvrera et fixés sur les perchettes par des harts. On d0> employer de la paille de seigle, qui est beauc moins altérable que la paille de froment 0 d’avoine.
- Chaque mètre carré emploie de 20 à 25 kd° grammes de paille.
- Le faîtage est toujours recouvert de tuil^ creuses ou de terre franche délayée, ou de gazoïx;
- Les chevrons sont des perches de 0m05 à O1”^ de diamètre, qui sont arrêtés sur les pannes 1 l’aide de chevilles. Ils sont espacés de 0m6o. sur ces chevrons qu’on établit un clayonnage ‘ l’aide de perchettes. i(
- L’ouvrier presse fortement les bottes de paille
- 0#
- de bruyère les unes contre les autres. Il égalise
- pî
- brins inférieurement à l’aide d’un outil apP1 paroir.
- La bruyère doit avoir 0'"50 de longueur
- ,ek
- V
- roseau à balai (arundo phraomites) est super1'
- qui a des tJ»
- à la massette (typra latifolia plus molles et plus spongieuses. .f
- L’épaisseur des couvertures ne peut pas
- moins de 0"' 25.
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-
-
- COUVERTURES
- 117
- Carton. — Le carton bitumé est posé par bandes horizontales avec 0"05 de recouvrement; il est oioné seulement dans sa partie supérieure. On le Maintient à l’aide de tringles espacées de 0m30. Il a 0'“7o à 0™80 de largeur.
- Le carton non bitumé à enduit métallique de Gui-^este, est fixé aussi sur lattis jointif de voliges. On déroule les rouleaux parallèlement à la pente du Pour faire passer les feuilles de l’autre côté du
- toit
- fait,
- T w- et les clouer sur le larmoir ou égout.
- °ntes les feuilles doivent être étendues bien à |jinaL La deuxième feuille couvre la précédente de , ^ à 0n,08. Les couvre-joints sont des baguettes peuplier ayant 0"'03 de largeur et couvertes (pi11 enduit hydrofuge. On les espace de 0™ 30 à suivant la violence des vents.
- Le carton Guiceste a 0"'70 à 0“'7o de largeur. etie couverture peut être utilisée avec avantage SUr des constructions légères ou temporaires.
- Le goudron végétal ne corrode pas le bois. inclinaisons et poids des couvertures. — La P6Pte que doivent présenter les couvertures varie c°mme il suit :
- Tuiles à crocliets...................35 à 40‘
- — creuses......................21 à 27
- — à emboîtement. ...... 24 à 40
- Oardeau..............................35 à 45
- Ardoises.............................33 à 45
- Chaume...............................40 à 50
- Zinc.................................15 à 21
- Carton............................ . 20 à 25
- Les couvertures ont, par mètre carré, les poids ci-après :
- 7.
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- 118
- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- Ardoises métalliques . . . . . 4 kilogr.
- Zinc . . 7 à 9
- Ardoises d’Angers . . 18 à 22
- — des Ardennes . . . . 22 à 30
- Tuiles de Bourgogne . . . . . 90 à 92
- — à emboîtement. . . . . 40 à 42
- — creuses ...... . . 93 à 100
- — pannes . . 40 à 42
- Rardeau
- Ces poids ne comprennent, pas le poids des lattes, des voliges, des clous et du mortier ou du plâtre.
- Pour plus de détails, voir Manuel du Plombier-Couvreur (Encyclopédie-Roret).
- Y. CARRELAGE ET PAVAGE
- Carrelage. — Les carreaux carrés ou à six pans se posent sur une aire formée de sable, de terre franche ou de plâtras. On emploie pour les fixer du mortier de chaux et de sable lin ou de plâtre, auquel on ajoute un peu de suie, alin qu’il se durcisse moins promptement.
- Le carreleur doit avoir le soin, avant de corn-mencer, de prendre le niveau du seuil des baies et de Pâtre des cheminées, et de placer ensuite, de distance en distance, sur l’étendue de la forme, des repères, des rangées de carreaux, appelées augées, dans le sens de la longueur de la pièce. Ces lignes doivent être éloignées les unes des autres de deux mètres environ. Chaque carreau se place sur un bain flottant de mortier ; on l’asseoit au moyen de la règle posée sur les augées et les repères. Les joints doivent être très serrés.
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- CARRELAGE ET PAVAGE
- 119
- L ouvrier qui pose des carreaux carrés commence le long d’un mur dans le sens de la largeur de la longueur de la pièce à carreler. Lorsqu’il e se des carreaux hexagonaux, il opère d’abord ns un des angles et suit toujours une ligne qui ^ oblique ou perpendiculaire aux diagonales du liment. U assujettit chaque rangée à l’aide de la ^ gle ou batte. Il doit éviter de couvrir les carreaux e Plâtre ou de mortier.
- Quand on fait lin décarrelage, on nettoie les rreaux avec la hachette et on sépare tous les
- Preaux qui sont pourris et qui ne peuvent plus servir.
- bui,
- Peut, pour les salles à manger ou les vesti-,es des habitations, faire un damier blanc et lr avec la pierre calcaire de Tonnerre associée u marbre noir. Les carreaux ont 0m20 au carré. Les carreaux, dans les étages des bâtiments, P°sent sur une aire soutenue par de petites machettes minces en chêne ou des douves de neaux. Ces planchettes sont appelées bardeaux. clv S a*res a carreler situées dans les rez-de-j^aussée non établis sur cave, ne doivent pas être k >tïlées de plâtras, qui ont le défaut d’être absor-atlls et de rendre le carrelage humide.
- On
- car
- remplace le plâtre par du ciment, quand les
- reaux doivent couvrir l’aire d’une laiterie, etc. m.r>eg en terre_ — Les aires des rez-de-chaussée I t souvent en terre. Ces aires sont solides quand as ont été bétonnées.
- mis beaucoup de localités, les planchers des miers étages et des greniers ont aussi des aires terre ou en plâtre.
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- On établit ces planchers en couvrant les soliv^ de bardeaux ou barrelets, et ceux-ci d’une coucha de plâtre ou de mortier de chaux grasse et de sabl0' Ce revêtement a de 0"'03 à 0m05 d’épaisseur.
- Ces aires conviennent très bien pour des greniers à foin, mais comme elles ont le défaut de produir0 beaucoup de poussière, on doit éviter de leS employer dans les greniers à grains.
- Pavage. — Les pavés se posent sur une forM0 bien nivelée et ayant 0ra10 à 0m15 d’épaisseur. La forme à sec est formée de sable seulement; la forMe humide est en mortier de chaux et de sable, en gr°s béton ou en mortier-ciment.
- On appelle gros pavé ou pavé de roule, celui qui a 0m18 à 0"'22 de côté à la tête, et 0ra20 à O"'22d0 longueur; il sert pour les grandes routes. CeS pavés se refendent en deux; ces derniers pavés-que l’on appelle pavés de deux ou pavés refendus-sont ceux qu’on emploie dans les écuries, 1^ étables, les cours, etc.
- On dit qu'on remanie à bout, lorsqu’on enlèv0 les pavés pour les retourner sens dessus dessous-
- Les trottoù's que l’on établit dans les étables ou a l’intérieur des cours, doivent être bordés avec soin-Cette bordure peut être faite avec des pierres taib lées ou de gros pavés.
- Tous les pavés doivent être séparés par uo0 épaisseur de mortier ou de sable d’environ 0"'0L afin qu’ils ne se touchent pas, et recouverts d’un0 couche de sable, pour que le mortier se durciss0 plus promptement. On les consolide avec un pilo® appelé demoiselle, et pesant environ 50 kil°' grammes.
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- CARRELAGE ET PAVAGE
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- Les petits pavés ont O™ 22 sur 0,u16, et 0'“22 de aüte\n> ; ils sont très employés.
- Les pavés calcaires sont employés dans la Cham-
- la Lorraine, la Bourgogne, etc. On les rne pavés d'échantillon ou pavés bâtards. Les aiiers sont cubiques, les seconds ont des dimen-s variables. On peut remplacer les pavés cal-6s Par des moellons, quand il s’agit de paver s c°urs de porcherie, etc.
- aVage en briques. — Les briques bien cuites sonores posées de champ sur une forme solide p le d’un bain de mortier, constituent un bon pour les écuries et les vacheries.
- (W!ef0is’ pour qu’un pavage en briques soit
- Ljer( Ule» d est important que les briques s’emboîtent pi 'es unes avec les autres et qu’elles soient ees en épi ou a bâtons rompus (voir page 86).
- Ch
- Le Ue, %bl, loir
- Me;
- aque mètre carré exige 100 briques.
- qp Ravage en briques posées à plat ne convient dans les poulaillers, les laiteries ou dans les ^ire! sur les parties qui avoisinent les man-et ^.nes> H exige par mètre carré 30 briques sonores
- Les
- Hr * briques excellentes posées de champ. On
- a posées.
- bordures des trottoirs doivent être faites
- donne 0m1.2 à 0m15 de hauteur. latlg 1Ve&ux. — Les caniveaux que l’on établit cQnd • Cours 011 a l’intérieur des bâtiments pour p°itnÜlre les eaux pluviales ou ménagères sur un bf|a donné, doivent être faits avec des pavés, des Dv, ,.es °u des cailloux roulés reliés à l’aide d’un ler'Ciment.
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- Les caillouiis ou blocages ont 0™ 16 d’épaissell(' avec une pente de O1" 002 à 0m004 par mètre.
- Pavage en dalles, — Les dalles sont scelle^ bain de ciment ou de mortier de chaux. Leur süf face supérieure est piquée. On ne doit pas les avec du plâtre. j
- Pour plus de détails, voir Manuel du Carrelet du Paveur (Encyclopédie-Roret).
- VI. MENUISERIE
- Le menuisier est chargé de construire les pof^'j les croisées, les volets et les parquets. !
- Portes. — Les portes se divisent en p°r^! d’extérieur et en portes d’intérieur. ^ j
- Les portes d’extérieur, qui doivent être en cli^1 comprennent : 1° les portes charretières, qui feriï^11.! l’entrée principale des fermes et des granges; e\ : ont deux battants ou vantaux; 2° les portes bâW1^ qui n’ont qu’un seul vantail et qui servent à ferl11 les baies des écuries, caves, greniers, etc.
- Les portes charretières sont généralement col1 lidées par une croix de Saint-André. Les portes barres sont très solides; elles remplacent soih' les portes pleines, qui sont emboîtées en haut bas par des traverses. {
- Les portes à deux battants superposés sont t*‘eS,. usage dans les fermes; elles ferment les bergeI’,f les étables, les écuries, etc. , ^
- Les portes d’intérieur se divisent en portes • seul battant, en portes à deux battants et en 1^ vitrées ; elles sont souvent en bois blanc.
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- MENUISERIE
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- h0|gn ^nne le nom de chambranle à un cadre en et r ^Ul k°r(ie intérieurement les baies des portes Le t0lt gonds destinés à soutenir les battants. qu^nire'Chambranle est un autre encadrement ben °in P^ace de l’autre côté d’une baie, à l’inté-La C*GS ^Litations.
- d6s j^geur des portes varie suivant la destination 0"1(wflairienls- On donne aux portes ordinaires de
- 03;
- e>nb.
- 0 a 0m04 d’ épaisseur. Elles doivent porter une
- obture
- s°lent ie Les
- Par le bas et par le haut, afin qu’elles
- plus solide possible.
- b0H> portes lambrissées ou portes à panneaux em-3 mèf ^erment les pièces habitées. Elles ont 2"’ 60 à ^ de hauteur, sur 0'"03 à 0°'04 d’épaisseur, la fp S°nl ^cadrées par un bâtis dormant tixé dans , UUlure du tableau.
- e*ist ^0r^es'Croisées s’ouvrant sur un balcon etli assez souvent dans les greniers à grains.
- l^Ptin^68, ~~ Les cr°isées sont des châssis à com-! Vitre 0nls dans lesquels on place des carreaux à cL>ale, ^Hoés à laisser arriver la lumière et la ^lr dans les bâtiments.
- i d Cr°Jsée se compose : 1° du dormant, châssis
- ' J^erq. ç>0
- ’ -* du châssis.
- ^ la feuillure que la baie présente intérieure^ ’ du châssis, assemblage de bâtis et de
- , Les
- '«es
- auxquelles on donne le nom de petits
- Cr°isées
- dnts ~‘'Jlsees sont à un seul vantail, à deux bat-U dca.r ouvrants et à coulisse, ou à tabatière. sai]]a le mobile reçoit le jet d'eau ou partie d’elle 6 ^ éloigne les eaux pluviales et empêche s n arrivent dans la feuillure*
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- 124 MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- On donne le nom d'imposte à un encadret*1^ fixe et divisé en plusieurs parties par des P^1 bois, et qu’on place au-dessus des portes ou & croisées afin de diminuer leur hauteur et les ren11 plus faciles à ouvrir.
- Les dormants des croisées doivent avoir de O1"^ à 0m080 d’épaisseur, et les châssis de 0m048 à O"1^. Les croisées ordinaires ont de 1"'16 à lm30 de P geur. (
- Les petits bois ont deux feuillures et de O"1^ O"105 au carré.
- Toutes les croisées et les ouvertures des grej1^ qui commencent au niveau du plancher, do1' être garnies d’une barre d'appui en bois ou en Cette barre peut être mobile; elle prévient danger.
- Le jet. d’eau qu’on fixe à la partie inférieur6 ^ portes ou des châssis vitrés empêche les eaux P j viales de pénétrer dans l’intérieur du bâtiment' a de 0“'03 à 0'"05 d’épaisseur.
- nfi l
- Volets. — Les volets sont des espèces de pu jj composées aussi de panneaux et de traverses, ^ sont destinés à couvrir les croisées ou la parti0 trée des portes; on les fixe à l'aide d’une ferr j sur le châssis dormant.
- Persiennes. — Les persiennes sont des lames parallèles inclinées du dedans au de0 , qui empêchent les rayons du soleil d’arriver ^ le bâtiment, mais qui permettent à l’air d’y accès. Les volets demi-persiennes sont emp)ü^ dans les exploitations pour fermer les baie^ étables, des greniers, etc. Ils sont fixes ou m013
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- MENUISERIE
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- de
- lames ont de 0m10 à O"114 de largeur, et de 009 à 0m 010 d’épaisseur. Leur longueur est va-lLable. Le bâti a de 0m027 à 0"'03 d’épaisseur.
- Contrevents. — Les contrevents sont des espèces ^ yolets composés de fortes planches assemblées Maintenues en haut et en bas, comme les volets, ^ar des traverses clouées ou emboîtées ; ces dernières Se Comment frises.
- *e trum
- ^es contrevents sont fixés sur l’angle formé par grumeau et le tableau des baies. Ils se font en ls de chêne de 0m034 d’épaisseur. Souvent on les ssolide en y fixant des barres ayant la forme 11 Un £
- Parquet. — Le parquet est un second plancher 0 c ^quel on couvre les planchers des habitations ^des greniers. Au rez-de-chaussée, on le fixe au Pla^n c^ous d’épingles, sur des pièces en bois j Cees horizontalement, que l’on nomme lam-snp^5’ aux 6tages supérieurs, on l’attache aux jj Ves- ^ans les deux cas, on les assemble à rai-]a. es et languettes, en les dirigeant perpendicu-der,errierit à la direction des solives. On doit éviter es poser par des temps très humides.
- Ute% P*anches sont clouées à l’aide de pointes sans 011 à clous perdus.
- ira6S Par(iuets se divisent comme il suit : parquet I' h Parquet à joints alternés, parquet en point de q6 irie ou en fougère, et parquet à bâtons rompus. •s deux derniers parquets ne peuvent être em-j s que dans les maisons d’habitation à cause eur prix; ce sont les plus solides.
- ^es tynieç ou frises ont de 0m 07 à Q“12 de }ar-
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- geur. On les cloue dans les joints à l’aide du rnar' teau et du chasse-pointes.
- Les planches qui servent à faire les parquets au moins 0ni025 d’épaisseur; elles sont en chêne' en châtaignier ou en sapin du Nord, suivant leS localités et la destination du local où le parqi,e' est posé.
- Mastic du menuisier. — Le mastic du menu1' sier est le mastic ordinaire coloré avec l’ocre jauo^ Il sert à boucher les trous, les nœuds et les ger çures des bois.
- Outils du menuisier. — Les principaux outil3 du menuisier sont : l’établi et ses accessoires, sCl1' à débiter, scie à chantourner, scie à main, varlope rabot, ciseaux, bédane, râpe, vilebrequin, compas, équerres, trusquin, bouvets et guillaume.
- Pour plus de détails, voir Manuel du Menait (Encyclopédie-Roret).
- Vit. SERRURERIE
- Le serrurier pose toutes les ferrures qui so11* utiles. Les pièces nécessaires à la solidité des co111 blés et des planchers sont :
- 1" L'étrier, bande de fer plat ayant deux coud^ à angles droits, qui sert à attacher les chevêt1’®5 aux solives d’enchevêtrures ; 2° le harpon, barre u fer qui retient deux pièces de bois qui manq11011, de tixilé, de solidité; 3" l'ancre, barre de fer car^ contournée en S ou en Y, que l’on passe dans 1 d’un tirant pour soutenir les murs qui menace11 de prendre du surplomb; 4° le tirant, barre de ^
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- SERRURERIE
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- iir6 0,1 ertlPl°ie pour retenir deux poutres ou deux qui aiPes et les empêcher de s’écarter ; 5° les brides, servent à assembler les pièces de charpente. fer S Pièces de serrurerie que l’on emploie pour la patte^nve ^es Porl,es’ croisées, etc., sont : 1° la ca.rr' a ^°^e ou Pü^e à fiche, morceau de fer recoe ^ Pointu dont la tête est plate, droite ou |,0 .^ee et percée d’un trou pour la clouer; 2° le est H' cilevüle de fer à tête, dont l’autre extrémité C' UI1 'r0U destiné à une clavette ou ta-p0s^e P°llr recevoir un écrou ; 3° la charnière, com-de deux lames qui s’engrènent à leur extré-la ^ Une dans l’autre, et dont on fait usage pour Co rure de portes légères ; 4° la pommelle, ferrure pen^°^e de deux péritures ou d’un gond et d’une
- t-Ul'c
- les’
- l’°che; g.
- o° la fiche, espèce de gond à charnière nœuds sont enfilés par une seule et même enfin, le verrou, barre de fer qui glisse
- cramP°nnets \ la targette, petit verrou j)°%e sur platine, le loquet à bouton et le loquet
- ^erit Ken^ures ^es gonds sont à pattes ou à scelle-pojq ’ a écrous et à vis; ils servent à ferrer les
- Le§S ^6S granges, etc.
- l’aide ^ratldes P0Ides sont fermées ordinairement à j e d une bascule ou fléau.
- Pou/ é^Uerresi simples ou doubles, sont employées ^ consolider les châssis vitrés, epj ,S Serrures sont de diverses sortes. Les plus la^0yées dans les constructions agricoles sont : du1' ]Ure à pêne dormant dont le pêne ne se meut le n aide d’ une clef; la serrure à demi-tour dont ae joue à l’aide d’un bouton et que l’on ouvre
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- aussi au moyen d’un demi-tour de clef; celtes rure se ferme seule par le choc du pêne sur les -tiilon de la gâche ; la serrure à deux fermeture^ se ferme à deux pênes. ,
- Dans un grand nombre de localités, les p01^ des granges, des vacheries, sont fermées à l’aide serrures en bois.
- Pour plus de détails, voir Manuel du SerrW 1 volume et Atlas (Encyclopédie-Roret).
- VIII. PEINTURE ET VITRERIE
- Peinture. — On donne le nom de peinU1^^ l'huile aux couleurs qui ont été broyées et détre pées à l’huile de lin et à l’essence. ^
- La peinture en détrempe est celle qui est fo1’^ de couleurs broyées à l’eau et détrempées ensuit la colle de peau. (
- Les grosses détrempes se font avec du ^ fll, d’Espagne, de la colle de peau, un peu d’ocre de charbon et de l’eau. j|f
- On emploie ordinairement 30 grammes de c°.| de peau ou de colle forte par litre d'eau. L’ea11 alors collée. ;
- Il est indispensable d’appliquer plusieurs c0llC^; et de ne pas employer la détrempe ni trop ch»11 ni trop froide. ^
- Dans les fines détrempes, on remplace la coHe peau par de la colle de Flandre. (
- On désigne sous le nom de peinture au l’er> celle dans laquelle les vernis sont employés cou1’ corps collants pour fixer les couleurs. j
- Cette peinture comprend les vernis gras, ceUxü
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- PEINTURE ET VITRERIE
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- la , a etïlployé de l’huile ; les vernis à l'essence dans térpK riCa^on desquels on fait usage d’essence de SiCcatenthine ; les vernis à l'alcool qui sont plus
- On1S'
- mais moins solides.
- Mut ^°nne nom de badigeon à une espèce de exté 6ïl détrempe qu’on applique sur les murs f0 rieurs et à l’intérieur des écuries, greniers, de , 1 s’ etc. On prépare ce badigeon avec un lait du moellon écrasé et tamisé et un peu
- d’g^Mt 1 kilogramme de chaux par 25 litres p0(1 ’ ajoute toujours un peu d’ocre jaune Pe °^tenir le ton de la pierre, ï'inté .^n^ures à la colle ne s’emploient qu’à 3o\lrs1>leilr des bâtiments. Celle à l’huile est tou-la. u] aPPdquée sur les objets exposés à l’action de àja le et de la chaleur; elle contribue beaucoup Ges0tlServati°n du bois.
- Cou , Peintures s’appliquent par couche; deux en * es de peinture à la colle sont suffisantes; il quand on fait usage de peinture à doit SUr des objets situés à l’extérieur. On ne Pfpr> .aPPli(luer une nouvelle couche que lorsque la est bien sèche.
- couche est toujours précédée par un ^m]Je ^es cavüés avec le mastic et par un SaPin a^e des nceuds quand on doit peindre du igfr avec une peinture à la colle ou peinture en enipe.
- couchées
- To
- fro|||es ies couches à l’huile doivent être La ' .
- 1;;0 Preïnière couche d'impression sature environ haïmes de peinture à l’huile par mètre carré ;
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- MISE EN OEUVRE UES MATERIAUX
- la seconde en absorbe 130, et la troisième grammes.
- Dans un grand nombre de fermes, on ne Pel point les portes, les instruments aratoires, e C’est commettre une faute grave que de ne paS , garantir de l’action de l’air, du soleil et de la P*11 par une couche de couleur. Cette opération simple et peut être pratiquée avec succès d toutes les fermes.
- Voici les couleurs qu’on peut employer et n'obligent pas à de grandes dépenses :
- Vert américain
- Blanc................................... 37 par11*
- Ocre jaune............................ 50
- Noir de charbon......................... 13
- Vert olive
- Blanc. . . Ocre jaune Noir . . .
- 25 pa|U
- 50
- 25
- Vert treillage
- Blanc....................................100 pa|t'£
- Vert-de-gris............................. 33
- Bleu azuré
- Blanc..............................100 pa,'^e’
- Bleu de Prusse..................... 2
- Bouge brun
- Blanc.......................................100 p111’^1
- Terre d’ombre...............................100
- Rouge de Prusse.............................. 25
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- PEINTURE ET VITRERIE
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- Gris perle
- ^anc.................................100 parties
- Noir de charbon....................... 1
- Nankin
- Rlaac................................100 parties
- R°uge de Prusse....................... 1
- 0cro jaune.......................... 1/2
- Marron
- Rouge brun.......................100 parties
- Vennillon........................ 3
- etp16|^anc est du blanc de zinc. On ne doit pas s°Usl^er ^anc c^rme ou blanc de plomb-, ^ ' mfluence des vapeurs ammoniacales, le vert-
- Uo^rîs dans le vert de treillage se décompose el Clt la céruse.
- dgj. s c°uleurs sont achetées broyées, et on les t^^Pe par l’huile de lin et l’essence de térében-ûe 1 QUand on les applique, il faut avoir le soin Pihc * reiïluer de temps à autre avec la brosse ou liair!fU’ adn quelles soient toujours également
- qiüdes
- et qu’elles conservent le même ton. Lors-est t rec°nuaît que la couleur que l’on emploie V r°P épaisse, on y ajoute un peu d’huile ou
- ^senCe.
- on mêle aux couleurs qui sèchent
- eXenf erïlenR comme le noir de charbon, par ettlPlo ’ Charge- Toutefois, on ne doit pas
- %r)C°^er ce siccatif dans les teintes où il entre du sjCc *i.de plomb, parce que cette substance est très 1Ve par elle-même. Nonobstant, le siccatif
- 1 est
- a3°Uté à la couleur qu’au moment d’employer
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- celle-ci. Chaque kilogramme de couleur peut rece' voir 30 grammes de litharge.
- 1 kilogramme de peinture détrempée à l'huile ^ à l'essence employée par un ouvrier ordinaire mais intelligent, sur des instruments, des véhr cules, etc., peut couvrir de 3 à 4 mètres carres-1 kilogramme d’huile et essence sert à détrempa 3 kilogrammes de couleurs broyées.
- En général, quand on donne plusieurs couches ® un objet, il y a avantage, pour la première, à de' tremper la couleur à l’huile seulement sans ) ajouter d’essence, et cela, pour que le bois en sod mieux abreuvé.
- On peut remplacer la peinture par Yhuile de w appliquée très chaude. Ce moyen de préserver ^ bois est assez souvent employé dans les constm0' tions agricoles.
- La peinture en détrempe est facile à faire : écrase du blanc d’Espagne, on le laisse infdsel deux heures environ dans l’eau et on agit d^ même pour le noir de charbon. Puis, on meie 1 tout et quand on a obtenu la teinte voulue, on détrempe à la colle liquide. Voici les quantité qu’on emploie le plus généralement :
- Blanc d’Espagne.....................1000 partie
- Noir de charbon..................... ?
- Eau................................. 500
- Colle............................... 500
- 1 kilogramme de ce mélange sert à cou^rir 40 mètres carrés.
- Le badigeon appliqué à l’extérieur des bâtimeI1^ se fait avec 20 litres de chaux éteinte et 10 litr^
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-
- de
- PEINTURE ET VITRERIE
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- t sciure de pierre qu’on peut remplacer par de ^re jaune ou de l’ocre de rue, selon la teinte 9a i°n veu^ avoir. Le tout est détrempé avec 40 htos d’eau.
- rp\itrerie' — On C0UPe Ie verre à l’aide d’une des 6 ^ ^ un diamant. On le fixe dans les feuillures s châssis des croisées ou des impostes à l’aide de '""««etde mastic.
- Un
- ^ètr»
- kilogramme de mastic suffît pour garnir 20 res de feuillure. av^Vant de mettre en place un carreau, on nettoie fa S0la la feuillure pour qu’il pose bien à plat. Il a au minimum quatre pointes pour un carreau petite dimension.
- sUr du verre fait perdre 1/20 de la surface
- laquelle on l’opère.
- des de tenture. — Les papiers peints forment de \£*leaux qui ont 8 mètres de longueur et O1" 50 n0jr §eur. Les papiers satinés ou passes au lami-^ s°nt luisants ; la poussière n’y adhère pas. lor~S-r°u^awÆ; de bordures ont aussi 8 mètres de
- k
- Us
- %‘vir
- sont à 1, 2, 3, 4 ou 5 bordures, suivant la
- 4y.lr celles-ci-
- côté Poser un rouleau, on lebarbe sur le
- W?.uc!le' on le divise en parties égales à la enq de la pièce qu’on veut tapisser et on ^ le papier de colle de pâte délayée.
- decnU0tI^eai1 PaPÎer emploie environ 1 kilogr. p e de pâte.
- ^tim* klus de détails, voir Manuel du Peintre en qo en^s (Encyclopédie-Roret). ns^rUclions agricoles. 8
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- IX. TRAVAUX HYDRAULIQUES
- Gouttières. — Les gouttières qui servent à re' cueillir les eaux pluviales qui tombent sur les t°r lures se font avec le zinc n° 12, n° 13 ou n° 14. ^ les fixe sous les égouts des toits à l’aide de croch$ ayant 0"‘42 à 0mlo de longueur et espacés 1 mètre à l'"50 les uns des autres.
- Ces conduits ont de 0”lo à 0m20 de largeur. O11 leur donne une pente de 0m005 à 0m01 par mètre.
- Dans les campagnes, on remplace souvent JeS gouttières métalliques par deux planches cloué^ en forme de V.
- Le fer-blanc se rouille et se perce très facÜe ment.
- Tuyaux de descente. — Les tuyaux de desce^6 des eaux sont en zinc n“ 12, en poterie ou en fonl^ ils sont assemblés par emboîtements et fixés sur{ mur à l’aide d’un collier. Leur longueur var'e de 0'" 50 à 1 mètre.
- Voici le diamètre et le poids des tuyaux en fo11^ ayant 1 mètre de longueur :
- Diamètre Poids
- 0-054........................ 9 kdogU
- 0n,108 ......................17
- 0-135........................19
- Le tuyau le plus rapproché du sol, nommé phin, se termine par un coude et un bourrelet <îl augmente sa solidité.
- Mastics. — Le mastic de fontainier se compoS
- Briques pilées et tamisées...........9 pai't'eS
- Litharge.............................1
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-
- TRAVAUX HYDRAULIQUES 135
- tout détrempé avec de l’huile de lin.
- , mastic s’emploie à froid et ne prend qu’au 111 de cinq à six jours.
- ^ Le mastic qui sert à fixer des robinets s’emploie haud ; il se compose de brigue pilée, de brai ou Slne et d’un peu de cire.
- ^ Le Mastic de limaille acquiert une grande dureté. fjeSer*' à joindre les tuyaux en fonte. Il se compose
- Limaille décapée par le vinaigre. . . 50 parties
- Soufre.............................. 1
- Chlorhydrate d’ammoniaque........... 1
- t’emploie à chaud.
- jo e Mortier hydraulique sert comme le mastic de ^tainier à boucher des fuites d’eau. Il est formé
- Sable...............................10 parties
- Chaux .............................. 1
- Craie............................... 4
- tith*6 ^royé avec de l’huile de lin et un peu de
- L
- e Mastic de Dihl se compose de :
- Lrique pilée.........................8 parties
- Cxyde de plomb.......................1
- hièlép» i.
- ^ et mises en pâte avec l’huile de lin.
- >à yaux de conduite. — Les tuyaux qui servent Poter Uîre *es eaux sont en ptomb, en fonte ou en
- hièt*1 Cuvera, page 56, le diamètre et le poids par ^ courant, des tuyaux de plomb. ïs\^-iuyaux en fonte, voir page 56, sont solides, s s’oxydent assez facilement.
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- MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX
- 136
- Les tuyaux en grès sont très durables et d'u'1 prix peu élevé. Ils sont à emboîtement comme ^ tuyaux en fonte. On les joint avec un cime0 hydraulique. Les tuyaux en fonte sont réunisi l’aide du mastic de limaille (voir page 135).
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- TROISIÈME PARTIE
- BATIMENTS
- , édification des bâtiments agricoles n’exige ^ m de décoration, mais elle demande que leur ^ ribution intérieure, leur orientation et leurs eHsions s’harmonisent avec la plus sévère éco-. aie- L’agriculteur qui fait construire un bâti-q^,.1 doit, avant toute chose, étudier le climat d habite, les propriétés du sol sur lequel la j,- stl>uction doit être élevée et les animaux ou les ^°ues qu’il désire abriter, d . 11 Point de vue de la salubrité, les bâtiments So]^t être placés, autant que possible, sur des Qu ,derméables, accidentés ou éloignés des vallées de o endroits marécageux. Si la nécessité oblige hn c°nstruire sur des sols argileux, des terres pJ*1 ides, on devra choisir de préférence un sol en qj e> ahn que les eaux pluviales s’écoulent aisé-da Lorsque le sol est plat et les eaux abon-d0j^ef à sa surface pendant plusieurs mois, on elever l’aire des bâtiments et recourir aux "‘“‘«ères.
- exP°siti°n est plus importante qu’on ne pense d0 Peinent. Lorsque les bâtiments sont situés au et au sud, en été la chaleur intérieure est éie t°rte et l’hiver la température est plus Cotïiee- L’exposition de l’ouest doit être regardée rnauvaise malsaine. Quant à celle du ’ eHe est généralement bonne, quoiqu’elle soit
- 8.
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- 138
- BATIMENTS
- froide et glaciale pendant l’hiver. Les hommes les animaux y vivent en bonne santé, et les gra®5 s’y conservent bien.
- Les abris naturels et les plantations ont auSS* une influence marquée sur le bien-être deshoin®^ et du bétail. Ils protègent les habitations cont® les vents nuisibles, et qui arrivent toujours ch®
- gés de miasmes ou d’odeurs méphitiques qu
- and 'ls
- ont traversé de grandes étendues de marais
- nt
- d’étangs. Enfin, les arbres, en diminuant dura l’été l’action brûlante du soleil, rendent lessourc® plus abondantes, et permettent sou vent de recueil*11 et d’utiliser dans l’alimentation des animaux eaux qui tombent sur le sol ou sur les bâtiments-Les sources sont de véritables richesses. Ql,al1 elles manquent, on est forcé souvent de m®1 ^ boire les animaux à une grande distance des bâ^ ments. Lorsqu’il n’y a pas de sources, on doit ch® sir le point où il est possible de creuser un puits-Après les sources et la facilité avec laquelle0
- peut avoir de l’eau, il faut avoir égard à la posi
- iti®1
- des chemins privés ou publics. Une ferme ne
- do*1
- pas être éloignée des voies de communication,
- al®
- que les transports puissent être faits aisément p®^ dant toutes les saisons. Lorsque la ferme est p®'r
- de bonnes routes, les charrois s’exécutent à gra®
- (h
- frais, et les animaux et les équipages se détérioi® facilement.
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- DE D’ÉCURIE
- 139
- CHAPITRE VIII
- instructions servant à loger les animaux
- __ j j)e ]’écmûe. — II. Des étables ou vaclie-es et bouveries. — III. De la bergerie. — IV. De la J^cherie. — y. Du poulailler. — VI. Du colombier. Dp • ' magnanerie. — VIII. Du clapier ou iapi-
- De. __ j)u ruciier. _ x. Du chenil.
- I. DE L’ECURIE
- On a
- Uj ' donne le nom d'écurie à l’habitation des ani-sièr ^ aPPai>tenant aux espèces chevaline, mulas-e et asine.
- ~ Les expositions qui conviennent l’e^leUx P°ur les écuries sont celles du sud et de
- du nord, et surtout celle de l'ouest, sont
- aîl« les
- IS à bon droit comme mauvaises, surtout
- ^ — contrées septentrionales, des116 acilrle exposée au sud ou au midi doit avoir d0i °llVertures au nord, et celles situées au nord s0nt en présenter plusieurs au sud. Ces baies utiles, très favorables à la santé des ani-en ce sens qu’elles facilitent le renouvelle-les f Lair. En outre, elles permettent, pendant rtes chaleurs et durant les temps froids,
- d’,
- Ai
- ab
- pisser ou d’élever la température intérieure, lace ’ ^eildant l’été, les ouvertures situées dans la exposée au nord, donnent accès à un courant
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- 140 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- d’air frais, et pendant l’hiver, celles que l’on a pra” tiquées dans la façade sud laissent pénétrer dans le bâtiment un courant d’air chaud.
- Dispositions. — On connaît trois sortes d’éc11' ries :
- Les écuries simples, celles où les animaux sotf* placés sur une seule rangée.
- Les écuries doubles ou écuries à deux rangs, d111 comptent deux rangées de chevaux.
- Les boxes dans lesquelles on confine les jume^3 poulinières, des étalons, des poulains ou des ba^' dets.
- Les écuries simples sont, sans contredit, les avantageuses; mais elles sont plus coûteuses dae les écuries doubles quand il est question de lo»ef un grand nombre de chevaux.
- Lorsque l’écurie est simple ou ne compor^ qu’une seule rangée d’animaux, on lui donne pluS de largeur relativement qu’aux écuries doubles-
- Quant à la hauteur des unes et des autres, doit être telle que chaque animal puisse vivre da^ une capacité de 27 à 32 mètres cubes d’air. •
- En général, chaque cheval doit avoir assez d’e3 pace pour que ses mouvements soient libres e qu’il puisse se coucher et se relever avec facil^f’ c’est-à dire sans toucher les animaux qui l’avo1 sinent. Voici les dimensions qu’il faut donner ces bâtiments :
- * Ecurie simple Ecurie clûi'Ù6 Largeur dans œuvre. . . 5m00 8m00
- Hauteur sous plancher. . 3n,30 3"‘80
- La largeur dan§ œuvre de S mètres comprend 1
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-
-
- DE L ECURIE
- 141
- Longueur du cheval...................2ma0
- Auge, râtelier.......................1
- Passage derrière les animaux. • • 11,150
- écuries sont froides en hiver;
- lr r°P élevées, les ______
- basses, elles sont trop chaudes en été. à ^rde ordinairement à chaque animal lm40 K suivant la longueur du râtelier ou de Un Pes °bevaux de gros trait exigent souvent e Margeur de lm 65.
- 'Ch
- &eiir
- adue tête occupe donc, en comprenant la lar-u °u la moitié du passage situé derrière elle, e shperhcie de 7 à 9 mètres carrés.
- (Pl I, fig. 1, 2 et 3; pl. II, fig. 1, 2, 3, 13 et 14.) Soi.
- > la,
- L’aire de l’écurie doit être plus élevée
- j surface du sol environnant, afin qu’elle soit ^ins humide possible.
- la couvre généralement d’un pavage ou d’un
- br
- aygc
- 'quetage (voir page 121) placé sur une forme faite
- gj. Un bain de sable et de chaux, afin que les es pénètrent moins facilement dans les joints, dis 6 ll?°yen de garnir le sol n’est pas toujours à la Veht ^°n cultlvateur ’ aussi emploie-t-il sou-10 la terre salpêtrée ou a-t-il recours au cail-ls ou au béton hydraulique, x and ces deux genres de travaux sont bien és, ils résistent ordinairement pendant dg^^Ps à l’action destructive du fer des pieds
- u^'ttonné
- lo
- Pgte
- ^ Revaux.
- < a^reS en asPballe uui et en béton hydrau-Cep Son* glissantes quand elles sont humides. • 6s en béton ordinaire ne sont pas de longue 1 Les meilleures sont celles recouvertes par
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- 142 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- des plaques d'asphalte quadrillées. Ces plaques so® faites avec du mortier d’asphalte naturel.
- J’ai dit que l’humidité était nuisible aux vaux; c’est pour cette cause que l’aire doit prése11 ter une légère pente, afin que les urines s’écoule avec facilité et ne séjournent pas à l’intérieur. L®1 stagnation est toujours fâcheuse, en ce qu’elle tef sans cesse à vicier l’air que les animaux respire11. Les urines s’écoulent par une rigole construite* chaux et ciment, et située parallèlement à la l0'1, gueur du bâtiment; elle doit avoir au moins 0"' ‘ de pente par mètre. ,,
- La pente, depuis l’auge jusqu’à la rigole, être de 0m 02 par mètre.
- (PI. I, flg. S, 7, 9, 14, 32.) ,
- Portes. — La porte d’entrée d’une écurie u° être large, afin que les animaux y entrent ete sortent librement sans se heurter. ,
- Elle doit être à deux vantaux et avoir lra^ lm50 de largeur et 2"*30 à 2rao0 de hauteur.
- Les portes des écuries sont pleines, ou elles pre sentent à leur partie supérieure des ouvertur munies ou non d’une claire-voie ou d’un grill3®, métallique ; on ferme ces ouvertures par un
- mobile. Ces portes spéciales conviennent très ^
- pour les boxes dans lesquelles les animaux vi^e en liberté.
- nt
- a11
- La plupart des portes des écuries sont fixées ^ mur ou au dormant, et souvent elles se dépl°'el1 extérieurement sur la muraille. Depuis queltl11 années, on a renoncé aux pentures, et les V0.^ dans quelques fermes, sont soutenues, à l’al de galets, sur une longue barre de fer fixée a
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-
-
- de:
- ue l’écurie 143
- dehUS l’ouverture soit en dedans, soit en
- fairgrS décurie. Ces galets permettent de les
- e glisser à droite ou à gauche de la baie, lors-*
- Veut laisser libre cette ouverture.
- Portes à un vantail ont l'“20 à 1"‘25 de lar*
- Won Les
- 8enp_
- q^^lri> souvent aussi les portes des écuries sont à on f 6 Vantaux. Alors, quand le temps est beau, les Hritle ^es deux vantaux inférieurs et on ouvre l’air UX Vanlaux supérieurs. Par cette disposition, dans ^ *umière, la chaleur pénètrent aisément S bâtiment, les animaux qui y sont confinés c^ ^Wvent en sortir et on empêche les oies, les ards d’y pénétrer.
- deseseuil des portes est élevé de 0m08 à 0'"10 au-du sol de la cour.
- denp a a arrondir un peu les angles exté-
- ces S °u lntérieurs des tableaux que présentent deh °Uverlures, selon que la porte est fixée en (PiS °u a l’intérieur de la baie.
- • ûg. 1, 25, 26; pl. II, «g. 6, 7 et 15).
- soiteQ^res lucarnes. — Il importe que l’écurie p°s S^disamrnent éclairée et qu’il soit cependant ^ e de la priver de la lumière du jour, dfiirs ^dtres sont ordinairement placées dans les qUe j disant face à la croupe des chevaux, afin ^ a lumière ne leur fatigue pas la vue.
- Vent
- atls les
- d’
- ces
- écuries bien construites, on garnit sou-
- l,»e toile Pas
- ouvertures d’un châssis, d’un volet ou
- reMre~ S °PP°ser a la circulation de l’air, de e la lumière plus douce et de ne pas permettre
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- 144 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- aux mouches de pénétrer à l’intérieur et d’incoi® moder les animaux.
- Les volets présentent aussi plusieurs avantagé Ils rendent, lorsqu’ils sont fermés, l’écurie co®' plètement sombre, obscurité qui force les mouché à rester pour ainsi dire immobiles.
- Quand la chaleur est trop forte, on ouvre ^ ouvertures qui sont placées du côté opposé al1 soleil et on ferme les châssis ou les volets ouvertures éclairées par la lumière solaire.
- Une écurie est bien ventilée quand il y règDfi constamment une température de 15 à 18°.
- Les volets, comme les fenêtres, s’ouvrent de tr°is manières différentes; les uns tournent sur de® tourillons fixés vers le milieu, jouent sur les de® parois des bois, et peuvent prendre une posid011 soit verticale, soit horizontale, de manière à donn6r du jour ou à s’opposer à l’introduction de ^ lumière. Les autres s’ouvrent par le haut, p®0,6 que leur partie inférieure est réunie au dormanta l’aide de charnières; alors on les abaisse ou on ^ élève à l’aide d’une corde qui s’enroule dansJ gorge d’une poulie située à la partie supérieure ^ la baie. Enfin, quelques fenêtres s’ouvrent de ^ en haut, à l’aide aussi d’une corde et d’une poid® Ces fenêtres ou ces volets laissent beaucoup * désirer, en ce que l’air arrive trop brusque®611 sur les animaux.
- Autant que possible, les fenêtres doivent
- êtr6
- placées plus haut que le bord supérieur du râtelé' On leur donne ordinairement 0m50 de hauteur, ^ 0m7o à lm20 de largeur.
- Quoi qu’il en soit, il faut que l’air puisse cire®
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-
-
- 1)É l.'ÉCt'HIK
- 14B
- f *
- peinent dans l’écurie, que la lumière puisse y èlr 6 rei> av°l°nté, et que les m°uches puissent en e chassés promptement par l’obscurité.
- (Pl- I, fig. 1, 33; pl. Il, tig. 6, 12).
- , -A-uge. _ L’auge ou mangeoire est en pierre, en SqiiS °u en fonte. Elle sert à contenir l’avoine, le t ’ quelquefois l’eau, et elle reçoit le foin qui °mbe du râtelier.
- , Elle
- ouvert
- doit être plus étroite dans le fond qu’à
- a ture. Ces deux parties sont entre elles comme ^1 à
- j-^elquefois, une des deux parois latérales, celle que
- büée le long <ju mur, est perpendiculaire, tandis
- s«tion
- autre présente une inclinaison. Cette dispo-lue ïles^ pas avanta£euse i il vaut mieux rass 6S deux parois soient obliques; l’animal alors do'feiïlble Plus aisément l’avoine, le son, etc., qu’il
- 1 consommer.
- lar11 ^0nne a l’auge 0m25 de profondeur et 0m35 de ^eur en haut et 0'"20 au fond.
- (tu 11 b°rd supérieur doit être de 1 mètre à l'"20 ^s°l, selon la taille des animaux, que S au^es en pierre sont-elles plus avantageuses elie CePes en bois? Sous le rapport de la propreté 5ain SOll,; Pceférables, parce qu’elles ne contractent etl ais d’odeur et qu’on les nettoie plus facilement ; che^°^re’ étant plus résistantes sous la dent du
- ea Ia-’ ePes s’opposent à ce qu’il tique. Les auges era °ls sont plus économiques et plus souvent HjeP:°y'ées. Toutefois, l’humidité les pénètre facile-fois ’ ^ les angles internes contractent quelque-c’ bar la négligence du charretier ou du palefre-étiquetions agricoles. 9
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-
- 146 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- nier qui y laisse séjourner les aliments, des odeiip malsaines.
- Pour qu’elles soient durables, il faut qu’el^ soient faites en bois très dur et épais, afin qu’eUesj ne se gondolent pas par l’effet d’une humidité °ljj d’une chaleur continue et élevée. Les joints doive11 être faits avec le plus grand soin.
- Elles sont ordinairement soutenues par des stfP ports ou des consoles fixées en terre et distant les unes des autres de l’“50 à 2 mètres. Ces potea0> ou chevalées ont de 0"'03 à 0m04 d’épaisseur.
- Les auges en fonte brute ou en fonte ne peuvent être utilisées avec avantage que ^ les boxes ou les écuries de luxe.
- Dans quelques localités, les auges sont en tf8 çonnerie; alors elles sont revêtues intérieure®011 de carreaux unis et vernissés, bien jointoyés. ^ peut au besoin les édifier avec le ciment de P01 land. ?
- (PL I, fig. 3, 4, 10, 11, 12, 18, 36, 38, 40, 43). '
- Râteliers. — Les râteliers se composent co111 munément de deux longues pièces de bois trav0r sées par des petits barreaux qui leur donnel1 l’aspect d’une échelle renversée.
- Ils ont 0"'60 à 0"'80 de hauteur, 0'"03 de ^ mètre. v
- Les barreaux ou fuseaux sont espacés enti’e 0|., de 0ID07 à O"108, et disposés de telle sorte tournent sur eux-mêmes dans les cavités des pièces qui les retiennent, afin que les ani®8^ puissent plus facilement saisir les fourrages dtl y a déposés.
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-
-
- de l’écurie 147
- , Ces barreaux sont formés de bois dur et doivent etre bien arrondis, polis, et ne présenter aucune eS(llùlle. Les traverses dans lesquelles s’engagent es extrémités des fuseaux ont 0"'09 à O™ 10 d’épais-s6ur.
- On les place à la hauteur de la bouche du che-Val> à lm50 environ du sol, suivant la stature des auirnaux, ou, ce qui vaut mieux, de 0'"40 à (Pho au~dessus de la mangeoire.
- Us doivent être très peu inclinés; ils doivent for-lïler avec le nu du mur un angle de 25 à 30°.
- Quand, dans la localité que l’on habite, le bois ®st à bas prix et que l’on est propriétaire de la eriUe qUe l'crn cultive, il est avantageux de renon-Cer à employer les râteliers inclinés et d’adopter *ieilx qu’on désigne sous le nom de droits. Par cette ^Position, les animaux se fatiguent moins pour Rendre le foin et ils sont moins disposés à avoir /ucolure, dite encolure de cerf. En outre on peut,
- «ans Un
- °e cas, placer à la partie inférieure du râtelier pillage en bois qui laisse échapper les ordures a Poussière, qui tombent à terre derrière l’auge, lorsque l’inclinaison est de plus de 0m50, la ssière tombe sur la tête de l’animal et la salit, ans les boxes, on remplace le plus ordinaire-co , ,^es râteliers ordinaires par des râteliers en ei^e qu’on fixe dans un des angles du compar-. ent. Qes r{\teliers, dont le bord supérieur ne Pas dépasser lm6o au-dessus du sol, sont pla-q^. au~dessus des auges, sur la surface du mur (} 1 ^°rrne le fond du compartiment ou dans un la f an^es de la stalle. Dans le premier cas, ils ont °riïie d’une demi-corbeille très évasée; dans le
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-
-
- lis CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- second, ils n’en représentent que le tiers environ. Le grand avantage de ces râteliers est qu’ils occupent peu de place.
- (PL I, tlg. 3, 4, 11, 12, 13, 15, 17, 32, 42, 43.)
- Séparation. — Lorsque les animaux ne peuvent se supporter mutuellement, qu’ils se battent, ou lorsqu’il se trouve des juments et des chevaux entiers dans la même écurie, il convient, pour éviter des accidents, d’y établir des séparations.
- Dans la plupart des cas, on place horizontalement une barre en bois parfaitement arrondie» attachée d’un côté à l’auge à l’aide d’un crochet et d’un anneau et soutenue de l’autre par une corde qui pend du plafond et qui est munie d’une sauterelle.
- Celte barre mobile est élevée du sol de 0'“50a 0'"70, et sa longueur est telle qu’elle dépasse la croupe du cheval de 0"'30 à 0"’50. Il est très utde que leur élévation dépasse de quelques centimètres le jarret de l’animal. Placées plus bas, elles embarrasseraient le cheval; trop hautes, elles pourraient le blesser.
- Quoi qu’il en soit, la barre a peu d’utilité •' sa mobilité effraie souvent les animaux lorsqu’elle est en mouvement, et les excite à ruer ou à se cabrer-Il vaut mieux, au lieu de la suspendre à une corde, l'attacher à un poteau bien arrondi, solide" ment fixé en terre et ayant 1'" 30 de hauteur.
- Mais ces séparations ne suffisent pas lorsqu’011 veut isoler des animaux d’un caractère difficile oU séparer des attelages composés de deux ou trotf animaux; il faut alors adopter les stalles. Ces dernières sont des séparations en planches de chêne
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- de l’écurie 149
- ^semblées solidement; elles sont fixées d’un bout a 1 auge, et souvent même au râtelier, et de l’autre ' poteau dont j’ai parlé. Quoi qu’il en soit, il est r®s important que ces stalles ou séparations soient res solides et qu’aucun clou n’y forme des saillies CPL puissent blesser les animaux.
- Les stalles volantes ou bat-flancs se composent de L’ois planches assemblées et épaisses de 0"'0o. Elles f°nt soutenues et fixées à l’aide de ferrures à deux hanches munies d’un crochet ou d’un anneau, pdes doivent être très solides. On leur donne 2"' 10 a2m20 de longueur. Elles ont 0"'66 de hauteur. Les 1 enistalles n’ont que 111130 de longueur, j, Les stalles fixes sont plus ou moins agréables à selon leur manière d’être. Les unes sont for-ioées de planches à bois de fil debout; les autres se Cojuposent de planches à bois de fil horizontal. Elles °Qt2'"30 de longueur, 111135 de hauteur postérieu-rement et 2 mètres de hauteur antérieurement. °uvent elles divisent l’auge et le râtelier.
- (pL I, fig. 3, 6, 7, 8, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 31, 34, 36, 39, 42, 43.)
- Mode d’attache. — On place à droite ou à gauche Quelquefois aux extrémités de chacun des espaces ^oupés par chaque animal, un anneau en fer dans equel passent la longe ou les deux courroies fixées aii Ücol.
- Pour éviter que l’animal puisse s’embarrasser ans sa longe, on attache à l’extrémité de cette epuière un billot en bois qui, agissant comme Contre-poids, la maintient sans cesse tendue. On 6vPe par là des enchevêtrures toujours fâcheuses, (PP L fig. 3, 4, 36; pl. II, fig. 2, 3.)
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-
- 150 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- Accessoires. — Une écurie n’est complète qüB lorsqu’elle présente les supports qui sont néceS' saires pour suspendre les harnais, et quand elle, comprend un coffre à avoine fermé par une se*1' rare ou un cadenas et une lanterne pour 1’écla1' rage pendant la nuit.
- Les porte-harnais doivent être espacés de O"180. ^ en est de même des porte-brides.
- Les charretiers, dans les fermes, couchent ordj' nairement dans des lits en bois situés dans l’écuDe même ou dans une pièce voisine, qu’on utilis0 comme sellerie. Dans ce cas, une ou plusieurs ouvertures situées au-dessus du râtelier permettent aux charretiers de parler aux chevaux ou de s’as' surer s’ils sont tous attachés.
- (PL I, lig. 27, 28, 29, 30, 37, 41; pl. II, fig. 4> 9, 11, 16 à 19.)
- Jumenteries. — Les junnentcries sont des bât1' ments qui Sont disposés intérieurement en boX^ plus ou moins spacieuses. Ces boxes sont fermée® par une cloison dont la partie supérieure est a claire-voie, afin que les animaux puissent ®e voir.
- Les portes qui donnent accès dans ces comparb' ments ouvrent sur un passage situé intérieureroe^ le long d’un des murs de face. Souvent chad1,e boxe communique à un paddock situé extérieure' ment et plus ou moins vaste.
- La claire-voie qui domine les séparations est eI} fonte ou en bois. Elle est maintenue par une traverse horizontale.
- (PL II, fig. 6, 7, 8, 12, la, 19.)
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-
-
-
- nES ÉTABLES OU VACHERIES ET BOUVERIES
- 151
- DES
- Etables ou vacheries et bouveries
- ^ous le nom d'étable, on désigne l’habitation des
- êtes bovines de travail et de rente.
- ^ ^es bouveries dans lesquelles on confine des • J^Ufs qe tra|j. ou (jes Rœufs qu’on veut engraisser, «Plus simples que les étables dans lesquelles les Ues vivent en stabulation permanente.
- Situation, — Les bêtes à cornes étant moins J Ues aux transpirations cutanées que les che-a * Peuvent séjourner dans des bâtiments exposé^ devant et abrités du couchant. Ces animaux co P*'0uj°urs mal a l’aise durant l’été quand on les n,. ,.lrie dans des étables directement exposées au
- Mdi
- s°Uv,
- coUs
- Parce que la chaleur intérieurement y est ent trop forte, et que les mouches et les
- a. lns les inquiètent d’une manière continuelle, lait ^ tourmentées> ^es vacbes donnent moins de et les bœufs s’engraissent moins promptement.
- ^Position. — Les étables sont de trois sortes : f étables simples, celles où les animaux sont
- Les
- placés
- Les
- sur une seule rangée ;
- ^ees"S étobles doubles qui comprennent deux ran-s de vaches ou de bœufs ;
- Le
- PlU;
- s étables à boxes qui se composent de boxes
- a °u moins spacieuses et ayant quelquefois ^ s sur une prairie ou dans des paddocks.
- ^ s étables simples sont au nombre de deux :
- dans lesquelles les auges et les râteliers le7 fossés à l’un des murs de face; B, celles où ai|ges sont séparées de la muraille par uu
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- 152 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- corridor ou couloir ou allée ayant 1 mètre à 1 ^ de largeur.
- Dans le Limousin, la Vendée, etc., les établi simples sont contiguës à des granges ; des ouver tures munies de volets permettent alors d’afïoui’a ger directement les animaux sans pénétrer da"^ l’étable. Ces bâtiments conviennent spécialeine11 aux animaux qu’on veut engraisser.
- Les vacheries doubles sont aujourd’hui ne"1 breuses en France. Elles sont de deux sortes :
- Dans les unes, les auges ou mangeoires so"* disposées parallèlement aux murs de face; alorsj dans certains bâtiments, les deux mangeoires s0*1 adossées aux murs et les animaux sont placés quel,e à queue et séparés par un couloir ; par contre, da^ d’autres, elles sont séparées du mur par un coul"11 qui sert à la circulation des brouettes à l’al<J desquelles on opère la distribution des rations °l\ dans lequel existe un petit chemin de fer ^ permet de faire circuler des wagonnets chargés " racines, de pulpe, de fourrages verts ou de foin-Cette disposition est économique sous le rap port de la construction, en ce qu’elle permet loger plus d’animaux sur un espace détermi"®’ mais elle a l’inconvénient de rendre le service p‘u coûteux et la surveillance moins facile. Elle 1 peut être adoptée que lorsque le bâtiment n’a Pa intérieurement la largeur que doit avoir 11 vacherie double bien disposée.
- Enfin, dans plusieurs vacheries, les anima11* sont placés tête à tête avec deux rangées d’aug séparées par un passage et la surface fiu
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- DES ÉTABLES OU VACHERIES ET BOUVERIES 153
- °ccupent est séparée des murs de face par un frottoir de 0m7o à lm50 de largeur.
- Dans les autres étables doubles, les mangeoires ^ont placées perpendiculairement à la longueur du Patiment; elles sont réunies deux à deux et sont ^parées aussi par un passage ayant au moins de largeur.
- De ce qui précède, on peut dire :
- Que les étables ou vacheries simples anciennes Peuvent être regardées comme de bons bâtiments PUand il est question de loger quelques vaches seulement, mais qu’elles laissent beaucoup à désirer lorsqu’on doit y confiner quinze à vingt Saches parce que le service y est difficile.
- D est vrai que lorsque l’espace compris entre la bougée de vaches et le mur est large, on y enlève a,sétnent le fumier et qu’on peut aussi faire sortir Promptement tous les animaux. Mais si cette disposition a, en outre, l’avantage de permettre d’em-orasser instantanément tous les animaux, elle a le ^pave défaut de rendre pénible et lente la distribu-tion des fourrages et surtout des racines. Enfin, eDe ne permet pas de s’assurer promptement si frlle ou telle vache a reçu la ration qu’elle doit avoir.
- Les vacheries simples modernes sont mieux dispo-s®e'S sous tous les rapports. Le couloir de service sUué entre la mangeoire et le mur facilite d’une panière remarquable la distribution des rations. De plus, il permet, pendant le repas, de s’assurer üe l’appétit des animaux et de constater si les ^itnents qu’on leur donne sont insuffisants ou donnés à profusion.
- 9.
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- 154 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- Toutefois, pour que cette disposition soit bonne, il est désirable que le Corridor de service soit en communication directe avec un magasin à four-rage ou avec un compartiment situé dans la vache' rie et dans lequel les fourrages seront déposés ou préparés.
- Une telle vacherie est parfaite si la largeur (4 a o mètres) du bâtiment permet d’établir un petit trottoir en arrière des vaches et le long du mur.
- La porte d’entrée peut être située dans un des pignons, ou, ce qui vaut mieux, au milieu du mur de face.
- Les bouveri.es simples doivent être disposées comme les vacheries simples modernes.
- Il en est de même des étables à engraissement, parce que les animaux qui y sont confinés sont moins dérangés ou tourmentés par les bouviers, comme cela a toujours lieu dans les bouveries dans lesquelles la mangeoire et les râteliers sont adossés contre l’un des murs.
- Les bouveries d’engraissement qui sont séparées des granges par des cloisons ayant des ouvertures par lesquelles les animaux passent leurs têtes lors-qu’ils doivent manger ne sont pas des bâtiments mal disposés.
- Les bœufs, après leur repas, y restent ordinaire' ment tranquilles. On peut même les plonger peu' dant quelque temps dans une complète obscurité-
- Les mangeoires ne sont pas toujours situées a l’extérieur de la bouverie. Quelquefois, les crèches sont placées à l’intérieur et du côté par conséquent des animaux, Cette disposition est mauvaise en ce qu’il est difficile de bien s’assurer de l’appétit des
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- DES ÉTABLES OU VACHERIES ET BOUVERIES
- 155
- finaux. Lorsque les auges sont en dehors de la P°Uverie ou le long de la cloison sur laquelle les °uvertures sont fermées par des volets, le bouvier Prépare les rations sans exciter les animaux. On ouvre ces portes mobiles que lorsque l’heure des rePas est arrivée, et quand les nourritures ont été Réparées.
- Les vacheries doubles anciennes comprennent deux rangées de vaches situées le long des murs de face 011 de pignon et de refend.
- L’espace qu’on remarque entre les animaux Permet de les faire sortir de l’étable aisément et y enlever très facilement le fumier.
- Lu résumé, cette disposition peut être utile quand °0 est forcé d’avoir la porte d’entrée dans un des P'guons et lorsque le bâtiment n’a pas la largeur aaus oeuvre qu’exige une disposition plus commode.
- Lans le sens de la longueur du bâtiment, on Peot les réunir deux à deux transversalement et °Uvrir une porte vis-à-vis de chaque couloir de Service.
- Les vacheries doubles modernes sont préférables ,S°Us tous les rapports, parce que le service y est trè* facile.
- , Le corridor qui sépare les deux mangeoires peut
- e^e occupé par un wagonnet qui va chercher les
- fritures, soit dans un local spécial attenant à
- a Vacherie, soit dans la grange.
- . peut aussi établir en arrière de chaque rangée
- a vaches un petit chemin de fer communiquant
- aVec la fosse ou la plate-forme à fumier. Cette
- , °le ferrée sert chaque matin*à-#ftlevrer rapidement le
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- 156 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- Quand le local est trop étroit pour qu’on puiss® établir dans le sens de la longueur du bâtiment on peut les réunir deux à deux transversalement en ayant la précaution toutefois d’ouvrir une porte vis-à-vis de chaque couloir de service et de l’espac® compris entre deux rangées d’animaux.
- Quoi qu’il en soit, les étables doivent être éle' vées; mais leur hauteur est toujours moins grand® que celle des écuries, parce que les fumiers n/ dégagent pas autant de gaz ammoniacaux.
- Si l’on se rappelle que l’espèce bovine, lorsqu’elle vit sans cesse au milieu d’une atmosphère corronv pue, peut être affectée de maladies graves, que leS poumons des vaches qui séjournent dans des éta' blés basses et mal aérées sont presque toujoin’s attaqués de 1a. phtisie calcaire ou de la pommelü’1'^ que les jeunes animaux qui séjournent dans des étables basses, humides ou chaudes sont sujets a des toux fortes et fréquentes, on reconnaîtra qu’une hauteur de 31" 50 sous plancher n’est paS extraordinaire.
- Le plus ordinairement on accorde à chaque tète dans les étables simples une longueur, y compr|S l’auge, de 4 mètres, à laquelle il faut ajoute^ 1 mètre pour le passage situé le long du mur fful fait face à celui contre lequel l’auge est appuyée-
- Les vacheries doubles ne doivent pas avoir moins de 10 mètres de largeur dans oeuvre à cause d® couloir médian qui sépare les deux mangeoires.
- Quant à la largeur que l’on donne à chaql,(j vache, elle n’est pas moins de lm35 à lm40, car1 faut qu’elle puisse facilemen t se coucher et se lever'
- En résumé, chaque tête doit, en général, occupa
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- DES ÉTABLES OU VACHERIES ET BOUVERIES
- 157
- U Minimum une superficie carrée de 4 mètres. JPl- III, fig. 4, S, 16, 17,19, 20, 21, 22, 23, 25, 26, U ;?; P1- IV, fig. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,10,11,13, ,lo> 16,17,18, 19).
- ~~ L’aire d’une étable doit être solide, c’est-jjj re revêtue d’un pavage ou d’un cailloutis ou ^°cage formé de petites pierres reliées les unes Le hautres par un ciment-mortier ou hydraulique.
- eI°n est plus glissant que le pavage et le bri-i«etage-
- Pe Pavage se fait avec des pierres de grès, de 6l de schiste ou à l’aide de briques. Lorsqu’on 1 PlQie des briques, on les place à plat sur toute O occupée par la partie antérieure du corps
- s««acrai'X
- La
- et on les met de champ sur toute la qui reçoit les déjections solides et liquides.
- Pente de l’aire doit être de 0'"02 à 0m03 par depuis la masse de maçonnerie qui soutient jusqu'à la rigole située derrière les animaux.
- aage
- Vaches qui reposent sur des aires trop incli-
- s°nt, sujettes aux avortements.
- „ 6a
- "02
- Pente de la rigole ne présente jamais plus de avec Par mètre. Cette rigole doit communiquer réservoir placé en dehors du bâtiment ou
- Une citerne située sous l’aire de l’étable. Irotloir doit excéder l’aire du bâtiment de
- n Pe ^16
- l’^ a0'"20. Dans quelques localités, surtout dans }ja^etlais, le trottoir a 0"'30et quelquefois 0"'40 de Ujj eUr. Cette disposition permet de laisser le fu-^ Ajourner sous les pieds des animaux pendant (p.Ze a vingt jours.
- 1 Ht, fig. 2, 15, 16, 17, 27),
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- 158 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- Portes. — Les portes des étables sont m0’1! élevées que les portes des écuries, mais elles à°\ vent être aussi larges et à 2 ou 4 vantaux page 142). Il est utile qu’elles s’ouvrent aussi dedans au dehors. Ces portes peuvent être doP1 nées par une imposte vitrée.
- Fenêtres. — Les vacheries doivent être ^ éclairées et aussi aérées que possible.
- Leurs ouvertures peuvent être en tous semblables à celles des écuries.
- pd
- iiits
- pS
- On peut, pour ne point permettre aux v&y0 lumineux de pénétrer et d’exciter les moucheS^ incommoder les animaux, faire peindre les vlt en bleu clair. Cette peintui'e légère tamise t^ bien la lumière et rend celle-ci moins vive.
- (PL III, flg. 16, 26, 27; pi. IV, lig. 19). (
- Auges. — Les mangeoires doivent être large^ profondes, car les bêtes bovines consomment 0 aliments volumineux. Elle reposent ordinaire!1^, sur un massif de maçonnerie. Elles sont en de 0m04 d’épaisseur, en pierre ou en ciment. ^ | Leur ouverture supérieure varie entre O"1^ ^ 0“'70 et leur profondeur de 0m35 à 0ra45. Le du côté des animaux doit être à 0'"60 ou 0“^ ^ dessus du sol. Le fond de ces mangeoires est tftn plat, tantôt courbe. ^
- bo'5
- Quand les auges ne sont pas adossées aux 1111
- pu
- et qu’elles sont séparées de ces derniers par t1 corridor, on les dispose de manière que le 15 ^ situé du côté du passage soit en surélévatio11 . l’autre de. 0"'12, O"115, même O"120. Cette disP0^^ tion empêche souvent les animaux de poussd fourrages verts ou secs en dehors de la mang'e°
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- des étables ou vacheries et bouveries
- 159
- pa^aris diverses fermes, l’auge est divisée, à la eQ SllPérieure, par de simples barres en bois ou d0: ’ et dans toute sa profondeur, par de petites ns’ en autant de compartiments que l’étable s®Pa C°n)'en’r d’animaux. Ces dernières divisions tijet^eid bien les rations, mais elles ont l’inconvé-dû ne P°int permettre de nettoyer aisément (pi ^Ptement la mangeoire,
- PI /y In’ b g. 1, 2, 3. 9, 10, 11, 13, 14, 18, 22; ' v- «s:. 12, 15, 16, 17, 18).
- ^eUers.
- Les râteliers des étables et des
- Svepî
- lier les sont toujours moins élevés que les râtelés „ es écuries et leurs barreaux sont plus écartés ^ te autres.
- ii,l|rl'11^ généralement on élève leur bord supé-
- slliv au~dessus des mangeoires de O1" 70 à O1" 90, Çe taille des animaux.
- (1°^ ateliers ont été supprimés dans un grand les „ re de vacheries. On a reconnu avec raison que Piaj6 >*aux appartenant à l’espèce bovine consom-PL, . ^ieux les fourrages secs, quand on les ^ans les auges que lorsqu’on les déposait
- Crâteliers-
- dois ’ Parfois on a établi devant l’animal une Pleine ou à claire-voie ayant IToO à l'"65
- ievjkur. Dans le premier cas, chaque animal a ^ lui une ouverture rectangulaire limitée par Nse t0rts poteaux ; dans le second, la cloison V (^evant chaque vache une ouverture ovale V*1* P°ur qu’elle puisse y passer sa tète et Daber les fourrages déposés dans la mangeoire, f ^0r'd de la France, il existe des étables ^quelles les animaux ont devant eux une
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- 160 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMA0*
- mangeoire et un râtelier formé d’un côté v#^ et d’un côté très oblique. Par cette dispositi°D,^|. fourrages secs sont toujours à la portée des1 maux. j(j
- Enfin, dans quelques étables du Centre* étables contiguës aux granges présentent ^ ouvertures munies chacune d’un volet mobile' (t mangeoires sont isolées les unes des autr^j situées à l’intérieur même du bâtiment dans 1 (| on prépare les aliments. Lorsque les anima0* pris leur repas, on ferme les volets et on les dans une parfaite tranquillité. De telles bon',e f conviennent particulièrement pour les boeufs <1 se propose d’engraisser.
- (PI. III, lig. 2, 3, 14, 27, 28). .y
- Etable d’élevage. — Les bêtes bovines °° j être élevées en liberté. Les étables qui convie0 j le mieux pour cette spéculation, sont ceHeS J sont divisées intérieurement par des cloisons-^ 120 de hauteur et dans lesquelles la ma°f^, est séparée du mur par un couloir de S® . Chaque compartiment ayant 3 à 4 mètres a° ; est muni d’une porte qui communique ^ paddock plus ou moins grand selon les c’r,fêii' tances et dans lesquels existent de petits 0 voirs.
- (PL III, fi g. 6, 7, 24 ; pl. IV, fig. 12 et 20)- p,,r
- Boxes pour veaux à l’engrais. — Dans part des exploitations, les veaux à l’engralS attachés dans un coin de l’étable après aV01^ muselés avec un panier en osier pour d0^ mangent pas 3e paille, ce qui nuit à la bla° p de la viande. Dans le Nord de la France, °n
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- des étables ou vacheries et bouveries 161
- dans des boxes qui ont 0'" 50 de largeur et ^ de longueur. Ainsi enfermés, ces animaux ne
- Peut
- vent se retourner ou s'agiter, et leur engraisse-
- Se fait mieux et plus complètement. Chaque
- ^eut
- ^°Ur on ajoute de la paille nouvelle.
- (Pl- III, fig. 18).
- Cr J
- bo *>arations- — La plupart des vacheries et des c , Vei>ies n’ont pas de séparations. Il est vrai que disposition est moins nécessaire que dans les h. les i néanmoins il y a utilité, lorsqu’on le > à séparer les animaux âgés ou délicats des ^laUX P*us îeunes ou maladifs, parce que les el les autres exigent des rations différentes. ta séparations présentent aussi de grands avan-l)ê?es ,duand on spécule sur l’engraissement des ®s à cornes à l’étable.
- Sj. j11 Peut aussi établir dans les bouveries des llïl es doubles pour les animaux de travail. C’est ^ erreur de croire qu’on peut séparer les ani-Co x lui travaillent sous le même joug, qui se Uj^issent mutuellement. Lorsqu’on isole dans fitiketable les animaux formant une paire, ils Soj^Serd toujours par ne plus se connaître, et ils
- a,
- souvent disposés à se battre.
- °Xes pour les animaux adultes et d’élevage.
- ^ Il
- u est très utile d’annexer à une vacherie impor-e< soit intérieurement, soit extérieurement
- dbel
- dues boxes destinées aux taureaux, aux vaches
- ^lades
- fj^^sb on peut, à l’intérieur d’une grande vache
- ou aux jeunes animaux.
- \les
- établir à l’une des extrémités ou aux quatre
- de petits compartiments séparés par des
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- 162 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- murs de refend ou simplement par des dois011’ ayant 2 mètres environ de hauteur.
- Dans ces petits bâtiments qui ne doivent cooj6 nir que des animaux adultes, les mangeoires et ' râteliers sont adossés contre le mur situé en ia de la porte d’entrée.
- La boxe destinée aux taureaux et celle regar1
- 0
- (if
- comme une infirmerie ne doivent pas avoir communication avec la vacherie.
- Il n’en est pas de même des compartiments tinés aux jeunes animaux; outre la porte 4, donne dans la cour et par laquelle sortent les a01 maux, ces boxes doivent être en communie^1 g directe avec l’intérieur de la vacherie pal’ 0 porte à claire-voie. Cette ouverture permet a vachers de surveiller les génisses ou les bouvü‘° qui y vivent en liberté. ^
- Quand le local le permet, on a intérêt à placer mangeoire au milieu du compartiment, en lui ^ nant une forme carrée. Cette mangeoire peut e ^ accompagnée d’une auge alimentée par un robi° ’ Ainsi aménagée, la boxe offre aux bêtes bovb1 __ tout l’espace qui leur est nécessaire pour se Pr° mener. .i
- Chambre à fourrages. — J’ai dit combien
- chambre à fourrages. C’est dans cette pièce du" dépose chaque jour le foin, les fourrages vertSt racines, etc., qu’on destine aux animaux. ^ C’est souvent dans ce local que sont situe® coupe-racines et le hache-paille, et les cuves maçonnerie ou les casiers dans lesquels on ^ fermenter les racines divisées et alliées à de
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-
- des
- ETABLES OU VACHERIES ET BOUVERIES
- 163
- Paille, ou du foin et de la paille hachée. l’aide Cas'ers sont contigus. On les construit à 6 briques et de ciment. Les portes sont l6So ^nées par deux poteaux à rainures dans s’il , s 011 fait glisser de fortes planches, comme (Voj/^ait de fermer une vanne à déversement cpi^v Cl~aPrès, chapitre XII, paragraphe XII). On
- ces planches à mesure qu’on vide le casier, d’abandonner à lui-même le mélange q dépose dans ces casiers pour qu’il fermente fttil ^'ère une bonne odeur vineuse, on le tasse et ^couvre de planches.
- ^a(lue casier peut contenir 1 ou 2 mètres cubes.
- doit
- un qui est en vidange,
- % g ?uu en avoir trois
- 1 fermente et l’autre qu’on remplit.
- s des vachers. — Les vachers couchent ordi-
- le ]Q dans les vacheries. Leurs lits sont situés
- %Sdes murSi (jaris l’endroit le plus sain et le
- le^ S exP°sé aux courants d’air. Lé plus généra-
- dn c , ’ °a les fixe à lm65 ou 2 mètres au-dessus «Sol.
- utile, lorsque la vacherie n’a pas de plan-qtigj’ a établir au-dessus de chaque lit, à l’aide de ç,dües planches, une sorte de baldaquin.
- Wv* a<ïlle vacher ou bouvier doit avoir une armoire à clef.
- /Iv,fig. 14, 16).
- sit^ essoires• — Lorsque les lits des vachers sont cl0j S long des pignons, on peut, à l’aide d’une ohtj n’ fermer la partie vide qu’ils dominent. On tofïre 1 alors un cabinet dans lequel on place le ^ dui contient le son et la farine. C’est aussi cette petite pièce, qu’on peut éclairer par un
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- J64 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMA1*
- rtU'01
- châssis, que le vacher serre les couvertures 4 place sur les vaches malades ou qui vienne11 ^ vêler, quand le temps est froid ; qu’il ramasse cordes, les balais, les fourches, les seaux», ^ brosses, les étrilles, les éponges, etc., objets <1^, perdent assez facilement dans les grandes tâtions, parce que les bouviers ou les charr® , viennent les chercher lorsqu’ils ne trouvent ceux qui leur ont été confiés. o(<
- Enfin, il est très utile, dans les vacheries inl^|r tantes, d’inscrire sur des planchettes les noWs ^ nés aux vaches, afin qu’en cas d’accidents le puisse désigner la vache qui réclame des^^ immédiats. Ces noms lui permettront aussi P j} facilement de faire connaître journelleine11 quantité de lait donné par vache ; ^
- D’avoir dans la vacherie un tableau indW1^ l’époque des saillies et les dates présume^ vêlages, afin qu’on sache bien l’époque à telle ou telle vache doit être surveillée ou des autres.
- (PI. III, lig. 29, 30, 31).
- iso|C
- III. DE LA BERGERIE
- cof
- La bergerie est le bâtiment dans lequel on fine les bêtes ovines et les bêtes caprines. ^ Situation. — Ce bâtiment doit être situé da°s ^ endroit sec. C’est une grave erreur de croire ^ les bêtes à laine peuvent bien prospérer dan$ bergeries basses, humides ou complètement cl° jê| Il faut, au contraire, que ce bâtiment ^
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- t>E LA BERGERIE
- Jue i’ ’’ est
- 165
- a*ry soit sans cesse renouvelé. C’est pourquoi
- tU(}es ut,^e çfu’il ne soit exposé aux vicissi-^,s du froid, de la pluie et de la chaleur, et [jg^P0sition la plus convenable est celle de l’est *r°id 0Ues^ Ainsi située, la bergerie n’est ni trop te^ .etl hiver, ni trop chaude en été. Quand la s°Ufl I>a*'Ure intérieure est trop élevée, les animaux Wusr^eaucouPî parce que le suint apparaît j^bondamment sur la laine.
- Un ^enéral, les bêtes à laine sont toujours dans Hj, rfait état de santé quand elles vivent sous sitj Iïla^ tempéré ou dans un milieu où les tran-£.s ahnosphériques ne sont pas très variables. qtja^0sùmns. — Les bergeries varient à l’infini les a ^eur disposition. Les unes sont simples, ceIl6gUh'es présentent plusieurs compartiments ; Ce|[ 'p1 sont dominées par un grenier à fourrage ; pe^ a Sont abritées par un hangar qu’on ferme l’hiver à l’aide de paillassons.
- % ? en so^’ ^ es^ u^e <ïuand l’on ^ SUr élevage, l’entretien ou l’engraisse-
- bo
- de
- re d’animaux. Dans les fermes bien dirigées, er&eries sont toujours divisées en plusieurs %l-rnenU séparés par des murs d’appui, des <fs doubles, des claies ou par des murs de l’é(at ‘ har cette disposition, on juge mieux de animaux, et on est .plus à même de déter-tois r rations que le berger doit donner chaque tw ^ d les afïourrage. Enfin, en séparant les cef,> à l’engrais par lots de 50 à 60, on est plus Vp Z* m°ment où tel ou tel lot pourra être a ha vente.
- ne pas confiner ensemble un très grand
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- 166 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMA11*
- Les brebis portières doivent toujours être ^ rées des antenois ou gandins et des béliers. Ce11^ peuvent être réunis dans une bergerie spécial dans un des compartiments du bâtiment qui ^ ferme les brebis, ou mieux, lorsque les aniu1^ ont de la valeur, dans des boxes établies danS des compartiments de la bergerie.
- Les séparations en maçonnerie sont faites ques ou en moellons. Dans le premier cas, e
- ont 0'"22 d’épaisseur, et dans le second 0‘"33.
- Lorsque ces cloisons n’ont que 1 30 de haute on les consolide en les couvrant d’une „
- cha0,f'
- bois ou d’une rangée de briques posées de
- Les séparations qui s’élèvent jusqu’au piaIlC ont l’inconvénient d’empêcher la circulât!011^; l’air. Elles ne sont utiles que dans les %x^^ bergeries, et celles surtout qui sont froides P dant l’hiver.
- w1
- Une bonne bergerie doit avoir au moins sous plancher.
- La surface qu’il faut accorder à chaque lête ^ selon la taille des animaux. Quand il est qU'ef s, de bêtes à laine de taille moyenne, métis-mûr11 ^ de southdown, de dishley-mérinos, etc., on aux animaux les surfaces suivantes :
- Brebis et sou agneau.............4'" 80
- Moutons......................... 0"'8Û
- Agneau d’un an...................0ma0
- . #
- On détermine aisément la longueur total® ^ les râteliers doivent avoir, si on a égard au* nées suivantes ;
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- DE LA BERGERIE
- 167
- brebis, longueur de râtelier par tête. 0m60
- Mouton . ..........................0m 50
- Agneau ............................0"*30
- a3es béliers vivent toujours plus à l’aise que les ,p®s bêtes ovines.
- U1- V, flg. i; 2, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 17, 18).
- que°^ ~~ be sol de la bergerie doit être aussi sec ^ ^°ss^ble. C’est pourquoi il est quelquefois p0Ur^ire d’élever le niveau de l’aire du bâtiment ^ 9Ue les eaux pluviales ne puissent y pénétrer, jpoi® b^ier séjournant toujours pendant plusieurs sable a ^intérieur des bergeries, il est indispen-lu’ii disposer seuil des portes de manière qUj s°it en surélévation de O"130 à 0'"40 de l’aire 116 doit être ni pavée, ni carrelée. c°bt an<^ sur^ace du sol intérieur est trop en cr1*. on y répand de la marne, de la craie, abs ^azons ou de la tourbe sèche. Ces matières aŸ6c | n*; l’humidité des fumiers et constituent pa|. 0 temps un engrais excellent pour les prairies pelles ou les prairies artificielles. étab|. Peut assainir des bergeries mai situées ou
- lup
- sur des sols humides en les enveloppant
- ^ ^rain suffisamment profond. aVa S P^nchers à claire-voie ne présentent pas les Hr la^0s qu’on s’est plu, un peu gratuitement, à d’^c0 adHbuer. Ils n’ont qu’un avantage, celui
- Aomiser la litière. Ces planchers sont coûteux h\
- let»bur k^°rtes'
- Les portes des bergeries sont moins do^r0 due les portes des écuries et des étables. On 0 généralement à ces baies 1 mètre à lm20 de
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- 168 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ÀNIMAÜX
- largeur sur 2 mètres à 2m30 de hauteur. Da»s , premier cas, la porte est à un ou deux vanta11^ dans le second, elle se compose de quatre batta®' qui sont dominés par une imposte. Ces batta® sont pleins ou les deux supérieurs sont à cla'*e voie.
- Lorsque la bergerie est grande, on a intérêt
- ménager, soit sur les murs de face, soit dans
- un
- des pignons et dans une des façades une P°
- rte
- charretière ayant 2 mètres de largeur. Cette ouv0r
- ture est assez grande pour qu’on puisse y
- fair0
- les
- entrer un petit tombereau ordinaire ou un traia® et opérer alors l’enlèvement direct du fumier. .
- On a proposé souvent de garnir les angles portes des bergeries de rouleaux unis et mob1* afin que les animaux qui se pressent toujours uns contre les autres puissent sortir ou entrer accidents. Ce moyen n’a pas répondu aux eSFü rances qu’on en avait conçues,
- Le mieux consiste à élever un peu le sol
- gan5
- iass
- $
- portes et à établir en avant de celles-ci un H1 incliné. Alors, les bêtes étant obligées de s’eng9^ sur cette rampe se pressent toujours moins les111 ^ contre les autres, en franchissant le seuil de 1 verture.
- Le plus généralement, les portes sont doini11 par un châssis dormant formant imposte.
- (PL V, fig. 1, 8, 12, 17). ,,
- Fenêtres. — Les bergeries bien établies P°^ sèdent, outre les portes, des ouvertures destiné0® éclairer et aérer les divers compartiments.
- Ces ouvertures ont des formes très variableS' Les unes ressemblent à des créneaux très a"
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- DE LA BERGERIE
- 169
- extp6^ ®vas®s intérieurement; elles sont munies ^ jI>1eurement d’un grillage et intérieurement bnllri volet très étroit. Ces barbacanes ne sont ràt neS due iorsclu’eiies s°nt situées au-dessus des tn H^rs e*' dn’elles servent à renouveler l’air, fu . Par l’ammoniaque que dégagent les Llers et qui se concentre sous le plancher.
- eavu.
- autres sont rectangulaires, situées à 1 60
- ^un
- l]°n au-dessus du seuil des portes, et elles sont
- bas
- Ues de châssis vitrés qui s’abaissent de haut en pa a i’intérieur du bâtiment, ou qui tournent en le sur eux-mêmes à l’aide de tourillons fixés à Partie médiane du dormant, soit horizontale-soit verticalement.
- tin’ ln’ dans d’autres fermes, les ouvertures des-. ees à éclairer et à aérer les bergeries sont Per -leS §'I‘dlages métalliques et de volets ou de .bennes à lames mobiles qu’on fixe verticale-cpp 1 ,°u horizontalement à l’aide d’une petite panière.
- les S Sarbacanes qu’on remarque quelquefois dans t'eo-rïlUys au-dessous des mangeoires doivent être l^^dées comme pernicieuses pour les bêtes à
- .On
- açain-
- de u Ça et là dans les murs, a 2 mètres du sol, loin °S ^uyaux en poterie qu’on bouche avec du a ^lland cela est nécessaire. Ce mode d’aération Il adopté avec succès par M. Trochu,*à Belle-
- Peut garnir les fenêtres d’un canevas pour
- Pla ^ compféter l’aération d’une bergerie en
- la circulation des mouches.
- c ’ % 1, 11, 12, 17).
- s ''actions agricoles•.
- (Pl. y.
- 10
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- 170 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- Râteliers et crèches. — Les râteliers en usa$e dans les bergeries sont simples ou doubles. $ doivent être peu inclinés, afin que les débris ^ foin et de paille ne tombent pas sur les aniina(b et ne se mêlent à la laine. Leur longueur dépagge rarement 4 mètres.
- Mais est-il plus avantageux d'avoir des râteli^ tixes ou à demeure que des râteliers mobiles?
- Dans les bergeries de peu d’importance et da^
- eif
- celles du Midi, où les bêtes à laine ne reçoit pour ainsi dire pas de paille comme litière, 011 peut sans grand inconvénient fixer définitivem61 les râteliers, qu’ils soient simples ou qu’ils soi®11 doubles. Il n’en est pas de même dans les contré6** où les troupeaux sont bien nourris, où on leur ja chaque jour une bonne litière. Dans ces bergerjeS’ il est indispensable, en effet, d’avoir des râteh6 mobiles. Sans cette disposition, le fumier dont masse augmente chaque jour arriverait bientôt al* niveau des mangeoires. Alors les animaux n pouraient que très difficilement manger les aliuien déposés, soit dans les auges, soit dans les ràtelierS'
- Les râteliers simples sont toujours appd*!11^ contre les murs ou les cloisons. Ces ràtehe varient beaucoup dans leurs dispositions.
- Les uns sont de simples échelles à barrea1^ écartés de 0m07 à 0m10, et ayant, en moyen110 0m50 de longueur. Ces râteliers sont ceux dLl rencontre dans les localités où l’éducation û bêtes à laine est encore mal comprise.
- Les autres sont aussi des râteliers simples, 111 ils sont mieux établis. Tous sont mobiles composent d’une auge ou crèche dominée par
- ’Oll
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- DE LA BERGERIE 171
- Relier. Ces deux parties sont fixées à des mon-, s ou leurs extrémités sont encastrées dans deux Planches.
- élève ou on abaisse ces râteliers à l’aide de ^P(ies, de chaînes à mailles, de boulons à écrous u de crémaillères qu’on observe sur les montants. . as le premier cas, le mur présente à une hauteur ftnée une suite de crochets en fer ou en bois;
- le second, on remarque dans le mur, à la ^e hauteur, des contre-fiches ou des fourches ^ ^°ls’ percées d’un trou dans lequel on engage n Toulon à écrou ou une cheville en fer. bes râteliers doubles sont aussi très variés.
- (j, plus simple est un râtelier ayant la forme , Ua V ; on le suspend dans la bergerie à une hau-^ r déterminée à l’aide de cordes qui passent dans jj anneaux fixés aux solives du plancher. Ce râte-r n’a pas de crèche.
- ll^es autres sont mieux établis et plus complets. Se composent de montants munis de roulettes formant quatre à six pieds suivant leur lon-a eilr! ils présentent deux crèches et un râtelier dj^Pt la forme d’un V. Ce râtelier est quelquefois ^ans sa longueur et à sa partie médiane, vP .Une cloison en planches ou une ridelle placée f ocalement. Cette séparation a l’avantage de ^Cer les animaux à se distribuer autour du râte-^ et de leur permettre de manger plus tranquille-
- Quel
- Part
- ques bergeries possèdent au milieu des com-
- lrr|ents des crèches circulaires à barreaux verti-
- Ces râteliers sont coûteux, mais, dans des
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- 172 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- circonstances données, ils peuvent offrir des ava11' tages sur les râteliers doubles.
- Dans les localités où l’éducation des bêtes à laine ne laisse rien à désirer, on possède de petites cr® ches mobiles formées de deux ou de trois planché et supportées par des planches, des pieds ou d®s roulettes. C’est dans ces crèches spéciales qu°° dépose la provende qu’on destine aux agneaux.
- Toutefois, pour que cette provende ne soit paS mangée par les mères, on place l’augette dans l,!J compartiment spécial et contigu au compartimeD dans lequel sont confinées les brebis. Alors on ^ entre deux des râteliers formant la séparation petite claie verticale dont les barreaux sont ass®2 espacés pour permettre aux agneaux de PaSS^ aisément et à volonté d’un compartiment da11 l’autre.
- Quelquefois cette petite barrière est agencée da11 les rainures de deux poteaux fixes où ses de^ barres transversales sont percées de trous dansleS quels s’engagent deux fortes tringles fixées une semelle et au plancher. Un poids attache l’extrémité d’une corde qui s’enroule dans la g°r® d’une poulie fixée à l’une des solives du planche^’ permet de l’élever et de l’abaisser très promptem®11 On rencontre dans diverses bergeries des crèch®^ en ciment dominées par des râteliers simples, h auges étant fixes ne sont utiles que dans les beb^ ries dans lesquelles on spécule sur l’engraisseiue des moutons.
- Voici les dimensions que présentent le plus nairement les crèches et les râteliers ;
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- DE LA PORCHERIE
- 173
- Ouverture supérieure du râtelier simple. 0'"40 — double. lm00
- Hauteur de l'échelle...............0m60
- Largeur de l’auge simple...........0m30
- — — double ........ Om65
- Profondeur de l’auge.............. Om15
- Elévation du bord de l’auge au-dessus
- de la litière .....................0m35
- Ecartement des barreaux ou roulons. . . 0n,06
- (Pl- V, fig. 3, 4, 5, 6, 7, 14, 13, 16, 19, 20).
- Oér
- Accessoires. — Les bêtes à laine boivent peu, , ais elles doivent trouver toujours de l’eau dans rgeries.
- 3néralement on met de l’eau à leur disposition, Plaçant dans chaque compartiment un baquet 11 bois ou un grand vase en fonte. Quelquefois ces ^ ^Psiles sont soutenus, à O"113 ou 0m20 au-dessus . la litière, à l’aide de cordes fixées à la charpente a Plancher.
- v Pans quelques bergeries, on a remplacé ces es par des auges en ciment ou en zinc qu’on 'Pente à volonté à l’aide d’un robinet fixé sur 116 conduite d’eau.
- IV. DE LA PORCHERIE
- Pe local destiné aux bêtes porcines est désigné l , s les noms ci-après : porcherie, écurie à porcs, 1 ® porcs, tect.
- dotation. — Les porcheries dans la région sep-atrionale doivent être construites en maçonnerie, .. re exposées au midi, et avoir des fenêtres de ven-ati°h au nord et au sud.
- 1Q.
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- 174 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOUER LES ANIMAUX
- Dans les contrées du midi, on peut les constru*^ en bois, mais il faut que leur façade principe soit exposée au nord, afin que les loges soie11 suffisamment fraîches pendant les mois de ju,n’ juillet et août.
- Dans les deux cas, il est nécessaire que ces
- bât»'
- ments soient éloignés de la maison d’habitation
- et
- de la laiterie, à cause de l’odeur prononcée qui8011 échappe malgré la plus grande propreté.
- Dispositions. — En général, les porcheries DlS sent beaucoup à désirer; elles sont humides, PeI] élevées, mal aérées et éclairées et mal tenues.
- Ces bâtiments sont bien disposés :
- Si le sol est sec, pavé, cimenté ou bétonné ;
- Si la pente de l’aire est suffisante pour que 'ef! urines puissent aisément s’écouler au dehors;
- Si les loges sont assez grandes pour que les a111 maux qu’elles doivent contenir puissent y circule' librement; - ,
- Quand chaque loge communique à une cour les porcs peuvent aller prendre l’air;
- Si les ouvertures permettent d’établir intérieu»e ment des courants d’air pendant l’été;
- Si la toiture et les portes abritent bien les maux pendant l’hiver contre les pluies et le fr°' ’
- Enfin, si le couloir intérieur rend facile-la veillance des animaux et la distribution de nourriture.
- Les porcheries doivent être divisées en h'°|g classes :
- La première comprend les bâtiments qui serve à l'élevage;
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- DE LA PORCHERIE
- 175
- j ^ la seconde appartiennent les porcheries dans Quelles on spécule sur Yentretien des porcs ; j, troisième comprend les bâtiments destinés à en9raissement des porcs et des truies. a^es Porcheries d’élevage doivent avoir des loges spacieuses pour contenir une truie et ses fls ou deux truies pleines. Dans celles destinées
- goret: à j
- cha(
- eutretien, il faut qu’on puisse réunir dans
- due compartiment un certain nombre de jeunes Cs- Knlin les porcheries d’engraissement doivent c tr des loges suffisamment grandes pour pouvoir tenir deux ou trois animaux adultes.
- v a surface à donner aux loges ou compartiments le suivant la taille des animaux. Les porcs ap-tenant aux grandes races exigent plus d’espace trie ^6S an*maux de petite taille. En outre, une qtl,le Portière demande une surface plus grande
- Un eochon à l’engrais, fl °
- uu doit donner aux loges les dimensions suintes :
- Longueur
- Truie portière . . I 75 à 2'" 'e|,rat. ..... lni90 à 2m30 orc à l’engrais . 1"’20 à lm40
- Largeur 1 80 à 2m l'"40 à 1 60 1"’10 à 1 30
- Cn^n Peut donner aux compartiments qui doivent utenir ;
- p ù io gorets..............
- porcs d’un an...........
- “ Porcs à l’engrais. . . .
- .ongueur Largeur
- 2m50 2 mètres
- 2'" » 2 —
- 1m 75' 2 —
- lo5 r®Sulte de ces dimensions générales que les 15 es auront les surfaces suivantes :
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- 176 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- Surface
- Truie portière . . . c-15 à 4m- e. »
- Verrat . . 2 50 à 3 »
- Porc à l’engrais . . . . . 1 50 à 1 75
- 6 à 10 gorets . . 2 50 à 2 »
- 3 porcs d’un an. . . . . . 3 50 à 4 »
- 2 porcs à l'engrais. . . . 3 » à 3 50
- che>'ilS
- ¥
- O»1
- On donne aux cours attenantes aux poc d’élevage de 3 à 5 mètres de longueur, suivant circonstances. Les porcheries d'engraissement n pas de cours, parce que les animaux y vivent stabulation permanente.
- (PL VI, fig. 1, 2, 3, 3, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 42. 14, 21,22, 24, 23, 26).
- . , 00
- Sol. — L’aire des loges doit être très solide-la couvre de pavés, de dalles, de briques poseeS
- a11
- bâtons rompus et bien jointoyées avec du cimel‘
- de béton ou de ciment de Portland. On peut . besoin remplacer ces matériaux par des mam1 ou de fortes planches.
- Dans les montagnes du centre de la Franj^ chaque loge possède un lit de camp sur lequel ^ animaux se reposent après avoir pris leur reP ^ Dans la Bresse, les aires d’un grand nombre porcheries, sont garnies d’un plancher perce trous ou disposé en treillis.
- Les cours des loges auront une aire très S° j et imperméable. De plus, elles renfermeront^ cela est possible, un réservoir d’eau assez Sl\ pour que les animaux puissent s’y baigner faC , ment. On y plante quelques arbres, princip ment du sureau. Ces arbres procurent a
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-
- DE LA PORCHERIE 177
- finaux, pendant l’été, de l’ombre et de la fraî-wieur>
- \^UVertures‘ ~~ Les ouvertures pratiquées dans feiiê[ïlUrS ^6S PorcLer^es son*' des Portes ou des
- _ Les
- Flenr j
- I ue la porcherie doivent avoir au moins ^elre de largeur quand les porcheries sont Pies, et 11,130 lorsque les porcheries ont deux Un ^Ges i°Ses- Dans le premier cas, elles sont à seul vantail ; dans le second, elles sont à deux n!aux ou à quatre battants.
- dri^iS P°rtes simples à deux vantaux et les portes acj a*es à quatre vantaux sont celles qu’il faut Pter de préférence quand les circonstances le Mettent. En ouvrant seulement le vantail supé-ci Ur’ °n donne accès à l’air, à la lumière et à la l'at eUr ’ a^ors on rafraîchit ou on élève la tempé-suivant les besoins. On ne doit pas oublier fi„e^es bêtes porcines supportent mal les extrêmes ^oipérature.
- tj0^es Portes qui mettent les loges en communicant^ aVec ^es c°urs n’ont pas au delà de 0"' 75 de ^eur ej. f ni à ln,30 de hauteur ; elles sont sur-
- ^ ^iées d’un châssis vitré qui s’ouvre en dehors Se déploie sur le mur.
- fenêtres pratiquées dans les murs de face ou 1> ?s les pignons sont situées à l'" 30 au-dessus de i 6 du bâtiment. Elles s’ouvrent à l'extérieur de
- L
- p . en bas. On les retient à demi ouvertes à taiç C^e deux Pet*ts supports en fer fixés dans les
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- 178 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOfiER LES ANIMAT#
- Séparations. — Les cloisons qui séparent loges et qui limitent la largeur du coulo# service sont tantôt en bois, tantôt en briques ou # maçonnerie. Elles doivent être solidement établ#
- Quand on les construit avec des briques de b0)
- nDe
- qualité, on se borne aies jointoyer avec du cii#e
- et on applique à leur partie supérieure des
- lisse:
- en chêne très bien assemblées. Quand les cio#0'
- ont une longue portée, on les consolide
- en
- implantant tous les deux mètres de forts p0^'
- à rainures. Ces poteaux sont reliés entre eux P
- Les briques doivent reposer sur
- les lisses
- massif en maçonnerie et être engagées dans poteaux d’angle ou de soutènement. s
- En général, les enduits appliqués sur les cio# dans les porcheries ont très peu de durée. , ü8 Dans la région de l’ouest, on remplace la br# et la planche par des tablettes d’ardoise. jeS Les portes qui donnent accès du couloir dai# . loges se développent à l’intérieur du passage portes, comme celles qui mettent en commua* tion les loges avec les cours, sont fermées avec ^ verrou à crochet. Ces dernières portes doive11 développer à l’extérieur sur la façade du mur-Auges. — Les auges des porcheries son! pierre, en ciment ou en fonte. tle
- Les auges en pierre ne sont bonnes que leur texture est compacte. Quand elles son! y reuses ou lorsqu’elles présentent intérieure1#^ des inégalités et des enfoncements, on les uel j,t difficilement, et, avec le temps, elles contrac une odeur désagréable. jeg
- Les auges en bois sont plus portatives dl,e
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-
-
-
- DE LA PORCHERIE
- 179
- autres
- ’ mais elles ont peu de durée, et, souvent Ug^1’ «lies s’imprègnent de liquides qui devien-qe acides et développent une mauvaise odeur; les^ Us’les porcs les rongent continuellement et endent bientôt hors d’usage. fa *1s au§es en fonte sont plus durables et plus On i S a neltoyer. Ces auges sont d’une seule pièce. Volets encastre dans les murs ou les cloisons ; leur Çy,. est une plaque courbe formant le quart d’un rai are ; les bords extérieurs glissent dans une faceare ménagée à l’intérieur de chacune des deux q Oui sont circulaires et à jour.
- a^a^sse Ie volet quand les porcs doivent ïje ^er ! on le soulève, pour le renverser à l’inté-clén r In loge, lorsqu’on veut nettoyer l’auge et y j^Ser des aliments.
- <luges en ciment de Portland sont aussi très l^s ^ ^r®s lacHes a nettoyer, parce qu’elles sont ^ uPes et bien lisses.
- t'o|gjS auges sont ordinairement surmontées d’un e° bois ou en tôle, à surface plane ou courbe. °let es>J destiné à fermer l’ouverture qui ç,lrie chaque auge.
- ce volet est attaché à charnière à la ^We SuPérieure, on Peut Ie dxer a v°l°nté à an ^ ^’nn long verrou, soit au bord antérieur, soit rigu °rd postérieur de l’auge, c’est-à-dire à l’inté-°n à l’extérieur de la loge. sjnnS auges ordinaires doivent avoir les dimen-as Vivantes :
- fugueur.................... O" 60 à O1" 70
- t;a,'geur..................0m35 à 0m40
- tr°fondeur......................0"15à0“20
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-
- 180 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- En général, le bord des auges excède la sud9 du compartiment de 0"'16 à 0'"20.
- Les auges des loges dans lesquelles on coni’1^ six à dix gorets ou deux à trois porcs d’un doivent avoir, en moyenne, 0"'80 de longueur.
- (PL VI, fig. 4, 16, 17, 18, 23).
- Porcheries simples. — Les porcheries sM ( anciennes sont divisées intérieurement en plusie^ compartiments par des murs de refend. Ces n’ont pas de fenêtres. Pour surveiller les aniu1^ qu’on y a confinés, il faut ouvrir la porte vantail supérieur si la porte est à deux battà®. ce qui n’est pas toujours facile et possible quan temps est froid et glacial ou lorsqu’il est pluvté1'
- Les auges qu’on y remarque sont situées
- coir
- partie au dehors du bâtiment, et quoique ^
- vertes par un volet mobile, elles sont exposéesa pluie.
- Les porcheries simples modernes se composent1
- r In]’'
- loges et d’un couloir ayant 1 mètre à l'"20 de geur. Ce couloir permet de surveiller les anima
- dl*
- sans entrer dans les compartiments, et il i’en' distribution des rations plus facile et plus protfiP Toutes les loges ont chacune une cour spéci^6' (PL VI, bg. 1, 2, b, 6, 7, 8, 10, 11, 12, 13, ^
- Porcheries doubles. — ont deux rangées de loges séparées l’une de
- 0
- - Les porcheries
- r r ,, J Pollt^
- «PH9PAPC lin A fie i a
- au milieu du bâtiment par un couloir de ser\
- yjC®'
- Tous les compartiments sont aussi en commun,
- W
- tion avec une petite cour lorsque la porcherie n pas destinée à loger des animaux à l’engrais-
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-
-
-
- DE LA PORCHERIE
- 181
- -s porcheries, comme les porcheries simples, te dominées tantôt par un grenier, tantôt direc-rnenl par la charpente et la couverture.
- Ce dernier cas, il est très utile de garnir les evrons de paillassons et de paille de seigle pei-c e Maintenue par des lattes clouées sous le . e- Cette couverture intérieure rend la por-^’hiv 6 ^Us ^ra^c^îe en ®té m°ins froide pendant
- (K vi
- , fi g. 21, 22, 24, 25, 26).
- C h
- Por ,aiî2^re de service. — On doit annexer aux 'Ha61"'68 fmP°rfanles une pièce spéciale destinée Préparation des aliments.
- Wi^6 c^Mml,re de service, que l’on nomme habi-* e*ent cuisine de la porcherie, doit être assez cjj 6 P°ur contenir un fourneau muni d’une cita Ûlere’ une ou deux cuves ou réservoirs en Ijq eflf dans lesquelles on met en réserve les Vp .(les • petit-lait, eaux de vaisselle, etc., les Sea|/*X et les racines ou tubercules, puis les s^.les baquets, les augettes, les pelles, etc., qui Necessaires pour le service de la porcherie.
- dtiés remPiacer les fourneaux ordinaires des-vVe a *a cu*sson des aliments par l'appareil à Par *nventé par Stanley, ou ce qui vaut mieux aPpa aPflared qui a été imaginé par Chandler. Cet Vin ^oncfiûnne C’ès bien dans la porcherie de Sgjjj6 Evrard, près Neuilly-sur-Marne. Il ne pré-reii ,aucun danger. Il est plus solide que l’appa-pe Stanley.
- 1- Vl, fig. 19, 20, 27).
- lsh'uctiens agricoles.
- 11
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- 182 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- V. DU POULAILLER
- Le poulailler est le local destiné aux volaille8-Ce bâtiment a plus d’importance qu’on ne croit encore dans beaucoup de localités. ((
- Pour être complet, il doit comprendre qu3j9 pièces différentes : le poulailler proprement dit, chambre à incubation; la chambre pour l’éch,c9 tion ; la chambre pour l’engraissement.
- Poulailler. — Le poulailler, que l'on apPe quelquefois poulerie, est un bâtiment de mQyenaf élévation terminé par un comble ou surmonte P un grenier. |
- Il doit être exposé au levant ou, au midi, s'il6 abrité en partie par des plantations. L'exposy1
- du nord est mauvaise, parce qu’elle rend le ^
- ment trop froid ; l’exposition de l’ouest n’est fa?0 rable que dans les provinces méridionales. « En général, ce bâtiment ne doit être ni
- chaud, ni trop humide. Dans les deux cas
- poules qui y juchent ne donnent qu’un petit nombre d’oeufs.
- 1»
- deux O»;” « annuelle1110
- L’aire du bâtiment doit être bétonnée ou carr(i lée et élevée de 0'"20 au moins au-dessus du niv de la cour. Les murs ne doivent offrir aucun h’ On les blanchit à la chaux chaque année.
- Les ouvertures doivent être munies exténe
- ure'
- ment de barreaux en fer et d’un grillage nié^
- lique à mailles serrées, et intérieurement
- châssis vitré mobile. La porte d’entrée prése®^ sa partie inférieure une ouverture munie trappe qui glisse à volonté dans des coulisse8
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-
-
- DU PO UL,AILLER
- 183
- sa? ouverture varie naturellement, quant à largeur et sa hauteur, suivant les volailles qui ' hent dans le poulailler. Ordinairement, on lui °j-jne 0m15 de largeur et O"120 à 0"'2o de hauteur. tri général, ce bâtiment doit être bién clos et , .Vert, afin que les rats, les fouines, etc., et la 10 ne puissent y pénétrer.
- , intérieur du poulailler est garni de juchoirs et Ue nids.
- ^ ^iliChoirs sont des barres ou traverses en bois L^^nient arrondies sur lesquelles les poules se nent soit durant le jour, soit pendant la nuit. es traverses occupent tantôt le fond du bâti-c, b tantôt elles sont situées le long d’un de ses S’ Par exception, elles occupent aussi le centre Poulailler. Elles sont disposées en gradins -,jj P*es ou doubles fortement inclinés ou elles sont ^Posées de manière à former un plan légèrement bHue.
- ^Problème à résoudre consiste, suivant la dis-^ocab a l°ger Ie plus possible de poules c: Assaut beaucoup d’
- Clï,ouler
- sair.
- es.
- espace pour qu on puisse aisément et placer tous les nids néces-
- juchoirs formant un chevalet sont les plus
- ^“tageus.
- ja 110 poule ordinaire occupe sur le juchoir une s>em> moyenne de 0"’20 à 0'" 30. âe î? Preuiière traverse est située à 0"’40 au-dessus j aire du bâtiment ; la seconde de O11133 à 0"'40 de Précédente, et ainsi des autres.
- 0s pondoirs ou nids sont faits en plâtre et bri-s °u à l’aide de planches. Ils sont situés les uns
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-
- 184 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- au-dessus des autres, non loin de la porte d'entre®’ mais dans les endroits les plus sombres.
- La première rangée doit être élevée de 0'"1 au-dessus de l’aire du bâtiment.
- Chaque nid doit avoir 0'"33 de largeur, 0"'33 d® hauteur, et 0"'3o de profondeur, et présenter 1111 rebord un peu échancré à sa partie médiane d® 0'"07 à 0'"09 de hauteur. Cette arête retient la pad*6 dans les nids et elle empêche les poules d’en fai1’6 sortir les œufs.
- La rangée supérieure doit être terminée par 1111 plan fortement incliné, afin que les poules ne plllS' sent s’y jucher pendant le jour ou la nuit.
- Dans diverses fermes, on remplace ces pondoilS fixes par des nids en osier ou pondoirs mobiles qu0” fixe aux murs à l’aide de deux forts clous à crû chets.
- On doit placer, non loin de la porte d’entrée d1’ poulailler qui a 1 80 de hauteur sur O"180 de la’’ geur, à l’extérieur, une auge en pierre ayant O"1 à 0"'04 seulement de profondeur. Les bords de c® bassin doivent être tels qu’on puisse prompte®el) le nettoyer au moyen d’un balai et le remplir d’ea’1 limpide.
- Chambre à incubation. — La chambre à inCl^ bation ou couvoir, est le local dans lequel on 10 les poules à couver. Cette pièce doit être tr ' saine, bien éclairée et munie d’un calorifère °1’ d’un poêle et d’un thermomètre. Elle doit et carrelée et plafonnée si elle n’est pas dominée un grenier. Sa température ne peut pas descen au-dessous de 16° ni excéder 20° centigrades.
- On la garnit sur ses côtés de deux rangs
- par
- dr®
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-
-
- DU POULAILLER
- 185
- 0ltes ou de paniers en osier ayant un couvercle. s ustensiles sont plus ou moins grands selon ^Ue les oeufs doivent être couvés par des poules ou **ar des dindes.
- Les grains destinés aux couveuses sont placés Us des augettes. L’eau est contenue dans de ^ uls bassins plats carrés ou circulaires.
- Cette chambre à mue sert aussi de couvoir pour s Pintades, les oies, les dindes ou les canards.
- ^C est dans cette pièce qu’est placée l’armoire à , °irs dans laquelle on conserve temporairement s œufs des volailles avant de les livrer à la vente °U les mettre à couver.
- Ces tiroirs destinés aux œufs produits par les ! ules doivent être au nombre de huit. On y ^ scrit les noms des jours de la semaine : lundi, mercredi, jeudi,, vendredi, samedi et di-lïlche, le huitième est réservé pour les œufs des |jutres volailles. Les œufs qu’on récolte le lundi sont Posés dans le tiroir portant le même mot et . Usi de suite. En agissant ainsi, on ne mêle Uiais les œufs frais avec les autres et on est plus , uin de ceux qu’on place sous les couveuses ou
- on livre à la consommation comme œufs du Jour
- leur
- Chambre pour l’élevage. — Les poulets, après c^Jr naissance, ne peuvent pas rester dans la ambre à incubation, parce que par leurs cris, ils ^c,tent les couveuses à quitter leurs nids. On doit }as transporter le jour même, avec leur mère, dans ,,, chambre qui est spécialement destinée pour ^cation.
- bâtiment, de forme variable, tantôt adossé à
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- 186 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- une construction, tantôt isolé, est exposé au mÜ1 et protégé par des plantations ou un mur contr6 les vents froids. Il doit être très sain, bien éclairé muni d’un poêle et divisé en compartiments sépa' rés les uns des autres par des cloisons ayant On,80 de hauteur. Ces séparations intérieures correS' pondent à de petits enclos fermés par des treillage ou des grillages, dans lesquels les poussins trouve^ des parties sablées, du gazon, de l’eau contemie dans un bassin n’ayant que 0ni03 à O"104 de pr°' fondeur et un petit abri sous lequel ils peuvent réfugier en cas de pluie ou d’un orage. Ces petit3 paddocks sont ornés d’un mûrier et d’arbrisseau* à fleur : lilas, cytise, mahonia, etc., qui procure^ aux poulets de l’ombrage pendant le milieu du jour-Quand les poules couveuses sont nombreuses 6 qu’elles sont disposées à se battre, on peut 10S mettre dans une cour isolée ou un enclos, dansdeS boîtes à deux compartiments. Le premier est eIJ planches sans autre ouverture qu’une pe^e fenêtre grillagée ; il est occupé, la nuit, par ^ mère et les poussins ; le second a un côté à claire' voie au travers de laquelle les poulets passa0 aisément pour aller errer dans l’enclos.
- Ces boîtes ont 1 "30 de largeur et de longualir’ et O1" 70 de hauteur.
- Les barreaux des grillages sont espacés de 0'"06 a O"107.
- (PI. VII, hg. 1, 2, 3, 6, 7, 14,10, 12, 11, 8, 13, 9-4 et 5).
- Chambre pour l’engraissement. — La p^e dans laquelle on engraisse des volailles est treS simple. Elle est située dans un endroit lranqui^e'
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- DU POULAILLER
- 187
- qui
- C°Usta
- Oh
- c a y observe une ou plusieurs épinettes ou liai sP®c^a^es’ puis un coffre à plusieurs compar-t,as.etl*'s dans lesquels on dépose la farine, le sar-^ n’ le maïs, les noix, etc., que doivent consommes volailles qu’on veut engraisser.
- Omette présente une série de loges ayant de profondeur et O"120 à O"125 de largeur, volaille a devant elle une claire-voie, en Co °rs de laquelle est située une augette à deux d„,^timents : l’un contient du grain et l’autre 61 eau.
- ^es déjections tombent sur le sol du bâtiment, presque sombre, mais dans lequel règne ^atninent une très bonne température, do lntéressants renseignements sur ces sujets sont p nnés dans le Manuel de l'Eleveur de Poules, faisant 10 de l’Encyclopédie-Roret.
- °ies°^eDîe^s Pour 1es 02es ^es canar(^s- — Les ~ 01 les canards ne juchent pas.
- 0p 11 les confine dans de petits bâtiments carrelés fttu ^av®s’ dans lesquels on met, de temps à de la paille fraîche.
- les aadue semaine, on nettoie le local occupé par j Gnards, à cause de la fluidité et de l’odeur de "^éjections.
- être S°2Sons’ aussitôt après leur naissance, doivent cjj Pcrtés dans un des compartiments de la laiaiïl^re P°llr l’élevage. Il faut éviter de les er sortir avant la disparition de la rosée.
- °ies qu’on engraisse en Alsace sont confinées m s ^es épinettes situées dans un lieu obscur et
- °">
- :!îuPdlle.
- Chaque oie occupe une case ayant
- profondeur, O"150 de largeur, et O1"40 de
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- 188 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- hauteur. Son engraissement dure un mois eov’ ron ; on la gave deux à trois fois par jour. .
- Les canetons sont plus rustiques. Ils vont l’eau sans aucun inconvénient quand ils 0 quelques jours. A cet effet, il est utile d’avoir un des paddocks un bassin plus grand et plus Pr° fond que les autres.
- VI. DU COLOMBIER
- est le bàtillie
- lit
- ait
- Le colombier ou pigeonnier habité par les pigeons.
- 11 doit être élevé, aéré, éclairé et être expose midi. .
- Les colombiers sont de deux sortes : les sont en tour, les autres sont disposés dans comble au-dessus de la maison d’habitation, d 0 grenier, du poulailler, d’un grand hangar, etc Les colombiers en tour sont à pieds ou piliers. Ces derniers sont aujourd’hui peu n°01 breux. d
- moi*5
- giif
- Les colombiers en tours sont plus ou
- iire
- élevés ; ils occupent toujours la partie supéne ,
- de ce bâtiment circulaire, qui est tantôt tantôt attenant à la maison d’habitation ou a grange. La partie inférieure est utilisée cou1
- isole’
- à
- poulailler, comme chambre à incubation ou cc>m magasin aux outils à main. 5
- Le plancher du colombier doit être carrelé-aires en planches se détériorent vite sous l’aC 1 des déjections, qu’on laisse ordinairement séj°l ner dans les colombiers pendant plusieurs ino^-
- L’intérieur est garni de cases appelées bon
- linh
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- DU COLOMBIER
- 189
- Ces nichez ont 0"'20 environ au carré. Ces cases commencent à 1 mètre environ au-dessus du planter et s’élèvent souvent jusqu’à O1"50 en contre-as de la naissance du comble. On les fait en ri(fiies. Les boulins en briques sont préférables aUx autres, parce qu’on peut, au besoin, les flamber, ^Uand les pigeons sont attaqués par la vermine.
- Tous les boulins construits en briques sont sou-tenus par une banquette en maçonnerie établie SUr le plancher et dominés supérieurement par àne rangée de tuiles formant une saillie de 0m12 à
- 0ln 1 P T
- Les mars doivent etre enduits avec soin et badigeonnés tous les deux ans au moins.
- La partie inférieure de chaque boulin peut être garnie d’une tuile creuse ou faîtière et présenter petit bord, qui a pour but d’empêcher les Paonneaux de tomber à terre.
- Dans les petits colombiers, on remplace les bou-lns par des paniers, qui ont l’inconvénient de ne ^Urer que quatre à cinq ans.
- On éclaire le colombier par un châssis dormant, ^ais vitré, situé au midi.
- Le larmier, ouverture qui sert d’entrée aux pilons, doit être situé à moitié de la hauteur du colombier et muni, extérieurement, d’une tablette etl pierre de taille ou en ardoise, formant une Saillie de 0m20 à 0m30, sur la façade. Cette ouver-Lire sera fermée par une petite porte mobile en forte tôle, glissant dans deux coulisses. On ouvre ^ette porte à l’aide d’une corde qui s’enroule dans ;a gorge d’une poulie fixée à O"150 au-dessus du Minier. Son poids doit être tel qu’elle tombe d’elle^ lorsqu’on laisse glisser la corde, Par cette;
- ti.
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- 190 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- disposition, on empêche les oiseaux nocturnes de pénétrer dans le colombier et on peut aisément enfermer les pigeons au moment des semailles et de la moisson.
- Un colombier doit être tenu proprement. Les pi' geons aiment généralement la couleur blanche. H est utile d’enlever la colombine tous les mois. Les déjections qui séjournent longtemps dans le colom-hier perdent beaucoup de leur valeur fertilisante, et par leur odeur elles rendent le bâtiment peu habitable aux pigeons. Ce nettoyage doit être terminé avant midi, heure à laquelle les pigeons viennent se reposer dans le colombier.
- On pénètre dans les colombiers isolés à l’aide d’un escalier ou d’une échelle, soit intérieurement, soit extérieurement. Dans le premier cas, l’ouverture que présente le plancher est munie d’un tambour, dans le second une porte existe dans le mur circulaire au-dessus du plancher. Ceux qui sont attenants à des bâtiments ont une porte qui les met en communication avec ces constructions.
- On empêche les rats, etc., de pénétrer dans leS colombiers, en grimpant le long des murs, en établissant extérieurement à la hauteur du plancher une forte saillie à arête inférieure très inclinée.
- On peut aussi, à la hauteur du larmier, étabb1’ sur le pourtour du colombier une saillie plane de O"116 pour que les pigeons s’y réfugient, se chauffent au soleil et ne soient pas forcés de séjourner toujours sur les toitures.
- (PI. VII, flg. 15, 20, 22, 16, 17, 36, 18,19, 21).
- Pour plus de détails, consulter le Manuel de VEti' venr de Pigeons (Encyclopédie-lloret);
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- T1E LA MAGNANERIE
- 191
- VII. DE LA MAGNANERIE
- j On donne le nom de magnanerie au local dans on élève les vers à soie ou mxignans.
- Çe bâtiment doit être, autant que possible, peu 0lgné des plantations de mûriers et de l’habita-ll°n du magnanier.
- 0 est indispensable, en outre, qu’il soit situé ails un lieu salubre, aéré et éclairé, et qu’il ne S°0 Pas rapproché des écuries, des fosses a fumiers, qui dégagent des vapeurs ammoniacales ou 'Aeloppent de mauvaises odeurs.
- One magnanerie est bien située quand elle a été Instruite" sur une colline exposée au sud-est, ou ^qu’elle est située sur un plateau ou dans une 1 aine perméable éloignée des marais ou des cours a eau.
- Autant que possible, ses deux grandes faces regarderont l’est et l’ouest, abn que le soleil l’éclaire c°ustamment chaque jour.
- dispositions. — Les grandes magnaneries se
- imposent :
- O’un rez-de-chaussée dans lequel sont situés :
- Oa chambre d’aération;
- Oa chambre à incubation ;
- Oe magasin aux feuilles.
- . O’un ou de plusieurs étages dans lesquels est Oublie la magnanerie.
- O’un grenier ayant diverses ouvertures.
- _Les moyennes magnaneries se composent de deux O'èces [contiguës. La première sert d’abord de
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- 192 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- chambre à incubation, puis, après l’éclosion des œufs, de magasin pour les feuilles. Ces deux piè°eS sont Chauffées par un poêle ou un petit calorifèr6 situé dans le rez-de-chaussée.
- Les petites magnaneries ou chambrées se comPr
- sent d’une seule pièce située au premier élage5
- et
- chauffée par un poêle et exceptionnellement Paf une cheminée.
- Les fenêtres qui éclairent les magnaneries so11 garnies intérieurement de rideaux blancs. Les doivent être tenus très proprement. On les blanchi à la chaux tous les ans un mois environ avau1 l’époque de l’incubation.
- Les grandes et les moyennes magnaneries do1' vent être bien ventilées ou aérées.
- A cet effet, on établit un tarare dans la pi®ce chauffée par le poêle ou le calorifère. Ce ventilateur’ mis en mouvement, aspire l’air du dehors. Celu1' ci, après avoir été chauffé, devient plus léger 6
- s’élève naturellement dans la magnanerie en paS" salit par les ouvertures que présente le planche1. Les trappes mobiles agencées à ces ouvertures pel mettent de rendre plus ou moins actif le coui'aD ascendant.
- L’air chaud se répartit dans la magnanerie, malS comme il est indispensable que celle-ci soit aéreO’ on ménage çà et là, dans le plancher qui sépa1^ l’atelier du comble, des ouvertures qui permette11 à l’air d’arriver dans le grenier, puis de sortir du bâtiment, par suite de la différence de tempéra" ture qui existe entre l’air intérieur et l’air e&e' rieur.
- Quand la température extérieure est suffit111*
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- DE LA MAGNANERIE
- 193
- la^K ^ev®e Pour qu’il n’y ait pas lieu à chauffer lo -i m^)re à aération, on ouvre la porte de ce . 1 et un courant ascendant s’établit naturelle-1 dans la magnanerie.
- ^ rs(lue l’air extérieur est lourd, état que les paniers désignent sous le nom de touffe, on est 6 alors de mettre en mouvement les tarares rateurs qui sont disposés de manière à faire q* Ver dans l’atelier un courant d’air provenant /.^dtiment qui se distingue par sa fraîcheur fleure. Cette ventilation fraîche prévient sou-beaucoup de mortalités.
- 0 ailier. — La chambre à incubation est garnie I n poêle ayant un long tuyau, d’échelettes sur beu ^6S reP°sent des cases mobiles garnies inté-^jrernent d’une feuille de papier, puis d’une > 6 et d’une petite balance, pj Magasin aux feuilles doit être carrelé. On y tiiie6 Une sur laquelle on fixe le coupe-feuilles, Port^ance Pour Pouv°ir peser les feuilles qu’on (ja 6 dans la magnanerie et de grands paniers 1)8 ’ le mouillage de la feuille,
- iUlIÏ n„l,„ .. .
- en
- ^escluels °n opère nd celle-ci a perdu sa fraîcheur et qu’elle est ^Partie sèche.
- So^ft /Magnanerie présente intérieurement, selon éta lïlaPortance, un, deux et quelquefois trois Voif6S tablettes soutenues par des écheletles qui * du plancher au plafond.
- D s tablettes ne sont jamais adossées aux murs, sép 8 Routes les bonnes magnaneries, elles sont ^ J urées des murs par un corridor ayant de 0"‘ 70 PoJ^btre qe ]argeur. Les échelettes qui les sup-ent sont dirigées transversalement ou paraliè-
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- 194 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- lement à la longueur de l’atelier. Quoi qu’il enS1 toutes les travées sont séparées par des pas:
- ioit
- ayant 1 mètre de largeur.
- de
- Les tablettes ont, suivant les circonstances
- ;0i
- 1-30*
- 0m75 à l'"20 de largeur. Les poteaux qui les s°|1.
- tiennent sont espacés les uns des autres de
- 1"' 65 et réunis deux à deux par des traverses
- da”5
- le sens de la largeur et de la longueur de la ^ vée. La distance qui sépare les tablettes doit 0 de O"150.
- Les planchers qu’on établit dans les passag^ 2 mètres les uns des autres dispensent les ouvri6 d’avoir des petites échelles doubles ou de gran ^ marche-pieds pour alimenter ou déliter les verS soie sur la troisième ou quatrième tablette- * cette disposition, on remplace les échelles par simples tabourets ou escabeaux munis de roulet
- Les cadres mobiles qu’on pose sur les trave-
- rs?
- J t Je
- des échelettes ont un fond à claire-voie; ils on1
- 0'"04 à 0"'05 de profondeur. ^
- Tous ces ustensiles ont pour complément échelles et des sacs qùi servent dans la récolte^ la feuille et un fourneau spécial qui perme1^ faire périr les chrysalides avant de livrer cocons à la vente. ,
- Ce fourneau consiste en une maçonnerie loppant une chaudière en fonte, celle-ci est s , montée d’un tonneau ou d’un cylindre en ,T,e^ fermé par un couvercle qui est, comme le percé de nombreux trous. Cet appareil est dans toute sa hauteur de séparations aussi per, p de trous et sur lesquelles on place les cocons
- veut étouffer en les exposant pendant 15 à 20 111
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-
- k DU CLAPIER OU LAPINERIE 195
- Nés
- iéDa , * action de la vapeur produite par l’eau L0f6e ^ans chaudière.
- *les/S^Ue l0 tonneau ou cylindre ne possède pas bejUg ati°ns horizontales, on y introduit des cor-(p,s Emplies de cocons.
- ’ VlC fîg. 23, 24, 25, 26, 27, 28).
- VIII. DU CLAPIER OU LAPINERIE
- qUe l’on nomme aussi lapinerie, est le 1 j eïlt dans lequel on élève et on engraisse les
- 4Pin:
- s domestiques.
- a^*n est un animal rustique, mais délicat. Il ^dr Ssi* ^*en que quand on le confine dans un leslj Sec et sain. Il redoute à un point extrême il^ frais et les sols humides. C’est pourquoi %j| ^acer le clapier dans un lieu aéré et à mi-
- les circonstances ordinaires, on établit au °u à l’est, le long d’un mur ou d’une cons-Wni l°n> des cases superposées garanties de la
- j Par un auvent formant une saillie de 0m50 à SUr ia faça(je de la lapinerie. Cette petite H 1Se a aussi pour avantage de protéger les
- jNures des cabanes d’ un soleil ardent. W.f^Rdère rangée de cabanes repose sur un
- ?» a»
- K
- Ce
- maçonnerie ayant 0’"40 à 0'"50 d’épais-
- i6s soubassement a pour effet d’éloigner ces tom . S°1 cl de l’humidité. Il est utile, si on le
- %
- de
- construire ce massif avec de bons maté-
- 1^ reliés par un mortier hydraulique, les cjCases sont séparées les unes des autres par °lsons montées en briques. Elles peuvent
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-
- 196 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMA-0*
- ' P1
- être toutes voûtées avec des briques placées11 et soutenues par des tringles de fer. a
- L’aire de chaque case est revêtue de carr1 ( bien sonores, c’est-à-dire aussi peu absorbai1^, possible et inclinée du dedans au dehors. C#* | reaux peuvent être posés sur un léger bai° ciment de Portland, afin qu’ils soient bien _ry les uns aux autres et que les urines ne Pu1, plus tard s'infiltrer entre leurs joints. , cj
- L’ouverture de ces cabanes doit être disp°se^p| feuillure afin qu’on puisse y fixer un d°_rn j muni d’un châssis garni d’une toile métalM ^ petites mailles, pour que les rats ne puisse pénétrer. ^
- On donne à ces cabanes les dimension8 vantes :
- Largeur...........................O"110
- Profondeur....................O"1 w
- Hauteur.......................O1"^ ^
- De telles cases conviennent très bien P0111^1 femelle portière. On peut au besoin y loger Pen :(-quelques semaines une portée de lapereaux 1 leur sevrage. ' $
- Pour éviter que les urines tombent de caba p cabane, on dirige la pente des aires des ca^8 ]t’ les cloisons et on établit en ciment de Porlla11 ^ petite rigole que l’on fait communiquer a^6 ^ jj petit tuyau de descente en poterie fixé façade et formant sur celle-ci une saillie de u
- 0’”10. ,élr
- Lorsqu’on veut spéculer plus en grand su1 j vage et l’engraissement du lapin, il faut 6 alors un véritable clapier, soit à nutérieur
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- DU CLAPIER OU LAPINERIE
- 197
- j,liment, soit sous un hangar fermé au nord et à lao^ Par un mur et à l’est et au SU(i Par un gril-
- p
- $ai 6 C^aP^er doit être aussi situé sur un terrain . et bien pavé ou carrelé, afin que les lapins ne Pll's»nt gratter.
- I pand le bâtiment a été ainsi disposé, on établit av g du mur, à l’aide de membrures, des cases ^atl'»io de largeur, 0m75 de profondeur et un
- re de hauteur. Les femelles exigent environ un recarré et les mâles lm 50 carré. Les séparations v . Pleines, c’est-à-dire en planches, ou à claire-se ’ Ce dui vaut mieux, car les lapins ont besoin de La façade est toujours garnie d’un grillage Clique. Chaque cabane est munie d’une petite c», e et d’un châssis mobile formant couvercle. Ce assis doit être grillagé.
- fe es cases, destinées aux femelles lapinières, rendent intérieurement un nid à demeure construit .. piques ou en bois. L’un des côtés de cette petite ae présente une ouverture ogivale.
- Partie du hangar non occupée par les cabanes ^ Pour le service. On peut la sabler et v laisser
- II liberté
- La
- sert
- le tem-Chi
- é tous les jeunes lapins pendant le jour si Ps est beau.
- ]a ~4aque case doit être garnie d’une augette dans Quelle on dépose l’avoine, le son, les carottes di-^sees) e(c^ e|; q’un petit râtelier fixé à O"110 au-ssqs qu gQj et (jegtiHé à recevoir le foin ou les dles de choux, etc.
- a f fumier de lapin développe une odeur peu pj^eable et que conservent facilement les murs, les nches et le sol. Pour que le clapier puisse être
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-
-
- 198 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES ANIMAUX
- [Ai
- toujours regardé comme bon, il est utile, tous1 trois mois environ, de bien laver à l’eau de ch»l,i les cabanes qui sont momentanément vides.
- Le département des Bouches-du-Rhône posse des clapiers bien disposés et à l’aide desquels spécule très heureusement sur la multiplication , l’engraissement du lapin domestique et du lflPl0 bélier. Ces clapiers ont, outre les loges pour le® , pinières, des cases ayant 2 mètres à 2m50 au car dans lesquelles on réunit les jeunes lapereaux apre leur sevrage.
- On doit prendre toutes les précautions vouin pour que les chats et les gros rats ne puissent u truire les lapereaux.
- (PL VII, tig. 29, 30, 40, 31, 32, 33, 34, 33).
- Pour d’autres détails, voir le Manuel de t'E^ve de Lapins (Encyclopédie-Roret).
- IX. DU RUCHER
- Le rucher est une petite construction qui ®er^‘ abriter les ruches contre la pluie, la neige, le fr01 ( les vents violents et les rayons trop ardents du leil. ^
- Un rucher doit être aussi simple que possibl^ moins qu’il soit placé dans un jardin ou un Pal<^ et qu’il soit regardé avant tout comme une corlS truction décorative. ,
- Lorsqu’on a pour but principal de réalise1’ bénéfices en élevant des abeilles, on dispose Ie cher de manière qu’on puisse y loger plusie rangées de ruches situées les unes au-dessus d autres.
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-
-
- DU RUCHER
- 199
- Un
- iéup rucUer simple n’occasionne pas de grandes eés .Ses- 0° l’établit à l’aide de petits poteaux pla-c°ïis^Ur ^eux i‘£nes’ Comme S’il était question de Uiés Ulre Un aPPen^s très étroit. Les poteaux si-W SUr peuvent avoir 2m30à2m50 de
- 4ev Ur> ceux de la deuxième ligne établie sur le tenr 1 rucher n’ont que lni35 à lm7o de hau-^es Uns et les autres reposent sur des dés en ou sur un petp massjf de maçonnerie ; ils sont
- teliés
- cotre eux à leurs parties médianes et à leurs
- Sv6S suPcrieures par des traverses. Le tout est toit,rt Par de Petits chevrons qui supportent un VJ C!lfulme, ou ce qui vaut mieux, par des ar-6s- Le fond est feri
- «loi
- ‘son
- ;rmé par des voliges ou une
- )fe ' en briques posées sur champ. On peut aussi il ‘Oer à l’aide de paillassons. côlésest utile de ménager une porte dans un des les Uour qu’on puisse passer aisément derrière tiPHi nés, et d’établir dans chacun des côtés une
- vo]r
- ouverture, munie d’un volet mobile, pour
- élevée
- aérer le rucher quand la température est
- °0 a ers.
- Proposé souvent de garnir le fond des ru-
- «h,..o
- ainsi établis, par un treillage sur lequel on p^oaper de la vigne vierge ou de la cléma-6 Uioyen laisse beaucoup à désirer, car s’il est Me ù la circulation de l’air pendant l’été, il %s^rave inconvénient de ne pas protéger les ru-^ Pendant l’hiver contre les vents froids. ^Partie supérieure, sur la façade, pourra être p See de manière à former un petit auvent.
- 4e t ^ rucher sera muni de deux ou trois rangées cnes. Le premier rang est élevé de 0“20 à
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-
-
- 200 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES
- ANIMA®*
- dernier. git11
- 0ra30 au-dessus du sol, selon que ce plus ou moins sec. La deuxième rangée est à 1 mètre environ de l’aire du premier étag0, j général, les abeilles chargées de butin ne pas très haut, et souvent elles tombent à " •, quand elle doivent atteindre des ruches place,,ini
- plus de 2 mètres au-dessus du sol ; c’est po®
- .ht
- d0ll>
- on se borne le plus ordinairement à établi rangées de ruches. ÿ
- Un rucher à deux tablettes et ayant 5 mètr0S ^ longueur, peut contenir vingt ruches ordi®a ayant 0m36 à 0"‘40 de diamètre. ^
- Les tablettes doivent avoir 0m35 à 0"'40 d0
- geur. En outre, il existera entre les ruches et l0 .
- du rucher un passage ayant environ lm20 de la®» ^ Cette allée dispense d’établir çà et là des V° u dans la cloison, et elle facilite la circulation de ^ Les ruchers très étroits, ceux dans lesqu0^ ruches sont adossées contre la cloison du fond* défectueux, en ce que la chaleur, pendant 101 ^ est très élevée et oblige les abeilles à désert01^ ruches. De plus, à la fin de l’hiver, c’est'a'^eIj vers la fin de février, les premiers rayons du 0 ^ y élèvent la température, ce qui engage les ab01 à sortir des ruches souvent beaucoup trop ^ ,, Le devant et les côtés du rucher seront sab*0 garnis de graviers et toujours exempts d’herb0 Exposition. — Un rucher est bien situé l°r^je§i est exposé au sud, à l’est ou au sud-est, et fi®
- of11;
- abrité des grands vents et surtout des vents du®^|
- En outre, il est très utile qu’il soit un peu él°'s,„
- -----“ mi» V'"- Ap
- des routes qui deviennent poudreuses penda>
- sécheresses, des granges oq des greniers d®0^1
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-
-
- DU CHENIL
- 201
- quels
- §raiQS
- satice
- °n procède au battage ou au nettoyage des des étangs et des marais qui donnent nais-
- a de fréquents brouillards.
- tni™ t». i 1
- Ullpo^t
- ^itat' anCe dorsqti’il est un peu éloigné de l’ha-son °n’ 0n a intérêt à y annexer une petite mai-kb0 lte ^aüe avec des planches ou des briques. Ce Vidg t0lre sert de magasin. 11 renferme les ruches c0;< ^es ustensiles de l’apiculteur : le masque, le n ®aib l’enfumoir, les vases nourrisseurs, etc., etc. Pedte maison peut être adossée au rucher aPD I'e.en,'ourée à l’est, au sud et cà l’ouest par des tls garnis de ruches. La porte qui donne accès clai Ce laboratoire, ainsi que les fenêtres qui l’é-sont situées dans la partie exposée au nord. Q1 VII, fig. 37, 38, 39).
- (I?. IIS|dter aussi le Manuel de l'Apiculteur-Mobiliste
- cyclopédie-Roret).
- X. DU CHENIL
- 1j0S
- c/ije exploitations possèdent ordinairement des iw 5 de garde et des chiens de bergers. Ces ani-app |, s°nt logés dans des constructions spéciales ®es loges à chien.
- qne S Ioges sont construites en pierres ou en bri-lgs ,el voûtées, afin qu’on puisse les flamber quand Q^leus ont des ligues ou des puces. d6 1 donne à ces loges 0m90 de largeur, 1 mètre Par °^0rideur et 0m90 de hauteur. On les termine (lat)sllri Petit toit, et on peut au besoin les établir w, llne petite cour grillagée, si les animaux doi-vivre e liberté.
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-
-
- 202
- CONSTRUCTIONS SERVANT A PRÉPARER LES
- ptiOV^
- CHAPITRE IX
- Constructions servant à préparer les produits des animaux
- Sommaire. — I. De la laiterie. — II. De la froffl3^
- ei'ie'
- I. DE LA LAITERIE
- 0($
- La laiterie est le bâtiment dans lequel on <PP le lait après la traite des vaches. , ^
- Situation. — Ce bâtiment doit être situé preS l’habitation, alin qu’on puisse y apporter un®8 ^ veillance de tous les instants. Lorsque la lal est éloignée : 1" de la maison de l’exploitant; * ^ la vacherie, non seulement on perd beaucoup ^ temps dans les travaux, mais le nettoiement ustensiles a toujours lieu avec moins de sllC.^ surtout si la laiterie ne comporte pas une P1 e accessoire destinée à recevoir un fourneau et chaudière.
- Quelquefois il est nécessaire de sacrifier Ie
- r»P' for
- prochement au voisinage d’un puits, d’une ^ laine ou d’un cours d’eau. Ainsi, il n’est PaS/&ja de voir des fermes où la laiterie est éloignée d maison principale de 40 à 60 mètres, soit tp1 $ soit isolée, soit qu’elle soit attenante à d’al1 bâtiments.
- Toutes choses égales d’ailleurs, il faut laiterie soit située dans un endroit sec et a
- exposée autant que possible au nord et au ®
- idi*
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-
-
-
- DE LA LAITERIE
- 203
- ^ ^portant
- llx malsains et infects, des bâtiments ou ;es quj peuvent produire de la poussière.
- , exPosition du nord et de l’est doit être regar
- en outre, qu’elle soit éloignée de
- des
- dée
- Pale.
- 11
- 'lord
- c°mme mauvaise dans la région septentrio-
- est très utile que la laiterie soit abritée, au et > soit par des bâtiments, soit par des murs, au midi par des arbres qui modèrent, d’une les ’ ^6S venl,s fr°ids et violents, et d’autre part Payons solaires très chauds, lai 11 décorer la façade de la laiterie en y :t j(iSar|l grimper du chèvrefeuille de Chine, arbuste trè Ul^es persistantes et à fleurs ayant une odeur suave, du jasmin, des rosiers multiflores, etc.
- ^isP°siti°n. — Une laiterie doit être simple,
- h et élégante, mais commode ou bien disposée. & .
- El]
- le se compose de deux pièces : j|e la laiterie proprement dite; e la laverie ou pièce de service.
- laiterie sera parfaite si la laverie est précédai1 une petite pièce formant antichambre et
- teC...
- dée
- pouvant aussi en communication avec la lai-
- G
- d’Ate bâtiment varie beaucoup dans sa manière cjj e> Dans diverses fermes, il est situé au rez-de-jj 'ssée; dans d’autres, en Flandre par exemple, ^CuPe la place d’une cave.
- Uy S laiteries situées au rez-de-chaussée, mais Soi ^6Ur alr0 en conlre'l;)as de 0"‘20 à O1" 30 du e la cour, sont les meilleures et les plus com-
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- 204
- CONSTRUCTIONS SERVANT A PRÉPARER LES PB°D
- modes, si l’écoulement des eaux de lavage y eS possible.
- Dans diverses localités, ces bâtiments sont ter minés par une voûte surbaissée ou en plein cintû^ dans d’autres contrées, elles sont dominées par plancher plafonné.
- Les voûtes sont préférables aux plafonds, PafC^ que la température de la laiterie y varie beauc° moins, et parce que les araignées y attachent P1 difficilement leurs toiles.
- Sol. — Laire de la laiterie doit être un F inclinée, aûn que les eaux de lavage puissent P ser dans la chambre de service ou directement dehors.
- On la couvre d’un béton, d’un ciment hydraa lique ou de pierres calcaire, granitique ou ^ teuse bien jointoyées, ou bien encore de carrea ordinaires ou de carreaux calcaires blancs et d° cimentés avec soin.
- Les aires en terre ne valent rien ; le lait qu répand les pénètre aisément, ne tarde pas à ai» ^ et à développer une odeur qui est peu favorab la conservation du lait.
- Les murs devront être enduits avec un m°r hydraulique. Les enduits en plâtre y durent P Ils doivent être garnis, au-dessus de l’aire, ( ^ rang de pierres de taille ou de grands carreau* bonne qualité. Ces pierres ou ces carreaux f°rl ront un véritable soubassement placé en afa^ ment avec le crépissage; elles ont l’avantag®^
- rendre le lavage de facile.
- la laiterie beaucoup
- P1'
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-
-
- DE LA LAITERIE
- 205
- Les fenêtres doivent être à deux imposte et ouvrir intérieurement.
- La 6S tIlUTS ne Peuvent pas être peints à l’huile.
- Peinture à la colle ou la peinture au lait sont 6 6s dont il faut faire usage.
- \^Vertures’
- Çg Sans mipnsit; ci uuvur mituieurtuiiRiu.
- j .s ^nêtres peuvent être vitrées avec des verres
- j. lntfs bleu, orange ou rouge, alin de modérer
- c^e la lumière sur le lait déposé dans la
- k, erie> et de prévenir l’activité des mouches qui etrent dans le bâtiment. Cette décoration n’oc-
- .. °tine pas une bien grande dépense suppléments a6’ eHe dispense de mettre des rideaux aux ter^res ren^ très élégant l’intérieur de la lai-
- f^l est nécessaire de garnir ces fenêtres extérieurs 6tlt ^’une toile métallique destinée à empêcher p^^uches ou les pailles et les feuilles chassées levent, de pénétrer dans la laiterie. a Porte d’entrée, si cela est possible, aura c es dans le vestibule. Quand elle établit une 0 ^unication directe entre la cour et la laiterie, 0u;st souvent forcé de la laisser momentanément est 6r^e' ^l°rs’ S1 Ie temps est chaud ou si le vent v Vl°lent, les mouches, la poussière, etc., arri-tellement dans la laiterie et souillent le lait
- Posé dans les terrines. la lait,
- ^^ublement de la laiterie. — L’intérieur de
- tene doit être occupé : pe^. r Un bassin ou une vasque alimenté par un p1 r°binet ou un jet d’eau ; les ai' Une rangée de tablettes destinées à recevoir cVases remplis de lait ;
- °nstruetions agricoles.
- 12
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-
-
- 206
- CONSTRUCTIONS SERVANT A PRÉPARER LES PHOD
- Utfs
- Par une table à tiroir sur laquelle repose 1,1,6 balance.
- Le bassin sera assez profond pour qu’on pui^0-pendant l’été, y mettre à rafraîchir les vases i’etn plis de lait.
- Les tablettes doivent être en pierre calca^6 dure ou schisteuse ; elles sont soutenues par d corbeaux ou des consoles en fer scellés dans muraille. Il faut éviter de soutenir ces tablai par des jambages en pierre reposant sur l’aire de laiterie et le long du libage en pierre de tailla d est à la base de l’enduit. Ces jambages présenta11 des angles qu’on nettoie difficilement.
- On donne à ces tablettes 0m 60 de largeur ; ^ sont situées à O'"7o environ au-dessus de Paire
- la laiterie.
- On garnit le mur qui les domine d’un ou deux rangs de carreaux de faïence. Ces c a créa rendent le nettoyage des tablettes beaucoup P11 facile.
- On peut, si cela est nécessaire, établir, à O” 40^® la tablette en pierre, une tablette en chêne aya O1" 35 de largeur. Cette tablette sera munie d’unr® bord de O"103 à 0m04 ; elle sera destinée à rece^01 les vases vides.
- Laverie. — La laverie sera garnie d’un fournea muni d’une chaudière avec robinet de vidant?6, d’un évier et de quelques tablettes en bois. ^
- On fera une excellente chose, au moment de
- construction du fourneau, de le disposer manière qu’il puisse chauffer la laiterie peu l’hiver.
- de
- à
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-
-
- DE LA LAITERIE
- 207
- j Enfin, si cela est possible, on établira dans la Verie un robinet destiné à procurer de l’eau, j, Ees vases une fois bien nettoyés sont exposés à action du soleil sur des bancs spéciaux situés au 6vant de la laiterie.
- ^ est dans la laverie qu’on opère le barattage a crème, le délaitage et le pétrissage du beurre. ^Ee beurre une fois préparé est porté dans la lai-^ le; On peut le mettre dans le bassin s’il a es°in d’être raffermi.
- . Ees eaux de lavage doivent se perdre, à l’inté-
- de la laverie, dans une gargouille ou dalle usée communiquant avec l’extérieur.
- ^^ensiles nécessaires, — La laiterie doit pos-k /6l> ^es seaux (l trairc, des vases destinés ù recevoir i 1L une passoire ou un tamis, une crémière, une M un vase à délaiter, une table et une balance Ses poids.
- ^ ses Ees sont
- vases dans lesquels on met le lait à crémer evasés ; ils sont en grès, en terre non vernis-lC 0li en bois blanc. La crème monte plus promp-da et plus complètement à la surface du lait, des vases plats ou des terrines plus étroites à étfr. ^°nd qu’à la superficie, que dans des vases e °ds et élevés. Dans quelques exploitations, on Ploie de préférence des vases plats en étain. a crémière est un vase étroit, un véritable pot ÛénPeUte ouverture, afin que la crème qu’on y P°se se conserve fraîche plus longtemps. La sur laquelle l’air agit avec intensité s’aigrit Pi'omptement.
- lPl- VIII, tig. 1, 2, 3, 4, 9,10, 5, 6, 8, 13, 17).
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-
- 208 CONSTRUCTIONS SERVANT A PRÉPARER LES PRO»'
- tJlTS
- IL DE LA FROMAGERIE
- La fromagerie est le bâtiment dans lequel on fa brique des fromages.
- Ce bâtiment comporte toujours plusieurs pièceS,' mais celles-ci varient quant à leur nombre & leur disposition intérieure, suivant le froin8» qu’on se propose de fabriquer.
- La fabrication des fromages à pâte molle, coin11 le fromage de Brie, le fromage de Camembert, fromage de Neufchâtel, etc., oblige à avoir tro> locaux très différents les uns des autres : la laite1 ^ où le lait est mis en présure et dans laqueffe caillé s’égoutte dans les moules; le séchoir 0^ haloir, dans lequel les fromages se sèchent et colïl mencent à fermenter ; Yaffinoir ou cave, ^ laquelle les fromages s’affinent ou se per^eC Donnent.
- La fabrication des fromages à pâte cuite, coin11 le fromage de Gruyère, le fromage de Hollande, nécessite aussi trois locaux spéciaux : la chambre lait-, la cuisine, avec son foyer et la presse! magasin aux fromages.
- Les autres fabrications, comme le fromage de 1 quefort, par exemple, obligent à avoir des l°cal' particuliers. s
- Les séchoirs à fromages et les caves lesquelles se fait l’affinage, sont garnis de table11 plus ou moins espacées et résistantes selon le P01 et le volume des fromages qu’on fabrique. ^
- Dans la fabrication des fromages à pâle in° T comme dans celle du fromage de Roquefort, 1’in
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-
-
- DE LA FROMAGERIE
- 209
- %i
- . du haloir est occupé par une ou deux ^geres. Les caves dans lesquelles on dépose le ruyère ont seulement leurs murs garnis de blettes.
- ^ Les tables à égoutter sont en bois ou en pierre et ^ra^nures ; elles sont situées dans la laiterie ou ns la pièce qu’on désigne sous le nom de
- h
- la ^ager
- le
- le.
- petit-lait tombe sous la table dans un baquet.
- (t*L Vlll, flg’ 14, 16, 17, 11, 12, 20, 7, 19)
- ()/ p°ur plus de détails sur ce chapitre, consulter le anuel de la Laiterie, beurres et fromages, taisant
- Part
- 16 de l’Encyclopédie-Roret.
- 12,
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- 210 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODUITS
- CHAPITRE X
- Constructions servant à loger les produits des végétaux
- Sommaire. — I. Des granges. — II. Des greniers-III. Des silos. — IV. Des bâtiments vinaires-V. Du fournil et de la buanderie. — VI. Des sécli°'lS
- 1. DES GRANGES
- Les granges sont de vastes bâtiments dans ^ quels on conserve les céréales en gerbes et dlie quefois les foins non boüelés. <
- Ces bâtiments ont une grande importance les pays à céréales. Ils ont de 7 à 12 mètres largeur, sur une hauteur de 6, 7 ou 10 mètr®. Leur longueur est très variable, mais chaque ^ ou espace compris entre deux fermes a ordinal^ ment de 4 à 5 mètres de largeur. Ils doivent 61
- exposés à l’est ou au nord.
- Les granges sont de deux sortes : les unes s°^ construites en pierres; les autres se composent poteaux reposant sur des massifs de maçon11 ou sur des dés en pierre de taille, reliés entre par des croix de Saint-André, et revêtus extén rement de planches en partie superposées. Aihe ^ la pierre et le bois sont remplacés par des mors briques ayant une grande solidité. ^
- Les murs en maçonnerie doivent être faits L des matériaux n’ayant pas l’inconvénient d’an
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-
-
- DES GRANGES
- 211
- j,er et de fixer l’humidité atmosphérique pendant Automne et l’hiver. On s’oppose à la poussée des g,Urs par la charpente et la toiture quand les Jratl8es ont une grande portée, en fixant à chaque Vee un tirant en fer armé d’une ancre à ses deux fruités (voir p. 126).
- vüand ces constructions sont très importantes,
- . a intérêt à terminer la partie supérieure des j, ®n°ns par une suite de degrés. Ces pignons à ents ne sont pas très coûteux, lorsque les maté-j, Ux employés sont de bonne qualité. Ils ont Vatltage de rendre plus facile et plus prompte extinction des incendies.
- ^lorsque les granges sont vastes et élevées, on consolide par des contreforts adossés aux faces c^er’eures des murs. Ces gros piliers permettent à ^ derniers de résister contre la poussée du comble. ). 1,68 murs de face présentent à chaque travée, ou h11 tes les deux travées, une ouverture ayant 1"'20 lar.
- fieu
- geur. Celte baie est fermée par une porte à Vantaux, lorsque ceux-ci se développent inté-
- 8 rem.ent, ou à un seul vantail, quand la porte (j^Wique extérieurement contre la façade. Ce rnier mode de fermeture des baies des granges Par^a^e’ Parce fi116 porte s’applique
- aiers
- Ces
- contre les ouvertures que les brocs des calva-
- °nt détériorées.
- ouvertures doivent être situées à 3 mètres lr°n au-dessus du sol.
- 0 es granges présentent ordinairement de grandes 6l’lures qui permettent aux voitures d’y péné-ta,er Moment. On a intérêt, lorsque les circons-le permettent, d’établir dans les deux faces
- et)y
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- 212 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODUITS
- des portes charretières vis-à-vis l’une de l'aud6' Alors la charrette chargée entre par une po^e’ s’arrête dans la grange, et sort par l’autre ouv# ture, quand elle a été déchargée.
- Ces grandes baies sont fermées par des V°\ ^ charretières ayant deux battants qui se déplût extérieurement et complètement, que l’on intérieurement à l’aide d’une bascule en bois, à quelle est fixée une tige en fer qui donne le m°u veinent. Ces portes ont de 3 à 4 mètres de largclir’ et 4 à 5 mètres de hauteur. L’un des deux vanta!^ est muni d’une petite porte fermant à clef, a qu’on ne soit pas toujours obligé d’ouvrir l’un a battants quand on veut pénétrer dans la grange-
- C’est dans les granges que sont situées les chines qui servent à égrener les céréales. Ces chines occupent, dans ces' bâtiments, des posih° très diverses. Tantôt, elles sont situées au centre la grange ; tantôt, elles ont été établies à l’une extrémités. Dans le premier cas, le battage des ^ réales se fait plus vite et plus économiquenre ^ parce qu’il faut moins d’ouvriers pour déplacer gerbes et alimenter la machine. Dans le second, perd moins de place, et on peut souvent étabhr moteur de la machine à l’extrémité de la gran» ’ en dehors du pignon. .
- Quand les circonstances le permettent, on a ^ térèl; à établir la .machine à battre entre les de passages transversaux ou les quatre portes.cha tières qui se correspondent deux à deux, cest’ dire au centre même de la grange, mais paraît ment à l’un des murs de face. Alors, on étain1 manège ou Ja machine à yapeur en dehors w6
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-
-
-
- DES GRANGES
- 213
- dans un bâtiment annexe et spécial. Ce liment est en communication directe avec la à l’aide d’une ou de deux petites portes.
- (j . s murs intérieurs et extérieurs des granges lvent être bien enduits et ne présenter aucune Verture dans lesquelles puissent se réfugier les ““«set les rais.
- vée
- b
- est utile que l’aire soit bétonnée et un peu éle-
- amdessus du niveau de la cour.
- ans diverses exploitations, on protège les portes
- ^retières des granges par des marquises couvertes ^ ardoise ou en zinc. Ces grands auvents empê-la plaie et la neige de pénétrer dans la grange (j, arid les portes sont ouvertes, et elles permettent ^tasser momentanément, et pendant le battage, i Sband nombre de bottes de paille en dehors du b;i^ent.
- Chaque mètre cube permet ordinairement d’en-atlger 100 kilogrammes de tiges et grains ou de 8erhes.
- ^ ^ans la région septentrionale de la France, les Ou, es ayant, en moyenne, lm30 de longueur et Cq de diamètre, pèsent de 10 à 12 kilogr. On en c0b ^6’ aPr®s hengrangement, de 8 à 10 par mètre
- a battre- — Lorsque le battage est exécuté tr ,au, on établit une aire à battre sur le sol de la ^,ee dans laquelle est située la porte principale. de aire à battre d’une grange doit avoir 4 mètres (ja argeur ; on la prépare de diverses manières :
- Quelques localités, on y délaie de l’argile skit^Ue ou c^e terre Manche, Que hon bat en-6 très uniformément. Lorsque cette terre a été
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-
- 214 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODUITS
- bien corroyée, on la couvre d’un peu de paiHe>o11 ferme la grange et on la laisse sécher très le^e ment, afin qu’elle présente le moins possible crevasses. Quand elle est presque sèche, on l ®11 duit d’une couche de sang de bœuf. Ce liqulCv en se séchant, glace l’argile et l’empêche de deven poudreuse sous l’action de la batte du fléau.
- Dans d'autres contrées, on forme des aires grange très solides en y appliquant un bét0*1 hydraulique ou une couche de ciment de PortlaD •
- Enfin, quelques cultivateurs renoncent à c moyens, nivellent et battent le sol, le couvre d'une couche de bitume et y fixent, pendant
- est encore chaud et liquide, des lambourdes
- guf
- lesquelles on établit un plancher bien jointoye l’aide de rainures et languettes.
- Quoi qu’il en soit, les aires à battre établies
- à 'y
- près ces divers procédés doivent être limitée81
- elee
- erie
- droite et à gauche par une pièce de bois app rabat-grain ou par un petit massif en maçonn ayant 0"‘50 à 0"'60 de hauteur. Ces petits m ^ protègent l’aire à battre, ne permettent pas la c1^ culation des véhicules à l’intérieur de la grange ils empêchent le grain de se mêler aux cérea emmagasinées dans les travées voisines. q
- (PL IX, fig. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,10, 11, 12-1 ’ 14, 19 et 30).
- Hangars-gerbiers. — Les fermes qui n’ont de granges assez vastes pour loger toutes céréales qu’elles récoltent, mettent en meules gerbes qui excèdent la quantité que les bàtiin6 peuvent contenir.
- lits
- Diverses exploitations, pour éviter les inc
- onVe"
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-
-
-
- UES GRENIERS
- 213
- l6lUs que présente la conservation des céréales en ^ ont fait construire de grands hangars-ger-ers- Dans quelques-uns de ces bâtiments il existe machine à battre, mise en mouvement par un nege ou par une transmission, o e moyen de loger les gerbes que les granges maires ne peuvent contenir, est très écono-jj parce que le transport des céréales à l’inté-1 r de la ferme se fait vite et facilement par tous es temps.
- . es grands hangars servent aussi à loger les j 6s lorsque les céréales ont été battues, ou au et à mesure que le battage laisse une travée
- (Pl- IX, fig. 15, 16, 17, 18, 21, 22, 28, 29).
- II. DES GRENIERS
- ^ ^es greniers sont de deux sortes : les uns servent Co ^er les grains, les autres sont utilisés dans la Jervation des foins.
- Gniers à grains. — Les greniers à grains sont
- ou à plusieurs étages.
- O-
- Nies
- les^S tmem'ers à grains ordinaires sont situés sous ^mbles et au-dessus des étables, des écuries ou ^ maisons d’habitation. Ils doivent être exposés, O que possible, au midi et au nord. L’exposi-Pea *'est est excellente, mais celle de l’ouest est sUr, av°rable à la bonne conservation des grains, ç0.ut dans les régions de l’ouest et du nord-ouest. p6rits greniers doivent être dominés par une char-y . e ayant un entrait retroussé, afin qu’on puisse °oler librement. Il importe aussi que la mu-
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-
- 216 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODUITS
- raille qui excède le plancher ait au moins 1 ^^ de hauteur. Quand le toit, le long des murs, , très rapproché du plancher, un ouvrier est f° de prendre de grandes précautions pour ne paS blesser contre les chevrons quand il procède pelletage des grains. j3
- Le plancher est simple ou composé, suivaid^ portée dans oeuvre. Nonobstant, il doit être s11 samment résistant pour porter, sans fléchir, épaisseur de blé ou de seigle de 0"'60. ^
- Ce plancher est revêtu de carreaux °u <
- w
- planches assemblées à rainures et languetteS'
- co»5'
- rtî»
- carreaux sonores, réguliers et à surface unie, tituent des aires qu’on peut regarder co^ bonnes, surtout si les carreaux ont été poses 9 un excellent mortier. Il n’en est pas de même carreaux tendres, mal cuits ou de mauvaise 4 lité; ces carreaux s’usent vite et produisent sllC ^ sivement une poussière rougeâtre qui *erI11 er-grain et diminue sa valeur alimentaire et coi*11 ciale. ^
- Les souris et les rats dégradent souvent le j( pissage à la hauteur de l’aire, pour P°ll^ce se réfugier dans la muraille ou passer de la P’ j inférieure dans le grenier. On s’oppose toujou ces dégradations en plaçant les rangées de _ ^ reaux les plus externes de manière à ce 9 touchent bien 1 e nu du rnur. Quand le carrela» ^ été ainsi exécuté, on le complète en applffl1*9, r long du mur une rangée de grands carreaux rés ou deux rangées de carreaux carrés ordi»alljj< Ces carreaux doivent affleurer l’enduit, e\ a reposent sur le carrelage placé horizontale1
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-
-
- bES ÛRENÎEftS
- 217
- bande
- Ij, ' "«udeau a aussi pour avantage d'empêcher dor ! , Pen(lant le pelletage des grains, de dété-
- rer le
- Les
- crépissage.
- Ca Planchers en bois sont plus légers que le rats a^6’ mais ils sont moins bons, parce que les Plan^ ^es souris les percent souvent, parce que les ûiU ^es qui les composent se déjettent, se fen-al0p ou prennent du retrait, et laissent voir ’detq ^6S ^e'tlles (!ans lesquelles se réfugient aisé-^ ^es charançons, alücites, teignes, etc.
- 1 \ y fenêtres et les lucarnes qui ne servent pas à tio^j epü°n et à la sortie des grains, doivent être tds a 6es Par un auvent pour que la pluie ne tombe ha}jiCtls le grenier et être munies d’un grillage à S051 Gs Recrées, alin que les oiseaux, lorsqu’elles St°UVei,les’ ne puissent pénétrer dans le bâli-
- bes
- Persiennes aèrent bien les gr
- greniers, mais
- ^ 1°^ l’inconvénient de ne pas empêcher les ’ s souris, les oiseaux, etc., d’y pénétrer.
- -s ^carnes.
- pelles
- les portes et les fenêtres par les-
- hr (jeg °n s°rt les grains ensachés, sont fermées 'W h Portes pleines à un seul vantail ou à deux Ces 0 X’ ^ouvrant soit en dedans, soit en dehors. ^ Vertures sont appelées déchargeoirs.
- ^l,e les greniers ne comportent pas de to%ireS v^rees, on établit parfois çà et là sur la ^es obàssi8 à tabatière munis de verres UCLioiiS’ afln que ces derniers puissent résister à la grêle. Ces châssis doivent être fixes. ^ n °n 0Uvre Pour aerer le grenier peuvent, con*, gence> resler ouverts pendant la pluie et 1 Ucttons agricoles. 13
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-
-
- 218 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODUITS
- permettre à celle-ci de mouiller le grain et d’altér®1 sa qualité.
- Les greniers à grains ayant plusieurs étages
- économiques, mais on ne les rencontre que sur
- les
- grandes exploitations ou dans celles qui pos des bâtiments de construction moderne.
- sèdeo1
- af
- Les divers étages communiquent entre eus P; un seul escalier. Ils ont les uns et les autres 2 ou 3 mètres de hauteur au maximum. Ils munis de fenêtres ou de portes grillagées, ou lel ouvertures sont garnies de persiennes à \&lXi mobiles.
- Au centre du bâtiment ou à l’une de ses ex^ mités, on remarque à chaque étage, depuis le mier plancher, une ouverture carrée fermée P deux volets mobiles. C’est par ces trappes suce sives et à l’aide d’une corde engagée dans une P, lie et s’enroulant dans un treuil à manivelle, élève ou qu’on descend les sacs remplis de gra1^ Ce monte-sacs ou tire-sacs est quelquefois disp pour élever ou descendre les sacs en dehors du fiaient. ...
- fl l#
- On établit parfois dans ces greniers des conu en toile qui communiquent d’un étage donne a étage inférieur. Cette poche sert à déplacer les g d’une manière rapide et économique.
- L’avoine étant moins lourde que les -,
- e scPe
- moins
- grains, doit être emmagasinée dans l’étag rieur.
- rrai»'
- sié'
- Le rez-de-chaussée de ces greniers à étage* cessifs est souvent disposé en hangar. On y \ p alors les machines, les appareils, les voitures dLl
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- 219
- DES GRENIERS
- f0*! placer dans de bonnes conditions de conserva-
- l»on.
- ^ mètre carré peut contenir 6 hectolitres de lorsqu’on donne au tas 0“'60 de hauteur.
- Ces 6 hectolitres représentent un poids total de U kilog. de froment. Cette charge est le poids aximuin qu’un plancher composé bien établi et yant seulement S à 6 mètres de portée, peut sup-Porter sans fléchir.
- ^ général, dans l’établissement des planchers à ^ains, il faut éviter les longues portées et adopter js Planchers composés. Quand on doute de la ^6 des poutres, ou soutient celles-ci à leur partie e(liane par des poteaux reposant sur des dés en ,ei,re et engagés à leur partie supérieure dans des aPes en fonte fixées sur la face inférieure des Ntres.
- (Pl- IX, iig. 20, 23, 24, 23, 26, 27).
- , Mobilier des greniers à grains. — Le mobilier greniers à grains se compose d’appareils et ^ensiles spéciaux.
- j, Vivant les localités et les plantes cultivées sur 6xPloitation, on trouve dans ces greniers :
- J|es tarares ou ventilateurs ; es trieurs ou des cylindres cribleurs; es cribles à main ; es pelles, des balais et un râble; es mesures et une bascule ; es sacs ;
- planche à charger ou décharger ou planche ^°fre) ayant des rebords longitudinaux. a Planche à charger repose d’un bout sur les
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- 220 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODUITS
- ridelles de la voiture à charger, et de l’autre sur Ie seuil du déchargeoir.
- Puis des planches munies de consoles, afin qu’eUeS restent verticales et qu’elles empêchent les grai^ déposés en tas d’arriver sur les passages ou le lon» des murs.
- Monte-grains. — Dans diverses exploitations 011 a installé des chaînes à godets, sorte de chaînes à ^ Vaucanson, soit verticalement, soit obliquement qui montent les grains, à mesure que le battage s’effectue, de la grange dans le grenier à grains-
- Ce mode d’élever les grains battus est très cotf1'
- mode et peu dispendieux ; malheureusement on
- ne
- peut le mettre en pratique que lorsque les circons tances le permettent.
- Ces monte-grains sont mis en mouvement paI^a force motrice qui fait marcher la machine a battre. Ils se meuvent dans des conduits fermés-Echauffement des grains. — Les grains, apre^ le battage, s’échauffent plus ou moins selon leül nature. Voici dans quel ordre ils fermenten quand ils sont réunis en tas avant d’être secs :
- Sarrasin ou blé noir.
- Orge.
- Seigle.
- Froment.
- Avoine. ^
- Le sarrasin doit être pelleté tous les trois quatre jours pendant les premières semaines 4 suivent le battage. ,
- Greniers à foin. — Les greniers dans lesqu® on conserve les foins mis en bottes ou non bottet
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- DES GRENIERS
- 221
- s°nt situés au-dessus des bergeries, des vacheries 6d des écuries. Leur capacité cubique varie sui-df les circonstances.
- ^,Quoi qu’il en soit, ces greniers ne sont bien ^posés que quand le comble est élevé et qu’il , établi sur blochet. Dans le cas contraire, c’est-dire lorsque l’entrait est à 2 mètres seulement u Plancher et qu’il soutient un long poinçon, les °Uvi‘iers chargés de tasser le foin opèrent mal et aVec lenteur.
- Palluat du Besset a fait construire à Ner-> ®Ux (Loire) une étable très remarquable. Cette de vacherie est dominée par un très vaste ® enier à foin. La charpente de cet immense fenil c°ttrpose de planches de pin formant arbalétriers ^esPacés de mètre en mètre. De longues jambes force maintenues et soutenues par des blochets v donnent la rigidité qu’elles doivent avoir
- Pour
- de
- beaü eglis.
- résister au poids de la couverture qui est à emboîtement. En résumé et par
- 0rrïiée de tuiles à
- ^ “ «c l’entrait retroussé qui est très élevé, ce •69,11 grenier ressemble au vaisseau des anciennes
- es- La portée dans œuvre est de 12 mètres. n Peut remplacer les greniers clos, dans j/duels ]e foin ne se conserve pas toujours très 1011 à cause de la forte chaleur qui y règne
- Petiq
- ant l’été, par de grands hangars. Ces bâti-
- j^dts offrent tous les avantages que possèdent . Seules oblongues établies en plein air sans u Jes inconvénients qu’elles présentent, p 11 fenil ou un grenier à foin d’un mètre cube
- (lo
- üze
- contenir de 65 à 70 kilogrammes de foin ou
- a treize bottes de 5 kilogrammes chacune,
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- 222 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODUITS
- III. DES SILOS
- Les silos servent à loger les pommes de terr6’ les betteraves, les pulpes, etc. Les uns sont tenip0' raires et ont une durée de quatre à six mois ; ^ autres sont permanents et peuvent durer vingt8 cinquante ans.
- Silos temporaires. — Les silos temporaires so1^ de simples fossés creusés dans un endroit Pelt humide et à une faible distance des bâtiment d’exploitation, des féculeries de pommes de tert’0 des sucreries ou distilleries de betteraves. CeS fossés ont 1 mètre à l"'o0 de largeur; leur profondeur est toujours en raison directe de la périnéal31 lité du sol. En général, ces silos sont creusés dans le sol depuis 0"'33 jusqu’à O"180. Lorsque les cines y ont été déposées et disposées supérieur6
- ment en forme de prisme triangulaire, on couvre de paille, puis d’une couche de terre ay:
- les a al
- dû
- 0"'33environ d’épaisseur. On obtient la terre néc$ saire en creusant, parallèlement à la direction ^ silo et à droite et à gauche, une rigole de 0'”4e‘ 0"’50 de largeur. Ces fossés doivent être P1^ profonds que le fond du silo sur lequel repoSe les betteraves, afin qu’ils puissent bien l’assaini^
- Silos permanents. — Les silos permanents silos à demeure sont plus importants. On les cons truit de trois manières différentes :
- D’abord, on creuse dans le sol une tran<m large et profonde et on y élève de chaque cote 11 muraille en pierres sèches. Ce silo est ferme P^ une voûte faite également en pierres sèches couverte de O"140 à O"150 de terre.
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- DES SILOS
- 223
- silo présente une grande ouverture à cha-116 de' ses extrémités, et çà et là des soupiraux v lesquels on y introduit les betteraves, les Car°ttes, etc.
- Les
- s
- ouvertures sont fermées par des portes à
- x vantaux. On protège ces ouvertures contre Stands froids en y amoncelant, pendant l’hiver, 6 paille destinée à être employée comme litière. L>n doit relier les pierres à l’aide d’un mortier atid elles sont de petites dimensions, et lorsqu’on ly donner à la construction une plus grande oliclité ou durée.
- second lieu, on ouvre dans le sol une tran-
- chf
- g ee ayant 1 mètre à lm50 de profondeur et 4 à Métrés de largeur. Quand le déblai est terminé, soutient les terres à l’aide d’un mur ordinaire, ..cls arasé autant que possible par des pierres j ^ es- Alors on y établit une légère charpente for° aVec ^or*;es perches de chêne. Les pièces
- w tn.anf arbalétriers, pannes et faux entraits, sont ^ Dles à l’aide de longues pointes ou de petits 2tlcms à écrous. On peut consolider cette char-
- e*tr
- ® en élevant un mur pignon à chacune des { ertdtés du silo. Ces murs présentent l’un et l^ti'e une porte ayant 11,120 de largeur, et à ^elle on arrive par une rampe inclinée. La Charly te présente çà et là quelques petites lucarnes se r^ant par des volets.
- vUand la charpente a été ainsi établie, on la û’,m toit épais de bruyère. Cette couver-
- re,
- S i' •
- lacines et des tubercules, repose sur les che-qu’on a attachés aux fermes avec de l’osier
- •les ’ economique et favorable à la conservation
- vrotis
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- 224 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODUITS
- et sur lesquels on a appliqué préalablement u°e couche de paille de seigle. Bien entretenue, ul,e semblable couverture dure longtemps.
- On termine le silo en creusant à 0"'o0 envii’0'1 des murs de soutènement deux petites rigoles tinées à recevoir les eaux pluviales provenant la toiture.
- Quand, pendant l’hiver, le froid est intense, garantit les portes des lucarnes et des pignons Pal de la paille ou du fumier pailleux.
- On peut établir des rails en bois à l’intérieur c silo et sortir les racines ou les tubercules à 1al de petits vagonnets.
- Enfin, en troisième lieu, on creuse une f°s^ oblongue ayant 1 mètre de profondeur, 2"'30 largeur et de longueur variable; on maintient t terres à l’aide d’un mur en briques, on pave fond en ménageant dans toute la longueur du si une rigole qui aboutit à un petit puisard et qul e destiné à assainir la pulpe pendant son séjour uaI _ le réservoir. Les murs de pignon doivent exced le sol de 0m40 à 0mo0, et les murs de face de O"1 seulement.
- Quand le tout a été ainsi disposé, on pose u traverse en chêne sur le sommet des deux Pe^ pignons et de mètre en mètre on soutient ce faîta» par des traverses ayant des rainures. Ces bai’r transversales s’appuient à leur partie infériez sur les murs de face. Alors on entasse dans le s] de la pulpe de betterave ou les betteraves divis6,.
- et mêlées à de la menue paille ou de la Pal hachée, et on couvre le tout par des panneaux bois de chêne qui, par leur assemblage, repi’ése!l
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- DES BATIMENTS VINAIRES
- 225
- Jeilt un véritable toit; on enlève successivement les deux panneaux de chaque travée à mesure qu’on Prend la pulpe ou le mélange précité.
- Ce silo est peu coûteux ; il a l’avaatage de bien conserver la pulpe et d’empêcher par conséquent elle perde, avec le temps, de sa valeur alimentaire.
- Lans les circonstances actuelles, la plupart des cultivateurs emmagasinent directement la pulpe lu ils veulent conserver dans des silos temporaires. ^est pourquoi cette pulpe éprouve souvent de Notables altérations pendant les pluies ou les
- Sciées.
- Les grandes exploitations dans la Flandre, l’Ar-la Picardie, etc., ont des fosses à pulpes creu-^Çes sous des hangars et revêtues intérieurement ^Une maçonnerie en pierres et en briques. Ces °sses ont des dimensions diverses suivant la d^antité de pulpes qu’on doit y conserver.
- (ïd. XII, tig. 1, 2, 3, 4, 14, la, 19, 20, 21, 33, 34).
- Les silos pour l’ensilage du maïs vert haché sont de véritables cuves. Elles ont 3 mètres de hauteur ^ L à 5 mètres au carré. Elles sont construites en ^dues. Celles établies à Cercay (Loir-et-Cher), l*ai> M. Lecouteux, sont très bien entendues. Elles s°ut protégées par une toiture en ardoises.
- IV. DES BATIMENTS VINAIRES
- Les bâtiments dans lesquels on fabrique et on c°nserve le cidre, le vin, la bière, etc., sont dési-sous les noms de celliers, de çuveries, de ou citais,
- 13.
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- 226 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODUITS
- Cellier. - Le cellier est situé au rez-de-chaussée; il tient souvent lieu de cave.
- Il est indispensable qu’il soit exposé au nord et abrité du midi par des constructions ou des plan' talions.
- Dans beaucoup de fermes, le cellier est un appen' tis fermé par des murs et- adossé à une construction, et quelquefois à la maison d’habitation. On n’y loge alors qu’une seule rangée de barriques-Sa largeur intérieure n’excède pas 3 mètres. H est muni d’une ou de deux portes à deux vantaux. On y remarque des ouvertures étroites, allongées et garnies d’un ou de deux barreaux de fer. CeS barbacanes y établissent une bonne ventilation et y maintiennent beaucoup de fraîcheur pendant Vête-
- Le sol est souvent en contre-bas du niveau de la cour de O"116, 0"‘20 ou 0"’30.
- Les celliers des pays vignobles ont plus d’importance. Leur largeur, dans oeuvre, est souvent de 8 à 10 mètres. On y loge deux et trois rangées de barriques séparées par des passages ayant au mini' muni 1™33 de largeur. Ces bâtiments sont ordr nairement dominés par un grenier.
- Dans d’autres contrées vinicoles, on donne Ie nom de celliers aux bâtiments dans lesquels on convertit le raisin en vin. Ces celliers sont auss1 situés au rez-de-chaussée; on y réunit les cuves, les fouloirs et les éyrappoirs. Les uns sont de grands hangars clos par des murs, présentant de grandes baies fermées par des fenêtres et des volets, ou paf des portes à deux battants. Ces bâtiments sont bien aérés et nul accident n’y est à craindre pendant la fermentation des raisins. Les autres sont plus
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- DES BATIMENTS VINAIRES
- 227
- exigus, peu aérés et dominés par un plancher. Il es^ Utile, quand on y pénètre pendant la cuvaison, ^être muni d’une bougie, aün de s’assurer si a°ide carbonique n’y est pas en excès jusqu’à un °u deux mètres au-dessus du sol.
- Les pressoirs, dans les deux cas, sont situés dans ^ local spécial et peu éloigné du cellier.
- Les cuviers, qu’on appelle quelquefois ouvertes, *0rd aujourd’hui parfaitement disposés dans les °Cfdités qui produisent de grands vins ou qui spé-^lent très en grand sur la culture de la vigne. Ces aliments n’ont qu’un rez-de-chaussée, ou un rez-®~chaussée et un grenier; ils sont occupés sur un c°té par les cuves, et sur l’autre par les fouloirs et es Pressoirs. Les cuves sont souvent remarquables bar leur capacité; elles sont supportées par des Passifs de maçonnerie ayant 0m33 à 0'"50 d’épais-SeilI\ ou, ce qui vaut mieux, par des tins très forts en bois ou en pierre de taille.
- Les cuves en maçonnerie sont carrées; elles sont têtues intérieurement d’un ciment hydraulique °u de grands carreaux vernissés.
- Les cuviers ou chais sont très aérés. Les grandes °dvertures qu’on y observe ont cependant l’incon-^enient, quand elles sont ouvertes de très bonne , 0llre le matin, alors que l’air est très frais, de ajsser pénétrer dans le bâtiment une température ralentit la fermentation.
- Lans divers vignobles du sud-ouest, la partie ^périeure des cuves domine un plancher de 0"‘40 ^dmG0. Entre les lignes sur lesquelles elles ont été établies, règne un petit chemin de fer qui aboutit à ,lrie grande ouverture près de laquelle est fixée une
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- 228 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODUITS
- grue mobile ou une potence tournante munie d’un treuil. Lorsqu’une charrette chargée de raisins arrive du vignoble, on enlève les futailles (balonÿe ou baille) qu’elle contient, les unes après les autres.) pour les placer soit directement sur une maie, soit sur un petit chariot établi sur les rails. Ce véb1' cule sert alors à conduire chaque vase plein d® vendange près de la maie, sur laquelle on le vide-Cette maie repose aussi sur le chemin de fer. l>eS raisins sont jetés alors successivement dans la trémie d’un fouloir ; on les fait ensuite glissef dans une des cuves qui sont encore vides et qUI est la plus voisine de la maie.
- Quand la cuve est pleine, on la ferme, et lorsque la fermentation est terminée, on presse le raisin a l’aide des pressoirs situés dans le bâtiment même ou établis dans un local qui est voisin de la cuTe' rie.
- Ailleurs, le cellier est désigné sous le nom de cave, parce que le raisin, au lieu de fermente1" dans des cuves ouvertes ou fermées, est introduit) après avoir passé dans le fouloir, dans de grands tonneaux appelés foudres et qui contiennent jusqua 500 hectolitres.
- De telles caves sont très remarquables. Les unes sont installées sous des hangars fermés; les autreS sont dominées par un plancher offrant autant d’on vertures qu’il y a de foudres dans le bâtiment inf® rieur. Enfin, certaines caves sont situées au rez-de chaussée, tandis que d’autres sont complètent11 enterrées ; alors le plancher du grenier sous leque elles existent est de niveau avec le sol environnant-
- Tops les grands fondras reposent sur des ^
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- DES BATIMENTS VINAIRES
- 229
- Uer
- , Te de taille; ils coûtent de 1,500 à 2,000 francs
- Nue.
- Ce^a température de ces importants celliers et de ^ Magnifiques caves doit être un peu fraîche. Ssi est-ce à tort qu’on dirige quelquefois leurs
- principales au midi. Il existe dans les
- ^Vertures
- |, lrons de Montpellier une cave très bien instal-’ Mais cette cave est imparfaite, malgré sa belle (|. te en métal, parce que cette ouverture reçoit ^ecternent le soleil pendant le moment le plus atld de la journée.
- tj Moeurs de ces caves possèdent une canalisais ^ M des pompes assez puissantes pour qu’il soit t e de faire aisément et très économiquement ^ les soutirages et les mélanges que le vin exige.
- t6
- x, fig. 3, 4, 5, 6, 7, 19, 20, 8, 9, 10, 11, 12,
- 17
- Oave
- local
- 18, 21, 22).
- s e. — La cave proprement dite est un terrain qui sert à la conservation des vins. c^e est ordinairement située sous un rez-de-VeyUss®e’ ù moins qu’elle n’ait été creusée sur un ^•nt ou la base d’un coteau. torj116 Cave esl bonne 9uand sa température est stante en été comme en hiver ; lorsqu’elle est (j^6’ c’est-à-dire ni trop sèche, ni trop humide ; 10 hd la lumière qui la pénètre est très modérée ; ci ‘ quelle est à l’abri de l’action des voitures qui Noient sur le pavé; quand, enfin, ses abords sont ^ accès facile.
- l«s f Caves humides sont mauvaises, parce que ^Mailles, les bouchons et les paniers y moisis-et y pourrissent facilement. Les caves trop
- %
- 68 hissent aussi beaucoup h désirer, parce
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-
-
- 230 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER UES PROnUlTS
- que un air sec dessèche les tonneaux et fait trans suder le vin.
- pafls
- Les caves bien construites sont voûtées.
- les circonstances ordinaires, elles ont de ^
- 4 mètres de hauteur sous clef. Elles doivent autant que possible des soupiraux ou baies en S1 cis, au nord et au midi. On bouche les ouvertur
- situées au nord et quelquefois aussi les au
- tr#-
- lorsqu’il fait très froid. Quand la cave est ^ sèche, on ferme complètement les soupiraux exp
- ses au midi ou on en supprime une partie;
- lors'
- qu’elle est trop humide, on agrandit les oiûe tu res ou on en pratique de nouvelles. ^
- Les soupiraux sont ménagés dans les nnn’S ^ face ou dans les murs do pignon; on leur d°^. 0"‘30 de largeur à leur partie supérieure et
- leur naissance dans la cave. Leur ouverture
- e#'
- ède
- rieurement n’a que 0m30 de hauteur; elle exce
- nie
- le niveau du sol de O1" 30 à O"130 et elle est m11^, d’une barre de fer qui empêche qu’on puisse introduire.
- Lorsqu’une cave doit être construite sur une
- snf'
- m1
- face ayant une grande largeur, on la divise paf , mur de refend, ou on établit des piliers sur la n*
- médiane, et on la termine en établissant
- deiû
- voussures qui sont alors soutenues par des P1' droits.
- '.eAs'
- Les futailles reposent toujours, dans les ca
- sur de longues et fortes pièces de charpente apP, lées tins. Ces bois élèvent les barriques de 0' ^ 0m 16 au-dessus du sol. ^
- Une barrique de 223 litres occupe 1 mètre longueur et 0"‘70 de largeur,
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-
-
-
- DU FOURNIT/ ET UE LA BUANDERIE
- 231
- ta
- (ju Porte d’entrée d’une cave doit être, autant Possible, tournée vers le nord.
- I rsqu’une cave est située dans un terrain % ^6 el' cPue tean y pénètre un peu pendant les Pluvieuses, on donne à l’aire une légère ^ Raison et on établit à l’extrémité de celle-ci I Petit réservoir en
- C Une
- tuyau en caoutchouc passant par un des ^ P^aux, permet de rejeter facilement les eaux ^internent en dehors de la cave. l)je^s caves ou chais du commerce de Bordeaux sont ^1 C^sP0s®es- La plus remarquable est celle que ' Schaunaër ont fait construire. Cette cave se P°se d’une série de voûtes situées trf
- a
- Ciment ou mortier hydrau-pompe aspirante et foulante munie
- c°tti
- ansversa-
- etll à la direction du bâtiment, et ayant toutes
- ^ces rl
- \ uans un large corridor. Cette cave est domi-Va Par un beau cellier, et ce dernier par un osipe grenier dans lequel on emmagasine les tes S’ *es Louchons, les merrains, les caisses, etc. L Cases destinées aux grands vins mis en kll‘ es’ sont fermées par une double porte mé-
- Péf1C^Ue P°llr qu’il y règne toujours la même tem-atüre>
- J?11 a intérêt à éloigner de la cave tous les objets peuvent vicier l’air qui y pénètre, fig. 1, 2).
- (Pi.
- bu FOURNIL ET DE LA BUANDERIE
- Le fournil ou la boulangerie est le
- ^ent dans lequel on fabrique le pain. Ce local °r(Hnairement attenant à la maison d’habita-
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-
-
-
- 232 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODÜlTS
- tion ou situé dans la cour de la ferme du 1 opposé aux granges et aux fenils
- Dans les régions de l’ouest et du nord-oues : four est presque toujours isolé des autres bàtùu mais il n’a aucune dépendance. Le pétrissag® pain a lieu alors dans la maie qui est placée la cuisine de l’habitation. ^
- Les exploitations qui nourrissent un nomb1, personnel ont intérêt à avoir un fournil bieu
- posé et convenablement éclairé.
- Ce bâtiment est ou non surmonté en partie
- grenier. Il comprend deux pièces. Celle où Ie
- foi|r
- est situé ; celle qui renferme le coffre à far*l]e’lf
- coffre à son et le pétrin et qui est adossée au
- foi'1'
- Le fournil est plus ou moins grand, selou
- les
- ,c#
- circonstances. Dans quelques fermes, le four oc
- epe.
- un emplacement en dehors de la boulang1 ^ dans d’autres, il existe entièrement à l’intéi'jeur fournil. Cette dernière disposition est la me* ep0t, parce que le four se refroidit plus lente111 lorsque l’air est très froid. 0jS
- Tous les fours bien construits ont des Par
- leuf
- très épaisses, afin qu’ils conservent mieux ^ chaleur. Ils se composent de diverses parties • ^ l’âtre, du dôme, de la bouche, de l’autel, 11 ^ cheminée et du cendrier. Les meilleurs °n forme elliptique. ^
- L’âtre est la partie sur laquelle repose laP^ pendant la cuisson. Il doit être carrelé avec ^ grands carreaux de terre cuite, bien sonor bien posés afin que les joints soient peu rents. Ces carreaux; ont 0"'33 au carré, et d'épaisseur,
- apPj
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-
-
-
- DU FOURNIL ET DE LA BUANDERIE
- 233
- La
- ^ent
- voûte ou dôme ou chapelle du four est cintrée ; elle est faite au moyen de briques et
- jj^lquefois de tuiles bien cuites. En général, la uteur de la voûte égale les 2/6 de la largeur 1 four. Lorsqu’elle est moins grande, la tempé-Ure de la chapelle n’est pas toujours très unième.
- de^a. touche est aussi petite que possible; elle est 0mÜ!!~OVale i on lui donne ordinairement O"160 à
- fer Poj
- ^ de largeur, et 0m40 à 0"’45 de hauteur. On la ,tïle à l’aide d’une plaque en tôle munie d’une 'Suée. C’est accidentellement, dans les fermes, ^cette porte est en fonte.
- ^antel est la partie qui forme une saillie au ^ant du four ; il en pierre de taille et situé au j ®au de l’âtre. C’est sur cette pierre que repose Partie inférieure de la porte, et c’est sur sa iip tace du’on rassemble la braise avant l’enfour-i. ®ot, afin de pouvoir s’en servir plus tard pour clore la partie inférieure de la porte. L’autel situé à un mètre environ du sol. a cheminée par laquelle s’échappe la fumée qui Sq 1 du four, est en saillie au-dessus de l’autel ; ^^vounteau est distant de l’aire du fournil de p: 0 i sa hotte est plus ou moins large, selon les ‘^«stances.
- 1 6 cendrier est la voûte située sous l’âtre et dans Quelle on emmagasine du bois.
- I e dessus du four est protégé par une toiture 6stS(lUe le four est situé au dehors du fournil. Il ^ souvent carrelé quand le four a été construit J^lcrieur du fournil. Ainsi disposé, il sert de °ir pour les châtaignes, les noix ou le
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- 234 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODUITS
- linge quand le temps ne permet pas de l’étendreeîl plein air.
- Les fours ordinaires, ceux dans lesquels on Pe^ faire cuire la pâte obtenue avec 40 kilogrammes e farine, ont 2 mètres de diamètre, s’ils sont circl1 laires. Quand ils sont elliptiques on donne au plllS grand diamètre 2m25, et au plus petit l"175.
- La chapelle n’a pas au delà de 0'"10 à 0"'l2 e hauteur sur le contour intérieur du four. Cet disposition permet à la voûte de chauffer plus f»c1' lement.
- L’espace compris entre la bouche du four e^ mur de face ou de pignon doit être tel du °n puisse aisément enfourner et dé fourni er le pa'n a l’aide d’une pelle ayant un manche de 2 mètres longueur.
- Le fournil proprement dit n’a pas de plancher-
- Voir Manuel du Boulanger (Encyclopédie-R°re^‘t
- Mobilier du fournil. — Le fournil et la chamh1® qui y est quelquefois annexée, doivent contenir ll1^ coffre à farine, une huche ou maie, un chaudron cuivre, un tamis, une boîte contenant du sel, ^ corbeilles rondes et des corbeilles allongées, des à pain, un rouable ou fourgon en fer, une poUr e, bois ronde, une pelle en bois ovale et un étoufl'011 pour la braise.
- Buanderie. — La buanderie est le bâtiment daIJ^ lequel on coule la lessive. Dans quelques fermes» fournil sert en même temps de buanderie PaI qu’il contient une grande cheminée dans ladLie on fait chauffer l’eau nécessaire, ou parce qu °n c établit un fourneau muni d’une chaudière aVe robinet de vidange.
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- 235
- DES SÉCHOIRS
- buanderie doit être payée, carrelée, dallée ou °nnée. Elle sert souvent, pendant le temps des ailles, de chambre à chauler les grains. Cette ^'Ce contient un ou plusieurs trépieds en bois, et plusieurs cuviers de diverses grandeurs, est dans la buanderie qu’est situé le coffre à la ^ de bois, boîte plus ou moins grande, qui est ^jours fermée par un couvercle, afin que les v.Jes et les chats ne puissent salir la cendre qu’on ” Repose. Cette cendre sert au lessivage du linge. (P1- XI, Og. 1, 2, 3, 4, 5, 6).
- VI. DES SECHOIRS
- ^es séchoirs sont des bâtiments fermés ou des ^Sars particuliers qui servent à sécher le hou-le maïs, le tabac et le linge, es séchoirs fermés sont répandus dans la région C enirionale; les hangars-séchoirs n’existent que ^ ® les régions du sud et du sud-ouest, et en jferie et en Espagne.
- P es Preuiiers sont de vastes bâtiments en maçon-^le ou en bois et à plusieurs étages. Chaque p Présente de nombreuses ouvertures fermées L.^es Persiennes à lames mobiles verticales ou ^rlz°utales, de manière qu’on puisse aisément l’a.er’ plus ou moins, chaque étage ou empêcher *r humide d’y pénétrer.
- sépk tabac, le maïs ou le linge qu’on veut faire peaer dans ces bâtiments, sont suspendus à des Ches ou à des cordes tendues horizontalement. t6l|acfUe étage n’a pas au delà de 3 mètres de hau-V' Toutes les ouvertures commencent au-dessus
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- 236 CONSTRUCTIONS SERVANT A LOGER LES PRODUITS
- de
- du plancher et se terminent sous le plancher,^ letage supérieur. La dessiccation du tabac eXl®e que le soleil ne puisse arriver sur les feuill^’ qui nuirait à leur qualité. Les cônes de houb sont étendus sur les planchers en couche pl°s j moins épaisse, selon leur degré d’humidité. ils sont secs, on les conserve en gros tas dans endroits du bâtiment où l’air ne se renoué pas, afin qu’ils gardent leur saveur aromatiqlie on les ensache, ce qui vaut mieux.
- Quelques séchoirs sont munis d’un calorifère P ou moins puissant, qui sert à terminer la dessi tion du houblon et des épis de maïs, quand, P' dant l’automne, l’air est très chargé d’humidi*'e-calorifère chauffe une touraille établie au prelTI ou au second étage. _ jP
- Les hangars séchoirs ont un ou deux versants» sont plus ou moins vastes, selon la quanti^ pieds de tabac ou d’épis de maïs qu’on récolte * nuellement. Le toit de ces séchoirs forme sou ^
- une très forte sailllie sur le plan dans lequel f°
- l’eaü
- situés les poteaux de soutènement, afm que r qui s’égoutte des toits arrrive le moins possible les plantes qu’on veut dessécher, et pour q**e p soleil ne puisse agir sur les feuilles de tabac, h • j quefois on protège le côté de ces hangars qul ^ exposé soit à la pluie, soit au soleil, par des o_a
- ou des paillassons, ou des branchages garnis
- J w - -, h1)*ic
- leurs feuilles. Les épis de maïs et les pieds de ^ j
- sont encore suspendus à des perches qui rep0*’
- sur les entraits des fermes. , p
- Les larges auvents servent souvent de sec
- dans les fermes du sud-ouest,
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- DU MAGASIN AUX OUTILS A MAIN
- 237
- CHAPITRE XI
- Constructions servant à abriter les instruments et les véhicules
- ^ ' Hes hangars et des appentis. e charronnerie.
- I. Du magasin aux outils à main. — III. De la forge et
- I. DU MAGASIN AUX OUTILS A MAIN
- 10 est utile, dans une exploitation, d’avoir un [e^ spécial, fermant à clef, dans lequel on loge » °uhls de main-d’œuvre : bêches, pioches, faux, •’ etc.
- A
- ^ 6 local sera naturellement plus ou moins selon l’importance de l’exploitation et les h cultivées. Les fermes dans lesquelles les | *aSes, la fenaison, la moisson, etc., sont confiés '> 6s lâcherons ont moins besoin d’outils que
- Citation qui ne peut employer que des jour-mers.
- i magasin aux outils doit être sain et aéré. de S(hfil est humide, le tranchant des bêches, c Pmches, des faux, etc., se rouille facilement et l. °utils perdent de leur valeur. Il faut le 0lmer, le paver ou le carreler.
- gros outils, les pioches, les bêches, les
- Les
- ltlehes, etc., peuvent reposer sur l’aire dans des particulières, surtout lorsqu’ils sont norn-
- î^es
- ,Jreu*
- niais les instruments coupants : les faux,
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-
-
- 238 CONSTRUCTIONS TOUR ABRITER LES INSTRUMENT5
- t (jes
- les serpes, etc., doivent être suspendus le long’ murs. Il en est de même des fauchets ou râteaux dents de bois, des râteaux à dents de fer surtout des cordeaux. ^
- Les petits instruments à main, les plantoirs, serpes, les sécateurs, etc., sont ordinaire111 déposés sur des tablettes lixées autour du l°c^ mais au-dessus des manches des bêches, pelles, etc. C’est aussi sur ces tablettes <ïu ^ pose les arrosoirs, les cordeaux, les panierS main, etc.
- II. DES HANGARS ET DES APPENTIS
- Hangars. — Les hangars sont des bàtim®11. couverts très utiles ; ils servent à abriter les véh1' cules, les instruments et les machines agricoles-Ces bâtiments sont tantôt isolés, tantôt adosse^ d’autres constructions, soit à l’intérieur des coUrS> soit au dehors du corps de ferme. Les hangars °n deux versants ou deux égouts. Ces bâtiments-w1, sont formés d’un comble soutenu par des poteaU'^ reposant sur des dés en pierre. La pièce forma!1 sablière doit être assez élevée au-dessus dusolp°ur qu’on puisse y loger aisément une charrette m111110 de ses cornes ou un chariot ayant encore so’1 échelle verticale.
- Les hangars sous lesquels on veut loger, liü
- besoin, une charrette chargée de paille ou
- p avec
- foin, doivent être terminés par une charpente entrait retroussé. Les arbalétriers ainsi disp présentent un vide ayant de 6"'50 à 7 mètres hauteur.
- osés
- de
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- DES HANGARS ET DES APPENTIS
- 239
- hangars qui ont des entraits à chaque ferme I 1 un grand avantage, en ce sens qu’on peut ^et\ dans le vide du comble, des madriers, des rches, de la volige, etc. Ces entraits permettent e SsJ de transformer momentanément le hangar ^ échoir à maïs ou à tabac. Dans ce cas, il suffit g Placer sur les tirants des perches ayant 4m50 à ^ètres de longueur.
- Oso piliers en maçonnerie ou en briques ayant au carré, ne sont adoptés que quand il s’agit ^ Construire des hangars à grande portée ou des Jn9ars-gerbiers ou lorsqu’on se procure difficile-d’excellents poteaux en bois.
- Pes travées des hangars et des appentis ont 4 à 5 elres de largeur.
- ^Pes hangars isolés doivent avoir de 8 à 10 mètres ® largeur, si on veut y loger des charrettes en
- a?ant ces véhicules transversalement à leur lon-flüeur_ N
- ^ général, on a intérêt à placer les hangars à Imposition la moins humide pendant l’automne et lyer, et la moins chaude durant l’été.
- 8 ^-Ppentis. — Les appentis, que l’on nomme m^ent remises, sont des hangars à un seul égout. s°nt toujours adossés contre des murs plus v®s que ia partie supérieure de leur toiture, i bâtiments sont destinés à abriter les instru-
- its
- ffioi
- aratoires, les tombereaux, etc. Ils ont au
- lris 4 à 5 mètres de largeur.
- appentis, comme les hangars, sont couverts ^ ^ile, en ardoise, en chaume ou en bruyère. ,jet,rs aires doivent être un peu inclinées du de-ails au dehors et être aussi un peu en suréléva-
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-
-
- âiO CONSTRUCTIONS POUR ABRITER LÈS INSTRUMENTS
- tion de la cour, afin que les eaux pluviales n $ séjournent pas.
- le
- leü
- de
- On a aussi intérêt, quand les circonstances permettent, à les placer à l’est, afin que le so et la pluie y pénètrent le moins possible.
- Les voitures agricoles ont de 5 à 8 mètres longueur et 2 mètres à 2"'50 de largeur.
- Dans plusieurs fermes, les hangars sont dotnin6" par des greniers à grains (voir pl. IX, fl g. 23 et 2m
- Les remises destinées à loger un cabriolet, u° tilbury, une calèche, etc., sont toujours fermé^ par des portes pleines à deux vantaux ayant 21"0 à 3 mètres d’ouverture.
- Les appentis destinés à abriter des engrais com merciaux : guano, poudrette, etc., des b0)8 d’œuvre, des machines agricoles qu’on n’empj0lf qu’à des époques données, peuvent être fermes1 leurs extrémités par des murs, et sur leur faÇaC* par une claire-voie munie de portes à deux ba tants et à barreaux assez rapprochés les uns autres pour que les volailles ne puissent réfugier.
- (Pi. IX, fig. 16, 17, 18, 28, 29, 15).
- III. DE LA FORGE ET DE LA CHARRONNERl®
- Forge. — Toutes les fermes ayant une certain0 étendue ont intérêt à avoir une forge.
- Cet atelier n’exige pas un grand local. Il sU^' qu’on puisse y établir un foyer surmonté d11116 hotte et près de laquelle sera placé le soufflet, enclume, un établi avec un étau et divers^ tablettes.
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- DE LA FORGE ET DÉ LA GRARRONNERIE
- 241
- Si
- ce bâtiment n’est pas voisin cl’un hangar ou
- ÜIi appentis, il sera utile, si on le peut, de choi-r Un local assez grand pour qu’on puisse y ferrer ^cheval au besoin ou opérer l'emballage d’une
- Le travail qui sert à ferrer les boeufs sera natu-I '^nient situé en dehors, à une faible distance de
- , Porte d’entrée, qui aura, au minimum, l'"20 de
- hr - h .
- 'ronnerie.
- La charronnerie doit être
- irgeui ^har
- ^*higuë à la forge. On peut même l’installer dans ? bâtiment, en ayant la précaution, toutefois, de Parer ces deux ateliers par un mur d’appui de ^,0 de hauteur, afin que les battitures de la forge fument pas les copeaux, pj, a charronnerie aura nécessairement pour com-vi ^ent un local destiné à conserver les bois et les fiches.
- ^°bilier de la forge. — La forge se compose d’un ^e,\ au milieu duquel est située la tuyère, qui est maillie par un massif de briques. La tuyère ^ °Uche dans une cuvette qui contient le fraisil. v *°yer est dominé par une hotte en plâtre sus-au plafond par des tringles en fer. Le ^ met est situé le long de la muraille, à droite ou j^üche du foyer.
- ^eflclume, dont la planche (le dessus) est en fer Car6rCj est terminée d’un bout par une partie
- rce et de l’autre par une partie conique appelée ir'ne- Elle est située à une faible distance du
- te muni d’un étau, est placé près de la
- cetre, c’est-à-dire dans l’endroit le plus éclairé. Oïlstruclions agricoles. 14
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- 242 CONSTRUCTIONS POUR ABRITER LES INSTRUMENTS
- Les outils nécessaires au forgeron sont des wa!' teciux, des pinces à forger, des limes, des burins, vilebrequin, des forets, des filières, un étau à maiïh une clef anglaise, etc. Enfin, il doit y avoir un ^ quet, un balai et des broches pour attiser le feu.
- Lorsque le ferrage des animaux se fait àlaferme’ la forge doit posséder les outils suivants: tenaitles, marteaux spéciaux, étampe, poinçon, brochoir, boU' loir, triquoises, râpes, rogne-pied, repoussoir, clous, etc., etc.
- Mobilier de la charronnerie. — L’atelier du cha1' ron étant voisin de la forge, peut ne pas avoir d0 foyer, etc.
- Il contient un établi avec ses accessoires : l’ari lope, rabots, bouvets, sergents, compas, ciseau-1’ guillaume, trusquin, équerre, etc.
- Le râtelier doit être garni, en outre, des ouds suivants : gouges, vilebrequin, tarières-taraud*’ planes, scies, herminette, cognée, hache, masse, el0.
- Ces divers objets ont pour complément 11116 meule à aiguiser, une chèvre, un chevalet, 1111 gantier, un moxjoir, etc.
- Consulter à ce sujet le Manuel du Charron-far ron (Encyclopédie-Roret).
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- DES ABREUVOIRS
- 243
- CHAPITRE XII Constructions hydrauliques
- 01iMaire. — I. Abreuvoirs. — II. Puits. — III. No-Pas. __ [y Citernes. — V. Lavoirs et bassins. — Fosses à engrais liquides. — VII. Fosses à fumier. "Vil j. Plates-formes à fumier. — IX. Fosses d’aisances. " X. Chaussées d’étangs. — XI. Barrages. — Vannes. — XIII. Puits absorbants. — XIV. Ca-üaux et ruisseaux. — XV. Moteurs hydrauliques. — *VI. Réservoirs.
- I. DES ABREUVOIRS
- Les abreuvoirs ou mares sont situés, soit à l’inté-^etir de la ferme, soit en dehors des bâtiments, est-à-dire dans l’endroit où il existe une ou plu-eui>s sources, ou encore sur le point où les eaux Uviales se rassemblent.
- Le n’est qUe très accidentellement qu’on peut les j, Llir près des ruisseaux en dérivant une partie de 6aU courante.
- L est très important, pour que l’eau ne soit pas ^Sceptible de corruption ou de devenir boueuse, ^garantir les abreuvoirs de l’arrivée des urines a purin, ou des eaux qui charrient des parties Süeuses ou calcaires pendant les pluies ou les Hes.
- j Le fond de tout abreuvoir doit être incliné, L^méable et pavé ou macadamisé. Lorsque le
- SùÜ;
- s~sol est siliceux, crayeux ou perméable, on le
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- 244 CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- rend étanche en le couvrant d’une couche de gl&lSC ou d’argile pure bien corroyée. Avant d’y état»ixr un pavage ou d’y faire un cailloutis, on couvre glaise d’une couche de sable de O"110 à 0” d’épaisseur.
- Les parois doivent être soutenues par un mur en pierres sèches, si le sol et le sous-sol sont impel" méables, et par un mur à chaux et ciment si ^ terrain est perméable. Au besoin, on peut souten11 les terres par un clayonnage bien établi. ,
- Les murs de soutènement qui excèdent le s environnant de 0’"50 à O"160, empêchent souvei que le vent ne chasse dans l’abreuvoir les paiheS’ les feuilles, la poussière, etc.
- Lorsque l’abreuvoir est alimenté uniquement P3’ des eaux pluviales, il faut, pour éviter qu’eI n’ensablent le bassin après les orages ou les f°rl; pluies, les recevoir dans un petit puisard maçonnerie ayant 0"' 75 de diamètre et 1 mètre profondeur. Ce puisard communique avec l’abren voir par une ouverture supérieure munie d line petite grille. Par cette disposition, les parties Ie1 reuses, le gravier, les pailles et les feuilles reste dans le puisard, et l’eau arrive plus limpide d3 l’abreuvoir. On nettoie le récipient avec une écop de fer toutes les fois que cela est nécessaire. ^
- Les abreuvoirs à moutons ont de O"133 à 0"’ ‘>0 profondeur. Les abreuvoirs pour les chevaux et ^ autres animaux ne peuvent pas avoir moins d 11 mètre de profondeur à leur partie inférieure. uns sont circulaires, les autres sont rectan» laires ; ceux-ci présentent une pente unique; cel,x là ont la forme d’une cuvette,
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- DES PUITS
- 245
- ies
- ï°us les murs de soutènement sont un peu 'nés en talus intérieurement et couronnés par
- '"cli
- Galles ou une rangée de longues pierres posées
- champ.
- Lo
- %
- rsque l’abreuvoir n’est pas alimenté par une
- vive ou des sources, on a intérêt à l’entourer j, végétaux ligneux qui préservent l’eau de action directe du soleil. Les arbres ou les haies IV('S exigent
- "Ut,
- toutefois qu’on enlève chaque °nine les feuilles qui s’en détachent. Ces j,u'Ues, lorsqu’elles sont nombreuses, noircissent U11 en se décomposant et forment un dépôt dans °nd de l’abreuvoir. On doit avoir le soin d’y I eVer aussi les lentilles d'eau (plantes aquatiques) lï'esure qu’elles se développent.
- (PL XI, flg. 7, 8, 9, 10).
- IL DES PUITS
- La
- profondeur des puits est très variable. Il
- ^'ste des COntrées où il suffit de creuser jusqu’à ^°u S mètres pour avoir sans cesse de l’eau; il est c s localités, par contre, où on est forcé de des-t Mre jusqu’à 30, 50, 80 et même 100 mètres pour °àver une source intarissable.
- ^ plus ordinairement les sources coulent sur s Lancs d’argile ou de roches.
- ^L°i«Squ’on présume la présence de sources et ^ °o a l’espérance que les ouvriers n’auront pas ^Vaincre d’obstacles difficiles, on détermine le où le puits doit être creusé, creusement d’un puits se fait à la tâche ou â
- 14.
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-
-
- de
- de.
- 246 CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- la journée depuis la mi-juillet jusqu’à la fln ^ septembre. ^
- Lorsque le sol doit être creusé profondément que les terres peuvent s’ébouler pendant le tia^ vail, on établit des étais à mesure que le creuse ment s’effectue. Ce cuvelage se compose de f°rte* planches ou de madriers et quelquefois de faSCing[ placés verticalement dans l’intérieur du puits soutenus contre ses parois par de légers hois charpente. Ainsi placés, ces étais ne gênent nul ment les travaux.
- Les terres que l’on retire, soit de la première la seconde et quelquefois de la troisième tranche®’ sont jetées en dehors du puits à l’aide de la Pel __ et au moyen d’échafaudages. Lorsque la Pr0^°,gg deur du puits est telle que ce moyen de retire1’ matériaux offre des difficultés et ne permet pas P conséquent aux ouvriers d’agir avec célérité» place un treuil à la partie supérieure de ture et on enlève les pierres et les terres à lftl de baquets ou de paniers. _
- Lorsque l’eau arrive dans le puits, mais ffue n’est pas considérée comme suffisante, on l’épal __ au moyen de seaux ou de baquets selon la P1'0^ deur à laquelle sont parvenus les ouvriers. ^ épuisement est opéré chaque matin et plusie fois souvent pendant la journée, surtout si e gêne la marche des travaux.
- Quand les ouvriers ont atteint une bonne cou aquifère ou lorsque la source est trouvée sumsa .
- ment abondante, on nivelle le fond du puits
- faPe
- garnit son contour d’une bonne maçonnerie - .j
- en pierres sèches. Si le fond du puits ne près
- enta
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-
-
-
- DES PUITS
- 247
- ^ls assez de solidité pour asseoir le massif, il fau-y établir un radier de bois de chêne. On ®^ève ies étais à mesure que la maçonnerie s’élève.
- ménage dans celle-ci, de distance en distance, Petits trous, afin qu’un homme puisse aisément
- escendre dans le puits une fois les travaux terminés.
- , La maçonnerie, près de l’ouverture du puits, doit Ütl>e à chaux et à sable; on l’élève iusqua O"175,
- O11' On «JT.
- «U et O"190 au-dessus du sol; on la nomme hau-eur d'appui.
- La maçonnerie qui excède le sol est couronnée J|ai' une pierre de taille plus ou moins épaisse que f011 nomme margelle. C’est sur la margelle qu’est le treuil ou rouet qui sert à élever les seaux >plis •d’eau. La corde ou la chaîne en fer qui ' ®nroule sur le cylindre du rouet est proportion-^ quant à sa longueur et à sa force, à la profon-^ du puits et à la capacité des seaux. La chaîne ^ lourde, mais elle est durable. La corde en ec°>'ce de tilleul est la plus légère ; elle dure souvent
- a,dant que les cordes de chanvre, f
- lie
- ûn remplace quelquefois le rouet par une pou-soutenue à lm65 au-dessus du puits par une ou
- tr
- nerie.
- j, Qnand les puits ont peu de profondeur, on y tire eaq à l’aide d’une perche armée d’un crochet j sLné à recevoir le seau. Cette perche est plus ^gue que la profondeur du puits ; elle est très °bile et agencée à un long levier qui bascule Soient sur une potence; son extrémité est char-e de pierres plus ou moins pesantes»
- °ls tiges en fer ou par deux piliers en maçon-
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- 248
- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- Ce mode de puiser de l’eau est très ancien etp®u fatigant. Il est très en usage dans les contrées el midi et du sud-ouest.
- (PI. XI, flg. 13, 14, 15, 18).
- III. DES NORIAS
- Les norias sont des machines qui servent à éleyer l'eau mécaniquement; ces appareils, que l°fl appelle souvent puits à roue, sont mis en mouve ment par un manège ; ils consistent en une chai1,e sans fin à laquelle sont attachés, de distance en distance, des seaux ou augets métalliques et 1ul tourne sur un tambour placé horizontalement.
- Lorsque le tambour est mis en mouvement soi
- IpS
- par le manege, soit par une manivelle, tous godets arrivent à la partie supérieure du puits e déversent l’eau qu’ils ont puisée à 3, 5 ou 8 mètres de profondeur, dans un réservoir d’où elle dirige à l'aide de tuyaux sur le terrain qu’elle d01
- arroser.
- La bouche du puits, le manège qui est mis, en mouvement par un cheval ou une mule et le meca nisme qui fait tourner le cylindre ou tamb°u>r’ sont élevés de 1 mètre à lni30 au-dessus du terr»111 qu’on veut irriguer.
- Ces norias sont répandues dans les régions a sud et du sud-ouest. Les puits dans lesquels ele sont installées sont revêtus intérieurement d u1 ^ maçonnerie, et leur ouverture supérieure, c’est'^ dire la partie qui comprend le tambour sur ledu passent les chaînes et les augets, a toujours** diamètre plus petit que l’intérieur du puits> a
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-
- DES CITERNES
- 249
- lue
- celui-ci renferme la plus grande quantité d’eau
- ^°Ssible, lorsque la noria est mise en mouvement, s ^es norias sont surtout utilisées dans les cultures
- il ] »
- larrosage appartenant à la petite ou à la ’tyenne culture.
- nés norias munies de godets en fer-blanc ou en ç erie sont désignées sous le nom de chapelets. °inrne les précédentes, elles sont mises en mou-^nt par un cheval ou une mule.
- Le
- Mei
- poids de la chaîne et celui des seaux vides ou
- fin
- ltls d’eau maintiennent toujours la chaîne sans convenablement écartée.
- IV. DES CITERNES
- v,^es citernes sont des réservoirs souterrains desti-s s a recevoir et conserver les eaux pluviales. Elles H . ^ès utiles aux exploitations qui possèdent des Us ou des fontaines d’un très faible débit d’eau ^Oant l’été. Leur capacité varie suivant le volume eau qu’elles peuvent recevoir et qu’elles doivent Retenir.
- général, un homme adulte exige par an de l a 40 mètres cubes d’eau, et une tête de gros de 90 à 100 mèLres cubes. En outre, suivant nagions et l’altitude du sol, il tombe annuelle-Par môtre carré de surface horizontale de a 600 litres d’eau.
- s lle exploitation ayant, en moyenne, douze per-V ,lles et trente têtes de gros bétail, doit donc pou-tftj ^'sP°ser annuellement au maximum de 3.500 res cubes d’eau ; mais si la surface couverte
- les
- toitures n’exçède pas 800 mètres carrés, on
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-
-
- 250
- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- ne pourra annuellement recueillir, en moy que 250 à 320 mètres cubes d’eau.
- Dans les circonstances ordinaires, l’eau
- en06)
- d’u»e
- citerne bien établie se renouvelle au moins u®t fois par mois, sauf pendant l’été, saison dur*-laquelle, dans diverses localités, le ciel reste s vent sans nuages pendant un ou deux mois.
- Les citernes doivent être établies autant que P sible au centre des bâtiments qui peuvent f°ur g des eaux pluviales. On doit les éloigner des i° à purin, des trous à fumier et des fosses d’aisan ^ On leur donne de 3 à 4 mètres de profonde111" on les ferme par une voûte très solide. ^ D Les fonds de toutes les citernes doivent être peu concaves et présenter au centre une Pe
- cuvette destinée à rendre le nettoyage plus
- facde'
- Les angles internes doivent être arrondis. Un ménagé dans la voûte, mais fermé par une
- trou
- dall0
- tl'O11
- en pierre, permet d’y descendre au besoin. Un de trop-plein doit conduire au dehors l’eau dul arrive en excès. «
- Les eaux pluviales qui tombent sur les ton1 arrivent dans la citerne à l’aide de 90U^re%^), chéneaux et de tuyaux de descente (voir page .
- Quand la citerne doit recevoir les eaux d’un seau, on lui annexe une petite citerne dite c neau, dont le fond est à 0"‘30 ou 0"'40 en contre,apS de l’ouverture par laquelle les eaux tombent , la citerne. Par cette disposition, on force les e& déposer le sable ou les matières terreuses q11 ^
- tiennent en suspension. Ce citerneau doit p°ü'1 être nettoyé aisément. .
- Les murs intérieurs des citernes sont touj0
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-
-
- DES LAVOIRS ET DES BASSINS 251
- ^tus d’un enduit de ciment de Vassy, de Portland, ‘ Il importe qu’ils soient bien étanches.
- . I*11 puise l’eau que contiennent les citernes au yen d’une pompe.
- ‘‘«au contenue dans ce réservoir ne gèle jamais tUver et elle est toujours fraîche en été.
- (Pl- XI, fig. 11, 12).
- «n
- V. DES LAVOIRS ET DES BASSINS
- Pes lavoirs sont des réservoirs alimentés par une Ce ou un filet d’eau dans lesquels on lave le ou des abris situés sur le bord d’un ruis-une rivière, etc. avoi> établi sur le bord d’un cours d’eau. — Plus simples sont ceux qu’on construit sur le ^ des cours d’eau ou des étangs. Ils consistent
- soun
- St, L
- V m 4s
- un
- - appentis soutenu par quatre ou six poteaux ^tés sur des dés en pierre et reposant sur une ^ Sonnerie. Ces abris peuvent avoir de 2 à 3 mètres (. ^geur. Ils ne doivent pas être très élevés, puis-^ 8 sont destinés à abriter les laveuses contre la t0|le et le soleil. On les ferme en partie quelque-une cloison en planches ou par un mur de à 0® 40 d’épaisseur.
- je j,aire due couvre l’appentis est soutenue le long ^ eau par de forts pieux reliés les uns aux autres ParUlle ^or^e Iraverse- On peut remplacer ces pieux 1111 mur lorsque la rivière n’est pas profonde et epe offre un fond solide. Ce mur est incliné à s^Oie supérieure du côté du cours d’eau. C’est Cette surface que repose obliquement la dalle lo-ffuelle on opère le lavage du linge. On peut
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-
-
- 252 CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- OU
- ail-
- remplacer cette pierre par un madrier de chene une forte planche.
- Les boîtes à lessive dans lesquelles s’agenolU‘ lent les laveuses viennent s’appuyer contre la S lie de la dalle ou de la pièce de bois. ,r
- Lorsque les laveuses ont l’habitude de se t debout pendant le lavage, on ménage ça et là le mur de soutènement des ouvertures ayant 0 à O'“6o de largeur. Les parties qui les séparen qui ont de O1"50 à 0ra65 de plus en hauteur, s° recouvertes par une pierre unie un peu iuch vers le cours d’eau. C’est sur cette pierre a chaque laveuse opère le lavage et le battage
- linge.
- Le linge qui a été lavé est placé sur un cheva situé sous l’appentis et à la portée des ouvrière^
- jet
- (PI. XI, lîg. 26). , n
- Lavoir alimenté par une source. — Lorsqu j est forcé d’établir un lavoir sur un point ou existe une ou plusieurs sources, on creuse le s jusqu’à 1 mètre et on soutient les terres par maçonnerie hydraulique. Le fond de ce bassin d° être pavé ou bétonné. On y établit une bonde une vanne, afin de pouvoir le vider lorsque lea doit être renouvelée. ^
- Le couronnement de la maçonnerie est disp0 comme dans le précédent lavoir. ^
- On abrite les laveuses par un appentis disp0^ de manière que les eaux pluviales tombent dans bassin qui est à découvert. ^
- L’enceinte de ce lavoir est fermée par un muf une haie vive. ^
- L’eau qui alimente ce lavoir doit arriver dans
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- DES FOSSES A ENGRAIS LIQUIDES
- 253
- e^it réservoir. Ce dernier bassin sera assez pro-ud pour qu’on puisse y puiser un seau d’eau et j rser celui-ci dans un baquet, quand on voudra j)^re un rinçage à l’eau claire ou passer le linge au
- XI, fîg. 24, 25, 33).
- ç ®assins, — La culture des jardins exige beau-y d’eau. On a donc intérêt, quand on le peut, à ^Construire un bassin circulaire, ovale ou carré, dlls lequel le jardinier, à un moment donné, *Jrra facilement remplir ses arrosoirs.
- ,j, e bassin doit être creusé dans le sol, revêtu J;llle maçonnerie enduite de ciment, afin qu'elle d bien étanche. On y établira un trop-plein. p^eUe petite pièce d’eau pourra être alimentée [fil °ne eau courante ou une eau jaillissante. Dans Premier cas, on aura intérêt à y établir quelle .s. Marches pour pouvoir y puiser de l’eau avec ^té dans le cas où la hauteur do la nappe vien-^ à baisser.
- VI. DES FOSSES A ENGRAIS LIQUIDES
- (,|^es fosses à engrais liquides ou purinières sont les Sü^es dans lesquelles se rendent les urines à leur St(.le des étables et des écuries, les liquides qui des tas de fumier ou les eaux-vannes Achète dans les villes.
- tUp°Sses ® Purin. — Les fosses à purin sont si-li^.s sous les aires des étables ou en dehors des , ^ttients dans lesquels sont confinés les animaux ^tiques.
- Premières sont toujours voûtées ; les secondes 0,lstructions agricoles. 15
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- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- restent souvent ouvertes ou elles sont fermées ^ pleurent par des madriers situés les uns à côte autres et formant alors un plancher à claire-v
- Les fosses ouvertes sont mauvaises et doA1
- être abandonnées, parce qu’elles donnent lieu à nombreux accidents et que les volailles s’y noieia assez souvent.
- On leur donne une capacité plus ou grande selon la quantité d’urine qu’elles doiv® recevoir. La partie supérieure de la voûte q1^ ferme doit être en contre-bas du sol de la cour ^ O™20 à 0"'30 et être garantie par un petit mur aya® 0m40 à 0'“50 de hauteur. Ce mur continu emP®cja le liquide de s’épancher dans la cour lorsqLie citerne est pleine.
- Il est très utile d’avoir deux fosses cohtig Lorsque l’une d’elles est pleine, on ferme le con
- Liés-
- duit
- qui l’alimente et on fait arriver les liquides la deuxième. Alors les urines contenues dafls première fermentent, perdent de leur action c0‘ sive et on peut les utiliser avant que la secoD fosse ne soit pleine. g
- On évite que les débris de paille ou les déjec ^ solides arrivent dans ces citernes, en établisse , leur partie supérieure une petite cuvette recevoir directement les urines ou le jus de Ces liquides, après s’être épurés, arrivent dans j des fosses par le conduit, que l’on peut fer10
- l’aide d’un tampon de bois.
- Chaque fosse est munie d'un trou fermé par pierre de taille, afin qu’un homme puisse I cendre .quand cela est nécessaire. Le tuyau
- d<*' dela
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- DES FOSSES A ENGRAIS LIQUIDES
- 255
- Pompe qui sert à y puiser l’engrais liquide, pénètre ^aus chaque fosse par une ouverture spéciale.
- On a intérêt, quand les circonstances le permette à disposer les gouttières qui descendent des Lhts, de manière à pouvoir faire arriver à volonté 'Jftns chacune des fosses, une certaine quantité aeau pendant les saisons pluvieuses. Cette eau, ^ étendant les urines, permet de les utiliser à létat frais.
- Caves à engrais. — Les citernes dans lesquelles 011 Prépare l'engrais flamand sont désignées sous le de caves à engrais.
- Ces caves sont construites en briques et voûtées, p général, elles ont 4’" 50 de largeur, 5 mètres de °%ueur et 2'" 50 de hauteur sous clef. Les pieds-lroits des murs qui soutiennent la voûte ont 0'" 90 ^ hauteur.
- Chaque cave a deux ouvertures : l’une est située aQs la voûte; l’autre, qui est beaucoup plus tite, est fermée par un volet et elle est placée Sl,r la face verticale exposée au nord.
- la
- L’ouverture supérieure sert à remplir et à vider citerne. L’ouverture latérale permet d’y faire Priver de l’air pendant la fermentation de l’entais.
- Les caves à engrais flamand ont leur voûte couverte par une forte couche de terre ou elles Sorh situées sous un toit en paille épais et très bas,
- ahn
- qu’elles conservent toujours la même tempé-
- fatUre, qui doit être peu élevée.
- Les matières fertilisantes que l’on introduit dans
- ces
- citernes spéciales sont des vidgj»ghs,jjJj^v4rines
- AA""' %
- . inTUCÎUi
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- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- d’animaux et des tourteaux de colza réduits en poudre grossière.
- (PI. XI, flg. 21).
- VII. FOSSES A FUMIER
- On donne le nom de fosses à fumier ou trous u fumier, aux creux dans lesquels on dépose et on conserve les fumiers.
- Le plus généralement, ces fosses sont concaves» mal établies, reçoivent et conservent les eaux dul tombent des toitures ou qui ruissellent à la surface de la cour. Alors, le fumier reste pendant plusieurs semaines et même durant plusieurs mois dans 110 milieu qui lui fait perdre une partie de ses pr°' priétés fertilisantes.
- Les fosses bien établies sont très utiles lorsqu'elle sont vastes, parce que la conservation du fuiui01' qu’on y dépose n’exige pas beaucoup de niai»' d’oeuvre et qu’une charrette y Circule très ais° ment. Il n’en est pas de même des petites fosses-Celles-ci sont certainement moins favorables d110 les plates-formes.
- Une fosse à fumier, pour être bonne, doit donc
- doit
- de
- occuper une certaine surface. En outre, elle être entourée sur trois de ses côtés par un mur soutènement excédant le sol de la cour de 0"’u 0m 70. Enlin, son aire sera imperméable, très s0 ja et inclinée. On donne au fond de la fosse toute résistance qu’il doit avoir pour que les véhiculé ' circulent aisément pendant les saisons pluvieu^ en le macadamisant ou remplaçant ce moyeu consolidation par un pavage ou un cailloutis 1
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- FOSSES A FUMIER
- 257
- aVec des pierres quartzeuses et un mortier de chaux et de sable.
- La rampe de ces fosses ne peut pas excéder 0"'03 d O'"04 par mètre.
- Afin que les liquides ne séjournent pas sous le Limier, on donne à l’aire deux pentes qui se réu-^ssent au centre de la fosse et qui conduisent le Purin dans une citerne située dans la fosse même, Près du mur de ceinture, ou en dehors de ce der-’der, ce qui vaut mieux, parce qu’on constate alors f^Us facilement la hauteur du liquide.
- Le purin qui arrive dans la citerne sert à arroser e fumier. Quand il est en excès ou lorsqu’il reflue l’aire de la fosse ou sous le fumier, on l’enlève d Laide de la pompe située dans le réservoir.
- Les fosses à fumier doivent être placées au Ceutre, pour ainsi dire, des bâtiments dans lesquels s°Ut confinés les animaux. On peut planter le long 11 mur qui limite leur étendue des lilas, du ^ringa, du baguenaudier, du cytise des Alpes.
- . s arbustes ne nuiront en aucune manière à la Clrculation des voitures et ils ont pour avantage 6 modérer un peu, pendant la belle saison, l’ac-l°Q desséchante des vents chauds et secs.
- Ln grand nombre de fermes situées dans le Ni de la France ont des fosses à fumier bien etabfies et abritées du soleil par un hangar assez \aste pour que les voitures ordinaires puissent y feuler. Ce moyen de conserver le fumier avec 0lJfes ses propriétés fertilisantes, mérite d’être Nfdé. Il est plus économique qu’on ne le pense généralement.
- (pL XI, fig. 27, 28, 29, 30, 39, 40),
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- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- VIII. DES PLATES-FORMES A FUMIER
- Les plates-formes à fumier sont les surfaces 1111 peu convexes sur lesquelles on dépose et on co® serve les fumiers. Elles sont plus commodes d®6 les fosses quand les cours ont une faible étendue» en outre, le fumier qu’on y dépose est plus ais0' ment chargé dans les voitures que lorsqu’il eS situé dans une fosse.
- Ces plates-formes ne doivent pas être moindres que deux. Elles sont contiguës et séparées par ll® ruisseau. La fosse ou citerne qui reçoit les liquidé des fumiers est aussi située entre les deux plates formes et au milieu de la rigole séparative. ka pompe que cette fosse doit contenir permet d'arro ser aisément les deux tas de fumier qu’on pe®^ établir.
- Le sol de ces plates-formes doit être imperméable et très solide. On le couvre d’abord d’une couch0 d’argile. Lorsque cette argile a été bien corroyé ou pilonnée, on y répand du sable et une couch0 d’un bon cailloutis qu’on tasse aussi forte®0® que possible. Ce macadam peut être remplacé tr0S avantageusement par du béton. La surface 00 chaque plate-forme doit être un peu convexe, 0® dos-d'âne ou à deux pentes, afin que les liquides n^ séjournent pas.
- Les ruisseaux qui entourent chaque plate-fi®®10 doivent être pavés et il est nécessaire que Ie®r pente se dirige à droite et à gauche vers la citer®6'
- On borde les ruisseaux ou rigoles extérieure®0®
- de deux, trois ou quatre rangées de pavés, afin d110
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- DES FOSSES D’AISANCES
- 259
- leg > «
- j v°itures chargées de fumier ne détériorent pas S.,®°1 pendant les saisons pluvieuses, lorsqu’elles çj. °lgnent des plates-formes. Cette bordure sera :!sP°sée de manière qu’elle empêche les eaux des les qui tombent dans la cour d’arriver dans la Ssei sans offrir cependant un obstacle au dépla-^ent des voitures chargées d’engrais.
- (pl- XI, fig. 31, 32, 38, 41).
- IX. DES FOSSES D’AISANCES Pes fosses d'aisances ont une grande importance
- Une exploitation. Elles permettent de recueillir
- Migrais très fertilisant et concourent à la breté des abords des bâtiments.
- ^VUand les cours sont vastes et lorsqu’une citerne annexée à la fosse à fumier, on peut, sans °Uvénient, établir les lieux d’aisances au-dessus
- hci
- cJj fosse citernée. Dans le cas contraire, il faut °isir un emplacement convenable et y élever la struction nécessaire.
- ^ ”ais lorsque par nécessité on doit édifier un l llllent spécial, faut-il préférer la fosse fixe à la sfe Mobile ?
- première a des avantages incontestables,
- U
- s on ne trouve pas toujours dans les fermes ‘ °Uvriers qui veuillent les vider.
- ^ ^ seconde ne présente pas cet inconvénient; te^Sl est-ce cette fosse qu’il faut adopter de préfé-fCe quand les locaux le permettent.
- ! es lieux d’aisances destinés au personnel de la n’ont pas de siège. Celui-ci est ordinaire-remplacé par une lunette en pierre, en bois
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- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- ou en fonte, sur laquelle figurent deux partit saillie sur lesquelles la personne pose ses pie^s' ^ Le cabinet doit avoir lm10 de largeur et 1'"^ ^ profondeur. Il est éclairé par une ouverture S1^ lagée située à 1"’50 du sol, et il est fermé par
- porte qui est munie intérieurement d’une targ f
- ette-
- Il est utile, quand la ferme est importante,
- d’éta'
- blir des lieux d’aisances destinés spécialement al femmes. Ces cabinets doivent être fermés à c*e ' j.
- Les lieux d'aisances à récipients mobiles pas à construire une fosse. On peut les disp ^ au pignon d’un bâtiment dans un endroit rel,r6g0| la cour, de manière que la tinette repose sur et soit située dans le rez-de-chaussée d’une Pe construction. Alors le cabinet sera élevé au-de de la cour de 1 mètre à l'"20, et six à sept marc suffiront pour y parvenir. j,
- On enlève la tinette quand elle est pleine e la remplace par une autre qui est vide. ^
- Ces vases peuvent être des barils à huile cer en fer et ayant deux anses solidement fixées, v^ hommes munis de deux bâtons les portent l ment sur le fumier. .
- On peut, avant de les vider, y verser une dj lution de sulfate de zinc, agiter le tout et le laa g pendant vingt-quatre à quarante-huit heures le local. Ce mode de désinfection est simple P coûteux et très efficace. , g
- Lorsqu’on est forcé d’établir des fosses mlir ^ mais à ciel ouvert, on peut, avant de les vider» désinfecter par le même procédé ou y répandre temps à autre du poussier de charbon de bois-Les fosses d’aisances pour les maisons d'h9-*3
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- UES CHAUSSÉES u’ÉTANGS
- 261
- Hon sont voûtées, creusées dans le sol et revêtues de murs bien étanches. Une fosse pour huit à dix Personnes doit avoir 3 mètres de largeur, 4 mètres de longueur et 3 mètres de hauteur sous clef.
- (PI. XI, fig. 34, 35, 36).
- X. DES CHAUSSÉES D’ÉTANGS
- Les chaussées d'étangs sont les barrages que l’on etablit dans une dépression pour y retenir l’eau.
- Ces barrages doivent être construits avec toutes les précautions voulues, leur élévation et leur longueur varient suivant les circonstances,
- La chaussée d’un étang est bonne quand elle est lrUperméable, et que l’eau agitée par le vent ou Russie par un violent orage n’y cause aucune dégradation.
- En général, on donne à ces barrages, à leur Partie inférieure, plus des deux tiers de leur hau-teur. Ils doivent excéder la hauteur du déversoir de 0ra7o à 1 mètre.
- Pour qu’une chaussée ait toute la solidité vou-on ouvre un large fossé sur la ligne médiane c^e la surface que la digue doit occuper, en ayant s°m qu’il soit plus profond que le fond de l’étang de 0"T>0 à 0"'7o suivant la nature du sous-sol, et 0tl remplit cette tranchée avec de l’argile bien cor-r°yée. Ceci fait, on construit du côté de l’étang un 'hur en pierres sèches ayant la propriété de résister a l’eau. Ce mur formera le talus intérieur, il pré-Seotera une inclinaison de 30°. A mesure que ce kdug s’élèvera, on pilonnera de la terre très forte*
- la.
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- 262 CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- ment entre le mur de revêtement et le corroi, et entre ce dernier et les limites de la digue.
- La chaussée sera construite lorsqu’elle aura atteint la hauteur déterminée avant les travaux.
- En même temps qu’on construit le talus, on établit l’ouverture qui doit recevoir la vanne de vidange ou vanne d'écoulement. Cette ouverture e*-l’aqueduc, ou canal souterrain, dans lequel l’eaU s’écoulera lorsqu’on videra l’étang de fond a l’époque de la pêche ou du curage, doivent être faits avec de bons matériaux reliés les uns aux autres par un mortier hydraulique.
- Dans divers étangs, on remplace la vanne Par une bonde en bois et l’aqueduc par un tuyau d'écoV' lement. Ces moyens de vidange exigent aussi <Iue les travaux de maçonnerie soient exécutés avec tout le soin possible, afin que l’eau ne puisse causer plus tard aucun dommage à la chaussée.
- La bonde, comme la vanne de vidange, doit être protégée par une grille en fer ou un grillage en bois qui s’oppose au passage du poisson et deS feuilles ou plantes aquatiques qui pourraient obstruer le tuyau d’écoulement ou la buse.
- Lorsque le sol n’ofïre pas une grande solidité eu lorsqu’on doit mettre l’étang à sec tous les deux °ti trois ans, on a intérêt à consolider en arrière de la chaussée la maçonnerie qui forme la bouche de l’aqueduc ou du tuyau de -la bonde par de fort3 pieux formant pilotis.
- Les déversoirs sont aussi difficiles à construit que les vannes de vidange. Leur hauteur et lelir largeur sont toujours déterminées par l’admim8' tration des ponts et chaussées. Ils consistent eü
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- DES BARRAGES
- 263
- üQe ouverture en maçonnerie bien arasée, qui se ^olonge en s’inclinant dans toute l’épaisseur de a digue. Cette tranchée est bordée du côté de etang par une pierre de taille; de l’autre, elle est 'Oiitée par une muraille verticale ou elle s’incline res fortement jusqu’à la base de la chaussée.
- Les murs latéraux qui limitent la largeur du ^versoir sont appelés bajoyers. Ils doivent être aussi construits très solidement. Souvent on les barnit de pierre de taille.
- Lans les contrées où les pierres sont rares, on ^^place la maçonnerie par des plats-bords en Pois.
- , Quoi qu’il en soit, il importe de prendre toutes précautions voulues pour que l’eau, soit pen-ar*t sa chute dans le fossé d’écoulement, soit lors-dPelle deviendra torrentueuse, ne puisse produire a,lcun affouiüement ou excavation, jusqu’à l’extré-inférieure de la maçonnerie, et causer en tiques heures ou quelques jours des dégâts qui |je pourraient être réparés qu’à l’aide de fortes "^Penses.
- I Les brèches ou ouvertures que les eaux font dans s chaussées ou les digues en terre doivent être j Parées le plus tôt possible, car les eaux ruisse-aàtes les augmentent très promptement.
- XI. DES BARRAGES
- . Les barrages sont des digues plus ou moins Portantes que l’on établit dans les cours d’eau llr élever leur niveau, ou dans les dépressions
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- 264 CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- que présentent les montagnes clans le but de moce rer l’action destructive des torrents.
- Les barrages sont de quatre sortes : 1" en faS cines ; 2° en madriers ; 3° en pierres sèches ; 4 eD maçonnerie.
- Barrages en fascines. — Les barrages en
- faS'
- -------------- UUl 'Ug» w
- cines sont simples et peu coûteux. On les étaD^ dans les montagnes lorsqu’il est question d’e®Pe cher les eaux de creuser les ravins et d’affou® leurs berges. t
- Ces barrages sont formés avec des pieux aya^ lmo0 à t"'6o de longueur et implantés oblique®6 à la pente du sol. On relie ces pieux entre eux l’aide de fascines de saules (tiges de deux à tr^ ans). Ces pieux sont espacés les uns des autres
- O"140.
- Lorsque la largeur du ravin excède 2 mètres a 2mo0, on augmente la solidité de ces barrages Pa^ de petites pièces de bois placées en aval et conS° lidées par de forts piquets implantés dans le berges.
- Ces barrages ont de 0m75 à 1 mètre de hauteurj
- Les pièces ou piquets de saules prennent souve® racines quand ils ne sont pas de forte dîmens^1 et constituent plus tard des haies vives étagee dans le torrent.
- Barrages en charpente. — Les barrages e0 charpente sont principalement établis sur les r®S seaux ou les petites rivières.
- Ils consistent en pièces de charpente enf°nC^s dans le cours d’eau et reliées entre elles par madriers ou de fortes planches placées horizonta lenient, Ces diverses pièces sopt reliées les Wlie
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- DES BARRAGES
- 265
- ^ autres par de fortes chevilles en bois ou par longs boulons à écrous.
- lorsque le courant est rapide et qu’on se pro-HjS,e d’établir un barrage ayant une grande soli-I e’ °n consolide les charpentes implantées dans c,c°Urs d’eau ou dans le ravin par des pièces pla-eQ aval et dirigées obliquement. Ces jambes de sj Ce permettent au barrage de résister à la pres-k de l’eau et à la force du courant.
- ^ ges en pierres sèches. — Les barrages en I rres sèches sont très utiles quand le torrent ou ^°Urs d’eau a plus de 3 mètres de largeur.
- ^ établit ces barrages de deux manières : d abord on se borne à ouvrir un fossé perpendi-
- Hii
- Renient à la pente du ravin et on le remplit de
- es pierres. On continue à élever cette muraille
- ^o8s
- ^us<fu’d 1 mètre ou I”®o0. La base de cet ^ °chemenl doit avoir lm50 à 2 mètres de largeur.
- Peut, en amont, y planter des boutures de 'ddes.
- second lieu, on établit un quadrillé à l'aide I driers consolidés par de forts pieux, excédant ^Surface du barrage de 0m30 environ. Ce barrage d être incliné d’amont en aval. Quand la char-r^de a été ainsi disposée, on remplit tous les car-s.. Par un blocage fait avec de longues pierres ‘ ^ement fixées.
- ,j e dernier barrage a l’avantage d’élever le niveau .^d^seau ou du torrent, de modérer la vitesse . eau et de former un véritable réservoir. Bien Actionné, il est très solide.
- I àfrage en maçonnerie, — Les barrages en
- a<?°Pîier|q ggpt de véritables digues. Ils soutcod-
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- 266
- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- 0$
- fit;l
- teux, mais ils résistent à de grandes pressions l’action des eaux les plus torrentueuses, fiuanÛ Dt ont été bien construits et lorsque, surtout, ds . été établis sur pilotis réunis par des moises tudinales et transversales.
- Les dimensions qu’il convient de donner a barrages varient suivant la hauteur de la d’eau qu’il doivent soutenir et le but qu’on se P j pose d’atteindre. Quoi qu’il en soit, les parois ser° toujours inclinées; les barrages à parois vertica présentent peu de résistance, surtout lorsdue maçonnerie est élevée. j,
- Lorsque le barrage est à la fois une digue ^ s déversoir, on construit le glacis qui est alors P ^ ou moins incliné et prolongé, avec de gros lll0,s Ions ayant au moins O"150 de longueur, posés jointivement et presque perpendiculairement a , direction du déversoir; le côté en amont doit P senter aussi un plan incliné. Quelquefois on » . rantit l’arête supérieure du barrage, qui sera a ( horizontale que possible, par une longuennô t longue pièce dé bois bien arasée et solide111 j fixée. Cette charpente empêche souvent le coura d’agir sur les joints des pierres et de les désund1, La hauteur des barrages en maçonnerie ne passe jamais 2 mètres au-dessus de l’étiage cours d’eau.
- établi
- Affouillement. —'Tous les barrages bien
- $
- résistent longtemps si les eaux ne produisent * des affouillements, c’est-à-dire des excavations^ les berges ou sous les fondations des ouvrages " drauliques, en aval et en amont.
- C’est pour prévenir ces dégradations qu’on 6
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- DES VANNES
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- 11 aval soit un fort enrochement à l’aide de 01°cs, soit un radier au moyen de pièces de iAerite et de madriers. Les enrochements bien
- empêchent toujours l’eau, quelle que soit la
- K
- de la chute, de creuser le sol en contrebas Maçonnerie.
- Rations. — Tous les barrages mentionnés ci-^ sont fixes. Les barrages mobiles ou établis )!>airement, se font toujours à l’aide de pieux M'anchages, ou de fascines ou de poutrelles.
- Xtl. DES VANNES
- ' V(lnnes sont les constructions que l’on établit cours d’eau dans le but d’y retenir à vo-^ll u0e certaine quantité d’eau.
- Les se composent d’un massif de maçonnerie tj 1 deux feuillures verticales et une rainure fatale ou d’un bâti en charpente et d’une 6 lue l’on élève ou que l’on abaisse à volonté.
- vannes sont de trois sortes : les unes servent H es irrigations ; les autres retiennent les eaux *es étangs et les réservoirs; les dernières
- , ^tilisés pour empêcher la mer d’envahir,
- '^hmite, les prairies et les champs situés à rieUr des terres.
- Ue
- es pour les irrigations.
- Ces vannes
- faibles dimensions ; elles servent à barrer ruisseaux ou des canaux de dérivation. ülles se composent d’une seule vanne qu’on
- ,Nits
- Ou
- qu’on abaisse avec les mains, ou qu’on hvoir à l’aide d’un petit treuil ou au moyen ievieiv
- Mo
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- 2H8
- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- (•en»el
- !pt
- Les autres sont plus grandes ; elles comPre deux et quelquefois trois portes. ul]e
- Les premières s’abaissent ou s’élèvent daa® 0n maçonnerie en briques ou en pierres de tai ’ (91 dans deux poteaux reliés par un seuil h°r sur lequel repose la vanne.
- Les secondes se meuvent dans des caC^liii6
- 3. L°rS\l
- se meuvent dans
- charpente ou dans des montants en pierre-les vantelles sont larges et lourdes, on les fSe on les abaisse à l’aide de crics situés sur la t qui domine les montants.
- rigo
- Lorsqu’on veut maintenir l’eau dans une ,
- ou un fossé à un niveau pour ainsi dire co
- on remplace les vannes à écoulement par unes(
- à déversement. Cette vanne, que l’on nomm0^j vanne à hausse, se compose de deux lTl°n^0ll)rê rainures dans lesquelles on introduit un a déterminé de planches mobiles munies cl d’un anneau. On superpose ces planches exhausser ou abaisser le niveau de l’eau. ^1 Lorsque les vannes sont établies sur ul* efl traversant une prairie, on y adosse, en avaj ^ amont, une poutrelle qui permet de franchi^ j ment le cours d’eau et de passer d’une 1 ^ l’autre. La traverse supérieure sert de mai0 rante et de garde-corps. ^
- Vannes pour les étangs. — Les vannes nées aux étangs sont de deux sortes
- bo*P
- Les unes se composent d’un cadre en -ou moins long, selon la hauteur de la chaU
- d’une pale qu'on manœuvre à l’aide d’un
- d’une crémaillère et d’un cric tijçé sur Ie
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- DES VANNES 269
- ^Périeur. Cette vanne ou empéllement ou cmpale-ferme ou ouvre le canal de vidange, auti’es sont appelées bondes. Elles se compo-d’une tige en bois ou en fer qui glisse dans s armatures fixées sur le talus d’amont de la , aUssée et à l’extrémité de laquelle est située une ^0tlde en bois de 0"'25 à 0"’ 30 de diamètre. Cette est quelquefois garnie de cuir ; elle est des-ee à fermer un aqueduc dallé ou une buse (con-d formé avec des planches assemblées) ayant e ouverture conique très régulière.
- Les bondes bien agencées ferment très bien les aduits situés sous les digues, mais, en général, 11 ^es manoeuvre plus difficilement que les vannes.
- pannes à clapets. — Les vannes à clapets sont s vannes mobiles encastrées dans les digues qui . °mgent les terres contre les marées ou les crues s fleuves et elles ferment des aqueducs ou des aïiaux.
- s ^es vannes fonctionnnent d’elles-mêmes ; elles c ‘ Axées à leur partie supérieure et sont, par s> asequent, mobiles à leur partie inférieure. Elles la°llVrent des terres vers la mer ou le fleuve et lssent l’eau couler librement. Quand la marée
- arrive flops
- et que la mer s’élève, l’eau, par sa charge,
- f. SSe la vanne dans la feuillure de l’ouverture et 6l'iUe
- •le
- van
- celle-ci. Lorsque la mer baisse, la charge eau arrêtée dans le canal intérieur pousse la l ne et l’eau s’écoule alors vers le rivage ou dans a rMère.
- ej^es bannes à clapets ne sont pas parfaites, mais es peuvent rendre de grands services aux agri-
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- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- culteurs qui ont des prairies situées sur les
- bords
- de rivières, que les pluies d’orage transformente quelques heures en cours d’eau très torrentueux-^ Pouce fontainier. — Le pouce fontainier est u ouverture circulaire de 27 millimètres (un P°u de diamètre ; il débite par heure 754 litres d eaü-
- XIII. DES PUITS ABSORBANTS
- Les puits absorbants ou boitouts, sont des P’ secs destinés à absorber les eaux qui sont nuisi à la surface du sol. . i
- Ces puits ne sont possibles que lorsqu’il eX,s ^ 3, 5, 10 ou 20 mètres au-dessous de la coU ^ arable une couche de gros sable, de gravier ou galets. . , us
- On leur donne jusqu’à 2 mètres de diamètre-doivent aussi être revêtus intérieurement d11 maçonnerie faite en pierres sèches. &
- On ferme leur orifice, mais on y ménage ^ ouverture pour qu’on puisse y descendre 1 cela est nécessaire. Les eaux y pénètrent par termédiaire d’un trou spécial. A n
- Pour que les eaux ruisselantes n’y entrai pas des matières limoneuses, qui diminuera avec le temps la propriété absorbante de la c01^ inférieure formée de cailloux ou de gros graV,or) on les reçoit dans un citerneau (voir p. 250) d11 nettoie alors à volonté. ^
- Ces puits absorbants, que l’on a aussi apP boitards ou engouletout,, sont assez communs les départements voisins de Paris. , ^
- Il existe dans le Quercy, la Franche-Comte
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- DES CANAUX ET DES RUISSEAUX
- 271
- naturels qu’on nomme gouffres et dans ^els disparaissent aisément les eaux pluviales.
- XIV. DES CANAUX ET DES RUISSEAUX Lçs
- !|j>r- Canaux et les ruisseaux sont très utiles à . culture; les premiers servent à l’assèchement, j Ratage et à l’irrigation des terres; les ruis-x fournissent de l’eau pour les arrosages et ils q al de moteurs.
- — Les canaux ont des sections plus ou 1 s grandes, suivant les circonstances. Ils sont
- (vir
- Urs
- creusés dans le sol quand ils doivent
- aUx dessèchements. Il n’en est pas de même
- ils ont été créés dans le but de dériver un ilSeau et de porter un volume d’eau donné sur i^fot déterminé. Dans ce cas, ils sont tantôt en Sa as 011 au niyeau du sol, tantôt en suréléva-Qü ^erres qu’ils traversent.
- ^6lfo que soit la largeur du canal, la largeur du 'o^ ne doit pas excéder le tiers ou les 3/5 de titj, 6rlure, afin que les berges soient suffisamment ^Cees et qu’elles résistent à l’action érosive de ^ el à celle des pluies.
- ' ' berges qui protègent les canaux dans les
- pour
- avoir l’épaisseur voulue puissent résister aux afïouillements.
- qui parcourent des canaux
- doivent
- \ eaux fertiles
- dans des terres argileuses favorisent la Lotion des plantes indigènes; celles qui sont penses et destinées aux arrosages ou aux '(^foges déposent sur le plafond des dépôts ter-bfos ou moins abondants. 11 est utile, chaque
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- 272
- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- les premiers et de
- curfi
- les
- àSec, avec1111
- année, de faucarder seconds.
- Le faucardement se fait pendant la mise soit en juin, soit en septembre; on l’opère a p. faucart ou faux à lame courte, mais solide. 1 ^
- siste dans le fauchage de toutes les herbes croissent sur les talus. rjyé
- Le curage a lieu aussi lorsque le canal e5',> d’eau. On l’opère à l’aide d’une pelle en d’une drague à main.
- Lorsque le canal doit franchir vallon ou un ruisseau, on évite d’un aqueduc en établissant un
- iifl
- im6 r°tUru>'
- C°n1o>
- la
- nphon,
- sud
- souterrain qui oblige l’eau à s’infléchir et a -par conséquent, une ligne courbe pour reP ^ bientôt le niveau quelle avait avant son dans cet aqueduc. t de
- Les siphons se font en briques ou à 1al $ grandes poteries s’emboîtant les unes daI1 ept autres. Ces conduits sont revêtus extérieur e
- tr»vft
- d’une couche de ciment. Lorsque le siphon un vallon, on ménage une ouverture à sa r
- r une
- ménagé une
- médiane ; cette ouverture est fermée par en fonte garnie de cuir ou de caoutchouc’ sert à débarrasser le siphon des particules te que l’eau y a déposées. $$
- La bouche, située en amont, doit être j.c<! par un grillage, afin que les herbes, les feuille®’ ^ ne s’arrêtent dans le conduit et
- l’obstruer.
- Ces canaux souterrains sont utilisés avec dans la région méridionale sur les domaines irrigations sont exécutées sur des sols a
- su
- OÙ1
- CCid^'
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-
- V
- DES CANAUX ET DES RUISSEAUX
- 273
- 1Sseaizx.
- >ssés.
- Les ruisseaux sont toujours
- ^Squ’on veut les faire servir à l’arrosement Wh'ieS ou des terres labourables, ou les utiliser lu lettre en mouvement une machine à battre, ^Scierie, un moulin, etc., on se trouve dans la ^Ssité de les détourner de leur cours naturel.
- ;fJj °rs> à une distance plus ou moins grande du ^i°^1 récepteur doit être établi, on ouvre un de dérivation plus ou moins large et profond, 1ère à obtenir une chute ou alimenter un
- .N
- %i
- W J
- t ae retenue. Ce bief est naturellement plus 5| , large et profond, selon les circonstances; il , Sllué en amont de la roue hvdraulique ou de '{‘'bine.
- la plupart des cas, le bief est bordé par une i, plus ou moins élevée. Lorsque cette digue est niee de terres qui n’ont pas une parfaite liaison, ^consolide à l’aide d’un clayonnage. Quelque-! ’ Pour que les eaux de suintement ne rendent lf fluides les terres situées en contre-bas de la °n pratique au bas de celle-ci un contre-fossé ^.°u moins profond qui conduit l’eau dans üt du ruisseau.
- [i Plef ou béai peut être canalisé.
- \°Ur empêcher que les glaces, au moment du ' viennent s’amonceler contre la vanne, on Une estacade ou un brise-glace à l’aide de
- ^ Ipucarde et on drague ou on cure les biefs ^ Us sont remplis d’eau ou pendant les chô-Us doivent être munis d’un déversoir garni P°n perré et d’un déchargeoir ou vanne de fond.
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- 274
- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES
- l’ea11’
- Ces ouvertures d’écoulement empêchent pendant les grandes pluies, de passer sur les et de les détériorer. La vanne de fond est si dans le thalweg de la dérivation ou du ruisgea ^ Gué. — Le gué est l’endroit d’un cours d ef^ l’on peut passer ordinairement sans danger, a val ou en voiture.
- 0'
- Pour que les piétons puissent aussi le fratl° ug - - - ma s»1
- on dispose sur la ligne qu’il doit suivre des
- de maçonnerie ayant 0"’50 à l'"30 de hauteur’0ll sur lesquels reposent des poutrelles contigueS de larges plats-bords. Cette passerelle est & ^ ensuite d’un côté, et quelquefois de chaqu0 d’un garde-corps, , ^
- Quand les cours d’eau sont larges et très gu®a > pendant la belle saison, il est utile, si le fond 0 sente des cavités, d’indiquer par de grandes V ches ou balises plantées dans la rivière, la dire0 que doivent suivre les voitures et les anima11*'
- XV. DES MOTEURS HYDRAULIQUES
- , nlOt0U
- L agriculture utilise souvent l’eau comme m pour mettre en mouvement divers appareils- ^
- Les récepteurs dont elle fait usage son nombre de trois : (. I
- Les roues hydrauliques à augets, qui tour11® ^ petite vitesse et qu’on regarde comme des m° ^ économiques. Us nécessitent une chute de 3 me de hauteur. ^
- Les roues hydraulique à aubes. Les palettes. e
- frappées en dessous, on n’est pas forcé d’avoir ^ grande hauteur d’eau. Celle-ci arrive sur lespa
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- DES RÉSERVOIRS
- 275
- ^r Une buse. Ces roues ont l’inconvénient d’exiger eaUcoup d’eau et de la dépenser d’une manière ^ économique.
- j ^es turbines marchent horizontalement. Elles . ^ très utiles dans les rivières sujettes à de fortes ries.
- ^ Le coursier, espace dans lequel tourne une roue ^draulique, est plus ou moins large, selon la ma r® d’être de cette roue.
- Ues roues à palettes exigent toujours moins d’es-Ce due les roues à augets.
- Partie inférieure du coursier est cintrée sui-
- un axe concentrique à la roue. Il doit y avoir ^ Peu d’espace entre les extrémités des aubes ou * Palettes et le coursier.
- j coursier est limité, quant à la largeur, par parties latérales en maçonnerie ou formées et)r des plats-bords. Son extrémité inférieure va H s élargissant et constitue la partie que l’on ^Uie canal de fuite.
- Le
- *°«U
- plus généralement les roues hydrauliques Protégées contre le soleil par des hangars ou
- aPpentis adossés à l’usine.
- XVI. DES RÉSERVOIRS
- ^ Les réservoirs sont des bassins qu’on établit dans 6 gorge ou une vallée en construisant une forte ^§Ue en maçonnerie hydraulique. Cette muraille C1US ou moins élevée et plus ou moins épaisse, ^°P les circonstances. On y remarque une vanne ^ Vldange, une ou plusieurs prises d’eau et un ei>soir. Ces étangs factices servent à concentrer
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- CLOTURES
- les eaux qui sont nécessaires pour alimenter canaux d’irrigation pendant la saison des arrosageS'
- CHAPITRE XIII
- Clôtures
- Sommaire. — I. Des murs ordinaires. — II. Des 11111 en pierres sèches. — III. Des haies sèches et des 1 ^ lissades. — IV. Des fossés. — V. Des haies >;'veS'(jeS VI. Des lisses ou lices. — VII. Des barrières et échaliers. — VIII. Des fils de fer, des rubans et grillages métalliques.
- I. DES MURS ORDINAIRES
- , \e$
- Les murs qui enclosent les cours, les jardins* vergers, etc., sont de quatre sortes : les murs pierres, les murs en briques, les murs en ter les murs en moellons de craie.
- Murs en pierres. — Les murs en maçonnent font avec des pierres reliées à l’aide d’un mor' de terre, d’un mortier de chaux et de sable ou a du plâtre. 5
- Le mortier de terre est bon quand les pi®1,1^ sont assez plates, lorsque le mur n’est pas crep1 quand il n’a pas une trop grande hauteur. ^ On ne doit pas hésiter à lier les pierres avec bon mortier lorsque le mur entoure une cour. ^ Quand on veut avoir un mur très propre, 011
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- DES MURS ORDINAIRES
- 277
- j^struit en moellons piqués on en moellons bloqués ,611 jointoyés. La meulière bloquée, jointoyée avec , J ciment, permet de faire des murs très solides et res agréables à la vue.
- doit crépir ou enduire les murs en pierres ^re lesquels on veut appuyer des arbres frui-ers, afin de boucher les trous qu’ils présentent, aans lesquels se logent les animaux et les insectes s’attaquent aux légumes et aux fruits. ùîurs en briques. — Les murs en briques sont ^ttiuns dans le nord de la France. Leurs sur-|jCes sont unies et ils sont solides, si la hauteur ,es joints n’excède pas 0'”008, et si les briques sont 6 bonne qualité.
- Ces murs en briques n’ont pas besoin d’être cré-s> on se borne à faire un bon jointoiement.
- en terre. — Les murs en terre, ou en pisé , torchis, sont ceux qu’on construit dans les loca-es où la pierre est rare et d’un prix élevé.
- ^es murs ne reposent pas directement sur le sol. s°nt pour appui un soubassement en pierres ou ^briques qui excède la surface du sol de 0"' 30 à . Si le pisé ou le torchis touchait le sol, l’eau Uviale et celle de l’égout du chaperon jailliraient „ ,r ta base du mur et détruiraient peu à peu sa
- s°bdité.
- ^tiirs en moellons de craie. — Les murs en °ellons de craie remplacent avantageusement les üt>sen terre dans la Champagne et la Picardie.
- Il
- est utile aussi de les asseoir sur un petit mur
- ^pierres.
- Quelquefois, quand les bons moellons de craie
- rares, on se borne à couronner le soubasse-c 7
- °nstruct,ions agricoles. 16
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- 278
- CLOTURES
- ment en pierres par deux ou trois rangées moellons, et on termine le mur avec le torchis-Chaperons. — Tous les murs en maçonnerie terminent par un chaperon, c’est-à-dire par u couverture en mortier, en tuile, en ardoise ou chaume. On l’appelle bahut quand il est bombe- ^ Le chaperon à un seul égout couronne toujou les murs qui sont situés à l’extrémité du terr appartenant à celui qui les fait construire. A1 l’égout est situé sur la propriété et non sur c du voisin. j
- Le chaperon est ù deux égouts quand le mur situé au milieu d’un terrain n’ayant qu’un P priétaire. M
- Le chaperon fait toujours une saillie de 0"'0o moyenne sur le mur, afin que l’égout ne tombe PL sur le crépissage. Quand le mur doit être ëaT d’arbres en espalier, on a intérêt à établir 1 saillie de O"120 à 0"‘2o avec des tuiles plates bonne qualité. Ces tuiles sont fixées sur le mur sous le chaperon; on les incline légèrement avant. On peut remplacer les tuiles par deux r gées d’ardoises superposées, de manière que ardoises du deuxième rang forment bien cou* joints sur la rangée inférieure. r
- Les chaperons sont quelquefois couronnés P^ des tuiles faîtières, surtout quand ils sont reve de tuiles plates ou d’ardoises. ^
- Hauteur des murs. — Les murs ordinaire clôture ont 3 mètres de hauteur sous le chaper j et 0'"35 à 0ra 50 d’épaisseur, selon leur élévati011
- les matériaux avec lesquels on les construit. Les murs qui ont 4 mètres doivent avoir
- tout
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- DES MURS EN PIERRES SÈCHES 279
- ^ nécessaire pour qu’ils ne soient pas un jour surplomb.
- ^nvents. — Les murs contre lesquels on appuie ,jS arbres fruitiers peuvent être couronnés par es ntt vents un peu inclinés et ayant 0m50 à 0m60 elongueur. Ces auvents sont fixes ou mobiles; ils destinés à protéger les fleurs et les fruits ^atre les gelées, les brouillards, la grêle et la ^ We. On les établit à l’aide de consoles en bois ou 6,11er et de planches ou de petits paillassons.
- (Voir fig. 5, 6, 7, 8, 9, 10 et 11, pl. XII).
- II. DES MURS EN PIERRES SECHES
- Les murs en pierres sèches rendent de grands ser-le°es à l’agriculture. Les uns servent de clôtures, s autres sont employés pour soutenir les terres
- *fabl,
- es sur les versants des collines ou des mon-
- des.
- Les murs de clôture en pierres sèches ont plus ou 0OlOs de largeur, selon les pierres avec lesquelles ^ Peut les construire. Ceux que l’on élève avec ^Pierres plates ont une longue durée.
- I ^es naurs qui limitent une prairie, une vigne, un s ain, une cour, ou qui bordent un chemin, pré-les 6°t <Leux PaT>0's- On les termine en y plaçant Y Plus belles pierres, soit horizontalement, soit sOalement. Ainsi couronné, le mur a plus de (j^dité. Quand les murs forment des clôtures près ^ vdlages ou des lieux très fréquentés, on les ter-Soj116 L*ar un chaperon en maçonnerie, afin qu’ils 6111 moins exposés à être dégradés par les
- «Hfi
- auts.
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- 280
- CLOTURES
- Les murs de soutènement en pierres sèches n 011 qu’une paroi régulière. Leur hauteur et leur épa*s seur varient suivant les circonstances.
- Les murs en pierres sèches formant la clôt111® des champs sont très communs en Auvergne, daIlS le Quercy, etc.
- III. DES HAIES SÈCHES ET DES PALISSADES
- On donne le nom de haies sèches ou palissé aux clôtures formées avec des échalas, des bra11 chages, du treillage ou des pierres plates. On emploie de préférence dans les localités où terres sont peu profondes ou peu fertiles, ou lorsOlie leur valeur vénale est très élevée.
- Les clôtures en échalas sont solides et durable^ elles sont faites avec des échalas d’acacia ou châtaignier, et si elles sont soutenues tous les mètres par de bons pieux.
- Ces haies ont lm 10 à l'"20 de hauteur.
- On augmente la durée des échalas en les suba tant lorsqu’ils sont encore verts ou en les goudr°° nant après qu’ils ont été placés.
- La partie inférieure des pieux, celle qu’on enf00®8 en terre, doit avoir été carbonisée.
- Les échalas sont maintenus par deux ou traverses horizontales. On les espace de 0md3 0ni05 environ les uns des aures.
- Ces clôtures peuvent très bien protéger un 3ar din, un verger et une haie vive nouvellement P^ tée, ou enclore une prairie ou une pépinière.
- On sulfate ou on injecte les échalas en les inHù®?
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- DES HAIES SECHES ET DES PALISSADES
- 281
- ^nt pendant quarante-huit heures dans une cuve °11 Un bassin contenant une dissolution étendue de Jfate de cuivre. Il faut 2 kilogr. de couperose Rlle (sulfate de cuivre) par 100 litres d’eau.
- Les haies en branchages sont assez durables ^and elles ont été faites avec des pousses vertes Saule, de châtaignier ou d’aulne.
- ^ ^our les établir, on implante sur la ligne que la Jle doit occuper des échalas d’une hauteur déterrée. Ces piquets doivent être éloignés les uns ip Autres de 0'"12 à 0m15. Lorsqu’ils ont été bien en terre à l’aide d’un maillet, on les enlace ^ec des branches flexibles de manière à donner à haie l’aspect d’un clayonnage. L’ouvrier qui C6re engage d’abord entre les échalas la base des relies, de manière qu’elle reste à la partie supé-de la haie. Les ramilles garnissent les par-^ inférieures. Ainsi employées, toutes les bran-6s ont une direction oblique de haut en bas.
- ,^es haies sont solides lorsqu’elles sont bien Ues.
- hes clôtures en treillage sont peu durables et peu iTes, mais celles qu’on forme avec les treillages }^ani-gues peuvent, dans certains cas et tempo-^rnent, rendre des services.
- ^nrs palissadés. — On clôt souvent des cours Sjj hes paddocks à l’aide de murs peu élevés, mais
- J*bontés d’une palissade ou d’une grille en bois en fer.
- sJ?es clôtures sont très durables lorsque la palis-Lest soutenue par des poteaux en bois ou en hion encastrés dans la maçonnerie,
- 16,
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- CLOTURES
- jpg
- On peut remplacer la grille en bois par briques disposées de manière qu’elles forment i muraille légère à claire-voie. Ces briques s
- surmontées par des tablettes en pierre
- Les tuiles creuses remplacent avantageusei»e les briques quand elles sont de parfaite qualité-Les clôtures en palis sont faites avec des Piel,eg schisteuses plates plus ou moins élevées et l&r^g Ces clôtures sont communes dans la régie11 ''ouest-
- long1
- ait
- On consolide les grandes ardoises aveclesqUÉ ,,
- on les établit, en les reliant avec de ^ pousses provenant des châtaigneraies ou tailj1^ châtaigniers. Ces brins ou harts sont prindp
- ale'
- ment situés à 0"'lo ou 0"’20 de la partie supér'e^g de la clôture. L’extrémité inférieure des PieI schisteuses est enterrée de 0m08 à 0'" 12.
- lis 011
- Lorsqu’on doit clore un jardin avec des pan-' ^ en choisit qui ont 1"’20 à 1“'30 de longue»1^ dont les bords latéraux ont été dressés. CespieI\^ ont souvent 0"'02 d’épaisseur. Quand elles o» fixées en terre perpendiculairement, on les c° g lide à leur partie supérieure à l’aide de deux planches ayant 0"'10 environ de largeur-pièces en bois sont situées sur les deux fa°e® ^ palis et elles sont réunies l’une à l’autre Pal^oir chevilles arrêtées par des coins ou à l’aide de Ions à écrous. je
- ' Al» A{J ^
- Ainsi utilisés, les palis qui ont 0'"40 a o largeur constituent de bonnes clôtures p°ul jardins, les vergers, les cours, etc*
- (Voir fig. 16, 17 et 18, pl. XII);
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- DES HAIES VIVES
- 283
- IV. DES FOSSÉS
- Les fossés sont des rigoles dominées par un ados levée de terre que l’on ouvre pour enclore les aaffips ou les héritages.
- Les fossés ne sont pas toujours simples. Dans ^sieurs contrées on en rencontre qui sont formés Une seule berge et de deux fossés latéraux. Ces °ssés ont ce grand avantage qu’ils supportent eUx haies vives et souvent des arbres à tige SltUés au milieu de la berge, et qu’ils contribuent j!' ^assainissement des terres qui les limitent à ^te et à gauche.
- Les fossés doubles sont très utiles dans les plis de
- ler>’ains formés par deux pentes, en ce qu’ils doivent les eaux de l’une et de l’autre.
- .. Quelquefois ces fossés n’ont qu’une douve (fossé) llrùtée de chaque côté par une berge.
- . L>ans les deux cas, la largeur et la profondeur du °s$é varient suivant les circonstances.
- ^ toutes choses égales, d’ailleurs, le talus des erges doit être suffisamment incliné pour que la ^rre ne s’éboule pas après les gels et les dégels. u fossé en terre, dont le talus de la berge est à Med-droit, est regardé comme ayant été mal exécuté.
- V. DES HATES VIVES
- ^ Les haies vives sont formées d’arbres ou d’ar-Ustes ; elles remplacent les murs ou autres clones.
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- 284 CLOTURES
- Essences. — Les essences que l’on empl°'e pour former les haies vives varient suivant nature du terrain et le climat sous lequel la haie doit être plantée.
- Les essences épineuses sont au nombre de sept • Le jorunelier ou épine noire forme des haies tiques ; il convient très bien pour les terrains suje^ à souffrir de la sécheresse et de l’humidité, mais1 végète lentement.
- L'aubépine est un excellent arbuste ; elle végàl® rapidement dans les bons terrains. On la taille tre aisément.
- Le genet épineux ou ajonc marin, forme des ha’®s défensives, mais il a l’inconvénient de se déga^ aisément du pied. On doit le recéper tous 1(j quatre ou cinq ans. II ne croît pas dans les s° calcaires ou crayeux.
- L'épine-vinette, arbrisseau rustique qui réuSsl très bien sur les sols crayeux. ,j
- h'acacia forme 'aussi de bonnes haies, mais demande un sol léger, profond ; il trace beaucoup1 Le houx végète avec lenteur, mais il fait haies toujours vertes et serrées; il exige un sol a peu frais. Il vient bien sur les terrains primitif1 Le grenadier est employé avec succès dans Provence et le Bas-Languedoc.
- Les essences non épineuses sont très nombreuse®1 On emploie souvent les saules, le chêne, le ^ taignier, le charme, le coudrier, Y érable, le bou^' le sureau, Y aulne, le troène et le'buis.
- On peut aussi utiliser Y épicéa, arbre résiné qu’on taille aussi aisément que Vif et le
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-
- DES HAIES VIVES
- 285
- L®s haies vives sont de trois sortes :
- haies simples, qui sont formées de plants I Posés sur une seule ligne; elles sont impéné-aoles quand les brins ont été entrecroisés de aiHère à former de grands losanges.
- Les haies doubles, qui comprennent deux rangées Allèles de plants ; elles conviennent très bien ^ séparer les héritages mitoyens.
- Les haies avec fossés et talus sont communes dans ^ grand nombre de localités. Elles enclosent s champs et concourent en même temps à leur Ssainissement.
- station des haies. — Lorsqu’une haie vive
- \ avec fossés, il faut que la terre soit rejetée sur ^ ^rain du propriétaire qui doit en jouir. On c^rie ordinairement 0'"50 de largeur au fossé ; le l^s de la berge doit être incliné à 40 ou 45°. Dans U Plupart des cas, 0"’50 de profondeur suffisent 4 que les eaux pluviales s’écoulent librement ïris le fossé.
- Lor
- Jrsque les fossés doivent être garnis d’essences, ameublit la terre sur laquelle la berge sera ,,ee’ et on place le plant de manière qu’il soit ^aiUé Un peu obliquement et qu’il soit au niveau s ta partie supérieure de la douve. Les plants i> de deux à trois ans sont ceux qu’il faut pré-
- . r-A mesure que l’on opère la pose du plant | ! a été préalablement soumis à l’opération dite tirage, on creuse le fossé en ayant soin de Ce1, la terre végétale directement sur le plant.
- ï,
- °l)s les plants doivent être espacés de 0"'16à
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-
- 286
- CLOTURES
- Lorsqu’on veut avoir une haie simple, on pi°c ^ une bande de terre de 0"‘ 33 de largeur, sur O"13 0'“ 40 de profondeur. Lorsque les plants sont f°r on les rabat avant ou deux ans après la planta^011
- Dans diverses localités, on plante de distança distance, soit tous les 3, 4 ou 5 mètres, des P*a plus âgés et plus forts destinés un jour à f°rI10 des arbres forestiers ou fruitiers à haute tige-
- Soins d’entretien, — Les haies vives exigent
- c«ll
- travaux d’entretien. Tous les six ou neuf ans, vant les essences et les usages de la localité, °n ^ rabat jusque sur la souche et on cure la douve fossé. .
- Dans les contrées où les haies vives défenC ^ des propriétés limitées par une route contreaI1s ravages des animaux, on les taille tous les ^ avec des cisailles ou à l’aide du croissant, °u ^
- d*
- les rabat tous les trois ou quatre ans à 1 mètre lm30 au-dessus du sol.
- M. le comte Des Gars est parvenu à posséder haies vives très défensives et très durables réunissant deux à deux les jeunes branches ^ essences utilisées à l’aide d’un fil de fer à Pe t diamètre. En croisant les rameaux et en les seru assez fortement, on opère une greffe par appr°c^ Alors, les deux parties se soudent et le fil e est bientôt noyé dans le bourrelet qui se dével°P à la jonction des branches.
- Ce moyen peut être utilisé pour fermer les j
- _____ j________ i_ _, il ®
- vertures qu’on observe dans une haie vive;
- supérieur à tous les procédés employés pour op( les bouchures dans le Bourbonnais, l’Anjou, etc'
- ,érer
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- DES LISSES OU LIGES
- 287
- Avantages et inconvénients des haies vives. . Les haies vives contribuent à rendre le sol °*ns aride ; elles protègent les récoltes contre les Hts violents, la grêle et la dent du bétail ; elles j Mettent aux animaux de pâturer plus tranquil-^nt; enfin, elles assurent au cultivateur la pai-*e jouissance du sol qu’il cultive.
- , Mai
- 'ici
- is à côté de ces avantages se rangent les
- onvénients qu’elles présentent. Dans les contrées {a la terre est fertile, elles occupent souvent un I^Pace qUi pourrait être utilisé d’une manière plus Native; elles favorisent la multiplication des Mes nuisibles; elles obligent souvent à faire de ./^s détours lorsqu’on veut arriver à des pièces 'Mes à côté de celles qu’elles enclosent, etc.
- ^Qu°i qu’il en soit, les haies vives sont néces-Pes dans les contrées où l’agriculture entretient s animaux en dehors des bâtiments d’exploita-^tl- Ce sont elles qui ont permis à la Normandie, Nivernais, etc., d’obtenir les résultats écono-
- %
- 5Ues que ces provinces réalisent chaque année lelevage et l’engraissement des animaux
- tenant à l’espèce bovine et à l’espèce cheva-
- VI. DES LISSES OU LICES
- remplace quelquefois, dans les pays à her-{|?es’ les clôtures sèches et les haies vives par des .ares faites avec des bois de charpente de H ^Qne grosseur. Ces clôtures spéciales, que l’on j^tne lisses ou lices, sont très solides et elles reat longtemps si on a soin de les entretenir.
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-
- 288
- CLOTURES
- 0ll
- Elles conviennent très bien pour les herbage®
- vivente»
- pour les parcs clans lesquels les animaux liberté.
- les
- Ces clôtures se composent de poteaux espaces uns des autres de 2 à 3 mètres. Ces poteaux, aP .
- avoir été char bonnes ou goudronnés, sont
- scellé®
- avec soin. Ils ont de 1'" 1.0 à 1"'20 de hauteur dessus du sol. Ils sont reliés à mi-hauteur par
- ar
- des
- de
- traverses et couronnés par des lisses ou pl®ceSj0S bois. Toutes ces pièces sont bien assemblées unes aux autres à tenon et mortaises. ü
- Quelquefois, on se borne à établir la ^sse,g65 sommet des poteaux, et on remplace les travei médianes par du gros fil de fer n° 19 à n° 22.
- Le fil de fer qu’on emploie dans les clôture® ^ rouille aisément s’il n’est pas galvanisé ou si °a négligé de le couvrir d’une couche de minium 6 peinture.
- (Voir fig. 22, 23 et 24, pl. XII).
- VIL DES BAR II I ÈRES ET DES ÉCHALlERS
- ’ f
- Les barrières sont des portes qui servent a les ouvertures que présentent les clôtures ou ^ remplacent les portes des hangars, des remise®’ ^ Les unes sont à claire-voie, les autreS,aVp pleines; celles-là livrent un passage seulemeu piétons, celles-ci sont assez larges pour fiu voiture puisse franchir l’ouverture qu’elles fer Barrières pour les hommes. — Les t>arl.^g qui permettent le passage à l’homme sont ^ nombreuses. Les plus en usage sont au nonm quatre :
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- DES BARRIÈRES ET DES ÉCHALIERS
- 289
- La
- première, la plus simple, est une ouverture
- e*'r°ile au milieu de laquelle a été implanté un fort
- Neau.
- , La seconde est un tourniquet dont les bras ont , 0"'oO à 0m 60 de longueur. Chaque bras, en priant, passe à 0n,10 ou O"115 des poteaux ou des lei’s qui limitent l’ouverture.
- I La troisième est plus compliquée, mais elle est aussi commode et moins sujette à être dété-^°t’ée. Elle se compose d’une partie fixe formée de , ax claires-voies assemblées de manière à pré-^ater Un angie de 90° et d’une partie mobile sou-par un poteau qui est éloigné de 0m90 du
- de la partie fixe. La porte, ou partie mobile, ’^O de largeur; chaque partie fixe a 0m90 de
- 0tlSueur.
- £ L^ quatrième est la plus solide et la plus efficace. ç^e consiste en deux barrières fixes composées jj acune de deux montants et d’une traverse. Ces Prières se croisent un peu, mais elles sont éloi-^ces fune de l’autre de O1" 35 à 0m40. Elles se Serit de la manière suivante :
- D es diverses barrières ne peuvent être franchies } le bétail.
- (P1- XII, fig. 28, 32, 35 et 36).
- fci arrières P°ur les voitures, — Les barrières %t vo'b,res varient aussi. Les barrières à un » ,(lll les plus en usage sont au nombre de six : |)^a première,' la plus simple, consiste en deux r6aux avec mortaises dans lesquelles glisse à truc (ions agricoles. 17
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- CLOTURES
- volonté une traverse. Cette barrière est connu
- une
- dans les forêts ; on la ferme à l’aide d’une
- serrure-
- La seconde a du rapport avec la précédente: elle est plus rustique; elle comprend deux ou
- trois
- traverses qu’on fait glisser dans les ouvertures que présentent les poteaux lorsqu’on veut l’ouvrir
- La troisième est répandue dans l’ouest
- et Ie
- centre de la France. Elle comprend une voie fixée à un arbre équarri auquel on a laisse >
- base. Cette pièce de bois se pose horizontaleur®1 et elle est fixée à sa partie postérieure sur
- ut
- un
- utr6
- poteau à l’aide d’une cheville en fer ; son a extrémité s’applique dans l’enfourchement 4l présente le deuxième poteau. Lorsqu’on veut °uvr, cette barrière, on soulève la partie antérieure de pièce de bois et on la fait tourner sur elle'1106 avec une grande facilité.
- La quatrième est répandue en Normandie- ^ montant auquel elle est fixée est muni d’un PlV qui repose dans un trou pratiqué dans une Pie; de taille, et elle est fixée par un collier à l’un arbres qui limitent l’ouverture de l’herb^L L’écharpe qu’on y remarque augmente sa soU et lui permet de tourner aisément sur elle-uiêm^ La cinquième convient spécialement pour grandes ouvertures. Elle est munie d'une roufe qui permet facilement de l’ouvrir et de la fern1 La sixième est une barrière anglaise, s’ouvre des deux côtés et se ferme d’elle-mêiue V1 suite de la ferrure particulière qu’on observe ^ partie inférieure. Cette barrière est solide et être adoptée de préférence quand on veut
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- DES BARRIÈRES ET DES ÉCHALIERS
- 291
- un
- fréquenté.
- Les barrières à deux vantaux sont aussi très Ombreuses. Elles ont 3 mètres à 3"' 50 d’ouverte, et l'"30 à lm50 de hauteur.
- Souvent elles sont accompagnées, sur le côté, ^Une petite porte pour le passage des hommes ou
- un échellier. Cette disposition permet de ne pas
- Ouvrir à chaque instant des barrières qui sont °urdes, qu’on ne referme pas toujours ou qui doivent être ordinairement fermées à clef.
- . La forme des barrières à deux vantaux varie ûenucoup. Les unes sont en bois ; les autres sont eU/er; celles-ci sont droites à leur partie supé-fle0re, celles-là ont une forme cintrée ou concave.
- (PL XII, fîg. 26, 27, 30, 31 et 35).
- •les
- échelliers. — Les échelliers ou échaliers sont
- passages disposés en échelles et établis près des
- Prières pour éviter de les ouvrir, ou dans les ^uies vives lorsque celles-ci coupent des sentiers sUr lesquels il existe un droit de servitude.
- ,, Les échelliers sont communs dans la Bretagne, ^Ujou, le Bourbonnais, la Normandie, etc. Ils Prient beaucoup dans leurs dispositions. Les Gruaux ne peuvent les franchir.
- Pans beaucoup de cas, ces petites barrières fixes Sotd situées sur l’ados et la berge des fossés.
- , Autant que possible, il faut établir les échelliers acôté d’un arbre ou y planter un fort pieu, afin
- qu’
- h
- °n puisse s’y appuyer au moment où on les
- a9chit.
- (PL XII, fig. 37 et 38).
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- 292
- CLOTURES
- VIII. DES FILS DE FER,
- DES RUBANS ET DES GRILLAGES MÉTALLIQUES
- On peut diviser ou enclore une prairie. ul* herbage ou un gazon avec du fil de fer nos 19 à ^ ou à l’aide de cordes fabriquées avec du 111 de feï
- galvanisé (voir page 55).
- Ces fils et ces cordes métalliques sont maintenus à des hauteurs déterminées au moyen de poteaux en bois ayant de 0m07 à 0m10 au carré ou à l’aid0 de supports en fer. Ces montants sont espacés de 3 mètres; ils ont de lra20 à lm50 de hauteur et ds supportent deux ou trois fils ou une corde métal' lique à leur partie supérieure et un ou deux eu dessous.
- Les cordes métalliques ordinaires peuvent être remplacées par des rubans unis, des rubans ou des cordes épineuses.
- Les rubans épineux présentent des bords entaillé en triangles et relevés.
- Les cordes épineuses sont de deux sortes; cel|e dite ht ronce est composée de trois fils galvanisé hérissés de pointes; celle appelée églantier est f01 mée de deux 111s auxquels sont fixés des morceaux de zinc en forme de triangles.
- Les grillages métalliques servent à garantir deS cultures, de jeunes bois contre le gibier; ils ont de 1 mètre à 2'" 43 de largeur ou hauteur.
- Ces grillages sont maintenus verticaux à l’ai^0 de pieux ordinaires espacés de 2 à 3 mètres. pieux peuvent être en bois ou en fer. Dans ce dei" nier cas, il faut les sceller dans un moellon enfou°e en terre.
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- ROUTES EN TERRE
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- CHAPITRE XIV
- Routes agricoles
- S°mmaire _ r Routes en terre. — II. Routes empierrées. III. Des ponceaux, des ponts et des passerelles.
- Les routes et les chemins d’exploitation ont pour Agriculteur une grande importance. Si les routes ^partementales et les chemins vicinaux sont géné-hdement en bon état, il n’en est pas de même des cheiuins ruraux. Le plus ordinairement, ces voies communication sont boueuses en hiver et elles ^sentent souvent de profondes ornières et même fondrières.
- Les chemins que les cultivateurs peuvent créer qu’ils ont intérêt à maintenir en bon état, sont deux sortes :
- Les routes en terre,
- Les routes empierrées.
- Les premières desservent le domaine ; les secondes Client les bâtiments d’exploitation ou les usines Picoles aux chemins vicinaux ou aux routes dé-Pfh'tementâtes ou nationales.
- I. ROUTES EN TERRE
- Les routes en terre ou chemins de terre sont celles ^le le cultivateur regarde comme secondaires et desservent les champs qui sont éloignés des v°ies principales de communication,
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- 294
- ROUTES AGRICOLES
- Ces routes étant peu fréquentées et ne serval qu’aux transports des fumiers et des récoltes sont rarement empierrées. Nonobstant, elles sont utiles et doivent être entretenues quand elles appar' tiennent à une grande exploitation, surtout quan^ elles sont les seules voies qu’on peut suivre p°ul arriver à telle ou telle partie du domaine.
- Ces routes sont assez bonnes quand elles son* situées sur des terrains graveleux, sablonneux» granitiques ou schisteux à sous-sols perméables-Dans la plupart des cas, elles nécessitent alors peU de travaux d’entretien annuel.
- Il n’en est pas de meme quand ces voies de cou3' munication reposent sur des terres argileuses» argilo-calcaires, argilo-siliceuses ou crayeuses- b les véhicules les parcourent assez facilement peI1 dant la belle saison, durant l’automne et principe lement l’hiver ou pendant la saison des pluies, Ie® animaux y enfoncent souvent jusqu’aux boulets e les voitures y tracent de profondes ornières.
- Ce mauvais état des routes agricoles non empier rées a de graves conséquences. Il augmente lef frais annuels de l’exploitation, parce qu’il oblige moins charger les voitures, à augmenter le nombre des animaux de trait et à réparer plus fréqueh1 ment les harnais et les véhicules.
- Que faire dans cette circonstance?
- Combler les ornières pendant la belle saison ;
- Ouvrir au printemps de petits fossés latéral* destinés à égoutter le chemin ;
- Rendre le chemin convexe avec la terre provena11 des fossés ;
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- ROUTES EN TERRE
- * 295
- Verser et rouler ensuite l’aire bombée ainsi obtenue.
- * ^0lls ces travaux n’occasionnent pas de bien ^ndes dépenses. Tout cultivateur propriétaire du °Qils qu’il exploite, comme tout fermier ayant un ]0tl§ bail, ne doivent pas hésiter un seul instant à es entreprendre.
- Ces travaux peuvent être exécutés en avril et époque de l’année où les travaux de main-^Uvre ne sont pas encore considérables, j, Chaque année, on s’impose la tache, pendant e^é, de combler les ornières à l’aide de quelques ^vriers munis de pioches et de pelles en fer. Ce ,battage des frayés dans les ornières présente tou-}°urs plus de difficultés quand on l’exécute lorsque s°leil a durci la terre ou la boue.
- Quand le chemin de terre ne comporte pas de jaloux et que la direction est assez régulière, on ^ 'h le labourer en adossant, c’est-à-dire en en-ÿant sur son axe. Ce labour donne de bons ré-^ hits quand il est exécuté au printemps par un °°Ps convenable et qu’il est suivi par un hersage Utl roulage énergique.
- h existe des contrées dans lesquelles les cultiva-
- S-
- Cet
- rs se contentent d’empierrer le passage des roues.
- et ii
- “ empierrement partiel est une bonne opération,
- mérite d’être adopté par les exploitations qui mvent annuellement faire ramasser sans grandes
- benses une certaine quantité de pierres sur les '^es qui leur appartiennent. Lorsque les ornières | été remplies de cailloux, on rabat à la pioche a la pelle les arêtes de terre qui dominent le ni-de la route sur le frayé suivi par les chevaux.
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-
- ROUTES AGRICOLES
- 296 *
- Nonobstant, les travaux qui ont pour but de fa' ciliter l’écoulement des eaux stagnantes, améliorer toujours les routes en terre.
- II. ROUTES EMPIERRÉES
- Les chemins qui relient les exploitations au* chemins vicinaux, aux routes départementales °lj routes nationales, doivent être en très bon état-est nécessaire de pouvoir les parcourir sans crai^ aucune de jour et de nuit avec des voitures chai gées.
- Les principaux chemins qui desservent les terr^ labourables doivent être aussi très viables en tou saison.
- Les bonnes routes, les chemins à parcours facilej concourent puissamment à la prospérité d’une ex ploitation. Elles ont pour effet de diminuer les fra^ d’entretien des harnais et des voitures et elles n 0 bligent pas à avoir des animaux nombreux, forts et d’une grande valeur. ^
- Ces chemins, suivant les circonstances, aur°n de 5 à 7 mètres de largeur. On sait que la ^ d’une voiture agricole a, en moyenne, l”70 delà1 geur.
- Pour qu’une route soit bonne en été comm6 hiver, il faut :
- Que le terrain sur lequel elle existe soit soli^e’
- Qu’elle soit à l’abri de l’action nuisible des eal1 pluviales et courantes;
- Que sa pente soit au moins de O1" 005 par
- Que son aire ait une forme convexe, afin que eaux pluviales n’y restent pas stagnantes ;
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-
- ROUTES EMPIERRÉES 297
- Qu’elle soit, dans la généralité des cas, limitée à droite et à gauche par un fossé.
- Toutes les routes empierrées comprennent deux Parties: la chaussée et les accotements.
- La chaussée occupe le centre de la route sur une largeur de 3 à 4 mètres. Elle est empierrée.
- Lorsqu’on trace un chemin, on détermine d’abord la direction de Taxe ou directrice, qui devient, aussitôt ce travail effectué, la ligne médiane de la chaussée. Aussitôt ce travail terminé, on procède au nivellement du profil en long et du profil en travers, d on place à tous les points où l’inclinaison du terrain change, des piquets numérotés. Les numéros correspondent à ceux du plan et ils indiquent les déblais et les remblais à exécuter.
- Dans les tracés courbes, les rayons ont au moins HO mètres; dans celui des pentes et des rampes, il iaut chercher à établir une inclinaison moyenne et régulière de 0m03 par mètre. Quant au profil en travers, le bombement doit être de 1/30 de la largeur du chemin. Ce bombement de la chaussée a pour effet de faciliter l’écoulement des eaux, mais h ne faut pas qu’il soit trop fort, car les voitures Priveraient trop facilement sur les accotements et seraient exposées à verser. Le plus généralement, la Pente transversale des routes empierrées est de O"114 à 0m 13.
- La limite supérieure de l’inclinaison des rampes fie dépasse pas 0'“13 par mètre. Dans les plaines, cette inclinaison n’excède pas souvent 0"'023 par mètre.
- Lorsque le terrassement est terminé et qu’on a donné à la route le bombement nécessaire de ma-
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- ROUTÉS AGRICOLES
- nière qu’elle présente le profil d’un arc de cercle» on y ouvre une ouverture profonde de0ra05 à0m07 dont le fond a la même forme que celle que doit avoir la chaussée; c’est dans cette rigole très large et peu profonde qu’on opère l’empierrement avec les matériaux dont on peut disposer.
- L’épaisseur de l’empierrement varie depuis jusqu’à 0"'15. Il n’est pas nécessaire qu’il soit considérable. Le point essentiel, c’est qu’il repose sur un fond solide, sur un encaissement très sec ou une plate-forme bien tassée. Aussi souvent termine-t-on le terrassement à la fin du printemps et n’opère-t-on l’empierrement qu’à la fin de l’été.
- Les pierres les meilleures sont celles que four-nissent les terrains cristallisés et volcaniques. Les pierres calcaires et les silex se transforment assez facilement en boue pendant l’hiver et elles produisent une abondante poussière blanc jaunâtre pen-dant les temps de sécheresse.
- Dans quelques localités, on remplace avantageusement les cailloux, lorsque ceux-ci font défaut, par du sable peu terreux ou du gravier.
- Les sables graveleux et les cailloux de petites dimensions que transportent les rivières servent aussi à faire d’excellentes routes.
- Si on ne peut pas faire passer un rouleau compresseur sur la chaussée, on doit la couvrir d’un peu de sable pur si cela est possible et la rouler avec un rouleau en pierre ou en fonte ordinaire.
- J’ai dit qu’il n’est pas nécessaire que la couche de cailloux soit très épaisse; il suffit, en effet» qu’elle couvre complètement le sol et qu’elle s’oppose à la pénétration des eaux pluviales. Dans leS
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- ROUTES EMPIERRÉES
- 299
- circonstances ordinaires, elle a de 0™08 à 0m12 ^épaisseur. Les cailloux, après avoir été divisés °u cassés, ont de 0’"05 à 0m06 de diamètre. Un bomme peut casser environ 1 mètre cube de pierres bans une journée.
- Les chemins que l’on construit avec des cailloux lui n’ont pas été placés dans unboo encaissement, Pont pas une très grande durée et solidité.
- Les accotements ne sont jamais empierrés; ils s°nt destinés à soutenir la chaussée. Ils sont limités Par un fossé ou une rigole.
- Les fossés que l’on ouvre le long des accotements, sont destinés à recevoir les eaux qui tombent sur la route. Leur profondeur doit être telle mie le fond se trouve à 0'"20 au moins au-dessous bu bord de la banquette. Leur talus est ordinairement à 45 degrés. Quand ces talus ont une très mande longueur, qu’ils sont formés par des remblais considérables et qu’on, redoute des éboule-ments, on établit un mur de soutènement en pierres Relies. Le talus de ces murs a alors 1/4 ou 1/6 au Plus de leur hauteur, et leur épaisseur est au moins les 40 centièmes de la hauteur totale.
- L’ouverture des fossés varie suivant la quantité ^’eau qu’ils peuvent recevoir. Le plus ordinairement on leur donne 1 mètre de largeur à leur partie sUpérieure et 50 centimètres au plafond.
- Lorsqu’un fossé présente une forte pente et que les eaux qu’il doit recevoir peuvent le raviner, on établit de distance en distance de petits barrages. Les gradins en pierres ont pour effet de diminuer la mtesse de l’eau et son action érosive.
- Annuellement ou tous les deux ans, on procède
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- ROUTES AGRICOLES
- au curage des fossés. Cette opération se pratique depuis le printemps jusqu’en automne.
- Les chemins qui ont été ainsi créés exigent des soins annuels d'entretien. Ainsi, chaque hiver on doit les curer ou ramasser la boue qu’on y observe, remplir de cailloux les ornières ou les fortes flachiï et nettoyer les fossés si les eaux s’y écoulent di$' cilement.
- Lorsqu’une route doit recevoir des eaux pluviale® dans un pli formé par le passage d’une rampe a une pente, ou l’eau d’une source, et quand on ne peut faire passer ces eaux sous la chaussée et leS accotements à l’aide d’un ponceau ou d’un pont, il faut de toute nécessité établir un cassis.
- On donne le nom de cassis à un ruisseau conS' truit perpendiculairement ou obliquement à l’axe de la route. Ce ruisseau n’est durable que lorsqu d est garni d’un blocage bien fait.
- Lorsque dans les montagnes le cassis sert à Ie' coulement d’une chute, on est forcé, pour prévenu les afïouillements, d’établir un perré sur l’endroit où l’eau tombe et ruisselle.
- III. DES PONCEAUX, DES PONTS ET DES PASSERELLES
- Les ponceaux et les ponts rendent de grands services à l’agriculture. Les premiers permette!! aux voitures chargées de fumier et de récoltes de franchir les fossés situés le long des routes ou Ie® rigoles qui traversent les prairies naturelles. LeS seconds sont principalement établis sur des ruiS' seaux ou de grands fossés d’assèchement,
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- DES PONCEAUX, DES PONTS ET DES PASSERELLES 301
- Monceaux. — Les ponceaux ont de faibles pensions. Leur ouverture correspond toujours à . Action des fossés au-dessus desquels ils sont %Üs.
- ^ les construit en pierres ou en briques. Dans Premier cas, l’ouverture située entre les deux ^ssifs (je maçonnerie est fermée par de fortes ; rres plates ou dalles recouvertes de terre; dans ’ second, les deux piliers supportent un arceau. 'iC;i rte ment des pieds-droits varie de 0'"|o0 à 1 mètre. ^ peut au besoin remplacer les pierres plates et lfv°ûte en briques par de forts madriers placés aesversalement à l’axe du ponceau.
- , es ponceaux ont généralement 21" 30 à 2"’ 50 de ^Ueur.
- ^°nts. — Les ponts sont plus difficiles à établir Wüs coûteux, parce qu’il importe d’asseoir leurs ees sur un terrain solide, afin que celles-ci résis-^ ^ la poussée des arches et à celle des terres. ,|/es ponts sont voûtés ou leur tablier est en j11'Pente ou en fer.
- premiers ont des voûtes en plein cintre ou en ® de panier, suivant la largeur que le pont doit lr- Ces ponts sont ceux qu’il faut construire ^d ils doivent avoir peu de hauteur et lorsqu’ils situés dans des endroits humides. ponts en bois sont durables quand ils ont été
- le
- 0t»st
- ruits avec des bois sains et lorsqu’on a le
- "jm -i A
- (K,, cle les goudronner de temps à autre. Leurs wes peuvent être en maçonnerie ou en bois. Quoi |l() en soit, le tablier se compose de quatre Il res soutenues aux deux tiers environ de leur ^eur par des jambes de force ou des contre-
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- 302
- ROUTES AGRICOLES
- fiches qui s’appuient sur les culées. Le P^anCeJ1t doit avoir 0"'0o d’épaisseur; il repose directe!# sur les poutres et transversalement à leur direct Lorsque les piliers sont en bois, on les reU deux à deux en dessous du tablier à l’aide de c de Saint-André qui remplacent alors les con fiches. l
- liers
- à
- aussi
- Les ponts en bois ont 4 mètres de largeur n’ont qu’une travée. Lorsque la distance des Pll‘ est de 6 à 8 mètres, on doit soutenir le tablier a partie médiane par un troisième pilier ayant a des contre-fiches à droite et à gauche. Le pont P sente alors deux travées. e
- Chaque pilier des ponts en bois se compose d11 rangée de pieux ou pilots.
- Le parapet ou garde-corps doit avoir de
- 0»80 a ent
- O"190 de hauteur. Les poteaux qui soutienne-^ chaque côté du pont les traverses et les lisses assujettis par des contre-fiches afin de prese une grande solidité.
- Les extrémités du tablier doivent être gara11 par un pavage ou un blocage.
- (PL XI, fig. 16 et 17).
- Passerelles. — Les passerelles sont des 9° ^ légers que l’on jette sur les ruisseaux ou les P®^ cours d’eau, afin que les piétons puissent les
- Chir- . nés
- Ces petits ponts consistent en deux poiw01; j
- ... IrfllTlite !
- 9$'
- pts
- bois ou en fonte soutenues à leurs extréniiteS
- 1 ou 2 mètres au-dessus de l’eau, à l’aide de ^fe
- sifs de maçonnerie. Ces pièces sont reliée® elles par des traverses ou de longs boulons à
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- EMPLACEMENT DES BATIMENTS 303
- ^ Pose un tablier fait avec des planches ou j Rondins de chêne.
- : tablier est dominé de chaque côté par un J^-corps.
- donne aux passerelles de 0m 80 à 1’" 20 de lar-' On peut aussi les consolider au moyen de „ es de force quand le tablier a 3 ou 4 mètres ngueur.
- CHAPITRE XV
- Emplacement des bâtiments
- ^placement des bâtiments qui composent une 6 a Une grande importance. Ces constructions , ût bien situées ou groupées que lorsque la lfedlance peut s’y exercer à tous les instants du de la nuit et que les services y sont faciles. 1 ecuries et les bouveries destinées aux animaux ^aVail doivent être le plus rapprochées possible lj Raison d’habitation. Le chef de l’exploitation 1)011 seulement pouvoir aisément s’assurer si darretiers et les bouviers se lèvent et se . aux heures réglementaires : il lui importe 1 de
- savoir si les animaux reçoivent exacte-a l’heure de leurs repas, les rations qu’il a .^ées.
- vacheries peuvent être plus éloignées sans
- edient aucun. Toutefois, il est utile, autant lt3s circonstances le permettent, qu’on puisse Veiller de l’habitation et qu’elles n’aient pas
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- 304
- EMPLACEMENT DES BATIMENTS
- de portes communiquant avec une arriéré- ^ afin que nul ouvrier ne puisse venir y trait® ^ vaches en l’absence du vacher ou de la O $ basse-cour. Il est nécesssaire, en outre, .u bâtiments ne soient pas très éloignes de» des granges et des endroits où le fumier est servé ou entassé. oDt,
- Les étables destinées aux jeunes bêtes bovir>es toujours plus éloignées. Elles sont bien 81 ^ quand elles sont en communication direct® ^ une prairie naturelle ou un herbage clos Pal^l|f, haie vive, une haie sèche, un fossé ou un C’est dans cet enclos que les veaux, après 4 j ont été sevrés et séparés de leurs mères, Vv&^ l’exercice qui les fortifie et rend leur temp®ratl excellent. ^
- Les jumenteries ne sont pas très tri en pPlC' ( eIi l’intérieur de la ferme, à moins qu’elles sote
- nU Ùtl0
- communication directe avec un pâturage u j^i chaque boxe ait, comme annexe, un paddock6 dans une prairie voisine des bâtiments.
- Les étables d'engraissement pour les bêtes V ^ doivent être construites dans l’endroit Ie bruyant de la ferme, c’est-à-dire à une
- et'
- distance des écuries, de la machine à battre ^ greniers dans lesquels peuvent fonclionUe ^ tarares ou moulins à vanner. Leurs fenêtr^> ;
- ordinairement munies intérieurement de vole ^ permettent, à volonté, de les rendre Pr f 0nt obscures pendant le jour lorsque les anim^.^f besoin d’une complète tranquillité pour m avec profit.
- Les laiteries et les fromageries doivent être
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- EMPLACEMENT DES BATIMENTS
- 305
- es rapprochées de la maison d’habitation, parce ^l,e leur surveillance appartient spécialement à la eûitne du cultivateur. Toutefois, la nécessité d’y aire de fréquents lavages, d’y nettoyer chaque |°Ur les ustensiles qui ont servi, oblige à ne pas r°P les éloigner des puits ou des fontaines,' à ^oins qu’on puisse y faire arriver de l’eau et dis-Ner d’un robinet à l’intérieur ou à l’extérieur du liment.
- Ges constructions sont bien situées quand elles °CcUpent un endroit sain et aéré. C’est pourquoi il ^ utile de les éloigner des porcheiûes, des lieux j Usances, des fosses à purin, etc., qui laissent /'Ujours échapper des odeurs qui peuvent nuire a qualité du lait et du beurre.
- Le poulailler doit aussi être placé à une faible ls^nce de la maison d’habitation, dans un endroit et aéré. Toutes les volailles, surtout les poules, ’*Uent le soleil pendant l’automne, l’hiver et le ^Uitenips et l’ombre pendant l’été. A ce bâtiment, ^ Peut annexer un petit enclos destiné à l’élevage j6s poulets. Ce paddock occupera une portion du min qui doit toujours être attenant à la maison habitation, si les circonstances ne permettent pas e l’établir dans un poin de la cour à bonne expo-
- htion.
- . Les bergeries peuvent, sans inconvénient, être 0lgnées du centre des bâtiments; mais il est utile eHes soient bien orientées et voisines de la ratlge et des tas de fumier.
- j, Quand les bergeries sont spacieuses et qu’elles hfernient un troupeau important, on doit les hstruire sur l’endroit de la cour le moins fré-
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- EMPLACEMENT DES BATIMENTS
- quenté par les animaux de travail et les véhiculé' Les granges sont édifiées dans le fond de la c°
- [tuf6
- ou sur l’un de ses côtés. Dans le premier com dans le second cas, il est bien utile qu’elles soi attenantes à la cour des meules de céréales qu’elles forment bordure sur un chemin accessi aux voitures, afin qu’on puisse y emmagasiner gerbes sans être forcé d’entrer dans la cour voitures chargées.
- Les cours des meules sont toujours closes par
- u»
- ;.g0ane les
- mur ou par une bonne haie vive, afin que per ne puisse y pénétrer. C’est en disposant ainsi cours dans lesquelles on construit des meules céréales, de foin ou de paille qu’on prévient incendies. La clôture empêche aussi les anima
- de s’approcher des meules et de les détériorer.
- Les porcheries sont reléguées à l’extrémite
- de*9
- - • c’en
- cour à cause de l’odeur nauséabonde qui 5
- échappe, quelque bien tenues qu’elles soient.
- Le fournil ne peut pas être très éloigné de maison d’habitation, parce qu’il doit être surVfja toutes les fois qu’on y boulange ou qu’on y lessive. Le plus généralement, on lui assigne endroit qui est voisin de la laiterie ou du poulad ou des ateliers et qui est en même temps éloie^ des granges, des greniers à foin et de la cour meules. ,
- Les magnaneries sont établies dans le premier le second étage de la maison d’habitation, ou da un bâtiment isolé et construit sur un endroit sa ’ aéré et très éclairé. Ce bâtiment doit être raPPT0 ché des champs de mûriers, si ces arbres ont plantés sur les terres voisines de la ferme, afin d
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- EMPLACEMENT DES BATIMENTS
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- apport de la feuille se fasse plus aisément et plus ^ptement.
- greniers ont leur emplacement déterminé. ^ la plupart des cas, ils sont situés dans la 'son d’habitation ou au-dessus des écuries, des fériés, des bergeries ou des hangars, des chais ailiers, et quelquefois au-dessus des poulail-
- greniers à foin dominent ordinairement les 'cheries et les bergeries ; les greniers à grains sont ^ dans la maison d’habitation, sur les écuries snr des hangars spéciaux. Les ouvertures des el des autres, situées sur le côté extérieur de >c°ln\ doivent être munies de volets.
- ^es vendangeons, les celliers et les chais sont édi-, dans un endroit non humide, un peu ombragé, ,te et d’un accès facile pour les hommes et les j ^es. Ces locaux ont pour complément, dans erses contrées, une tonnellerie, c’est-à-dire un ' dans lequel on répare ou on fabrique les ton-*Ux.
- ^ pressoirs, dans les pays à cidre, sont établis lus 'les hangars fermés situés près du cellier et ij. Verger dans lequel on laisse les pommes ou , es en tas pendant quelques semaines avant de PUer ou de commencer la fabrication du cidre. ®s distilleries, les sucreries et les féculeries occu-
- j^eipale et dans laquelle sont situés les silos à ^eraves, les silos à pommes de terre, les Jes et les réservoirs pour l’eau ou - e et les eaux de lavage.
- ^ forge et la charronnerie sont généralement voi
- Presque toujours une cour annexe à la cour
- silos silos à pour la vi-
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- EMPLACEMENT DES BATIMENTS
- sines de la boulangerie; elles occupent des
- hangarS
- fermés et éclairés par des fenêtres placées horiz°
- a
- talement. Ces ateliers ont de grandes portes - j
- battants qui permettent d’y faire entrer un c
- ou une charrue. .p
- i w
- Les hangars ou remises servant à abriter les tures et les instruments aratoires n’ont pas g placements déterminés. On les établit sur parties qui ne sont pas occupées par les ecü .
- vacheries, bergeries et granges, en ayantü
- la Pre'
- )OSéS
- caution, toutefois, qu’ils ne soient pas exp midi et aux pluies de l’ouest. ^
- Dans les grandes exploitations où les batn*1 ^ encadrent souvent plusieurs cours contigueS’ ,e construit les remises à l’intérieur près de la P ^ principale de la ferme, afin que les charrueS’ ^ herses ne traversent pas toute la cour, ce d ^ dégrade assez promptement. Quelquefois, 00 ^ établit à l’extérieur des bâtiments, le l°ni5
- et P
- granges ou des étables, lorsque à la ferme
- i ri
- de la porte d’entrée est annexé un enclos aux meules et aux barges de fagots.
- Les lapin ières ou les cases à lapins doiven construites près de la porte d’entrée du jardu1’ g à l’intérieur de la cour, soit dans le jardin ^ afin qu’on puisse leur donner, sans dépla°e les débris de légumes.
- Les grands clapiers ne peuvent être édifie8 la cour principale. L’odeur assez désagréab p s’en exhale oblige de les éloigner de la Iïl. ent d’habitation et de la laiterie. Ces bâtiments un endroit sec, éclairé et aéré. Il faut au ^ disposer de manière que les maraudeurs ne P
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- EMPLACEMENT DES BATIMENTS
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- i s’y introduire sans être vus par le personnel , la ferme.
- ^ ®s ruches ou apiers sont éloignés des écuries, ^étables et des endroits sur lesquels la circulation j fréquente. Le plus généralement, on les établit jins fe jardin ou le verger, sur un endroit isolé et abrité des grands vents et non loin d’un réser-
- °u d’un ruisseau.
- ^es funiières sont toujours situées à l’intérieur '. c°urs et devant les bâtiments occupés par les ;Jâaux de travail ou de rente. Leur surface varie A^nt l’importance de l’exploitation. Quoi qu’il j s°ît, il est indispensable qu’il existe entre la ( te~forme ou la place à fumier et les bâtiments . 6space suffisant pour le libre passage des voi-®s> des bêtes à cornes, des troupeaux, etc.
- | es abreuvoirs ou grandes auges en bois, en fonte 6(1 ciment et alimentés par une prise d’eau, une |r ®pe ou au moyen d’un puits, doivent être placés 4tis la cour principale à 10 mètres environ de la j ls°n d’habitation, afin qu’il soit possible, chaque ur> de s’assurer si les charretiers, bouviers, etc., boire les animaux qui leur ont été confiés. es abreuvoirs peuvent être aussi adossés dans k°Ur contre les murs extérieurs des écuries,
- , , ei>ies, etc. Il existe des exploitations dans la du nord où la largeur dans œuvre des bâti-l^ts permet de les établir à l’intérieur des écu-’’ bouyeries, etc.
- Qu,
- ant aux mares, elles doivent occuper un des
- ^ *ie la cour ou être creusées à l’extérieur des ,1&1ents. Il est préférable, quand cela est possible, ebes soient situées dans la cour même, parce
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- EMPLACEMENT DES BATIMENTS
- qu’elles servent alors de réservoir en cas d’incen
- di©*
- On y lave les pieds des animaux de travail lor^ les terres labourables ou les chemins d’exploitatl ont été détrempés par les pluies. Le plus généra ^ ment ces réservoirs sont alimentés par les.ea j pluviales. Il faut éviter que les purins y arr*veeI1t
- Il est essentiel, en outre, que les mares soi1
- abritées du soleil une partie du jour par des ments, si on veut y conserver le plus d’eau sible pendant les grandes chaleurs. On doit évi _
- p o$'
- ichi^
- quand on le peut, de les établir près des mac- ^ à battre et des greniers dans lesquels fonction11 les tarares, à cause de la poussière qui se déga^ de ces bâtiments. Il est utile, aussi, de ne pa® $ protéger par des plantations. Les feuilles des arn ont l’inconvénient d’altérer les eaux stagnantes de former, avec le temps, un fort dépôt dans fond de ces réservoirs. ^
- Les colombiers sont situés dans la cour inême la ferme ou sous le comble d’un bâtiment un P élevé.
- Les volières ont leur emplacement à côté du^
- din ou du poulailler, ou dans le jardin m
- êm6'
- contr
- Lorsque la ferme comprend plusieurs cours r gués, quelquefois on établit au centre de la principale et devant l’habitation un enclos à 1al^ d’un treillage en bois ou métallique. C’est dans petit enclos, qui est orné d’un gazon, de touffeS lilas, de seringa, de laurier ou de troëne du JaP ^ et qui renferme de petits bassins très peu Pr°^0ljes et plusieurs abris, qu’on confine, dans le poulets, les oisons et les canards, huit à dul jours après leur naissance.
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- HABITATION DU CULTIVATEUR
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- , Le jardin ou paddock est à la fois très utile et Ires agréable.
- ' ^ Les loges pour chiens de garde ont leur place à I °lte ou à gauche de l’entrée principale de la Ces chenils sont voûtés et construits en Sonnerie ou en briques, afin qu’on puisse les ^iber de temps à autre avec de la paille sèche atls le but de détruire les insectes qui s’attaquent ^ chiens.
- Les chiens de bergers ont leurs loges en dehors e la bergerie et près des portes d’entrée.
- CHAPITRE XVI
- Maisons d’habitation
- 0JcMaire. — 1. Habitation du cultivateur. — II. Maison vigneron. — III. Maison du garde. — IV. Maison Qe l’ouvrier agricole.
- I. HABITATION DU CULTIVATEUR
- La maison d’habitation de l’agriculteur a plus ^dioins d’importance, suivant l’étendue des terres ,11 exploite et selon son instruction, et surtout ^fortune.
- rAutrefois, dans les contrées productives de la e§ion septentrionale, l’habitation du cultivateur J^priétaire ou fermier comprenait, au rez-de-adssée, une grande cuisine, une chambre à cou-
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- Maisons d’habitation
- cher servant de salle à manger, une chambre a coucher pour les enfants, une chambre à couche^ pour les servantes et un local destiné aux pr°v1' sions du ménage. Le premier étage était occnP® par une ou deux chambres à coucher et par e, chambres à grains, qui communiquaient souven avec les greniers situés au-dessus de l’écurie et la vacherie.
- Le jardin était attenant généralement à l’habiRation, mais on y cultivait surtout des légumes-fleurs qu’on y observait n’occupaient PaS.\s, grande surface et elles se composaient de P1® d’alouette, de julienne, d’aconit, de croix de J01 salenq d’oeillet, etc.
- De nos jours les maisons d’habitation des a?
- culteurs sont plus confortables, parce qu’elles
- soi^
- ^ ~ J-HAAkO OV111V1 jLICLLUC LJU.
- habitées par des familles qui ont reçui de l’instr ^ tion, qui ont plus de capitaux et qui comprenn
- ,ent
- très bien que pour vivre aujourd’hui dans ferme éloignée de plusieurs kilomètres des centr^ populeux, il faut pouvoir y trouver quelques des plaisirs qu’offre.le séjour des villes. C’est^ bien-être inconnu des anciens cultivateurs, d111' conduit la classe instruite à ne pas craindre prendre en main la direction d’une exploitation laquelle, souvent aujourd’hui, est annexée une 1(1 dustrie agricole.
- Selon l’importance des fermes et des bâlim on trouve maintenant au rez-de-chaussée, les maisons d’habitation des agriculteurs, une sine, une salle à manger, un salon avec P*an°£6g souvent un billard, puis un bureau où sont situ |. la comptabilité et la caisse. Le premier étage
- gptS)
- dan5 c«b et
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- HABITATION DU CULTIVATEUR
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- °Ccupé par des chambres à coucher et par la lin-^ei>ie. Les servantes couchent toujours au rez-de-
- aussée, près de la cuisine. Toutes ces pièces, sauf cuisine et la salle à manger, sont parquetées et
- s°Uvent très confortablement meublées. La cuisine Sert encore, dans diverses exploitations, de salle à Ranger pour le personnel de la ferme, mais quelquefois aussi les charretiers, bouviers, hommes de c°lU\ etc., prennent leur repas dans une salle spé-cJale appelée réfectoire, et qui est voisine de la cui-8ùie.
- Dans plusieurs exploitations de la région du ^ord, le réfectoire du personnel a pour complément un fumoir, salle spéciale garnie de bancs et Jans laquelle les charretiers, vachers et ouvriers doivent venir fumer. Cette pièce est chauffée et flairée pendant l’hiver.
- Dans les fermes nouvellement construites ou aUs les anciennes où les maisons d’habitation ont restaurées, agrandies ou modifiées, le bureau la salle à manger sont situés de manière qu’on laisse aisément voir l’entrée ou la sortie de la ei>nie, et surveiller ce qui se passe dans la cour. Les maisons d’habitation des moyennes et des petites exploitations ne présentent pas un conforme aussi parfait; on y trouve au rez-de-chaussée J1116 grande cuisine, une salle à manger servant à ^ fois de salon et de bureau et une ou plusieurs Ambres à coucher. Toutes ces pièces sont carrées, bien éclairées, convenablement meublées et ^rfaitement tenues. Le premier, lorsqu’il existe, occupé par des chambres à coucher.
- Dans les deux cas, la salle à manger est séparée L°nslruciions agricoles0 18
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- MAISONS D’HABITATION
- de la cuisine par un vestibule plus ou moins lar$e et dans lequel est situé l’escalier qui conduit aU premier.
- Les nouvelles fermes construites d’après un pja11 bien étudié comprennent des maisons d'habitat®11 qu’on peut signaler comme de bons modèles. DanS les unes, la maison est isolée des autres bâtiment de plusieurs mètres, afin qu’elle puisse être aise ment protégée en cas d’incendie. Dans les autres* elle est attenante aux autres bâtiments. Alors, °n a établi un corridor à l’extrémité du pignon qui ^ mite la cuisine. Ce couloir communique, d’une part, avec cette pièce, et de l’autre avec le jardin-Il résulte de cette disposition que le personnel de |a ferme ne pénètre plus dans la cuisine par le vestibule de l’habitation, et que le service du jardin se fait sans traverser la maison comme cela a h01* encore assez souvent. Ce corridor de service al™5 à 2 mètres de largeur, afin qu’on puisse y circuler au besoin avec une brouette. L’apport des légu®08’ du bois, de l’eau, du charbon, etc., dans la cuisin0’ se fait aussi par ce couloir.
- Lorsqu’on doit construire une maison d’habita tion, il est utile, après avoir examiné la nature dn terrain et les matériaux qu’on peut ou qu’on veu employer, de ne pas oublier que l’aire du rez'd0 chaussée doit être élevée de 0m40 à 0m50 au-dessus du sol, si on veut avoir une habitation salubre toujours propre. On franchira cette élévation a l’aide de deux à trois marches, si on donne au S l’inclinaison voulue pour que les eaux pluvial08 s’éloignent aisément de la construction. Cet exhau8 sement du rez-de-chaussée suffira, dans la plupal
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- ^es cas, pour qu’on puisse édifier la maison sur Cave et aérer celle-ci au moyen de soupiraux.
- Il est bien important, lorsqu’on construit une habitation sur une rampe prononcée, de s’assurer Préalablement si on n’a point à craindre des afïleu-^nients d’eau sur les bancs d’argile ou de glaise, 0,1 des torrents d’eau venant des parties supé-rieures pendant les orages ou les grandes pluies. Il esl très essentiel aussi de ne pas choisir un endroit ^r°P bas si la vallée est humide ou s’il y règne des brouillards persistants à des moments déterminés.
- outre, il est nécessaire, si cela est possible, de Placer les façades de l’habitation au nord et au Pddi, ou à l’est et à l’ouest si, à cette dernière expo-Slhon, il existe un abri naturel, une colline, ou un abri artificiel, un bois ou de grandes plantations, bïifin, on ne peut oublier, dans le choix de remplacement de la maison, quelle soit importante ou bon, qu’elle ne doit pas être éloignée d’un puits ou ^ nne source.
- Toutes choses étant égales d’ailleurs, si on fait bien souvent de profiter des plantations existantes ^ans le but de rendre la maison plus habitable, il b est pas toujours avantageux de construire une ernie près d’un grand bois, parce qu’on expose ^l°rs les volailles à être détruites par les renards, °nines, etc.
- La distribution intérieure variera selon les cir-c°nstances. Néanmoins, la cuisine étant la pièce Principale, on devra la faire aussi grande que pos-Sïble, c’est-à-dire assez vaste pour que le personnel Ue la ferme, qui a droit à la nourriture, s’y ras-Senible aisément aux heures des repas. La cheminée
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- MAISONS D’HABITATION
- sera naturellement très grande pour qu’on puis»6 y entretenir temporairement un bon feu quand leS charretiers ou les bouviers rentreront mouillés de leurs travaux.
- Les cuisines des fermes, outre la cheminée, cot°' prennent aujourd’hui un fourneau économie00 plus ou moins grand, selon l’importance de l’expl01 tation.
- Une table et deux bancs occupent le centre de cette pièce.
- L'office destiné à contenir les provisions : viande» beurre, sel, etc., doit être situé au nord et avoir une fenêtre grillagée, afin que les mouches 00 puissent y pénétrer et qu’il soit sans cesse aéré.
- Les eaux ménagères sortant des éviers doive0 tomber dans un baquet qu’on a soin de bien laver de temps à autre; elles sont utilisées dans l’aliroe0 tation des porcs. C’est commettre une grande fa°\0 que de laisser ces eaux s’écouler dans la cour o° elles restent souvent croupissantes et fétides deva° la maison d’habitation.
- Les maisons destinées aux métayers sont tout^ spéciales. Sous le même toit, on trouve réunis la cuisine, les chambres à coucher, la laiterie, le cellie^ et le fournil. (Voir pi. XIII, fig. 2, et pl. XIV, üg- * et 4).
- Les maisons d’habitation des petits propriétu^ agriculteurs ne comportent ordinairement que de°x à trois pièces au rez-de-chaussée et un grenier-
- Le rez-de-chaussée comprend une cuisine et 000 chambre à coucher. L’entrée de la maison dans ^ meilleures constructions a accès dans un tambo°r qui a lmbQ au carré; à droite est située la p°r^
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- HABITATION DU CULTIVATEUR
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- he la cuisine, et à gauche celle de la chambre à c°ucher ou vice versa. Ces deux pièces possèdent chacune une alcôve destinée à recevoir un lit.
- Lorsqu’on veut augmenter l’espace du rez-de-chaussée, on construit en arrière de la maison une aünexe ayant un plancher et un demi-comble, et sépare le bâtiment en deux parties à l’aide h Une cloison. La première pièce communique avec h* chambre à coucher et la seconde avec la cuisine. f*ar cette disposition, on peut avoir deux chambres a coucher, une cuisine contenant le lit de la ser-vante et une pièce dans laquelle on dépose des Avisions, des sacs, etc.
- On peut compléter encore cette construction en Giflant une annexe à demi-comble le long de chaque pignon. Ces deux constructions occupent
- largeur de la maison et elles n’ont pas de plancher. L’une sert de poulailler et de porcherie; autre est transformée en cellier et en magasin aux °utils à main ou à pommes de terre.
- Lorsqu’une semblable construction est surmontée h Un premier étage, on établit un escalier à la Place de l’alc&ye de la chambre à coucher et à la sâite du vestibule ou tambour. Les deux chambres, shuées au premier, permettent de transformer la chambre à coucher du rez-de-chaussée en une salle a uianger formant aussi salon.
- 11 n’est pas inutile d’indiquer ici les dimensions WU faut donner aux maisons d’habitation situées etl dehors des villes ou gros bourgs.
- Si la maison n’a qu’un étage, on donne au rez-^'Chaussée 3m50 à 4 mètres de hauteur, et au premier étage 3m25 à 3m7o,
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- MAISONS D’HABITATION
- Quand l’habitation a deux étages, le rez-de chaussée, le premier et le second sont dans les r&P ports suivants : 7, S, 4.
- Voici maintenant la superiicie carrée que doive11 avoir les diverses pièces :
- Petites Moyennes Grandes
- Salle à manger. . . 12 à lame 20 à 30me 40 à 501110
- Salon 15 à 24 30 à 45 50 à 6o
- Vestibule 8 à 10 12 à 18 18 à 20
- Chambre à coucher . 12 à 15 15 à 30 36 à 43
- Chambre de toilette. 6 à 8 10 à 14 18 à 26
- On donne aux salles de bain 3111 lo de longueur
- sur 1'“6d de largeur.
- Les cheminées varient dans leurs dimension suivant la grandeur des pièces :
- Petites Moyennes Grandes
- Largeur . 01" 90 lm 15 P» 60
- Hauteur de la tablette . . 0™ 90 111100 1»12
- Largeur de la tablette . . O"125 0m33 0”40
- Leur profondeur varie de 0ra4; 5 à 0'" 65. Eu ëé
- néral, on donne aux jambages t/10 de la Iargdur de la cheminée.
- Les tables à manger ont de 1 30 à lmo0 de lar geur. Leur longueur est variable. Il est nécessaire que leurs extrémités soient éloignées des murs^
- 1 mètre et qu’il existe 1’" 20 à lm50 entre leurs cô^3 latéraux et les murs de la pièce.
- Les croisées varient aussi dans leurs dimension3 •
- Petites Moyennes Grande5
- Largeur.............1-10 l»<30 l”'60
- Hauteur.............lm 50 l'”63 2a00
- La hauteur des appuis varie entre 0"‘75 et 0”’8a'
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- MAISON DU VIGNERON
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- Les portes d’appartement à un vantail ont, en Moyenne, 2 mètres de hauteur et 0ra85 de largeur ; CeLes à deux vantaux ont 2,u30 de hauteur et l'"25 ^ largeur.
- Les châssis à tabatière pour les chambres mandées ont ordinairement 0ra 8o de hauteur et 0m 70 6 largeur.
- II. MAISON DU VIGNERON
- Les vignes, dans le Maçonnais, le Beaujolais, le
- ^Uercy, etc., ne sont pas toujours cultivées par des 'jüvrierg travaillant à la journée pour le compte es propriétaires des vignobles. Très souvent elles |0td confiées à des vignerons qui, moyennant un °Sement, quelques ares de terres labourables et somme annuelle, se chargent d’exécuter tous es travaux de culture : taille, labour, accolage, bi-"ages, etc. Les habitations occupées par ces tàche-p°ns viticoles sont désignées sous le nom de vigneau
- nages.
- > Les maisons des vignerons du domaine de La ^yère (Saône-et-Loire) sont très bien disposées, 'les ont l’aspect d’un chalet et servent à loger deux ^ trois familles selon leur importance. A chacune e ces habitations se trouvent annexés un four et ""e loge à porcs.
- . Les logements sont sains, aérés, et chaque divi-^l0C suffit pour une famille composée de quatre ^sonnes.
- (Ll. XIII, flg. o, 6, 7 et 8).
- Les vigneronnages du Thil (Rhône) sont difïé-«ts, parce que chaque vigneron a à sa disposi-
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- MAISONS D HABITATION
- lion une surface plus grande en terres labourable Chaque famille dispose d’une cuisine sur cave’ d’une chambre à coucher et d’une petite pièce cob tenant un lit, d’une remise et d’une écurie dans quelle on peut loger cinq animaux : bêtes chev^ lines et bovines. Le fenil est situé au-dessus de 1 table et de la remise ; le local qui domine le l°£e ment du rez-de-chaussée sert de grenier a (j,lH
- Un petit bâtiment annexe comprend une 1°» pour une ou deux bêtes porcines et un poulaiHer' Il y a un four pour deux familles.
- Les constructions de la Loyère,. comme celles Thil, méritent d’être signalées comme de bons dèles de vigneronnages sous tous les rapports.
- Ht. MAISON DU GARDE
- Les grandes propriétés forestières sont , sous la surveillance de gardes chargés de veiHe^ la conservation des bois. Les habitations occupe0® par ces agents doivent être construites sur le b°r0 d’une route d’un accès facile et près d’une sour°g ou d’un puits. Elles doivent avoir pour anne£e une cour et un jardin clos par une haie vive
- Les maisons de garde se composent, au rez chaussée, d’une cuisine et d’une petite pièce serv'
- de' ant
- de magasin, ou au besoin de cellier, si la ma^r n’a pas été établie sur cave, et de deux pièces L dessus. L’escalier qui conduit au premier ocd-b un dés côtés de la cuisine. On ne doit pas, lorSC* ^ la maison est isolée ou située au milieu d’un graI1 massif, établir cet escalier à l’extérieur de l’habi tion, dans l’Intérêt du gardé ou dé sa famille- b
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- MAISON DU GARDE
- 321
- i
- .hêtres du rez-de-chaussée doivent être munies ^térieurement de volets doublés avec du feuillard aCs le but de paralyser des vengeances exercées le par des braconniers. Au besoin, les baies peu-
- }6llt être garnies extérieurement de barreaux en fer.
- , ^ cette maison doit être annexé un hangar-etable destiné à abriter une ou deux vaches, un b0val, une carriole et du bois. Le poulailler et la Pêcherie peuvent être construits dans les cours.
- cio
- ces bâtiments secondaires doivent être bien
- et couverts à cause des loups ou des renards.
- , Les maisons de garde qui servent de rendez-vous f chasse sont toujours plus importantes. La cui-Sltle qui sert alors de salle à manger doit avoir Plusieurs grandes fenêtres et être bien éclairée.; le possède une grande cheminée, afin que les passeurs puissent, au besoin, se sécher avant le ^jeûner ou le dîner. Quelquefois, le rez-de-chaus-comprend une pièce spéciale qui renferme un i °Urneau économique sous une hotte qui est en j^tiununication avec la cheminée de la cuisine.
- dans cette chambre qu’on prépare alors le : 'leuner ou le dîner des chasseurs. L'administration des forêts a fait construire dans 1Vers cantonnements des maisons forestières qu’on eUt signaler comme de bons modèles, j, Chaque maison, située entre cour et jardin, a 32 qe façade avec six fenêtres et ora80 de pro-: Udeur avec deux murs de refend. Le rez-de-jgaUssée comprend : une cuisine ayant dans oeuvre . Piètres de longueur et 3ra52 de largeur, et une e^ble ; celle-ci a 3m 59 de largeur, Ces deux pièces
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- MAISONS D’HABITATION
- sont séparées au centre du bâtiment par une Pe^ , chambre et une petite pièce dans laquelle est si l’escalier. Du côté de la cour et attenant à 1 tia tation, existe un hangar-grenier ayant 2"'60 largeur et qui va jusqu’au toit. Au rez-de-chaus sous cet appentis se trouvent la porte de Téta ^ la porte de la maison, l’escalier conduisant a cave située sous la cuisine et une porte qui munique dans le toit à porcs qu’on a adossé a des pignons du hangar.
- Le premier étage comprend deux chambres s1^ tuées au-dessus de la cuisine et de l’étable, cabinet et un escalier qui aboutit au comble l’habitation. Une porte située sur le palier de i calier communique dans le grenier qui dova^e hangar-appentis.
- • |Y|^)S
- Le four est adossé au pignon de la cuisine, sa bouche est située à l’intérieur de la pièce
- Les portes d’entrée de l’habitation sont au
- IlO Ü1
- lisi^
- bre de deux : celle qui donne accès dans la cui est située dans le pignon ; celle qui établit communication entre la cuisine et le hangar ou dans le vestibule dans lequel a été construit 1e
- liCT- 41»
- On rend les maisons de garde très agréables vue en leur donnant l’aspect d’un chalet. Le de sapin employé dans la confection du planchel
- pois
- de l’escalier, des portes, etc., n’est pas peint
- . or
- and
- l’imprègne d’huile de lin bien chaude, et dua ,^re corps gras est sec, on couvre le bois d’une Ie# ^ couche de vernis commun, mais de couleur tron. L’application de ces deux couches conse
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- MAISON DE L’OUVRIER AGRICOLE
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- ^6ri le bois et n’occasionne pas une bien grande ‘«Pense.'
- Lorsqu’une maison de garde est située à l’extré-d’une avenue conduisant à une maison imitante, elle devient souvent alors une maison de ^rde~portier. Comme dans cette circonstance elle est considérée comme devant servir à la décoration e ta propriété, on peut lui donner beaucoup d’élé-ice, sans une dépense importante, en la faisant pcéder par une marquise en bois de sapin rappe-^t la décoration des maisons de la Suisse. La otarie qui précède le rez-de-chaussée est très utile ind la famille a de jeunes enfants ou lorsque psieurs personnes, pour éviter la pluie, viennent ^ abriter. Le rez-de-chaussée comprend une cui-
- s>ne.
- une pièce servant de salle à manger ou de
- *a|ta d’attente pour la famille du propriétaire, un ber et un escalier conduisant à l’étage supérieur
- lui
- comprend une chambre et un cabinet.
- (pl. XIII, flg. 11, 12, 13).
- ^Lette habitation, par son élégance, sa simplicité USa bonne distribution, peut très bien convenir à Q Petit propriétaire n’ayant pas d’enfants ou à un ^ier marié.
- IV. MAISON DE L’OUVRIER AGRICOLE
- ^bans ie qe plxer ia main-d’œuvre agricole et lui venir en aide, divers propriétaires agricul-imitant ce que l’industrie a fait en Flandre . 611 Alsace, ont construit des habitations pour les ^ Vl>iers qui veulent être sédentaires et assurés 11116 occupation constante.
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- 324 maisons d’habitation
- Ces maisons sont isolées ou contiguës les llIieS aux autres.
- à l’011'
- le
- Les mieux disposées, celles qui offrent vrier et à sa famille le meilleur conforta0' comprennent un petit jardin à fleurs situé sur devant de l’habitation, une maison ayant d0 pièces moyennes séparées par un corridor et de petites chambres, une cour dans laquelle s situés, d’un côté, le poulailler et le cellier, les h0 d’aisances et une loge à porc, puis un jardin 0 par un treillage ou une palissade. Ces habitat!0 ne sont pas établies sur cave, mais l’aire du rez-chaussée est élevée de plusieurs marches au-des des terres environnantes. Par cette dispositi011^ l’habitation qui est suffisamment élevée sous plaI) cher est très saine, puisqu’elle est aérée et éclai par quatre fenêtres et deux portes. Une des gra0 pièces du rez-de-chaussée sert à la fois de cuisi ^ de salle à manger et de chambre de travail p0111^ femme lorsqu’elle reste à la maison. Toutes pièces sont carrelées et blanchies à la chaux chau année, ainsi que l’extérieur de l’habitation, corridor et la salle à manger sont lavés une f par semaine. ^
- Lorsqu’on pénètre dans ces maisons, on ^
- agréablement surpris par la propreté qui y re° ^ Le petit jardin à fleurs qui précède l’habitation très bien tenu, et il ajoute beaucoup au bien' dont jouissent les familles qui habitent ces c°
- ah’0
- tructions.
- La figure 9, pl. XIII, représente le plan de flu maisons ouvrières contiguës ayant chacune 0/ pièces, deux dépendances et un jardin. Ces ha0
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- MAISON DE L’OUVRIER AGRICOLE
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- Os ont été construites à Virelade (Gironde) par ' • de Carayon-Latour.
- Quand on compare l’existence de ces familles bricoles à celle de la plupart des ouvriers des Oopagnes, on est conduit naturellement à se glander pourquoi depuis longtemps on néglige elever le rez-de-chaussée des maisons qu’ils Citent. Ces habitations, par leur mauvaise dis-l^sition, leur défaut d’aération, leurs fenêtres boites et basses, sont presque toujours humides ^ Malsaines et les familles y contractent aisément lièvres intermittentes ou des rhumatismes. ,arts doute, il est souvent difficile, pour ne pas jlre impossible, d’améliorer les anciennes consolons, parce qu’il faudrait alors élever les Jpnchers, démonter les toitures et modifier les Os ; mais lorsqu’on constate combien les nou-eUes constructions dans les villages ou les Oeaux laissent à désirer, on est en droit de dire aurait suffi souvent d’élever l’aire du rez-de-
- «h,
- °bt
- Ossée de 0m50 et de carreler les pièces pour
- etiir une habitation plus saine, plus hygiénique. j.eO amélioration n’occasionne pas une dépense jO grande, puisqu'elle n’exige que quelques mè-6s cubes de maçonnerie comme travaux suppléâmes.
- existe en France un grand nombre de maisons ouvriers qui n’ont pas une fenêtre et dans les-, ebes les aires sont malheureusement encore en Oe battue.
- ^Ollstructions
- agricoles.
- ib
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- EXPLOITATION
- CHAPITRE XVII
- Exploitation
- Sommaire. — I. Petite culture. — II. Moyenne cuUll,e' III. Grande culture.
- Les bâtiments composant les exploitations rl1' raies sont simples ou groupés autour d’une cour plus ou moins, vaste, selon l’étendue des terres la' bourables, des prairies et des cultures fruitières6 suivant aussi les spéculations adoptées.
- Nous diviserons ces constructions en trois groupes :
- Petite culture,
- Moyenne culture,
- Grande culture.
- Nous nous bornerons à signaler quelques exed1 pies.
- 1. PETITE CULTURE
- La petite culture ne possède pas de nombrel1* bâtiments, parce qu’elle a peu d’animaux doti1®^ tiques et qu’elle vend ordinairement la plupart ses produits à mesure qu’elle les récolte. g
- Le plus généralement, lorsqu’elle ne possède
- de cour, outre la maison d’habitation et ses
- • A ’ill^
- nexes, elle dispose d’une ecurie-vacherie, u grange et d’un hangar ou appentis qui sert à abr1 le mobilier agricole. Ce hangar, lorsqu’il est si
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- PETITE CULTURE
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- sur le bord d’une rue dans un village ou le long d’une route, est fermé par une porte charretière. Le battage des céréales a lieu au fléau dans la grange. Le foin est emmagasiné dans le grenier situé au-dessus de récurie-vacherie.
- De telles constructions laissent beaucoup à désirer en ce qu’elles obligent de sortir les animaux directement sur la voie publique et de transporter le iumier chaque fois qu’on le retire de l’écurie ou de l’étable, sur un endroit éloigné de l’habitation.
- Les petites fermes bien construites sont similaires des grandes exploitations quant à la disposition de leurs bâtiments. Ainsi, ceux-ci sont toujours disposés autour d’une petite cour rectangulaire ou duadrangulaire suivant les circonstances. La maison d’habitation est située en face de la porte d’en-teee, où elle occupe un des côtés latéraux de la cour, °U bien encore elle forme façade sur une route ou One rue et elle comprend une porte charretière à doux battants. La grange est située en face de i écurie ou de la maison d’habitation. Le fumier Occupe le centre de la cour qui est close entre les teUirnents soit par une haie vive, soit par un mur e0 pierres ou en to'rchis. Le hangar est situé près de l’habitation ou à l’extrémité de la vacherie. Ces édites fermes n’ont généralement pas de bergerie, elles possèdent une petite laiterie, un pou-teiller et quelques loges à porcs. Le jardin est attenant à l’habitation ou situé à l’extrémité de la cour.
- , Lorsqu’il existe un cellier, ce bâtiment est toujours rapproché de la maison.
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- EXPLOITATION
- II. MOYENNE CULTURE
- Les exploitations qui appartiennent à la moyenne culture varient beaucoup quant à leur disposition) suivant les contrées et selon aussi le système de culture adopté.
- Les pays à colonage partiaire ont, en général» des bâtiments défectueux. Non seulement les maisons d’habitation y sont basses, humides, mal éclairées et mal aérées, mais l’aire des pièces habitées est en terre et souvent très mal nivelée. En outre, la cuisine, dont les murs sont presque toujours noircis par une fumée centenaire, sert à la fois de chambre à coucher à deux, trois et mêm0 quatre personnes. On comprend dès lors que de tels logis accusent une grande insouciance, une incurie inexplicable de la part de leurs proprietaires. Ces maisons et les étables et les granges ne sont souvent pas crépies à l’intérieur et à l’exte-rieur.
- Ces véritables masures, heureusement, dispa' raissent d’année en année dans les pays de métayage. Beaucoup de propriétaires, depuis la création des primes d’honneur, se sont imposé la louable mission d’améliorer, de modilier les bâtiments de leur métairie ou de remplacer leS anciennes constructions par des bâtiments nouveaux, dont la disposition leur fait honneur.
- Les propriétaires-agriculteurs qui ont améliore les anciennes constructions, ont fait ouvrir de larges fenêtres, agrandir les portes, carreler leS aires de la cuisine et disposer de nouvelles pièces»
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- comme chambres à coucher. Ces nouveaux logements ont beaucoup contribué à rendre meilleure la santé des familles et ils ont stimulé le zèle de tous. Les bâtiments destinés aux animaux ont aussi subi des améliorations importantes : les planchers ont été élevés, des jours ont été percés dans les murs de face et le sol a été bétonné ou pavé; enfin, les cours Ont été nivelées et les purins ont pu être recueillis dans des fosses spéciales.
- Comme exemple de ces importantes améliorations, on peut citer les métairies du domaine de la lande (Mayenne) et les métairies du domaine de Theneuille (Allier).
- Le bâtiment principal de la métairie de la Hape-Hère (Mayenne) comprend, à droite, la maison d’habitation, l’écurie, le fournil et le cellier, et à gauche deux étables qui sont séparées par une grange.
- Dans la cour sont situés la porcherie, un hangar Pour les véhicules et les instruments aratoires, et la fosse à fumier.
- (Voir fig. 1 et 2, pl. XIV).
- La métairie de Grand-Fy, appartenant à M. Bignon aîné, se composait, il y a quarante ans, de misérables bâtiments couverts en chaume et groupés sans ordre. La cour est aujourd’hui régulière cl vaste et ornée par des bâtiments bien distribués.
- La maison d’habitation est située au fond de la cour, en face de la porte d’entrée. Le bâtiment fiu’on trouve dans la cour, à droite, comprend la Vacherie, la bouverie. Ces deux étables sont séparées par une grange qui est eu communication
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- avec le fenil qui règne sous le comble du bâtiment.
- La construction qui fait face à ce bâtiment renferme l’écurie, la bergerie et une petite grange.
- La porcherie est séparée de l’habitation Par l’abreuvoir. Le bâtiment situé à gauche de la maison comprend le magasin aux outils, le fournil» la laiterie et le poulailler.
- Les jardins sont situés à droite et à gauche du chemin qui conduit à la métairie et qui est orné de peupliers.
- (Voir fig. 8 et 9, pi. XIV).
- Les métairies nouvellement construites sont souvent aussi très bien disposées. Parmi ces nouvelles fermes, il faut citer la métairie du Boulay (Cher), et la métairie d’Archambault (Lot-et-Garonne).
- De la maison d’habitation de la métairie du Boulay on voit tout ce qui se passe dans la cour qlU est rectangulaire. Les bâtiments comprennent tous les locaux que doit avoir une ferme de moyenne étendue.
- En entrant dans la cour, on laisse à gauche la maison d’habitation et à droite l’abreuvoir.
- La maison, fig. 3 et 4, pl. XIII, comprend une grande cuisine, deux chambres à coucher, une laiterie, une boulangerie et une laverie. La laiterie et le fournil ont des portes sur la façade de l’habitation. C’est dans la boulangerie qu’est situé l’escalier qui conduit au grenier à grain.
- Le bâtiment situé dans la cour à droite renferme les vacheries, la bouverie et la bergerie. Celui de
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- j&uche comprend la grange, le cellier et un aangar.
- L’écurie, le poulailler et la porcherie occupent bâtiments situés dans le fond de la cour, en ^ace de la maison d’habitation.
- (Voir fig. 14, pl. XIV).
- La maison d’habitation de la métairie du Plessis (Cher) (fig. 1 et 2, pl. XIII) est bien distribuée. Elle ^tttprend, au centre, la cuisine, la laiterie et la %erie ; à droite, les chambres à coucher, à IMuche, la boulangerie, une petite chambre et un Palier conduisant au grenier.
- Cette maison étant sur cave possède un perron ^°üble. Chaque escalier possède sept marches. C escalier qui conduit à la cave est situé à la base ^ pignon de droite.
- La métairie d’Archambault (Lot-et-Garonne) ne c°rnprend qu’un seul bâtiment, comme la plupart ^es constructions agricoles de l'a vallée de la baronne. Ainsi, sous le même toit existent la mai-d’habitation, la vacherie, la grange, le pou-Miller et les loges à porc. Cette métairie est d’une sürveillance et d’un service faciles. Elle a un Cachet d’élégance et de simplicité qui séduit.
- L’étable contient vingt-quatre bêtes bovines et Iniques veaux.
- Le bâtiment a 50 mètres de longueur, 21 mètres 116 largeur et 10 mètres de hauteur dans sa partie Médiane qui forme une belle grange.
- (Voir fig. 3, 4 et 5, pl. XIV).
- La métairie de Kervent (Morbihan) se compose de l^atre bâtiments : La maison d’habitation, les
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- étables, les services divers et la grange. Cette ferme peut être citée comme un bon modèle Polir la Basse-Bretagne. Elle est remarquable pat grande simplicité et la facilité avec laquelle se ta la surveillance.
- La maison d’habitation est située au fond de cour, en face la porte d’entrée.
- (Voir flg. 6 et 7, pl. XIV).
- Enfin, il faut citer comme exemple d’une distr1 bution simple et bien coordonnée, une petl ferme flamande, située à Bailleul. Cette expl°da tion ne comprend que trois bâtiments situés sut’1 trois côtés d’une cour rectangulaire bordée d’arln et close par une haie vive. La maison d’habitab011 est située en face de l’entrée de l’enclos ; le ^a*'1 ment, de gauche renferme l’écurie, l’étable, utJ magasin, le poulailler et la porcherie ; le bâtime de droite comprend la grange, la remise et charronnerie. La fosse à fumier a été établie da la cour devant l’étable et l’écurie. Le jardin e attenant à l’habitation.
- La maison d’habitation comprend une cuisine’ trois chambres à coucher et une buanderie. 1 laiterie, qui est voûtée, est située sous la cuisine-
- (Voir fig. 10, pl. XIV).
- Les fermes normandes ont un caractère partie11 lier. Tous les bâtiments qui les composent so isolés et dispersés dans un enclos limité par ü haie vive très élevée et un fossé profond. Le sol cette cour est gazonné et ombragé par des V0^ miers. Ces arbres fruitiers et les arbres forestie qui dominent la haie formant clôture, rendent ferme très bocagère et ils abritent et masquent6
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- MOYENNE CULTURE 333
- grande partie la maison, letable, la grange, la charreterie, etc.
- Sur divers points, dans les départements de la Seine-Inférieure, de l’Eure, etc., les cours sont closes par des murs en torchis dominés par de larges chaperons en chaume ou en tuiles.
- Tous les bâtiments des cours normandes sont construits en colombage (Voir fig. 13 et 14, pl. IX).
- Les fermes, dans les Vosges, ont aussi un aspect qui leur est propre. Tous les bâtiments, maison d’habitation, étables, granges, etc., sont réunis et ne forment souvent qu’une seule construction.
- Les unes rappellent ces vastes bâtiments qu’on rencontre en Auvergne, et qui ont, sauf les ouvertures, une analogie avec les belles granges qu’on admire dans la Brie, la Picardie et la Beauce.
- La ferme représentée tig. 11, 12 et 13, pl. XIV, se compose d’un grand bâtiment limité et dominé à droite et à gauche par deux pavillons. Cet ensemble exige une dépense complémentaire, mais d a un cachet qui ne déplaît pas. Les greniers à grains et à fourrages occupent la partie supérieure du bâtiment ; ils sont très vastes.
- Comme très bon modèle d’une moyenne exploitation, il faut aussi signaler la ferme que M. Cordonnier a fait construire à Beaulieu (Ardennes). L’entrée principale de la cour est un porche couvert situé dans la maison d’habitation. Il résulte de cette disposition que personne ne peut cutrer ou sortir de la cour sans être aperçu.
- Le côté gauche de la cour est occupé par l’étable et le côté droit par les granges. Au fond de la cour
- en face de la maison d’habitation sont situés le
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- poulailler, la forge, la charronnerie et la por-cherie.
- La laiterie est située dans la maison d’habitation qui comprend au rez-de-chaussée une cuisine, une salle à manger, un salon et un bureau. Les chambres à coucher sont situées au premier étage.
- (Voir fig. 15 et 16, pi. XIV).
- La cour est suffisamment vaste pour que les voitures traînées par deux chevaux de file puissent y circuler librement.
- III. GRANDE CULTURE
- Les fermes qui appartiennent à la grande culture varient, quant à la manière d’être des bâtiments qui les composent, suivant le système de culture suivi.
- Les exploitations de la culture céréale qui se livrent presque toujours à l’élevage, à l’entretien ou à l’engraissement des bêtes ovines, possèdent, outre l’écurie, une ou plusieurs bergeries et une ou plusieurs granges. La vacherie a ordinairement peu d’importance, à moins que la ferme, par suite de son faible éloignement d’une station située a 60 ou 80 kilomètres de Paris, ait intérêt à spéculer sur la production du lait.
- Les granges, dans de telles fermes, surtout dans celles appartenant aux régions du Nord et du Nord' Est, sont presque toujours insuffisantes. C’est pourquoi on est dans l’habitude, dans ces contrées, de conserver en meules une partie plus ou moins grande des céréales qu’on y récolte.
- La ferme de Vilie-VEvêque (Loiret), appartient
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- aussi à la culture céréale. Cette belle ferme est située dans la Beauce orléanaise. Le troupeau est très remarquable sous tous les rapports.
- La maison d’habitation limite la cour au sud ; die est d’un côté en communication avec la cuisine qui est attenante à l’écurie, et de l’autre elle touche le bâtiment dans lequel on emmagasine le bois, et au-dessus duquel est situé un réservoir qui est alimenté par une pompe située au-dessus d’un Puits et qui est mue par un manège.
- Les bâtiments situés à droite de la cour renferment la sellerie, une remise, les appareils : baratte, coupe-racines, etc., qui sont mis en mouvement par Un manège à un cheval, la vacherie, une bergerie et ia grange dans laquelle est installée la machine à battre.
- Les bâtiments qui occupent l’autre côté de la cour comprennent une seconde .grange, deux grandes bergeries, le fournil, la buanderie, une laiterie-cave et la porcherie.
- Il existe derrière la vacherie et la grange qui y est attenante une vaste cour close par un mur, dans laquelle est situé le hangar pour les voitures et les instruments aratoires. C’est dans cette cour du’on dispose les meules de grains et les meules de Paille. Un beau silo en maçonnerie pouvant contenir 200,000 kilogrammes de racines est adossé au bâtiment dans lequel on divise les aliments Pour le bétail.
- Le réservoir permet de faire arriver de l’eau dans l’écurie, la vacherie, les bergeries, la laiterie et la cuisine.
- (Voir fig. 2, pl. XV).
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- La bergerie nationale de Rambouillet (Seine-et' Oise [voir fig. 1, pl. XV]), construite en 1789, est, sans contredit, le meilleur modèle qu’on puisse signaler comme ferme à moutons. Il faudrait f apporter bien peu de modifications pour pouvoir la considérer comme un parfait modèle d’une exploitation ordinaire. La maison est occupée par Y école des bergers.
- La ferme de Thonville à Denain (Nord) a une grande importance et elle comprend d’excellent8 bâtiments construits en briques. Cette belle ferme possède deux cours qui sont séparées par la mai' son d’habitation. Le jardin a l’inconvénient, pal cette disposition, de ne pas être attenant à la demeure du propriétaire. Ce défaut, à ThonviHe’ est considérablement atténué par la serre-prome' nade qui règne le long de l’habitation du côté de la grande cour, et qui est toujours ornée de ver' dure et de fleurs.
- L’écurie, la bouverie, la bergerie et la grange sont de vastes et très belles constructions. L’écurie est voûtée, éclairée au gaz et possède divers robi' nets d’eau. La bouverie est divisée en comparé' ments à l’aide de cloisons ayant 2“’50 de hauteur. Chaque compartiment contient douze bêtes bovines-
- La fosse à fumier, située dans la grande cour* est entourée d’une lice, afin que les bêtes bovine8 puissent y passer chaque jour quelques heures en liberté et opérer un excellent tassement sur les fumiers qu’on y dépose.
- (Voir fig. 6, pl. XV).
- Cette exploitation comprend comme annexe une sucrerie de betteraves, une distillerie de mélasseet
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- 11116 potasserie. Elle spécule sur la production des féales et des betteraves et l'engraissement du bétail.
- La ferme de VHôpital (Calvados) a des bâtiments leti disposés.
- La maison d’habitation est située au centre d’un ®6s côtés qui limitent une cour presque carrée. A j^oite de cette maison existent la vacherie, la lai— eric, le cellier, et à gauche, les écuries et la ! ^ange.
- !, Le bâtiment qui limite la cour à droite comprend a bergerie, les magasins pour les racines et un angar-étable. Celui de gauche renferme une écu-t|e! des boxes avec paddocks, une sellerie et une I Hiisu.
- I Les constructions qui forment le fond de la cour ! ^prennent les poulaillers et leurs cours, le four-: ^'buanderie, la porcherie, un hangar et un local ^°ür préparer les aliments destinés au bétail.
- , Tous ces bâtiments sont situés au milieu d’her-
- bages.
- La ferme de Vineenn.es (Seine) a été construite ^ les plans dressés par mon savant collègue Rug. Tisserant. Elle appartient, comme la présente, à la catégorie qui comprend les fermes à etuil. Cette exploitation, bien connue aujourd’hui 6tl Erance par l’excellente disposition de ses bâtiments, peut être opposée aux meilleures fermes de 'Angleterre.
- (Voir flg. 14 et 15, pi. XIII).
- La ferme de Masny (Nord) a une grande impor-atlCe par la surface qu’elle occupe, l’excellente dis-flLution de ses bâtiments, l’agréable maison d’ha-
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- qtu
- leur
- le
- bitation qu’on y admire et par la verdure encadre et orne tous les bâtiments.
- Les étables, les écuries, les granges, etc., de ^eX ploitation de Masny, sont remarquables pur excellente distribution et leur bonne tenue.
- Le grenier-cylindre dans lequel on conserve blé a été très bien disposé.
- (Voir lig. 3 et 4, pi. XVI). ^
- La ferme de Masny a comme annexe une ma» fique sucrerie de betteraves.
- La ferme de Rougeville (Nord) a été construite P M. Edouard Hamoir. Par sa bonne organisation
- son élégance, cette belle ferme peut être opp
- osee,
- à bon droit, aux plus belles exploitations
- de la
- Belgique. Elle renferme tous les locaux exigés Pa^ la culture des céréales et des plantes industriel^8' ‘ par l'élevage du cheval, de l'espèce bovine, des ^ à laine, des porcs et des volailles.
- La ferme de Rougeville offrira d’excellents lin° dèles aux propriétaires riches qui voudront ta1 construire des bâtiments agricoles près de leur bitation. Elle est située dans un parc admirab ment tenu et orné çà et là de beaux massifs et brillantes corbeilles de fleurs. ^
- La maison d’habitation du régisseur forme pavillon isolé à l’entrée de la ferme ; elle rente1'11 une laiterie voûtée avec ses accessoires.
- iiit
- A droite de cette charmante demeure se trouve^ la cuisine de la ferme et les poulaillers. De 1al^. côté sont situés les magasins-pour le mobilier a» cole et le combustible. t
- Au milieu de la cour existe un vaste bâtim qui comprend, au centre, une fosse à fumier c
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- j,!^ei à droite, l’étable des vaches et à gauche i^ürie. A droite de cette construction centrale se j°Uvent la porcherie et les cours qui la précèdent, !.a gauche les boxes avec les paddocks dans les-on confine les bêtes chevalines et bovines élève.
- i Ces divers bâtiments sont dominés par des gre- *6rs.
- !. quatrième côté qui forme le fond de la cour j,St occupé par une vaste grange avec un large (^’ent. La partie centrale dans laquelle existent ( Machine à battre et la machine à vapeur divise ae belle grange en deux parties.
- (voir fig. l et 2, pl. XVI).
- La ferme de Bonnvis (Nord) se distingue par des rCiments qui sont très vastes et d’une construc-sévère, et par la position qu’elle occupe à la Action de deux routes nationales. Il n’est pas ’atile qu’on sache comment on doit agencer ou jf°0per les bâtiments lorsqu’une ferme peut ou ^ être construite à l’angle formé par deux routes ^eux chemins.
- (Voir flg. 3, pl. XV).
- ^a ferme de Notre-Dame-des- Champs (Ain) se dis-
- îla
- Sue par la superficie trop considérable accordée
- cour et aux bâtiments. Cette exploitation est à
- agricole et industrielle. Elle comprend les Instructions que nécessitent l'élevage et l'entretien 1^ l’engraissement des bêtes bovines, l'éducation du f ei'af l'élevage des bêtes à laine, l'élevage et l'en-! fusement des bêtes porcines, une distillerie et une Kserie.
- Lette ferme n’est pas parfaite ; la porcherie est
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- 3duit
- trop importante, et le fumier qu’elle proam* devrait pas séjourner entre les loges; uaais^ qu’elle est, elle présente dans ses détails des disp sitions qui permettent de la signaler à l’atte»*1 des agriculteurs. Tous les bâtiments sont reliés uns aux autres par un petit chemin de fer.
- Les murs sont en briques et en pisé. ^
- La plupart des bâtiments ne possèdent PaS planchers.
- En résumé, comme l’exploitation ne possède 4 50 hectares de terres labourables et 50 hectares ^ prairies naturelles, soit, au total, 100 hectares. 0
- i
- aurait pu construire les bâtiments plus econ quement et les coordonner de manière que leS tte vices et la surveillance y fussent plus faciles- ^ construction prouve une fois de plus avec ^ lenteur et quelle économie on doit agir quau se propose de construire un corps de ferme-
- (Voir hg. 4, pi. XV).
- Le domaine du Grand-Caumon (Aude) ne comP
- ?evû
- que des vignes. Ses bâtiments sont très
- T‘ 011) U C
- m1'
- quables. La maison d’habitation est située au f lieu de la cour, qui est limitée dans toute sa lar» ^ par une magnifique grille. Le cellier (voir ûg- ^ 19 et 20, pl. X) est parfaitement disposé; laferl^ter
- qui y est adossée permet aux voitures d’apP®
- les raisins au-dessus des foudres. Les autres
- ]>4fr
- :C0S'
- ments servent à loger les mules et mulets ne'oir saires pour le travail du sol des vignes, les i11 tons qu’on engraisse avec le marc, la distiHel ^ la tonnellerie, etc. Le fumier est conservé S°uS hangar situé près du poulailler,
- (Voir fig, 7, pl, XV).
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- GRANDE CULTURE
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- Le domaine de Villedieu (Tarn-et-Garonne) comprend, comme le domaine du Grand-Caumon, un ^portant vignoble. Les bâtiments sont entourés par beau ruisseau.
- La maison d’habitation est à gauche en entrant ; elle est attenante, d’une part, à un beau jardin j atlglais, et de l’autre à une petite cour dans laquelle I s°nt situés la volière et le bûcher. A gauche de la Porte d’entrée se trouve l’habitation qui est occupée P^r le personnel agricole.
- Les autres bâtiments de droite comprennent la Vacherie et les bâtiments vinaires. Les constructions situées sur le côté gauche de la cour renferment une orangerie, la forge, la boulangerie, etc. ^es bâtiments qui occupent le fond de la cour sont °ccupés par l’écurie, la remise et les boxes.
- A gauche, sur le premier plan et derrière la Raison des agents, existent le jardin potager, ^ire à battre, les fosses à fumier et à composts
- Une prairie pour l’élevage.
- C’est à l’extrémité de l’enclos, qui comprend t°ns les bâtiments précités, que sont situés la hernie, le chenil, le magasin au bois, le serre-pile (magasin à grains), un grand hangar et le maga-sm pour les outils à main.
- (Voir fig. 10, pl. XIII).
- La propriété de Saint-Sauveur (Hérault) possède ies prairies, des vignes et quelques hectares de jerres labourables. Les prairies permettent d’entre-mûr de 30 à 40 vaches qui fournissent du lait P°Ur Montpellier et du fumier pour les vignes.
- 1(6 cellier est desservi par une rampe qui permet
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- 342 COURS, CLOTURES ET PORTES DES FERMES
- de faire arriver les raisins sur le plancher dlU domine les foudres.
- Les fumiers sont déposés et conservés sur deS plates-formes situées dans la cour, entre les étable® et le cellier.
- (Voir flg. 8, pl. XV).
- CHAPITRE XVIII
- Cours, clôtures et portes des fermes
- Les fermes composées ont toutes une ou plusieur couj's, dont la forme et la grandeur varient à 1111 fini.
- Les fermes bien construites, appartenant a petite ou à la moyene culture, n’ont qu’une seu cour carrée ou rectangulaire et autour de laqu^ sont situés les bâtiments.
- Les grandes exploitations anciennes qui ont e agrandies depuis qu’elles ont été édifiées et fermes nouvellement construites, ont presque ton jours plusieurs cours qui sont séparées par d bâtiments. Cette disposition est nécessaire lorSd les constructions sont importantes et que vacheries, bergeries, etc., ont une grande gueur. Vouloir, dans cette circonstance, n’av° ^ qu’une seule cour, est presque impossible, à m01 de pouvoir disposer d’un vaste terrain.
- Les grandes cours ont des avantages inconteS
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- COURS, CLOTURES ET PORTES DES FERMES
- 343
- jj, es) mais elles ont aussi des inconvénients, abord, les vents y régnent avec plus de violence ; "^‘oid y est plus intense et les pluies y sont sou-i.^plus violentes; ensuite, le transport des pailles, etc., des granges aux écuries et étables, et ! fumier des écuries, bergeries, etc., à la fosse à ^biier ou sur les plates-formes, se fait lentement ^vient, par conséquent, plus coûteux.
- Quand on possède une exploitation ayant une
- 1 grande cour, on ne doit pas hésiter à établir . Petit chemin de fer qui relie les fenils et les
- jauges aux écuries, bergeries, etc. ; cette
- %
- ’he
- écuries, bergeries, etc. ; cette voie 6e permet aussi l’enlèvement des fumiers avec
- grande promptitude. Les vagonnets qui y cir-
- .jj|eut sont planchéiés ou à claire-voie, suivant les Jets à transporter.
- ^°rsque la cour est divisée en deux parties par , bâtiment transversal, on a intérêt à utiliser le '0tûble de cette construction comme grenier à l^'Us, surtout si ce.bàtiment est en contact avec j, grange par un de ses pignons. Alors à l’aide j’jUe chaîne à godets située dans un conduit en j ls> on peut, si la machine à battre est installée la grange, faire arriver directement les grains l , tarare dans le grenier. Par cette disposition %
- Si
- unique peu coûteuse, on prévient des vols et *inue un peu le prix de revient du battage. Le i, aia, en quittant la chaîne à godets, tombe dans ® hélice en fer-blanc ou en zinc un peu inclinée, l^1 te distribue successivement, à volonté, dans la longueur du grenier.
- il 6 bâtiment transversal précité doit présenter, 0tl la longueur, une ou deux ouvertures assez
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- 344 COURS, CLOTURES ET PORTES DES FERMES 7 • grandes pour que les voitures puissent facile111
- passer d’une cour dans l’autre. . ja
- Ce bâtiment peut être occupé par l'écurie? vacherie ou par la maison d’habitation. DanS_ dernier cas, le cultivateur voit aisément ce passe dans les deux cours (Voir ferme de Thonv
- p. 336).
- Les aires des cours de fermes doivent être
- bien
- la
- nivelées et très solides. On leur donne toU^a{p résistance voulue en les couvrant d’un épais ^ loutis fortement tassé à l’aide d’un rouleau^g fonle uni. C’est accidentellement que les couis^ ^ fermes sont pavées. Enfin, elles doivent avo0^ pente nécessaire pour que les eaux pluviales restent pas stagnantes. . ^
- Les ruisseaux qui traversent les cours 001 être pavés ou disposés en cassis (voir page << afin que les voitures et les eaux très ruissela ne les dégradent pas.
- Les fermes bien construites' ont toutes au] d’hui des trottoirs le long des bâtiments à^10 rieur de la cour. Ces trottoirs ont, au mim01 ^ 1 mètre de largeur et-O"116 de saillie au-desS0S^g sol de la cour. Ils rendent plus facile et P prompte la circulation du personnel de la *e .jg pendant les saisons pluvieuses et les neiges? e ^ contribuent, lorsqu’ils ont été construits a^eCgl]r bons matériaux : pavés ou briques poses champ, à l’assainissement des bâtiments. _ ja Quand de larges auvents ont été établis s01 façade des vacheries, des écuries et des ëTaü^^
- ces trottoirs servent souvent de dépôts temp pour des hottes de foin ou de paille,
- oral1
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- COURS, CLOTURES ET PORTES DES TERMES
- 34d
- IU existe, dans diverses contrées, des cours de ,ep|ïles qui sont souvent boueuses pendant les îls°ns pluvieuses, parce que leur sol est argileux ^glaiseux ou qu’il est pénétré par des eaux qui y Prient souterrainement des fonds supérieurs. On obvier à ces inconvénients par un drainage ,’f11 exécuté, soit seulement dans la cour, soit à la '^clans la cour et sur les terres qui environnent tellement ou en totalité les bâtiments.
- I Les cours des fermes bien closes par une excel-haie vive ou par un mur, ont de grands étages. Une clôture solide et bien établie em-j Che le maraudage et ne permet pas aux volailles vaguer en dehors de la ferme ; enfin, elle permet j?Ssi d’abandonner en liberté, pendant un temps ^fminé, soit des vaches laitières soumises à la ii.^ülation, soit de jeunes bêtes bovines, soit des K à laine.
- [ portes d'entrée des fermes varient beaucoup J^Qt à leur position et leur hauteur. Comme les et les barrières, elles doivent avoir de 5 à , Mètres de largeur, c’est-à-dire être assez grandes qu’on puisse entrer ou sortir aisément une ij^üre, guimbarde ou chariot chargés de foin, i? gerbes ou de paille. Les portes charretières e*Qes, comme celles à claire-voie, doivent avoir battants se fermant à l’aide d’une bascule, grandes portes d’entrée n’étant pas toujours pertes et étant, en outre, d’une fermeture assez ^cile, on est dans l’usage de ménager dans un leurs battants une porte ordinaire pour les ^°ns. Cette petite porte se ferme au loquet pen-le jour et à la clef durant la nuit.
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- 346 CONSTRUCTIONS HORTICOLES ET JARDINS
- On évite la construction de cette petite por!e ^ j nuit toujours à la solidité du battant dans elle existe, en établissant une porte ordinaire la maçonnerie qui relie l’un des piliers de la P { charretière à l’un des bâtiments de la ferme, à cette porte qu’on fixe le goujon qui met en m vement la sonnette qui avertit si quelqu’un ou sort dans la cour. , ^
- Il existe encore, dans les contrées de l’Oue du Centre, un grand nombre de fermes °l^urg cours sont de véritables cloaques pendant pluS1 j. mois de l’année. Ces cours, souvent même, ne pas fermées par un mur ou une haie et une rière.
- CHAPITRE XIX
- Constructions horticoles et jardin®
- n De *a
- Sommaire. — I. De la maison du jardinier. — e,.,
- serre à légumes. — III. Du jardin légumier et ve ë
- — IV. Du fruitier. — V. De l’orangerie et deS.se^g
- — VI. Des jardins paysagers. — VII. Des glaciei
- L’horticulture acquiert chaque année plus portance dans toutes les régions, par suite de ^ progrès incessants. C’est pourquoi il a paru lV de dire un mot sur les sujets ci-après :
- I. DE LA MAISON DU JARDINIER
- aoïd
- Les maisons habitées par les jardiniers j. souvent isolées et elles ont beaucoup de rapP0
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- DE LA MAISON DU JARDINIER
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- avec les habitations occupées par les gardes îyoir page 320). Elles sont situées près ou dans le jardin, ou elles sont voisines de la porte d’entrée de a propriété. Dans ce dernier cas, on leur donne la ^rme d’un pavillon ou d’un petit chalet, et on y jait grimper du lierre, du chèvrefeuille de chêne, 6 rosier Bank, la vigne vierge, le rosier Maria-^onida, la glycine ou le bignonia.
- , Lorsque la maison du jardinier ne concourt pas d’ornement d’un parc, elle se distingue par sa SltOplicilé et sa bonne distribution. Alors on y ^osse souvent un appentis qui sert de remise f°ur les brouettes, les paillassons, les châssis, les taJiies, les treillages, etc.
- Quelquefois cette habitation est située sur cave, ^ elle comprend, au rez-de-chaussée, outre la Cl*isine du jardinier, un fruitier et un magasin aans lequel on conserve les graines, les outils à ltlain, les potirons, les cloches et les arrosoirs. Au dernier existent deux chambres à coucher.
- , Un appentis est un bâtiment très utile pour un Usinier. On y fait sécher les tiges porte-graines, ^ on y fabrique, pendant les mauvais jours, les j^Ulassons que nécessite la culture forcée et les reUlages qui doivent, servir à garnir les murs ou établir des contre-espaliers.
- U’est dans la cave qu’on conserve les pommes de 6rt>e, les tubercules de dahlia, les rhizomes de ïaâne, etc., qu’on plantera l’année suivante.
- Nous recommandons sur ce sujet spécial du jar-lIlage, le Manuel pratique de Jardinage et d’IIorti-
- fMtur
- 'e, par Maumené (Encyclopédie-Roret).
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- CONSTRUCTIONS HORTICOLES ET JARDINS
- II. DE LA SERRE A LÉGUMES
- Il est très utile dans les fermes importantes ou dans les grandes propriétés d’avoir une serre (l légumes.
- Sous ce nom on désigne une galerie ou une cave voûtée, ou une pièce située au rez-de-chaussee ayant des fenêtres munies de volets et dans laquelle la gelée ne pénètre pas. Le sol de ces bâtiments n’est ni carrelé, ni pavé. On y observe une couche de sable de 0"'20 à 0'"30 d’épaisseur.
- Une serre à légumes est bonne quand elle n ^ ni trop sèche, ni trop humide et qu’on peut aise' ment empêcher la lumière d’y pénétrer.
- C’est dans ce local qu’on conserve pendant l’hiver les carottes, les navets, les panais, les chicorées frisées, les cardons, etc. Les racines y sont déposées en petits tas. Chaque lit comprend deu* rangées de carottes ou de betteraves ayant lenrS têtes extérieurement et un peu en saillie. Les lds sont séparés par une légère couche de sable ou d® terre sableuse. Les chicorées, les céleris, etc., son plantés dans le sable comme s’ils végétaient encoie dans un des carrés du jardin légumier, à cehe exception cependant qu’ils sont très rapprochés uns des autres.
- Par suite de la fraîcheur du sable, les légumeS ainsi emmagasinés avant les gelées à glace se conservent très bien. L’obscurité qui règne conS' tamment dans le bâtiment permet aux cardon^ aux chicorées, etc., de blanchir et d’acquérir Par là plus de qualité.
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- DU JARDIN LÉGUMIER ET VERGER
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- lé,
- De temps à autre on doit visiter les serres à
- Ruines, soit pour opérer quelques mouillures, si le sable est trop sec, soit pour enlever les chicorées M commencent à s’altérer.
- Les caves voûtées sont d’excellentes serres à )egumes quand on peut y arriver par un plan 'ncliné assez large pour qu’une brouette y circule 'brement.
- C’est dans ces caves qu’on prépare la barbe de t(l'pucin à l’aide des racines de la chicorée sauvage, qu’on cultive le champignon comestible ou pignon de couche.
- III. DU JARDIN LEGUMIER ET VERGER
- Le jardin potager a une grande importance, bGisqu’il doit produire les légumes consommés la ferme. Son étendue est variable selon 1 importance de l’exploitation, et suivant qu’il est °11 non précédé par un jardin d’agrément.
- Ce jardin doit être clos par un mur, une haie Dve ou une palissade. Si la haie vive est peu laiteuse, elle est lente à devenir défensive et elle a e grave inconvénient de favoriser la multiplication ^es limaces, des limaçons et des mulots, ennemis res redoutés des jardiniers, parce qu’ils ne sont ^as toujours d’une destruction facile. Le mur occa-*’°Qne de plus fortes dépenses, mais il a l’avan-
- ge de clore de suite le jardin et de payer par les uits que produisent les arbres qu’on y adosse, un
- l(Uérêt très élevé de la somme qu’il a engagée.
- Les murs ont généralement 2'" 75 de hauteur S°ûs le chaperon (voir page 278). Leur crépissage,
- instructions agricoles.
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- 350 CONSTRUCTIONS HORTICOLES ET JARDINS
- dans les contrées septentrionales, doit avoir une teinte légèrement grisâtre, nuance qui a l’avantage de concentrer une plus grande somme de chalelir que les surfaces blanches et qui n’a pas 1 inconvénients que présentent les teintes noires °u noirâtres.
- A mesure que se fait le crépissage, on sce dans le mur des os de mouton auxquels on bxe plus tard les treillages. Ces os sont plus durable et plus solides que les clous à crochets.
- Dans tous les jardins clos par des murs, ménage à la base de la clôture une plate-ban bordée par une allée ayant au moins un mètre largeur, à moins que la surface du jardin ne S° très limitée.
- Les carrés sont bordés de contre-espaliers d'arbres fruitiers dirigés en quenouille, en pyia mide ou en gobelet. On doit éviter de planter à l’intérieur des carrés des arbres-tiges ou dem1
- tiges- -és
- Dans les grands jardins légumiers, les cari
- sont bordés par des plates-bandes ayant lm30 largeur. Ces plates-bandes sont aussi plantées arbres fruitiers. ,
- Le centre d’un jardin potager doit être, auta1^ que possible, occupé par un bassin alimenté Pal un jet d’eau ou un robinet. Quand les circons tances ne permettent pas d’établir ce réservoir na enterre le long des carrés dans l’allée centra ’ de distance en distance, des tonneaux goudronn ou bien huilés. Ces récipients communiquent uns avec les autres à l’aide de tuyaux souterrain^ Ces tonneaux, dans lesquels les jardiniers puis®
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- DU JARDIN LEGUMIER ET VERGER
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- 'eau qui sert à l’arrosage des légumes, sont Cimentés par un filet d’eau ou une pompe placée dans un puits et mise en mouvement par un homme ou un manège (voir Norias, page 248).
- En général, l’allée centrale est en face de la partie médiane de l’habitation ; elle peut être ornée de Osiers et de plantes à fleurs. Dans les grands jardins, on a intérêt à avoir une voie charretière Centrale qui permet l’apport facile et rapide du fumier, des feuilles, etc.
- Quand le jardin est exposé à certains moments de l’année à des vents violents ou à des vents très froids, on établit çà et là des brise-vents en plantant hos haies d’épicéa ou de thuya. Ces brise-vents ont à 4 mètres de hauteur. Dans les contrées méridionales ces haies toujours vertes et qu’on taille frès aisément, sont remplacées par le cyprès pyramidal ou le roseau-canne ou arundo.
- Lorsque le jardin potager doit être séparé de l’habitation par un petit jardin anglais, on dispose ce dernier de manière qu’on puisse y créer un gazon 0rné çà et là, près de l’allée qui l’encadre, par des c°rbeilles de fleurs: géraniums, pétunias, rosiers
- fr;
- ancs de pied, hortensias, etc. C’est sur cette pe-
- *ouse que les jeunes enfants prendront leurs ébats, ^ans ce cas, il faut séparer par une barrière, une Glissade, etc., le jardin à fleurs du jardin potager.
- complète l’ornement du jardin d’agrément en instruisant un kiosque ou une tonnelle et en établissant quelques bancs.
- Le verger peut être clos par une haie vive à dé-früt d’un mur. Son sol sera gazonné, afin qu’on Unisse y confiner un animal malade, quelques
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- OOA CONSTRUCTIONS HORTICOLES ET JARDINS
- jeunes bêtes bovines venant d’être sevrées ou des béliers de choix.
- Lorsque le verger renferme un rucher (voir paoe 198), on garantit ce dernier de l’approche des ani' maux en établissant une balustrade à quelques mètres des ruches.
- IV. DU FRUITIER
- Le fruitier ou local dans lequel on conserve les poires, les pommes, le raisin, etc., doit être situe au nord et au rez-de-chaussée ou dans un sous-so dominant une cave. Il est indispensable qu’il sod bien sec et que la lumière n’y pénètre pas. Pjü outre, les fenêtres doivent être bien closes et munies intérieurement de volets. Dans les fruitiers ou la température est très élevée et l’air très sec ou très humide, les fruits se conservent mal, parce qu’ils s’altèrent promptement.
- L’intérieur de ce bâtiment est garni de tablettes ayant 0m50 environ de largeur et étagées les unes au-dessus des autres de 0m 30 à 0™ 35. Chaque ta-blette présente 4 à 5 petits gradins, disposition 9ul permet de mieux surveiller les fruits que quan1 toutes les tablettes sont horizontales.
- La porte d’entrée doit être aussi bien ajustée; ^ y a avantage, lorsque les circonstances le Per' mettent, à faire ouvrir la porte d’entrée du fruitier dans une seconde pièce ou dans un corridor. PaT cette disposition, l’air extérieur agit moins diveÇ tement sur les fruits lorsqu’on pénètre daqs le lier,
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- DE L’ORANGERIE ET DES SERRES
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- V. DE L’ORANGERIE ET DES SERRES
- On conserve les plantes qui ne peuvent passer ^hiver en pleine terre, soit dans une orangerie, s°it dans une serre.
- Orangerie. — L’orangerie ou serre froide sert à abriter les orangers, les grenadiers, les lauriers-r°ses, les myrtes, les camélias, les rhododendrons et les azalées de l’Inde.
- Ces conservatoires ne sont chauffés que lorsqu’il ; ^rvient de grands froids et que le thermomètre accuse quelques degrés au-dessous de zéro à l’inté-heur du bâtiment. Nonobstant, comme pendant hiver la température peut être maintenue sans aâcun inconvénient à 2 ou 3° au-dessus de zéro, il Sensuit qu’un poêle ordinaire suffit toujours pour ! Préserver les plantes des atteintes d’une forte gelée.
- L’orangerie doit être exposée au midi et avoir de ^andes fenêtres pour que la lumière y pénètre | ^'sèment, même lorsque le temps est couvert. Ces j.^êtres commencent à 0"'50 du sol et s’élèvent risqua 0'"40 en contre-bas de l’entablement du ^liment.
- Les meilleures orangeries sont celles qui sont j^ûtées. Celles qu’on peut signaler ensuite comme j eR établies ont un seul versant comme toiture et pftient dès lors un véritable appentis fermé sur le 6yant par une muraille percée de grandes baies ^ terminée par une corniche. Le toit peut être :
- I eR chaume, 2° ou en ardoises ou en tuiles; dans 6 premier cas, le plafond est revêtu de planches
- 20,
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- 3j4 CONSTRUCTIONS HORTICOLES ET JARDINS
- jointoyées, et dans le second, il est hourdé de plâtre ou de mortier.
- Les fenêtres, comme les portes qui sont toujours vitrées si elles sont situées sur la .façade, sont a deux vantaux, afin qu’on puisse aisément les ouvrir quand l’orangerie est garnie de plantes, et lorsqu’il est utile de faire pénétrer dans le bâtiment le plus grand volume d’air possible.
- Sei'res. — Les serres sont des constructions à vl~ trage qui servent à conserver ou à cultiver des plantes qui demandent plus de chaleur que leS orangers, les camélias, etc.
- Les serres froides ou jardins d'hiver remplacent les orangeries. Pendant les grands froids, on couvre la partie du vitrage exposée au nord d’une boime couche de feuilles sèches.
- Les serres tempérées sont plus répandues que ^eS serres chaudes qui sont réservées pour les palmie^’ les bananiers, les orchidées, les fougères, pfimteS dont la culture occasionne souvent de grandes de
- penses.
- fer,
- des
- es
- Les serres ont une charpente en bois ou en et elles sont à un ou deux versants. Le vitrage serres en bois est à surface plane ; celui des sei’i en fer est presque toujours à surface curviligne- b chevrons qui soutiennent les panneaux vitrés s° fixes ou mobiles.
- jes
- Quand les serres n’ont qu’un versant, 0 ,„g3 adosse contre un mur vertical ayant de 0"'50 à 0 d’épaisseur, afin que la gelée ne puisse y P®116 La hauteur de ce mur d’appui varie suivant leS . mensions de la serre, Lorsque celle-ci est à d
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- DE L’ORANGERIE ET DES SERRES
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- 'Usants, on construit deux murs ayant 0ro65 à 1 mètre de hauteur au-dessus du sol. Ces murs d appui sont terminés par une dalle portant exté-Ceurement et à sa partie inférieure un larmier Pour que les eaux pluviales ne glissent pas le long des murs.
- Les serres à surfaces planes présentent deux dispositions différentes. Dans le premier cas, les che-vPons en bois ou en fer reposent sur le mur d’ap-Püi; dans le second les extrémités inférieures reposent sur une partie verticale vitrée qui donne plus de hauteur à la s’erre et contre laquelle on hxe intérieurement une ou deux rangées de tablettes sUr lesquelles on met des plantes basses qui exigent beaucoup de lumière, comme les fraisiers, les cyclamens, les jacinthes, les primevères de la Chine, etc.
- Tous les chevrons présentent à leur face supérieure une rainure formant gouttière. La faîtière, dans les serres à double versant, est protégée par Une feuille de zinc n° 14, qu’on fixe à l’aide de clous galvanisés.
- Les châssis ont de 1 à lm65 de largeur et 2 mètres de longueur. Les verres qu’on y lixe doivent être arrondis à leur partie inférieure, afin que l’eau des pluies coule sur la partie médiane du vitrage iuférieur.
- Le fond de la serre à un seul versant est garni de tablettes ou d’un gradin quand la porte d’entrée est située au milieu d’un des pignons. Quand il existe un passage entre le mur du fond et un petit mur élevé dans la serre, à la disbpnee -do^O1" 75 à
- d mètre, on le couvre d’un treilir(ge^s»Me^el on
- A.
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- CONSTRUCTIONS HORTICOLES ET JARDINS
- fait monter des plantes grimpantes : vigne, paSS1 flore. t
- Les serres tempérées sont chauffées à l’aide de tuyaux dans lesquels circulent de l’air chaud ou de la vapeur, ou de l’eau chaude. Les thermosiphons à eau chaude sont les plus simples, les plus économiques et les plus parfaits. Ce mode de chauffage exige la construction d’un fourneau et la pose tuyaux métalliques.
- de
- VI. DES JARDINS PAYSAGERS
- Les jardins d’ornement se divisent en deux classes, les parterres français et les jardins anglais
- Parterres français. — Les jardins français sont toujours disposés très régulièrement. Ainsi ils ne présentent que des plates-bandes droites ou coü' tournées, bordées de huis et séparées par des alleeS sablées plus ou moins larges. Quelquefois ces planches droites forment un simple parallèle gramme au centre duquel existe un gazon.
- Ces plates-bandes, toujours symétriques et dont on embrasse d’un seul coup d’œil toute l’étendue, présentent sur leur partie médiane, de distance en distance, des rosiers, des lilas, des hibiseux, etc--et entre ces arbrisseaux il existe des dahlias, des chrysanthèmes, des roses trémières, des aconits, des phlox, etc., plantes qui parviennent à plus d’un mètre de hauteur. A droite et à gauche de cette haie florale, c’est-à-dire entre ces plantes et la bordure, on remarque des coréopsis, des reines-mai" guérites, des géraniums, des penstemons, deS héliotropes, des pétunias, etc.
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- DES JARDINS PAYSAGERS
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- Tous ces végétaux y sont plantés de manière à bien marier les feuillages et les fleurs. On espère, ee agissant ainsi, que la plate-forme sera moins Monotone, parce qu’elle offrira sans discontinuité, depuis le printemps jusqu’en automne, une réunion ûe fleurs remarquables par l’éclat et la variété de Murs couleurs. On atteint ce résultat en remplaçant les plantes qui ont perdu leur éclat par d’aubes plus fraîches.
- On comprend que pour obtenir ainsi une exposition prolongée et non interrompue de fleurs, il faut que les plates-bandes du fleuriste (lieu où le Jardinier fait ses semis), offrent des plantes très Averses quant à leur ordre de floraison.
- Lorsque, par prédilection ou par caprice, on prêtre le style symétrique au style régulier, il est bien, il est même nécessaire pour former un parterre digne d’être imité, de ne planter que des végétaux dont on connaît parfaitement le port, la hauteur, la disposition et le coloris des fleurs et la hurée de floraison.
- Quoi qu’il en soit, la floraison des plantes-bandes Comprend trois périodes bien distinctes :
- La floraison du printemps, c’est-à-dire les plantes fM fleurissent depuis le mois de mars jusqu’à la ho de mai.
- La floraison d'été, période pendant laquelle les Mantes épanouissent leurs fleurs pendant les mois h® juin, juillet et août.
- La floraison d'automne, qui comprend les plantes TU fleurissent depuis la fin d’août jusqu’aux premiers froids.
- En dehors de ces trois classes, il ep existe une
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- 358 CONSTRUCTIONS HORTICOLES ET JARDINS
- comprenant les plantes qui montrent leurs fleurs depuis la fin de juin jusqu’au commencement de novembre. Cette catégorie renferme donc toutes les plantes à floraison prolongée.
- Jardin anglais. — Les jardins anglais se corn-posent d’un tapis de gazon traversé par des allées sinueuses et sablées, et orné çà et là de corbeille de fleurs semées sur place ou transplantées, ou de massifs d’arbustes plus ou moins élevés, mais toujours appropriés au climat, à l’exposition et au site.
- Les jardins anglais ont le grand avantage sur les jardins français ou à style régulier de s’harmoniser avec toutes les étendues et de dissimuler parfaite' ment l’exiguïté d’une surface. C’est cette superi0' rité incontestable qui les a fait adopter dans les jardins à fleurs d’une faible étendue.
- Le gazon, dans ces jardins, présente tantôt une surface régulière, tantôt une superficie naturelle' ment ondulée ou rendue telle par le travail- La surface plane est nécessaire quand le jardin est petit; elle doit, au contraire, présenter des ondula lions quand le jardin est vaste. Alors, elle o^re dans une surface restreinte, la miniature d’une campagne accidentée.
- Les allées sont toujours sinueuses. Leur trace présente des difficultés qui obligent à bien les étudier. Il faut, en effet, avant d’arrêter leur direction* se rendre compte de l’effet qu’elles produiront. CeS allées ne doivent pas être multipliées, surtout dans l’espace sur lequel la vue se porte habituellement-Une allée est bien tracée quand elle fuit légère' ment en s’arrondissant et qu’elle sè déroule ou ser
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- DES JARDINS PAYSAGERS
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- Pente à la vue. Lorsque la direction des allées a été déterminée, on marque, à l’aide de jalons, les endroits qu’occuperont les corbeilles de fleurs et les Passifs d’arbustes.
- C’est commettre une faute que d’émailler confusément un gazon de massifs nombreux. Les massifs Oe sont un véritable ornement d’une pelouse bien verte que lorsqu’il existe entré les points qu’ils °ccupent une distance en rapport avec l’ensemble total du jardin. Ordinairement, on ne place sous tos fenêtres de l’habitation que des corbeilles de deurs basses, et encore a-t-on la précaution de les disposer de manière qu’elles n’empêchent pas de Contempler une grande étendue de gazon. C’est au Premier plan, mais à droite et à gauche de la maison, qu’on dispose les premières corbeilles qui se Attachent souvent à des massifs de plantes odoriférantes situés directement au-dessous des fenêtres.
- Lorsque les corbeilles ont été bien disposées et Qu’elles alternent de manière à dissimuler l’exi-Suïté de la surface sans contrarier ni heurter le togard, et qu’elles ont été garnies de plantes diverses quant à leur coloris, la viie, en errant sur f ensemble, contemple toujours un délicieux tableau Çt elle constate que les corbeilles apparaissent tou-tours comme de riches broderies encadrées dans do beau tapis de verdure.
- Forme des corbeilles et des massifs. — La torme des corbeilles et des massifs a une importée plus grande qu’on ne le suppose généralement. Dans une foule de jardins, on a adopté la torme circulaire. De telles corbeilles s’harmonisent toès bien avec des plates-bandes symétriques et des
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- 360 CONSTRUCTIONS HORTICOLES ET JARDINS
- allées droites, mais elles forment un véritable contraste avec les formes arrondies des allées des jar' dins anglais. Il faut remarquer que les cercles, dans les jardins où les plates-bandes ont des formes anguleuses, sont toujours enveloppés par une allee sablée, ce qui permet de mieux juger des fleurs qu’on y a plantées. Il n’en est pas de même dans les jardins irréguliers : les corbeilles sont toujours encadrées par le gazon. Il est vrai qu’elles sont situées à une faible distance des allées ; mais l°rS' qu’elles ont la forme d’un cercle et qu’elles ont un grand diamètre, on ne peut admirer que les fleurs situées du côté du sentier.
- Il résulte de ce qui précède qu’on a dû naturel' lement préférer, dans les jardins irréguliers, la forme ovale au cercle. Cette forme ovale est, dLl reste, celle qui plaît le mieux, à cause de la fuit0 excentrique indéfinie de sa ligne de contour.
- Arbres isolés. — On complète l’ornement A11 gazon en y plantant des arbres isolés qui °n^ l’avantage de détruire la monotonie que présente la pelouse ou d’orner les inégalités du sol.
- Ces arbres ne peuvent pas être plantés symélr1' quement au milieu du gazon. Il faut les placer Ça et là sur un des côtés et en dehors des points d0 vue qu’on peut avoir des fenêtres de l’habitation) après avoir réfléchi à l’effet qu’ils produiront loH' qu’ils seront élevés et que leurs branches inf0' Heures reposeront sur le gazon. Ainsi plantés is° lément, ces arbres contribueront beaucoup à l’°r' nement et au pittoresque du jardin paysager.
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- tJES GLACtÊRËS
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- VII. DES GLACIERES
- Les glacières sont des constructions dans lesquelles on emmagasine de la glace pendant l’hiver Pour en disposer pendant la belle saison.
- La glace n’est pas uniquement un objet de luxe, eHe sert aussi à conserver durant les grandes cha-^Urs les viandes et les poissons, et elle est éployée avec succès dans plusieurs maladies.
- Les glacières sont des fosses creusées en totalité °U en partie dans un sol sain, exposé au nord ou abrité du soleil par un bosquet ou des plantations, belles qu’on considère comme les meilleures sont Presque complètement enterrées. Elles sont circules et ont la forme d’un cône tronqué et renversé. Elles sont revêtues intérieurement d’une Maçonnerie à parois inclinées construite avec des P'erres très peu poreuses et reliées les unes aux Mitres avec un mortier ou un ciment hydrau-lflue. Leur partie inférieure se termine par un Puisard muni d’un grillage en bois et destiné à devoir les eaux provenant de la fonte de la glace.
- La toiture qui couronne les glacières est simple °l> double suivant les localités et l’endroit où elles s°nt situées. Lorsqu’une glacière est formée par un ’Vible toit, le premier, celui qui situé à l’intérieur, en torchis, et le second, celui qui domine la instruction, est un chaume très épais, afin qu’il iïpêche le soleil d’élever la température intérieure la glacière, ce qui ferait fondre la glace. Lorsque *e toit est unique, il est aussi en paille; nonobstant, ils les deux cas la charpente est formée de bois
- ’Onstruclions agricoles.
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- 362 CONSTRUCTIONS HORTICOLES ET JARDINS
- brut. On peut, ce qui vaut mieux quand cela est possible, remplacer le comble et la toiture en paiUe par une voûte en moellons couverte d’une couche de terre épaisse de O"150 à 0m65 au minimum.
- Les glacières bien construites ont leur ouverture protégée par un avant-corps formant vestibule) exposé au nord et muni d’une porte. Cette petite construction permet, pendant l’été, de bien garnir la porte intérieure à l’aide de bottes de paMe (PI. XI, tîg. 22 et 23.)
- On descend dans une glacière à l’aide d’une échelle quand, à l’intérieur, il n’existe pas un escalier. Avant d’y déposer de la glace on la nettoie e on, fait sécher la muraille, si celle-ci est humide-en allumant du charbon de terre ou du charbon & bois; puis on couvre le grillage de broussailles e on garnit toute la surface intérieure de paille de seigle, qui est mauvaise conductrice de la chaleur-Plus la masse est grande et mieux la glace se conserve. Un mètre cube pèse en moyenne 500 kil° grammes.
- Pendant la belle saison, on évite autant que P°s' sible d’ouvrir les portes des glacières depuis heures du matin jusqu’à 6 ou 7 heures du soû-C’est principalement le matin, lorsque l’air est e0 core frais, que la récolte de la glace peut être fade) La personne qui est chargée de ce travail doit avo0 la précaution de fermer la première porte l°rS qu’elle est arrivée dans le vestibule, c’est à-dire avant d’ouvrir la seconde. En procédant ainsi, °n évite que l’air extérieur n’arrive en grande mass6 à l’intérieur de la glacière.
- Pendant la saison des pluies, on exécute toute3
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- DES GLACIÈRES
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- les opérations : creusement des rigoles, réparations des glacis extérieurs, etc., qui peuvent empêcher des infiltrations dans la glacière.
- Beaucoup de glacières, quoiqu’elles soient en grande partie enterrées, dominent les terres où elles sont situées, et elles ont la forme d’un petit monticule décoré par du lilas, du noisetier, du cytise des Alpes.
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- EXPLICATION
- DES
- PLANCHES ET DES FIGURES
- PLANCHE PREMIÈRE. — Écuries
- 1. Vue d’une écurie simple surmontée d’un gi'e'
- nier à foin. La porte comprend deux ouvertures d’aération munies intérieurement chacune d’un volet mobile.
- 2. Plan de l’écurie précédente qui peut loger six
- animaux. Un emplacement est réservé pou1 les lits des charretiers et le coffre à avoine.
- 3. Coupe de l’écurie précédente. Les chevaux sont
- séparés par des barres mobiles. La mangeoire et le râtelier ne présentent aucune particularité.
- 4. Coupe d’une écurie simple ayant- un râtelier a
- paroi verticale et à fond oblique à claire-voie pour que les graines et la poussière se séparent du foin et tombent à terre derrière la cloison qui éloigne la mangeoire de la muraille.
- 5. Bloc ou pavé d’asphalte quadrillé qui se p°se
- sur une forme solide et qu’on fixe à d’un ciment.
- 6. Stalles mobiles soutenues par des cordes dul
- sont reliées les unes aux autres pour évite1 que chaque stalle soit fortement agitée pal les animaux et ne devienne un bat-flancs.
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 365
- Fig. 7. Stalles fixes assez élevées près de la muraille pour que les chevaux ne puissent se voir lorsqu’ils mangent dans l’auge.
- Fig.\ 8. Stalles ordinaires fixes à traverses supérieures horizontales.
- Fig. 9. Aire asphaltée et quadrillée d’une écurie pour empêcher les chevaux de glisser.
- Fig. 10. Mangeoires en fonte émaillée pour les grains et l’eau accompagnées d’un râtelier d’angle en fer.
- Fig. 11. Mangeoire en bois soutenue par des membrures obliques dans lesquelles sont encastrées les planches qui forment le devant de l’auge. Cette mangeoire a l’avantage d’accroître un peu la surface sur laquelle se couchent les animaux. Le râtelier rappelle celui de la figure 4.
- Fig. 12. Mangeoire en briques à fond demi-circulaire soutenue par un massif de maçonnerie. Le râtelier est trop incliné.
- Fig. 13. Mangeoire en bois reposant sur un massif de briques. Le râtelier demi-droit est préférable au précédent. La planche étroite qui éloigne du mur la partie inférieure du râtelier doit être un peu inclinée sur l’auge.
- Fig. 14. Stalle ayant une mangeoire d’angle et une corbeille en fer. Le cheval est attaché au poteau qui divise le fond de la stalle en deux parties. L’aire présente les rigoles nécessaires pour l’écoulement des liquides.
- Fig. 15. Râtelier-corbeilip en fonte.
- Fig. 16. Mangeoire d’angle en fonte.
- Fig. 17. Râtelier d’angle à barreaux droits en fer creux.
- Fig. 18. Mangeoire demi-circulaire en briques n’étant pas dominée par un râtelier et mieux faite que la mangeoire de la figure 12.
- Fig. 19. Stalle pour une écurie de luxe ef maintenue
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- 366 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES ElGURES
- verticale par ime colonne en fonte. La partie en bois est dominée par un grillage métallique qui permet aux animaux de se voir. La colonne en fonte est munie d’un porte-bride ou porte-selle.
- Fig. 20. Stalle fixe ne dépassant pas la partie inférieure du râtelier.
- Fig. 21. Stalle fixe assez élevée pour diviser la mangeoire et semblable aux stalles de la figure 7.
- Fig. 22. Un des côtés d’une boxe en bois ayant la partie supérieure médiane à claire-voie, afin fiue les animaux puissent s’apercevoir et voir leS personnes qui circulent à l’intérieur de l’écurie.
- Fig. 23. Stalle mobile soutenue à l’aide d’une forte corde
- fixée à l’une des solives du plancher qul domine l’écurie.
- Fig. 24. Stalle fixe moins solide que la stalle fig. 21.
- Fig. 23. Porte d’écurie glissant le long de la muraille sur une barre de fer fixe à l’aide de deux galets.
- Fig. 26. Porte à deux battants superposés pour une écurie ordinaire. La partie supérieure peut être laissée ouverte pendant le jour ou la nuit, suivant l’état de la température.
- Fig. 27. Fourche d’écurie à dents aciérées.
- Fig. 28. Coffre à avoine en bois pour une grande expl01' tation. Le couvercle supérieur est attaché a l’aide de fortes charnières. On le fixe à l’aide de la serrure que porte la partie mobile situee
- ' sur le devant du coffre.
- Fig. 29. Fig. 30.
- Fig. 31.
- Coffre à avoine en tôle à deux compartiments-Crible à toile métallique pour séparer la poussière de l’avoine.
- Stalle à lames verticales pour une écurie de chevaux d’attelage ou de selle. Le râtelier est incliné à 43°.
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 367
- Fig. 32 et 33. Stalles d’une écurie de luxe. Chaque stalle est munie de deux auges et d’un râtelier semblables aux appareils représentés par la figure 10.
- Fig. 34. Stalle semblable à la stalle 11g. 31, mais à râtelier vertical.
- Fig. 33. Fenêtre s’ouvrant à l’intérieur de l’écurie. Le châssis est fixé à sa partie inférieure et maintenu ouvert ou fermé à l’aide d’une corde et d’une petite poulie. Quand il est ouvert et oblique, le courant d’air se dirige vers la partie supérieure de l’écurie et non sur les animaux.
- Fig. 36. Ecurie double anglaise pour chevaux de luxe. Les stalles sont fixes.
- Fig. 37. Lanterne marine de suspension pour écurie. On y brûle de l’huile.
- Fig. 38. Stalle munie d’une grande auge en fonte émaillée, dans laquelle les animaux peuvent barboter, avec un réservoir à claire-voie pour le foin et la paille.
- Fig. 39. Stalle de luxe garnie sur les trois côtés d’un lambris en chêne.
- Fig. 40. Stalle semblable à la stalle fig. 38, mais munie de deux auges en fonte émaillée et d’un réservoir à claire-voie pour le foin ou la paille.
- Fig. 41. Ancienne lanterne d’écurie dans laquelle on brûle de la chandelle.
- Fig. 42. Stalles de luxe, avec grillage, ayant les ustensiles que possède la stalle fig. 40.
- Fig. 43. Boxes pour animaux vivant en liberté, et munies de mangeoires et de râteliers construits suivant le système anglais.
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- PLANCHE II. — Ecuries, jumenteries
- Fig. 1.
- Fig. 2.
- Fig. 3.
- Fig. 4. Fig. 5.
- Fig. 6.
- Fig. 7. Fig. 8.
- Fig. 9. Fig. 10.
- Ecurie double. Le passage médian sépare leS deux râteliers et sert de dépôt temporaii'e pour les fourrages secs ou verts. Une semblable écurie exige un bâtiment ayant une grande largeur dans œuvre. Le coffre à avoine est placé dans l’embrasure de la fenêtre qui éclaire le couloir. L’écurie est desservie par trois portes.
- Coupe transversale de l’écurie précédente. CeS râteliers étant doubles saillissent dans Ie passage, ce qui facilite la distribution du foin ou de la paille.
- Ecurie double. Les animaux sont fixés le l011» des murs de face.
- Porte-selle en bois et en fer.
- Mur de fond d’une boxe. L’ouverture située sous la fenêtre sert à la sortie du fumier-
- Mur extérieur d’une boxe muni d’une p°^e d’entrée, de deux fenêtres et d’une partie à claire-voie qu’on peut fermer à l’aide d’uu volet et qui est destinée à aérer l’intérieur, soit pendant le jour, soit durant la nuit.
- Cloison d’une boxe avec porte à claire-voie dominée par un grillage.
- Mur de fond d’une autre boxe. L’ouverture située sous le râtelier en corbeille sert aussi à la sortie du fumier.
- Porte-collier en fonte.
- Haras. Les boxes a, a, a, etc., sont occupées par les étalons et les juments. Les boxes 6, b, b, etc., qui sont deux fois plus grandes que les précédentes, sont réservées pour leS
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 369
- juments suitées, ou pour les poulains et pouliches qui ont été sevrés. Chaque boxe b est précédée par deux paddocks, f, /"sont des endroits dans lesquels on place les coffres à avoine, les armoires aux couvertures, les brides, les selles, etc.
- Fig. 11. Porte-harnais et porte-bride en fer.
- Fig. 12. Vue d’une jumenterie pour un étalon et six juments poulinières (Voir le plan fig. 19).
- Fig. 13. Ecurie double. Laporte d’entrée est située dans un des pignons. Le compartiment qu’on observe à l’autre extrémité de l’écurie sert à la fois de chambre à coucher pour les charretiers et de sellerie ( Voir pour la coupe transversale la figure 3).
- Fig. 14. Ecurie double, mais disposée de manière que le service intérieur soit beaucoup plus facile. La sellerie dans laquelle sont situés les lits des charretiers est plus vaste que la sellerie de l’écurie précédente. Les deux bâtiments ont la même longueur et largeur dans œuvre et chacun peut recevoir vingt animaux.
- Fig. lo. Cloison surmontée de panneaux à jour en fonte et destinée à fermer une boxe à l’intérieur d’une écurie de luxe.
- Fig. 16. Porte-bride à deux branches.
- Fig. 17. Porte-bride à une branche.
- Fig. 18. Porte-collier en fonte.
- Fig. 19 Plan de la jumenterie fig. 12. Chaque jument occupe une boxe a qui communique avec un paddock d, d. Le couloir c dans lequel s’ouvrent toutes les boxes rend le service intérieur très facile. La pièce b est destinée à l’étalon. La chambre d est occupée par le palefrenier ; elle peut aussi servir de sellerie,
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- PLANCHE III. — Vacheries, bouveries
- Fig. 1. Mangeoire en bois divisée par des demi-stalles en usage autrefois à la vacherie nationale du Pin.
- Fig. 2. Vacherie simple. Mangeoire en bois reposant sur une maçonnerie et dominée par un râtelier ordinaire. Le sol est bétonné et lége-rement incliné vers le ruisseau qui reçoit les liquides.
- Fig. 3. Mangeoire en maçonnerie avec un râtelier vertical et une claire-voie située devant l'auge. Cette barrière verticale présente çà et là des ouvertures par lesquelles les animaux passent leurs têtes ; elle les sépare lorsqu’ils mangent.
- Fig. 4. Vacherie à deux rangées pour douze animaux, ayant comme avant-corps un hangar ferme par une claire-voie et une barrière et sous lequel on dépose les fourrages et les litières.
- Fig. 5. Plan de la vacherie précédente.
- Fig. 6. Vacherie d’élevage, système de Béhague.
- Fig. 7. Plan de la vacherie précédente. Chaque animal occupe une boxe à laquelle est attenant un paddock a. Chaque auge b dessert deux paddocks. Le service se fait par le couloir d.
- Fig. 8. Auge mobile pour donner des boissons blanches aux vaches et aux bœufs.
- Fig. 9. Mangeoire en bois sur laquelle repose horizontalement une échelle mobile fixée à la muraille à l’aide de crampons. Cette échelle divise l’auge en autant de parties que la vacherie peut contenir de vaches.
- Fig. 10. Mangeoire ordinaire en bois soutenue par un massif en maçonnerie.
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 371
- Fig. 11. Vue perspective de la mangeoire dont le profil est représenté par la figure 3.
- Fig. 12. Profil de la mangeoire et d’une des demi-stalles de la figure 1.
- Fig. 13. Mangeoire divisée par de petites eloispns. Cette mangeoire permet aisément de rationner les animaux, mais elle oblige le vacher à bien nettoyer de temps à autre les angles intérieurs de chaque compartiment.
- Fig. 14. Mangeoire et râtelier analogues à ceux de la figure 1, mais avec des demi-stalles séparant les animaux.
- Fig. 15. Profil d’une vachecie avec trottoir en surélévation situé le long du mur de face et formé avec des pavés ou des briques posées à bâtons rompus.
- Fig. 16. Coupe transversale d’une vacherie à deux rangées d’animaux. Les deux mangeoires situées dans le sens de la longueur du bâtiment sont séparées par un couloir de service.
- Fig. 17. Vacherie ayant aussi deux mangeoires situées au centre du bâtiment et limitées du côté des animaux par une cloison en planches maintenue verticale à l’aide de poteaux qui soutiennent le plancher du grenier. Chaque partie située entre deux poteaux présente deux ouvertures ovales dans lesquelles les animaux passent leur tête pour manger les aliments déposés dans la mangeoire qui est située de l’autre côté et dans le couloir.
- Fig. 18. Case à deux compartiments pour les veaux qu’on engraisse.
- Fig. 19. Vacherie d’élevage. Elévation suivant le côté A B ( Voir fig. 21).
- Fig. 20. Vacherie d’élevage. Elévation suivant C D ( Voir fig. 21).
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- 372 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- Fig. 21. Plan de la vacherie précédente. Les avant-corps 1 et 2 servent à loger les jeunes animaux; üs renferment des boxes formées par des claires-voies ayant 1 mètre de hauteur et dans lesquelles les veaux vivent en liberté. Ces quatre compartiments ont chacun une petite mangeoire et un petit râtelier.
- Fig. 22. Coupe de la précédente vacherie suivant la ligne G H. Les vaches sont séparées par des stalles fixes.
- Fig. 23. Coupe de la même vacherie suivant la ligne EF-
- Fig. 24. Coupe transversale suivant la ligne AB de la vacherie d’élevage de M. de Béhague (fig. 6, "‘)-La mangeoire ef les murs de séparation des boxes sont construits en briques. La clôture des paddocks est faite à l’aide de poteaux en fer et de fils de fer galvanisés.
- Fig. 25. Vaeherie à deux rangées d’animaux. Les maD' geoires sont adossées aux deux murs de face-
- Fig. 26. Coupe longitudinale de la vacherie fig. 17.
- Fig. 27. Vacherie flamande sous Faire de laquelle il existe une citerne qui reçoit les engrais liquides.
- Fig. 28. Mangeoires et stalles suivant le système anglais-Les auges sont posées à terre à l’intérieih des stalles et le long du couloir de service.
- Fig. 29. Chaîne d’attache simple ou à une branche p0111 vaches.
- Fig. 30. Chaîne d’attache à deux branches pour tau-reaux.
- Fig. 31. Mouchette pour maîtriser et conduire les taureaux ou autres bêtes à cornes.
- Fig. 32. Mangeoire pour bouverie d’engraissement. Chaque animal mange dans une auge en maçonnerie située devant l’ouverture qui lui es assignée. Une semblable bouverie peut être contiguë à une grange dans laquelle on dép°se les aliments et on divise les racines. Des volet3
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
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- glissant dans des rainures permettent de fermer les ouvertures après chaque repas et de laisser les animaux tranquilles dans l’obscurité.
- PLANCHE IV. — Vacheries, bouveries
- f'g. 1. Vacherie à trois rangées d'animaux construite par M. Benoît d’Azy. Vue du côté méridional, ^ig. 2. Même vacherie. Elévation du côté où le corps annexe forme un hangar sous lequel on peut conserver du foin et de la paille.
- 3. Plan de la vacherie précédente.
- *’tg. 4. Elévation d’un pignon de cette vacherie.
- *'ig. 3. Coupe transversale de la même vacherie.
- ^ig. 6. Elévation de la vacherie construite près de Limoges par M. E. Pouyat.
- ^*g. 7. Plan de la vacherie précédente. Les boxes a, «, a
- servent à loger les jeunes .animaux; celles /j, b, b renferment les animaux de réforme qu’on engraisse. La partie centrale peut contenir quarante huit bêtes bovines adultes.
- ^ig. 8. Coupe transversale de la vacherie fig. 6.
- ^•g. 9. Coupe transversale de la bouverie du domaine
- des Plans (Charente), appartenant à M. Cail. Les deux mangeoires, situées au milieu du bâtiment et dans le sens do la longueur, sont séparées par un couloir dans lequel on a établi un petit chemin de fer qui est en communication avec une vaste grange et le silo à pulpe.
- ^ig. 10. Coupe transversale de la vacherie de Chalamont (Ain) qui peut contenir trente bêtes à cornes, lùg. 11. Plan de la vacherie précédente. Le hangar b qui y est annexé sert à abriter le fumier. Les urines des apjmaqx et le purin qui s’écqule
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- 374 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIOURES
- du fumier arrivent dans la fosse c. Les deu_x parties qui renferment les animaux situes en a, a, a, a sont séparées par un pass3oe assez large pour qu’une voiture puisse y cir culer.
- Fig. 12. Vacherie limousine appartenant à M. Tesseren0 de Bort. Les cloisons situées en arrière de® auges rappellent celles que représente ligure 26, planche III.
- Fig. 13. Coupe transversale de la vacherie suivante. LeS jeunes animaux occupent l’étahle C établie dans le bâtiment annexe.
- Fig. 14. Plan de la vacherie d’Allichamps (Cher). Cette étable comprend deux mangeoires sépat’eeS par une large allée et deux compartiment-L’un est disposé en boxes d’engraissement e l’autre sert de logement à des bœufs. L'ne forte lanterne marine fixée au point O éclaire très bien toutes les parties du bâtiment.
- Fig. 13. Coupe transversale d’une grande vacherie ata cienne. Les deux mangeoires sont desservie® par un chemin de fer sur lequel circulent de petits wagonnets. Le long des murs de face et à l’intérieur du bâtiment sont situés des robinets qui fournissent l’eau nécessaire 6 divers becs de gaz.
- Fig. 16. Plan de la vacherie précédente. Les comparé' ments a, a sont occupés par des taureaux °u des vaches malades. La pièce c est rései’Vee pour les vachers. La laiterie occupe le compartiment b.
- Fig. 17. Coupe transversale de l’étahle lig. 19.
- Fig. 18. Plan de l’étable construite par M. Du Mirai, a Villeneuve (Creuse). Les mangeoires son situées longitudinalement au centre du bât1' ment et séparées par un large passage.
- Fig. 19. Elévation de la vacherie précédente. Les avanceS
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 375
- de la toiture, tig. 17, permettent de déposer temporairement, le long des deux façades et à l’abri de la pluie, des bottes de foin ou de paille.
- Etable d’élevage de la vacherie nationale de Corbon (Calvados). A chaque boxe est attenant un paddock fermé par une clôture en bois. Les animaux vivent continuellement en liberté, soit à l’intérieur, soit à l’extérieur du bâtiment.
- PLANCHE V. — Bergeries
- 'SC 1. Bergerie dominée par un grenier et ayant des cheminées d’appel ou d’aération. Les portes sont à deux compartiments superposés. La partie supérieure peut rester ouverte sans que les animaux puissent sortir. Des fenêtres étroites disposées en longues barbacanes, munies de deux barreaux en fer et d’un volet intérieur, su (lisent pour éclairer et aérer l’in-térieur du bâtiment.
- 2. Plan de la bergerie précédente. Les fourrages peuvent être déposés et préparés dans le compartiment du milieu, où est situé le lit du berger. Ce lit, renfermé dans une cabane, est ordinairement élevé de lm60 au-dessus de l’aire de la bergerie. On pénètre dans le grenier par les ouvertures situées dans les pignons.
- Une petite rampe en maçonnerie, limitée à droite et à gauche par une grande pierre verticale, empêche les bêtes à laine de se presser contre les angles des baies quand elles rentrent dans la bergerie.
- '?• 3. Râtelier fixe sans augette.
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- 376 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- de
- Fig. 4. Râtelier et mangeoire fixes.
- Fig. 5. Râtelier et mangeoire circulaires mobiles-Fig. 6. Râtelier double mobile suspendu à l’a'de
- cordes ou de chaînes en fer. ^
- Fig. 7. Râtelier double avec deux mangeoires PouVu|e être élevé à mesure que le fumier s’accu® sous les pieds des animaux. ^
- Fig. 8. Rergerie-hangar de Petit-Rourg dans IaCIueja on engraisse les lots de moutons aveC ,s pulpe de betterave. Pendant les grands fr01^ on peut fermer les ouvertures situées dessus du mur d’appui au moyen de pal1 sons.
- Fig. 9. Plan de la précédente bergerie.
- Fig. 10. Coupe transversale de la bergerie-hangar Petit-Rourg, fig. 8.
- Fig. 11. Petite bergerie avec barbacanes d’aération <ia peut boucher avec de petites bottes de P® quand l’air est très froid.
- Fig. 12. Elévation d’une bergerie ayant les dimensl de la bergerie lig. 1, mais aménagée inférl rement d’une manière différente. Les bal canes sont remplacées par des fenêtres à clv sis mobiles.
- Fig. 13. Plan de la bergerie précédente. Les conipal ments situés aux deux extrémités sont occuP
- de
- ’oo
- par les brebis qui sont sur le point d’ag
- neleO
- pu» LHL-WIO A] U i OUUl OUI IL JJU1UL v* '-'a jj!
- ou par les agneaux quand on veut les no®" plus fortement pendant l’allaitement ou 1°' qu’on veut les sevrer. ( ^
- Fig. 14. Râtelier et mangeoire qu’on élève à volonté long des murs à l’aide de chaînes ou de cl maillères.
- Fig. lo. Râtelier et mangeoire mobiles pouvant e aussi élevés ou abaissés, mais ayant hlie position différente,
- dis-
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 377
- ^'g. 16. Porte mobile pouvant être à volonté maintenue élevée ou abaissée, selon qu’on veut laisser les agneaux ou les bêtes adultes passer ou non d’un compartiment dans un autre.
- ^ig. 17. Bergerie construite suivant le système admis à Rambouillet. L’auvent compris entre les bâtiments formant pignon aux extrémités de la bergerie principale sert à abriter les fourrages ou la paille qu’on apporte chaque jour du fenil ou de la grange. Les lits des bergers sont placés de manière qu'ils puissent surveiller les trois compartiments.
- ^'ig. 18. Plan de la bergerie précédente.
- '’ig. 19. Augette mobile qu’on pose dans les champs pendant le passage sur de petites traverses présentant des entailles en forme de V, lorsqu’on veut donner des grains ou des racines divisées aux animaux.
- ^>g. 20. Mangeoire et râtelier mobiles pour . faire consommer, dans les champs ou à l’intérieur des compartiments composant la bergerie, des fourrages verts, des navets ou des provendes.
- PLANCHE VL — Porcheries
- ^ig. 1. Porcherie simple avec hangar au-dessus des mangeoires qu’on alimente à l’extérieur du bâtiment en soulevant un volet.
- ^ig. 2. Plan de la porcherie précédente.
- ^*g. 3. Coupe transversale du même bâtiment.
- ^ig. 4. Auge en fonte pour deux animaux adultes.
- ^'ig. 5. Porcherie à une seule rangée de loges avec une
- cuisine pour la préparation des rations. Le service se fait à l’aide d’un couloir situé entre
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- 378 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- le'mur du fond et les mangeoires. Ce bât'"
- ment comprend un petit grenier.
- Fig. 6. Plan de la porcherie précédente.
- Fig. 7. Coupe transversale de la même porcherie.
- Fig. 8. Petite porcherie contenant trois loges ayan chacune une petite cour.
- Fig. 9. Plan de la porcherie précédente. Le service se fait par un couloir intérieur.
- Fig 10. Porcherie circulaire construite par M. le cofflte de Launay, à Courcelles (Aube).
- Fig. 11. Coupe transversale de la porcherie précédente-Chaque loge c est en communication avec une cour d.
- Fig. 12. Plan de la même porcherie. On arrive dans la partie centrale qui renferme le fourneau a dans lequel on fait cuire les aliments, par couloir b.
- Fig. 13. Porcherie d’élevage de la ferme de Vincennes-Elle ne possède qu’une seule rangée de logeS avec des cheminées d’aération.
- Fig. 14 Plan de la porcherie précédente. Chaque cou* renferme un bassin-abreuvoir. Le centre du bâtiment est occupé par la cuisine de la p°r" cherie et une chambre pour le porcher.
- Fig. la. Coupe transversale du bâtiment précité. La lar‘ geur du couloir permet d’y circuler avec une brouette ou avec un wagonnet.
- Fig. 16. Auge en fonte à couvercle mobile glissant dans deux rainures. On élève ou on abaisse ce coU' vercle à volonté.
- Fig. 17. Auge en fonte à quatre séparations qu’on PeUJ placer dans une cour dans laquelle viven plusieurs animaux.
- Fig. 18. Auge en fonte à plusieurs compartiments p°ur gorets. Tous les bords sont arrondis afin <ïue les animaux ne puissent se blesser.
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 379
- ''V 19. Petit wagonnet en tôle et à trois roues dont une tournant sur elle-même, servant à l’intérieur des fermes pour transporter des aliments liquides destinés aux bêtes porcines.
- 20. Appareil Stanley pour cuire les pommes de terre, etc. L’eau qui alimente la chaudière est élevée par la pompe b. La soupape de sûreté a empêche tout accident. La vapeur arrive dans les récipents d et e par le tube c qui est muni de deux robinets. Un des réservoirs, celui de gauche, bascule aisément sur lui-même.
- ;'£• 21. Porcherie double ou à deux rangées de loges ayant chacune une cour fermée par une palissade. Les séparations des loges, les murs de face et les murs de pignon jusqu’à un mètre de hauteur sont construits avec de bonnes briques apparentes, mais bien jointoyées avec du ciment.
- 22. Plan de la porcherie précédente. La largeur du ! couloir permet d’y circuler très facilement
- avec une brouette.
- '8- 23. Auge en bois à volet mobile fixé à l’aide de pentures sur une traverse supérieure. Ce volet se fixe au bord postérieur de l’auge, c’est-à-dire vers l’intérieur de la loge quand il est question de nettoyer la mangeoire ou d’y dé-^ poser des aliments.
- *8. 24. Coupe d’une porcherie à deux rangées de loges ^ n’ayant pas de cour.
- '8. 25. Porcherie analogue à la porcherie fig. 21, mais couverte en zinc et plafonnée directement sous les chevrons après la pose d’un lattis. ^8- 26. Coupe de la porcherie précédente.
- 'S- 27. Appareil à vapeur de Riehemond pour chauffer ou cuire les aliments. Les deux réservoirs
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- 380 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- ali'
- peuvent basculer librement. L’eau qui , . mente la chaudière a est versée dans le reCl
- pient b où elle s’échauffe. Un robinet per
- met
- de la faire arriver dans la chaudière, IorsO110
- le flotteur indique qu’il est utile d’en ajoute*1', La vapeur arrive dans les récipients e ej/ par les conduits c,c, qui sont munis des rQ)l
- nets d’alimentation d, d.
- PLANCHE VH. — Poulaillers, Colombiers, Magnaneries, Clapiers, Ruchers
- Fig.
- Fig.
- Fig.
- Fig.
- Fig..
- Fig.
- 1. Poulailler avec volière pour jeunes poulets- ^
- 2. Plan du bâtiment précédent. Le comparé111® ^
- a est le poulailler proprement dit; H ,
- local o
- 3.
- garni de perchoirs et de pondoirs. Le . est la chambre à incubation ; elle est éclaïf par une fenêtre et chauffée par un poêle chauffe en même temps la pièce c dans quelle on confine les poulets dès qu’ils s°^ éclos. C’est dans e, e qu’on met pendant jour les poussins et leurs mères. Le padn° g d peut être aussi occupé par une ou plus*el1 cages.
- Perchoir horizontal pour les jeunes volaiHeS-
- Boîte à deux compartiments pour, les poules d®. ont des poulets. La poule occupe la case d est munie d’une petite fenêtre grillagée? ^ poulets, en passant au travers de la clan® voie que présente le premier compartimeDJ peuvent sortir de la boîte, manger les gU1}0 déposées pour eux et revenir sous leur mete
- o. Intérieur de la boîte précédente.
- 6. Perchoir en chevalet qu’on peut placer au ceu d’un poulailler.
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- explication des planches et des fiôükes 381
- f1,
- !8- 7. Perchoir en gradins occupant le fond du pou-j,. lailler.
- 'S- 8.. Boîte pour les couveuses se fermant à l’aide l„ d’un couvercle et d’un crochet.
- 9. Augette pour poulets.
- 10. Pondoir en bois à six compartiments ou nids.
- '8- 11. Meuble en bois blanc et à dix tiroirs pour conserver les œufs et qu’on place dans le compartiment c du poulailler ou dans la cuisine de l’habitation. Sept tiroirs portent des étiquettes indiquant les jours de la semaine; ils sont réservés pour les œufs de poule. Les , autres tiroirs servent à conserver les œufs
- ! des oies, des canards, des dindes et des pin-
- ij,. tades.
- '8- 12. Panier-pondoir qu’on fixe à la muraille à l’aide ... de forts clous à crochets.
- 18- 13. Panier pour couveuses se fermant à l’aide d’un L couvercle à claire-voie.
- ï'8. 14. Perchoirs situés sur les côtés latéraux d’un pou-!f. lailler.
- ’8- 13. Pigeonnier-tourelle. La partie basse du colombier peut être utilisée comme poulailler ou comme magasin pour les outils à main.
- ^8- 16. Coupe du pigeonnier-tourelle.
- ’8- 17. Coupe d’un colombier-tourelle ayant à la partie médiane une échelle droite fixée à un arbre vertical tournant sur lui-même. Cette échelle j,. permet de visiter aisément tous les nids.
- '‘s'- 18. Coupe indiquant les dispositions des boulins ou f. nids.
- ^8. 19. Boulins construits avec des briques.
- '8- 20. Pigeonnier établi dans un grenier situé au-des-sus d’un poulailler.
- 1^8- -21. Panier-pondoir pour les colombiers.
- '8- 22. Bâtiment comprenant au rez-de-chaussée un poulailler et au-dessus un colombier.
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-
- entre à
- 382 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- Fig. 23. Coupe de la magnanerie fig. 24 ayant quatre étages occupés par des étagères et des clajeS' Fig. 24. Plan de la magnanerie précédente. Les eta gères 6, 6, 6, à chaque étage, sont s®Pare,„ par des passages a,a. Le calorifère à l’aI duquel on élève la température à rintéi'ielU du bâtiment, est établi dans l’appentis L-L’air chaud arrive dans la magnanerie an dessus du troisième plancher. L’air vicié au rez-de-chaussée dans les conduits situes l’intérieur dans les deux angles de dr<31 pour s’échapper en dehors du bâtiment Pa suite du courant ascensionnel qui s’étab dans chacun de ces conduits.
- 25. Vue extérieure de la magnanerie précédente.
- 26. Magnanerie chambrée établie dans le preiMel étage d’une habitation.
- Magnanerie pour l’éclosion des œufs et 1’®^ cation des vers pendant le premier et deuxième âge. C’est dans la pièce c chaun par le poêle b qu’on fait éclore les ®u ' Après l’éclosion, on maintient aussi la pérature de la pièce a à l’aide du même apPa reil.
- 28. Plan de la magnanerie chambrée fig. 26-
- étagères a, a occupent le centre de la pie°e’
- Fig
- Fig
- Fig. 27.
- Fi
- n ePe les
- Fig.
- Fig.
- on peut aisément circuler dans la magna pour donner de la feuille aux vers à soie déliter ou préparer les cabanes qui servent la montée. La chambrée est chauffée par cheminée b et éclairée par deux fenêtres gaf nies de rideaux blancs.
- 29. Lapinière comprenant six cases qui sont Prot?6
- gées contre le soleil et contre la pluie Par toit prolongé et formant auvent.
- 30. Plan d’un clapier comprenant huit cases «,a'a'
- etc., ayant chacune une niche b, b, etc'
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 383
- Toutes les cases sont grillagées et desservies par le couloir central.
- Fig. 31. Niche à couvercle horizontal.
- Fig. 32. Case grillagée mobile avec niche.
- ^ig. 33. Râtelier avec pieds pour les lapinières.
- Fig. 34. Niche à couvercle incliné.
- Fig. 33. Râtelier circulaire qu’on suspend à l’aide d’une corde.
- Fig. 36. Pigeonnier-volière situé au-dessus des cases occupées par des lapins et desservies intérieurement à l’aide d’un couloir de service.
- Fig. 37. Rucher protégé contre la pluie par un auvent établi le long d’un mur.
- Fig. 38. Rucher comprenant deux parties. La première située au midi est occupée par deux rangées superposées de ruches ; la seconde exposée au nord est le laboratoire dans lequel on opère l’extraction du miel et la préparation de la cire. Cette pièce sert aussi de magasin.
- Fig. 39. Coupe transversale du précédent rucher, a est le laboratoire.
- Fig. 40. Clapier établi sous un hangar avec une cour grillagée. Le grillage repose sur un massif de briques ou de maçonnerie assez profondément enterré pour que les lapins ne puissent, en creusant, passer sous la première assise. Le seuil de la porte doit aussi être profondément enterré.
- PLANCHE VIII. — Laiteries, fromageries
- Fig. i. Plan d’une laiterie comprenant trois parties:
- la pièce dans laquelle on lave les ustensiles, le vestibule dans lequel on baratte la crème, et la chambre où le lait est mis à crémer. Fig. 2. Plan d’une laiterie ayant aussi trois comparti-
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- 384
- ÉXPLiCATÎÔN DÈS PLANCHES ET DES FIGURÉS
- 'ments. La laiterie, proprement dite, situee aussi à droite, est précédée par un tambour qui permet d’y maintenir une température plus régulière.
- Fig. 3. Coupe longitudinale de la laiterie tig. 4.
- Fig. 4. Laiterie n’ayant que deux pièces : celle dite laverie et la laiterie proprement dite.
- Fig. 5. Laiterie flamande voûtée située sous un rez-de-chaussée.
- Fig. 6. Fromagerie flamande aussi voûtée et situee dans une cave.
- Fig. 7. Magasin dans lequel on conserve les fromages de Gruyère nouvellement fabriqués, ^es étages, à cause du grand poids des fromageS' doivent être solidement établis.
- Fig. 8. Laverie de la laiterie du Châlet (Orne), appar' tenant à M. Briand.
- Fig. 9. Laiterie à trois compartiments mieux disposee que les laiteries fig. 1 et 2. La laiterie propre) ment dite est située au fond du vestibule, elle est éclairée par trois fenêtres. La piece de gauche sert de laverie et celle de droite est convertie en fromagerie.
- Fig. 10. Bassin en pierre ou en ciment alimenté par un robinet et dans lequel, pendant les grandes chaleurs, on met les vases pleins de In^ à rafraîchir avant de les expédier.
- Fig. 11. Fourneau circulaire en usage dans la fabrication du fromage de Gruyère.
- Fig. 12. Potence soutenant un chaudron en cuivre.
- Fig. 13. Laiterie d’isigny. Les vases pleins de In'1, reposent sur un petit massif en maçonnerie-. L’aire est dallée, afin qu’on puisse, pendant les jours chauds de l’été, y maintenir 0,ul0 a 0m16 de hauteur d’eau dans le but de rafm1' cliir la laiterie ou les vases contenant le lnd-C’est dans cette pièce qu’on prépare leS
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 38o
- mottes de beurre qu’on doit livrer à la vente.
- Les laiteries d’Isigny sont situées au rez-de-chaussée et éclairées par des fenêtres garnies de rideaux blancs.
- 14. Magasin garni de larges étagères sur lesquelles on met les fromages de Brie à fermenter et à a limer.
- 16. Haloir ou magasin muni d’étagères et de nombreuses ouvertures ayant des directions diverses dans lesquelles on dépose des fromages de Camembert quand ils sont bien égouttés.
- 17. Plan d’une pièce dans laquelle existe un fourneau circulaire et une potence servant à la fabrication du fromage de Gruyère.
- 18 Baratterie de la ferme du Chalet (Orne). La grande baratte normande est mise en mouvement par un manège situé en dehors du bâtiment. C’est aussi dans cette pièce qu’on prépare les mottes de beurre qu’on veut expédier.
- Fig. 19. Magasin muni de tablettes étroites sur lesquelles on conserve les fromages d’Edam ou de Hollande avant de les livrer à la vente.
- Fig. 20. Laboratoire du fromager chargé de la fabrication des fromages de Gruyère. A gauche est situé le foyer avec deux potences ; les presses occupent le côté droit du local qui est carrelé ou dallé, afin qu’on puisse le laver aisément.
- Fig.
- Fig.
- Fig.
- Fig.
- PLANCHE IX. — Granges, greniers, hangars
- Fig. 1. Petite grange sans grenier.
- Fig. 2. Petite grange avec grenier et toit prolongé et soutenu sur la façade en formant auvent ou marquise.
- Fig. 3. Coupe transversale de la grange précédente. Constructions agricoles. 22
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- 386 EXPLICATION DES PLANCHAS ET DES FIGURES
- Fig. 4. Grande grange pouvant être traversée par des voitures. Les baies situées sur les deux façades l’aèrent aussi complètement que possible.
- Fig. 5. Coupe de la grange précédente. Les fermes sont soutenues par un tirant.
- Fig. 6. Coupe de la grange fig. 7 et 8.
- Fig. 7. Elévation d’un des pignons de la grange fig -
- Fig. 8. Plan d’une grange ayant une porte charretière dans chacun de ses pignons et des ouvertures sur ses deux faces longitudinales. Les fermes sont établies sur blocliet (Voit' fig. 6).
- Fig. 9. Elévation d’un des pignons de la grange fig- ^
- Fig. 10. Plan d’une grange pouvant être traversée long1' tudinalement par les voitures. Les murs de face sont soutenus par des contreforts ou P1' liers en maçonnerie. La machine à battre est située au centre du bâtiment ; elle est mise en mouvement par une machine à vapem fixe établie dans un bâtiment annexe situé en dehors de la grange.
- Fig. 11. Grange pouvant être traversée par les voitures et ayant quatre portes charretières, dont deux sur chaque façade.
- Fig. 12. Plan de la grange précédente. La machine à battre, située au eentre du bâtiment, est mise en mouvement par un manège a situé dans un appentis-rotonde adossé à la grange.
- Fig. 13. Grange normande en colombage et couverte en chaume.
- Fig. 14. Elévation d’un des pignons de la grange précédente.
- Fig. 15. Hangar-fenil fermé sur les quatre côtés par une claire-voie reposant sur un petit mur.
- Fig. 16. Hangar-grange du pays toulousain sous lequel on emmagasine les céréales avant de procéder au battage. Ce bâtiment, couvert en tuiles
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 387
- creuses, sert aussi de magasin temporaire pour les épis de maïs.
- Fig. 17. Hangar-gerbier à six travées construit en bois et couvert en ardoises. Il peut aussi servir de fenil.
- Fig. 18. Coupe transversale du hangar précédent. Les avances du toit éloignent les égouts des piliers, ce qui protège les gerbes ou le foin contre une humidité toujours nuisible.
- Fig. 19. Grange en bois ou gerbière de la ferme d’Aussu (Oise), avec une transmission de mouvement c, b faisant marcher la machine à battre a. L’appentis adossé contre la face longitudinale de gauche sert à abriter les instruments aratoires.
- Fig. 20. Grenier à grains planchéié divisé en deux parties par l’escalier. La pièce située en arrière de la cage de l’escalier sert de magasin pour les sacs, cribles, etc. Chaque partie est éclairée et aérée par des ouvertures grillagées et munies intérieurement de volets à un ou deux vantaux.
- Fig. 21. Coupe tranversale du hangar-fenil fi g. 22.
- Fig. 22. Hangar très allongé destiné à servir de magasin pour le foin. Le comble est consolidé par de longues jambes de force reposant sur les dés de piliers. Les deux pignons sont fermés par un mur. On prolonge le toit (voir flg. 18s pour éloigner l’eau qui tombe des égouts.
- Fig. 23. Grenier à grains situé au-dessus d’un hangar-remise. Il est construit en colombage et en briques. On y parvient par un escalier double en pierre situé à l’une de ses extrémités. Il est à deux étages et bien aéré et éclairé.
- Fig. 24. Plan du grenier précité.
- Fig. 25. Elévation du pignon et de l’escalier du grenier fig. 23.
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- 388 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- Fig. 26. Coupe transversale du môme bâtiment.
- Fig. 27. Grenier à grains situé au-dessus d’une remise appartenant à la ferme de Vincennes (i'Otr pl. 13, fig. 14 et 15). On y arrive par un escalier droit, situé dans la remise près du P1' gnon de droite. Les ouvertures, au nombre de huit, sont fermées par des portes-volets a deux vantaux. Chaque vantail possède une ouverture grillagée qui assure la bonne aération du grenier. Ces baies sont munies exte-rieurement d’une balustrade en bois formant balcon.
- Fig. 28. Hangar-grange à trois travées. L’aire de la tra-vée du milieu est bétonnée et sert pour Ie battage au fléau.
- Fig. 29. Coupe transversale du hangar précédent.
- Fig. 30. Grange cantalienne servant à loger le foin-Elle est précédée par une rampe qui permet aux chars d’y arriver très aisément.
- PLANCHE X. — Bâtiments vinaires
- Fig. 1 et 2. Caves voûtées avec soupiraux qui diffèrent l’une de l’autre par leur largeur dans œuvre et leur hauteur sous clef.
- Fig. 3. Cuverie médocaine. Le plancher, situé en contrebas de l’ouverture des cuves, porte un chemin de fer sur lequel circule une maie carrée sur laquelle a lieu l’égrappage des raisins-Les rafles sont jetées au rez-de-chaussée par les ouvertures situées entre les rails. Les vases vinaires qui contiennent la vendange sont élevés à l’aide de la potence munie d’un treuil qu’on observe au-dessus de l’ouverture qui domine la porte d’entrée de la cuverie.
- Fig, 4. Plan de la cuverie précédente,
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 389
- 5. Cellier précédé par un magasin qui peut servir
- de chais. La cuverie renferme des foudres, des pressoirs et des cuves pour le raisin et le marc.
- 6. Vue perspective du cellier du Grand-Caumon
- (Aude). Les foudres contiennent de 350 à 450 hectolitres de vendange ou de vin. Ils reposent sur des dés en granit. Les voitures chargées de comportes remplies de raisin arrivent près du cellier par la terrasse qui le domine à droite. C’est par les ouvertures du premier étage-grenier que la vendange est versée dans la trémie de l’égrappoir (voir fig. 19).
- 7. Vue longitudinale de la partie centrale du cel-
- lier précédent. L’égrappoir situé sur le plancher qui domine les foudres est mobile. On le place successivement au-dessus des ouvertures du plancher qui correspondent aux bords des futailles.
- 8. Chais bordelais dominé par un grenier. Ce
- bâtiment est aéré et éclairé par des ouvertures situées sur les deux façades. Ces baies sont munies intérieurement de volets.
- 9. Chais bordelais à trois rangées de futailles.
- 10. Elévation du pignon du cellier du Mineur
- (Landes).
- 11. Façade du bâtiment précédent.
- 12. Plan du chais ou cellier du Mineur. Les cuves
- sont situées en arrière du bâtiment dans lequel sont situés les pressoirs et les foudres. Les avances du toit sur la façade de droite empêchent le soleil d’agir directement sur les baies qu’on y observe.
- 13. Coupe transversale du bâtiment fig. 15, dans
- lequel a été installée une distillerie de betteraves suivant le système Çhamponnois.
- 82.
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- 390 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- Fig. 14. Coupe longitudinale du même bâtiment. Le centre est occupé par des appareils distilla' toires ; le côté droit par les macérateurs, ^ le côté gauche par les cuves à fermentation.
- Fig. lo. Plan de la distillerie précédente. Le laveur est situé sous le hangar annexe ; le coupe-racines est placé près des macérateurs. Enfin, Ie magasin à l’alcool est situé dans le local qû* est voisin du bâtiment qui renferme les cuves . à fermentation.
- Fig. 16. Plan du cellier de la Loyère (Saône-et-Loire)-Le chemin de fer avec ses plaques tournantes permet d’amener aisément la vendange P1’65 des pressoirs.
- Fig. 17. Cellier situé dans le Beaujolais sur le liane de la colline. Le chemin situé à l’intérieur du bâtiment, et au-dessus des cuves, permet très facilement l’apport de la vendange. Les fu" tailles situées dans le local que dominent leS cuves reçoivent le vin directement de ces vases vinaires. Le chemin situé en contre-bas du bâtiment rend très facile l’enlèvement des futailles pleines.
- Fig. 18. Vue perspective du bâtiment fig. 16.
- Fig. 19. Plan du cellier du Grand-Caumon, fig. 6. Le bâtiment renferme deux pressoirs, vingt-qua' tre grands foudres et deux cuves pour la conservation du marc.
- Fig. 20. Plan du premier étage du même cellier sur lequel est établie une canalisation qui Per' met, à l’aide de pompes vinaires, de mélanger les vins contenus dans les foudres dans Ie but d’avoir un vin homogène dans toutes leS futailles.
- Fig. 21. Vue perspective du cellier de Château-MargauX-
- Les grandes baies qu’on observe sur la façade permettent de verser promptement la ven-
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 391
- dange sur les maies. C’est sur ces plates-formes que les ouvriers ' opèrent d’abord l’égrappage ou l’égrenage des raisins, puis le foulage de ces derniers. Le vin est porté dans les cuves à l’aide de comportes soutenues par deux vignerons.
- Fig. 22. Vue perspective du premier étage du cellier de Virelade (Gironde). Les cuves, après avoir été remplies, sont foncées et garnies d’une couche de plâtre. L’acide carbonique s’échappe de la cuve pendant la fermentation à l’aide d’un siphon plongé d’une part dans la cuve et de l’autre dans un vase rempli d’eau. Par cette disposition l’air extérieur n’agit pas sur la vendange.
- Ce cellier possède une potence-treuil et des maies établies sur chemin de fer, comme le cellier représenté par les lig. 3 et 4.
- PLANCHE XL -- Fournils, Abreuvoirs, Puits, Lavoirs et Fosses à engrais
- Fig. 1. Elévation intérieure du fournil fig. 3.
- Fig. 2. Coupe longitudinale du même bâtiment.
- Fig. 3. Plan d’un fournil. La pièce située à droite du four comprend la maie et le coffre à farine ; elle sert aussi à renfermer les corbeilles et les linges à pain.
- Le fourneau situé à gauche de la bouche du four sert à chauffer de l’eau ou à couler la lessive. La pièce dans laquelle il est situé peut être utilisée pour chauler les grains au moment des semailles d’automne et de printemps.
- Fig. 4. Maie ou huche à fond plat dans laquelle on opère le pétrissage de la farine.
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- 392 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- Fig. 3. Maie à fond curviligne ayant l’avantage de ne pas offrir d’angles intérieurs et de mieux se prêter à la préparation de la pâte.
- Fig. 6. Etouffoir ou vase en tôle dans lequel on éteint la braise qu’on retire du four avant l'enfour-nement de la pâte.
- Fig. 7. Coupe longitudinale de l’abreuvoir, fig. 8.
- Fig. 8. Plan de l’abreuvoir précédent. L’aire de ce réservoir est pavée.
- Fig. 9. Plan d’un abreuvoir muni d’un citerneau a dul est alimenté par une dérivation ou les eallX pluviales qui ruissellent à la surface du sol-
- Fig. 10. Coupe longitudinale d’un abreuvoir à deux rampes.
- Fig. 11. Coupe d’une citerne alimentée par un citerneau a.
- Fig. 12. Plan de la citerne et du citerneau précités.
- Fig. 13. Puits dont l’ouverture est dominée par u11 treuil tambour sur lequel s’enroule la corde qui sert à descendre ou à élever les seaux.
- Fig. 14. Puits dont l’ouverture est dominée par une tige en fer fixée dans la margelle et qui soutient une poulie en fer, dans la gorge de laquelle est engagée la corde ou la chaîne.
- Fig. la. Puits dont l’ouverture porte aussi un rouet ou treuil, mais dont la margelle proprement dite est moins élevée que le garde-fou. Cette disposition à l’avantage de permettre d’attirei très facilement un seau plein d’eau en dehors du puits.
- Fig. 10. Pont en bois soutenu par deux massifs en maçonnerie, et consolidé à sa partie médiane par des jambes de force.
- Fig- 17. Passerelle pour les piétons, établie au-dessus d’un large ruisseau et soutenue par de^ piliers en bois pu poteaux,
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
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- 19.
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- Fig. 18. Potence en usage dans les contrées méridionales pour tirer de l’eau de puits n’ayant que 4 à 6 mètres de profondeur. La tige verticale qui élève ou abaisse le seau est en ter ou eu bois ; elle est fixée au levier à l'aide d’une couplière en 1er.
- Chaussée revêtue d’une maçonnerie à l’intérieur de l’étang et rendue étanche par une couche d’argile ou de glaise bien corroyée qui occupe sa partie médiane.
- Déversoir d’un étang ou d’un bief construit à l’aide de pierres longues et fortes. Les pierres situées en aval et sur lesquelles l’eau tombe en chute doivent être très bien consolidées, afin qu’elles s’opposent à l’action érosive de l’eau.
- 21. Citerne flamande pour engrais liquide.
- 22. Coupe d’une glacière, de sa toiture, de son puisard et l’annexe qui précède la porte par laquelle on y pénètre.
- ig. 23. Vue perspective d’une glacière et de sa porte d’entrée.
- 24. Coupe transversale du lavoir fîg. 25.
- 25. Plan d’un lavoir à demi couvert. L’eau qui l’alimente arrive d’abord dans un petit réservoir, dans lequel on ne lave pas, pour passer ensuite dans le bassin-lavoir. Les laveuses sont abritées du soleil et de la pluie par le hangar qui couvre la partie pavée ou dallée.
- 26. Hangar-lavoir situé sur le bord d’un cours d’eau.
- 27. Fosse à fumier à deux rampes et dans le fond de laquelle existe un réservoir pour les liquides. Ce réservoir est garni supérieurement par un grillage en bois pour que les pailles ne se mêlent pas au purin.
- 28. Plan de la fosse précédente,
- ï'ig.
- Fig.
- Fj
- Fig
- Fig
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- 394 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- Fig. 29. Fosse à fumier à une seule rampe ayant un réservoir pour le purin en dehors de la surface qu’elle occupe. Le fond de cette fosse est pavé ou garni d’un bon blocage.
- Fig. 30. Plan de la fosse précédente.
- Fig. 31. Plates-formes à fumier séparées par une f°sse
- à purin.
- Fig. 32. Plan des plates-formes précédentes. Chaque plate-forme est légèrement convexe et limitee par un ruisseau pavé qui conduit les liquidé dans la fosse à purin.
- Vue perspective du lavoir fig. 23.
- Plate-forme en fonte ou en pierre de taille pol,r latrines de ferme.
- Fig. 35. Latrine de ferme dominant une fosse et revêtue d’une maçonnerie étanche et fermée par deu^ dalles.
- Plan de la latrine précitée.
- Auge en ciment reposant sur un massif de nia' çonnerie et destinée à abreuver les bêtes chevalines et les bêtes bovines.
- Fig. 38. Hangar rustique et léger servant à abriter Je fumier contre le soleil et la pluie. Les côtes latéraux sont fermés en partie à l’aide d’un mur en briques ou un mur en pierres ayant O1" 30 seulement d’épaisseur. La charpente est consolidée par des tirants en fer.
- Fig. 39. Fosse à fumier circulaire. Le mur de clôture
- Fig. 33 Fig. 34
- Fig. 36 Fig. 37
- n’ayant que 0ra8Q de hauteur, permet de chai' ger ou décharger facilement les voitures.
- Fig. 40. Plan de la fosse précédente. L’aire de cette fosse est pavée. Au centre existe un réservoir pour le purin muni d’une pompe rustique.
- Fig. 41. Intérieur de la ferme de Présau (Nord), ^a fosse à fumier est entourée d’une barrière solidement établie qui permet d’y laisser le be'
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 393
- tail en liberté pendant plusieurs heures chaque jour. Par cette disposition, les animaux tassent le fumier, ce qui accroît ses propriétés fertilisantes et ils prennent de l’exercice.
- PLANCHE XII. — Silos, Clôtures, Barrières
- Fig. 1. Vue longitudinale d’un silo à racines ou à tubercules, fig. 2. La toiture est en chaume et la maçonnerie est presque complètement enterrée, afin que la gelée ne pénètre pas à l’intérieur. Ce silo a beaucoup d’analogie avec les silos construits à Trappes (Seine-et-Oise), par M. Dailly.
- Fig. 2. Plan du silo précédent. On arrive aux portes situées dans les pignons par une rampe douce.
- Fig. 3. Elévation d’un des pignons du silo précité.
- Fig. 4. Coupe transversale du même silo.
- Fig. 5. Mur couronné par un chaperon à deux égouts.
- Fig. 6. Mur ayant aussi deux égouts formant chacun une très forte saillie sur l’aplomb de la muraille.
- Fig. 7. Mur dominé par un chaperon à un seul égout.
- Fig. 8. Mur terminé par des dalles placées horizontalement.
- Fig. 9. Mur terminé par une rangée de pierres posées verticalement. Ce couronnement rend les murs en pierres sèches plus solides, plus durables.
- Fig. 10. Murs soutenant des terrasses. Ces murs sont en pierres sèches ou en pierres reliées par un mortier. On leur donne beaucoup de fruit, afin qu’ils résistent à la poussée des terres.
- Fig. il. Mur limitant un fossé profond et formant clôture. Un tel mur doit reposer sur un fond
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- 396 EXPLICATION UES PLANCHES ET UES FIGURES
- solide et présenter çà et là des barbacanes ( Voir fig. 12).
- Fig. 12. Mur de soutènement percé çà et là de barbaca-nés, c’est-à-dire des espèces de meurtrières pour que les eaux pluviales ou les eaux de sources qui pénètrent les terres à soutenu puissent librement s’écouler et ne pas compromettre la solidité du mur en gonflant leS terres.
- Fig. 13. Ados de fossé soutenu, du côté d’un fossé dans lequel les eaux peuvent devenir érosives à des moments donnés, par un mur en -pierres séchés. Cette maçonnerie présente aussi de grands avantages quand les terres d’une nature légère, formant un ados de clôture, son susceptibles d’être dégradées par les pluieS ou par les véhicules.
- Fig. 14. Silo à pulpe de betteraves abrité par une toiture-
- Fig. 13. Coupe d’un silo à pulpe dominé par un hangar-Le fond de ce magasin est sillonné dans tout® sa longueur par un petit canal qui conduit les liquides dans un réservoir ou puisard. ke déchargement ou le chargement se fait enti’c les poteaux qui déterminent le nombre des travées.
- Fig. 16. Claire-voie soutenue par un massif en maçonnerie et formant une clôture très solide.
- Fig. 17. Mur palissadé, c’est-à dire dominé par un grd' lage en bois léger ou en fer.
- Fig. 18. Clôture à claire-voie soutenue par de forts p°' teaux solidement encastrés. Cette claire-voie peut être faite avec des tringles en sapin 011 en chêne ayant O"102 environ d’épaisseur et O"103 de largeur. On les fixe sur les traverses à l’aide de clous ou de vis.
- Fig. 19. Silo à pulpe couvert, à deux fosses séparées Pal une terrasse sur laquelle est établi un petl
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 397
- chemin de fer. Dans le fond de chaque fosse existe une rigole pour l’écoulement des liquides.
- Fig. 20. Plan du précédent silo à pulpe.
- Fig. 21. Fosse à pulpe revêtue intérieurement d’une maçonnerie en briques. Le fond de cette fosse présente une légère pente et une rigole médiane pour l’écoulement de la vinasse.
- Fig. 22. Lisse en bois utilisée pour clore ou diviser des prairies ou des herbages.
- Fig. 23. Lisse dans laquelle la traverse inférieure est remplacée par un fil de fer.
- Fig. 24. Lisse formée de poteaux et de trois fils de fer galvanisés.
- Fig. 25. Barrière simple pour fermer une route ou une avenue aux voitures.
- Fig. 26. Barrière rustique utilisée pour les champs ou les prairies.
- Fig. 27. Barrière formée de deux barres qui glissent dans des mortaises faites dans deux poteaux à demeure et viennent reposer sur un échellier situé en dehors de la voie quand celle-ci est libre. Cette barrière est souvent utilisée pour clore des routes dans les bois et les forêts.
- Fig. 28. Tourniquet situé entre deux poteaux fixes établi dans les haies, les ados de fossés, etc., pour permettre le passage des piétons.
- Fig. 29. Ouverture pratiquée dans un mur pour le passage des hommes.
- Fig. 30. Barrière de luxe en fer située entre deux poteaux eu bois.
- Fig. 31. Barrière en bois soutenue à l’aide d’un piton reposant sur un dé et d’un collier, s’ouvrant ou se fermant très facilement.
- Fig. 32. Barrière pour piétons composée d’une partie fixe ayant la forme d’un V très ouvert et d’une partie plane mobile. C’est cette der-Cons truc lions agricoles. 23
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- 398 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- nière partie qu’on pousse d’abord devant soi et ensuite en arrière quand on veut franchir la barrière.
- Fig. 33. Petit silo couvert en chaume pour conserver des feuilles de betteraves ou du maïs haché.
- Fig. 34. Coupe du silo précédent.
- Fig. 3o. Barrière se fermant à clef à laquelle est annexe un éehellier.
- Fig. 36. Passage ouvert dans une clôture en treillage mais que les animaux ne peuvent franchie par suite du poteau qui le divise en deux parties.
- Fig. 37. Eehellier situé dans une haie. Les pierres ou les troncs d’arbres qui le limitent à droite et à gauche, permettent de le franchir aisément.
- Fig. 38. Eehellier permettant aux piétons de franchir un ados de fossé très élevé.
- PLANCHE XIII. — Maisons d’habitation et d’exploitation
- Fig. 1. Maison d’habitation de la métairie du Plessis (Cher).
- Fig. 2. Plan de l’habitation précédente, a, cuisine;
- ô, laiterie et laverie; c, fournil; d, d, chain-bres à coucher; c, escalier conduisant au gre-nier; /, escalier de la cave.
- Fig. 3. Maison d’habitation de la métairie du Boulay (Cher).
- Fig. 4. Plan de l’habitation précédente, a, cuisine; b, b, chambres à coucher; c, laiterie; d, magasin; e, fournil et escalier conduisant au grenier.
- Fig. 5. Vigneronnage de La Loyère (Saône-et-Loire), pour quatre familles.
- Fig. 6.' Plan du rez-de-chaussée du précédent vigneron-nage. 1, 1, chambre et cabinet; 2, 2, chambre
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- et cabinet; 3,3, chambre et cabinet; 4,4, chambre et cabinet.
- Le premier étage présente la même distribution.
- L’étable A est commune.
- Fig. 7. Vigneronnage de La Loyère (Saône-et-Loire), pour trois familles.
- Fig. 8. Plan du rez-de-chaussée du précédent vigneron-nage. 1,1, chambre et cabinet; 2, 2,2, chambres et cabinets ; 3, 3, chambre et cabinet.
- A, galerie.
- Le premier étage présente la même distribution.
- Fig. 9. Plan de quatre maisons contiguës d’ouvriers agricoles du domaine de Virelade (Gironde).
- a, a, a, «, cuisines ; b, û, b, b, chambres à coucher ; c, c, c, c, poulaillers; d,d,d,d, loges à porc; e, e, e, e, celliers et bûchers; /1, /, f, f, jardins.
- Fig. 10. Plan des bâtiments du domaine de Bonhoure (Tarn-et-Garonne). a, maison d’habitation;
- b, lapinière; c, volière; d, tinal; e, cellier; f, étable; g, logement des aides; h, boxes; i, remise; j, écurie; k, fournil; l, ateliers et orangerie; m, outils; n, serre-pile; o, hangar; p, p, bergerie; r/, magasin au bois; r, prairie pour l’élevage; t, meules de sarments et de chaume; u, u, u, fosse à fumier; v, compost: x, jardins des métayers; y, parc et jardin, A, ponts et passerelles.
- Fig. 11. Elévation d’une maison de garde.
- Fig. 12. Plan du rez-de-chaussée de l’habitation précédente. a, galerie; b, parloir ou bureau ; c, cuisine; d, cellier; e, escalier.
- Fig. 13. Plan du premier étage de l’habitation précitée, a, a, chambres.
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- 14. Vue à vol d’oiseau de la ferme de Vincennes
- (Seine).
- 15. Plan de la ferme précédente, a, habitation; b et
- c, écuries; d, dortoir; e infirmerie; f, cuisine; g, réfectoire; h, laverie; i, laiterie; j, remise; k, bûcher; 7, magasin aux outils;
- m, hangar avec grenier à grains au-dessus;
- n, n, bergeries; o, bergerie-hangar; p, vacherie double; g, hangar; r, fosse à purin; «G vacherie simple; t, grange; u, boxes; v, cour des boxes; x, cour des meules; 3, porcherie.
- 16. Dépendance du vigneronnage flg. 5 et 6. a, a, a, a,
- loges à porcs; b, fournil commun; c, c, lieux d’aisances.
- 17. Dépendance du vigneronnage lig. 7 et 8. a, a, a,
- loges à porcs; b, fournil commun, c, c, lieux d’aisances.
- PLANCHE XIV. — Exploitations
- 1. Elévation de la métairie de la Hapelièré
- (Sarthe).
- 2. Plan de la métairie précédente, a, cuisine; b,
- chambre; c, fournil; d, écurie avec boxe; e, cellier; f, f, étables; g, grange.
- 3. Elévation de la métairie d’Archambault (Lot-
- et-Garonne).
- 4. Coupe du bâtiment précité, a, habitation; b,
- grange ; c, étable.
- 5. Plan de la métairie précédente, a, cuisine; b, b,
- chambres; c, fournil avec étuve pour dessécher les prunes; d, poulailler; e, e, loges à porcs; f, grange; g, g, étable; h, étable pour les veaux; i,i, fosses à fumier, /, cour.
- 6. Vue perspective de la métairie de Kervent
- (Morbihan).
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 401
- Fig. 7. Plan de la précédente métairie, a, maison d’habitation; b, écurie; c, hangar; d,d, étables; e, grange; f, fumier, g, fosse à purin; h, cour aux pailles et aux foins; / abreuvoir. Fig. 8. Vue perpeetive de la métairie de Grand-Fg. (Allier).
- Fig. 9. Plan de la précédente métairie, a, maison d’habitation; b, abreuvoir; c, porcherie; d, laiterie; <?, fournil ; /, magasin aux outils; g, cellier; h, h, étables; i, grange; /, bergeries; k, écurie; l, boxes; m,m, poulaillers.
- Fig. 10. Plan d’une ferme flamande, a, cuisine sous laquelle est située la laiterie; b, 6, b, chambres;
- c, hangar; d, abreuvoir; e, vacherie à deux
- rangs; f, écurie; g, étable; h, h, magasins; /, loges à porcs; »?, petit hangar; n, remise pour les voitures et les instruments aratoires ; o, grange; p, charronnerie; emplacement des meules de paille, de bois, etc. ; s, fosse à fumier; haies vives.
- Fig. 11. Elévation d’une ferme vosgienne.
- Fig. 12. Plan du rez-de-chaussée delà ferme précédente.
- a, cuisine ; b, 6, chambres ; c, passage ;
- d, vacherie à deux rangs ; e, écurie ; f, grange ; g, latrines ; h, four.
- Fig. 13. Plan du premier étage de la ferme vosgienne.
- a, a, a, greniers à grains; b, grenier à foin ;
- c, grange.
- Fig. 14. Plan delà métairie du Boulag (Cher), a, maison d’habitation ; b, cellier ; c, grange ;
- d, hangar ; e, écurie ; /“, f, petites étables ; g, bergerie; h, bouverie; i, i, étables;/, porcherie ; k, plate-forme à fumier ; l, abreuvoir.
- Fig. 13. Ferme dans les Ardennes. Vue perspective. Fig. 46. Plan de la ferme précédente, a, a, a, habitation :
- cuisine, salle à manger, salon ; b, laiterie ;
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- 402 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- c, cuisine de la ferme ; cl, bureau ; e, e, e, logement du garde ; f, passage ; h, logement des aides : charretier, etc. ; i, étable ;
- chenil ; k, écurie ; l, loges à porcs ; m, étable pour les veaux ; n, poulailler ; o, charronnerie et forge; p, grange-hangar.
- PLANCHE XV. - Exploitations
- Fig. 1. Vue perspective de la bergerie de Rambouillet (Seine-et-Oise).
- Fig. 2. Plan de la ferme de Villevêque (Loiret). o.?
- maison d’habitation ; /;, cuisine de la ferme; e, écurie ; d, bûcher ; e, porcherie ; f, remise et sellerie ; g, bâtiment pour préparer les aliments et opérer le barattage du lait, précédé par un manège; h, silo pour les racines; i, vacherie ; y, petite vacherie ; k, magasin à fourrage ; l, écurie pour jeunes chevaux ; m, m, m, m, bergeries ; n, hangar pour les voitures et instruments ; o, o, o, enclos pour les bêtes à laine ; p, magasin à paille ; q, q, granges ; r, manège de la machine à battre ;
- s, bâtiment pour préparer les provendes ;
- t, fournil; u, buanderie; v, petite écurie. A, enclos pour les poulains; B, cour aux meules ; C, abreuvoir ; D, fumier.
- Fig. 3. Plan de la ferme de Bonavis (Nord), a, maison d’habitation ; b, écurie ; c, bouverie et vacherie; d, d, d, d, d, granges; e, bouverie; /*, hangar ; g, g, bouveries d’engraissement ; h, porcherie ; i, fosse à fumier ; /,abreuvoir; l, hangar ; o, o, citernes ; t, t, entrées de la ferme.
- Fig. 4. Plan de la ferme de Nolre-Dame-des-Champs (Ain), a, cuisine ; b, salle à manger ; c, c, c,
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 403
- chambres ; rf, infirmerie ; e, e, galerie ouverte; f, hangar; g, lieux d’aisances; h, cave ; i, office ; j, poulailler ; k, fournil ; l, réservoir ; m, hangar; n, chevaux de travail ; o, boxes pour les poulains ; p, jumen-terie et boxes pour les juments ; q, distillerie; r, étable d’engraissement ; s, s, vacheries ;
- t, t, porcheries ; w, u, w, toits abritant les fumiers ; v, v, hangars abritant la marne et la chaux ; x, bâtiment dans lequel on prépare les aliments ; y, laiterie et bureau ; z, bascule ; 1 et 2, manège et pompe.
- Fig. 5. Plan de la ferme de l’Hôpital (Calvados), a, cuisine ; b, salle à manger ; c, bureau ; d, office ; e, e, e, écuries ; f, grange ; g, manège de la machine à battre ; h, hangar ; i, boxes;
- j, sellerie ; k, remise ; /, pièce pour la préparation des aliments ; m, bergerie; n, hangar-étable; o, o, magasins pour les racines; p, puits et pompe; q, vacherie ; r; laiterie et laverie; s, sellerie; t, fournil, buanderie ;
- u, poulailler ; v, v, cours pour les volailles ; x, porcherie; y, y, plates-formes à fumier; z, fosse et pompe à purin. A, entrée de la ferme.
- Fig. 6. Plan de la ferme de Thonvüle (Nord), a, maison d’habitation ; b, écurie voûtée ; c, bergerie ; d, vacherie ; e, e, bouveries d’engraissement ; f, /', écuries ; g, bœufs de travail ; h, h, granges ; i, hangar ; j, /, remises ;
- k, salle pour le personnel ; l, l, fumiers ; m, m, jardins; n, entrée de la ferme ; o, porcherie.
- Fig. 7. Plan de la ferme du Grand-Caumon (Aude).
- a, maison d’habitation ; b, logement du régisseur ; c, écurie; d, contre-maître ouramonet; e, tonnelier : f, magasin pour les comportes;
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- 404 EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES
- ,9, remise ; /?, fournil ; i, porcherie ; j, forge; k, bergerie ; l, magasin au bois ; m, distillerie; n, cellier; n, descente du cellier; o, hangar ; p, fumier couvert ; r, volière et colombier; s, logement des aides agricoles'.
- Fig. 8. Plan de la ferme de Saint-Sauveur (Hérault)-a, salon ; à, salle à manger ; c, cuisine ; d, d, magasins ; e, cour ; f, hangar ; g, dis-tillerie ; h, magasin aux marcs ; i, bergerie > .ii ,/> .i-, vacheries ; k, magasin aux tourteaux ; l, remise;?;?, fumier couvert; n,n,n, n, plates-formes à fumier; o, o, fosses à purin ; p, bascule ; g, hangar ; r, cellier ; <s*, rampe ; /, entrée de la ferme.
- PLANCHE XVI. — Exploitations
- Fig. 1. Vue à vol d’oiseau de la ferme de Ilougeville (Nord).
- Fig. 2. Plan de la ferme précédente, a, maison d’habitation avec bureau, laiterie et laverie; b, magasin et cuisine du personnel ; c, poulailler pour les couveuses et cases pour les poulets; d, remise; e, combustible; f, écurie en boxes avec paddocks ; g, écurie pouf chevaux de trait; h, grand hangar abritant le fumier ; i, vacherie, étable à veaux et poulailler ; porcherie avec cours ; k, bou-verie d’engraissement ; f /, granges ; pièce pour la manutention des aliments, avec bache-paille, coupe-racines, etc. ; n, caves pour les racines ; o, machine à battre ; p, Pt hangars ; q, locomobile.
- Fig. 3. Vue à vol d’oiseau de la fermç de Masny (Nord).
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- EXPLICATION DES PLANCHES ET DES FIGURES 405
- Fig. 4. Plan de la ferme précédente, a, maison d’habitation ; c, c, c, c, étables ; d, d, écuries ; e, e, e, e, granges ; /', f, f, f, hangars pour les voitures et les instruments aratoires ; g, remise ; h, machine à vapeur et machine à battre ; i, magasin à la menue paille ; /,pavillons occupés par le concierge et le jardinier et entrée de l’habitation ; k, manège et colombier ; l, porcherie ; m, n, maisons occupées par le personnel de la ferme; o, chenil ; p, entrée de la ferme ; q, entrée des granges ; r, sortie du fumier ; s, abreuvoir ; fumier.
- 23.
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- TABLE ALPHABÉTIQUE
- DES MATIÈRES
- A
- Pages.
- Abreuvoirs. 243
- — à moutons. 244
- — pour les chevaux. 244
- Acacia. 42
- Accotement. 299
- Acier. 52
- — fondu. 52
- Affouillements. 266
- Aire. 118
- — à battre. 213
- — en terre. 119
- Aisselier. 98
- Ajusteur. 71
- Ancres. 126
- A pied d’œuvre. 76
- Aplomb. 73
- Appentis. 102, 239
- — fermé. 240
- Appui. 73
- Araser. 75
- Arbalétriers. 97
- — de croupe. 98
- Ardoise. 59, 111
- — arrondie. 60
- — cartelette. 60
- — d’Angers. 59
- Pages.
- Ardoise de Fumay. 60
- — en écaille. 60
- — en losange. 60
- — métallique. 114
- — triangulaire. 60
- Arêtier. 96
- Asphalte. 33
- — quadrillé. 142
- Assemblage à double
- tenon. 93
- — à mi-bois. 93
- — à queue d’aronde. 93
- — à onglet. 93
- — à tenon avec ren-
- fort. 93
- — à trait de Jupiter. 93
- — carré. 93
- — oblique. • 95
- Atre. 232
- Auge d’écurie. 145
- — d’étable. 158
- — de porcherie. 178
- — en bois. 178
- — en ciment de Port-
- land. 179
- — en fonte brute. 146, 179
- — en fonte émaillée. 146
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- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES 407
- Pages. | Pages.
- Auge en pierre. 178 Berges. 271
- Augées. 118 Béton. 28, 66
- Auvent. 213, 279 — aggloméré. 29
- Avances de toit. 103 — demi-gras. 28
- — économique. 32
- B — demi-maigre. 28
- — gras. 28
- Badigeon. 129 — maigre. 28
- Barbacanes. 83, 226 — ordinaire. 28
- Bardeau. 64, 115 117 Biefs. 273
- Barrages. 263 Bitume. 34
- — en charpente. 264 — minéral. 34
- — en fascines. 264 Blanc en bourre. 89
- — en maçonnerie. 265 — de céruse. 131
- — en pierres sèches. 265 — de plomb. 131
- — fixes. 267 — de zinc. 131
- — mobiles. 267 Blocage. 122, 300
- Barre d’appui. 124 Blochet. 98
- Barreaux de râteliers. 146 Bois. 35
- Barrelets. 120 — à brûler. 47
- Barrières. 288 — abattus. 45
- — à deux vantaux. 290 — altérés. 41
- — pour les hommes. 288 — blanc. 43
- pour les voitures. 289 — cassant. 38
- — simples. 290 — de charpente. 47
- Basalte. 5 — fente. 47
- Bascule. 127 — de sciage. 47
- Bassins. 253 — d’échantillons. 47
- Bat-flancs. 149 — du Nord. 47
- Bâtiment qui travaille. 79 — durs. 41
- — vinaires. 225 — élastique. 35
- Bâtis dormant. 123 — en grume. 45
- Bauehe. 93 — équarris. 45
- Bauge. 93 — flacheux. 45
- Bergerie. 164 — gélif. 41
- — de Rambouillet, 336 — gras. 46
- p.407 - vue 414/440
-
-
-
- 408
- TABLE ALPHABÉTIQUE 1IES MATIÈRES
- Pages.
- Bois maigre. 40
- — piqué. 41
- — ronds. 47
- — rouge. 43
- — roulif. 41
- — sains. 47
- — tendre. 35, 43
- Boitards. 270
- Boitouts. 270
- Bombement d’une route. 297
- Bonde en bois. 262
- Bordure. 112
- Bouche du four. 233
- Boulangerie. 231
- Boulins. 188
- Boulons. 127
- Bourre. 89
- Bouveries. 151
- — simple. 134
- Boxes. 140
- — pour animaux adul-
- tes. 161
- — pour veaux. 160
- Brides. 127
- Briques. 12
- — à bâtons rompus. 86
- —• à cloisons. 82
- — à conjonction. 17
- — anglaises. la
- — à plat. 82
- — à tuyaux. 16
- — boutisses. 17, 82
- — carrées. 17
- — cintrées. 18
- -- creuses. 15
- — creuses ordinaires. 17
- Pages.
- Briques creuses doubles. 17
- — cuites. l2
- — crues. 12
- — de Bourgogne. 15
- — dures. 16
- — en panneresse. 82
- — de champ. 82
- — flamandes. 15
- — grandes. 16
- — noires. 16
- — petites. 16
- — pleines. 16
- — poreuses. 16
- — réfractaires. 15
- — rouges. 16
- — sèches. 12
- — simples. 17
- — semi-double. 17
- — tendres. 16
- — tubulaires. 13
- — vernissées. 16
- Brise-glace. 273
- Brosse. 131
- Buanderie. 234
- G
- Cabanes à lapins. 195
- Cadranures. 41
- Cadres pour magnane-
- ries. 194
- Cage d'escalier. 107
- Caillasse. . 6
- Cailloutis. 122
- Cailloux roulés. 6
- Calcaires, 8
- p.408 - vue 415/440
-
-
-
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- 409
- Pages. Pages.
- Calcination de la chaux. 20 Chambre à incubation. 184,
- Canal de fuite. 275 193.
- Canaux. 271 — à fourrages. 162
- Caniveaux. 121 Chantignolles. 98
- Carie des bois. 41 Chapelets. 249
- Carreaux. 18, 65 Chapelle du four. 233
- — à bande. 18, 65 Chaperon. 84, 278
- — à six pans. 18, 65 — à un égout. 278
- — de faïence. 66 — à deux égouts. 278
- — carré. 18, 65 Charge de rupture des
- — polychromes. 19 bois. 36
- — pour four. 65 Charme. 44
- Carrelage. 118 Charpenterie. 95
- Carreleur. 71 Charpentier. 71
- Carton à enduit métal- Charronnerie. 241
- lique. 64, 117 Châssis. 123
- — à goudron végétal. 64 — à tabatière. 319
- — bitumé. 64, 117 Châtaignier. 42
- — Guiceste. 117 Chaume. 116
- — non bitumé. 64, 117 Chaussée. 297
- Cases à lapins. 195 — d’étangs. 261
- Cave. 229 Chaux. 19
- — à engrais. 255 — grasse. 19 , 20
- — du commerce. 231 — hydraulique. 19
- Cellier. 226 — hydraulique artifi-
- Cendrier. 233 cielle. 23
- Chais. 227 — hydr. d’Antony. 20
- Chambranle. 123 — hydr. de Robache. 20
- Chambrées. 192 — hydraulique de Ro-
- Chambre à coucher. 318 quefort. 19
- — à mue. 185 — hydraul. de Theil. 19
- — à chauler les grains. 235 — naturelle. 19
- — pour les poulets . 185 — maigre. 19
- — pour l’engraisse- Cheminées. 318
- ment des volait- Chêne pédonculé. 41
- les. 1861 — rouvre. 41
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-
-
-
- 410 TABLE ALPHABÉTIQUE UES MATIÈRES
- Pages. Pages-
- Chêne vert. 41 Comble à petite portée 101
- Chenil. 201 — brisé. 96
- Chevêtres. 105 — composé. 96
- Chevrons. 98 — simple. 96
- “ de croupe. 98 — surbaissé. 99
- Ciment. 29 Commerce des bois. 47
- “ à prise lente. 31 Conservation des bois. 39
- — à prise rapide. 31 Constructions pour les
- — de Boulogne. 30 animaux. 139
- — de Moissac. 30 Contre-chambranle. 123
- — de Porte-de-Franee. 30 Contre-fiches. 98
- — de Portland. 30 — marche. 107
- — de Pouilly. 29 Contreforts. 72, 83, 211
- — de Vassy. 29 Contrevents. 125
- — de Vitry-le-Fran- Corbeaux. 73
- çois. 31 Cordes en fîl-de-fer. . 53
- — de Roquefort, 31 — métalliques. 292
- — romain de Boulogne » 30 — de transmission. 55
- — des fontainiers. 32 Corniche. 74
- Citerne. 249 Couches d’impression. 129
- Citerneau. 250 Couleurs. 68
- Clapiers. 195 <— diverses. 130
- Cliquart. 8 Cours. 342
- Cloisons. 81 Coursier. 275
- Clôture on échalas. 280 Couvertures. 109
- en treillages. 281 — en bruyère. 116
- — des cours. 345 — en planches. 115
- Clous de zinc. 58 —• en roseau. 116
- Colle de Flandre. 69 Couvoir. 184
- — de peau. 69 Couvreur. 71
- Colombier. 188 Craie. 9
- — en tours. 188 Crampbnnots. 127
- Comble. 95 Crèches de bergeries. 170
- — à grande portée. 101 — circulaires, 171
- — à la Mansard, 9G, 101 Crépi. 73 88
- — à moyenne portée, 101 — à pierres apparentes 88
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-
-
-
- TABLE ALIUIABÉTIQUE DES MATIÈRES
- 411
- Pages.
- ^épi chiquété. 88
- coloré, 88
- — en plein. 88
- moucheté, 88
- Crépissage. • 73
- Croisée. 123, 318
- ... à coulisse. 123
- à tabatière. 123
- *-< à un vantail. 123
- à deux vantaux. 123 Croix de St-André. 104
- Croupes. 96
- Croûtes. 47
- Cuisine de la porcherie. 181 Cuivre. 57
- Curage des canaux, 272
- Clivelage. 246
- Cuverie. 227
- Cuves en maçonnerie. 227 Cuviers. 227
- D
- Galles. 66
- en bahut avec lar* mier. 85
- Dé, 102
- Débit des bois. 45
- bécarrelage. 119
- Décharges. 90, 104
- béchargeoirs. 217
- Degrés. 107
- Demi-croupe. 96
- ferme. 102
- — stalle. 149
- Dessiccation des bois. 44
- Pages.
- Détrempes fines, 128
- — grosses. 128
- Déversoirs. 262
- Diamant. 133
- Dôme du four. 233
- Dormant. 123
- Dosses, 47
- Ë
- Ëaü seconde. 69
- Echalicrs. 291
- Echclliers. 291
- Echelle de meunier. 108 Echifïre. 107
- Ecurie. 139
- — à deux rangs, 140
- —» double. 140
- — simple. 140
- Embarrure en plûtre. 113 Emboîture. 123
- Embrasement. 73
- Embrasure. 73
- Ëmpanon. 98
- Emplacement des abreuvoirs. 309
- — de la charronnerie. 307
- — de la forge. 307
- — des bergeries. 305
- — des bouveries. 303
- —des écuries. 303
- — des colombiers. 310
- — des cours de meules. 306
- -- des celliers et chais. 307
- — des étables d’en-
- graissement. 304
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-
-
-
- 412
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- Emplacement des fro Pages.
- imageries. 304
- — du fournil. 306
- — des granges. 306
- — des greniers. 307
- — des jumenteries. 304
- — des grands clapiers. 308
- — des hangars. 308
- — des fumières. 309
- — des laiteries. 304
- — des lapinières. 308
- — des loges à chiens. 311
- — des mares. 309
- — des magnaneries. 306
- — des poulaillers. 305
- — des porcheries. 306
- — des ruches. 309
- — des vacheries. 303
- — des vendangeoirs 307
- — des volières. 310
- Encastrement. 109
- Enduits. 73, 87
- — fouettés. 89
- — hydrauliques. 89
- — lisses. 89
- — mouchetés. 89
- Engouletout. 270
- Entablement. • 74
- Entrait. 97
- — retroussé. 97
- Entrevous. 103
- Eperon. 72, 83
- Epicéa. 43
- Epi nette. 187
- Equarrissage, 46
- Escaliers. 107
- 108
- Pages.
- Escaliers en limaçon. 1^8
- — à marches parallè-
- les.
- — à marches tournan-
- tes.
- — droits.
- Essence de térébenthine. Estacade.
- Etable.
- — à boxes.
- — double.
- — simple.
- — d’élevage. Etriers. Exploitations. Extinct.de la chaux. Extrados.
- 108 108 68 273 loi 151 loi 151 160 126 326
- 21, 22 83
- F
- Faîtage.
- Faîtière à bourrelet. Faucardement.
- Faux entrait.
- Fenêtre de bergerie.
- — d’écurie.
- — des greniers à grains
- — de laiterie.
- — de vacherie.
- Fer.
- — à T.
- — carillon.
- — carré.
- — côte de vache.
- — dur.
- — étiré,
- 97
- 113
- 272
- 97
- 168
- 143
- 217
- 20a
- 158
- 49 51
- 50 50 50 50
- 50
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-
-
-
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES 413
- • Pages.
- Per en lames. 50
- — de fenderie, 50
- — de forge. 50
- — façonné. 50
- — plat. 50
- — rond. 50
- — sec. 50
- — tendre. 49
- — rouverin. 50
- Fer-blanc. 53
- Ferme. 103
- — en bois. 103
- — en fer. 103
- — simple. 102
- — à entrait retroussé. 102
- — à moutons. 336
- — à bétail. 337
- — de Bonavis. 339
- — du Grand-Caumon. 340
- — de l’Hôpital. 337
- — de Masny. 337
- — de Notre-Dame-des-
- Champs. 339
- — de Rougeville. 338
- — de Saint-Sauveur. 341
- — de Thonville. 336
- — de Vincennes. 337
- — de Ville-l’Evêque. 334
- — normande. 332
- — dans les Vosges. 333
- — dans les Ardennes. 333
- Feuillure. 73
- Fiches. 127
- Fil de zinc. 58
- — métallique. 292
- — de fer, 53
- Fil galvanisé. Pages. 54
- Filière. 97
- Flaches. 41
- Fléau. ' 127
- Fondations. 75
- Fonte. 49, 55
- — à fer. 55
- — blanche. 55
- — douce. 55
- — dure. 55
- — grise. 55
- Force de résist. des bois. 35
- Forge. 240
- Forgeron. 71
- Forme. 118
- Fosses à engrais liqui-
- des. • 253
- — à fumier. 256
- — à pulpes. 225
- — à purin. 253
- — d’aisances fixes. 260
- — d’aisances mobiles. 260
- Fossés. 283
- — doubles. 283
- Fouilles. 77
- Fouloirs. 226
- Fournil. 231
- Fours 232
- Frêne. 42
- Frise. 74, 125
- Fromagerie. 208
- Fruit. 73, 79
- Fruitier. 352
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-
-
-
- 414
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- G Pages.
- Gâcher clair. 27
- — serré. 27
- Gerbier. 214
- Gerçures. 41
- Giron. 107
- — droit. 107
- — dansant. 107
- Glacière. 361
- Gobetage. 89
- Gonds. 127
- Goudron minéral. 34
- Gouffres. 271
- Gouttières. 134
- Grande culture. 334
- Granges. 210
- Granit. 4
- Greniers. 215
- — à grains. 213
- — à foin. 220
- Grès. 5
- —- argileux. 5
- — bigarré. 5
- — calcaire. 5
- — siliceux. 5
- Grillage en bois. 262
- — en fer. 262
- — métallique. 292
- Gué. 274
- Gypse. 26
- H
- Habitation du cutiva-
- teur. 311
- Haies de branchages. 281
- Haie double.
- —- simple.
- — sèche.
- — vive.
- — vive avec fossé. Hangar.
- — à grande portée.
- — gerbier. 214, 239
- — séchoir. 235, 236
- Harpon. ^
- Hotte de cheminée. 233
- Huile pour peinture. ^8
- Pages.
- 285
- 285
- 280
- 283
- 283
- 102
- 239
- I
- Immersion
- Impostes.
- Inclinaison
- blés.
- Intrados.
- des bois. 1 124
- des com-
- 96, 117 83
- J
- Jambages. Jambes de force. Jardin anglais.
- — d’hiver.
- — français.
- — légumier.
- — paysager.
- Jet d’eau. Jointoiements. Juchoirs. Jumenteries.
- 73
- 358
- 354
- 356
- 349
- 356
- 123
- 89
- 183
- 150
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-
-
-
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES 415
- Pa ges. Pages.
- L Magasin aux outils à
- main. 237
- Lambourdes. 8, 103 Magnaneries. 191
- Lames. 125 — grandes. l9l
- Laiteries. 202 — petites. 192
- Lapinières. 193 Main courante. 108
- Larmier. 189 Maison d’habitation. 311
- Latte. 109 — du garde. 320
- Lattis à claire-voie. 110 — de l’ouvrier agri-
- — jointif. 110 cole. 323
- Lattis. 103, 109 — du vigneron. 319
- Laverie. 206 Mangeoire. 145
- Laves. 5, 113 Marbre. 8
- Laves en calcaire. 113 Marche. 107
- — en grès bigarré 113 — palière. 108
- Lavoirs. 251 Mares. 243
- Liais. 8 Margelle. 247
- Lices. 287 Marquise. 213
- Lieux d’aisances. 260 Mastic. 68
- Linçoir. 103 — bitumineux. 34
- Lisses. 287 — d’asphalte. 34
- Litharge. 68, 131 — de Dihl. 135
- Lits des vachers. 163 — de fontainier. 134
- Logement pour les ca- — de limaille. 135
- nards. 187 — du menuisier. 126
- — pour les oies. 187 — du vitrier. 133
- Loges à chien. 201 Matériaux de blocage. 78
- Long pan. 102 — pour carrelage. 65
- Longuerines. 266 — pour couverture. 59
- Loquet à bouton. 127 — pour les peintres. 66
- — poussier. 127 — terreux. 2
- Lucarnes. 217 Mélèze. 43
- Menuiserie. 122
- M Menuisier. 71
- Maçon. 70 Métairie du Boulay. 330
- Magasin aux feuilles. 193 — d’Archambault. 331
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-
-
-
- 416
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIERES
- Pages.
- Métairie de Kervent. 331
- — de la Lande. 329
- — du Plessis. 331
- — de Theneuille. 329
- Métaux. 49
- Meulière. 6
- — bloquée. 277
- — compacte. 6
- — de Corbeil. 11
- Mitre. 81
- Mobilier de la charron-
- nerie. 242
- — de la forge. 241
- — du fournil. 234
- — des greniers à
- grains. 219
- — de la laiterie. 205
- — des magnaneries. 193
- Moellons. 9
- — appareillés. 90
- — brut. 10
- — bloqués. 277
- — esmillé. 10
- — piqués. 10, 277
- Monte-grains. 220
- — sacs. 218
- Mortiers. 25
- — ciment. 25
- — de chaux. 25
- — de terre. 25
- — fin. 26
- — gras. 25
- — gros. 25
- — maigre. 25
- Moteurs hydrauliques. 274 Mouchettes, 89
- Pages.
- Moyenne culture.
- Mur de clôture.
- — de face.
- — de fondation.
- — de hauteur.
- — de pignon.
- — de refend.
- — de soutènement. 83, 289
- 77
- — en élévation.
- 277 85
- 84, 279 72 72, 75 278 72, 81
- — en briques.
- — en briques de champ-
- en briques boutisses. 8 27o
- en pierres. b
- — en pierres sèches.
- — en terre.
- — en moellons de
- craie.
- — ordinaires.
- — palissadé.
- 87,
- 279
- 277
- 277
- 276
- N
- Naissance d’une voûte. Nid pour les poules. Norias.
- Noues.
- Office,
- Orangerie.
- Orme.
- jOutils de charpentier
- — de maçon.
- — du menuisier. Ouvertures.
- 83
- 183
- 248
- ll3
- 316
- 333
- 42
- 109
- 94
- 126
- 73,9°
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-
-
-
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- Pages.
- P
- Paddocks pour poulets 180
- Palâtre. 90
- Palier. 107
- Palissades. 280
- Pan de bois. 103
- — coupé. 72
- Panne. 98
- Panneaux. 123
- Papier peint. 133
- — de tenture. 133
- — satiné. 133
- Parapet. 302
- Parement. 78
- Parpaing. 78
- Parquet. 123
- — à joints alternés. 123
- — à bâtons rompus. 123
- — droit. 125
- *— en fougère. 123
- *- en point de Hon-
- grie. 125
- Passerelles. 302
- Patte à fiche. 127
- — à pointe. 127
- Pavage. 120
- — en briques. 121
- — en dalles. 122
- Pavé bâtard. 121
- — d’échantillon. 121
- — de deux. 120
- — de route. 120
- — gros. 120
- — refendu. 120
- — petit. 121
- 417
- Pages.
- Peintre. 71
- Peinture. 128
- — à la colle. 129
- — en détrempe. 128
- — au vernis. 128
- Pentures. 127
- Perron. 108
- Persiennes. 124
- Petite culture. 326
- Peuplier. 44
- — grisard. 44
- — d’Italie. 44
- — noir. 44
- — suisse. 44
- — tremble. 44
- Pierres à plâtre. 26
- — argileuses. 4, 7
- — à leu. 5
- — à fusil. . 5
- — calcaires. 4, 7
- — d'attente. 78
- — de Caen. 9
- — de Calissanne. 9
- — de libage. 9
- — de taille. 9
- — de Tonnerre. 9
- — de roche. 8
- — de Saint-Leu. 9
- — dures. 8
- — gelisses. 3
- — gélives. 3
- — quartzeuses. 4
- — siliceuses. 4
- — taillées. 9
- — tendres. 8
- Pin.
- 43
- p.417 - vue 424/440
-
-
-
- 418
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- Pin maritime. Pigeonnier.
- Pignon à redents. Pilier en maçonnerie.
- Pilotis.
- Pisé.
- Plafond.
- Planche-glissoire. Planchers.
- Planchers composés.
- — simples.
- — à petite portée.
- — avec fer à T. Plantation des haies
- ves.
- Platane.
- Plate-bande.
- Plate-forme.
- — à fumier.
- Plâtras.
- Plâtre.
- — au panier.
- — au tamis.
- — au sas.
- — bon.
- — blanc.
- — éventé.
- — gris.
- — mauvais.
- — ordinaire.
- — rose.
- Plâtrier.
- Plomb.
- — en tables.
- — en tuyaux.
- Pages.
- Poids des couvertures . 117
- — des pierres. 11
- Poinçon. 9 /
- Pointes pour verres à no
- vitre. 00
- Poitrail. 104
- Pommelle. 127
- Ponceaux. 301
- Pondoirs. 183
- Ponts. 301
- — en bois. 301
- Porcherie. 173
- — double. 180
- — simple. 180
- Portes à un battant. 122,31y
- — à deux vantaux. 1^2
- — à deux battants. 1^
- — bâtardes.
- — charretières. 1^2
- — pleines. 1^
- — sur barres. 1^
- — à panneaux. ^
- — croisées. 1^3
- — lambrissées. 1^3
- — ordinaires. 1^3
- — vitrées. 1^
- — d’écurie. 1^
- — de bergeries. ^
- — de granges. 212
- — de porcheries. 1^7
- — de vacheries. 1^
- Porte-bride.
- — harnais.
- Poteaux corniers. *04
- — d’huisserie. 104
- — de remplissage.
- Pages.
- 43
- 188
- 211
- 72
- 211
- 7o
- 91
- 82
- 219
- 104.
- 103
- 103
- 106
- 107
- vi-
- 285
- 44
- 90
- 98
- 238
- 9
- 26
- 27, 89
- 89
- 27, 88
- 27
- 28
- 27
- 28
- 27
- 89
- 28
- 70
- 56
- 56
- 56
- p.418 - vue 425/440
-
-
-
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- 419
- Pages.
- Pages.
- Poteaux portant plan Rebouchage. 129
- cher. 104 Redents. 81
- — ne portant pas plan - Remanié à bout. 120
- cher. 104 Remises. 239
- Poudingue. 6 Renformir. 74
- Poulailler. 182 Reprise en sous-œuvre. 79
- Poulerie. 182 Réservoirs. 275
- Pourriture sèche des Résistance des bois à
- bois. 41 l’écrasement. 36
- — humide. 41 — au frottement. 38
- Poussée. 83 — à la traction. 36
- Poutre. 105 Rive en terre cuite. 112
- — armée. 106 Rocaille. 74
- Poutrelle. 302 Roche dure. 5
- Pouzzolane. 32 — tendre. 5
- — artificielle. 33 Roues hydrauliques à
- — naturelle. 32 aubes. 274
- Puits. 245 — hydrauliques à au-
- — absorbants. 270 gets. 274
- — secs. 270 Rouleau de bordures. 133
- — à roue. 248 Roulures. 41
- Pureau. 110, 113 Routes agricoles. 293
- — empierrées. 296
- D — en terre. 293
- Jt\ Rubans métalliques. 292
- Hacinaux. 75 Rucher. 198
- Hampe. 108 Ruellée. 110
- Hapointis. 82 Ruisseaux. 273
- Hàtelier de bergerie. 170
- — d’écurie. 146 s
- — de vacherie. 159
- — droit. 147 Sables. 23
- — double. 171 Sable de carrière. 23
- — simple. 170 — de mer. 24
- — en corbeille. 147 — de ravine. 23
- Havalement. 74 — de rivière. 24
- p.419 - vue 426/440
-
-
-
- 420
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- Pages.
- Sable de terre. 23
- — dits arènes. 24
- — fin. 24
- — gros. 24
- — moyen. 24
- — volcanique. 24
- Sablières. 98, 103
- Sablon. 23
- Salle à manger. 318
- — de bain. 318
- Salon. 318
- Sapin. 43
- — blanc. 43
- — rouge. 43
- Sauterelle. 148
- Sautillon de la gâche. 128 Schiste. 7
- — ardoisier. 7
- Sciage du bois. 47
- Scieur de long. 71
- Séchoirs. 235
- — fermés. 235
- — pour fromages. 208
- Séparations de vacherie. 161
- — d’écurie. 148
- Serre à légumes. 348
- — froide. 353
- — tempérée. ' 354
- Serrure en bois. 128
- — à demi-tour. 127
- — à pêne dormant. 127
- Serrurerie. 126
- Pages.
- Serrurier. 71
- Seuil. 90
- Siccatif. 131
- Silex. 5
- Silos. 222
- — à demeure. 222
- — permanents. 222
- — temporaires. 222
- Solin. 110
- Solive. 105
- — d’enchevêtrure. lOo
- Soubassement. 79
- Stalles fixes. 149
- — volantes. 149
- Surplomb. 73
- T
- Table à égoutter les fromages. 209
- Tableau. 73
- Tablettes. 90
- *— pour la laiterie. 206
- — pour les magnane-
- ries. 193
- Tablier de pont. 303
- Taquets. 98
- Targette. 127
- Tassement. 79
- Terrassement. 77
- Terrassier. 70
- Tirant. 97
- — en fer. 126
- p.420 - vue 427/440
-
-
-
- TABLE ALPHABETIQUE DES MATIÈRES 421
- Pa ges.
- Tôle. 52
- — fine. 53
- — forte. 53
- — galvanisée. 53
- — moyenne. 53
- Torchis. 93
- Trappes. 218
- Travée. 103
- Traverses. 125
- Trottoirs. 120
- Trous à fumier. 256
- Trumeau. 73
- Tuiles. 60
- — à crochet. 61
- — à double courbure. 62
- — à emboîtement. 61
- — à canal. 110
- — creuses. 62, 110
- — de Montchanin. 61
- — émaillées. 63
- — en S. 62, 110
- — flamande. 60, 110
- — pannes droites. 62
- — faîtières. 113
- Tuyau adossé. 80
- — dans œuvre. 80
- — dévoyé. 80
- — de conduite. 135
- — de descente. 134
- — en fonte. 56, 135
- — en grès. 136
- — en poterie. 134
- — en zinc. 134
- — d’écoulement. 262
- — de cheminée. 80
- Constructions agricoles.
- Pages.
- V
- Vacherie. 151
- Vannes. 267
- Vanne à clapets. 269
- — à déversement. 268
- — d’écoulement. 262
- — de vidange. 262
- — pour les étangs. 268
- Vantelle. 268
- Vergelé. 8
- Verger. 349
- Verges. 50
- Vernis à l’alcool. 129
- — à l’essence. 129
- — gras. 129
- Verre d’Alsace. 67
- — coloré. 67
- — cannelé. 67
- — de Choisy. 67
- — de Lyon. 67
- — du Nord. 67
- — dépoli. 67
- — double. 67
- — ordinaire. 67
- — dit de marine. 67
- Verrou. 127
- Vestibule. 318
- Vigneronnages. 319
- Vitrerie. 133
- Volée d’escalier. 108
- Volets. 124
- — demi-persiennes. 124
- 24
- p.421 - vue 428/440
-
-
-
- 422
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- Pages.
- Volige. 109
- Voûtes. 83
- Voûte du four. 233
- — plein cintre. 83
- — surbaissée. 84
- Pages.
- Voussoir. 84
- Voussures. 90
- Z
- Zinc. 63, 113
- FIN DE LA TABLE ALPHABÉTIQUE
- p.422 - vue 429/440
-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES
- Pages
- Introduction........................................ v
- PREMIÈRE PARTIE
- Matériaux employés dans les constructions
- Chapitre premier. — Matériaux terreux.............. 2
- I. Des pierres................................. 2
- II. De la brique et du carreau................. 11
- III. De la chaux................................ 19
- IV. Des sables................................. 23
- V. Des mortiers............................. 25
- VI. Du plâtre.................................. 26
- VII. Du béton.................................. 28
- VIII. Des ciments................................. 29
- IX. De la pouzzolane........................... 32
- X. De l’asphalte et du bitume................. 33
- Chapitre II. — Des bois............................. 35
- Qualités et propriétés des bois............... 35
- Conservation des bois......................... 39
- p.423 - vue 430/440
-
-
-
- 424
- TABLE DES MATIÈRES
- Maladies et défauts....................... 41
- Bois durs.............................' . . 41
- Bois tendres............................... 43
- Dessiccation des bois....................... 44
- Débit des bois.............................. 45
- Commerce des bois........................... 47
- Chapitre III. — Des métaux......................... 49
- Fer......................................... 49
- Acier...................................... 32
- Tôle........................................ 52
- Fer-blanc................................... 53
- Fil de fer.................................. 53
- Fonte....................................... 55
- Plomb....................................... 56
- Cuivre..................................... 37
- Zinc........................................ 57
- Chapitre IV. — Matériaux employés dans les couvertures........................................ 59
- I. De l’ardoise.............................. 59
- II. De la tuile................................ 60
- III. Du zinc................................... 63
- IV. Du bardeau et du carton................... 64
- Chapitre V. — Matériaux employés dans le carrelage. . ......................................... 65
- Carreaux ................................... 65
- Dalles..................................... 66
- Béton....................................... 66
- Chapitre VI. — Matériaux employés par les vitriers et les peintres............................ 66
- p.424 - vue 431/440
-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES
- 425
- DEUXIÈME PARTIE
- Chapitre VII. — Mise en œuvre des matériaux . . 70
- I. Maçonnerie................................. 72
- II. Du pisé et du torchis........................ 91
- III. Charpenterie. 95
- IV. Couvertures................................. 109
- V. Carrelage et pavage..........................118
- VI. Menuiserie.................................. 122
- VII. Serrurerie................................ . 126
- VIII. Peinture et vitrerie..........................128
- IX. Travaux hydrauliques.........................134
- TROISIÈME PARTIE Bâtiments
- Chapitre VIII. — Constructions servant à loger les animaux.........................................139
- I. De l’écurie..................................139
- II. Des étables ou vacheries et bouveries. . ... 151
- III. De la bergerie...............................164
- IV. De la porcherie..............................173
- V. Du poulailler...............................182
- VI. Du colombier.................................188
- VII. De la magnanerie........................ 191
- VIII. Du clapier ou lapinerie.......................195
- IX. Du rucher....................................198
- X. Du chenil. . ................................201
- 24.
- p.425 - vue 432/440
-
-
-
- 42ü
- TABLE DES MATIÈRES
- Chapitre IX. — Constructions servant à préparer
- les produits des animaux .......................20
- I. De la laiterie................................ 202
- II. De la fromagerie..............................208
- Chapitre X. — Constructions servant à loger les produits des végétaux.............................
- I. Des granges................................
- II. Des greniers.........................
- III. Des silos..................................
- IV. Des bâtiments vinaires.....................
- V. Du fournil et de la buanderie..............
- VI. Des séchoirs...............................
- 210
- 210
- 215
- 222
- 225
- 231
- 235
- Chapitre XI. — Constructions servant à abriter les instruments et véhicules.....................
- I. Des magasins aux outils à main...........
- II. Des hangars et des appentis...............
- III. De la forge et de la charronneric........
- 237
- 237
- 238 240
- Chapitre XII. — Constructions hydrauliques. . .
- I. Des abreuvoirs...............................
- II. Des puits ...........................
- III. Des norias.............................* •
- IV. Des citernes...............................
- V. Des lavoirs et des bassins................
- VI. Des fosses à engrais liquides.............. . .
- VII. Des fosses à fumier..................... . . .
- VIII. Des plates-formes à fumier..................
- IX. Des lieux d’aisances. ....................... •
- X. Des chaussées d’étangs..........* . . . •
- 243
- 243
- 245
- 248
- 251
- 253
- 250
- 258
- 259 261
- p.426 - vue 433/440
-
-
-
- TABLE UES MATIÈRES
- 427
- XI. Des barrages................... 263
- XII. Des vannes................................. 267
- XIII. Des puits absorbants..........................270
- XIV. Des canaux et des ruisseaux.................. 271
- XV. Des moteurs hydrauliques.....................274
- XVI. Des réservoirs ................................275
- Chapitre XIII. — Clôtures........................... 276
- I. Des murs ordinaires........................ . 276
- II. Des murs en pierres sèches. ............... . 279
- III. Des haies sèches et des palissades. ..... 280
- IV. Des fossés.................................. 283
- V. Des haies vives............................. 283
- VI. Des lisses ..................................287
- VII. Des barrières et des échaliers...............288
- VIII. Des fils de fer, des rubans et des grillages
- métalliques ................................ 292
- Chapitre XIV. — Routes agricoles......................293
- I. Routes en terre............................ 293
- II. Routes empierrées.............................296
- III. Des ponceaux, dés ponts et des passerelles. . 300
- Chapitre XV. — Emplacement des bâtiments. . . 303
- Chapitre XVI. — Maisons d'habitation..................311
- I. Habitation du cultivateur....................311
- II. Maison du vigneron..........................319
- III. Maison du garde............................320
- IV. Maison de l’ouvrier agricole................323
- Chapitre XVII. — Exploitations........................326
- I. Petite eulture ............................. 326
- (
- p.427 - vue 434/440
-
-
-
- 428 TABLE DES MATIÈRES
- II. Moyenne culture.............................328
- III. Grande culture............................ 334
- Chapitre XVIII. — Cours, clôtures et portes des fermes..............................................342
- Chapitre XIX. — Constructions horticoles et jardins ...............................................346
- I. De la maison du jardinier. .................346
- II. De la serre à légumes..................... 348
- III. Du jardin légumier et verger................349
- IV. Du fruitier................................ 332
- V. De l’orangerie et des serres . ............353
- VI. Des jardins paysagers.......................356
- VII. Des glacières..............................361
- Explication des planches et des figures .... 364
- Table alphabétique des matières.....................406
- Table des matières. . ..............................423
- FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES
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