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Manuel du graveur, ou Traité complet de l'art de la gravure en tous genres
- Première image
- PAGE DE TITRE
- VOCABULAIRE DES TERMES EMPLOYÉS DANS LES DIFFÉRENS GENRES DE GRAVURE ET TABLE DES MATIÈRES DU MANUEL
- A
- B
- Banc, meuble pour classer les outils sur la table du graveur
- Barbe, boursouflure du cuivre de chaque côté d'un trait de burin. Ebarber, couper ou gratter les barbes du cuivre
- Barres, terme du graveur de musique
- Berceau, instrument pour préparer le cuivre destiné à la gravure en manière noire
- Bois propres à la gravure
- Bois debout, pour la gravure des vignettes
- Boîte, pour faire mordre à l'eau-forte
- Boîte, pour préparer un cuivre destiné à la gravure à l'aquatinte
- Brosses, pour dégager les tailles d'une planche gravée en bois
- Brunir, polir un cuivre, effacer des traits légers, etc., avec un brunissoir
- Brunissoir, instrument pour polir les planches de cuivre, etc.
- Brunissoir pour la gravure en manière noire
- Buis, bois jaune, dur et solide, qui prend un beau poli ; on s'en sert de préférence pour les ouvrages soignés de la gravure en bois
- Buis, bois jaune, dur et solide, qui prend un beau poli ; on s'en sert de préférence pour les ouvrages soignés de la gravure en bois
- Burette, pour contenir l'huile destinée à graisser les pierres à aiguiser
- Burin, sorte de lame ou barreau d'acier, carrée ou losange, terminée en pointe et coupant d'un seul côté, elle est montée sur un manche de bois en forme de champignon, qu'on coupe d'un côté pour que l'instrument avec son manche puisse se coucher à plat sur le cuivre. Le manche, quand on grave, est appuyé contre le creux de la main que touche le bout du petit doigt quand on le ferme sans effort ; le pouce et le doigt du milieu pressent et. contiennent la lame du burin dont l'index couvre le dos
- Burins, pour la gravure en bois
- Burins, pour la gravure en bois
- Burin-échoppe ou langue de chat, pour la gravure en bois
- Bute-avant pour dégager ou vider des planches gravées sur bois
- C
- Calque, dessin produit par l'action de calquer
- Camaïeu ; on donne primitivement ce nom à une imitation faite par le moyen d'une seule couleur, variée par le seul effet du clair-obscur ; il désigne un genre de gravure sur bois faite à plusieurs tailles
- Caractères, voyez Lettres
- Caractères, voyez Lettres
- Cartouche, sorte d'ornement composé, enroulement, cornet, etc., dessin que l'on mettait autrefois sur un des côtés, ou à l'un des angles d'un plan ou d'une carte, et qui servait à renfermer le titre, les échelles ou les légendes : on n'en fait plus usage. Voyez Titres
- Cartouche, sorte d'ornement composé, enroulement, cornet, etc., dessin que l'on mettait autrefois sur un des côtés, ou à l'un des angles d'un plan ou d'une carte, et qui servait à renfermer le titre, les échelles ou les légendes : on n'en fait plus usage. Voyez Titres
- Cèdre (bois de) ; il peut être employé pour certains ouvrages par les graveurs en bois
- Charbon, pour polir le cuivre
- Châssis, pour modérer l'action de la lumière
- Châssis, pour fixer les morceaux de bois sur lesquels on grave
- Chiffres (gravure de la lettre)
- Cire à border, pour contenir l'eau-forte sur les planches de cuivre ou d'acier
- Cire Emploi de la cire
- Clair-obscur. On désigne par ce nom l'effet de la lumière considérée en elle-même, c'est-à-dire rendant les objets qu'elle frappe plus ou moins clairs, par ses diverses incidences, ou les laissant plus ou moins obscurs, lorsqu'ils en sont privés. Le clair-obscur comprend les dégradations de lumières et d'ombres, et leurs divers rejaillissemens, qui occasionnent ce qu'on nomme reflets. Les dégradations ne se succèdent sans interruption, que dans les objets dont toutes les parties sont lisses, dans une boule, par exemple; mais elles y sont, si multipliées, et en même temps si unies, que l'œil qui n'est pas exercé, a peine à les saisir ; une étude particulière des effets de la lumière est indispensable aux artistes. C'est aussi l'un des noms donnés à la gravure en camaïeu
- Clefs, gravure de la musique
- Compas à vis de rappel, pour la gravure de la lettre
- Compas pour la gravure de la musique
- Compas d'épaisseur à pointes recourbées, pour indiquer derrière une planche la place des endroits qu'il faut repousser
- Contre-tailles dans la gravure en bois
- Cormier (bois de), employé pour la gravure sur bois
- Coussinet, pour appuyer la poitrine du graveur pendant son travail, ou pour placer sous une planche, et rendre son maniement, plus facile
- Couteau, instrument du graveur en bois (voyez Pointe)
- Croche, terme de musique
- Cuivre, propre à la gravure
- Cuivre jaune ou laiton
- D
- Décalque, transport d'un calque sur une planche à graver
- Décalquer, faire un décalque
- Différens genres de gravure
- Dévernir une planche, la nettoyer, enlever le vernis dont elle a été couverte pour être gravée à l'eau-forte
- Division du Manuel du Graveur
- Eau-forte, acide nitrique
- Eau-forte, acide nitrique
- Eau-forte, dite à couler, pour la gravure au vernis dur
- Eau-forte des graveurs
- Eau-forte des graveurs
- Eau-forte des peintres
- Eau-forte des peintres
- Ébarboir, sorte de grattoir
- Ébauche, de la lettre, opération préparatoire
- Échoppes, sorte de burins
- Échoppes pour la gravure de la lettre
- Échoppes pour la gravure de la musique
- Échoppes pour la gravure sur bois
- Échoppes pour la gravure sur bois
- Entre-tailles, tailles ordinairement courtes, intercalées entre deux tailles, dans la gravure en bois
- Épargne (gravure en bois), ouvrage fait à tailles d'épargne, c'est une manière de graver ou entailler le bois
- Équerres, pour la gravure de la musique
- Espace ou interligne (gravure de la musique)
- Étaux à main. Il faut être muni de petits étaux à main, qui se fixent aux extrémités d'une planche de cuivre ou d'acier et servent à la changer de position, et à la mouvoir quand on la chauffe pour la vernir, la noircir et la dévernir : un seul suffit pour une petite planche, mais si la dimension est forte on est obligé d'en mettre deux et même quatre
- Étude de la gravure
- F
- G
- Gamme, gravure de la musique
- Géographie (gravure de la)
- Grainer une planche, la préparer pour la gravure en manière noire
- Graveurs les plus célèbres
- Gravure, travail qui tend à la reproduction des estampes, par le secours du dessin, et à l'aide de traits faits et creusés sur des matières dures, et multiplier par le moyen de l'impression. Histoire de la Gravure
- Gravure à l'eau-forte
- Gravure au burin
- Gravure au lavis ou à l'aquatinte
- Gravure au pointillé
- Gravure dans le genre du crayon
- Gravure de la lettre
- Gravure de la musique
- Gravure de la topographie et de la géographie
- Gravure en camaïeu, ou à plusieurs tailles (gravure en bois.)
- Gravure en clair-obscur, ou camaïeu
- Gravure en couleur
- Gravure en manière noire, ou mezzotinto
- Gravure en taille d'épargne (sur bois.)
- Gravure sur acier
- Gravure sur bois
- Gravure sur bois (nouvelle.)
- Grattoir, instrument pour enlever une partie de la surface d'une planche, et effacer des faux traits ou des endroits endommagés
- Grattoir pour la gravure en manière noire
- Grattoir pour la gravure de la musique
- Grattoir pour la gravure de la musique
- Gouges, instrumens du graveur en bois, pour dégager les planches, les vider : il y en a de plates, de courbes, etc.
- Gouges, instrumens du graveur en bois, pour dégager les planches, les vider : il y en a de plates, de courbes, etc.
- Guidon (gravure de la musique.)
- H
- L
- Laiton, cuivre jaune, plus solide et donnant un bien plus grand nombre d'épreuves que le cuivre rouge
- Lavis, gravure au lavis
- Langue-de-chat, ou burin-échoppe du graveur en bois
- Lettre (gravure de la)
- Lettres (proportions des)
- Lettres (proportions des)
- Liaisonnage, opération de la gravure de la lettre
- Maillet, employé pour la gravure de la musique
- Manches des pointes, pour la gravure en bois
- Manches pour les autres outils
- Manière noire (graveur en)
- Marteau pour planer et repousser le cuivre
- Marteau pour le graveur de la musique
- Masse en acier, pour frapper les poinçons dans la gravure de la musique
- Mesure (signe de), dans la gravure de la musique
- Meuble pour contenir les outils du graveur
- Mezzotinto, gravure en manière noire
- Mordans, pour la gravure sur acier
- N
- O
- P
- Papier à calquer
- Papier glace, pour calquer
- Papier huilé, pour calquer
- Papier végétal, ou paille pour calquer
- Papier verni pour calquer
- Parallèles, instrumens pour disposer les mots, par le graveur de lettre
- Petit vernis, vernis à couvrir
- Pierre à l'huile, ou pierre douce
- Pierre du Levant, ou pierre dure
- Planche à rayer, pour la gravure de la musique
- Poinçons d'acier, pour la gravure de la musique
- Pointes, instrumens pour graver à l'eau-forte
- Pointes à calquer et à décalquer
- Pointes ou couteaux pour la gravure en bois
- Pointes pour tracer la gravure de la musique
- Pointes sèches, pour graver sur le cuivre nu
- Portées, terme de musique
- Poirier (bois de), employé pour la gravure
- Prêle, pour polir le bois
- Procédé pour border une planche avec la cire à modeler, afin de pouvoir la faire mordre par l'eau-forte
- R
- T
- V
- Contre-hacher, signifie couper par de nouvelles hachures, les premières hachures ou lignes tracées sur une planche pour représenter les ombres. Les contre-hachures doivent tendre presque toujours à former, avec les premières, des losanges plutôt que des carrés (voyez Contre-tailles).
- Contre-tailles, secondes tailles, ou hachures dont on traverse celles qui ont été tracées d'abord
- Contre-tirer, obtenir une épreuve avec une gravure fraîchement imprimée, ou un dessin enduit ou repassé avec une couleur (voir Calquer et Décalquer).
- Copier, ouvrage de l'art exécuté dans toutes ses parties d'après un autre qu'on appelle original
- Copier, faire une copie, ou le double d'un objet, d'art, en employant les mêmes procédés et les mêmes matières qui ont servi à l'original : un graveur qui reproduit un tableau, n'est pas un copiste, mais un traducteur (Pouce).
- Coupe, ferme de la gravure en bois, première opération pour faire une taille. - Couper un trait au burin dans la gravure en taille-douce.
- Craie, roche tendre et blanche, dont on se sert pour nettoyer les cuivres, pour composer un vernis blanc, et aussi pour décalquer quelquefois le trait sur les planches de mezzotinto.
- Creusage, opération du graveur en bois pour éteindre certaines parties de son travail, les lointains par exemple.
- Creux (gravure en creux), se dit le plus ordinairement pour désigner la gravure ou sculpture des pierres fines
- Croqué, faire un croquis.
- Croquis, nom que l'on donne à la première pensée d'un artiste, indiquée largement par quelques traits : la gravure à l'eau-forte peut souvent n'être qu'un croquis.
- Dégrader, c'est diminuer les tons, les lumières et les ombres, suivant les divers degrés d'éloignement.
- Demi-teinte, liaison d'un ton avec un autre, des parties éclairées avec celles qui sont dans l'ombre.
- Dépouille (gravure en bois), taillé ou gravé en dépouille, se dit d'une chose qui est gravée en creux, et qui est destinée à produire du relief, telle que les moules pour des patères, etc.
- Dessin, imitation de la nature par divers procédés (voyez le Manuel du Dessinateur) ; un graveur doit être bon dessinateur
- E
- Eau-forte, terme qui se prend en deux sens différens ; il signifie d'abord une liqueur acide qui dissout le cuivre, et ensuite l'estampe qui est le produit du travail que l'artiste a tracé sur le vernis, et qu'il a fait creuser par l'eau-forte ; c'est ainsi que l'on dit ; « Les « eaux-fortes de La Belle sont pleines d'esprit ; les « eaux-fortes des peintres sont quelquefois plus re-« cherchées que les plus belles estampes des graveurs.
- Les eaux-fortes, prises dans l'acception où elles signifient des estampes produites par des travaux dessinés à la pointe et creusés par l'eau-forte, sont de deux espèces : les unes sont destinées par l'artiste à demeurer telles qu'elles sont ; les autres sont seulement les ébauches d'estampes qui doivent être ensuite terminées au burin.
- Échappades, accident occasionné par le dérangement d'un instrument employé à la gravure, et qui glisse à travers les travaux.
- Égratignée, gravure égratignée, se dit d'une gravure faite d'une manière timide ; le cuivre est plutôt égratigné que coupé franchement et avec hardiesse.
- Egrenage, terme du graveur sur bois ; tailles égrenées, celles qui ne sont pas nettes, qui offrent des points blancs.
- Enluminure, sorte de peinture faite sur des estampes avec des couleurs délayées à la gomme : il n'y a ordinairement que de mauvaises gravures, qu'on appelle images, qui soient enluminées ; il faut en excepter cependant les planches d'histoire naturelle et d'anatomie, qui ne peuvent que donner une idée très imparfaite des objets qu'elles représentent, sans le secours des couleurs. Les planches qui doivent être enluminées ou coloriées, doivent recevoir de la part du graveur un travail différent de celui qui est nécessaire aux estampes, et alors l'artiste doit renoncer à l'ambition de plaire, et consentir à voir ses travaux disparaître presque entièrement sous le travail des enlumineurs.
- Épreuve. Ce mot répond à celui d'essai. Un graveur, à mesure qu'il avance sa planche, en fait tirer des essais par l'imprimeur en taille-douce, pour voir l'effet que le travail qu'il exécute sur le cuivre produit sur le papier.
- Épreuves de l'eau-forte, c'est l'impression du travail fait avec l'eau-forte seulement.
- Premières épreuves, celles qui sont imprimées quand le graveur a entièrement ébauché sa planche, et qu'il y a établi presque tous les travaux qu'il se propose d'y mettre, mais sans leur avoir donné la vigueur et l'accord qu'ils doivent avoir dans le fini. On dit alors que le travail de l'artiste en est aux premières épreuves.
- Le nom d'épreuves se donne par extension à toutes les estampes, lorsqu'on les considère comme le produit d'une planche gravée. Dans cette nouvelle acception, le terme de premières épreuves ne signifie plus les premiers essais, mais il désigne les premières estampes qui ont été imprimées avec une planche terminée.
- On dit une bonne ou mauvaise épreuve, pour désigner une estampe qui a été tirée lorsque la planche était encore fraîche ou lorsqu'elle était déjà fatiguée, ou bien encore pour indiquer une estampe bien ou mal imprimée, une épreuve nette, brillante, boueuse, grise, neigeuse.
- Épreuve avant la lettre, celle tirée avant la gravure de l'inscription ou titre qui indique son sujet. Comme autrefois le graveur ne faisait imprimer ces épreuves que pour s'assurer que son travail était entièrement terminé, elles étaient en fort petit nombre, et la rareté en augmentait la valeur ; cependant il était possible qu'aucune de ces épreuves ne valût quelques unes de celles qui étaient tirées dans la suite avec la lettre. « Il pouvait très bien arriver que l'imprimeur, même sans savoir comment, eût mis plus d'adresse à encrer et essuyer la planche la centième fois que la première, et que la centième épreuve fût la plus belle ; car il y a une sorte de hasard qui préside au tirage des estampes, et quand le cuivre est bon, une planche peut tirer un grand nombre d'exemplaires d'une égale beauté. »
- Les amateurs d'estampes, au lieu de faire cette réflexion, et de juger seulement une épreuve par sa beauté véritable, s'obstinent à rechercher celles dont la rareté semblait assurée par l'absence de la lettre. Tous voulurent en avoir, et les éditeurs, quelquefois même les graveurs, trouvèrent un moyen facile de les contenter ; ce fut de faire imprimer deux ou trois cents épreuves, et même davantage, avant de faire placer la lettre. D'autres charlatanismes, tels que les remarques, par exemple, ont été mis en œuvre pour tromper ceux qui ne sont pas capables de juger la bonté et la beauté des gravures à la seule inspection.
- Estampe, c'est, comme l'épreuve, le produit d'une planche gravée, obtenu par le moyen de l'impression : cependant ces deux mots ne sont pas synonymes. L'épreuve est relative à la planche d'où elle est tirée ou à d'autres épreuves auxquelles on la compare : on dit, j'ai une belle épreuve de telle planche ; cette épreuve-ci est plus belle que celle-là. Le mot estampe est ordinairement pris dans un sens absolu ; voilà un belle estampe.
- « C'est par le secours des estampes qu'un tableau, une statue, qui ne peut être que dans une seule ville, se trouve, en quelque sorte, répandue dans toutes. »
- Éteindre, affaiblir l'éclat, obscurcir, salir ; quand les lumières secondaires disputent à la lumière principale, il faut les éteindre ; ou éteint les parties trop brillantes d'une planche en la couvrant de tailles légères, plus ou moins serrées, ou en affaiblissant les parties d'ombre trop prononcées qui les environnent, à l'aide du brunissoir ou du charbon.
- Fermoirs à biseaux, ronds, pointus, etc.
- Finesse, expression qui s'emploie le plus souvent au pluriel : on dit des finesses de ton, de touche ; on dit aussi des passages fins, un trait et des contours fins, ce qui désigne le soin que met l'artiste dans l'exécution de son travail, à sa propreté ou à son précieux.
- Grain, effet que produisent les tailles différemment croisées entre elles. Les tailles forment un bon on un mauvais grain.
- Graveur, désignation d'un artiste qui s'occupe d'un genre de gravure quelconque
- Gravure mate et de relief, employée pour les planches qui servent à la fabrication du papier de tenture, des toiles peintes, des ornemens et des gros caractères d'affiches.
- Les planches qui servent à cette gravure sont ordinairement de cormier ou de poirier.
- Grattage, opération pour faire disparaître ou affaiblir des parties gravées sur métal, ou pour enlever la surface des tailles gravées sur bois et leur donner plus d'épaisseur.
- Grignotis, travaux de la gravure, vagues et tremblottés, interrompus par des points de toutes les formes, et faits à l'eau-forte ou à la pointe sèche : ils conviennent principalement pour les feuillés, les troncs d'arbres, les terrains, les vieilles murailles, etc. On peut avec de l'adresse forcer le burin à exécuter ce genre de travail.
- Hampe, morceau de bois ou d'ivoire qui forme le manche de différens instrumens.
- Heurté, se dit d'un ouvrage fait avec promptitude, dans lequel on remarque des touches hardies et prononcées.
- Huile, liqueur composée de particules grasses et inflammables, qu'on tire de plusieurs corps naturels ; les graveurs emploient l'huile pour graisser les pierres à aiguiser et pour dévernir les cuivres.
- I
- Impression, opération pour obtenir des épreuves d'une planche gravées. (Voyez le Manuel de l'Imprimeur en taille-douce.).
- Ivoire, on en fait des pointes pour graver à l'eau-forte.
- Lancettes (lames de), employées par un grand nombre de graveurs en bois pour faire des pointes (Voyez ce mot.)
- Loupe, verre convexe qui grossit les objets à la vue. Tous les graveurs se servent de loupe pour travailler.
- M
- Machine à graver. Lowry, graveur anglais, paraît avoir été le premier qui ait fait usage de cette machine.
- Elle se compose d'une barre droite de cuivre jaune ou d'acier, sur laquelle glisse un socle ayant un mouvement uniforme et facile. Sur l'un des côtés de ce socle est adapté un tuyau perpendiculaire, dans lequel passe un fil d'acier, ou de toute autre substance dure, appelé plume. Cette plume a une pointe qui ressemble à une pointe à graver, et qui tend à descendre par l'action d'un ressort. Une planche vernie étant placée sous cette barre, la machine qui est appuyée à son extrémité est élevée à environ 4 centimètres au-dessus de la planche, de manière que la pointe puisse la toucher ; et si le socle est tiré d'un bout à l'autre de la règle, elle tracera une ligne droite sur la planche.
- Une ligne étant ainsi tracée, si la planche ou la mécanique à régler est avancée ou retirée dans une direction parallèle à cette première ligne, un nombre infini de lignes peuvent être tirées de la même manière, et un dessin composé seulement de lignes droites peut être exécuté.
- Une vis de rappel adaptée à une roue et à l'une des extrémités des barres, suffit pour la faire mouvoir, et un régulateur indique l'exacte distance que l'on doit laisser entre les lignes.
- Pour tracer les lignes courbes, on adapte à la machine des règles d'une courbure déterminée.
- Pour les opérations, une pointe d'acier ne donnerait pas de résultats satisfaisans ; jamais sa trempe ne serait assez bonne pour résister à une action perpendiculaire, elle s'émousserait promptement et produirait des lignes inégales ; on la remplace donc par un diamant, qui, une fois taillé convenablement, trace des lignes d'une régularité et d'une douceur admirables.
- Mixtion, mélange de cire, de térébenthine, d'huile d'olive et de saindoux, par parties égales, fondues, bouillies et bien mélangées, dont peuvent se servir les graveurs pour couvrir quelques endroits d'une planche où l'eau-forte a suffisamment mordu.
- Ombre. (Voyez Hachures et Tailles.)
- Petit berceau, pour refaire du grain dans la gravure en manière noire.
- Planche, morceau de cuivre ou d'acier sur lequel on grave, ou sur lequel on a gravé ; une planche gravée : on donne aussi ce nom aux épreuves, dans certains cas, ou ouvrage accompagné de planches ou de gravures.
- Remarques, faux traits, taches ou accidens qui se trouvent quelquefois sur la marge des premières épreuves d'une gravure, et qui sont ensuite effacés ; c'est souvent un guide pour les amateurs, mais la cupidité sait quelquefois en tirer parti.
- Rentrées, planches de bois pour imprimer en couleur. (Voyez Camaïeu.)
- Rentrer, c'est passer le burin dans les tailles d'une planche gravée, où l'eau-forte n'a pas assez mordu, en fortifier les hachures pour donner plus de force à certaines parties.
- Repousser, frapper derrière un cuivre les endroits qui ont été grattés, pour les remettre au niveau de la surface.
- Retoucher, rentrer, repasser le burin dans les tailles d'une planche gravée, qui est usée par le grand nombre d'épreuves qu'on en a tirées.
- On appelle épreuve retouchée, celle qui a été imprimée lorsqu'elle n'était pas terminée, et qu'au moyen du crayon ou du lavis, on a conduit à l'effet qu'elle doit produire plus tard.
- Tailles ou hachures, pour indiquer les ombres et les demi-teintes.
- Les tailles, dans la gravure, sont ordinairement croisées, excepté dans les parties qui approchent des lumières ; et quoiqu'on ait quelquefois gravé avec un seul rang de tailles, cela peut être regardé comme une singularité ou un tour de force qu'on ne doit pas chercher à imiter.
- Les travaux, dans les premiers plans, doivent être plus larges ; cependant on doit éviter l'abus dans lequel on est souvent tombé depuis quelque temps, de placer sur les devans des tailles qui choquent l'œil par leur épaisseur, et qui laissent entre elles des blancs qu'on est obligé de remplir par de petits moyens qui sont moins un principe de l'art qu'une ressource pour dissimuler une faute.
- Tailles perdues, celles qui sont plus basses que les autres, et qui ne tirent pas à l'impression (gravure en bois).
- Tire-ligne pour la gravure de musique.
- Traits, lignes, contours tracés sur une planche à graver, avec une pointe ou un burin ; gravure au trait, celle qui n'est pas ombrée.
- Travaux, c'est en gravure l'ensemble des tailles, des contre-tailles, des hachures et des coups de pointe à l'aide desquels on imite les effets de la peinture. On dit que dans une estampe il y a peu de travaux, ou beaucoup de travaux, selon que ces moyens y sont plus ou moins employés. Les travaux sont moelleux, secs, égratignés, mous, fermes ou nourris, selon le talent de l'artiste.
- DIVISION DE L'OUVRAGE
- 1. Notice historique sur l'Art de la Gravure
- 2. Étude de la Gravure
- 3. Atelier et Outils du Graveur
- 4. Cuivre propre à la Gravure
- 5. Gravure à l'eau-forte
- 6. Gravure au burin
- 7. Gravure au pointillé
- 8. Gravure dans le genre du dessin au crayon
- 9. Gravure à la manière noire
- 10. Gravure au Lavis ou à l'Aquatinte
- 11. Gravure en couleur
- 12. Gravure de la Géographie et de la Topographie
- 13. Gravure sur acier
- 14. Gravure de la Lettre
- 15. Gravure de la Musique
- 16. Gravure sur bois
- Biographie des Graveurs célèbres
- Vocabulaire et Table des Matières
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